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Accueil du site > Actualités > Economie > Europe : le sursaut de la dernière chance

Europe : le sursaut de la dernière chance

La bombe à retardement Européenne est enclenchée, la Grèce n’étant qu’une mise en bouche dans un cadre plus général où certaines nations - membres de l’Union ou très proches d’elle économiquement et financièrement - sont sur le point d’imploser sous le poids de leurs excès d’endettements notamment immobiliers libellés en Euros.

Pour mémoire, les banques Suédoises sont substantiellement engagées en Lettonie pendant que leurs consoeurs Autrichiennes le sont vis-à-vis de la Roumanie et de la Hongrie. Ainsi, tandis que la Grèce s’était endettée dans le but de financer son déficit budgétaire, des Etats comme la Lettonie, la Hongrie ou la Roumanie se sont tout simplement endettés pour soutenir le niveau de leur monnaie. En effet, plutôt que de profiter de l’occasion qui leur était donnée (et qui manque cruellement à des pays comme la Grèce ou l’Espagne) d’opérer des relances par l’exportation via l’affaiblissement de leur devise, ces pays ont dû dépenser de précieuses munitions en intervenant sur les marchés afin de maintenir leur monnaie à des niveaux qui ne pénalisaient pas leurs entreprises et ménages ayant contracté des dettes en Euros. Une entreprise Roumaine endettée en Euros verrait effectivement le poids de sa dette et de ses coûts de financement s’aggraver dès lors que sa monnaie nationale se dévaluerait vis-à-vis de l’Euro...

En fait, la récession globale et l’effondrement des marchés immobiliers nationaux sévissant dans ces pays contribuent à leur tour à exercer une énorme pression baissière sur leurs monnaies respectives avec, à la clé, une descente aux enfers de leurs balances commerciales. Les dépréciations immobilières conjuguées à la crise ont ainsi interrompu les influx d’Euros laissant donc ces nations - et leurs statistiques commerciales autrefois positives grâce à ces emprunts massifs - sur le carreau ! Ces pays Européens non membres de l’Union mais ayant toutefois bénéficié de l’assistance très intéressée des établissements financiers de l’Union sont aujourd’hui acculés par leurs créanciers à mettre en place des politiques potentiellement explosives du point de vue social comprenant coupes budgétaires, augmentation des impôts et autres plans d’austérité qui aboutiront sur le court terme à une contraction supplémentaire de leur économie et à un exode supplémentaire massif de leurs travailleurs...

La morale est pourtant sauve dans cette pénible affaire car les banquiers Suédois, Autrichiens mais également les autres créanciers Britanniques et Allemands des autres pays d’Europe en difficultés sont sur le point d’apprendre à leur dépens qu’il n’est pas possible ni viable et encore moins décent de prêter inconsidérément à des débiteurs dont ils savaient pertinemment qu’ils seraient confrontés à de graves problèmes de solvabilité en cas de tourmentes économiques. En fait, cette patate chaude sera très prochainement refilée aux créanciers qui vont se rendre compte de manière imminente que ce défaut de paiement annoncé est bien plus leur problème que celui de leurs débiteurs car, outre le fait que ces créances soient du point de vue légal difficilement recouvrables en tout cas libellées en Euros, elles pourraient fort bien l’être en une monnaie locale terriblement dévaluée...

Chaque pays étant en droit de prescrire à ses citoyens ses propres lois et règles concernant leur endettement, il va de soi que la Hongrie, la Roumanie ou la Lettonie n’hésiteront pas à protéger leurs concitoyens au détriment des Banques créancières qui porteront quasiment seules en définitive le poids de leur gourmandise effrénée et immorale. Poids qui peut être potentiellement dévastateur pour elles du reste car, si dévaluation de certaines devises il y a (et à n’en point douter il y en aura !), ces dépréciations seront et devront être colossales afin de produire des effets bénéfiques sur les économies de ces pays concernés. Le Président Franklin D. Roosevelt n’avait-il pas ainsi dévalué le Dollar de 75% en 1933 pour en porter la valorisation de 20 à 33 dollars par rapport à l’once d’or et n’avait-il pas également annulé l’indexation des remboursements des dettes Américaines au métal jaune afin de soulager ses débiteurs nationaux ?

Ne nous y trompons surtout pas : la vraie bataille est devant nous et elle consistera principalement en toutes sortes de manipulations visant à rembourser certains endettements en des monnaies fortement dévaluées. Bataille qui risque de se transformer en un Waterloo politique et financier pour certains pays riches de l’Union Européenne, la seule et unique question digne d’intérêt étant : qui prendra ces pertes ?

Ces nations et entreprises endettées auraient en effet tout à gagner à convertir ces dettes dans leur monnaie nationale car maintenir un tel fardeau libellé en Euros conduirait fatalement à des faillites retentissantes d’individus et de sociétés, autant d’électeurs qui seront à l’évidence privilégiés aux intérêts bancaires étrangers - tout Européens fussent-ils ! Les pertes encaissées par les détenteurs étrangers de Dollars Américains ne sont-elles pas pharamineuses depuis l’époque où 35 dollars s’échangeaient contre une once d’or par rapport à aujourd’hui où cette même once vaut approximativement 1’100 Dollars... ?

L’Union Européenne devra se préparer à encaisser des pertes de cet ordre de grandeur dès lors qu’elle aura accepté l’inévitable, c’est-à-dire la passation d’une immense partie des dettes de certains pays Européens par Pertes et Profits... Après tout, ces Etats ayant jadis appartenu à la sphère d’influence Soviétique n’ont-ils pas été quasiment modelés par les riches nations Européennes afin de bénéficier en premier lieu à leurs entreprises nationales en quête de nouveaux marchés juteux ? L’impôt sur les profits immobiliers dans ces pays n’est-il ainsi pas ridiculement bas (1% en Lettonie) et ce dans le seul but de favoriser la spéculation alors qu’au même moment les entreprises y ont le plus grand mal à embaucher du fait de taxes dépassant les 50% ? En réalité, les "Tigres" de la Baltique ont bâti leur prospérité sur une spéculation tous azimut amplement favorisée par les liquidités Suédoises, Autrichiennes et Allemandes pendant que ces pays de l’Union appliquaient des réglementations nationales autrement plus strictes visant à freiner ces paris malsains...

La balle est dans notre camp, nous pays aisés de l’Union, dans le sens où l’avenir des relations entre l’Est et l’Ouest de notre continent dépendra de notre volonté à encourager et à motiver ces pays à orienter leurs économies (et leur fiscalité) plus vers un système solvable promoteur du travail qu’en faveur d’une construction de Ponzi basée sur la spéculation immobilière et boursière. Il est donc plus que temps de s’atteler enfin sérieusement et avec détermination à réduire la chape des intérêts financiers sur ce continent si notre souhait est d’éviter un affrontement qui opposera les générations futures immédiates, les créanciers et leurs débiteurs, les riches et les laissés pour compte de l’Europe. Si l’exemple de la débâcle Islandaise et de son référendum où 97% de ses citoyens ont refusé la mise sous tutelle du F.M.I. exigée par la Grande Bretagne en règlement de ses créances est à cet égard tout à fait significatif des déboires et heurts annoncés entre Etats riches et nations au bord du gouffre, il prouve en outre que la seule et unique voie pour soulager ces nations dans l’oeil d’un cyclone savamment entretenu par nous consiste en l’annulation pure et simple de tout ou partie importante de leurs dettes.

Il nous est en effet impossible tout à la fois moralement et matériellement d’exiger de la part de débiteurs - entreprises ou ménages - de poursuivre le paiement de leurs dettes exprimées en Euros alors qu’ils se débattent dans un quotidien constitué de valorisations immobilières déclinantes, de crédits personnels impossibles à rembourser pour cause de récession et d’une monnaie nationale en chute libre... Exit donc la technocratie Bruxelloise et les plans d’austérité stériles imposés par le F.M.I. dont les seules ambitions sont de couper les dépenses sociales et publiques vitales de l’éducation, de la santé et des autres besoins vitaux de ces populations pendant que nous (à l’Ouest et au Nord) nous nous complaisons dans notre confort et dans notre abondance !

C’est aujourd’hui que ces choix doivent être faits et qu’il est impératif de modifier dans le sens d’une solidarité accrue notre système politique et financier Européen : la stabilité et l’avenir de la construction Européenne sont à ce prix.
 

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33 réactions à cet article    


  • JL JL 27 avril 2010 10:04

    Bonjour Michel Santi, vous dites : « Exit donc la technocratie Bruxelloise et les plans d’austérité stériles imposés par le F.M.I. »

    D’accord, mais comment faire ?


    • aetius320 27 avril 2010 10:21

      Bonjour, Monsieur Santi.


      Je vous site : « il prouve en outre que la seule et unique voie pour soulager ces nations dans l’oeil d’un cyclone savamment entretenu par nous consiste en l’annulation pure et simple de tout ou partie importante de leurs dettes. »

      Cette phrase était la conclusion logique de vos tous premiers articles sur la crise mais vous nous avez patienté longtemps. Enfin, heureux de vous entendre énoncer une règle historique. Passé un certain seuil, que tous les pays de l’OCDE ont dépassé je crois, la dette est destinée à ne jamais être remboursé . Il y aura soit banqueroute, soit inflation.

      • Philou017 Philou017 27 avril 2010 23:55

        C’est aussi la solution que je préconise depuis longtemps. Abolition de toutes les dettes des états, nationalisation généralisée des banques.
        Apres cela on peut fait repartir l’économie sur des bases saines : production = besoins véritables = profits redistribués.
        Ca ruinerait quelques troupes d’actionnaires et de financiers, mais ca , est-ce vraiment important ?


      • Gabriel Gabriel 27 avril 2010 10:23

        Le système capitaliste c’est l’esclavage des populations par les marchés financiers. Continuer en ce sens c’est faire une injection létale aux environnements productifs, créateur de richesse, de chaque pays. Il faut faire table rase des dettes de toutes les nations, riches ou pauvres. Réenclencher modérément la planche à billet afin de refaire un partage équitable des richesses. Fouler au pied le FMI usurier mondial, remettre chaque banque centrale sous le contrôle des états et des populations. Appliquer des règles et des contrôles stricts sur les mouvements spéculatifs des bourses mondiales. C’est au prix d’une telle révolution que nous éviterons les révoltes et conflits qui se profilent. C’est de l’utopie de survie avant un inévitable massacre.


        • sisyphe sisyphe 27 avril 2010 17:24

          Par Gabriel (xxx.xxx.xxx.98) 27 avril 10:23

          Le système capitaliste c’est l’esclavage des populations par les marchés financiers. Continuer en ce sens c’est faire une injection létale aux environnements productifs, créateur de richesse, de chaque pays. Il faut faire table rase des dettes de toutes les nations, riches ou pauvres. Réenclencher modérément la planche à billet afin de refaire un partage équitable des richesses. Fouler au pied le FMI usurier mondial, remettre chaque banque centrale sous le contrôle des états et des populations. Appliquer des règles et des contrôles stricts sur les mouvements spéculatifs des bourses mondiales. C’est au prix d’une telle révolution que nous éviterons les révoltes et conflits qui se profilent. C’est de l’utopie de survie avant un inévitable massacre.

          Pas mieux.

          Ça fait plaisir de voir qu’on commence à être nombreux pour enfoncer ce clou ; seule façon d’IMPOSER la vitale réforme monétaire, puisqu’elle ne viendra jamais des instances dirigeantes mondiales, trop tenues à la gorge par les mafias bancaires et financières.


        • jmcn 3 mai 2010 19:42

          Je rajoute l’interdiction totale de la spéculation qui est un vice financier servant à faire de l’argent avec de l’argent.

          Si ce qui est écrit là n’est pas fait alors d’ici quelque temps ça va être une horreur sans nom.

          Ubu ?


        • BA 27 avril 2010 10:46

          Je commence à trouver désagréable les accusations proférées contre l’Allemagne.

          Je ne veux pas défendre le gouvernement allemand, mais je voudrais rappeler que l’Allemagne est elle-aussi surendettée.

          D’après le FMI, la dette publique de l’Allemagne sera de 91,4 % du PIB en 2014.

          Alors arrêtons de faire croire que l’Allemagne roule sur l’or, et qu’elle est égoïste en ne voulant pas prêter à la Grèce.

          Mettons-nous à la place des Allemands : il faudrait que l’Allemagne se surendette encore plus, pour prêter à la Grèce 8,4 milliards d’euros à fonds perdus.

          L’Allemagne ne VEUT pas prêter à la Grèce.

          Et même si l’Allemagne voulait, l’Allemagne ne POURRAIT pas prêter à la Grèce.

          Non seulement l’Allemagne est surendettée, mais en plus les communes allemandes elles-mêmes sont surendettées.

          L’Allemagne a le plus grand mal à régler ses propres problèmes économiques et financiers, alors comment voulez-vous qu’elle prête 8,4 milliards d’euros à la Grèce (qui est bien incapable de rembourser quoi que ce soit) ?

          Lisez cet article daté du 2 février 2010 :

          Allemagne : de nombreuses communes au bord de la ruine.

          Les communes allemandes ont une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme sur leur situation financière désespérée mardi, et prévenu qu’un certain nombre d’entre elles étaient « au bord de la ruine ».

          La fédération allemande des communes table sur un déficit cumulé de 12 milliards d’euros cette année, le plus élevé de l’après-guerre.

          La crise économique et financière a sérieusement amputé leurs revenus, dont la taxe professionnelle, proportionnelle aux bénéfices des entreprises, représente le plus gros. Les recettes fiscales de la taxe professionnelle ont chuté de plus de 18 % sur un an en 2009.

          En parallèle les dépenses des communes, auxquelles incombe notamment une partie de l’indemnisation des chômeurs, ont augmenté.

          Et cette tendance devrait nettement s’aggraver cette année alors que le marché du travail allemand, pour le moment relativement épargné par la crise, va se dégrader.

          « Nous allons devoir faire face à la deuxième vague de la crise », a prévenu Petra Roth, présidente de la fédération et maire de la capitale financière du pays, Francfort (ouest), lors d’une conférence de presse.

           

          http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00226984-allemagne-de-nombreuses-communes-au-bord-de-la-ruine.htm

           


          • Triodus Triodus 27 avril 2010 15:17

            Mwouais.. Et pour ça aussi que les Allemands (pardon, leur gouvernement) font les « fonds de poubelle » avec les Français et les Italiens en s’échangeant des listings douteux et volés de contribuables (euh, de pigeons) « indélicats » ?

            Bravo.. Presser ses propres citoyens, taper sur ses voisins en les traitant de « PIGS » - très délicat comme appelation ! Toute la subtilité du Metwurzt -

            Pas très défendable tout ça.


          • Marc Bruxman 27 avril 2010 14:20

            D’un autre coté les grecs ont rendu un fiers service à l’europe en servant d’épouvantail. Un affaiblissement de l’euro est finalement dans l’intérêt de tous les pays européens ou presque.

            Pour l’ex-europe de l’est cela va effectivement être plus problématique et il est vrai que la Hongrie (pour parler du seul cas que je connais) fait grise mine en ce moment. Les prêts en euros sont une catastrophe pour ces pays (et pour nous). Mais ce pays peut encore largement réformer certaines structures issues du communsime pour gagner en compétitivité.

            Pour ce qui est de nous pays « riches » d’europe, il va y avoir des choix à faire et ces choix vont être difficiles. Mais on a aussi bcp de gras à tailler. Rien qu’à voir le budget communication des collectivités locales, il y a bcp de dépenses inutiles qui vont pouvoir être éliminées sans grand risques. Le gouvernement en ce moment paie de la pub à la radio pour la réforme sur les retraites, paie des sites pour venter HADOPI, etc, etc, ... Tout ce budget com’ n’a pas lieu d’être. Quand aux communes, elles font de nombreuses dépenses de social plus ou moins fumeuses. Si on taille dans ce gras sous l’impulsion de la crise, ca peut être une bonne occasion pour l’europe de repartir du bon pied.

             


            • sisyphe sisyphe 27 avril 2010 17:27

              Par Marc Bruxman (xxx.xxx.xxx.123) 27 avril 14:20

               Quand aux communes, elles font de nombreuses dépenses de social plus ou moins fumeuses.

              Le social, pour Bruxman, est ... fumeux...

              en revanche, l’enfumage, lui, est libéral....

               smiley


            • BA 27 avril 2010 14:46

              Mardi 27 avril 2010 :

              Grèce : le recul du PIB pourrait dépasser 2 % en 2010.

              La Banque de Grèce, qui tablait jusqu’à présent sur un recul du PIB de 2 % en 2010, a estimé mardi que la récession pourrait être supérieure compte tenu du « grand niveau d’incertitude » entourant le redressement de l’économie du pays.

              Un « recul » du PIB « plus grand » que celui prévu par la Banque de Grèce dans son dernier rapport, soit 2 %, « est très probable du fait des conditions actuelles, caractérisées par un grand niveau d’incertitude », a indiqué le gouverneur de la Banque de Grèce, Georges Provopoulos, devant l’assemblée générale de la Banque centrale.

              http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=a0d397e2fe4f1ce359bc531e0be58c2d


              • BA 27 avril 2010 15:42

                Mardi 27 avril 2010 :

                Grèce : le taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans atteint ... 15,04 %.

                http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND


                • aetius320 27 avril 2010 16:29

                  ça commence à sentir le sapin pour la gréce ou pour ces créanciers...


                • robespierre55 robespierre55 27 avril 2010 17:25

                  Sortir de l’Europe.

                  Pas d’autre terme à l’alternative. Non, non.


                  • sisyphe sisyphe 27 avril 2010 17:56

                    Saine réaction du peuple Grec :

                    Grève générale des secteurs public et privé en Grèce

                    La Fédération des fonctionnaires grecs (ADEDY), a décidé mardi de se joindre à la grève du 5 mai dans le secteur privé annoncée plus tôt par la Confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), a indiqué une porte-parole de l’ADEDY.

                    « Nous avons nous aussi décidé, il y a peu, de nous joindre au mouvement le mercredi 5 mai », avait déclaré un peu plus tôt à l’AFP une porte-parole de la GSEE.

                    La GSEE, comptant 1 million d’adhérents, a en outre indiqué, dans un communiqué, avoir pris la décision de se joindre au mouvement de grève, afin de « repousser les chantages néolibéraux et les exigences de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international pour niveler les droits sociaux et économiques des travailleurs ».

                    Exemple à suivre...


                    • Philippe D Philippe D 27 avril 2010 18:01

                      En effet, une bonne grève je pense que ça les aidera bien à remonter la pente.

                      La grève c’est super, ça résout tous les problèmes économiques.

                    • sisyphe sisyphe 27 avril 2010 19:13

                      Eh oui....

                      Une bonne grève générale, illimitée, une manifestation de la résistance active, civile, civique, au pouvoir des prédateurs financiers, comme le référendum des Islandais, pour sortir du cycle infernal endettement - coupes sombres dans les droits sociaux et économiques ; la SEULE solution !

                      Ah, je sais que pour un bon libéral, qui ne voit des travailleurs que quand il y a des grèves et des manifestations, mais jamais quand ils produisent les richesses, ça soulève des haut-le coeur, mais, comme le disait Camus ; « la désobéissance civile, si pratiquée par un grand nombre de personnes, est une arme politique d’une immense puissance, une arme capable de paralyser l’apparat répressif de la dictature. Une forme de lutte sans effusion de sang, accessible à tous. »
                      Et comme il s’agit bien, en l’occurrence, d’une dictature ; celle des puissances financières et des mafias bancaires (cf à ce sujet, les actuelles plaintes déposées contre Goldman Sachs), il s’agit de se servir des armes les plus efficaces.

                      Désolé pour vos potes banksters, Philippe...
                       smiley


                    • rastapopulo rastapopulo 27 avril 2010 19:27

                      L’austérité sans souveraineté économique (dépenses en infrastructure et technologie) ne sert aussi à rien. 


                    • Philippe D Philippe D 27 avril 2010 23:22

                      Justement j’organise une collecte pour tous mes potes traders qui ont beaucoup perdu l’année dernière et qui ne pourront pas changer de Porsche.


                      Si vous aviez 100.000 ou 200.000 Euros à verser au pot ça serait très sympa.
                       
                      Sérieux vous êtes très con Sysiphe (sauf votre respect).
                      Les pauvres grecs sont dans une mauvaise situation, de leur faute et de celle de leurs dirigeants, mais la grève n’arrangera rien.
                      Bon si vous pensez le contraire vous pouvez verser les 200.000 Euros sur leur compte, tant pis pour la nouvelle Porsche de mes potes.
                      La mienne est neuve, alors hein, je m’en fous.

                    • sisyphe sisyphe 28 avril 2010 12:58

                      Par Philippe D (xxx.xxx.xxx.168) 27 avril 23:22

                       
                      Sérieux vous êtes très con Sysiphe (sauf votre respect).
                      Les pauvres grecs sont dans une mauvaise situation, de leur faute et de celle de leurs dirigeants, mais la grève n’arrangera rien.

                      Ben voyons !
                      Les retraités grecs (la « génération 600€ »), ainsi que la majorité du peuple Grec (dont le revenu moyen est inférieur à celui des Français), s’est mise à flamber, en achetant des marinas pour y faire mouiller leurs yachts en ébène, avec fêtes au champagne et poules de luxe, n’est-ce pas ?

                      Et la majorité du peuple grec s’est livrée à une telle gabegie, qu’on ne distingue plus les traders des prolos ; maintenant, faut qu’ils payent la note...

                      Pareil pour les Espagnols, les Portugais, l’Irlande, bientôt la France, la Grande Bretagne ; que des flambeurs impénitents, qu’il est temps de punir de leurs excès...

                      Et c’est moi qui suis con ! smiley

                      Vous, mon pauvre Philippe, vous êtes un sacré enfoiré (pour être poli), d’ accuser les VICTIMES d’un système global d’exploitation, d’oppression, de mise à sac du monde et des citoyens, par des mafias financières et bancaires que vous défendez, oui, malgré votre ironie à 2 balles ; c’est la réalité ; vous êtes un défenseur du système libéral qui met les peuples à l’agonie, et vous préconisez de serrer un peu plus la vis ; pour vous dire ce que je pense, vous êtes un foutu connard.

                      Pas un instant de dénonciation des VERITABLES responsables de toutes ces crises frappant l’ensemble des pays européens et mondiaux, pas une remise en cause d’un système financier dictatorial tenu entièrement par des mafias (à propos, vous êtes au courant des plaintes déposées contre Goldman Sachs ? smiley ) ; non, monsieur Philippe D, lui, droit dans ses bottes de kapo de tortionnaires, désigne à la vindicte les victimes, se gardant bien d’égratigner les vrais coupables.

                      Alors, deux solutions ; soit, vous êtes, effectivement, un de ceux qui profitent de cette mise à sac de la planète, et de la mise à genoux de ses citoyens, et votre cynisme ne se justifie que par vos propres intérêts,
                      soit vous êtes l’idiot utile de ce système, de ces mafias, en l’avalisant, et en vous situant du côté des exploiteurs par ; idéologie, bêtise, cynisme, connerie (au choix).

                      Bref, un être nuisible, qui, j’espère, sera mis, avec ses congénères, hors d’état de nuire, par la juste révolte des citoyens victimes d’une crise entièrement déclenchée et sous la responsabilité des puissances que vous défendez.
                      Grèves, oui, et pas que : résistance populaire passive et active, soulèvements, au besoin, pour mettre fin à la dictature et à l’oppression de ce système dégueulasse que des abrutis comme vous continuent à défendre.

                       


                    • sisyphe sisyphe 28 avril 2010 20:09

                      Tiens ; en parlant de « faute » et de responsabilités, un petit éclairage...

                       L’affaire Goldman Sachs pour les nuls


                    • sisyphe sisyphe 27 avril 2010 20:11

                      Bien analysé...

                      La suite ?

                      Soit, on continue de bosser de plus en plus, pour être payé de moins en moins, en fermant sa gueule, en acceptant la dictature financière libérale, et on l’a de plus en plus dans le cul,
                      soit les peuples se mobilisent par tous les moyens possibles ; grèves générales illimitées, résistance civile, passive ET active, pour IMPOSER une réforme monétaire, financière, qui supprime la dette des états, supprime le pouvoir de création monétaire aux mafias bancaires et financières, remette ce pouvoir aux banques centrales , contrôlées par les états et les citoyens, et desserre l’étau dans lequel le libéralisme tient tous les pays à la gorge, et on remet l’économie sur des rails réels, en supprimant le pouvoir de la spéculation, et l’économie et la finance virtuelles, et on rétablit le droit des citoyens à recevoir le juste fruit des richesses qu’ils produisent.

                      Pas d’autre choix ; l’égorgement progressif, ou la juste révolte, pour permettre une plus grande justice ; financière, économique, sociétale, sociale.

                      C’est le moment ou jamais de voir si les citoyens du monde ont encore les couilles de défendre leur survie.


                    • Philou017 Philou017 28 avril 2010 00:00

                      Bon, qui connait la suite ?
                      Je sais pas. Regarder s’écrouler le système avec philosophie. Qu’est-ce qu’on en a à faire. C’est pas notre système c’est le leur.


                    • deovox 28 avril 2010 00:43

                      @ Chantecler

                      la suite faut attendre que les frigos et les estomacs soient vides. d’ici la la fete continue


                    • Proudhon Proudhon 27 avril 2010 20:37

                      La Solution passera par la Révolution. Pas d’autre alternative au nazisme néolibéral...


                      • BA 27 avril 2010 21:02

                        Mardi 27 avril 2010 :

                        Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 10 ans : 9,78 %.

                        http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

                        Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans : 15,35 %.

                        http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND

                        La question n’est même plus de savoir si la zone euro va exploser.

                        La question est maintenant de savoir quand la zone euro va exploser.


                        • Christoff_M Christoff_M 28 avril 2010 02:09

                          Les Edge Funds pourris existent toujours et ils spéculent sur les céréales, le pétrole, ce n’est pas nouveau...

                          Mais maintenant sur la chute de l’Euro !! un fond Nordique important a déjà gagné 100millions depuis que la monnaie dévisse par rapport au dollar... à votre avis qui à intérêt à ce que l’Europe s’effondre en ce moment, pourquoi le FMI se pointe t il pour prêter à 9% ( pour spéculer comme il le fait toujours, pas pour aider le pays)...

                          Nos présidents européens sont bien mous, on imagine même pas la présidence de la Belgique !! Ne parlons pas de Van Rompuy et Barroso dont on se demande si ils ne sont pas des taupes au service de l’étranger !!

                          Qu’attendent Merkel, Brown, Sarkozy, Berlusconi pour attaquer les mafieux spéculateurs et dénoncer les pays foireux en Europe qui jouent les taupes dans les banques, style iles Anglaises et Luxembourg ou Monaco !!

                          Il faut croire que toute cette élite européenne Sarkozy en tête n’a pas les mains propres, et rechigne à attaquer les planques à spéculateurs et truands financiers, eux même ayant des fonds propres placés dans ces paradis européens... la plus part des fonds gagnent de l’argent sur la crise et la chute de l’Europe, difficile à comprendre pour des non initiés,

                           mais c’est la triste réalité de l’économie mondiale de 2010, économie des truands financiers, et des blanchisseurs d’argent sale.. on st loin de la vertu annoncée en trompe l’œil par les portes paroles, hommes sandwiches de la finance mondiale à savoir Sarkozy, Obama, DSK, Trichet qui porte bien son nom, et Barroso la taupe des américains et des israeliens à la tete de cette Europe qui n’est qu’un leurre et une piste de jeux pour tous les escrocs financiers amis de la gouvernance mondiale !!!


                          • zadig 28 avril 2010 06:07

                            Monsieur l« expert »

                            S’il vous plait, lachez un peu les baskets à l’euro et l’Europe.

                            Je vous propose un sujet d’article : « L’impact de la faillite Grecque sur la Suisse.

                            Petit rappel : La suisse est le deuxième (ou le premier) partenaire financier de la Grèce.

                            Pas étonnant : »Ou sont placés les euros des fraudeurs Grecs"


                            • chmoll chmoll 28 avril 2010 07:28

                              ça vas bétot sentir la graisse brulée


                              • zadig 28 avril 2010 08:12

                                Monsieur l« expert »

                                Petit complément : (selon Médiapart )

                                "Les banques françaises détiendraient ainsi 75 milliards d’euros de dettes grecques, y compris à l’égard du secteur privé, selon la banque des règlements internationaux (BRI). Le Crédit agricole, qui a pris possession de la banque grecque Emporiki il y a trois ans, est en haut de la liste, semble-t-il. 

                                Les banques suisses seraient exposées à hauteur de 64 milliards, et les banques allemandes à hauteur de 43 milliards. La banque allemande HypoRealEstate, qui a dû être renflouée l’an dernier par le gouvernement, a révélé détenir 7,9 milliards de créances sur la Grèce".


                                • mariner valley mariner valley 28 avril 2010 08:21

                                  Moi j’aimerais bien qu’on m’explique ce qui justifie :

                                  1- que nos amis parlementaires européens touchent un salaire aussi énorme, sachant que leurs frais sont en grande partie payes.
                                  2-J’ai récemment vu (faut que je retrouve la source) que pour leur retraite ils n’avaient même pas besoin de cotiser......ou a t-on vu un truc pareil qui soit viable.....

                                  C’est sur que quand on paye des gens avec des parachutes dores, alors que l’Europe, clairement, est en train de se crachée, il ne faut pas s’étonner du résultats.
                                  A ce rythme, l’Europe dans 3-4 ans explose avec un retour a l’isolationnisme , avec des mini guerres civiles par-ci par-la...
                                  C’est bien dommage car a la base cela demeure une évolution.


                                  • pmxr pmxr 3 mai 2010 11:59

                                    Les choses sont simples finalement ... sauver les banques pas les Greques ! Le plan de redressement de la Grece ne tient pas la route. Bref fin de la partie ! smiley


                                    • jmcn 3 mai 2010 19:22

                                      Le système financier est une folie collective pensée par des gens qui avaient suffisamment d’influence pour que leur dessein se concrètise. Cela date du du début du 20 siècle avec l’apparition de la FED crée sous l’influence de JP Morgan et d’un des Rockefeller.

                                      C’était mort dès le départ parce que ces deux là ont arrangés un système ubuesque pour s’en mettre plein les poches de telle manière que l’impôt fédéral américain ne serve qu’à rembourser les intérêts des crédits émis par la FED. Ce n’est que parce l’argent émis finit de toute façon dans la poche des intérêts privés dirigeants la FED que régulièrement le système se retrouve exsangue. Et il y a tellement de pouvoir dans ce monstre qu’aucun politique n’a pu le démanteler.

                                      Le documentaire suivant est édifiant :
                                      http://www.dailymotion.com/user/zgump/video/x5b01t_america-from-freedom-to-fascism-17_news

                                      Il faut repenser tout le système monétaire et financier : intégralement.
                                      Cela passera par :

                                      • Nationaliser toutes les banques.
                                      • Interdire la spéculation : Faire de l’argent en organisant la raréfaction de ce don la société a besoin est un crime contre celle-ci et en plus ne produit rien d’abondant en retour. C’est un non sens social.

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