Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Fagor-Brandt : énième victime de l’euro cher et de l’anarchie (...)

Fagor-Brandt : énième victime de l’euro cher et de l’anarchie commerciale

Après PSA, Arcelor-Mittal, Goodyear, Continental, Alcatel, Gad, avec Fagor-Brandt, la chronique des plans de licenciement se poursuit, faisant d’Arnaud Montebourg le ministre de l’effondrement productif. Il n’y a rien à attendre d’un gouvernement qui ne remet pas en cause les causes réelles de ces catastrophes.

Les vraies raisons de cette crise
 
Il est assez intéressant de constater que finalement, la plupart des reportages sur le sujet n’évoquent pas le rôle de la concurrence internationale dans les difficultés de Fagor-Brandt. Il est même difficile de trouver des statistiques sur le sujet, la Gifam, association des industriels du secteur, ne donnant pas les parts de marché par marques qui permettraient de mesurer la progression des industriels asiatiques. Mais, avec un marché stable et un chiffre d’affaires en baisse, il est évident que les problèmes de l’entreprise viennent d’une perte de parts de marché. Or le coréen Samsung veut devenir N°1 du secteur en 2015 et le chinois Haier ne cesse de gagner des parts de marché dans le monde.
 
Or ces deux concurrents, qui affichent des ambitions colossales, bénéficient d’une monnaie moins chère et de coûts de production beaucoup plus faibles, en Asie ou en Europe de l’Est, que Fagor-Brandt en France ou en Espagne. La compétition est d’autant plus déloyale que les pays asiatiques ont l’habitude de protéger leur marché intérieur, autorisant leurs industriels à réaliser de confortables profits qui leur permettent de subventionner leur arrivée sur les marchés étrangers et se faire une place au soleil en éliminant une partie des concurrents locaux, comme cela s’est fait dans l’automobile.
 
L’oubli du protectionnisme

Bien évidemment, dans sa stratégie d’occupation de l’espace médiatique, Arnaud Montebourg a reçu les syndicats hier avant le comité central d’entreprise prévu demain. Mais il est bien évident qu’aujourd’hui, la compétition est déloyale à partir du moment où le groupe produit en France, pays où le SMIC est 4 à 10 fois plus élevé que dans l’Europe de l’Est et qu’il n’y a pas ou peu de droits de douane. Comment résister aux importations venues de pays à bas coût  ? Bien sûr, il y a le haut de gamme, mais c’est une stratégie de long terme et nous ne sommes pas les seuls sur le créneau…

Il y aurait pourtant une solution toute simple : mettre des droits de douane sur les importations de produits électroménagers, qui compenseraient les écarts de coûts salariaux et sociaux. On pourrait même envisager des mécanismes solidaires. De la sorte, la production française ne serait pas condamnée dans le secteur et les 1870 emplois aujourd’hui menacés seraient sans doute sauvés, dans la durée. Mieux, cela imposerait aux concurrents de Fagor-Brandt d’investir dans notre pays et donc d’y créer des emplois. Mais, cette idée est rejetée par les partis au pouvoir et les centristes.
 
Etant donnés nos coûts salariaux et sans mesures protectionnistes, il est illusoire de penser maintenir une forte activité productive en France, à part dans des domaines à forte marge, ou ceux où nous sommes en position de force. Dès lors, les cas comme ceux de Fagor-Brandt vont continuer à se multiplier.
 

Moyenne des avis sur cet article :  4.43/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

40 réactions à cet article    


  • BarbeTorte BarbeTorte 5 novembre 2013 14:02

    Bien sur que c’est la solution qui profiterait au plus grand nombre, et elle est appliquée par de nombreux pays. Mais serait elle profitable à tous ? Il y a évidemment un certain nombre de personnes, en France, qui profitent de ces délocalisations et qui ont le bras beaucoup plus long que le vôtre.
    Quand à la stratégie du haut de gamme, elle est évidemment vouée à l’échec, hormis sur des marchés de niche. Faudrait vraiment qu’on soit con pour croire que les autres ne sont pas capables de faire la même qualité, et bien évidemment à moins cher.


    • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 5 novembre 2013 14:31

      Fagor appartient a plus grande coopérative ouvrière d’Europe La COOPERATIVE BASQUE MONDRAGON, c’est de l’économie sociale et solidaire, si cher a Mélanchon et Hamon et au PC.

      Fagor est une victime collatérale de la bulle immobilière ibérique au 800000 logements neufs annuelles aux cuisines tous équipées. C’est fini le marché c’est tarie et les emplois avec !!!


      • Pere Plexe Pere Plexe 10 novembre 2013 19:26

        Si cette faillite invalide le système des coop que faut il penser des milliers de faillites de sociétés « classique » ?


      • Peter Pan 13 novembre 2013 13:58

        Bonjour à tous,

        Etant fortement impliqué par cet article,  permettez-moi de réagir à vos commentaires. Oui, la conjoncture Espagnole n’a rien arrangée à la crise que FAGOR BRANDT (filiale française) connait aujourd’hui. Pour autant ce n’est pas la seule explication que l’on puisse donner à cet état de fait. FAGOR Group, maison mère de FAGOR BRANDT, la branche espagnole Electroménager du groupe MONDRAGON première coopérative mondiale, a aussi sa part de responsabilité. Ses insuffisances, la désorganisation qui règne dans ses rangs, ou chacun y est coopérateur (« Socios » en espagnole), l’absence de stratégie moyen et long termes, n’ont rien arrangé au destin de FAGOR BRANDT.

        Quant à penser que la production « low cost », venue d’Europe de l’est  ou surtout de Chine, aurait pu dégrader encore un peu plus cette situation est un secret de Polichinelle. La Chine est aujourd’hui un prédateur économique, c’est un fait, son droit du travail, ses lois sociales, son faible cout de main d’œuvre, son Yuan sous-évalué sont autant de facteurs qui ne laisse guère de chance aux manufacturiers Français ou Européen. D’autre part, un Euro fort, une zizanie sans fin dans les rangs de la communauté Européenne et une Allemagne, dont les intérêts économiques ne sont pas ceux de la France, qui donne le « la », n’arrangent rien à cette situation.

        Pour conclure, de mon point de vue, le schéma coopératif de FAGOR Group a montré ses limites et ses insuffisances. La Chine qui ne respecte pas les règles du jeu économique mondial, l’Europe immobile qui tergiverse …

        … la suite s’écrit sous nos yeux, pour FAGOR BRANDT et pour les autres !


      • Alex Alex 5 novembre 2013 14:33

        Pour mesurer l’étendue des dégâts, une petite expérience à la portée de tous, qui nécessite moins d’une 1/2 heure dans un magasin d’électro-ménager : regarder la plaque se trouvant derrière chaque ustensile léger (donc manipulable), et lire le lieu de fabrication.
        C’est édifiant : pratiquement tous les appareils affichant fièrement des marques européennes sont fabriqués en Asie.
        Accuser Montebourg est un peu malhonnête car c’est le seul ministre qui semble préoccupé par ce problème. Il ne peut pas être efficace car Hollande et consort sont sur la même ligne que Sarkozy dans ce domaine.


        • Pere Plexe Pere Plexe 5 novembre 2013 18:52

          Non ! Beaucoup sont fabriqués en Turquie...pays qui à bénéficié des aides Européennes.
          (Indesit, Whirlpool, Far par exemple )


        • Alex Alex 6 novembre 2013 00:56

          « Non ! »

          Si ! smiley

          Vous avez peut-être raison pour les produits que vous mentionnez, mais je parlais des ustensiles « manipulables », c’est-à-dire le petit électro-ménager que l’on peut faire pivoter pour lire soi-même les plaques qui sont à l’arrière, ce que je n’ai pas pu faire avec téléviseurs, machines à laver, frigos, etc.
          Aucun parmi les quelques dizaines de produits que j’ai vus n’était fabriqué en Turquie : tous venaient d’Extrême-Orient.
          Faites donc cette expérience que j’ai faite dans deux magasins !


        • Rincevent Rincevent 5 novembre 2013 16:18

          Mondragon est la plus grosse coopérative du monde et a représenté un cas à part dans l’industrie, la finance, la connaissance et les services. Y entrer était une assurance contre le chômage. Pourquoi ?

          On ne licencie pas un ouvrier coopérateur, puisqu’il est (à son niveau) copropriétaire de l’entreprise. (il a payé pour y entrer) La seule perte d’emploi possible est si la coopérative ferme et là c’est la cata : plus de boulot et en plus perte de ses économies (les parts sociales qu’on y avait investi). Mondragon couvre tellement de productions qu’à chaque fois qu’il y a eu une crise dans un secteur leur politique a été de faire glisser les sureffectifs là où il n’y avait pas crise. Ca a bien marché jusqu’à ce que deux éléments nouveaux viennent coincer ce système.

          D’abord, l’expansion de Mondragon qui s’est mise à racheter des entreprises « classiques » (dont le groupe Brandt) avec des employés qui eux n’avaient pas le statut de coopérateurs. Plus, comme tout le monde, l’ouverture d’usines en Chine (pas d’ouvriers coopérateurs non plus). Ensuite la crise est devenue telle (et pas que dans l’immobilier) que la maison mère ne peut plus « faire glisser ».

          A l’heure des choix, il est à craindre que les « classiques », dont Brandt, en fassent les frais en premier pour essayer de sauver le noyau coopératif de Mondragon.

          Pour avoir une bonne vue de l’importance de Mondragon : http://fr.wikipedia.org/wiki/Corporation_Mondragon


          • spartacus spartacus 6 novembre 2013 09:44

            On ne licencie pas un ouvrier coopérateur.....

            Mais dans quelle ignorance économique vous a laissé l’éducation nationale ? 
            Apple a bien licencié Steves Jobs « actionnaire créateur ». 
            Alors un ouvrier coopérateur, quand le bilan est mauvais, ouvrier coopérateur ou pas.

          • Rincevent Rincevent 6 novembre 2013 22:31

            Vous parlez d’ignorance… Je vous invite donc à vous documenter sur ce qu’est une coopérative ouvrière de production (SCOP) afin de ne pas tout mélanger. Après, on pourra éventuellement échanger.


          • Franckledrapeaurouge Franckledrapeaurouge 5 novembre 2013 17:21

            Bonjour,


            Un très bon article, qui met en lumière la politique dévastatrice pour notre pays, 
            que même l’Europe, avec la complicité des politiciens qui sont au commande 
            depuis de très (voir trop) nombreuses années.

            Je vais rajouter plusieurs choses qui me paraissent importantes :
            Dans de très nombreux départements, les employaient qui se font licencier 
            ne retrouverons pas d’emploi, ils auront droit à deux ans d’assedic, mais après ?

             Pourtant il faudra bien assurer le quotidien et nourrir les enfants.

            Pour les produits à forte marge, ou sont les investissements et la recherche ?
            Ils se diluent dans les trop nombreux pôle de compétitivité (1),
            de plus, nous exportons à tour de bras notre avance technologique (civil et militaire)
            aux profits des pays dit émergents (2).

            Nous devons revoir notre façon de produire, 
            car les ressources ne sont pas inépuisable, mais là,
            nos politiciens laissent les spéculateurs (Français et étranger) 
            détruire le tissus économique de notre pays, 
            et nous font tout simplement régressaient socialement, 
            alors que les profits eux, explosent.

            Notre pays est en train d’être dépouillé, appauvri, et malheureusement
            je ne peux que constater que le changement,
            qui devait nous remettre sur les rails, n’est absolument pas pour maintenant (3). 

            Il est urgent de repenser notre façon de vivre, 
            nous devons partager le travail, 
            préserver toutes les ressources,
            et mieux redistribuer la richesse qui est produite.

            Et puis, pour terminer, les responsables qui gèrent notre beau pays, 
            feraient bien de s’offrirent un honneur et une conduite, digne,
            respectueuse et honnête.

            Sinon .... Je crains le pire.......

            Cordialement

            Franck

            1

            2






            3





            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 6 novembre 2013 11:30

              On pourrait essayer d’indexer les rémunérations des élus européens sur les résultats économiques, et l’accompagner de mesures anti-corruption sérieuses pour éviter qu’ils aillent rattraper leur perte en se vendant au plus offrant. Mais comme ce sont eux qui se votent leur mode de rémunération, ce n’est pas près d’arriver smiley
              Pourquoi échapperaient-ils à l’obligation de résultat ?


            • spartacus spartacus 5 novembre 2013 22:36
              Que c’est beau l’économie vue par ceux qui ne savent pas lire un bilan.

              On va expliquer aux interventionnistes :
              Dans un lave linge, la matière première, la communication, les coûts de commercialisation, pèsent bien plus lourd que la main d’oeuvre.
              Dans un lave linge asiatique, le coût du transport compense largement la différence des coûts de main d’oeuvre. Impossible de faire voyager le lave linge par l’air. Le bateau mobilise pendant 2 mois la trésorerie de l’importateur et des coûts financiers énormes.

              Fagor Brand pourrait même avec des coûts supérieurs être rentable. Son vrai problème est de ne pas avoir un actionnaire riche capable de passer une période difficile, mais des gens a qui on a fait croire qu’une SCOOP était une solution. 
              Vous preteriez de l’argent à 1000 personnes ou tout le monde et personne est patron ou un seul qui sait ou il va ?


              • bourrico6 6 novembre 2013 09:57

                capable de passer une période difficile

                La mise en concurrence au niveau mondial dont l’auteur parle n’a rien d’une période difficile.
                Enfin sauf si le but est de nous faire retrouver le niveau de vie de 1914, auquel cas oui, c’est une période difficile le temps d’y arriver.

                le coût du transport

                De ce que j’ai lu, il est marginal.
                D’ailleurs, si ce n’était pas le cas, on ne ferait pas faire des milliers de km dans tous les sens à un produit.


              • spartacus spartacus 6 novembre 2013 11:17

                Le coût du transport marginal ????

                Ce qui est dommage c’est l’ignorance de ces données assez générales.

                Environ 1700 USD un contener 20 palettes FOB rendu Le Havre. départ shenzen ou ghanzou ou Buzan au mieux et selon la saison.
                3200 USD un contener 40 palettes FOB rendu Le Havre..

                Pour un lave linge il faut compter entre 88 et 150€ HT sur le poste « transit » hors valeur de la mobilisation financière pendant les 2 mois de voyage. 

              • spartacus spartacus 6 novembre 2013 16:21

                @cassino

                Vos informations sont erronées. 
                C’est bien plus de 10 fois plus.
                Le transport maritime est facturé en « unités payantes ». C’est un rapport poids/ volume. 

              • HELIOS HELIOS 5 novembre 2013 23:12

                ... encore un article qui critique l’Euro fort, alors que Fagor fait l’essentiel de ses ventes dans la zone Euro, ce qui rend neutre la valeur de la monnaie.
                Même, considerant que l’energie et les matieres premieres lui reviennent moins cher, Fagor en a profité !

                Rappellons-le, les entreprises qui « exportent » hors d’Europe ne font plus fabriquer leur produits depuis longtemps en Europe et ont delocalisé dans des pays où la main d’oeuvre est bon marché, (une delocalisation saine, puisque ce ne sont que les benefices et royalties qu’on re-importe) peu importe le cout de la monnaie.

                Les seuls qui sont penalisés avec un Euro fort, sont les entreprises qui font fabriquer dans des pays a bas coûts des produits qu’ils re-importent en Europe, c’est dire de la delocalisation predatrice, En effet, dans ce cas là, les marges qu’ils recoltent sont amputée de la marge due aux operations de change lorsqu’ils recuperent leurs benefices et royalties en Europe ! Mais le font-ils reellement ou bien gardent ils l’argent sur les marchés etrangers et les paradis fiscaux ???


                Il ne faut pas pleurer sur l’Euro fort, c’est une extraordinaire chance de pouvoir assumer une monnaie forte qui augmente le pouvoir d’achat des citoyens europeens.

                Avez vous bien compris, vous qui critiquez, qu’en plus d’avoir lessivé le tissus industriel europeen, il faudrait maintenant en plus baisser la valeur de la monnaie, sans contrepartie industrielle, pour lessiver ce qui reste de pouvoir d’achat des citoyens europeens ???


                • kimbabig 6 novembre 2013 00:48

                  L’euro fort, une chance extraordinaire ?

                  C’est une blague ?

                  La situation est simple : comme la France ne peut dévaluer la monnaie qu’elle utilise, autant par rapport au reste de la zone euro que du reste du monde, ce sont les salaires et acquis sociaux qui sont dévalués afin d’essayer de relancer une compétitivité économique Française qui continuera encore et encore de s’écrouler tant que la France restera dans l’euro.

                  Hors de question de consentir à des sacrifices pour conserver cette aberration monétaire qu’est l’euro. Les Iphone et IPad importés de Chine à prix cassés ça peut paraître sympa pour un consommateur à courte vue, mais ne pas oublier que le « 2d effet Kiss Cool » de l’euro trop fort pour notre économie c’est les plans d’austérité à la Grecque et leurs conséquences toutes plus néfastes les unes que les autres.

                  Cette monnaie nous empêche de vendre hors zone euro à cause de sa surévaluation et nous fragilise en zone euro par la sous-évaluation de produits fabriqués par un pays qui a pu imposer sa politique monétaire au reste de la zone par l’effet de l’union monétaire.

                  C’est clairement l’union monétaire qui est à l’origine de la désindustrialisation de la France, et de bon nombre d’autres pays. Les articles de J.Sapir sont éloquents à ce sujet.

                  La France n’a pas spécialement besoin d’une monnaie forte, ce n’est que de la foutaise ! C’était déjà de la foutaise à l’époque ou Laval voulait accrocher la France au « Bloc-Or », ou quand Bérégovoy a laminé l’économie française avec son Franc Fort.

                  La France a besoin d’une monnaie qui soit adaptée à son économie, qui soit gérée en fonction des besoins et attentes des Français, qui sont souvent contradictoires avec les besoins et attentes des autres pays de la zone. Raison pour laquelle cette monnaie n’est pas et ne peut en aucun cas être l’euro.

                  Il faut donc absolument se débarrasser de l’union européenne et de l’euro.

                  Rappel : la sortie de l’euro, c’est 2 millions de chômeurs en moins, 5% de croissance et plus aucun déficit en France. Rien qu’en réintroduisant le Franc.

                  25% de dévaluation du Franc, c’est seulement 7% d’augmentation du super à la pompe.

                  On pourra toujours acheter des ordiphones et des tablettes si on sort de l’euro, ils seront un poil plus chers mais fabriqués en France.


                • HELIOS HELIOS 6 novembre 2013 15:30

                  Bonjour et merci pour votre réponse.
                  Je crois que vous avez une allergie, comme moi, pour l’absence de souveraineté de notre pays. Je souhaite ardemment que nous soyons souverain dans nos décisions et d ans nos moyens. Je suis d’accord avec vous sur un certain nombre de conséquences pour notre pays si nous sortons de l’Euro.

                  Mais, cela ne veut pas dire que le niveau de change de l’Euro ou d’un éventuel futur franc, soit a place bas, très bas.

                  Il faut regarder les choses en face :
                  Qu’est ce que ca veut dire avoir une monnaie forte (et par rapport a quoi) ?
                  Cela veut dire qu’avec une unité de notre monnaie nous achetons plus de service ou de produits qu’avec la même unité à valeur faible.
                  Cela veut dire, que du pétrole, des matières premières, mais aussi des brevets, des contrats et des services… nous les payons moins cher, et au final nous profitons PLUS de ce pouvoir d’achat.
                  Cela veut dire aussi que ce que nous vendons, justement des services et des produits finis proportionnellement plus cher a cause du change (pour tout ce qui est fabriqué chez nous et vendu dans un pays qui a une monnaie différente que la notre (donc hors de la zone euro et des monnaies associées). Vous l’avez compris, chaque fois que nous exportons dans la zone euro, le change n’existe pas donc le niveau de la monnaie ne gène en aucun cas notre commerce, Sauf, a considérer que nos entreprises et nos produits « valent » moins que ceux de nos voisins… comme si la coupe d’un coiffeur du début de la rue avait moins de valeur que celle de la fin de la rue…

                  Or, la France exporte plus de la moitie de ces biens et services dans la zone euros, là ou le taux de change n’a pas d’importance, sauf a faire des « promotions » aux voisins, et importe 60% hors de la zone euro. Cela veut dire que l’impact d’une baisse du taux de la monnaie, l’euro faible donc est OBLIGATOIREMENT négatif pour nos ventes et nos achats.

                  Au final, avoir une monnaie plus faible est pour nous, français un handicap sauf… pour ceux qui « jouent » avec la monnaie et qui produisent loin de France pour revendre en France en faisant autre chose que du commerce, c’est a dire de la finance. .. justement ce sont ces entreprises là qui pourissent tout, je ne pleurerai jamais pour elle, je préfère qu’une famille ici en France paye moins cher son gaz pour se chauffer qu’aider une multinationale a faire du business avec l’esclavage du tiers monde pour nous vendre chez nous des produits que nous pourrions fabriquer ici.

                  Je pourrai vous donner des pages et des pages d’exemple, lisez par exemple cet article (Les echo » pour mieux comprendre… et pourtant ils mettent pas mal de precaution pour expliquer : http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/monnaies-et-taux/221168562/euro-fort-euro-faible-approche


                • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 7 novembre 2013 12:37

                  Ce sont les salaires et acquis sociaux qui sont dévalués : c’est l’Espagne et le Portugal au Smic a 800€ et que le FMI préconise de faire baisser de 10% !!!


                • JP94 6 novembre 2013 07:06

                  Il y a un point que vous n’abordez curieusement pas en parlant de compétitivité et de délocalisation , c’est le choix des actionnaires d’investir ailleurs .

                  Or vous ne parlez que tu coût des salaires , ce qui n’est étonnant puisque vous vous situez à droite , et effectivement votre patriotisme économique , comme celui de Montebourg , y trouve ses limites .
                  Mais il est dit plus haut la part des salaires dans le coût du produit ne fait qu’une petite partie du produit ( la France ayant justement la productivité la plus forte ) .
                  c’est bien beau de payer des Chinois ou des Turcs pas cher , mais faut voir ce qui est produit .

                  Et d’ailleurs ,puisque certains ont eu l’idée d’aller voir où étaient fabriqués les lave-linge , précisons que ceux de la marque Electrolux sont fabriqués en France et que c’est mentionné dessus , le fabricant sachant que c’est un excellent argument de vente mais déjà une garantie de rentabilité .
                  Il n’y a donc rien d’inéluctable dans ces processus d’optimisation des coûts et l’on ferme en France des usines rentables par choix , parce que casser la production permet d’accentuer à moyen terme la pression sur les salaires et tant que le rapport des forces dans le cadre de la lutte des classes qui se joue actuellement n’est pas en faveur des producteurs ( ouvriers , producteurs éleveurs agricoles etc ) alors on aura des délocalisations et accord de libre-échange avec le Canada , signés des 2 mains par Hollande , se poursuivront .

                  • BarbeTorte BarbeTorte 6 novembre 2013 13:04

                    A ce que j’ai compris, les sites français sont rentables, mais sont à l’arrêt aujourd’hui à cause de la dette du groupe Fagor


                  • JP94 6 novembre 2013 07:24

                    Désolé pour les fautes de frappe ci-dessus ( il est tôt et je pars au boulot ).


                    Autre point , gardons-nous aussi de voir dans la structure de coopérative la réalisation de l’autogestion ou la panacée contre le capitalisme , qui de toute façon détermine le fonctionnement de cette cette société .
                    On a bien pour la viande Spangero que ça n’empêchait rien .
                    Pour ma part je suis à une grosse banque , comme sociétaire . Mon poids dans cette banque est de 15€ et ce n’est pas ma voix qui préside aux choix d’investissement de cette banque .
                    Je préférerais une banque nationale où la Nation ait le pouvoir de décider d’investissements justes à l’extérieur , d’une politique de crédits réellement solidaires et productifs - au lieu d’investissements hasardeux - et de tarifs et frais bancaires qui ne me pénalisent pas .

                    • BarbeTorte BarbeTorte 6 novembre 2013 13:03

                      Spanghero, une coopérative ?

                      Spanghero = une filiale, parmi d’autres, d’une coopérative. Grosse différence.

                      En plus, dans ce type de coopérative, ce sont les paysans les actionnaires et comme charité bien ordonnée commence par soi même, ils privilégient bien évidemment leur intérêt.


                    • morice morice 6 novembre 2013 11:28

                      les émisssions genre TOP CHEF ne serviraient pas à vendre des cuisinières ?


                      ah merde, moi qui pensait.

                      elles servent à quoi alors ?

                      à meubler le vide télévisuel pour mieux fourguer le coca ?

                      • TicTac TicTac 6 novembre 2013 15:09

                        TROLL !!!!!

                        Finalement, je me demande si je ne vous préfère pas occupé à blablater à longueur de séries de XXIV.

                        Dites, juste pour voir, le fait que vos articles ne paraissent plus n’a rien à voir avec leur qualité, hummm ?

                      • morice morice 6 novembre 2013 11:30

                        « Debout les cuisinières », voilà un slogan pour nôtre extréme droitiste déguisé.


                        dupont sans aignan, ça fait une bonne marque française pourtant, non ?

                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 6 novembre 2013 13:11

                            Sortir de l’euro implique de sortir de l’ UE, ce que Debout la République n’indique jamais.

                            L’euro n’est pas une monnaie unique, mais une monnaie commune.

                            Pour que l’euro soit une monnaie unique, elle devrait répondre à toute une série de conditions qui définissent « une zone monétaire optimum », ce qui n’est pas le cas de la zone euro.

                            Tout cela est expliqué en détail dans la vidéo :«  La Tragédie de l’euro »

                            L’intérêt de l’euro, c’est de pouvoir facilement en sortir, les Banques Centrales fonctionnent toujours.

                            Les européistes essayent toujours de faire peur avec la sortie de l’ UE et de l’euro, alors que plusieurs dizaines de pays, dont la Tchécoslovaquie, ont changé de monnaie sans problème.

                            Table ronde avec Olivier Berruyer, Philippe Murer, Asselineau et Charles Henri Gallois.

                            « Y -a-t-il une vie avec l’euro ? Et une vie après l’euro ? »

                            Chaque intervention dure 1/2 heure, si vous n’avez pas le temps de tout regarder, regardez ce qu’explique Philippe Murer, tout ce qu’on peut faire quand on récupère la souveraineté et la maitrise de la monnaie.

                            Etonnant et détonnant ! ça change des débats économiques à la téloche !


                            • Chris De Baün 6 novembre 2013 13:17

                              Jamais ce qui se construit sur le mensonge ne peut durer !

                              La cupidité des lobby’s ultralibéraux de tous bords de l’U.E des yankees et de l’occident en général est entrain de transformer la planète en un vaste champ de bataille et de ruine, les peuples ont compris que leur confiance est trahie, alors ils redeviendront forts et « autonomes », ils vaincront les mécréants capitalistes car malgré sa politique et ses armes l’empire capitaliste occidental s’écroule..... ! 

                              Ça n’est point en essayant d’attraper la queue du serpent à plusieurs têtes qu’il sera vaincu et que la « fontaine » sera dégagée _ il faut donc couper « toutes » les têtes de l’hydre pour que les eaux claires et pures des s puissent enfin couler à bons flots « dans l’équité pour tous »

                              « Une fois que la vérité aura rejoint la conscience des peuples, l’empire deviendra alors l’ennemi de tous les peuples. » 

                               smiley



                              • Chris De Baün 6 novembre 2013 13:23

                                erratum : dans l’avant dernier chapitre il faut lire ; 

                                Ce n’est point en essayant d’attraper la queue du serpent à plusieurs têtes qu’il sera vaincu et que la « fontaine » sera dégagée _ il faut donc couper « toutes » les têtes de l’hydre pour que les eaux claires et pures des sources puissent enfin couler à bons flots « dans l’équité pour tous »
                                [C.C.S.... 21/11/2011 ] smiley

                                • kitamissa kitamissa 6 novembre 2013 14:11

                                  Ah merde alors, mon frigo est un Fagor en plus !!! 10 ans d’âge et comme neuf !! 


                                  • Loatse Loatse 6 novembre 2013 14:58

                                    Arnaud Montebourg s’est demené pour sauver les emplois d’alsthom en France... seulement voilà, qu’il y ait des chomeurs de plus en europe (1200 chez Alsthom) et nous serons impactés d’une manière ou d’une autre..

                                    que ce soit par la libre circulation des personnes, enfin plutot des chômeurs européens qui se retrouveront en concurrence avec les salariés français.. (ce qu’il se passe déjà, amenant une enfant d’immigrée du maghreb à Brignoles à réclamer qu’on « vire les espagnols » qui travaillent au black...) il ne faut pas chercher plus loin les voix qui vont au FN qui fait son beurre sur la misère ambiante comme bien d’autres)

                                    (j’imagine que les espagnols eux aussi sont innondés de produits chinois, indiens en électroménager, textile etc...bref qu’ils ont mis le petit doigt puis le bras dans le même processus destructeur d’emplois locaux que nous)

                                    que ce soit par la mutualisation des dettes de l’union européenne qui augmentera au fur et à mesure que les pays à taux de chomage croissant ne pourront plus honorer les leurs)

                                    Donc oui, nous sommes soumis non seulement à la concurrence entre états européens, mais aussi à la concurrence avec les pays asiatiques qui nous innondent de leur électroménager en plastique qui ont un air de produit pas fini, de leurs chaussures en pvc puant la colle et les solvants à des lieux à la ronde et de leurs vêtements d’une si piètre qualité qu’ils en sont transparents et se transforment en chiffon après seulement dans le meilleur des cas deux ou trois lavages...

                                    Seulement voilà, le protectionnisme souhaitable mais qui arrive bien tard, engendrera aussi des effets collatéraux non négligeables avec la fermeture de toutes les entreprises et commerces qui vivent de l’importation de ces denrées à bas coût.(sauf celles que l’on ne peut ni ne sait produire cela va de soi) . et elles sont nombreuses... et que ce mode de fonctionnement soit suivi par les autres nations européennes...sinon nous formerons un « pays riche » au milieu de nations affamées avec les conséquences que l’on devine...

                                    40 ans d’ouverture aux marchés asiatiques, ca ne s’arrêtera pas comme ca sans qu’il y ait de la casse..

                                    le retour à la normale ne peut se faire donc que sur le long terme.. à condition que l’enjeu soit bien compris par nos compatriotes et suivi d’actes (soit un changement de mode de consommation)

                                    Qu’une partie du profit de nos entreprises soit reversée à leurs salariés afin qu’ils puissent au moins avoir les moyens d’acheter leurs produits..

                                    elle en dit quoi la droite de l’intéressement au bénéfice des salariés ? humpf ? smiley

                                    et c’est bien là aussi le nerf de la guerre, si l’on veut une nation riche, autosuffisante, il faut bien que les consommateurs puissent avoir les moyens de consommer ce que produit le pays !













                                    • Loatse Loatse 6 novembre 2013 15:02

                                      modification : 40 ans d’ouverture aux marchés asiatiques non régulé, voulais je dire


                                      • Xenozoid Xenozoid 6 novembre 2013 15:34

                                        remettont tout en ordre, ok ?
                                        c’est quoi une anarchie financiere ?


                                        • Xenozoid Xenozoid 6 novembre 2013 15:48

                                          c’est tres bien régulé. pas d’anarchie


                                          • @lbireo @lbireo 7 novembre 2013 00:08

                                            le gouvernement n’est pas responsable de la crise mondiale, mais les victimes de tous ces licenciements vont faire grimper les chiffres du chômage.

                                            des solutions ? là tout de suite ? je n’en vos aucune.

                                            mais les faits, c’est que le crise économique n’a pas fini de nous retomber sur la g.....
                                            alors pourquoi imputer aux dirigeants quelque chose dont ils ne sont pas responsables ?

                                            dans les années à venir, employés et chômeurs vont devoir encaisser tout ça et se serrer la ceinture (oui encore plus !), la faute en incombe seulement aux responsables de cette crise.

                                            que peut-on y faire ? pas grand chose.

                                            alors tout ce qu’il nous reste, c’est prendre notre mal en patience et attendre.
                                            laisser tout ça se tasser en attendant de voir.

                                            et surtout, espérer !


                                            • Zevengeur Zevengeur 8 novembre 2013 12:16

                                              Très bonne analyse qui illustre les problèmes de la zone Euro.

                                              D’abord, les pays la constituant sont trop hétérogènes, on a mis la charrue avant les boeufs en lançant la monnaie unique sans les prérequis indispensables :
                                              - mécanismes de compensation des déséquilibres
                                              - homogénéisation fiscale de la zone
                                              - homogénéisation salariale (SMIC commun)
                                              - etc

                                              Les salaires sont devenus la seule variable d’ajustement (belle réussite en Grèce !)

                                              En gros, on aurait mieux fait de mettre en place une monnaie commune, cela aurait laissé le temps de mettre en place les prérequis (50 ans ?).

                                              Ensuite, si l’Europe était une zone réellement homogène, l’ouverture des marchés dans cette dernière serait logique.
                                              Par contre elle aurait du se protéger contre le dumping salarial des autres zones par des mesures protectionnistes mais à l’échelle de toute la zone.

                                              Cette stratégie aurait peut être mieux fonctionné, mais depuis 15 ans l’impéritie crasse des décideurs politiques Européens qui n’a su faire que des erreurs nous a mis dans le mur...
                                               


                                              • mimi45140 10 novembre 2013 15:17

                                                Ont à mis la charrue avant les boeufs ? ils ne le savaient pas ? laissez moi rire ( si si parfois j y arrive ) mais je regarde autour de moi, on viens peut être de sortir une loi européenne m ’ interdisant de rire , dormez bien braves gens on s’ occupe de tout ( pour votre bien, bien sur ) .

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès