Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > L’auto-entrepreneur prolétaire, un travailleur indépendant sans code (...)

L’auto-entrepreneur prolétaire, un travailleur indépendant sans code du travail

Tel est le travailleur qu’aime la droite et le MEDEF !

Des entreprises à taille humaine ! La première entreprise de France ! L’artisanat, le lieu ou l’on privilégie l’embauche des apprentis non qualifiés en formation ! La petite entreprise a eu le vent en poupe ces dernières années. Même l’altermondialisme a fait l’apologie de l’artisanat comme conforme au développement durable. Au salon bio de Guichen la micro-entreprise vente son commerce équitable. L’affichette de promotion des circuits courts permet l’arrivée de commerçants qui sur les stands se comportent comme des commerçants traditionnels, le regard rivé sur les prix.

L’auto-entrepreneur, n’est-il pas aussi une bonne aubaine pour le capitaliste d’entreprise moyenne ou grande qui bénéficie de ce travail-là via le droit des affaires. Il est vrai que le sigle PME permet d’amalgamer la petite entreprise et la moyenne et dans la petite celui qui est seul de celui qui peut encore disposer d’un ou deux salariés. La crise pousse aux distinctions.

Le vent tourne à la misère pour les plus petites. Car la très petite entreprise est fragile. La fragmentation nuit aussi bien au salariés qu’au petit patron. L’artisan, le commerçant et le petit patron dont il s’agit sont ceux qui ont pour particularité de n’embaucher qu’un très faible nombre d’employés ou d’ouvriers : deux ou trois.

Avant la crise, les revenus des petits patrons étaient assez élevés - au-dessus de 3000 euros par mois en moyennes souvent beaucoup plus. L’Insee a communiqué en octobre 2009 le revenu moyen des patrons de PME : 58 260 euros nets par an, soit 4855 euros mensuels. Certains d’entre eux faisaient travailler dur leurs employés et les payant peu. Quand le patron dit travailler plus de 12 heures par jour pendant 6 jours on comprend que cela le rende "exigeant" (2) pour reprendre un bel euphémisme connu. Le salaire des employés montait peu au-dessus du SMIC dans beaucoup de petites entreprises alors que les horaires dépassaient les 35 heures. C’est dans ces catégories sociales que l’on trouve les individus qui rechignent le plus à payer les impôts. La crise n’a rien changé à cette attitude.

Avec la crise surgit les licenciements. Le petit patron devient travailleur indépendant (2). Le petit patronat qui n’avait que deux salariés et qui les licencie se retrouve auto-entrepreneur avec un revenu allant du SMIC à un fois et demi le SMIC. Le revenu moyen des entrepreneurs /indépendants /(92% des cas) s’élevait en 2005 – dernière année connue dans les statistiques de l’Insee – à 22 100 euros nets par an : 1842 euros par mois. La chute est dure. Regardez votre patron-coiffeuse qui avait un grand salon, un beau 4X4 et une belle maison sur la côte. Elle est seule désormais et elle doit travailler ailleurs dans une unité plus petite. Les exemples ne manquent pas.

Si il y a un petit patronat hyper-exploiteur il y a aussi un petit patronat "patriarcal" qui conçoit son entreprise comme une petite famille qu’il faut maintenir. Ils souffrent de licencier .
cf . Mesurer le stress du petit patron et la « souffrance du licencieur »
http://eco.rue89.com/2009/10/30/mesurer-le-stress-du-petit-patron-et-la-souffrance-du-licencieur-123946

Le modèle du travailleurs indépendant dans un mode de production capitaliste dominant est fragile. Il importe de défendre la notion de bouclier social (3) et fiscal.

Christian Delarue

1) Prolétaire au sens de couche sociale disposant d’un revenu permettant au mieux de modestes économies en fin de mois (autour de 3000 euros par mois en 2010 en France). Le prolétaire au sens "classiste" ou marxiste est celui qui vend sa force de travail pour vivre. Il est souvent les yeux rivés sur sa fin de mois. Il est donc souvent mais pas toujours un prolétaire au sens d’une conception stratificannioniste.

2) L’entrepreneur ou l’individu appelé à se concevoir comme une entreprise

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-entrepreneur-ou-l-individu-60888

3) Bouclier social : Baisser les revenus des uns, augmenter les salaires des autres.

http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article873

CES : Pour un grand mouvement de RTT en Europe pour le monde du travail.

http://www.legrandsoir.info/CES-Pour-un-grand-mouvement-de-RTT.html


Moyenne des avis sur cet article :  3.13/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

40 réactions à cet article    


  • rocla (haddock) rocla (haddock) 29 décembre 2009 10:20

    troulali troulala ...

    blablabli blablablabla .....


    j’ ai appris un solide métier chez un artisan quand j" étais très jeune , ce savoir-faire m’ a permis de gagner ma vie durant de quoi satisfaire mes besoins ...

    Si votre plumage ressemble à votre language vous êtes le phénix des hôtes de ces bois d’ arbres idéologiques disant des mots d’ imbéciles heureux dans leur texte appris chez Groucho Marx et Harpo Staline .


    • Gabriel Gabriel 29 décembre 2009 11:04

      Salut capitaine,

      En pleine forme à ce que je vois ! Ce statut d’auto entrepreneur est une bonne chose et offre des possibilités mais il faudrait faire attention à certaines règles par rapport aux artisans déjà en fonction, afin que cela ne fausse pas trop la concurrence. De plus tout le monde n’est pas fait pour l’indépendance salariale. Maintenant l’auteur fait allusion à la paupérisation programmée du monde du travail et il n’a pas tout à fait tord. 


    • Yohan Yohan 29 décembre 2009 10:57

      Captain,

      Il me semble que tu as lu un peu en diagonale, ou au moins le début du texte.
      Je retiens, ce qui provient de rue89 ceci «  Si il y a un petit patronat hyper-exploiteur il y a aussi un petit patronat »patriarcal" qui conçoit son entreprise comme une petite famille qu’il faut maintenir. Ils souffrent de licencier .
      cf . Mesurer le stress du petit patron et la « souffrance du licencieur »
      http://eco.rue89.com/2009/10/30/mesurer-le-stress-du-petit-patron-et-la-souffrance-du-licencieur-123946
      eh oui, parce qu’on entend trop souvent parler du premier que du deuxième...


      • lechoux 29 décembre 2009 14:29

        Je le vois d’ici ce petit patron patriarcal qui souffre de sortir son argent et donc qui paye mal.


      • Yohan Yohan 29 décembre 2009 14:55

        genre de commentaire qui ne donne pas envie d’embaucher qui que ce soit en dehors de sa famille. Futur chômeur celui là


      • M.Junior Junior M 29 décembre 2009 11:14

        L’auto-entrepreneur : Un succès médiatique qui est un cache misère.

        Chômeur avec de faibles indemnités ou auto-entrepreneur avec des revenus inférieurs au Salaire Minimum Indispensable à la Croissance (SMIC), l’auto-entrepreneuriat est une solution choisie par les fonctionnaires qui veulent doper leurs revenus ou par les entreprises qui veulent augmenter les moyens d’exonérations fiscales.

        Avec le RSA, cette trappe à basse salaire supplémentaire pourrait être considérée comme un levier pour faire face aux travailleurs de l’autre monde aux 100 euros mensuels.
        Devant son succès confirmé par les fameux sondage BVA - Opinion Way, le système même des recettes fiscales est vidé de son sens amenant d’autres réformes pour signifier que le service public coute trop cher.

        Pendant ce temps, le salaire des plus forts continue sa progression frénétique tel un pied de nez à ceux qui ne sont pas bien nés.

        L’auto-entrepreneur n’est qu’un gag pour ceux qui refusent ce statut rétrograde ou qui peuvent encore le refuser. Pendant ce temps, 1 million de nouveaux membres sont attendus au RSA Life style, de futurs prétendants qui accepteront n’importe quoi pour survivre.

        2010, une crise sociale choisie ?


        • daryn daryn 29 décembre 2009 11:58

          « statut rétrograde » ? Je préfère mille fois la relation client-fournisseur à la relation patron-employé. Ne prétendez pas s’il vous plait décider pour tout le monde.


        • M.Junior Junior M 29 décembre 2009 12:56

          @daryn

          Quand l’employeur demande à ses salariés de prendre le statut d’auto-entrepreneur s’ils souhaitent continuer à travailler, je persiste et signe c’est un statut rétrograde.

          Mais peut-être préfères-tu les exemples de réussite à donner en pâture au peuple dans les pays totalitaires ?

          Regardez nous avons un Winner même s’il n’ y a qu’une place !

          Désolé, je vis en France dans une République qui se définit elle-même par 3 simples mots : Liberté - Egalité - Fraternité


        • daryn daryn 29 décembre 2009 14:50

          @Junior M

          Ce que j’essaie de vous expliquer (sans prosélytisme particulier) c’est que le modèle salariés-syndiqués-pour-résister-aux-patrons-exploiteurs et patrons-assoiffés-de-ferraris-pressurant-leurs-esclaves n’est pas le seul qui existe. Voir par exemple . Je ne prétend pas non plus qu’il n’y ait pas de possibilité d’abuser du statut, simplement que ce n’est pas suffisant pour l’invalider complètement.


        • M.Junior Junior M 29 décembre 2009 16:41

          Plus je te lis et plus j’ai l’impression d’entendre un membre du MEDEF ETHIC qui fait des déclarations généralistes bienveillantes à télé tout en étant capable en interne de nommer son personnel des télépoulets. Le tic toc de la communication.
          Faire travailler les gens comme auto-entrepreneur quand ils n’ont pas d’autres choix revient à dire que les décharges en extérieur sont nécessaires à l’économie des pauvres qui survivent grâce à elles.

          Les résultats sont mieux qu’une communication partisanne.

          Le salaire moyen des auto-entrepreneurs ne dépasse pas le SMIC, tu peux toujours faire rêver les gens, leur assiette les rappelleront à la réalité aussi au quotidien qu’à l’âge de la retraite ou à l’accès à des formations pour un avenir meilleur.

          Quand à la famille de l’auto-entrepreneur, c’est rajouter de l’exclusion.

          Pour conclure, ce statut régénère du travail au noir, ce qui est nocif aussi bien aux services publics qu’aux recettes fiscales.

          Fautes de grives, on mange des merles. C’est une histoire de survie.


        • Yohan Yohan 29 décembre 2009 11:17

          Le statut d’auto entrepreneur n’est peut-être pas la panacée, mais il permet à certains de se frotter aux réalités du petit patron et aux emmerdes qui vont avec : Surcharge, stress, incertitude, solitude
          Une très bonne expérience que chacun devrait faire un jour pour comprendre avant de juger.

          Interview video à voir. http://www.salondesentrepreneurs.com/olivier-torres-1627.html
          Notamment de ceux qui passent leur temps à dénigrer l’entrepreneur. En tout cas, le jour où l’on aura achevé de les dégoûter, je ne donne pas cher du modèle de société à la française. N’oublions pas que 85% des emplois proviennent des TPE et PME, lesquelles sont fragiles face au banques, à la pression du marché. et, les emplois publics en dépendent aussi.


          • Bigre Bigre 29 décembre 2009 11:24

            >C’est dans ces catégories sociales que l’on trouve les individus qui rechignent le plus à payer les impôts.

            Quelles sont les catégories sociales où l’on trouve les individus qui aiment à payer l’impot ?


            • M.Junior Junior M 29 décembre 2009 11:44

              Ceux qui ont réussi à

              • s’élever grâce à l’école de la République
              • Se soigner grâce à l’Assistance Publique
              • Se déplacer grâce aux transports publics
              Même s’ils considèrent qu’ils ne devraient pas être les seuls à payer la fonction publique

            • Daniel Tourre Ziberal 29 décembre 2009 19:40

              Personne n’aime payer les impots, même si beaucoup comprennent qu’il faut contribuer à certains services collectifs.

              Le problème est actuellement la charge fiscale sert beaucoup à payer les gaspillages, renoncements, mille feuille bureaucratiques ou arrosages clientélismes de notre classe politique et de moins en moins à assurer les fonctions régaliennes de l’Etat.

              C’est du à plusieurs décennies de bourrage de crane Etatiste dont JuniorM est le pur produit.
              Un culte délirant pour l’Etat qui est devenu la religion officielle de la France.

              Le statut d’entrepreneur n’est pas la panacée pour tout le monde, mais il rendra service à beaucoup de gens. Et effectivement aura des vertus éducatives indéniables.

              Le libéralisme pour les débutants :
              http://www.liberalismepourlesdebutants.fr


            • Christian Delarue Christian Delarue 29 décembre 2009 23:24

              Zibéral
              Vivement une grande grève générale pour mettre à bas la droite et la bourgeoisie au profit du peuple-classe qui aura à charge d’assurer la redistribution des richesses en pompant ceux d’en-haut ( il n’y a pas d’autres moyens, d’autant que les propriétaires du capital pillent le salariat depuis 20 ans) au profit des moins de 3000 euros par mois.

              Une économie non marchande s’appuie sur l’impôt pour financer les services publics. Les services publics produisent de la valeur d’usage. Ils ne produisent pas de gadgets des 4X4, etc... Seul bémol la production d’armes. La production marchande n’est pas supprimée mais circonscrite.


            • daryn daryn 29 décembre 2009 11:39

              Je ne comprends rien à cet article. Il mélange allègrement les notions d’entrepreneur indépendant, de TPE, de PME et de capitalisme... On comprend à la fin que l’auteur est attaché à un bouclier social et fiscal (?) mais le lien avec le reste n’est franchement pas évident. Et quel rapport avec le code du travail annoncé dans le titre ? A retravailler...


              • Christian Delarue Christian Delarue 29 décembre 2009 17:04

                Daryn

                Je distingue ici l’auto-entrepreneur solitaire des petits patrons à deux ou trois ouvriers :

                "L’auto-entrepreneur, n’est-il pas aussi une bonne aubaine pour le capitaliste d’entreprise moyenne ou grande qui bénéficie de ce travail-là via le droit des affaires. Il est vrai que le sigle PME permet d’amalgamer la petite entreprise et la moyenne et dans la petite celui qui est seul de celui qui peut encore disposer d’un ou deux salariés. La crise pousse aux distinctions".

                Certains travailleurs indépendants le sont vraiment mais nombreux sont ceux qui sont soumis à une entreprise par un accord commercial plus désavantageux qu’un contrat de travail. Pour eux l’indépendance est faussée : il trime au travail plus de 50 heures par semaine... mais sans patron direct. Ce qui est un gros avantage qu’il paie cher, très cher lorsqu’ils deviennent prolétaire soit moins de 3000 euros par mois environ.

                D’où ma proposition de bouclier social des moins de 3000 euros :
                1 Le SMIC revalorisé à 1500 euros pour tous y compris les indépendants.
                2 Penser à un revenu de mi-carrière minimal à 2000 euros pour les 40 à 45 ans
                3 Créer un revenu maximal à 8000 euros et un IR et IS plus prédateur en vu de la redistribution.
                CD


              • Marc Bruxman 29 décembre 2009 18:56

                Prolétaire à moins de 3K€ par mois environ.

                N’importe quoi !

                Si vous n’arrivez pas à gérer votre fric, faites vous soigner. Un ingénieur fraichement sorti d’école commence à 2K€ net par mois. (Ca augmente vite après).

                Pour l’avoir vécu je n’ai pas eu l’impression d’être prolétaire comme vous dites. Voyages, avion, sorties au resto, la vie n’était pas désagréable. C’est sur si on veut faire son bobo, acheter du commerce équitable, du bio, et ne jamais acheter des produits pas cher parce que c’est mal on courre au désastre. Mais désolé avec ce salaire de prolétaire je n’ai jamais eu l’impression de me priver de quoi que ce soit.

                Ah oui au passage à 3K€ net, vous êtes déja bien ancrés dans le premier décile qui commence dans un truc genre 2600 € net (de mémoire). Et si vous gagnez mari et femme 3K€ ce n’est pas de petites économies que vous faites tous les mois.

                Ce genre de blagues est indécente. Pour faire continuer d’exister la rhétorique marxiste vous tentez de faire croire aux gens qui vivent bien qu’ils sont des prolos. C’est stupide et bête.

                Mais bon, on se marre bien quand on lit le smic a 1500 € pour les indépendents. Vous avez compris ce que c’est qu’un indépendent ? Alors on rappelle, un indépendent se paie quand il a trouvé des contrats. Si il en a pas, il ne se paie pas. T’as déja vendu ne serait-ce que des tomates sur le marché ?

                Revenu minimal de mi-carrière : Parce que le mec qui nettoie les chiottes vaut plus à 40 ans qu’à 30 ? Ah oui monsieur, on nettoie vos chiottes comme le concurrent, mais c’est du nettoyeur de chiottes de 40 ans ! Vous savez c’est comme le whisky ca se bonifie avec l’age.

                C’est comme dans les entreprises qui te disent que à boulot égal tu vaux moins qu’un vieux parce que c’est comme ca. Celle la tu les envoie chier, tu as compris que c’est géré par des crevures rouges d’un autre temps. C’est la compétence qui doit fixer le salaire et rien d’autre.

                Revenu maximal à 8K€ : Chouette comme ca les talents partiront à l’étranger. Et vous enlevez la carotte qui fait que les gens se bougent le cul pour réussir. Un de mes clients vient de se payer une grosse bagnole a 150K€. On en pense ce qu’on en veut, mais si l’idée d’avoir cette caisse l’a motivé à créer ce qu’il a crée je dis tant mieux.


                • M.Junior Junior M 29 décembre 2009 19:30

                  Le début était pas mal voire intéressant puis vient la suite pitoyable.

                  Le fameux nettoyeur de chiotte de 40 ans. L’argumentation est implacable à un détail près. Comment l’entreprise a t elle utilisé le budget formation pour le faire évoluer afin qu’il ne soit pas un surcout ? 

                  • Aura-t-elle préférée organiser des séminaires pour ces cadres dans les iles avec 3 heures de formation pour se faire rembourser par les OPCA ?
                  • Aura-t-elle préférée continuer de dépenser plus en frais de représentation au lieu de former tous les collaborateurs ?
                  • Aura-t-elle préférée utiliser l’intérim au lieu de CDI pour mieux disperser son savoir et baisser sa compétitivité ?
                  • Aura-t-elle préférée avoir recours à un prestataire qui emploie des sans-papiers pour diminuer sa structure de cout ?
                  Paul Champsaur, président de l’autorité de la statistique publique et président de la commission d’experts réunis par le gouvernement pour s’interroger sur la réforme du salaire minimum indispensable à la croissance, le SMIC.

                  Au sujet des recommandations de la commission : il s’agit de ne "pas compromettre la santé économique et financière des entreprises".

                  De quoi parlent-ils ?

                  De la valorisation du SMIC. Valoriser, le verbe à la mode. Valoriser l’entreprise c’est valoriser l’homme pour Randstad. La création de valeur ou les joies de la valorisation.

                  Augmenter le SMIC ne lutterait pas efficacement contre la pauvreté. BRAVO !

                  Mais quelle est l’équité ou l’égalité quand l’entreprise dans un environnement en crise continue d’augmenter ses dirigeants qui touchent (pour les mieux payés) en moyenne plus de 200 fois le SMIC ?

                  Allez l’ingénieur donne nous ta réponse. On sait aussi bien vendre des tomates que les lancer.


                • Christian Delarue Christian Delarue 29 décembre 2009 23:30

                  Bruxman

                  La barre des 3000 concerne que certains cas : personnes seules avec plusieurs enfants sans pension alimentaire. Avec 2500 euros par mois on vit bien maais on économise peu.
                  Ceci dit je ne fais pas dans le misérabiliste à l’heure ou les riches s’enrichissent à 250 fois le SMIC. Mais ne taper que sur sur ceux ne suffit pas il faut descendre.

                  Person, marxiste ou pas, pas d’état d’âme pour pomper les plus de 8OOO euros par mois.


                • Roche 29 décembre 2009 19:05

                  bah oui mais je veux bien en faire la critique, mais savez vous que les salaires actuels ne permettent même plus de vivre décemment. Il fut un temps ou les salaires nous permettaient d’accéder aux besoins vitaux mais encore aux loisirs, aujourdh’ui on vit dans un bordel qui nous impose soit l’un soit l’autre ! alors comment faire ?
                  Arreter de consommer ?, mais s’agit il de consommation de nos jours, non, je n’en sis pas sure, les médias hésitent a dire clairement que la consommation ne se remet pas de la crise, (hausse des prix en septembre dernier que Lagarde n’avait même pas remarquée, puis la grosse crise financière), ce n’est pas un hasard. Le tourisme est mort, les gens ne sortent plus le soir (entendu récemment aux infos), les consomateurs se dirigent dans les discount a tel point qu’on a vu des carrefour market etc bourgeonner un peu partout...
                  Bientot on va régresser au niveau des Bérisilien ou il y avait 5 catégories socio pro, avec le développement de réseau internes, ils sont parvenus a réduire ces catérogies.... bref, on a pas le choix, et c’est çà qui séduit la droite !!! LE SYSTEME D


                  • Le péripate Le péripate 29 décembre 2009 20:23

                    Ce que j’aime beaucoup, ce sont les références de l’enseignant de faculté pour qui moins de 3000 euros c’est le prolétariat. On a envie de lui demander le prix d’une baguette, pour rire.

                    Ce monsieur ne représente que les intérêts d’une caste, qui se moque du prolo comme de sa dernière promotion.

                    De la merde socialiste.


                    • Christian Delarue Christian Delarue 29 décembre 2009 23:52

                      Péripate,
                      J’ai été longtemps au chômage et je regarde mon compte bancaire en fin de mois ce qui est LA CARACTERISTIQUE DES PROLETAIRES (entendus ici comme couche sociale et non , au sens marxiste, comme celui qui vend sa force de travail pour vivre). Il n’épargne pas ou très peu .

                      Lorsque l’on se dégage du souci de fin de mois (au-delà de 2500 euros par mois mais plus pour certaines catégories) alors on passe dans la couche des TRAVAILLEURS AISES entre 3000 et 5000 euros par mois.

                      Il y a un trou dans la grille actuel (comblé par les professions libérales) puisque les revenus mensuels des dirigeant débutent à 7000 euros par mois. Plus tous les avantages de logement gratuits, de bonus, de voiture de fonction, etc... Ils montent rapidement à plus de 10 000 euros.

                      Au-dessus de 7000 euros par mois, LES 12 CATEGORIES DE DIRIGEANTS n’ont plus du tout les mêmes soucis et les mêmes intérêts que le prolétaire moyen qui perçoit 1400 ou 1700 euros ou 2200 euros par mois.

                      La décroissance des revenus doit commencer pour les plus de 7000 ( ou 8500 euros d’après les dernières grilles). Il faut protéger les moins de 3000 euros.


                    • Le péripate Le péripate 30 décembre 2009 07:43

                      Et pourquoi n’y a-t-il pas d’épargne ? Parce que la moitié de mon salaire est ponctionné en charges, taxes, impôts, cotisations, qui toutes disparaissent dans l’immense trou que les idéologues constructivistes n’ont de cesse de creuser.

                      Rendez-nous notre argent, nous sommes assez grands pour savoir comment le dépenser, ou l’épargner.

                      Et intéressez vous à la vie de la gerboise ou de l’ornythorinque, vous ferez moins de mal.


                    • herve herve 29 décembre 2009 21:22

                      Et si pour élever le débat, nous étions plus terre à terre : pour agir concrètement, c’est sur http://boursomissions.fr/content/des-auto-entrepreneurs-volent-au-secours-des-tpepme-en-mal-de-financement

                      Qu’en pensez-vous ?

                      • MortytheReaper 29 décembre 2009 21:34

                        Le sujet est plutôt raté.
                        Un auto-entrepreneur ne vaut que dans deux cas de figure. La personne a déjà un emploi et donc cotise au régime général. Elle génère des revenus complémentaires (via de la facturation). Elle va payer au plus 22% de cotisations sociales et si elle opte pour le prélèvement libératoire elle aura supportée une imposition globale d’environ 28 à 30%. Soit la personne veut tester un marché, et à titre principal sans revenus de subdsistance elle se lance (elle aura au préalable étudier sa petite affaire)et utilise de manière très temporaire le statut. En raison du système d’auto-déclaration elle va peu cotiser. La contrepartie est donc une ouverture de droits...quasi nuls ou non-efficients (bah oui faut bien une contrepartie non ? C’est la prise de risque = rien sans rien).
                        sachant que pour des services le Chiffre d’affaires est < ou = à 32K€ (merci de ne pas confondre CA et « revenus »), le disponible après paiement des charges est variable (revenu fixe alimentaire significatif ou pas de parachute) mis pas très éleve et bien en deça des 3000 euros mensuels.
                        .
                        Curieusement personne ne parle des études Insee ou des Impôts qui relevent que 25% des indépendants n’ont pas de quoi vivre après paiements des cotisations obligatoires (urssaf, rsa, rsi...) comprendre payer le loyer, l’alimentation.... A rapprocher des taux de mortalité des TPE/PME.

                        Un indépendant (avant guichet unique) paie ses cotisations URSSAF, RSI, CIPAV, taxe pro...L’auto-entrepreneur ne pourra faire une compta au réel, il est donc sur un « résultat » virtuel soit son CA - abattement à l’instar de l’indépendant en micro-bnc ou micro bic qui est taxé sur un revenu dont l’avantage fiscal est de ne pas tenir compte de la réalité. Mais les administrations adorent le ficitf tant que cela permet de calculer à leur avantage :)

                        Si Novelli avait voulu avoir du courage et innover il aurait supprimé toute régle maintenant le fictif et obligerait la compta réelle (avec expert-comptable), de la gestion et de la stratégie à titre pédagogique et par efficacité économique : moins de petite structure et un parallélisme au tissu germanique bien plus solide (moins de petites entreprises mais de vraies PME > 200pers).

                        Les petites mains à la française cela arrange qui  ? Pourquoi les indépendants ne sont-ils pas capables de s’associer et de créer des structures plus denses et solides ?
                        La mauvaise concurrence « auto-entrepreneur (taux 22%) et les indé à (taux 48-52%) ne va pas aranger les choses, mais le statut auto-entrepreneur n’est pas ouvert à vitam eternam , 3 ans, le mieux serait d’en sortir au bout d’un an car la crédibilté du statut est égal àzéro (tenter un appel d’offre en statut auto-entrepreneur)....Le prolétaire est donc celui qui fait le mauvais calcul de ne pas se lancer pour de vrai, de ne pas grandir ne pas évoluer. Bref la crise d’ado version  »je bricole , je suis CEO de moi-même". Triste culture entrepreuneuriale à la française.


                        • MortytheReaper 29 décembre 2009 21:35

                          Drôle de plan la saisie en direct ne supporte plus les accents ni lettre à la française ?


                          • TSS 29 décembre 2009 23:53


                            autoentrepreneur ou comment devenir son propre esclave(vu les contraintes)


                            • Jean-paul 30 décembre 2009 22:34

                              Vu les contraintes ! exact nous sommes dans un pays socialiste et anti patrons ( l’auteur lui meme )L’argent est tabou et la reussite aussi.L’ambition ( mot inconnu dans cet article )
                              Les bons pauvres contre les sales riches ,car on pense que bien sur un pauvre ne peut devenir riche .Les proletaires et les riches ,point barre selon l’auteur .


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 décembre 2009 06:22

                              hihihihihi ,

                              Paroles verbales etc....

                              Question  : il y a-t-il un auto-entrepreneur dans la salle ?


                              • Jean-paul 30 décembre 2009 18:40

                                Pas d’ auto entrepreneur dans la salle ,et le debat est dirige par un enseignant marxiste .
                                Alors pour le bla bla bla .......


                              • Internaute Internaute 30 décembre 2009 10:09

                                Je m’attendais à une analyse du statut d’auto-entrepeneur mais le sujet de l’article est surtout le déclassement social, avec un petit relent de lutte des classes (je suis pauvre parcequ’il est riche).

                                Le statut d’auto-entrepreneur vient au moment où le gouvernement essaye de trouver n’importe qu’elle solution à une crise bien présente qui ne s’en ira pas comme un mauvais orage. Sa vrai utlité est de fournir un cadre juridique à l’arrivée de l’économie informelle. Cette nouveauté sous nos cieux est le mode de fonctionnement normal dans les pays sous-développés.

                                En Amérique latine par exemple, il y a en gros deux classes de personnes.
                                La première classe est celle qui a les moyens d’entretenir les charges de l’Etat. Ce sont des personnes qui demandent un permis de construire, ont les documents du terrain sur lesquelles elles construisent, payent les charges sociales de leurs employés, conduisent avec un permis, payent des impôts sur le revenu, ont déposé les statuts de leur société auprés des régistres administratifs et ont une license pour commercer.
                                Tout cela demande une masse d’argent que la deuxième n’a pas. Cependant il faut bien que la deuxième classe vive. Comme la première ne lui donne pas assez d’emploi, elle essaye de l’imiter en réduisant les coûts inutiles ce qui est une vertu capitaliste. C’est ce qu’on appelle l’économie informelle - travail au noir, squatt de tout et de n’importe quoi, vente sans permis de sa propre production artisanale, de ses fruits et légumes ou de CD piratés. Ces gens n’ont aucun frais d’assurance, aucun frais d’imposition et sont la plaie (ou l’avenir selon le point de vue) des pays pauvres. L’Etat ne sait plus quoi en faire.

                                Novelli sent trés bien que le vent tourne, que les 26% de chômeurs immigrés ne vont pas le rester longtemps, que les français pauvres non plus et que l’économie informelle va exploser avec tous ses excès. Le statut d’auto-entrepreneur permet de gérer ce phénomène en lui gardant un semblant d’insertion légale dans le système économique national. Pour ma part, je trouve que c’est une trés bonne idée.


                                • Jean-paul 30 décembre 2009 19:04

                                  Bravo l’auteur ,avec votre greve generale souhaitee , leSMIC a 1500 euros ( augmentation des prix ),les pauvres proletaires contre les sales riches bref tout un programme ,la droite va vous remercier en 2012 .Sarkozy n’a pas de soucis a se faire .
                                  Au fait la France dans le monde est consideree comme un pays socialiste .
                                  Aux USA vous devenez auto entrepreneur sans rien demander a personne (independant contractor ) vous payer juste vos taxes ( 20 % )au debut de l’annee suivante ( avril )


                                • rocla (haddock) rocla (haddock) 30 décembre 2009 19:10

                                  l’ auto-entreprenariat est un excellent marche-pied pour commencer à son compte .

                                  Les paroles verbales une excellente façon de parler pour ne rien dire ...


                                  • Christian Delarue Christian Delarue 31 décembre 2009 11:38

                                    Tous les travailleurs indépendants sans salarié ne sont pas prolétarisé. Pour certains l’affaire est juteuse. Ils deviennent patron en embauchant des ouvriers ou des employés. Voir ci-dessous.

                                    Ce qui suscite une inquiétude c’est effectivement le déclassement. Mais on pourrait effectivement dire qu’ils ont choisi le risque qu’ils assument. Ce n’est pas trop ma philosophie car je n’apprécie ni les réussites sur le dos des autres par un gros travailleur exigeant ni les déclassements sévères. J’ai une conception de la vie civililisée qui me fait critiquer l’un et l’autre.

                                    Lu dans Echanges, la feuille de chou du ministère de l’économie.... :
                                    Au 31 juillet 2009, l’insee recensait 178340 auto-entrepreneurs. Parmi eux, les 70 000 inscrits depuis le lancement du nouveau statut en janvier dernier ont déclaré un chiffre d’affaire de 180 millions d’euros pour le premier semestre. Un montant en forte augmentation : 54 millions d’euros au premier trimestre, 126 millions d’euros au deuxième. Le chiffre d’affaire moyen est de 4200 euros par auto-entreprise. Mais certains combinent travail indépendant et travail salarié selon des modalités variables.


                                    • Jean-paul 31 décembre 2009 13:16

                                      Ca y est c’est reparti ,les sales patrons contre les gentils employes ,mais l’auteur avoue qu’ils prennent des risques .On est bien dans une France socialiste .


                                      • Christian Delarue Christian Delarue 31 décembre 2009 17:18

                                        Il y a de gentils patrons mais ils ne le restent pas quand la crise leur imposent de licencier ou alors c’est de la gentillesse avec coup-de-pied aux fesses ! Merci.

                                        Il y a bcp d’employés pas solidaire pour un sou et très fayots. On trouve de tout chez les employés.


                                        • Philippe D Philippe D 31 décembre 2009 17:34

                                          Il y a de gentils patrons mais ils ne le restent pas quand la crise leur imposent de licencier ou alors c’est de la gentillesse avec coup-de-pied aux fesses ! Merci.

                                          Mon Dieu, Quelle connerie ! (scuzez-moi mais je ne trouve pas d’autres mots)
                                          Gentils patrons mais méchants quand même.
                                          A croire que le statut fait l’homme.
                                          Vous devriez essayer de faire patron pour voir si vous changez ou si vous restez le même.

                                          Patrons, employés, rien que des hommes avec leurs personnalités et beaucoup plus d’intérêts communs que de divergences.

                                          Vous vivez dans un monde étrange, tellement différent du mien.


                                        • Christian Delarue Christian Delarue 1er janvier 2010 10:36

                                          Ce n’est pas moi qui pose la vision en terme de gentil-méchant à la place du fait de la position dans le rapport social. Dire qu’il y a des patrons gentils et des salariés méchants - ce qui est vrai - ou le contraire - qui est vrai aussi - ne fait pas avancer la réflexion. Elle l’a détourne.

                                          Dans un tel rapport social, il y a rapport de subordination, rapport de pouvoir et souvent rapport de domination et même harcèlement. Je n’invente rien. Le bisounours existe mais ne dure pas !


                                        • Christian Delarue Christian Delarue 1er janvier 2010 11:01

                                          Si vous lisez bien mon article, il dit qu’il y a un double déclassement social et une double souffrance issue de la crise qui frappe la très petite entreprise (et les autres aussi mais ce n’est pas mon sujet. Mon sujet porte sur la micro entreprise valorisée par certains altermondialistes le plus souvent en ESS il est vrai).
                                          Déclassement dur et double :
                                          - les licenciements des employés de très petites entreprises.
                                          - le petit patron qui licencie avec d’une part sa propre souffrance de faire ce genre de chose (étude citée en lien) et d’autre part un déclassement social qui le fait passer de patron à travailleur isolé et bien souvent de titulaire de bons revenus à prolétaire (nettement moins que 3000 euros par mois).

                                          J’ai à la fois une attitude critique (froide) mais aussi compréhensive (chaude) sur ces processuspuisque la question posée est toujours pour moi de donner un cadre, un ordre juridique qui permet à la fois la liberté et la protection. Et voyez-vous je pense la protection y compris pour celui qui la veille encore ne pensais qu’en terme de liberté individuelle, d’embaucher et licencier librement, de ne pas payer d’imlpôts, etc... comme cela a été répondu plus haut.

                                          Mon papier ne répond pas à tout loin de là. Il incite au débat c’est certain.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès