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Accueil du site > Actualités > Economie > Et si le gouvernement ne se souciait pas de l’emploi industriel (...)

Et si le gouvernement ne se souciait pas de l’emploi industriel ?

L’incohérence du financement de l’assistance au lieu du financement de l’activité
 
Nicolas Sarkozy prétend que la suppression de l’ISF évitera les délocalisations et la fuite des capitaux comme il l’avait également promis lors de l’instauration du bouclier fiscal, mais aujourd’hui la production de la plupart des secteurs de l’industrie est déjà délocalisée ! Par ailleurs, les français ne sont plus dupes et selon le sondage IPSOS du 25/11/2010, 70 % de nos concitoyens ont compris que la crise ne faisait que commencer et 59 % d’entre eux pronostiquent une accélération des délocalisations qui s’accompagnera inévitablement d’une importante hausse du chômage. Aujourd’hui, les investisseurs s’intéressent surtout aux pays à bas coûts et qui peut encore croire que ceux-ci reviendront un jour financer l’industrie manufacturière française ou que les banques multinationales vont subitement décider d’investir massivement dans un pays au coût de main d’œuvre élevé. Cela n’arrivera probablement jamais et nous pensons que l’état ne doit pas soumettre l’avenir de l’industrie et de millions de nos concitoyens, au bon vouloir des investisseurs. De même, Il est anormal que la CDC (Caisse des Dépôts et Consignations) principal pourvoyeur de fonds du capital investissement et gestionnaire de 250 milliards d’euros d’argent public, n’investisse pas dans des projets manufacturiers créateurs d’emplois en France (courriers de l’Elysée et d’Augustin de Romanet, patron de la CDC et du FSI, sur notre site). Si le Gouvernement veut réellement relancer la croissance et faire baisser le chômage, il doit pour cela, financer de grands projets industriels manufacturiers, seules activités potentiellement créatrices de centaines de milliers d’emplois, au lieu d’entretenir la précarité avec plus de 100 milliards d’euros de dépenses pour l’emploi par an http://www.travail-solidarite.gouv.fr/IMG/xls/Tabl-DPE-2006-juill08.xls 
En effet, un financement de l’état par l’intermédiaire de la CDC, permettrait de repenser notre industrie et de contribuer au financement des nouveaux outils de fabrication et de distribution de demain. Par ailleurs, le coût des dépenses par demandeur d’emploi est supérieur à 25 000 euros par an et l’économie pour la collectivité serait considérable. En outre, la CDC, pourrait rester propriétaire d’une part de ces nouvelles moyennes ou grandes entreprises jusqu'à leur rachat par l’entrepreneur ou par des tiers, comme dans la plupart des opérations de financement de création d’entreprise par capital investissement. 
 
Selon vous, l’état peut-il continuer à dilapider l’argent des contribuables dans le puits sans fonds de l’assistance comme il le fait depuis de nombreuses années ou doit-il dès maintenant changer de politique et privilégier l’activité en permettant l’émergence de projets industriels manufacturiers créateurs d’emplois ?  
 
Le "NAIRU" est-il partiellement responsable de notre taux de chômage élevé ?  
 
Le "NAIRU" (non accelerating inflation rate of unenployement) est le taux de chômage minimum indiqué pour chaque pays par l’OCDE afin d’éviter l’inflation. Le taux de chômage minimum préconisé pour la France oscillait ces dernières années entre 8.3 % et 9 %. En clair, l’OCDE et la BCE indiquent que le gouvernement doit maintenir au moins entre 8.3 % et 9 % de nos concitoyens au chômage. Plus le nombre de chômeurs, travailleurs à temps partiel et intérimaires est élevé avec pour conséquence des salaires qui stagnent ou reculent, plus les capitaux sont valorisés et à l’abri de l’inflation. Le taux de chômage français est depuis de nombreuses années très élevé et faut-il penser qu’une attitude zélée de notre gouvernement puisse être l’une des causes de ces chiffres alarmants ? Il est légitime de s’interroger : Pourquoi le gouvernement n’a-t-il pas davantage lutté ces dernières années contre les délocalisations ? Pourquoi ne favorise-t-il pas non plus l’émergence de projets industriels manufacturiers comme celui que nous lui soumettons depuis 2 ans et qui pourtant pourrait créer des milliers d’emplois ? Aujourd’hui notre pays est confronté à une crise de l’emploi sans précèdent avec 2 millions de personnes au RSA, 4.9 millions d’inscrits à Pole Emploi et Il serait peu compréhensible que le gouvernement continue à suivre encore des recommandations de "NAIRU". Alors incompétence ou volonté de maintenir du chômage ? Si le gouvernement avait mené une politique sérieuse pour l’emploi, il est probable que le taux de chômage ne serait pas aussi éloigné du taux structurel que les économistes estiment généralement à 5% de la population active. 
 
L’absence d’une vraie politique de l’emploi  
 
Lorsque l’on examine le bilan de l’action du secrétaire d’Etat à l’Emploi depuis 2007, on ne voit qu’un recyclage de vieilles recettes d’aides à l’embauche qui n’ont jamais permis de freiner le chômage. Le bilan du ministre de l’Industrie, Christian Estrosi ne semble pas meilleur et on cherche en vain des mesures qui aient permis de créer ou sauver des emplois industriels. Pourtant, celui-ci a déclaré "Je suis fier de mon bilan" ! 
 
Laurent Wauquiez, qui s’est également délivré un généreux autosatisfecit pour sa politique de l’emploi, s’est surtout employé durant sa mission, à édulcorer constamment la situation dramatique du marché de l’emploi. Cette attitude politicienne a surtout eu pour effet de sous-évaluer les besoins financiers et matériels de Pole Emploi. Cet établissement public administratif qui n’a jamais bénéficié d’une image d’efficacité auprès des demandeurs d’emploi, a donc vu de surcroît ses effectifs submergés par une charge de travail multipliée par 2 ou 3 et des chômeurs plus que jamais confrontés à une administration qui les radient arbitrairement de plus en plus souvent et ne dispose que de très peu de temps pour les recevoir. 
 
Nous avons adressé à Laurent Wauquiez, notre projet industriel et commercial de textile-habillement, potentiellement créateur de milliers d’emplois, mais sans doute peu soucieux du chômage des ouvrières du secteur de l’habillement, celui-ci à expédié notre projet à un autre ministère. 
  
Laurent Wauquiez a semble-t-il préféré se consacrer à la signature d’accords dans les secteurs de la vente directe et de la sécurité, aussi incongrus qu’inutiles qui selon lui, devaient créer 100 000 emplois de vendeurs à domicile de produits "Herbalife", "Tupperware" ou abonnements divers et 100 000 emplois de vigiles. 
 
Si l’emploi, et plus particulièrement l’emploi des jeunes et des seniors est réellement la priorité absolue du gouvernement ainsi que Nicolas Sarkozy et François Fillon l’ont encore affirmé en novembre 2010, il semble évident que l’état doit mobiliser des capitaux vers des projets industriels manufacturiers créateurs d’emplois, susceptibles de former un public jeune et de réemployer des seniors expérimentés au lieu de financer par le biais de la Caisse des Dépôts et Consignations, des projets qui ne créent la plupart du temps, que des emplois dans les pays à bas coûts ou l’achat inutile d’une chaîne de restauration rapide comme "Quick" pour 800 millions d’euros. 
 
Les états généraux de l’industrie de 2010, qui nous apparaissent plutôt comme des états généraux de la désindustrialisation, ont défini des priorités qui précisément ne créent pas d’emplois industriels manufacturiers en France et condamnent à une disparition certaine, l’industrie du textile-habillement, autrefois secteur industriel offrant le plus grand nombre d’emplois, au profit du secteur du luxe et de celui de la création qui n’est pourtant qu’une composante de l’industrie de l’habillement. Le luxe est surtout représenté par des grands groupes qui, malgré des marges déjà indécentes, ont déjà délocalisé une part très importante de leur production et accélèrent encore ce rythme. Déjà, dans un article de challenges.fr du 28/06.2007, Maxime Koromystov, professeur à l’Institut commercial de Nancy et spécialiste des délocalisations dans le luxe, dévoilait : "le champ des marques de luxe "Authentiques" se réduit comme peau de chagrin. La part de la production délocalisée reste cependant impossible à chiffrer, 30 % ? 60 % ? 70%, voire plus ? Les estimations varient énormément selon le segment d’activité concerné ».
 
 
La délocalisation massive du textile habillement
 
Il semble que le gouvernement ait renoncé à sauver ce qu’il reste de nos industries manufacturières françaises qui employaient autrefois des millions de salariés. Il parait se satisfaire aujourd’hui de la vente de quelques Airbus ou centrales nucléaires à la Chine ou à l’Inde dont le transfert de technologie leur permettra à l’avenir de les fabriquer eux même. Pourtant il eût été plus avantageux pour notre économie et notre balance commerciale de garder nos usines au lieu de nous contenter aujourd’hui de quelques contrats qui ne compensent pas la délocalisation massive de notre industrie. Le déficit commercial de l’Europe avec la Chine s’élève à 200 milliards d’euros.
 
De même, Il est parfaitement illusoire et quelque peu naïf de penser que la Chine va offrir généreusement son marché intérieur à des entreprises françaises qui importeront leurs produits chez elle. La Chine a besoin d’emplois et de croissance et demain encore davantage qu’aujourd’hui, ce seront des entreprises chinoises qui produiront ses biens de consommation. Actuellement, les entreprises françaises qui veulent s’installer sur le sol Chinois sont obligées de signer un « joint-venture » avec plus de 51 % de parts consenties à leurs associés locaux et de nombreuses entreprises françaises ont été évincées après avoir livré leur savoir-faire. Les quelques grands groupes français bien implantés, fabriquent avec de la main d’ oeuvre locale et payent leurs impôts et taxes sur place et cela ne rapporte rien à la France.  
 
Il faut remonter quelques années en arrière pour comprendre comment l’industrie du textile-habillement a pu être réduite à néant en quelques années.
En 2002, Guillaume SARKOZY, fervent partisan des délocalisations, Président de l'UIT (Union des Industries Textiles), Vice-président du MEDEF et dont le frère, Nicolas SARKOZY occupait alors, le poste de Ministre de l’Economie, déclarait "Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise, assez de faux semblants : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution." (L'Expansion 28/11/02). Une telle déclaration ne pouvait qu’encourager les dernières entreprises de textile et d’habillement à délocaliser. 
 
En avril 2004 à Shanghai, au moment ou l’industrie du textile s’apprêtait à perdre encore 17 000 emplois lors de la fin des quotas textiles de janvier 2005, Jean Pierre RAFFARIN (UMP), alors Premier ministre estimait que la Chine était "un acteur responsable de l’économie mondiale", laissant ainsi entendre qu’elle pourrait auto limiter ses exportations textiles en pleine expansion. (Source : TF1 news 24 avril 2005). 6 ans ½ plus tard, les dizaines de milliers d’ouvrières licenciées ont pu apprécier ! 
 
L’ami candide de la Chine, ne devrait ignorer que ce concurrent économique qui a broyé notre industrie avec l’aide des industriels français et la bénédiction des derniers gouvernements, ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Le dévoué VRP de l’empire du milieu entend maintenant nous faire partager la conception des droits de l‘homme du pays de l’esclavage capitalo-communiste et tente de nous convaincre que seule l’Asie sera capable d’offrir un ’avenir aux jeunes générations et aux entreprises françaises. Sans doute ne sommes nous pas tous prêts à voir la France devenir un pays vassal, même si les dirigeants Chinois pensent déjà que nous sommes un pays faible, prêt à lui obéir et à renier nos valeurs pour obtenir quelques contrats.
 
L’indifférence du Gouvernement face à un projet de création de plusieurs milliers d’emplois
 
Nous travaillons depuis plus de 5 ans sur un projet de textile-habillement dont le modèle économique pourrait permettre de redonner rapidement du travail à plusieurs milliers d’ouvrières et pourrait créer à terme encore plusieurs dizaines de milliers d’emplois en France. Cela peut paraître ambitieux, mais il faut rappeler que ce secteur d’activité réalise actuellement un CA annuel de 41 milliards avec des articles majoritairement importés et employait auparavant 1 million de personnes en France. Depuis un an et demi, nous avons présenté notre projet à plusieurs ministères, secrétariats d’Etat, ainsi qu’au département de capital investissement de la Caisse des Dépôts et Consignations. Nous avons également rencontré des élus et des hauts fonctionnaires, mais malgré l’intérêt ou la curiosité que le projet a suscité, ces nombreuses démarches n’ont pas permis une avancée significative. Aussi, dans un courrier du 10 septembre 2010, nous avons demandé à Nicolas Sarkozy, de soutenir notre projet auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations (courriers et réponses de Nicolas Sarkozy et d’Augustin de Romanet , patron de la CDC et du FSI, sur notre site), mais l’Elysée a préféré " botter en touche" en adressant notre projet à un secrétariat d’Etat. Nous doutons que le Gouvernement veuille vraiment créer de l’emploi dans l’industrie manufacturière et accepte de financer l’activité. Le manque de suivi de notre projet industriel et commercial, nous porte à croire qu’il est plus probable que le gouvernement choisisse de continuer à financer l’assistance, qui pourtant a pour effet de maintenir les gens dans la précarité et la pauvreté, sources principales de délinquance et d’insécurité. A n’en point douter, la sécurité servira encore de thème central et récurent à la prochaine campagne présidentielle, au détriment de l’emploi, première préoccupation des français. 
Francis Journot 

VETEMENTS MADE IN FRANCE 

 

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28 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 3 février 2011 13:36

    Pour créer de l’emploi il ne faut pas alléger les charges des entreprises, qui ne sont d’ailleurs que des cotisations sociales, mais au contraire instaurer un impôt sur les sociétés indexé sur le nombre de chômeurs. Plus le nombre de chômeurs augmente, plus l’impôt augmente, le nombre de chômeurs diminue, l’impôt diminue et si le chômage disparaît, l’impôt disparaît ! Il faut que le MEDEF et le patronat n’ait aucun intérêt à ce qu’il y ait du chômage. lire articlr complet ci-dessous

    http://2ccr.unblog.fr/2010/11/04/creer-de-lemploi-ou-des-richesses/


    • Arthur 3 février 2011 17:41

      tout a fait d’accort, le chômage me peut être résolue quand imposant aux entreprises la prise en charge total des salaires des chômeur qu’ils ont crées.
       de se faite les entreprises pour évitées cette charges seront dans l’obligation de faire des replacements d’emplois.


    • zelectron zelectron 3 février 2011 23:37

      Cet impôt existe déjà : ça s’appelle l’assurance chômage payée par les entreprises et par les employés ... quant à la rendre proportionnelle au nombre de chômeurs je vous souhaite bien du plaisir pour expliquer et faire voter pareille modification.


    • JL JL 5 février 2011 17:16

      Robert GIL,

      Une alternative, ou un complément, ou un autre volet de cette disposition - IS indexé sur le taux de chômage - serait d’indexer inversement la durée hebdomadaire du temps de travail sur taux de chômage.

      Cette durée hebdomadaire serait le seuil à partir duquel le tarif des heures supplémentaires payées serait dégressifs pour le salarié et progressif pour l’entreprise. Exactement le contraire de ce qui se fait !

      Explication : laissons de coté cette idée folle que l’emploi crée l’emploi. Soit un taux de chômage de 10% et une durée effective de 40 heures : une péréquation nous enseigne grossièrement que pour une durée hebdomadaire abaissée de 10 %, le taux de chômage pourrait baisser de 10% également (40*90 = 36*100).

      Le fait que les heures supplémentaires soient payées en dessous des heures normales, mais coûtent davantage inciterait les salariés à refuser des HS en même temps que les patrons seraient incités à embaucher, puisque 10 salariés à 36 heures seraient moins coûteux que 9 à 40 heures.

      En somme, le mécanisme inverse du détestable travailler plus pour gagner plus !

      Voici ce que j’écrivais il y a 4 ans dans mon article sur le sujet : « 35 heures et heures sup »

      Extrait : « il ne faut pas défiscaliser les heures supplémentaires, au contraire : une telle disposition serait à l’envers du bon sens. L’objectif de la proposition de l’UMP, de toute évidence, n’est pas la ’réparation’ de notre protection sociale, mais bien la casse de tout le droit du travail. »

      La démonstration que j’apporte dans cet article, si on la lit en creux, vaut également pour la proposition que je fais ici,.


    • zelectron zelectron 3 février 2011 14:29

      Requiem pour l’industrie manufacturière
      .
      L’industrie en son temps a été si visible qu’elle a suscité de la part des politiques une attention particulière pour abattre ces entrepreneurs qui réussissent bien mieux qu’eux. Cette façon de voir, en encourageant les créations d’activités pour mieux les racketter ensuite est ignoble, c’est un trait particulier des élus français. Je doute de quelque sincérité de leur part et comprend la lassitude, le découragement et l’abandon devant ces agressions répétées avec jurements d’innocence et si subreptices, y compris de certains partis politiques qui flattent l’électeur « de base » en fustigeant les « patrons suceurs de sang du peuple »
      Vous devinez bien sûr que j’ai appartenu au monde des PME (+ de 30 ans !)
      Un homme politique ? c’est quelqu’un qui se mêle de ce qu’il ne connait pas en prenant conseil auprès de gens qui font semblant de s’y connaitre. Avec ce genre d’environnement nous ne risquons rien ... ah ! si ! qu’ils volent au secours de la victoire.
      Un exemple de l’imbécilité politique franchouillarde : investir 1 million d’€uros pour réaliser un rond-point giratoire avec des petites fleurs et une statue à la gloire de ... au lieu d’assurer un financement pérenne d’un établissement agro-alimentaire ou autre qui se meure (avec ses dizaines ou centaines d’employés). Je n’exclus pas les « rétro-commissions » pour les « bonnes œuvres » de ces gens qui veulent conserver à tout prix leur pouvoir et les avantages iniques qu’il procure. Je les vois d’ici se draper dans leur « dignité » offensée et pousser des cris d’orfraie ...
      PS il existe des élus honnêtes, malheureusement trop peu nombreux.

      signé : les mains dans le cambouis.


      • iris 3 février 2011 15:34

        faut pas oublier que dans les entreprises de vetements les conditions de travail étaient difficiles et très mal payé.dixit les ouvrières qui ont mal au dos et de très petites retraites-
        Sauf pour les patrons qui avaient patimoine immobiler souvent hérité.
        peut etre qu’il faut trouver uen autre formule pour les entreprises .les coopératives par ex
        et + impliquer les collaborateurs dans la creation et la gestion.


        • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 3 février 2011 15:50

          @ Zelectron,

          Plus efficace encore, baisser significativement les impôts, pour inciter des créateurs d’entreprises à se manifester, à des milliardaires français d’investir dans de nouvelles aventures économiques plutôt que de fuir daredare vers d’autres cieux plus cléments.

          Actuellement l’état ponctionne 55% du BIP. Or au delà de 40%, mathématiquement, le chômage augmente.

          Il a été constaté, dans tous les pays qui l’ont fait, que la baisse générale des impôts relance l’activité, fait baisser le chômage et, aussi paradoxale que cela puisse paraître, augmente les ressources de l’état.

          Pourquoi ne pas suivre, humblement, l’exemple des pays qui fonctionnent le mieux ?

          Qu’ont-ils fait ? Il on réduit drastiquement le nombre de leurs fonctionnaires et assimilés, ils ont donc réduit la voilure de l’état et ses domaines d’intervention. Résultat, meilleurs satisfactions des besoins des citoyens, baisse du chômage, meilleure résistance à la crise.

          Ces pays ? ils ne sont pas très exotiques, ils s’appellent la Suède, le Canada, l’Allemagne ...


          • sonearlia sonearlia 3 février 2011 16:33

            Massacrer les services publics, ce n’est pas une solution, surtout a long terme.


          • Ced 3 février 2011 16:59

            L’Irlande surtout...


          • Redj Redj 3 février 2011 17:30

            pour inciter des créateurs d’entreprises à se manifester, à des milliardaires français d’investir dans de nouvelles aventures économiques plutôt que de fuir daredare vers d’autres cieux plus cléments.


            Pour cela, encore faudrait-il que nos milliardaires français n’aient pas une mentalité héritées des maîtres des forges, et qu’ils soient un peu soucieux du bien commun.
            Malheureusement je crois qu’on ne peut pas les comparer aux suédois, canadiens et autres, eux ont au moins l’envie de faire avancer leur pays...

          • eugène wermelinger eugène wermelinger 3 février 2011 17:42

            Merci à la courageuse auteure. (assos citoyenne)
            Qu’elle en profite pour nous donner les url (adresses) web de sites qui proposent sur le Net la vente de vêtements made in France. 


            • foufouille foufouille 3 février 2011 18:58

              oui mais a 100%
              matiere premiere comprise


            • VETEMENTS MADE IN FRANCE VETEMENTS « MADE IN FRANCE » 3 février 2011 23:01

              Bonsoir,

              Parmi les grandes d’enseignes connues, je n’en vois aucune faisant fabriquer la totalité de sa production en France. Il existe quelques nouvelles petites marques de vêtements affichant une fabrication francaise mais je ne me risquerai pas à vous assurer que c’est du 100 % made in France. 
              Il y a 40 ans prés d’un million de personnes travaillaient dans le textile habillement et aujourd’hui il ne reste que quelque milliers de salariés alors effectivement il est rare de trouver des vêtements « made in France ». Il y avait encore l’an dernier 120 exposants au salon Made in France cette année il n’y en aura que 80 dont probablement seulement la moitié en façon de vêtements. 
              Pourtant à l’exception des vetements jetables, les prix au consommateurs ne sont pas plus bas qu’auparavant et avec un modele economiqe adapté a nos couts de production il est tout à fait possible de produire la plupart de nos vêtements en France.

              VETEMENTS MADE IN FRANCE 
               


            • Marc Bruxman 4 février 2011 01:09

              « Pourtant à l’exception des vetements jetables, les prix au consommateurs ne sont pas plus bas qu’auparavant et avec un modele economiqe adapté a nos couts de production il est tout à fait possible de produire la plupart de nos vêtements en France. »


              Il y a bcp plus de travail en conception qu’avant sur la plupart des articles « non jetables ». Le consommateur veut de l’innovant. Et puis il y a tout l’aspect psychologique du marketing. Cela a un coût très important. Si vous fabriquez en France vous n’échapperez pas à ce coté marketing et cela a vite fait de coûter très cher. 

            • ARMINIUS ARMINIUS 4 février 2011 09:00

              Le Made in France textile c’est beaucoup trop tard ! Il y a quelques années , fleurissait déjà sur les supports classiques de l’époque,une campagne publicitaire gouvernementale, je crois : « Nos emplettes son nos emplois ». Nous consommateurs, enivrés par les manips de la grande distribution, sommes passés outre et avons de plus en plus achetés des biens, souvent superflus, provenant de pays à main d’oeuvre peanuts...Maintenant il est peut-être encore temps de préserver notre avenir en ce qui concerne les biens essentiels à la vie en changeant nos comportements à 180° ...tant que nous pouvons encore nous payer les ressources nécessaires à leur élaboration...il s’agit d’une urgence vitale !


            • iris 4 février 2011 09:58

              oui il yen avait bcp mais elles dans des conditiosn difficiles-
              j’en connait et lorsque elles ont retrouvé du travail elles ont comparé leur labeur-du coté de villdefranche sur saon ou iy avait bcp d’usine les anciennes se souviennent et ont préféré leur nouveau travail dans maisons de retraite, écoles, et là ou elles ont pu se recycler-il ya bcp d’arthrose du dos et les retraites sont petites-environ 800 euros par mois pour une vie de labeur-


            • foufouille foufouille 4 février 2011 10:29

              "Il y a bcp plus de travail en conception qu’avant sur la plupart des articles « non jetables ». Le consommateur veut de l’innovant."
              ca depend qui est le consommateur


            • Marc Bruxman 4 février 2011 19:10

              Bien sur Foufouille que cela dépend et c’est pour cela que l’on a inventé les statistiques. Et les stats ne mentent pas, elle disent que soit tu produit du standard à très peu cher et tu l’écoules, soit si tu veux vendre cher, il te faut produire de l’innovant.

              Dans une paire de Nike, il y a énormément d’innovation, c’est pour cela que Nike vend cher. Tu payes la R&D sur le système Air, le design, etc, ... (Et bien sur la pub qui fait partie de la valeure psychologique du produit cf Alvin Toffler).


              • Marc Bruxman 4 février 2011 01:05

                Mais qui aujourd’hui voudrait payer un pull 150 € alors qu’on le trouve à 20€ chez H&M ? 


                Arrétez de vouloir faire revivre le passé. Si le textile revient ce sera soit sous une forme tout automatisée, soit avec des pays à faible coûts de main d’oeuvre. Même en Chine ils délocalisent leurs usines textiles car c’est devenu trop cher pour eux la main d’oeuvre. 



                • foufouille foufouille 4 février 2011 10:31

                  les chaussures a 100€ durent pas un an
                  tes fringues industrielles sont de la daube


                  • Traroth Traroth 4 février 2011 08:55

                    Tant que des barrières douanières ne seront pas réinstaurées pour éviter de mettre les salariés de la planète en concurrence, rien ne pourra être fait. On ira toujours vers le moins-disant social, écologique, fiscal. Tout le reste dépend de ça.


                    • VETEMENTS MADE IN FRANCE VETEMENTS « MADE IN FRANCE » 4 février 2011 09:05

                      Bonjour,

                      Si vous etiez allé sur le site VETEMENTS MADE IN FRANCE vous auriez vu quelques exemples de prix de vente et nous detaillons egalement le cout de revient d’une robe.
                      http://www.vetements-made-in-france.com/rubrique,cout-de-fabrication-d-une-robe,1137691.html

                      Un pull « 1er prix » fabriqué en France vendu à marge raisonnable ne coute pas 150 € et un pull de mauvaise fabrication ne durera qu’une saison.
                      Le passé c’est le consumerisme. Est ce que vous pensez sincerement que nous allons pouvoir continuer à mettre des vetements 2 ou 3 fois et les jeter à la poubelle ensuite ?
                      Il faut 5000 litres pour irriguer un KG de coton, l’ utilisation des colorant, l’energie consommée en fabrication et transport etc.... 
                      Votre discours est celui des partisans de la mondialisation, politiques et industriels delocalisés qui semblent avoir fait gober à la plus grande partie de la population qu’on ne peut pas produire en france. 
                      Le seul moyen de faire baisser notre chomage et de preserver nos regimes de protection sociale est de nous remettre à produire. 

                      Merci pour votre participation à ce debat

                      VETEMENTS MADE IN FRANCE


                      • iris 4 février 2011 10:50

                        OUI dans d’autre conditions et en revalorisant le travail manuel.
                        dans le vetements bon marché on oublie pollution cout du transport avec pétole bon marché et exploitation des ouvriers
                        et puis pourquoi porter 1 vt 2 fois et le jeter ??
                        C’est pour s’habiller -pourquoi toujours suivre la mode ??Iil ya d’autres choses plus imprtantes à penser et à réfléchir dans la vie..


                      • Collectif LBO 5 février 2011 16:35

                        Monsieur Journot,

                        Votre approche purement capitaliste de la création d’entreprise nous interpelle, car même si votre projet est particulièrement intéressant (sous réserve d’en connaître précisément le contenu), envisager que le recours au capital-risque puisse être la solution ne nous semble pas être la panacée, bien au contraire !

                        Cependant, il ne nous a pas été possible de prendre connaissance de votre dossier de 90 pages que vous avez transmis aux capitaux-risqueurs, et il est possible que notre analyse, basée sur le contenu de votre site notamment, soit erronée.

                        Plusieurs interrogations se sont fait jour et n’ont pu trouver de réponse dans vos écrits :

                        1. Pourquoi avoir choisi de créer une société dans l’état de New York (ticket d’entrée entre 60K$ et 100 K$) au lieu de baser votre entreprise en France, et plus particulièrement dans votre région ? La seule explication fiscale (souvent avancée par expatriés) ne suffit pas, à notre avis, à justifier de ce choix. Pourquoi avoir privilégier cette implantation alors qu’à moindre coût vous auriez pu créer votre entreprise en France, ce qui aurait d’ailleurs probablement encouragé investisseurs & banquiers à vous accompagner ?

                        2. Vous avez sollicité des fonds, publics ou privés, pour créer une entreprise, alors que celle-ci existe déjà depuis 2007 aux USA, commercialisant des produits « majoritairement » fabriqués en France. Pourquoi avez-vous eu une approche « capital-risque » alors qu’en toute logique vous auriez dû plutôt vous orienter dans le « capital-développement » puisque votre société est supposée avoir une existence depuis plus de 3 ans (sous réserve d’avoir une réelle activité) ?

                        3. Nous serions intéressés de connaître les réponses des fonds privés (APAX, etc.), des business angels (mini-fonds) et des « leveurs de fonds » à votre sollicitation. Quelle a été leur appréciation sur votre projet ?

                        4. Votre analyse de la politique actuellement menée relève d’une méconnaissance profonde des objectifs visés, ou d’une naïveté qui, certes rafraichissante, n’en reste pas moins décalée. Pour vous éclairer, sachez que le but poursuivi est de « relocaliser les centres de décision en France », et non pas forcément les centres de production...
                        Notre avis : vous auriez donc tout intérêt à relocaliser votre société en France plutôt que de conserver son siège social à New York.

                        5. Vous avez essentiellement contacté des élus de la majorité UMP et il semble donc que les réponses ne sont pas à la hauteur de vos demandes. Quelles ont été les réponses aux sollicitations des élus de l’opposition ?

                        Nous restons à votre disposition pour tout complément d’information.

                        Collectif LBO - Groupe Formation/Information


                        • VETEMENTS MADE IN FRANCE VETEMENTS « MADE IN FRANCE » 5 février 2011 17:27

                          Vous émettez une longue liste de suppositions à partir d’elements qui ne sont plus d’actualité. 

                          Cordialement,

                          Francis Journot
                          VETEMENTS MADE IN FRANCE


                          • Collectif LBO 6 février 2011 14:01

                            La liste n’est pas particulièrement longue, et repose sur des éléments concrets vérifiables par tous (cf. ci-après les sources citées).

                            Après vérification, il est vrai qu’une erreur a été relevée : la création de votre société aux USA ne vous a coûté que 1500$ + le recours à Biba, donc probablement moins de 10000$. Cette erreur vient de la présentation de Mme Pedron qui estimait que le cout d’installation variait entre 60K$ et 100K$ : http://www.youtube.com/watch?v=iubsu02feds.
                            Mais effectivement, cela semble ne vous avoir coûté que 1500$ : http://www.myfrenchnetwork.com/temoignages-societes.html

                            Concernant votre approche capitaliste, nous faisons référence à votre courrier au directeur de la CDC : http://www.vetements-made-in-france.com/rubrique,courrier-augustin-de-romanet,1138006.html

                            Page 1 : « Un financement en capital investissement me semblant le plus approprié, j’ai exposé lors de cette réunion les modalités d’interventions du fonds direct de CDC entreprises qui peut intervenir en co-investissement à hauteur de 1.5 à 10 millions d’euros au stade du capital risque (création d’entreprise) dans des projets industriels à forte composante dans le domaine des TIC, comme cela est le cas ici, car la commercialisation des articles sera majoritairement assurée via le réseau Internet. »
                            Page 7 : « Afin d’achever de vous convaincre de ma détermination, de ma probité et de ma certitude de succès du projet, j’accepterais, si cela devait en faciliter l’aboutissement, de créer et de diriger l’entreprise sans en posséder de parts au début de l’activité. Un salaire de dirigeant et une redevance au titre du droit d’exploitation du projet et des marques, me permettraient de racheter les parts qui auraient dû m’être allouées lors de la levée de fonds. »

                            Sur le caractère obsolète de nos éléments, nous considérons que le courrier à N. Sarkozy et A. de Romanet envoyé début septembre 2010 (avec des réponses fin septembre 2010) est suffisamment récent pour considérer que la problématique est encore d’actualité.

                            Concernant votre société new-yorkaise, votre initiative a en tout cas été saluée par la presse régionale (http://presse.actuca.com/rphebdo_includes/mailing/2007-02-07.html) à l’époque :
                            « Imposer une griffe textile uniquement à l’étranger avec une production exclusivement fabriquée en France, c’est le pari de Francis Journot qui a créé son entreprise à New-York pour bénéficier de l’image d’une ville à la pointe des évolutions de la mode internationale. Il y distribue dans les meilleures boutiques la marque de prêt-à-porter haut de gamme »Chic & Branché« créée en 2005. Les cardigans et tee-shirts sont conçus à Troyes et bientôt des pulls. Mais la marque est aussi présente sur le reste de la planète grâce à Internet et la boutique de commerce en ligne [www.chicetbranche.com]. Un site qui d’ailleurs affiche l’origine troyenne d’une partie des articles. »

                            Mais cela reste une société américaine :

                            http://www.chicetbranche.com/contact.php
                            CHIC ET BRANCHE LLC
                            825 THIRD AVENUE 4 TH FL
                            NEW YORK
                            N Y 10022
                            U.S.A

                            http://www.chicetbranche.com/faq.php
                            « Chic et branché LLC est une société américaine basée à New York. Nous exploitons la marque française de prêt-à-porter « Chic & branché » créée en juin 2002 à Paris. La plupart des produits en vente sur ce site sont de fabrication française. Les articles comme les tee-shirts sont tricotés et confectionnés par un personnel qualifié et consciencieux dans les ateliers situés à Troyes, en Champagne Ardennes, région de tradition textile réputée pour la qualité de ses produits, car nous voulons vous offrir le meilleur du savoir faire français. »

                            Avec des informations transmises outre-atlantique et l’application des lois américaines :
                            http://www.chicetbranche.com/conditions.php
                            « Visiteurs en dehors des États Unis
                            Notre site et les serveurs qui permettent son fonctionnement dans le monde entier sont situés aux Etats-Unis et se conforment aux lois de l’état de New-York. Les informations que vous nous donnez sont transférées Etats-Unis unis (sic), en visitant notre site vous autorisez ce transfert.
                             »

                            Encore une fois, ce n’est pas une critique de votre projet, qui nous parait fort intéressant en tant que concept de développement et de relocalisation de productions, mais uniquement de ses modalités d’approche de financement, de fiscalité, de fonctionnement et de rentabilité financière pour les investisseurs.
                            Pour citer IRIS (post du 3/2) : « peut-être qu’il faut trouver une autre formule pour les entreprises, les coopératives par exemple et plus impliquer les collaborateurs dans la création et la gestion. »
                            La forme SCIC nous parait la plus à même de répondre à une problématique de financement citoyen, solidaire et localisé conforme à l’esprit de votre projet. A cet effet, nous vous conseillons de consulter ce site : www.scic.coop.

                            Cordialement,

                            Collectif LBO - Groupe Formation/Information

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