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Il existe une solution à la crise : le bouclier fiscal pour les pauvres

I. Présentation du problème

Depuis 2008, les pays occidentaux sont entrés dans ce que les économistes appellent une crise. Comment décident-ils qu’il y a crise ? A partir d’un chiffre, presque magique, celui de la croissance. Pour décréter qu’il y a crise, il faut qu’il y ait récession, autrement dit une croissance négative sur deux trimestres consécutifs. Après, tout dépend de l’ampleur de la récession. Une croissance négative peut l’être d’un dixième de points ou de cinq points. Ensuite, cette tendance peut durer un semestre ou bien six ans, voire plus. Il faut bien comprendre que les chiffres sont trompeurs. Supposons une récession de dix points suivie d’une croissance annuelle d’un point pendant dix ans. Les chiffres parleront d’une économie sans crise. Mais dans les faits, ce trou de dix points mettant dix ans à être comblé, un autre problème persistera, celui de la dette. Et c’est là que le casse-tête est pratiquement insoluble avec les moyens conventionnels. Car pour résorber la dette, il faut de la croissance mais il faut aussi une réduction des dépenses publiques, ce qui réduit la croissance et donc, le mécanisme est vicié et les pays sont coincés pour un bon moment. Autant l’avouer, c’est un peu ce qui se passe actuellement. La crise se traduit également par une réduction de la production industrielle et par voie de conséquence, par un chômage important et donc un second mécanisme vicié. La masse salariale se réduisant, la croissance se réduit également et donc, c’est carrément l’enlisement, sauf si les nouveaux pays industrialisés sont capables d’absorber nos produits. Dans certains secteurs, c’est encore possible mais force est de constater que les NPI parviennent de plus en plus vers une autonomie productive. Sans être grossier, on peut dire que les pays européens sont dans la merde ! Et les Etats-Unis avec !

A l’instar de la drôle de guerre, la crise de 2010 pourrait être désignée comme une drôle de dépression. S’il n’y avait pas les chiffres du chômage, de la production industrielle et de la dette, personne ne saurait que les pays industrialisés traversent une crise économique. C’est les vacances. Les réservations sont bien remplies, les familles sont sur les routes, les automobiles circulent et les stations-service font le plein. Alors qu’en ville, les cinémas sont remplis et que les restaurants et les terrasses de cafés sont assez fréquentés, comme du reste les grandes surfaces où l’on continue à voir les chariots remplis de victuailles. Malgré ces apparences, la crise fait des ravages mais sur une portion réduite de la population. Quelques centaines de milliers de travailleurs éjectés du système se sont ajoutés aux déjà précaires. Cela devrait fait quelques huit à dix millions de personnes en substantielle difficulté. En gros, la crise a fait passer le nombre de gens en difficulté de dix à douze millions. C’est pour cette raison que la crise ne se voit pas. Deux millions de précaires en plus, c’est 3% de la population française. Enfin si, il y a des personnes qui voient les effets de la crise. Ce sont les bénévoles de la banque alimentaire et des restos du cœur ! Ainsi que les travailleurs débordés du pôle emploi. Et pour finir les médiateurs dans les dossiers de surendettement ! (Et enfin le cycliste bordelais de ce dernier dimanche qui n’a pas vu grand monde dans les magasins ouverts pour les soldes).

Cette crise est décidément crispante, du moins pour ceux qui, doué d’une âme à dimension humaine, se disent que la situation n’est pas acceptable. Oui mais que faire à part quelques mots d’indignation et pour ceux qui peuvent, un don aux associations. L’économie, l’Etat, ne peuvent-ils rien ? Il se peut qu’il n’y ait rien à faire, sauf gérer le marasme et espérer un redémarrage. Mais supposons qu’il y ait une solution. Le bon sens conduit à suggérer que si on connaît les causes de cette crise, alors on devrait trouver les solutions pour s’en sortir. Quant à la raison, elle tente d’y voir clair. S’il est possible que comprendre d’où vient cette crise, alors on peut penser que les économistes savaient l’état des finances et des comptes mondiaux et qu’ils n’ont rien fait pour prévenir cette crise. Ce qui est un délit, du moins sur le plan moral. Néanmoins, compte-tenu des activités plutôt obscures des banques, avec des comptes déguisés, des produits financiers que même les directeurs ne comprenaient pas, eh bien cette crise, même si on pouvait soupçonnait qu’elle arriverait, a surpris par son ampleur. Si certains comptes sont à découvert, c’est une comptabilité masquée qui a été découverte à l’occasion de ce trou monétaire dans les finances publiques et privées.

II. Argumentation

Supposons qu’on connaisse au moins un facteur, fondamental et généralisé, simple dans son énoncé, susceptible d’expliquer pourquoi cette crise se dessine. Eh bien on pourrait alors intervenir pour corriger la crise et redonner à l’économie un visage plus humain. Ce facteur est en vérité connu, il a pour désignation la disparité des solvabilités, autrement dit d’un côté une économie empire faite par et pour les élites et classes supérieures, de l’autre, une tierce économie de la précarité, faite par (mais pas pour) les travailleurs pauvres, les intérimaires, les marchés parallèles parfois, les sous employés et les individus aidés. C’est un phénomène connu et qui a pour nom le capitalisme anti-fordien. Du coup, la tendance est à la déflation car il n’y a pas assez de masse d’argent pour payer les produits et même, les écouler, d’où la baisse des productions industrielles.

A cause de la dette, les pays industrialisés ont décrété la rigueur, ce qui ne peut qu’accentuer le problème de solvabilité. Au Royaume-Uni, les études indiquent que le quintile le plus pauvre sera amputé de presque dix point de revenu, contre deux points pour le quintile le plus riche. Des coupes sévères seront effectuées dans les dépenses sociales, aides publiques autant que salaires publics. Au Portugal, des gens auparavant bien lotis se ruent dans les centres d’aide alimentaire alors qu’une femme de ménage est payé 15 euros la journée pour nettoyer les dix étages de cages d’escalier. Il paraîtrait que les achats de viande ont presque cessé dans un supermarché discount, au profit des saucisses, boîtes de thon et pâtes dont la consommation a doublé. Il y donc bel et bien des signes de la crise dont on peut se faire une idée en consultant la dernière livraison de Courrier international, des signes qu’on verra en Espagne, en Grèce, en Italie, en France et bien évidemment aux Etats-Unis où à Detroit, 10 000 logements vont être rasés, y compris des belles demeures dans la centre historique. Les « jetés de l’économie » s’en prennent aux dirigeants qu’ils considèrent comme des criminels, alors que l’opinion publique moyenne semble croire à une sorte de fatalité économique, ayant pris le parti de la résignation. Et le philosophe, que peut-il dire ? Eh bien qu’il n’y a pas de fatalité parce que connaissant la principale cause du marasme, il sait comment réagir. Le philosophe dit aussi que s’il y a des moyens disponibles et que les dirigeants ne les utilisent pas, alors ces élites peuvent être désignées, au moins moralement, comme une bande de criminels.

Pour être complet dans cette vue générale sur l’état de l’économie, il faut souligner l’existence des grandes masses de monnaie qui sont inemployées. La bourse a énormément chuté, avec d’autres valeurs, notamment l’immobilier. Les économistes qui aiment faire peur, comme Jacques Attali, parlent de la destruction de milliards de dollars et d’euro. C’est erroné. Lorsque la bourse chute, c’est qu’il y a vente d’action et le produit de cette vente va ailleurs. Notamment dans l’or dont le cours sur un an a augmenté de 30 points en dollars et 45 points en euro. Le métal argent a fait mieux, respectivement 33 et 48. Ne cherchez pas, l’argent n’a pas disparu. Il a simplement quitté l’économie réelle pour se placer dans des lieux où il stagne et ne sert plus le système capitaliste. Il se raconte que des centaines de milliards d’euros sont en quête de destination et cherchent des structures pour s’investir. On a pu lire aussi dans la presse que près de 400 milliards d’euros ont été prêtés par les banques à la BCE à un taux ridicule, juste pour ne pas disparaître et trouver un lieu d’accueil. La thèse des disparités de solvabilités n’en est que plus éclatante. On voit bien les deux pôles du problème. D’un côté, des gens sans argent et des biens cherchant preneurs au risque de déflation, et de l’autre côté, des masses de monnaie considérables en errance, inutilisées pour le capitalisme industriel.

III. Présentation de la solution du bouclier fiscal pour les pauvres

Et donc, la question qui tue. Y a-t-il une solution ? La réponse, c’est que oui, sans doute. Je vais utiliser le bon sens du physiocrate. Imaginons un verger privé d’arrosage. Deux solutions sont possibles. Soit faire venir des camions citernes ou bien forer profond en quête de nappe phréatique, soit user d’un stratagème pour faire pleuvoir. La seconde solution est la meilleure. Observons maintenant l’état de nos économies. Les gens ont besoin d’argent. On peut aller creuser dans les nappes phréatiques, chez les possesseurs d’or, d’argent, dans les comptes privés, les paradis fiscaux mais que tout ceci est compliqué. Il est plus simple de faire pleuvoir et de créer de la monnaie pour irriguer la tierce économie. Rien n’est plus simple que cette opération comptable que peut réaliser la BCE, ainsi que les autres banques centrales. Mais attention, cette monnaie doit aller vers les gens les plus démunis. J’avais auparavant imaginé un revenu universel. En fait, la solution la plus morale serait d’introduire un revenu fiscal, autrement dit un impôt négatif et donc progressif.

On alloue à chaque contribuable, individu, couple avec ou sans enfant, un revenu fiscal progressif en fonction du taux d’imposition de ce contribuable. Voici un exemple de ce que ça peut donner. Pour un contribuable non imposable, allouons-lui 350 à 400 euros par mois. Ensuite, progressivement, 250 à 300 euros pour la tranche imposable à 10%, puis 150 à 200 euros pour celle imposable à 20%, puis plus rien à partir de 30%, étant entendu qu’à partir de ce seuil, on n’a pas besoin de revenu fiscal.

Eh bien voilà, je crois qu’il s’agit là de la plus grande invention économique du 21ème siècle. Ce revenu fiscal fonctionne comme un authentique bouclier fiscal pour les pauvres. Un revenu fiscal s’ajoute aux plus démunis et se combine avec Rsa, l’Aah, le Smic, les petites pensions de retraite ou d’invalidité. Si le bouclier fiscal pour les riches a pour maxime, l’Etat ne peut pas prélever plus de 50% du revenu d’un contribuable, alors la maxime du bouclier fiscal, c’est que nul ne peut avoir moins de 800 euros pour vivre ! Avec ce dispositif, un smicard devrait disposer de 1500 euros pour vivre. Plus généralement, tous les membres des classes inférieures s’y retrouvent et même les classes moyennes.

Comme toutes les idées de génie, il faut les expliquer plutôt trois fois qu’une car les gens sont lents à la comprenette, surtout les spécialistes en économie. Au risque de me répéter, le financement de cette mesure ne repose que sur une opération comptable. C’est de l’argent créé ex-nihilo par la banque centrale et qui ensuite, est redistribué sous forme de bouclier fiscal par les ministères de l’économie des pays membres de la zone euro. Cette opération répond parfaitement aux besoins de l’économie. Il faut augmenter la masse monétaire. Les risques d’inflation ? Ils sont très limités. Parce que la subtilité c’est l’allocation spécifique aux plus pauvres de cette création de monnaie et que de plus, la tendance est déflationniste. C’est le moment d’y aller. Un cercle vertueux s’en suivra. La consommation va s’accroître, les industriels augmenteront leurs profits, les investissements repartiront, l’argent tombera dans les caisses de l’Etat sous forme de TVA et autres augmentations des volumes imposées, le déficit se réduira. Bref, c’est magique ! La croissance repart.

(J’ouvre cependant une parenthèse sur des détails importants mais faciles à régler. Admettons que la BCE crée un montant suffisant d’euros pour couvrir l’ensemble du bouclier fiscal dans sa zone monétaire, disons, sur une année, quelque chose comme 3 à 4 points de PIB ; l’euro risque de baisser, d’où une tension inflationniste à l’importation mais des exportations plus aisées. Cet effet pourrait être compensé si au même moment, les Etats-Unis et le Japon créent aussi une masse monétaire pour leur propre bouclier fiscal. Laissons ces détails en suspens, ils sont largement solutionnables)

IV. Le fin mot de cette affaire

Revenons sur terre, il n’y a rien de magique mais tout de la rationalité économique appliquée à une morale politique. Le citoyen lambda se demandera comment est-ce possible et pourquoi cela n’a pas été fait. En fait, le capitalisme est parvenu à un stade combinant la technique, la productivité, l’ouverture, la globalisation, qui offre deux voies pour son développement. Soit au profit de l’hyper-finance avec les crises qu’on connaît, celles de 1993, de 2001 et la plus puissante, celle de 2010. Soit de manière équitable en redonnant au capitalisme classique les moyens de son développement fordien qui, avec les moyens actuels, peut améliorer la vie de tas de gens. Bref, le capitalisme financiarisé est arrivé à un stade de réversion permettant d’utiliser le mécanisme de rééquilibrage que je viens de proposer.

Dernier coup de gong pour réveiller les consciences. Le problème, la solvabilité des gens, la solution, solvabiliser avec le bouclier fiscal pour les plus démunis. L’instrument, la BCE, la mesure phare, créer la monnaie. Principe de Gabor, tout ce qui est techniquement possible sera réalisé. Oui mais si le désir humain, ou la volonté, s’y colle. Si les gens n’ont pas le désir d’avancer ensemble, de partager l’existence et ses moyens, alors, rien ne se fera… Sans passion. Principe de Hegel. L’idée fondamentale est donc d’opposer deux capitalismes, l’un fordien et l’autre anti-fordien. En 2010, le second a triomphé. Rappelons le principe de Ford, payer les ouvriers pour qu’ils achètent les produits qu’ils fabriquent. Mais comme la productivité a augmenté, il n’y a plus assez d’ouvriers pour acheter les produits alors, il faut que les instances monétaires et fiscales augmentent le revenu des gens pour inventer le capitalisme post-fordien qui résoudra temporairement la crise.


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27 réactions à cet article    


  • njama njama 6 juillet 2010 10:44

    Il est plus simple de faire pleuvoir et de créer de la monnaie pour irriguer la tierce économie. Rien n’est plus simple que cette opération comptable que peut réaliser la BCE, ainsi que les autres banques centrales.

    Votre solution reste subordonnée au bon vouloir des (grands) actionnaires de ces Compagnies financières.
    Je dis « Compagnies », et non pas Institutions (publiques) car que ce soit la BCE ou la FED, elles ne sont ni l’une, ni l’autre des Banques d’États. La BCE est totalement indépendante des Institutions politiques européennes.
    http://www.voltairenet.org/article154208.html

    L’abandon aux banques privées de la création monétaire est sans doute la source principale de nos impuissances politiques, mais, surtout, j’ai découvert un fait majeur dont aucun journaliste ne parle jamais : l’abandon définitif, scellé au plus haut niveau du droit -sans débat public-, l’abandon par les Etats de la création monétaire, au profit exclusif des banques privées.

    L’article 104 du Traité deMaastricht, qui devrait être notre ennemi prioritaire à tous, le symbole cardinal de la trahison de nos propres représentants, la source principale de notre impuissance politique maladive étant notre soumission financière, mais soumission voulue ! Telle un véritable sabordage monétaire.

    Je ne sais pas comment les banques privées ont fait pour obtenir ce privilège extravagant de la part de (tous) nos gouvernants ...
    Étienne Chouard


    • foufouille foufouille 6 juillet 2010 11:16

      oui mais l’etat peut emettre un bon d’echange, comme un SEL geant


    • Peretz Peretz 8 juillet 2010 19:00

      OK Etienne. Ce qui revient à dire que ce sont les politiques qui sont dominés par les classes sociales dont ils sont issus, venus au pouvoir par un système démocratique imparfait. Sachant que ces politiques n’ont aucune culture économique, comme par exemple Mitterrand qui a laissé faire en 1983. Et tout ça par peur du marxisme.


    • Peretz Peretz 8 juillet 2010 20:01

      @Bernard Dugué. Tout-fait-partisan du fordisme s’il est bien appliqué. Voir par exemple les implications sur le plan budgétaire.www.citoyenreferent.fr


    • HELIOS HELIOS 6 juillet 2010 12:02

      Bonjour....

      Votre article est tellement seduisant... mais helas, carrement inaplicable, parcequ’il necessite une ACTION FINANCIERE que personne n’a les moyens de decreter, et, comme vous l’indiquez globalement, necessite la coordination avec d’autres pays, d’autres continents.

      Permettez moi toutefois d’intervenir au niveau de votre argumentaires..... pour vous signaler que tous ce que vous avancez s’articule logiquement. Le BOUCLIER FISCAL, version inversé, version bouclier social existait deja et il s’appelait CODE DU TRAVAIL... nous savons ce qu’il est devenu.

      Si nous souhaitons retourner dans un cercle vertueux, il est inutile d’AGIR, ce qui demande un effort, mais simplement de reglementer.

      La meilleure reglementattion possible pour sortir du probleme est de favoriser le travail salarié et si « favoriser » n’est pas suffisant« il faut »imposer"

      J’ai beaucoup aimé (façon de parler) l’argumentaire imbecile de ceux qui disent qu’avec la retraite a 60 ans les salariés partent a 58 ans et que donc en remontant l’age legal a 62 ans les departs se feront effectivement a 60 ans.

      Prenons le même principe et taxons tres forts les appareillages de productivités dans les entreprises, les centralisations d’activités etc et faisons en sorte que ces taxes soient tres penalisantes pour les entreprises afin que celles ci conservenr un maximum de salariés en se disant que si cela leur coute plus elles trouverons une bonne solution pour moins licencier....

      Le taux d’activité augmentera et le cercle vertueux refonctionnera.


      PS : pourquoi ceux qui parlent de retraite a 62 ans pour obtenir un depart moyen a 60 ans n’effectuent pas le m^me raisonnement... sur la route par exemple... ; on veut rouler a 90, parfait mettons une limite a 80 et sanctionnons a 91 !!!


      • xcocote 6 juillet 2010 13:05

        bonjour,

        Tout comme pour le dividende/revenu universel évoqué en début d’article, il y a un point que je n’arrive pas à comprendre : comment pouvez-vous limiter l’inflation résultante de cette afflux de monnaie et empêcher que cet argent ne soit au final capté par ceux qui ont déjà le pouvoir financier.

        Par exemple, comment éviter que les loyers et les prix de l’imobilier n’augmente pas en conséquence et que ce soit les propriétaires qui en bénéficie au final (alors qu’il ne devrait pas être concerné).

        sinon un point sur lequel je suis totalement d’accord avec vous : les « milliards », ça ne disparait pas, soit il n’existe pas réellement (valeur hypothécaire) soit ils ont changé de « poche ».


        • fifilafiloche fifilafiloche 6 juillet 2010 13:45

          On a pu lire aussi dans la presse que près de 400 milliards d’euros ont été prêtés par les banques à la BCE à un taux ridicule


          Ces « taux ridicules » sont ceux de l’Euribor 1 an, qui sont supérieurs aux échéances à plus court terme (le 3 mois est inférieur à 1%) et ces 400 millards d’Euros on été créés ex nihilo, afin de compenser la disparition de liquidités dues aux créances douteuses.

          Le fond du problème est justement la politique d’expansion monétaire par les taux d’intérêts faibles. Le problème n’est pas un manque de liquidités mais au contraire son excès. Tant que les banques créeront de la monnaie garantie sur des actifs surévalués (l’immobilier est totalement décorrélé des salaires, et ce au niveau mondial), elles créeront toujours plus de créances douteuses qui pèseront sur la confiance en la monnaie.

          Aux Etats Unis, la situation commence à se normaliser, mais les efforts des gouvernement en Europe Méditérrannéenne pour maintenir la bulle immobilière bouffie afin de ne pas avoir à faire peser des dépréciations supplémentaires sur les banques crée une situation, comme vous le précisiez dans votre dernier article, amorale, puisqu’elle favorise la rente et a pour conséquence le mal logement non seulement des plus pauvres, mais aussi des classe moyennes qui doivent s’éloigner de plus en plus des centres villes (de leur lieu de travail) pour payer un loyer en rapport avec leurs revenus.

          La solution est simple. Laisser les actifs se dégonfler vers leur prix d’équilibre, comme en 1990, laisser les cycles économiques se dérouler normalement. Il s’agit d’une loi presque physique, plus on éloigne artificiellement une force de son point d’équilibre, plus elle y reviendra avec force et brutalité. 

          • mario2501 6 juillet 2010 14:42

            je pense que la solution il y en a plusieurs ,

            1) que tout les francais arretent de payer leur credit , la pression financiere generé sur les banques sera terrible et appelera a une negotiation

            2) si le G20 ainsi que toute les instance financieres abroger la dette mondiale tout est reglé ;
            soit dit en passant on est tous sur le meme caillou.

            3) une immense cooperative qui rembourserai les dettes par des dons !!!


            enfin la solution existe et si par malheure la vision de la corruption et du desespoire humain grandit les conflit mondiaux ne seront pas loin juste histoire de detruire pour redonner l’espoir !!


            • bo bo 6 juillet 2010 15:15

              Dans une association caritative, il y a quelques années, nous avons voulu nous procurer le relevé « banque de France » de personnes demandant une aide afin d’essayer de contrôler la pertinence des aides allouées.
              Ce procédé est interdit et ne peut être utilisé en tant que tel. Ce document est seulement accessible par les banquiers pour étude des dossiers de solvabilité, les services des impôts, les officiers ministériels dans le cadre de leur fonction et la justice.
              Il serait pourtant très utile pour s’assurer de la pertinence des aides.........aux services sociaux et aux associations.


              • Never Give Up Never Give Up 6 juillet 2010 15:41

                Excellent concept que ce bouclier fiscal ou social.

                Cela s’apparente à l’idée de revenu universel qui va un peu plus loin :

                Allouer un revenu minimal de sa naissance et jusqu’à la mort à tous citoyens sans dégressivité (sauf grandes fortunes)

                 Ce revenu universel venant en complément du salaire pour ceux qui travaillent.

                Par contre le financement de ce revenu universel passe par la suppression de toutes les autres prestations sociales sans exceptions (Rmi, Rsa, allocations diverses et variées, retraites, allocations chômages…).
                Eh oui il faut bien trouver le pognon.


                • foufouille foufouille 6 juillet 2010 15:46

                  ce qui implique de le mettre a un certain
                  trop bas et les gens seront obliges d’accepter les boulots pourris
                  (genre caissiere, 2h le matin, 2 le midi et 2 le soir)


                • foufouille foufouille 6 juillet 2010 15:47

                  « un cerain niveau de valeur »


                • Never Give Up Never Give Up 6 juillet 2010 19:26

                  tout à fait, dailieurs j’ai écrit un peu vite « toutes les autres prestations sociales sans exceptions » car il doit forcement y avoir des exceptions (comme les handicapés, certaines bourses étudiantes...) mais réduites,
                  à voir...


                • Waldgänger 6 juillet 2010 19:44

                  Jacques Marseille proposait une allocation universelle de 750 euros, elle est plus avantageuse que l’aah pour moi. Surtout, il la voyait totalement cumulable avec n’importe quelle activité. Mais à ce train là, je n’ai plus rien d’autre à demander en matière d’aide sociale, je n’ai aucun besoin de la cumuler avec l’aah. Il ne doit y avoir qu’une seule règle, c’est tout le monde à la même enseigne.

                  Le seul cas qui me vienne à l’esprit, c’est les handicapés qui ont besoin d’appareillages coûteux, mais il suffirait de maintenir les dispositifs existants, voire de les aménager. 

                • foufouille foufouille 6 juillet 2010 20:27

                  « Jacques Marseille proposait une allocation universelle de 750 euros, elle est plus avantageuse que l’aah pour moi. »
                  sans les droits connexes, sinon pas la peine
                  avec apl, en hlm, ca peut aller jusqu’a 1150 (aah+pch+apl)
                  pour un handi avec 80% de handicap

                  a 750, on laisse encore « le patron roi »
                  aucun interet a changer de maitre


                • foufouille foufouille 6 juillet 2010 21:12

                  e parti des gueux et des sans cullotes propose :

                  la creation du bon d’echange du tresor francais
                  par contraction le franc
                  le franc a la meme valeur que le franc francais par rapport a l’euro en arondissant a 7f/1€
                  il n’est pas titrisable ni cote en bourse
                  le franc a une valeur physique (un franc = un titre)
                  le franc a une date limite de 3 mois, il est ensuite perime et echangeable a 50% en euro
                  il est interdit de refuser des francs
                  les objets vendus doivent avoir la meme valeur en euro et en franc
                  le franc ne peut comporter des milliemes (0.001f)
                  le franc n’a aucune valeur hors de france et dom-tom

                  meme non perime, il ne peut etre echanger que a 50% de sa valeur contre une autre monnaie

                  le franc est verse a tout citoyen francais ou etranger vivant sur le teritoire francais ( a definir, car il faut eviter les expats et fuite de capitaux) avec papier sous la forme d’une allocation sociale universelle mensuelle (6560f par adulte et 3280 par enfant de – de 14a, 4500 de 14 a 18)
                  le franc peut aussi ouvrir a un credit en franc physique
                  dans le cas de l’immobilier, seul les primo accedants pourront contracter un credit (sauf cas speciaux, la revente ne peut etre effectuee avant 30a en tant qu’habitation principale)
                  qui sera, bien sur preleve sur l’ASU, un intermediaire (banque ou conseiller financier) pourra bien sur etre remunere
                  le franc favorise donc, une consommation locale
                  il sera aussi constituer de petite coupure pour eviter la fausse monnaie
                  le travail par contre doit etre payer en euro
                  une partie de la societe peut ainsi « sortir » du systeme travail-capital-assistanat


                • njama njama 6 juillet 2010 17:45

                  Déficit de l’Etat :
                  2007 > 42 Milliards
                  2008 > 41,7 M
                  2009 > 103,8 M
                  2010 > 149,2 M
                  Baisse des Recettes de l’État sur 4 ans, - 22,2 Milliards
                  Augmentation des Dépenses Publiques sur 4 ans + 85 Milliards
                  Augmentation du Déficit de l’État sur 3 ans  : 107, 5 Milliards
                  Quel bilan !!!! A croire que ce gouvernement organise la faillite de l’Etat

                  On pourrait certes accuser l’incurie de nos gouvernants qui font exactement le contraire de ce qu’ils prétendaient faire et de ce qu’ils disent, mais la situation étant à peu de chose près identique chez nos voisins européens, qui fonctionnent sur les mêmes procédés économiques, plus que de les accuser d’incompétences, c’est toute la machinerie économique qui serait à revoir.
                  Les Dettes Publiques peuvent être vues comme un moyen de servitude moderne ... pour quels objectifs poursuivis ???
                  Assujettir les nations ? à ...


                  • danslani 6 juillet 2010 19:14

                    Et si on commencer par rembourser nos dettes privées style crédit sans plus rien consommer et que les citoyens qui travaille voir aussi ceux touchant rmi caf chômage etc..... commence par retirer leur salaires le jour j voir qu’on trouve un moyen de ne pas verser le salaire sur ce compte personnel et qu’on commence tous par supprimer nos abonnements en tout genres histoire de voir leur tète .

                    Et qu’on commence par supprimer tout les prélèvement en tout genre histoire de faire peur aux banques en leur disant que c’est fini ,je pense que ce serai une premier remède .

                    Déjà, j’ai trouvé ça Sous réserve des dispositions législatives imposant le paiement des salaires sous une forme déterminée, le salaire doit être payé en monnaie métallique ou fiduciaire ayant cours légal ou par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal, nonobstant toute stipulation contraire, à peine de nullité.
                     Toutefois, en dessous d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé en espèces au salarié qui le demande.

                    Donc çà veut dire qu’on peut être payer en espèce par son patron voir par chèque qui est valable 1 ans je crois . l’idéal serais une partie en chèque histoires de garder de l’argent frais sans que ta banque en profite et après dépôt sur un compte fermé et plus d’argent sur les comptes histoire que les banques flippe.
                     Au-delà d’un montant mensuel fixé par décret, le salaire est payé par chèque barré ou par virement à un compte bancaire ou postal.

                    il nous prenne pour des cons eh bien qu’on s’y mette tous et je serais les gens je commencerais par menacer tous ces guignols qu’on ne rigole pas et que le bordel économique on vas le mettre .

                    Moi déjà je vais prendre des mesures drastiques concernant ma banque et leur dire que mon salaire vas finir par ne plus venir alimenter leur société de rapace .non qu’en pensez vous.


                    • danslani 6 juillet 2010 19:34

                      Au passage j’ai oublier de signaler ce site qui est interessent pour calculer nos salaire réels et voir qu’on nous endette volontairement http://www.salairecomplet.com/


                      • foufouille foufouille 6 juillet 2010 20:43

                        tu as 100 000 pour payer l’hosto


                      • mailoman2007 6 juillet 2010 19:41

                        Bonjour Bernard Dugué

                         

                        Très intéressé par votre article. j’essaie de comprendre  mais une chose m’échappe (n’étant ni économiste, ni financier ) :

                        Au moment de la crise des subprimes, beaucoup ont dit qu’il n’y aurai jamais eu de crises si les états ou les banques centrales avaient prèté/donné de l’argent aux particuliers et aux entreprises (afin qu’ils/elles remboursent leur prèt, d’où pas de chutes des prix, pas de saisies immobilières) , plutôt que de l’attribuer aux banques.

                         Votre proposition va dans le même sens.

                         Je me pose donc la question : Pourquoi les états/banques centrales n’ont rien fait au moment de la faillite de Lehman-brothers, pour préserver leurs économies ? A qui profitaient les crimes ?

                        Est-ce que votre proposition ne sera pas torpillée par les mêmes criminels, dont je ne saisis toujours pas les motivations si ce n’est l’hystérie d’avoir le pouvoir.

                         Merci de la réponse !


                        • Bernard Dugué Bernard Dugué 6 juillet 2010 19:57

                          Disons que l’hypothèse de criminels dans les rouages du pouvoir, financier et politique, est une hypothèse à examiner. Ces gens là ont une structure spirituelle qui m’échappe mais qui peut se comprendre.

                          Ma proposition, elle est surtout torpillée par les gens des classes laborieuses. Ces classes ont démissionnés et se contentent de quelques miettes syndicales. Bref, nous sommes comme en 40, avec des Français résignés face au « nazisme de la finance »


                        • Marc Viot Marc Viot 7 juillet 2010 09:07

                          négalitaire


                        • Antoine Diederick 6 juillet 2010 21:08

                          Dans un souci d’égalité fiscale, je propose le bouclier fiscal pour tous ! smiley


                          • Antoine Diederick 6 juillet 2010 21:15

                            je suis pour la défiscalisation complète dans le chefs des particuliers (ménages) des sommes allouées aux réinvestissements dans l’économie réelle. Bref, défiscaliser pour encourager le réinvestissement sur le territoire national, la création d’entreprises .

                            Bref, amnistie fiscale à la condition de la réallocation à l’’investissement.

                            Bonsoir Bernard ; ai pas tout lu...trop pressé.


                          • Antoine Diederick 6 juillet 2010 21:20

                            « L’idée fondamentale est donc d’opposer deux capitalismes, l’un fordien et l’autre anti-fordien. En 2010, le second a triomphé. Rappelons le principe de Ford, payer les ouvriers pour qu’ils achètent les produits qu’ils fabriquent. Mais comme la productivité a augmenté, il n’y a plus assez d’ouvriers pour acheter les produits alors, il faut que les instances monétaires et fiscales augmentent le revenu des gens pour inventer le capitalisme post-fordien qui résoudra temporairement la crise. »

                            conclusion judicieuse qui suppose un développement


                            • l'ours l’ours 6 juillet 2010 21:41

                              Bonjour,bonsoir,
                              il n’y a aucune solution a cette crise économique et il n’y a aucun échapatoir,c’est simple on ne sait pas changer le monde car on ne sait pas changer la mentalitée des gens comme on ne sait pas empècher les gens de rouller avec leurs voitures.
                              Ici c’est la fin du cycle du capitalisme,c’est la fin pas la fin du monde mais la fin d’un système,la fin d’une civilisation et si elle ne se réveille pas alors c’est foutu mais de toute façon comme c’est parti la,l’humanitée creuse son fosé chaque jour car chaque jour qui passe apporte son lot de nouvelle connerie de la part des dirigeants,une économie basée sur le profit au détriment de la nature c’est tout simplement répugnant et dégeullasse,il suffit de voir les dégats causé par l’explosion de la station de forage deep water horizon dans le golf du Mexique.
                              Il y a 60 ans on aurait du créer une économie basée sur le respect de l’environnement,sur le respect des peuples,la solidaritée,l’entraide. Mais le capitalisme a prit le dessus, et ce qu’a fait obama injècter 1000 milliards de dollars dans l’économie quand la crise économique a éclaté c’est présèrver le système actuel pour présèrver leurs conforts c’est aussi simple que ça. Jamais je ne serais un mouton,je viens de Belgique et quand je vais voter car c’est obligatoire sous peine d’amende je déchires mon buletin de vote sans passer par l’isoloir et je le mèt dans l’urne.
                              Les dirigeants de ce monde me répugnent,me dégouttent,j’ai jamais su aimer le monde des hommes,et leurs conneries,il suffit de voir l’état de la terre avec tout ses changements climatique pour comprendre que l’homme n’a rien a faire de la planète sur laquelle il vit,y a qu’une chose qui compte le profit encore et encore !!!! Salutation.
                              ps : chez moi en Belgique en 2009 y a eu 10.000 entreprises qui ont fèrmées et l’année 2010 s’annonce bien pire encore,et pour moi y a qu’une chose a faire puisqu’on ne sait pas changer le monde c’est profiter du moment présent et d"ètre avec sa famille le plus souvent possible car on ne sait pas de quoi demain sera fait.
                              Une dèrnière chose,la connerie chez les gros dirigeants de ce monde n’a pas de limite elle n’en a jamais eu ce sont des fous qui aiment satan !!

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