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Dur pour Doux

A l'échelle de la filière agroalimentaire française, la disparition possible (?) du groupe breton Doux représente un tournant... Le piège de la PAC s'est refermé. 

Dans les années d'après-guerre, la Bretagne s'est fait connaître par sa perpétuelle agitation sociale. Paysans en tête, beaucoup de Bretons trépignent contre l'arriération supposée de leur presqu'île. Ils regrettent le carcan d'une société restée en partie traditionnelle, pointent le retard économique, s'insurgent contre un Etat absent dont ils attendent des merveilles ['L'Etat, agent de la désertification']. Un aléa climatique, une baisse des prix de gros et la Bretagne s'enflamme. En octobre 1967, les paysans mettent à sac le centre de Quimper (lien).

Les manifestations précèdent les revendications identitaires ou les sit-in pour défendre l'environnement : contre les marées noires, ou la centrale nucléaire de Plogoff [Pacte-à-quatre]. Elles soulèvent évidemment plus l'intérêt des enfants que celui de leurs parents qui ont traversé les guerres. Les jeunes ont connu les JAC (Jeunesses Agricoles Chrétiennes) ou d'autres mouvements laïcs. Ils ont adhéré à des associations et/ou syndicats non confessionnels. A l'époque, le travail collectif attire et les coopératives se développent. Pour tous, le marché commun fait figure d'eldorado : prix garantis à Bruxelles, et demande à la taille d'un continent.

Beaucoup de jeunes comprennent qu'ils ne pourront pas rester sur leurs exploitations familiales : trop de frères et sœurs, les parents qui ne meurent plus aussi vite (cohabitation difficile), des études poursuivies qui ouvrent les portes de la fonction publique, des horizons ouverts par le service militaire. L'agriculture s'est tellement modernisée que les crises de surproduction reviennent vite. Elles n'ont jamais disparu, la plus retentissante remontant à 2009 ['Laitier une fois']. Chacun considère comme inéluctable le regroupement des parcelles et la constitution de vastes exploitations mécanisées (lien).

Dans le même temps, les pouvoirs publics n'entendent l'économie agricole que sous un angle productiviste : l'idée que l'on puisse vendre un produit plus cher en améliorant sa qualité passe pour exotique. Les excédents de la balance commerciale française comblent d'aise les hauts fonctionnaires parisiens obnubilés par le modèle américain. Dès la fin des années 1970, trois groupes agroalimentaires bretons - parmi lesquels Doux - ont écrasé toute la concurrence hexagonale, monopolisant les exportations de volailles vers le Proche et le Moyen-Orient, des marchés en pleine expansion avec l'envolée des prix du pétrole.

Paris a signé des conventions de développement avec les industriels, pour faciliter leur activité : aides contre exportation. Bruxelles verse des subventions qui garantissent à la filière viande des prix compétitifs hors marché commun. Pour gagner cette course démente au gigantisme, les éleveurs doivent accepter des conditions d'exploitation à la mesure des besoins. En 1979, un poulailler industriel (photo / blog de Tian) coûte 500.000 francs alors qu'un salarié français sur deux touche moins de 3.000 francs (lien). Les éleveurs doivent par conséquent rentabiliser leur investissement en produisant jusqu'à six générations par an : six séries de soixante jours chacune. La qualité passe à la trappe : toujours plus, moins cher ; mais la région reçoit à la clef des centaines d'emplois (lien).

Dans les années 1980, la PAC montre ses limites. Les excédents s'accumulent, la concurrence entre régions agricoles se fait tellement âpre que les plus faibles périssent. Le Parlement européen fixe des montants compensatoires pour gommer les disparités entre monnaies fortes et monnaies faibles (lien), puis vote les quotas pour arrêter l'inflation des stocks (lien). L'impact environnemental de l'agro-industrie suscite l'inquiétude lorsqu'il est trop tard. En 1988, les eaux courantes bretonnes sont chargées de nitrates au-delà des seuils tolérés : Noël Mamère fait figure de précurseur dans cette enquête. Un quart de siècle après, beaucoup nient l'évidence (lien). Mais il faut attendre 2007 pour que l'on abroge les Fonds Européens d'Orientation Agricole (FEOGA)

Faut-il prononcer le mot épilogue ? Dans Ouest-France dimanche du 3 juin 2012, le billet de Christian Gouerou choisit en tout cas le registre de l'oraison funèbre :

La fin d'un géant. Qui aurait pu imaginer que le volailler Doux tombe si vite. Après la chute d'Unicopa en 2010, c'est un deuxième poids lourd de l'agroalimentaire breton qui pourrait disparaître. Dans la foulée des emplois directs et indirects perdus, les centres de décisions sont touchés. Aujourd'hui, c'est la sidération.

Pourtant, le naufrage de 2012 peut s'expliquer. On peut même dire - avec des 'si' - que le groupe Doux, pourrait maintenir son activité d'export de poulets... Si les aides européennes, 54,9 millions d'euros en 2011, arrivent encore et toujours et lui permettent, comme à Tilly-Sabco, de s'aligner sur les marchés mondiaux. Une spécificité française de la Politique Agricole Commune qui, on ne sait pourquoi, a permis à Doux de se développer.

Voyant ses aides diminuer, le géant avait choisi de faire du poulet au Brésil. C'est là-bas qu'il s'est cassé la figure. Au moment de l'envolée des prix des matières premières et des céréales en 2008, il a pris la crise mondiale en pleine face. Aujourd'hui, cela représente presque la moitié des 430 millions d'euros de dette du groupe. A trois kilos de céréales pour un kilo de poulet, le début de la fin du volailler de Châteaulin a commencé au pays du soja, au Brésil."

Sous la pression des élus européens, la PAC intègre désormais une dimension verte. Tant pis pour ceux qui ont loupé le coche (lien). L'agriculture productiviste n'a pas seulement trébuché à cause de l'Europe. La clientèle a évolué dans ses goûts et dans ses attentes. Le bien-être animal qui passe par la disparition du confinement, la propreté des installations, ou encore la qualité de l'alimentation conditionnent l'obtention de labels. Ces derniers sont devenus de précieux appâts pour attraper des consommateurs européens désormais difficiles. Le poulet premier prix trouve bien preneur, mais sur ce créneau, les Bretons ont été doublés par les Brésiliens, entre autres.

Alors la presse affolée découvre soudain l'ampleur de la déroute, deux jours après l'annonce du redressement judiciaire de Doux (lien). D'après le Monde, et la Voix du Nord la direction a choisi de précipiter son placement pour se tirer du guêpier brésilien. Elle a préféré écourter les discussions avec les ministères concernés, y compris avec celui du Redressement Productif. Est-ce aussi pour ne pas se lier les mains ? En attendant, des centaines d'éleveurs angoissent à l'idée de ne pas être payés et de se retrouver avec des milliers de volailles sur les bras. Quant aux salariés, le chômage guette beaucoup d'entre eux.

Qui pourra penser en tout cas que l'Etat mauvais stratège hier s'améliorera demain ? Le productivisme a échoué. Des excédents commerciaux de la France en partie obtenus en Bretagne, il ne reste rien. L'agro-industrie léguera - je l'enterre sans doute un peu vite - un environnement dégradé et des paysages à retisser. L'amertume de nombreux Finistérois et autres Bretons sera à la hauteur des espoirs déçus et des promesses non tenues.

Il y a une place en Bretagne pour une agriculture moins dépendante de l'Etat, des banques et des fournisseurs : dans les poulaillers industriels, l'éleveur achète à la fois les poussins (races hybrides) et les croquettes pour leur engraissement. Cette agriculture sera durable et permettra l'épanouissement de ceux qui en vivent...

PS./ Dernier post  sur l'agriculture : Ce n'est pas parce que les années 70 (et le Larzac) sont à la mode...


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33 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 6 juin 2012 09:45

    Je suis conscient qu’il faut produire pour tous les budgets, et pourtant je me sens obligé d’ajouter que les poulets Doux, c’est du très bas de gamme, une grosse daube sans aucun goût, résultat de la production industrielle.
    Et, lorsque l’on produit avec de petites marges, c’est valable pour tous les produits, on est très fragile à une hausse des couts ou une baisse des ventes. Disparition des marges, évolution du consommateur ... le résultat est là.

    Me revient à l’esprit un reportage télévisé sur un producteur industriel de porcs Breton. Etonné le journaliste remarque un porc à l’écart qui vivait dans un enclos beaucoup plus grand et semblait se nourrir d’épluchures et autres légumes, en pleine forme... L’éleveur avoue que c’est pour son auto-consommation et déclare, en faisant la grimace : « ne jamais manger de ses porcs produits industriellement ... ». 
    Edifiant. Ceux qui savent ne consomment jamais de cette daube


    • Fergus Fergus 6 juin 2012 13:07

      Bonjour à tous.

      Pour avoir connu des « élevages » dans le Finistère, je partage l’avis d’Alpo47 sur les poulets Doux : qualité nulle, animaux très mal traités (il faut voir la manipulation des poussins), très forte nuisance olfactive des élevages industriels sur le voisinage. Quant aux « éleveurs » en charge de cette production, ce sont des pauvres gens au revenu dérisoire et aux conditions de travail inacceptables qui n’ont plus rien à voir avec le monde paysan.


    • Vilain petit canard Vilain petit canard 6 juin 2012 13:21

      Je confirme aussi, ce sont des poulets de très basse gamme. Et évidemment, plus fragiles devant une hausse des prix des aliments. Ben voilà, ça y est. Le plus étonnant c’est que personne n’a rien vu venir, au contraire.


    • inotna2099 inotna2099 6 juin 2012 13:42

      Et qui sont vendu beaucoup trop chère au kilo pour leur qualité !
      Voir des filets de poulet industriel à 15€ le kilo en magasin ça fout les boule.

      J’ai un amis qui élève des poulets, ils courent dans l’herbe, son nourris au bon grain certifié bio et son abattus à maturité (pas au bout de 6 à 8 semaines) et il les vends à 8.90€/kg, plumés, vidés, prêt à mettre au four.

    • Romain Desbois 6 juin 2012 18:56

      Ce mode d’élevage et de production de basse qualité n’est pas dû à des contraintes financières. Sinon comment expliquer que Doux père et fils soient parmi les plus grosses fortunes du monde ?


    • Croa Croa 6 juin 2012 19:00

      « pour tous les budgets » ça veut dire quoi ?

      Les poulets ont toujours été accessibles à tous puisqu’autrefois c’était seulement le dimanche même chez ceux qui élevaient leurs propres poulets !

      Le productivisme poussé à ce point là n’a pas de raisons sociales autres que d’occuper le marché et de refiler au consommateur un maximum de merde dont une bonne partie ira directement à la poubelle.


    • Alpo47 Alpo47 6 juin 2012 19:48

      Je crois que ça veut dire que si vous gagnez bien votre vie, vous pouvez acheter un poulet fermier à 12/13€ au marché fermier et si vous êtes obligé de compter vos sous, vous achetez un poulet Doux à 3€ au supermarché .
      Tout le monde mangera mais pas la même chose.


    • Croa Croa 7 juin 2012 09:14

      Si le poulet Doux à 3€ n’existait pas il n’y aurait que de bons poulets à 13 €. Les gens modestes en mangeraient aussi mais le dimanche seulement.

      Aujourd’hui ces gens se payent un « burger-chiken » à 1,50 € (truc infâme où se cache du poulet Doux) à tous les repas. Résultat : Plus t’es pauvre plus t’es gros, paradoxe du XXIe siècle !


    • PascalR 6 juin 2012 09:51

      Qui a dit que le problème numéro 1 sur Terre était la surpopulation ?
      Levy-Strauss et Cousteau, et ils se sont faits vilipender.
      Donc, on a pas fini de produire de la merde et d’en bouffer.


      • ecophilopat 6 juin 2012 10:53

        Selon le Parlement européen, près de 50% d’aliments sont gaspillés chaque année au sein de l’Union européenne, que ce soit par les ménages, les supermarchés ou les restaurants. A défaut de mesures, le gaspillage alimentaire pourrait s’élever à 140 millions de tonnes en 2020, (89 millions actuellement).

        179 kilogrammes par an. Voilà ce que représente, en moyenne, le gaspillage alimentaire d’un citoyen européen.

        http://www.leparisien.fr/laparisienne/cuisine/vers-une-reduction-de-moitie-du-gaspillage-alimentaire-en-europe-d-ici-2025-20-01-2012-1822739.php


      • foufouille foufouille 6 juin 2012 14:24

        c’est une moyenne
        ceux qui gaspillent, ca doit etre beaucoup plus
        en GB, juste les hyper, c’est 500 millions minimum


      • dom y loulou dom y loulou 6 juin 2012 14:43

        PascalR


        faut réinvestir vos campagnes alors, si vous ne voulez pas que bouffer des poisons industriels


        déjà les lords vous traitent de surpeuplé... et vous acquiescez

        qu’attendez-vous pour nous soulager de votre présence si nous sommes trop nombreux ?

        c’est vous qui le dites alors ... après vous !! 

        tirez-vous une balle au lieu de nous bassiner avec votre ignorance !!



      • alinea Alinea 6 juin 2012 18:48

        Actias : Que ça fait du bien d’entendre ça, de parler d’autre chose que du prix et de la qualité ! Avant d’être de la bouf, les poussins sont des êtres vivants !



      • CONFIDENCES d’un breton.voisin de DOUX sentez ce bon poulet doux qui sent le soja.. ...la viande

         est flasque...ne colle pas aux os.......voyez comment les poulets sont transportés...le 1/3 dfes

        polulets doit arriver mort a l’abattoir........

        le poulet DOUX a été de qualité il y a 30 ans.....


      • Cigogne67 6 juin 2012 10:33

        Les plans de licenciement, restructuration, délocalisation se multiplient à travers le pays.
        La mondialisation accomplie son œuvre. Le principe des vases communicants joue à plein. Croissance dans les régions à bas coûts contre chômage ici.
        Faut il travailler « à la Chinoise » ou affirmer notre mode de vie ?
        Des solutions existent : le protectionnisme, la priorité nationale...
        Encore faut il mettre les bonnes personnes au bon endroit pour cela.


        • Croa Croa 6 juin 2012 19:14

          Il faut aussi un peu de sens moral. Si on te mets un glaive en main méfiance car « celui qui tue par le glaive mourra par le glaive » (paroles bibliques.) Celui qui a investi dans ces inhumaines installations aurait dû se douter qu’un jour ça se retournerait contre lui !  smiley

          Bref, il suffirait d’interdire ce genre d’élevages et les viandes issues de ça... d’où qu’elles viennent !


        • thomthom 6 juin 2012 11:07

          Quand on voit les conditions d’élevage et en résultat, la qualité lamentable de la quasi totalité de la production de ce groupe, on se demande comment des hommes, sensés être des professionnels et avoir un minimum d’amour propre, on pu accepter de travailler de la sorte.

          Aujourd’hui, ça ne marche plus... et bien je n’irai pas les plaindre. Et j’espère cependant que la filière sera se reconstruire rapidement, que ceux qui n’étaient pas décideurs mais à qui ce système s’imposait retrouvent un emploi, mais cette fois-ci dans des exploitations durables et promouvant la qualité au meilleur prix possible.


          • Romain Desbois 6 juin 2012 19:02

            Le pire c’est qu’on nous fait croire qu’ils sont obligés de produire de la merde alors qu’ils n’arrivent pas à en vivre.

            Les producteurs bio respectant un peu plus le bien être animal vendent leur production plus chère et en vivent plutôt bien.

            La question est pourquoi la France est obligée d’importer 60% du bio consommé alors qu’elle subventionne l’élevage intensif pour l’exportation ?


          • Soi Même 6 juin 2012 13:53

            Quel gâchis à tous les niveaux, même si l’on peut se dire que les hommes finiront par ce relever.
            je crains que pour la nature, les traces vont restés indélébiles !


            • jef88 jef88 6 juin 2012 14:43

              Encore une réussite des délocalisations !!!


              • dom y loulou dom y loulou 6 juin 2012 14:49

                soi-même


                tous les discours de ce système ne sont plus que supercheries


                aprenez donc l’existence de l’obolix

                le nettoyeur atmosphérique fait des merveilles et restaure les eaux de la planète


                vous cherchez un moyen direct et TRES efficace d’agir contre la pollution ?

                et bien le voilà



                soyez curieux et essayez-le, constatez par vous-même

                le nouvel outil est si facile à faire et la vie renferme encore bien des secrets inexplorés

                • Soi Même 6 juin 2012 15:23

                  @ dom y loulou, ta bien raison, tu prends en charge les déchets, et oui les déchets il faut bien quelqu’un qui se dévoue pour les accueillir !

                  A mon avis la Suisse est une bonne Terre d’accueil !


                • intercepte 6 juin 2012 15:35

                  Je suis heureux que Doux tombe, le génocide de poulet se paie un jour ou l’autre.

                  Plus sérieusement ça donnera la chance aux éleveurs les plus débrouillards de devenir indépendant et de proposer les poulets régionaux(avec un meilleur goût).


                  • spartacus spartacus 6 juin 2012 15:56

                    N’oublions pas que la Bretagne a un taux de chômage structurel inférieur de 2 points depuis des années au reste de la France.

                    L’industrie agro alimentaire y est pour quelque chose.

                    • Romain Desbois 6 juin 2012 19:05

                      non seulement c’est une ignominie mais en plus c’est une inepte économique. Aucun de ces « éleveurs » n’arrive à vivre de leur travail. Ils sont tous subventionnés et de plus en plus sont au RSA.


                    • Martinyuk Martinyuk 6 juin 2012 17:10

                      Eh bien, Agoravox est un des rares sites sur lequel je vois une majorité de commentaires pointer du doigt les conditions d’élevage déplorables des animaux, et s’en plaindre. Ailleurs c’est généralement seulement les facteurs humain et économique qui sont pris en compte.

                      Je ne suis pas végétarien - disons que je suis un végétarien contrarié -, mais traiter autant de créatures vivantes comme de simples produits qui doivent à tout prix être rentables prouve toute l’inhumanité de nos comportements, ainsi que l’aveuglement, plus ou moins volontaire, des masses.

                      Marre de l’excuse du « les gens n’ont pas de sous donc ils n’achètent pas de la qualité ». Les « gens » sont fainéants, ne savent pas lire une étiquette, n’ont guère d’empathie pour les autres espèces ("j’achète des oeufs 3FR et je m’en fous) et ne font généralement aucun effort pour s’informer. Alors oui, il y a des gens qui galèrent vraiment, qui survivent, et à ceux-là je ne fais pas la morale, mais généralement c’est quand même cette mentalité de la paresse intellectuelle et des oeillères qui domine. On paie toujours d’une façon ou d’une autre le fait de se nourrir avec du bas de gamme. Et pire, on le fait payer à d’autres, êtres humains ou non...


                      • Croa Croa 6 juin 2012 19:30

                        Coté viandes il est rares que les étiquettes soient fiables. En général il n’y a rien et lorsqu’il y a quelque chose c’est souvent trompeur : Non les charcuteries « de montagne » ne viennent pas de porcs qui courent la montagne !

                        Coté oeufs c’est mieux.

                        Bref, les gens ont tout de même des excuses mais de moins en moins au fur et à mesure que les choses se savent car il est possible de se passer de tout ça et de rester en bonne santé !


                      • Soi Même 6 juin 2012 19:53

                        @ Martinyuk, dans ta remarque tu oublie tous ceux qui ont oubliés que l’on cuisine se fait avec des légumes crues qui se lave et se pèle.

                        A une astuce, si on a des légume qui ne sont pas bio, j’ai eu un conseil de les lavés avec une cuillère à soupe d’argile dans l’eau de lavage.


                      • alinea Alinea 6 juin 2012 18:43

                        ...mais toujours pas l’épanouissement des poulets. Cotcotcotcodet !


                        • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 6 juin 2012 19:35

                          A tous,

                          Merci de vos commentaires.
                          Il est vrai que je relativise un peu la question du bien-être des animaux. A tort, peut-être ?
                          Du côté des éleveurs volaillers, l’heure est toutefois à la coordination : http://www.lafranceagricole.fr/actualite-agricole/volaille-doux-les-eleveurs-se-constituent-en-association-de-defense-58258.html Ils semblent avoir perçu l’ampleur des menaces...

                          • suumcuique suumcuique 6 juin 2012 20:46

                            « Qui a dit que le problème numéro 1 sur Terre était la surpopulation ? Levy-Strauss et Cousteau, et ils se sont faits vilipender. »

                            Les eugénistes, dans les années 1920 et 1930 - à l’époque où, en Allemagne, des lois étaient votées pour la protection des animaux et où les fondations de ce qu’on appelle aujourd’hui le « bio » étaient posées - ne cessèrent de réclamer à juste titre une réduction de la population et, surtout, une amélioration de la population.

                            Depuis un certain jour de juin 1945 où les plages normandes ont été irrémédiablement souillées par une troupe de bandits aux ordres de la haute finance apatride, la vision purement quantitative, statistique et marchande de la vie a prévalu : « Croissez et multipliez-vous » (Genèse 9:1). C’est dans ce contexte que les Doux ont prospéré et ce n’est que dans un tel contexte que de tels individus peuvent prospérer.

                            Rien que pour le traitement sans nom que de tels individus font subir aux animaux, il faut souhaiter que Doux l’empoisonneur ferme aussi rapidement que possible. Et définitivement. Ainsi que toutes ses émules.


                            • Cigogne67 6 juin 2012 22:20

                              le père DODU peut ronfler sur son matelas de billet, lui.

                              600 milliards d’avoirs français dissimulés dans des paradis ...

                              • lebreton 7 juin 2012 18:58

                                Mis à part quelques commentaires judicieux ,comme celui qui cherche savoir quel est la fortune de la famille doux ,,c’est colossal ! ils vont faire 5000 victimes en France combien en ont ils fait au brésil ,je ne sait pas ,mais l’affaire n’est pas terminée ,a suivre . Quand a la critique des Bretons et de la Bretagne , C’est un des seule région ou vous ne payer pas les routes a quatre voies ,et à l’auteur instruisez vous un peu ,la Bretagne une presqu’île à bon là vous êtes nul ,vous devez revisiter votre géo !!!!!

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