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Accueil du site > Actualités > Economie > Guerre économique : la France étranglée à son tour

Guerre économique : la France étranglée à son tour

Les banques françaises ne peuvent plus se refinancer en dollars, sinon à taux usuriers. L'accès à la monnaie de référence devient hors de prix pour l'économie française. Le piège économique se referme sur la France pendant que le président parade en Libye.

Le coup de semonce est venu du Wall Street Journal, le 13 septembre. Dans un article signé Nicolas Lecaussin et intitulé "The problem with French banks", un cadre dirigeant anonyme de BNP-Paribas expliquerait :

"Nous ne pouvons plus emprunter des dollars US. Le marché des devises ne nous en prête plus." Comme nous n'avons plus acces au Dollar, nous créons un marché en Euros, c'est une première... Nous espérons que ça va marcher sinon ca va étre la spyrale infernale. Plus personne ne nous fera confiance et il nous sera impossible d'emprunter."

http://online.wsj.com/article/SB10001424053111904353504576566191261182836.html

La direction de BNP-Paribas a démentit dans un communiqué de presse et joint son ST funding (un état de ses fonds en devises) au 9/9/2001

http://www.bnpparibas.com/fr/actualites/finance.asp?Code=NMES-8LNCKX&Key=Communiqu%C3%A9%20de%20presse

Mais le lendemain les agences de notations anglosaxones abaissent les notes des banques francaises.

http://www.europeanvoice.com/article/imported/moody-s-downgrades-rating-of-french-banks/71993.aspx

Le 7 aout dernier, c'etait le Dayli Mail qui s'etait payé la Société Générale dans un article où la banque etait présentée comme étant "en péril" et au "bord du désastre". Le titre avait plongé de 17%. Poursuivi pour diffamation, le Daily mail avait publié ensuite des excuses :

"Nous reconnaissons maintenant que ceci n'etait pas vrai et nous présentons de pleines excuses à la Société Générale pour les ennuis qui lui ont été causés."

Read more : http://www.thisismoney.co.uk/money/markets/article-2024243/Soci-t-G-n-rale.html#ixzz1Y6AF2aj2

http://www.dailymail.co.uk/money/markets/article-2024243/Soci-t-G-n-rale.html

Aujourd'hui, l'annonce auto-réalisatrice du Wall Street Journal s'est réalisée. Les banques françaises ne peuvent plus se refinancer sur le marché monnétaire sinon à des taux usuriers qui ne peuvent que les conduire ) leur perte.

Une situation qui n'a rien à voir avec le risque qu'elles encourent en cas de défaillance de la Grèce, dont, rapelons-le la dette ne représente que 3% du PIB de la zone Euro.

Mais la Grèce n'etait, comme je l'ai expliqué dans de nombreux articles précédents, que la mèche de la machine infernale.

Après la capitulation de la Grèce, la bataille de France a commencé. Elle ne prendra fin que si nous mettons genoux à terre et acceptons notre asservissement total à une gouvernance superétatique que M. Barosso a appelé de ses voeux hier : la seule voie à suivre serait dans d'avantage encore d'intégration européenne.

http://www.youtube.com/watch?v=D6cULeH3XW8

Il a annoncé dans ce speech l'introduction des eurobonds, qui seront l'instrument de transfert des biens nationaux des états asphyxiés par l'asséchement de l'accès au crédit vers le futur état européen.

Interrogé par News26, le président de la BCE, Jean Claude Trichet a joué les vierges éffarouchées quand le journaliste Michael Mross l'a interrogé sur la possibilité d'une crise sytémique programmée.

Extrait :

"La crise n'est-elle pas une crise systémique, une crise du système monétaire, qui est programmée et inhérente au système ? "

Les gars de la BCE me regardent incrédules "Vous voulez dire ce qu'on lit sur Internet ?" - "Oui" - je réponds. "Le déclin n'est-il pas nécessairement programmé à cause de l'augmentation nécessaire de la dette ?"

"Alors ça," me dit-on, "on pourrait éventuellement en discuter un soir de 22h à 24h. Mais cela n'aurait tout de même rien à voir avec la réalité, Bien sûr, on pourrait résoudre la crise des dettes en fournissant une plus grande discipline financière et forcer les Etats a remboursé leurs dettes."

Maintenant, je les regarde un peu perplexe. Les dieux de l'argent de la BCE n'ont apparemment pas entièrement compris le système monétaire dans son intégralité. En tout cas, personne ne semblait jouer la comédie.

Fin de l'extrait.

Il y cependant des gens qui, comme le député britanique Michael Farage, ne se contentent pas de réfléchir en fin de soirée et qui disent encoretout haut qu'il y a une autre issue, celle de la démocratie. 

Cette bataille de France, fait échos à une autre bataille de France qui à abouti à l'humiliation de notre pays et l'assujetissement de notre nation.

Les jours qui viennent s'anoncent tragiques. Le noeud coulant qui nous étrangle sans pitié aujourd'hui asservi aussi de nombreuses autres peuples. Et l'ennemi que se dresse aujourd'hui devant les nations libres le fait sous les apparences trompeuses de la fraternité.

Long sera le chemin de la désillusion. Les peuples goûterons l'amértume de l'asservissement mais avec cette amertume viendra aussi la soif, une soif de liberté qu'aucune tromperie, aucun subterfuge ne pourra jamais estomper.

Alors les masques tomberons et l'ennemi apparaitra dans toute sa faiblesse, celle d'un dragon de papier.

Aussi comme de Gaulle au lendemeni de la défaite, je vous dis qu'il ne faudra pas perdre espoir.

Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête de la France ont formenté ladéfaite de notre nation et capituleront sans même combattre.

Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la force economique, financière et politique de l'ennemi.

Infiniment plus que leur nombre, c'est la ruse et la corruption qui nous font reculer, qui ont écarté nos chefs loyaux et mené les corrompus au point de les amener là où ils en sont aujourd'hui.

Mais le dernier mot est-il dit ? L'espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n'est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire.

Car la France n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Elle n'est pas seule ! Ne nombreuses Nations sont derrierre elle, l'écoutent et croient en elle.. Elle peut faire bloc avec peuples amis épris de libertés.

Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n'empêchent pas qu'il y a, dans l'univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd'hui par la coalition de la ruse et de l'argent, nous pourrons vaincre dans l'avenir par une force supérieure, celle de notre richesse et de notre légitimité. Le destin du monde est là.

Quoi qu'il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas.


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24 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 16 septembre 2011 12:37

    Il semble que l’auteur souhaite que son article puisse être lu de 2 façons. Pourquoi ? La réponse lui appartient.

    1) Une parodie, avec ses pantins, ses caricatures, ses outrances, mais finalement outrancière et assez drôle.

    2) Un avertissement voire une alerte, décrivant clairement une situation dangereuse.

    Personnellement, j’opterai pour la 2ème façon. La situation est très grave. Nous sommes effectivement en guerre économique depuis que Pompidou, Giscard d’Estaing et Barre, puis tous les suivants, nous ont vendu à l’ennemi américain.

    Les américains sont au bord de la faillite depuis de nombreuses années jusqu’à la guerre. Ils se défendent bec et ongles contre l’inévitable effondrement du dollar et donc de l’Empire. Provoquer le désordre financier en Europe et du même coup, redonner (provisoirement) au dollar son statut de valeur refuge, est une fin en soi.

    Nos ennemis économiques ne courent pas trop de risques de représailles dans la mesure où les principaux dirigeants européens sont à leurs ordres.

    Je crains qu’il soit plus facile de perdre sa liberté, ou ce qu’il en reste, que de la gagner.

    Alors, si vous voulez sauver ce qui peu encore l’être, ne votez plus pour vos ennemis.


    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 13:06

      Pourquoi mon article peut être lu de deux façons ?

      Pour faire émerger le véritable danger de cette guerre économique.

      La véritable question que le lecteur devrait se poser est pourquoi ne prenons nous pas cette guerre économique avec le même sérieux que si des Panzers forçaient nos frontières ou que des Stukas lâchaient leurs bombes sur nos enfants.

      Le résultat de ces deux guerres seront les mêmes : l’assujettissement à un pouvoir extérieur.

      Mais puisque cet assujettissement se fait avec des armes économiques, financières, monétaires, par la corruption et la trahison des élites, personne ne se révolte.

      Pourtant le péril est le même et sans doute même plus grave encore car s’il est aisé de combattre un ennemi qui se dresse dans la lumière, nous n’avons pas vu venir cet ennemi sournois qui se dissimule derrière le maque usurpé de la fraternité.

      Ce que je m’efforce de faire est d’exposer cet ennemi et ses armes à la pleine lumière.

      Je ne me fais aucune illusion. La plupart des gens niera cette évidence avec véhémence même quand la sinistre réalité ne sera plus dissimulée.

      Quand l’onde de choc atteindra les gens dans leur vie quotidienne alors ils seront forcé de faire un choix : la soumission ou la révolte.

      Si personne ne montre la voie de l’espoir alors chacun acceptera la soumission.

      Il faut dès à présent dénoncer l’illusion que nous obtiendront la clémence en échange de notre soumission à un gouvernement mondial.

      Le monde qui se profile n’aura rien de commun avec la démocratie et les droits de l’homme, quoi qu’en disent déjà ses promoteurs, ce sera une tyrannie.

      Une tyrannie où l’exil n’est pas possible.


    • Kalki Kalki 16 septembre 2011 13:31

      Vous voulez dire que problème serait seulement psychologique ?

      L’état – de l’économique

      Vivement qu’il y ait enfin une intelligence, meme artificielle sur cette planète , ca nous changerait vraiment, des cons.


    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 13:55

      Non, je dis que l’évolution de l’économie est le résultat des décisions passées, souvent murement réfléchies, et n’a rien d’une divine surprise.


    •  C ’ETAIT A PREVOIR...NOS POLITIQUES QUI REGARDENT LES FINANCES DE LA FRANCE PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE....ONT MONTRE SOUS CHIRAC ET SOUS SARKOZY....QU ILS ETAIENT INCOMPETENTS POUR GERER NOTRE PAYS ET ENCORE MOINS DANS LA CEE.

      TOUS CES ELUS AVOCATS D AFFAIRES...GERANTS DE SCI... n’ont fait que s’engraisser sur nore dos avec nos impots ...voir société générale .....BNP...

      leurs conseilleurs non payeurs et surtout bien payes....guaino...soubise..buisson..minc.on ne va plus les entendre....pourquoi SARKO 1ER S EST IL ENTOURE DE CES REQUINS...POUR MIEUX NOUS MANGER..ou alors ce que je crains beaucoup que nos politiques soient des amateurs cumulards trop bien payés...et que lui ne leur fasse aucune confiance aux raffarin...fillon....baroin...lagarde.....donc les gens d’en haut....nous gens d’en bas on en a marre de payer la casse du pays....pour remplir les poches des patrons du cac 40 et des banquiers véreux....DEGRAISSONS TOUT CELA  


    • lesdiguières lesdiguières 16 septembre 2011 23:02

      Tout à fait "La situation est très grave. Nous sommes effectivement en guerre économique depuis que Pompidou, Giscard d’Estaing et Barre, puis tous les suivants, nous ont vendu à l’ennemi américain."

      Jusqu’en 1973, l’État français empruntait à la Banque de France sans payer d’intérêts. Avec la réforme du système européen, cette pratique est interdite.

      http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre37241.html



    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 23:18

      Il n’est jamais trop tard pour comprendre.


    • Aldous Aldous 16 septembre 2011 12:43

      @ Daniel Roux

      Je crains qu’il soit plus facile de perdre sa liberté, ou ce qu’il en reste, que de la gagner.

      Rien n’est plus vrai.

      Pour ne pas voter contre ses ennemis ne faut-il point d’abord savoir les reconnaitre ?


      • xray 16 septembre 2011 18:39


        Les
        Français sont revenus à la situation du début des « années 40 ». 
        Ils sont soumis à : 

        - Une monnaie d’occupation ; 

        - Des journalistes d’occupation ; 

        - Des mœurs judiciaires dignes du nazisme ; 

        - Des collabos financés et au service de qui ? L’Europe,  les Américains, ou le Vatican ? 

        Néanmoins, dans les moyens mis en œuvre par l’Europe pour asservir les foules on reconnaît les méthodes de curés : 

        - « Générer l’incompréhension, les désordres, la délinquance, la criminalité, l’injustice,  la misère, les maladies, les épidémies, les conflits,  les guerres, les famines, etc. » 
        Le tout reposant sur l’ignorance permanente et des flots de mensonges sous lesquels les médias noient les individus. 

        L’Europe est soumise au dictat de l’axe CIA-Vatican. 
        Seule la géographie distingue la CIA du Vatican. Pour le reste, c’est pareil. 

        - Les mêmes intérêts, les mêmes méthodes, les mêmes moyens, les mêmes personnes ! 

        - Les curés manipulent. Ils contrôlent le premier et le plus grand réseau de renseignement. Ils vivent de la misère qu’ils produisent. Ils gagnent à pourrir la vie du plus grand nombre. 

        - Les américains manipulent. Ils imposent aux pays européens tout ce qu’ils ne veulent pas chez eux. Etc. 

        Le bourbier européen 
        http://n-importelequelqu-onenfinisse.hautetfort.com 

        L’EUROPE des curés
        http://mondehypocrite.midiblogs.com/ 



      • Diane-Annabelle 16 septembre 2011 14:18

        « ..à taux usuriers.. »

        Généralement, on dit d’un usurier qu’il prête à des taux usuraires..
        Paronymie, quand tu nous tiens..


        • Aldous Aldous 16 septembre 2011 14:36

          Correcteur orthographique quand tu nous trahis... smiley


        • Marc JUTIER Marc JUTIER 16 septembre 2011 16:13

          Pour compléter cet article :

          MONNAIE - Histoire, escroquerie actuelle et solution de remplacement + sites, articles, vidéos et citations en 108 000 signes et 108 liens : http://bit.ly/otqNVV . Cette publication a pour but de contribuer à la réflexion sur le fait monétaire, de faire un petit historique de l’histoire monétaire, d’expliquer le principe de la création monétaire et le fonctionnement du système monétaire mondial pour finalement présenter une solution de remplacement au système actuel, le 100 % Money, adapté à la France et au monde d’aujourd’hui. 1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation - 2 / Histoire - 3 / La création monétaire actuelle - 4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money). En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens.

          https://docs.google.com/document/pub?id=1GcppQQGJ1chSEz-i090xwCqb1phxw2MSTlcjJJfKOOA

          N’est-il pas de notre devoir de faire connaître le fonctionnement de ce système absurde à nos concitoyens ? (pour les liens dans le document, clic droit et clic gauche sur : ouvrir le lien dans un nouvel onglet)


          • Aldous Aldous 16 septembre 2011 23:31

            L’escroquerie est bien plus vaste que le problème de l’argent-dette.

            Depuis Nixon, l’économie du monde repose sur une monnaie dont la valeur n’est indexée à rien.

            Le $ ne vaux que par la confiance qu’on a en lui.

            Quand les USA ont atteint leur pic de production de pétrole en 1970 (pic de Hubbert) ils ont introduit le systeme des pétrodollars et s’offrent depuis le pétrole Saoudien contre du papier.

            Maintenant que le pic mondial de pétrole est dépassé, ils font plonger le dollar et avec les fonds souverains que se sont constitués les nababs du pétrole et la Chine.

            C’est le plus gros coup de bluff de l’Histoire et personne ne l’a vu venir.

            Et en même temps ils mettent en place leur nouveau système de domination mondial ici grâce à des tueurs économiques, là grâce à des révolution colorées.

            Les années à venir vont être Rock&Roll


          • velosolex velosolex 16 septembre 2011 20:16

            Bravo pour ce cri d’espoir face au fatalisme.
            Bon, maintenant, se retrousser les manches, ce serait vider les poches de quelque uns qui sont sûrs et certains de leur légitimité.
            Encore beaucoup de sueur et de larmes !


            • Aldous Aldous 16 septembre 2011 23:18

              Merci velosolex


            • bigglop bigglop 16 septembre 2011 23:55

              Bonjour,
              Souvenez-vous de 2008, où l’on voyait Sarko gesticuler, vociférer, promettre de réguler les marchés financiers avec au final aucune décision des membres des G7, G20.
              Seuls, les Etats-Unis ont modifié les règles prudentielles pour leurs activités financières, ont mis en place un contrôle sur l’identité des capitaux étrangers investis dans l’économie US.
              En France, Sarko a refinancé les banques pour 336 millions d’euros sans condition, sauf un engagement « moral » de favoriser le financement des PME, de leur trésorerie.
              La solution idéale, à ce moment, aurait été de rentrer au capital, avec un représentant de l’Etat (Cour des Comptes, par exemple) comme administrateur afin de contrôler la gestion des fonds.
              Il a préférer favoriser ses amis financiers, lesquels au bout de douze mois avaient remboursés les sommes prêtées tout en dégageant des profits tirés de leur placement sur les marchés spéculatifs.
              Si l’Etat a récupéré sa mise (capital+intérêts), il a perdu pratiquement plusieurs milliards d’euros en renonçant aux dividendes de sa participation qui aurait été nécessaire.
              Par ailleurs, cette participation au capital aurait permis de mieux gérer cette dette, notamment sur l’exposition aux dettes souveraines.
              Le 7 septembre 2011, les deux assemblées ont voté en première lecture une loi rectificative de la loi de finances 2011, augmentant de façon significative les prérogatives du FESF :
              - autorisation de recapitaliser les banques par achats sur le marché secondaire ’(réances « pourries »
              - intervention plus importante en matière de défense de la stabilité financière de la zone euro et renforcement de l’aide financière aux pays exposés, Grèce, Portugal, Espagne, Italie... et toujours par un financement sur le marché secondaire.
              Au niveau du MESF, la Banque-MESF (siège social au Luxembourg, comme le FESF) a vu son contrat de banque profondément modifié :
              - engagement solidaire et indéterminé en montant et durée des états membres sans possibilité de sortie.
              - les engagements financiers sont décidés par les fonctionnaires du MESF (tenus au secret), pour leur montant et leur durée et les achats toujours sur le marché secondaire.
              A terme, le FESF sera absorbé par le système MESF.
              Avec ce système, nous aurons « droit » à la formation d’une dette éternelle au profit des marchés spéculatifs.

              Finalement, on aboutira à la création d’une structure supranationale qui gèrera les budgets des états européens et qui conduira à la disparition des souverainetés nationales.

              Tous nos politiques en sont conscients et laissent, volontairement, les citoyens dans l’ignorance.

              Nous sommes entrés dans la phase de la reconfiguratiion de la construction européenne.
              Référez-vous aux ouvrages et vidéos de Pierre Hillard, notamment.

              http://www.assemblee-nationale.fr/1...
              http://www.agoravox.fr/actualites/e...
              http://www.mecanopolis.org/?p=24040


              • Aldous Aldous 17 septembre 2011 11:46

                Effectivement nous avons régulièrement le droit à des effets « paratonnerre » pour capter la colère légitime des peuples et le neutraliser...

                Les vociférations ridicules de Sarco contre le marché n’ont été suivi d’aucune mesure.

                Mais il fallait être bien naïf pour y croire. non ?


              • wesson wesson 17 septembre 2011 01:19

                bonsoir l’auteur,
                mouais mouais, votre article laisse un gout de particulièrement inachevé, ce qui d’ailleurs est parfaitement raccord avec les interventions de Nigel Farage dont vous vous avez collé une vidéo.

                Ok, il y a le constat qui est tiré, mais ici, voilà bien longtemps que ce boulot a été fait. Donc, ce qui intéresse c’est les solutions envisagées. Et dans ce domaine, votre papier c’est le flou le plus complet. On se perds dans des considérations générales, des trucs genre « il faut plus de démocratie » auquel on ne peut répondre que par l’affirmative, et puis rien de plus en dehors du fait qu’il faut que le ciel soit plus bleu et que l’eau mouille moins !

                Donc, se référant au programme de l’ukip, le parti de Farage, en gros ce que vous voulez au point de vue économique c’est le même impôt pour tout le monde (donc aucune progressivité), peu d’impôt sur les sociétés, un état réduit à sa plus simple expression et une éducation privée. Bref, l’agenda ultralibéral typique, exactement ce qui n’a pas marché avec l’Europe, mais à une échelle plus petite.

                Bref, sans intérêt .


                • Aldous Aldous 17 septembre 2011 09:19

                  wsson,

                  votre réaction montre au contraire que le constats nest pas encore fait.

                  Vous continuez à regarder le menu alors que le resto vous est interdit d’accès.

                  Le contenu du programme de Farage est inintéressant : il n’aura jamais accès au pouvoir par le jeu démocratique car le jeu démocratique n’existe plus.

                  L’heure n’est pas aux programmes électoraux mais à des unions républicaines et des comités de salut public.

                  Quand le systeme devient oppressant, ca se passe dans la rue.

                  C’est ce que dit Farage et il a malheureusement raison.

                  Et en face on s’y prepare activement en réorganisant l’armée et en elargissant l’arsenal ?.


                • franor 17 septembre 2011 11:36

                  merci pour cet article remarquable à mon sens. De plus chose rare la file est intéressante.


                  • Aldous Aldous 17 septembre 2011 11:43

                    merci franor.


                  • sparte sparte 17 septembre 2011 11:47

                    La Chine, la Chine, la Russie nous ont fait des avances. Il ne fallait pas être devin pour deviner que nos chefs d’états, complices des maîtres du monde, s’y opposeraient et qu’ils amèneraient nos peuples sur l’hôtel des maîtres du monde : la participation du Chef du Trésor de l’empire à la réunion qui a lieu en ce moment est significative ... tragique.


                    • Aldous Aldous 17 septembre 2011 12:42

                      Remarque très judicieuse.

                      L’avenir qui se profile est une confrontation de l’Europe sous contrôle avec le bloc asiatique qui commence à se cristaliser autour du couple russo-chinois.

                      Nos hommes politiques spin-doctorés sont incapable de voir le péril et vont nous jeter dans une confrontation continentale pour des enjeux qui ne ne sont pas les nôtres.


                    • lechoux 17 septembre 2011 17:42

                      « Il a annoncé dans ce speech l’introduction des eurobonds, qui seront l’instrument de transfert des biens nationaux des états asphyxiés par l’asséchement de l’accès au crédit vers le futur état européen. »

                      Je crois plutôt que les Eurobonds sont la solution pour éliminer les intermédiaires du marché secondaire (banques, fonds spéculatifs) qui empruntent, entre autres, à la BCE.

                      La création des Eurobonds a la qualité d’éliminer les taux usuraires(merci Diane-Anabelle car l’erreur était tentante) en appliquant un même taux à tous les pays de la zone Euro. Cela aurait le mérite d’"éliminer le déficit du trésor grec. Merci aux grecs s’ils nous imposent les Eurobonds.

                      Tim Geithner a au contraire critiqué l’absense de volonté d’injecter des fonds dans les banques européennes. Tu m’étonnes ! Il aurait bien voulu injecter du papier cul américain contre des parts conséquentes de ces banques.

                      De toute manière, un gouvernement qui a la lâcheté d’emprunter n’a pas le courage d’augmenter les impôts. Il laisse cela au gouvernement suivant.
                      La dette est le cheval de troie des financiers pour asservir les états ; combien de millénaires faudra-t-il encore pour que cela soit compris ?

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