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Accueil du site > Actualités > Economie > Ecrans plats et idées courtes

Ecrans plats et idées courtes

Une véritable propagande a été servie jusqu’à plus soif par les hérauts du gouvernement pour éviter une relance par la consommation. Briefés par les mêmes consultants en communication, ils se sont tous répandus en chœur dans les media. Ce serait « de l’argent jetée par les fenêtres », cela ne profiterait qu’aux produits importés, et pour enfoncer le clou populiste, « à acheter des écrans plats en Chine ».

Un récent rapport du Sénat et de l’OFCE contredit largement ces idées reçues (http://www.senat.fr/presse/cp20090126c.html). La part des importations dans la consommation des ménages français n’est que de 14%. Par ailleurs, l’activité induite par les consommations importées, le transport par exemple, est non négligeable. On est bien loin de la propagande colportée.

Leur mensonge éventé, les messagers de service ont corrigé leur réplique : rien ne servirait de distribuer, car l’argent serait épargnée. Manque de chance, le rapport fait un deuxième constat : la propension à consommer des biens importés, ainsi que la propension à épargner, croissent avec le revenu. Autrement dit, les ménages aux plus faibles revenus consomment en France, et épargnent peu, à l’inverse des ménages aisés.

Une relance de la consommation ciblée sur les ménages modestes serait cohérente. L’ampleur de la crise l’exige. En complément de celle sur les investissements évidemment. Et si possible coordonnée au niveau européen. Le pari étant qu’elle contribue à relancer la machine, elle pourrait être considérée comme un investissement financé par la dette d’abord, puis par la reprise d’activité. Mais pour les rigoristes budgétaires réfractaires au keynésianisme ou à l’endettement, elle pourrait être aussi financée, par exemple, par l’annulation du paquet fiscal devenu indécent et économiquement nuisible (environ 15 milliards), ou l’annulation des baisses d‘impôt sur le revenu octroyées depuis 2002 (plusieurs dizaines de milliards), ou mieux, par une refonte fiscale complète réhabilitant la progressivité fiscale. Les Etats-Unis n’ont pas hésité à le faire après la crise de 1929 : « de 1932 à 1980, le taux marginal d’imposition applicable aux plus hauts revenus a été supérieur à 80% en moyenne » (http://www.jourdan.ens.fr/piketty/fichiers/presse/AlternativesEconomiques09janvier.pdf). Ils n’hésitent pas non plus aujourd’hui à exiger des contreparties effectives aux entreprises dans lesquelles l’Etat s’est engagé. Même l’Angleterre s’y est mis (baisse de la TVA financée par une hausse de l’impôt sur le revenu pour les tranches hautes, prises de participation dans des banques).

En France, l’écueil n’est pas économique, mais idéologique. Pour cette nouvelle droite décomplexée qui assume tout, selon ses propres termes, pourquoi ne pas le dire haut et fort au lieu d’inventer des prétextes mensongers : « Oui, nous prenons le risque d’investir dans les banques pour protéger le système, mais pas dans les services publics, la protection sociale et les transferts de revenus sociaux qui ne sont pas un investissement mais un coût qu’il faut réduire. La relance se fait avant tout par l’offre, pas par la demande. Et les moteurs de l’offre, ce sont les entreprises et les plus riches, qu’il faut continuer à choyer, sans contrainte et avec le minimum d’impôt. Les contraintes et les efforts, la solidarité, il faut les réserver aux autres, la masse des Français ».

Même en temps de crise, et malgré les apparences trompeuses d’un président fourre-tout qui ne fait que parler de social sans en faire, ou alors le minimum sous la pression populaire, le dogme de la droite reste là, tenace. Mais le cynisme et la communication ont leurs limites. Invoquer l’unité nationale, les efforts partagés, la solidarité et la justice, voire même, rien n’est trop gros, les vertus du modèle social français amortisseur de crise, en n’ayant eu de cesse de le torpiller, devient inaudible. La crise est pourtant trop profonde et les enjeux trop sérieux pour l’idéologie, les Britanniques et les Américains, eux, l’ont mieux compris.


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32 réactions à cet article    


  • La Taverne des Poètes 19 février 2009 12:00

    C’est comme on disait avant pour les miséreux : "N’allons pas leur donner l’obole ; ils vont l’utiliser pour boire !"

    "Et puis hein, la crise c’est dur pour tout le monde ! Moi-même pour payer la rénovation de ma sixième résidence secondaire..."


    • Louisiane 19 février 2009 12:56

      J’entendais ce matin M. Jouyandet dire à France culture que c’est grâce au bouclier fiscal que la France résiste mieux à la crise.
      1 - Qui résiste à la crise dans l’ensemble de la population et grâce à qui ? Les banques, grâce à l’Etat.
      2 - Avant le bouclier fiscal, la France était donc au bord du gouffre (car la crise de date pas de mai 2007 ) ?
      3 - On sait aujourd’hui que c’est le système social français qui résiste le mieux à la crise. Même s’il a induit un retard de la France au plan international, aujourd’hui on en tire les bénéfices.
      4 - Pourquoi détruire ce système en prétendant qu’il coûte cher alors que justement il se révèle meilleur dans l’adversité ? Et pourquoi s’enfoncer dans un nouveau système moins social alors que les autres pays en paient les conséquences ?
      5 - Détruire le système social français aujourd’hui, sans aucune alternative sérieuse que d’attendre la relance de l’économie grâce à l’investissement, se révèle être un pari où les Français ont plus à perdre qu’à gagner. Si ça réussi, on repart pour dix ans de capitalisme jusqu’à la prochaine crise. Et si ça rate ?

      Consommation et investissements ne peuvent être séparés pour faire redécoller notre économie. On voit aujourd’hui que les actionnaires ne jouent pas le jeu et se servent comme d’habitude sans seulement penser à la misère qui est en train de nous atteindre.
      Tout n’est qu’à sens unique et l’idée même qu’il n’est pas question de ralentir les "réformes" pour nous sauver de la crise ne tient pas. Cette crise est due au système capitaliste dans son entier et pas du tout au système social français.
      La réforme du capitalisme attendra, on peut le parier et même, elle n’aura jamais lieu autrement que sous la pression.
      Alors effectivement, les discours de M. Sarkozy ne sont que des habillages visant à cacher un corps malade, celui du capitalisme.


      • Jerome 19 février 2009 18:56

         La France reste, avec l’Allemagne et l’Italie, un des rares pays dans l’UE ayant une industrie de pointe. Le Royaume Unis n’est plus que dans les services l’Espagne dans l’immobilier etc... 
        Je ne vois pas bien en quoi la France résiste mieux que l’Allemagne et l’Italie. Le Royaume Unis sombre car les services sont en chutes libre. La chute de l’investissement dans l’immobillier entraine l’Espagne.
        Le bouclier fiscal n’a d’incidence sur cette crise, il apauvrit un peu plus l’état chaque année, empêchant d’autres redistributions.
        Toutes les réformes envisagés par l’état ne vont que dans un seul sens : L’économie par la réduction de la masse salariale. 
        L’école, L’hopital, La justice. Je ne dis pas que la France n’a pas besoin de réformes, mais quand auront nous un état les amenant par le biais d’études basées sur la modernisation, la recherche du meilleur fonctionnement, avoir une meilleure qualité de service plutôt que le récurent : je tranche dans la masse salariale.



      • Alain-Goethe 20 février 2009 11:24
         @ Jérome notamment :

        à propos de savoir si la France a plus d’industrie que la GB , article du Monde hier :

         
         
        La crise affecte une industrie française déjà affaiblie
         

        La France part en position de faiblesse pour profiter de ce "grand retour de l’industrie" espéré par Louis Gallois, président d’EADS. 1
        La crise affecte durement ce secteur économique. La production industrielle a reculé de 11,4 % (hors énergie et industrie agroalimentaire) durant le quatrième trimestre 2008, par rapport à la même période de l’année précédente et de 8,6 % par rapport au troisième trimestre, selon l’Insee.
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        Les industries des voisins européens sont aussi touchées. Mais la situation française pourrait se révéler plus critique, car, durant la décennie écoulée, la part de l’industrie dans la valeur ajoutée a plus reculé en France que chez eux.
        Elle est passée de 16,5 % en 1995 à 12,2 % en 2007, un taux inférieur à celui du Royaume-Uni (12,6 %), de l’Italie (18,4 %), ou de l’Allemagne, où la part de l’industrie dans la valeur ajoutée (23,9 %) a même légèrement augmenté durant cette période.
        A la différence de ses voisins, pourtant eux aussi touchés par la concurrence des pays à bas coûts de main-d’oeuvre et par l’euro fort, l’industrie française n’a pas profité des années fastes.
        En 2006, quand la croissance mondiale était forte, et que la production industrielle augmentait de 5 % dans la zone euro, elle régressait en France. Seuls certains secteurs, comme l’industrie aéronautique, avec EADS et ses sous-traitants, l’industrie pharmaceutique, ou les industries du luxe faisaient exception. Mais, déjà, la production automobile reculait de 5 %. Cet écart entre la France et ses voisins a continué de s’accroître en 2007.
        MODERNISATION INSUFFISANTE
        Plusieurs raisons sont invoquées pour expliquer ces divergences. La spécialisation sectorielle en est une : "La concurrence des nouveaux Etats membres de l’Union européenne s’accroît plus spécifiquement dans l’automobile, la chimie et les machines-outils, qui sont aussi les trois premiers secteurs d’exportations de la France vers l’Allemagne", explique l’Insee dans son dernier ouvrage sur L’Industrie en France, paru le 15 janvier.
        L’insuffisante modernisation de l’appareil de production en est une autre : l’investissement corporel des grandes entreprises a continué de reculer en 2007, en particulier dans l’industrie automobile et dans la haute technologie. Tous secteurs confondus, les investissements engagés pour produire de nouveaux produits ne cessent de fléchir depuis 2005, selon l’Insee.
        Il n’en est pas de même pour les petites et moyennes entreprises (PME) françaises, dont les investissements ont augmenté en 2007. Mais elles ne parviennent pas à renouveler le tissu industriel. Elles ont du mal à croître en France, faute de financements et de confiance de la part des grands donneurs d’ordres.
         Annie Kahn
         
         (1) Gallois souhaite une politique industrielle européenne ""
         




      • Nono Ladette Nono Ladette 23 février 2009 00:06

        A Louisiane,

        moi je veux bien conserver notre système social. Mais en 2009, le déficit public va être de 100 milliards, soit 6% du PIB. Mais surtout 100 milliards c’est 10% de l’ensemble des dépenses publiques qui ne sont payées par personne, à part nos enfants via la dette.

        Combien de temps cela peut durer ?

        Sachant que nous avons déjà les prélèvements obligatoires les plus élevés du monde, peut-on encore les augmenter ?


      • Vincent Marot 23 février 2009 08:46

        à Nono Ladette :

        Oui.
        Nous serons obligés à terme d’augmenter les prélèvements obligatoires.


      • chourave 19 février 2009 13:08

        "rien ne servirait de distribuer, car l’argent serait épargnée......les ménages aux plus faibles revenus consomment en France, et épargnent peu"

        Exact mais quand les ménages consomment, ils engraissent les plus riches qui eux épargnent.

        L’épargne est bien une des clefs du problême. C’est par la que la machine coince : plus ca va mal plus les gens mettent de l’argent de côté quitte à se serrer la ceinture et plus ca va mal. Et comme la machine financière est grippée l’épargne ne sert pas l’investissement.


        • ohnil ohnil 19 février 2009 13:57

          Ils peuvent mettre tous les moyens qu’ils veulent dans "l’offre", s’il n’y a pas de demande ce sera à fonds perdus...

          Comme l’a dit je ne sais plus qui (je crois que c’est Coluche mais sans certitudes) :

          La france est au bord du gouffre et nous allons faire un grand pas en avant...




          • LE CHAT LE CHAT 19 février 2009 15:06

            mais qui donc arrive à épargner ! beaucoup de gens sont déjà à découvert le 15 du mois !
            comme disait Coluche , les fins de mois sont difficiles , surtout les 30 derniers jours !

            je connais plein de gens qui se privent même sur la bouffe et qui feront le choix de s’alimenter correctement au lieu d’acheter des écrans plats !


            • Serge Serge 19 février 2009 15:29

              Mis à part les godillots de l’UMP qui peut encore soutenir la politique de Sarkozy ?

              Exemple...L.Boone,chef économiste chez Barclays Capital,déclare :
              " La consommation française représente 75% du PIB,soit 1500 milliardsd’euros.Donc 2,6 milliards,c’est une goutte d’eau."

              A nous,Français d’en bas,Sarkozy nous demande d’être patient,de faire face à la crise en nous serrant encore plus la ceinture en attendant sagement des jours meilleurs,etc...Mais pour son copain J.P. Jouyet,nommé Président de l’autorité des marchés financiers ( on se demande... quelle autorité ?) un arrêté publié le 14/02/09 au Journal Officiel,augmente son indemnité annuelle de 71 000 euros soit 220 000 euros brut et cela à compter du 15 Décembre 2008 !

              C’est ce que Sarkozy nomme "le traitement équitable de la crise." !


              • RilaX RilaX 19 février 2009 15:53

                Dans la meme lignée, il nous dit que nous devons faire des efforts pour sortir de la crise.
                Mais nos gouvernants, eux, il s n’ont pas besoins d’en faire, eux. ils s’augmentent sans cesse, sans justification réelle, et nous demande a nous de faire des efforts.

                Merci pour l’exemple d’en haut.


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 19 février 2009 16:44

                Vous me réconciliez avec le monde des socialistes, ils ne sont pas tous sclérosés dans des discours incompréhensibles. Après tout, j’ai voté comme vous.

                " En France, l’écueil n’est pas économique, mais idéologique." dites vous, en effet, le progrès technologique évolue proportionnellement bien plus rapidement que les idéologies sclérosées basées sur des textes d’anciens parfois morts depuis des siècles et dont les théories ont montré leurs limites bien avant ce siècle. Les promesses du passé récent garantissaient l’autoroute gratuite et son entretien payé par l’impôt direct.

                " la protection sociale et les transferts de revenus sociaux qui ne sont pas un investissement mais un coût qu’il faut réduire. " La crise est due au fait que les gens trop endettés ne financent plus que leurs crédits et ne consomment plus que des trocs, travaillent au noir, et se gavent d’assistances administratives. Ce n’est pas ce qui fait tourner rond la machine mais au contraire a ouvert la voie d’eau qui fait pencher l’embarcation sociale dans laquelle les plus riches sont équipés d’airbags et trônent en PROUE du vaisseau, loin du niveau de la noyade...La protection sociale est un abonnement à des investissements soutenus par l’Etat tels la délocalisation de produits manufacturés et alimentaires. 

                La relance se fait avant tout par l’offre, pas par la demand
                e. " Si les français savaient que la technologie en progrès constants leur apporterait l’autonomie énergétique complète dans la maison positive et le transport urbain en seulement quinze ans...ils seraient tous demandeurs du jour au lendemain. Cela ne relancerait-t-il pas d’un coup la croissance de l’industrie privée, la consommation locale, et même la spéculation vers ces technologies pleines d’avenir...Sans compter la fin des abonnements sans cesse croissants... !
                 
                L’Etat n’est qu’un conseilleur en pratiques auxquelles nous sommes abonnés et nous finançons par nos impôts son désengagement envers ces sources d’énergies au profit de plus propres et gratuites... Tout comme Las Végas est située en territoire indien ...


                • phil2nim phil2nim 19 février 2009 18:25

                  mais quand le bateau coule, la proue suit le reste... Seuls ceux qui sont les canots ont leur chance...


                • Lisa SION 2 Lisa SION 2 19 février 2009 19:25

                  @ phil2nim,

                  Vous n’avez pas idée de ce qu’est vraiment un parachute doré...


                • tomasi75 19 février 2009 18:48

                  Ne pensez vous pas que la solution se trouve dans les 25 heures de travail par semaine ?

                  les explications ici : 
                  http://voxx.over-blog.com/article-25826991.html


                  • Daniel Roux Daniel R 19 février 2009 19:55

                    Imaginons que les pauvres s’appauvrissent encore en perdant leur emploi précaire, ou d’intérimaires ou leur indemnité de chômage.

                    Imaginons que les riches s’enrichissent encore grace au paquet fiscal, à leur emploi surpayé, aux loyers perçus, aux dividendes maintenus.

                    Les premiers ne peuvent plus payer leur loyer, leurs crédits, leur voiture, leur téléphone, leurs transports, les produits superflus puis nécessaires.

                    Les seconds encouragent Sarkozy à poursuivre ses réformes progressistes et libérales en leur faveur.

                    Les premiers, désespérés mettent le feu aux voitures des seconds ... répressions... révoltes... puis... ???.

                    Merci Monsieur le Président de détruire le système social français et de déverser l’argent public dans la mer des subventions aux monopoles privés. Merci Messieurs ses prédecesseurs d’avoir privatisés les services publics et les grandes entreprises nationalisées, dont les banques en perdition pour cause de spéculations.

                    Merci à tous, membres des gouvernements successifs qui de Maestrich à Lisbonne, ont collaboré à construire ce brillant avenir au nom de l’Europe Libérale et du Marché tout puissant.

                    Merci à tous ceux qui ont participé à la promotion de Sarkozy et de sa fine équipe, notamment à Balladur et à Desmarais, prix spéciaux du Jury populaire.

                    Un âne ruminant son foin aurait fait moins de dégâts que ces élites autoproclamées pétant d’arogance et vivant sur le peuple comme des tics sur un chien.


                    • Marc Bruxman 19 février 2009 20:18

                      Ce que le gouvernement ne peut pas admettre pour des raisons politiques mais qui justifie ses actions c’est que le niveau de consommation en France est trop élevé. 

                      La consommation représente une part trop grande de notre PIB par rapport au reste de l’économie. Pour relancer cela, il faut qu’il y ait de l’épargne afin de financer des investissement. Car l’épargne plaçée est finalement investie dans les entreprises. 

                      Prenez le secteur high-tech qui est actuellement un des plus gros créateurs d’emplois bien payés, il a besoin d’un investissement permanent en R&D. Et pour cela il faut qu’il y ait des gens friqués qui investissent. 

                      Par ailleurs votre chiffre sur le pourcentage des revenus qui passent dans les produits impprtés est logique. Il ne reste plus grand chose à un smicard une fois qu’il a payé son loyer et ses services essentiels. Sa part consacrée à l’achat d’autres biens (en majorité importés est donc faible). C’est l’inverse pour un ménage riche qui a largement de quoi acheter chaque mois son stock de produits importés. Cela dit, si vous réalisez un transfert de recettes, vous allez éliminer l’épargne des riches qui se portait sur du productif pour l’économie pour la transférer effectivement sur de la conso de biens importés. A long terme ce n’est pas une bonne idée. 

                      Je sais que ce que j’écris va choquer. Mais l’économie a besoin de gens à la Howard Hugues qui investissent leur argent dans des projets très risqués. Aujourd’hui on est très content qu’il y ait des gens pour investir dans la R&D à risque élevé. Ce systéme nécéssite des inégalités pour fonctionner. Faire autrement diminue l’efficacité du système et au final appauvrit tout le monde. 



                      • Serge Serge 19 février 2009 21:23

                        Question de fond qui n’est pas posée dans ce commentaire à la gloire des riches et des inégalités...
                        D’où vient l’argent des riches ? Comment se fait l’accumulation de grandes fortunes ?
                        C’est tout "le mystère" du capitalisme qui a pour fondement l’exploitation du travail de millions d’êtres humains et l’accaparement de la valeur ajoutée au profit de quelques uns.
                        Une économie pour et par les peuples n’a nul besoin des riches...mais les riches ont besoin des peuples et de les maintenir à un niveau de vie le plus bas possible, voir dans la misère,pour exister et devenir de plus en plus riche.


                      • calypso calypso 19 février 2009 22:39

                        D’où vient l’argent des riches ? Comment se fait l’accumulation de grandes fortunes ?
                        C’est tout "le mystère" du capitalisme qui a pour fondement l’exploitation du travail de millions d’êtres humains et l’accaparement de la valeur ajoutée au profit de quelques uns.

                        Un exemple "d’exploiteur" tout récent : http://fr.wikipedia.org/wiki/Larry_Page
                        20000 emplois créés même si une partie va disparaitre avec la crise
                        En espérant qu’il y ait d’autres exploiteurs de ce type dans le futur et que des Français soient parmis eux ce qui nous ferait du bien ...


                      • Marc Bruxman 20 février 2009 00:57

                        Question de fond qui n’est pas posée dans ce commentaire à la gloire des riches et des inégalités...
                        D’où vient l’argent des riches ? Comment se fait l’accumulation de grandes fortunes ?
                        C’est tout "le mystère" du capitalisme qui a pour fondement l’exploitation du travail de millions d’êtres humains et l’accaparement de la valeur ajoutée au profit de quelques uns.
                        Une économie pour et par les peuples n’a nul besoin des riches...mais les riches ont besoin des peuples et de les maintenir à un niveau de vie le plus bas possible, voir dans la misère,pour exister et devenir de plus en plus riche.

                        Il ne vous est jamais parvenu à l’esprit que d’une part le leadership a un coût ? Il y a des gens qui sont sans initiatives et qui suivent les ordres sans broncher. Il y en a dans toutes les structures et d’autres qui essaient d’améliorer les procéder et autres. 

                        Le mec qui crée une entreprise a :

                        • Trouvé une idée qui plait au public (vu qu’il achète). 
                        • Trouvé une façon de réaliser ses objectifs en étant rentable à des coûts compatibles avec ce que peut payer le public et ce que sait faire la concurrence. 
                        • Investit une partie de son argent ou trouvé des investisseurs pour que cela devienne réalité. 
                        Tout cela a un coût et la richesse de ces gens vient de la. La richesse des fondateurs de Google pour citer un exemple vu plus haut, je ne la plaint pas et cela ne vient pas de l’exploitation des autres mais de la livraison au public d’un produit supérieur.

                        Et même dans le batiment, vous avez des gens qui porteront des parpaimps toute leur vie et des gens qui se mettront à leur compte deviendront plus riches et auront des employés. Il faut les deux types d’individus pour que la société marche. Mais si on ne manque pas d’exécutant, on manque de leaders. Et donc cela se paie et s’encourage. 

                      • Serge Serge 20 février 2009 08:27

                        Conclusion...il faut des esclaves pour faire " tourner l’économie" !
                        Idéologie qui date de l’antiquité mais qui a toujours ses adeptes au XXI ème siècle !


                      • PtitLudo PtitLudo 20 février 2009 09:51

                        Leçon bien apprise. Quand on s’en prend aux riches c’est effectivement toujours l’exemple que l’on nous sort avec la leçon de morale sous-jacente "Voyez si au lieu de vous tourner les pouces et de rester là à glander, vous aussi vous pourriez devenir riche". Toujours le mythe du rêve américain qui revient.

                        Alors certes il y en a, comme il y a des sportifs qui arrivent aux plus hauts sommets, mais pour combien qui n’accéderont jamais à ce niveau. Disons moins de 1% environ.

                        Par contre on ne parle jamais des fortunes de dynasties qui représentent l’énorme majorité des riches, ceux dont on ne parle jamais, qui ont accumulé des fortunes parfois par des moyens à la limite voire hors légalité et/ou morale (par exemple les fortunes de guerre), et qui se les transmettent de génération en génération sans plus d’effort que celui d’être bien né.


                      • Serge Serge 20 février 2009 10:28

                        Voici un exemple,parmi des centaines,des pratiques de ces "leaders" qui sont pour certains "indispensables à la bonne marche de l’économie"...
                        Le groupe Pinault-printemps-la redoute,fleuron du Cac40,a réalisé un chiffre d’affaires en hausse de 5,8% par rapport à 2007,soit la bagatelle de 20,2 milliards d’euros ! Les bénéfices nets sont eux aussi en hausse et atteignent 875 millions d’euros...
                        Que font ces"leaders" de cette réussite obtenue par leurs salariés...ils annoncent un plan de... hausse des salaires...ne rêvons pas !...1 200 supppressions de postes !!!


                      • Marc Bruxman 20 février 2009 11:38
                        &#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;Conclusion...il faut des esclaves pour faire " tourner l’économie" !
                        Idéologie qui date de l’antiquité mais qui a toujours ses adeptes au XXI ème siècle 
                        &#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;
                        &#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;

                        &#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;&#9;
                        Je n’ai pas parlé d’esclaves, l’esclave n’avais pas le choix et ne pouvais même pas quitter son "patron". Aujourd’hui vous avez le choix et certains arrêtent un emploi salarié pour créer une entreprise. Et des fois cela marche. 

                        Cela dit, certains ont toujours préféré l’esclavage et la (fausse) sécurité qu’il procure à la liberté. 


                      • Serge Serge 20 février 2009 13:23

                        Vous n’avez pas utilisé le mot esclave...mais votre vocabulaire révèle une conception des relations humaines dans le travail qui s’apparente à l’esclavage...
                        "...des gens qui sont sans initiatives qui suivent les ordres sans broncher...des gens qui porteront des parpaings toute leur vie..." Quel mépris s’exprime au travers des ces mots !

                        Questions ?
                        1) En France et dans le monde les salariés constituent plus des 3/4 des gens qui travaillent...çà fait beaucoup de "sans initiatives... !"
                        2) Quelle liberté ont les salariés face à leur patron qui détient le pouvoir de briser leur vie en les licenciant ?
                        3) Que feraient vos "leaders" isolés sur une île déserte sans êtres humains à exploiter ? "Manager" les oiseaux ?
                        4) Vous n’avez toujours pas répondu à la question sur l’origine des grandes fortunes ! Si le travail est à la source,pourquoi tant de gens sont dans la misère ou ne font que survivre ?


                      • moebius 19 février 2009 22:29

                        relance de l’économie par la consommation, par la production ou par les deux ? bouffer, produire,, ou bouffer et produire dans une relation harmonieuse qui évoque la marche en avant une deux une deux plutot que la démarche du pied bot. On croit réver mais c’est une autre marche plus martiale qui a permit a l’économie de sortir de la crise et nous sommes rendus à la fin de cette énergie ? Bouffer produire ça ne se décréte pas et investir de l’argent dans l’économie ne vise qu’a nous ruiner pour amorcer un autre cycle de violence. la voila la relance


                        • marcIV marcIV 20 février 2009 04:06

                          De temps en temps je désepère des commentaires sur agoravox mais heureusement que certains vont dans le bon sens !

                          Pour une économie en forme il faut de la consommation ET de l’invetissement, les derniers modèles économiques associent les deux !

                          La faiblesse économique structurelle de la France se situe au niveau de l’offre Tout les économistes sérieux le disent, alors que cela soit dur à entendre c’est vrai, que cela soit injuste je peut le comprendre mais c’est comme ça.

                          Et qu’à coté de ça certains patrons éxagèrent c’est aussi vrai et c’est facilement compréhensible le PDG distribue les jetons de présence et c’est le conseil d’administration qui fixe la rémunération du PDG tout le monde se tient par la barbichette !

                          Il faut assainir le système. Au lieux de cela on créer des anathèmes ! les anti s’agitent le facteur s’énerve !
                          Il faut retrousser nos manche et mettre en marche nos méninges sans démagogie.

                          Mais par pitié il faut arrêter de raisonner sur les entreprises du CAC 40 plus de la moitié des entreprises n’on même pas d’employés .

                          Voir : http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATTEF09203

                          Un patron s’exploitant lui même quel comble !




                          • Serge Serge 20 février 2009 08:35

                            Sauf que le Cac 40 est dominant et impose sa logique économique...le plus bel exemple aujourd’hui est le secteur automobile...pour "sauver les gros" les dirigeants du Cac 40 font supporter la crise aux PME sous-traitantes d’où licenciements,chômage partiel et faillites !
                            Dans ce secteur à qui Sarkozy a octroyé des milliards ?


                          • Traroth Traroth 20 février 2009 10:58

                            Où la malveillance de ce gouvernement envers les citoyens, surtout la large majorité de pauvres, apparait clairement...


                            • chmoll chmoll 20 février 2009 11:47

                              tention c qu’il a des idées derrière la tète l’routard des airs

                              normal il n’a rien dedans


                              • jkw 20 février 2009 14:17

                                Sarkozy applique les fausses idées du MEDEF : ainsi il suffit de faire travailler 70h par semaine ceux qui bossaient 35 !!! pour relancer l’économie ! déjà, c’est le contraire de la productivité !!!
                                et aujourd’hui, des PME (à charge constante) virent du monde en faisant faire des heures supplémentaires à ceux qui restent ...

                                ils n’ont pas compris que ce qui fait tourner les usines, ce sont des commandes...c’est de l’activité qu’il faut  !!...et pour fabriquer des produits, il faut qu’il y ait des acheteurs donc du fric !

                                alors les conseillers "de mes c----- du président qui sont grassement payés à raconter des conneries devraient se taire !! et aller faire autre chose : ça ferait toujours ça de gagné !!

                                Coluche (que certains ont déjà cité) disait :
                                "Le mois de l’année ou les politqiues disent le moins de conneries c’est le mois de février, car il n’a que 28 jours !!!"


                                • Le petit département éclairé 23 février 2009 10:50

                                  Bonjour,
                                  La France dest un pays amusant, où l’on s’accroche avec la foi du charbonnier à certaines idées au moment où le monde s’en écarte...
                                  Vous avez raison de montrer que le blocage est idéologique. Ce gouvernement ne croit pas à la crise et prend des mesures absurdes :

                                  - La relance par la consommation jouerait positivement sur le moral des français et c’est important en période de crise.

                                  - Un plan tourné à 90% vers l’investissement risque de nourrir l’inflation : les délais de mise en chantier se traduisent par une distribution de revenus sans que l’offre n’augmente. 

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