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Accueil du site > Actualités > Economie > Face à l’économie de la complexité : une politique dogmatique et une (...)

Face à l’économie de la complexité : une politique dogmatique et une « justice » privée de principes

Ayant abandonné clairement l'utopie d'une politique dominant l'économie et (sans doute moins clairement) une économie "libérée" de l'entrave que constituerait le politique nos sociétés dites "dévelopées" évoluent aujourd'hui dans un environnement hybride de plus en plus difficilement compréhensible et cernable. Les dernières décennies semblent marquer l'avènement d'une "ère de complexité" qu'on peut expliquer par l'interdépendance des diverses économies auquelle notre intelligence a répondu par un regain de technicité sectorielle au détriment d'une compréhension globale.

Face à cela il apparaît que le Politique, l'autorité en charge de la maitrise des conflits dans la communauté pour préserver l'ordre social, est impuissant intellectuellement à maitriser un tel ensemble complexe. Ceci est de plus en plus évident dans la mesure où ses capacités intellectuelles de compréhension et ses moyens matériels d'action sont respectivement orientées et bornés par cette complexité économique. Devant l'impératif d'offrir l'apparence de la maitrîse de l'ensemble au corps social, le Politique (par l'intermédiaire de la politique politicienne) semble se tourner vers une vision dogmatique, ou inspirée par des dogmes, plus apte à masquer son impuissance. Ceci n'est pas, à mon sens, une démarche consciente mais plutôt le fruit d'un réflexe psychologique : Celui qui impose de revenir à des fondamentaux (ou posés comme tel) face à une situation qui nous échappe (un peu à la manière d'un étudiant qui ne maitrîse pas son oral et s'en tiendrait à réciter la base).

Si le Politique est impuissant, peut-être la Justice pourrait-elle venir à notre secours face à une telle complexité dénuée de principes moraux clairs. Mais malheureusement si la Justice semble philosophiquement offrir beaucoup de solutions théoriques à tous nos malheurs, elle est beaucoup moins fondatrice et constructive (sinon active) quand il s'agit de maîtriser l'accroissement exponentiel et rapide de la complexité sous toutes ses formes dans nos sociétés. J'y vois la cause dans l'impuissance de l'autorité publique qui a entrainé à sa suite la justice, qui y est fortement liée. En tentant de répondre de manière technique à une complexité grandissante dans le cadre de ses mécanismes classiques, inadaptés à un tel bouleversement des cadres temporel et spatial, la justice y a dilué une part des principes que le Politique avait avant elle abandonnés ou assouplis (Déréglementé pourrait-on dire).

Poussons la réflexion plus avant...

On peut tout d'abord s'interroger sur la source de cette complexité et de cette apparente complexification récente. Je pense que l'on peut en identifier la cause dans la nature même de la science économique et les évolutions récentes que celle ci a traversées :

- Science humaine basée sur les sciences exactes, la science économique repose sur un équilibre délicat qui doit lui faire saisir une multiplicité de réalités humaines, parfois contingentes en tout cas évolutives au gré de l'avancée de la technique et de l'évolution globale du cadre macro et microéconomique. Cet équilibre délicat à trouver se manifeste encore plus lorsque l'on cherche à en cerner la finalité, la portée : l'économie est elle un instrument au vu de la réalisation d'intérêts individuels ou au vu de la réalisation d'un intérêt collectif ? Dans le dernier cas quel est il ? Une impulsion lançée d'en haut correspondant à la vision politique d'un projet de société ou une somme des intérêts individuels ? En l'absence de réponse définitive la réalisation des intérêts individuels peut elle être contrariée par la mise en oeuvre d'une volonté politique ou alors ces intérêts peuvent ils vicier et compromettre la réalisation d'une volonté politique axée sur la recherche d'un intérêt collectif ?

Toutes ces questions montrent à elles seules la complexité d'une telle matière, la science économique fourmille d'outils dont l'usage est technique et délicat du fait qu'ils reposent sur des sciences exactes.

Ce constat s'inscrit dans un cadre philosophico-politique ou de plus en plus de marge semble laissée à l'homme pour la réalisation de ses intérêts propres, il a donc en mains des outils de plus en plus nombreux et variés pour réaliser ses propres objectifs. Malheureusement ce côté, qui peut être positif en tant que tel, peut s'avérer assez néfaste lorsque les outils à disposition de l'homme comportent des vices ou sont intrinsèquement contraires à des objectifs communs. C'est alors au politique de prendre le relais en attendant que la science économique puisse elle même corriger ses outils en conciliant liberté individuelle et intérêt collectif, pour se faire ses armes principales sont la réglementation (qui se veut juste) qui s'exprime normalement par le biais de la justice.

- Il faut ajouter que l'économie est sans doute plus marquée que d'autres sciences humaines par l'idéologie. Ceci résulte de l'histoire et du rôle qu'ont assignée les grandes idéologies et systèmes de pensée à l'économie. Si aujourd'hui, on peut penser que les "grandes idéologies" sont mortes, l'économie reste marquée par de vieux réflexes de pensée. On peut schématiser un axe allant du libéralisme économique le plus débridé en tant que composante clé du libéralisme philosophico-politique au dirigisme le plus autoritaire. Une partie du propos sera de considérer que si les idéologies ne sont plus à la source même de la construction de l'économie, elles ne l'impulsent plus, ne parviennent plus à l'aiguiller, presque même à l'expliquer. Elles ressortent de manière indirecte à travers des dogmes pour y réagir en période de crise notamment.

- Les sources de cette complexité sont assez connues : La mondialisation des échanges, des fluxs, la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des personnes ont décuplé les possibilités d'accomplissement, de réalisation d'intérêts pécuniers personnels pour de multiples acteurs économiques (particuliers, entreprises...) et ont fait émerger de nouveaux acteurs (multinationales, holding, trust...) qui sont les moyens et le cadre de l'établissement de nouveaux outils (ingénierie financière, montages complexes etc...). Ce développement s'est accompagnée d'une dérégulation assez nette accomplie à la fin des années 70 et dans les années 80, qu'on analysera comme un recul dogmatique du politique fondée sur des inspirations néo-libérales.

Ce recul a tenu la politique assez éloignée de son rôle d'apaisement des conflits et de maitrîse de l'ensemble économique et social. Les crises financières se sont succédées assez rapidement sur la période jusqu'aux années 2000 avec un double effet pervers : 1° une instabilité financière et économique chronique dont l'aboutissement ultime se trouve dans la crise actuelle // 2° Un besoin de technicité pour répondre à ces crises qui a conduit à une interpénétration de plus en plus marquée de la finance dans la politique et qui se traduit dans sa forme ultime par le rôle de plus en plus marqué des instances économiques et financières internationales, des ministères des finances et du budget et par le développement exponentiel des conseillers ministériels issus du monde de la banque, de l'assurance, de la Bourse et du recours à des cabinets privés.

=> Pour résumer l'instabilité s'est immiscé au sein de l'autorité en charge théorique de la maitrîse globale de cette complexité. Il y aurait du avoir une réaction, mais l'esprit du temps étant à la privatisation il semble que la gestion des risques et des conflits ait été privatisée elle aussi. On passe d'un État stratège à un État garant en dernier ressort de l'erreur du privé.

* Néanmoins, le Politique n'est pas resté les bras croisés face à un enchainement de crises multiples, il est néfaste pour tout pouvoir politique que la conjoncture ne soit pas bonne. Malheureusement ses efforts se sont portés sur la conjoncture et non plus sur la base. Quand bien même il a tenté d'en revenir à la base il s'est heurté à son impuissance et, appuyé par les conseils d'acteurs issus de la période de dérégulation, a ainsi reproduit les schèmes mentaux, les postulats et les dogmes de la mentalité de cette période (Ceci n'est pas une incitation à plus ou moins encore de réglementation simplement peut être que la clef réside dans une dérégulation différente et plus efficace, peut être que non). Le fait est que le Politique a perdu son rôle d'apaisement, d'impulsion, et sa hauteur de vue pour se retrouver indéfectiblement liée à cette "ère de la complexité" dont il n'a pas su s'éloigner à temps.

J'en prend pour preuve l'aspect institutionnel et organique évoqué au dessus, mais aussi plusieurs éléments matériels à savoir la confusion entre dettes privées et dettes publiques qui a commencé bien avant les crises actuelles et étaient en fait inhérentes au système monétaire international notamment en Europe dans le cadre de l'Union Européenne. La même observation vaut pour la fluctuation du cours des matières premières sur laquelle le pouvoir politique apparaît de plus en plus impuissant etc...

* Que pouvait on attendre face à un tel état de fait ? Et que semble-t-il s'être passé réellement ?

- Face aux réformes mises en oeuvre dans les années 70-80, il semble y avoir eu depuis une explosion des inégalités et une instabilité financière chronique auquelle l'ingénierie financière n'a répondu que par des mécanismes de couverture individuelle ou institutionnelle. Cela sans répondre aux causes même de cette instabilité qui résultaient des réformes initiales qui avaient été mal réalisée en retirant au Politique et à la Justice ses moyens d'action, de coercition et d'encadrement général de manière somme toute trop qualitative (sinon quantitative).

- On aurait pu s'attendre plusieurs choses : une remise en cause de certains postulats économiques qui aurait du être adaptés à un contexte international évolutif du fait de la concurrence généralisée et de ses conséquences politiques et sociales ; une réappropriation de la direction d'ensemble et de la conciliation des objectifs et de la maitrise des conflits par l'autorité politique par le biais d'un droit assez solide pour répondre au moins via des principes clairs à une situation mouvante difficilement appréhendable ; l'émergence d'une pensée économique renouvelée inspirée par les conséquences des crises...

- Que s'est-il passé ? : Le Politique s'est englué dans la technicité de la matière économique et financière au détriment de la fixation de principes clairs permettant d'en maintenir une certaine cohérence et d'harmoniser intérêts individuels et intérêt collectif. Il a été conseillé et est toujours conseillé par des personnes issues d'une éducation reflétant la mentalité en vigueur dans les années 70-80 (pas de complotisme, simplement le constat que leur formation s'est effectué dans un cadre particulier). La confrontation de théories économiques confirmées par les faits avec des théories infirmées par les faits et les crises n'a eu qu'imparfaitement lieu et bloque le renouvellement qui semble nécessaire en ces temps troublés. L'essentiel de la confrontation d'idées pour la fixation d'un droit régissant cette myriades d'activités complexes s'est achevée par un consensus mou dépourvus de réels principes et de coercition.

- Pistes d'explication : Comme on l'a évoqué le conseil issu majoritairement du privé a fait principalement prévaloir des intérêts privés au détriment de l'ancienne élite administrative (je ne dis pas que l'autre élite aurait fait mieux, je constate qu'il y a eu une perte de sens commun). L'ultra représentativité de cadres issus de la finance et d'un modèle de pensée dominant n'a pas été propice à une réelle remise en question. Je fais ici appelle à ce que Spinoza (et utilisé par Frédéric Lordon) nomme conatus (la puissance propre et singulière de tout « étant » à persévérer dans cet effort pour conserver et même augmenter, sa puissance d'être). Cet "étant" issu d'un même monde (même école, même mentalité, même pensée économique à peu de nuances près) disposant d'une puissance d'influence considérable déploit inconsciemment cette force pour conserver et augmenter celle ci. Aujourd'hui à défaut de remise en question ce qui prévaut c'est ce que Jacques Freyssinet met en exergue en affirmant que : "Lorsque la situation s’améliore, cela prouve l’efficacité des réformes réalisées ; lorsque la situation se dégrade, cela prouve la nécessité d’en accélérer le rythme". Cette situation se voit assez bien dans les propos relatifs au traitement politique européen de la situation des "PIGS", s'ils ne s'en sortent pas c'est soi-disant car ils ne mettent pas en oeuvre les réformes assez vite.

Si on s'intéresse à ce que sont ces réformes "structurelles" on voit qu'elles sont issues des programmes de conditionnalité mis en oeuvre par le FMI pour l'octroi de prêts au tournant des années 70-80 dans la mentalité que nous avons évoqué tout à l'heure. Ce terme qui revient sans cesse est symptomatique du réflexe que j'évoquais plus tôt d'en revenir sans cesse à une base idéologique que l'on peut qualifier de dogmatique en ce qu'elle est posée comme absolue, incontestable et intangible. Si l'on peut comprendre l'idée qu'une réforme de structure soit nécessaire, il ne faut pas oublier ce qui se cache derrière et qui semble être sujet à critique et à remise en cause. Remettre en cause ce que sont concrètement les réformes structurelles n'est pas remettre en cause l'idée même de réforme en profondeur. Une confusion est entretenue par l'emploi incessant de la même expression par le monde économique, politique et médiatique (parfois sciemment, le plus souvent par simple réflexe mental).

Concernant l'adoption d'un droit mou et poreux, notamment au niveau international, cela s'explique en partie par la complexité de la matière, par la mondialisation des activités qui impose d'arriver à un consensus international qui se heurte à de multiples résistances des milieux visés qui visent à préserver leurs intérêts propres (City, Wall Street, États à faible fiscalité qui freinent l'adoption des mesures dans les instances internationales... etc etc etc...). Cela ne soulève plus réellement d'indignation dans la mesure où cela est largement rentré dans les moeurs et où cela n'est que rarement évoqué dans les médias. Un droit dépourvu de principes et de coercition est un droit poreux laissé à la merci de tous ceux qui auront l'intelligence de le contourner, en l'occurrence les milieux d'affaires, les particuliers, les entreprises (cf : mes propos sur le rapport sur l'évasion fiscale internationale).

Concernant l'absence d'émergence de théories nouvelles (il faut souligner qu'elles existent mais n'émergent pas), je ne peux que souligner la collusion entre milieu d'affaires et milieu universitaire notamment dans les pays anglo-saxons (mais pas que). Si nous sommes choqués que des laboratoires pharmaceutiques financent les études relatives à leur propre produit peut être devrions nous l'être que les recherches des professeurs d'universités européenness et américaines soient financées par des banques ou qu'ils exercent bien souvent des doubles activités et qu'ils soient captés par ces milieux d'affaires offrant de meilleures perspectives de carrière. La collusion s'étend aux médias de manière plus diffuse via les commentateurs de la vie économique : je prends 2 exemples (non pour les condamner mais pour offrir une idée de la captation d'intérêts et de la diffusion et rediffusion en boucle des mêmes schèmes mentaux. Sans remettre en cause leurs compétences respectives qui les ont conduit à cette position je tiens à signaler que Christian de Boissieu Daniel Cohen et Jean Hervé Lorenzi (que l'on voit tout simplement partout) professeurs d'économie ont tous des liens très forts avec des institutions financières ou du monde des affaires (président de conseil de surveillance, membre du conseil d'administration, "senior adviser" etc...).

Cette diffusion médiatique de schèmes mentaux (issus d'un contexte et d'une école de pensée donné) légimités par le recours à des "experts" captés et insérés dans le même milieu et favorisé par la relative impuissance d'un monde politique dont la plupart des conseillers, voire des cadres, sont issus de ce monde est une caractéristique forte de la situation actuelle.

Que peut-on espérer ? : Malheureusement pas grand chose... Il semblerait que trop d'intérêts particuliers soient en jeu, que nous en soyons à un point de non retour ou la complexité est devenue telle que nous ne pouvons que la regarder déployer ses tentacules partout sans pouvoir la comprendre dans sa logique propre et ainsi en revenir à un projet plus sain. Il faudra sans doute attendre un prochain approfondissement de la crise ou un choc particulier pour repartir sur de nouvelles bases. A moins que l'apparition de crises plus globales (eau, ressources, alimentaire) fasse pencher la balance dans un sens plus favorable à un rétablissement d'un équilibre dont je pense qu'il est rompu depuis longtemps. A force d'empiler trop haut sans se soucier de la cohérence de l'ensemble avec une base qui s'effritait juridiquement et politiquement, la tour s'effrondre-t-elle ? totalement ? Seulement dans son sommet avec une chance de consolider les bases au lieu de se précipiter à construire plus haut ?

Il convient de retrouver des principes moraux clairs qui irriguent le reste de la sphère publique et privée, sanctionnés par des règles générales fortes pour éviter de sombrer dans une anarchie économique, financière et sociale dont on commence à perçevoir les contours (j'en prends pour preuve la réglementation financière qui devient d'une telle complexité et qui n'est couronnée par aucun principe...)


2 pistes de lecture :

Manière de voir : Le monde diplomatique n° 119 Octobre-Novembre 2011 "Le casse du siècle"
Le dernier numéro d'ACTES de la recherche en sciences sociales (sur le "Conseil et l'État)
 


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (4 votes)




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4 réactions à cet article    


  • Kiergaard Kiergaard 17 août 2012 14:44

    Pardon pour les coquilles du style « à laquelle » que j’ai oublié ou le « dévelopés » du chapeau j’ai demandé la publication suite à une fausse manip avant de corriger. Bonne lecture.


    • Mycroft 17 août 2012 15:17

      Article qui essais de nous faire gober que la hausse de complexité du système économique est autre chose qu’une preuve de son absurdité première.

      Contrairement à la physique, qui gère des lois qui n’ont rien d’humaine, avec lesquelles ont ne peut négocier, l’économie ne concerne que les hommes et leur façon d’organiser leur ressources. Elle ne fait que décrire un choix humain.

      L’économie essais de faire passer ce choix organisationnel pour une obligation naturelle, pour une loi scientifique. Alors que les habillage scientifique de l’économie sont largement reconnus par les vrais scientifique pour être de la poudre aux yeux, de par l’absence de protocoles expérimentaux fiable.

      De plus, la collusion des économistes influents avec les grands possédants est une évidence. Cette collusion fait que le modèle économique dominant est fait pour favoriser les possédants (ce qu’il fait qu’ils s’enrichissent systématiquement sans apporter, de par leur personne, quoi que ce soit à l’humanité). Les économistes sont donc un clergé moderne, servant en priorité à justifier la domination financière des grands possédants qui sont eux une nouvelle noblesse.

      Vous faites des constats vrais, il faut reconnaitre cela, mais vous minimisez les fautes. La fautes n’est pas simplement le fait de se perdre dans cette complexité artificielle. La faute est d’avoir crée cette complexité pour essayer de justifier des privilège injustifiable et d’avoir fini par entrainer ce monde dans un désastre pour entretenir cet immense « WTF » alors que, dès les base, il fallait tout jeter à la poubelle pour repartir proprement.


      • Kiergaard Kiergaard 17 août 2012 16:49

        J’essaye juste de le présenter de manière autrement que pétitionnaire. Je suis bien d’accord sinon, même si ça ne perce pas dans mes propos sur la nature de l’économie et sur les intérêts individuels... Y a des fautes massives qui résultent simplement de la recherche de la satisfaction d’intérêts propres ou d’intérêts de groupes (appelons les possédants si vous voulez) mais j’étais plus dans la démarche explicative que dans le « il aurait fallu faire ... dès le début ».
        C’est ce que je dis avec la contradiction entre une science humaine qui se prétend science exacte car ses outils sont supposés se baser sur des sciences exactes alors qu’ils ne se basent que sur des postulats détournés, biaisés, faux ou servant des intérêts propres.

        Si on pouvait mobiliser 10% de ce que ceux qui décident ont comme pouvoir dans un but d’utilité générale on progresserait beaucoup. Mais à côté de cela on a des milliers et des milliers de multiples actions égoïstes qui font que chacun s’occupe de sa propre pomme en croyant pour se justifier que cela aidera à l’ensemble.

        Concernant la création de la complexité c’est vrai que j’aurai pu développer la captation de la création d’outils complexes pour ceux qui ont le pouvoir.


      • Mycroft 17 août 2012 18:13

        Mon message a été écrit suite à une lecture partielle du texte, principalement le début. Il se trouve qu’il est bien trop dur avec l’article, mea culpa donc.

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