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Accueil du site > Actualités > Economie > L’économie en URSS

L’économie en URSS

Au-delà des discours idéologiques, l’URSS est le seul pays à avoir essayer de mettre en place pendant plus d’un demi-siècle une économie de type communiste à l’échelle d’un grand pays. Si nous connaissons plutôt bien le fonctionnement d’une économie capitaliste (et ses travers), il est intéressant de regarder le fonctionnement d’une économique communiste confrontée à la réalité.

Voyons donc ce qu’il en est avec ce « court » résumé de l’histoire économique de l’URSS et des tentatives des dirigeants successifs d’améliorer ses performances.

L’Etat organise et dirige toute l’économie, il contrôle donc l’ensemble de la production et de la distribution et fixe les objectifs à atteindre dans les différents secteurs d’activité. La planification de l’économie est administrée depuis Moscou par le Gosplan et les ministères, elle se fait sous la forme de plans quinquennaux. Les régions ainsi que les entreprises n’ont donc aucun pouvoir.
Les activités de base (industries lourdes) reçoivent la majorité des investissements au détriment des biens de consommation et de l’agriculture.

Ce mode de gestion centralisé et ne tenant aucun compte des réalités du marché est responsable des dysfonctionnements profonds de l’économie soviétique.
"Le Gosplan planifie environ 6 000 groupes de produits. Cela correspond au 4/5 des productions totales. Les ministères à leur tour détaillent ces plans pour 40 à 50 000 positions. Le Gossnab répartissant la production des entreprises envers leurs clients, attribue des bons pour 1 million d’articles (nombre d’articles produits dans le pays : environ 25 millions). Il est illusoire de supposer une informatisation convenable du processus de planification qui puisse englober un jour l’ensemble des productions. Un mathématicien soviétique a calculé que le plus puissant des ordinateurs mettrait 30 000 ans à résoudre un modèle de planification impliquant la production de cette masse de biens." M.Lavigne, Les Soviétiques des années 80.

- La banque d’Etat (Gossbank) reçoit tous les profits réalisés et est le seul dispensateur de crédit aux entreprises agricoles et industrielles.
Les prix sont fixés par l’Etat qui ne tient pas compte du fonctionnement des entreprises. Les moins productives sont autorisées à travailler à perte.

- Les approvisionnements sont assurés de manière centralisée par le Gossnab ce qui était à l’origine de très fréquentes pertes de temps et erreurs de livraisons.

- La production n’a pas de relation avec la demande du marché, les entreprises fabriquent des produits invendables ou de mauvaises qualités car elles se contentent d’entrer dans les objectifs fixées par le Gosplan à partir d’indicateur physiques comme le tonnage. Ainsi Iman Kirtowsky nous donne l’exemple d’une entreprise en règle avec le Plan, mais ne produisant qu’un modèle unique de casseroles de dix litres. Sans compter le fait qu’un tiers des contrats signés par les entreprises n’étaient pas honorés.

- Les industries du groupe B (biens de consommation) reçoivent moins de 10 % des investissements ce qui provoque une pénurie permanente de voitures, d’appareils électroménagers... Une voiture moyenne coûte 36 mois du salaire moyen, un canapé presque un mois de salaire... Ainsi, en 1982, il y avait une voiture particulière sur 33 en URSS contre 1 sur 2 aux Etats-Unis.

- De même que les biens de consommation, l’agriculture a été sacrifiée (à la mort de Staline le niveau de production est à peine supérieur à celui de 1913). Les paysans ayant au départ soutenu la révolution sont hostiles au régime et consacrent la plupart de leur temps et de leurs efforts à leurs lopins privés (dvors) accordés par Staline en 1935 afin d’éviter de plus graves pénuries alimentaires. Les paysans peuvent vendre la production de ces lopins sur le marché kolkhozien (marché libre). Cette production représente en 1937 25 % de la production agricole nationale alors que les lopins privés ne représentent que 4 % des superficies cultivées.

- Le manque de motivation est aussi criant dans l’industrie où les faibles rémunérations et l’impossibilité d’initiatives privées provoquent une sorte de "droit à la paresse". Ce manque de motivation se manifeste par l’instabilité (20 % des actifs changent chaque année d’emploi et la durée de séjour d’un travailleur dans une même entreprise n’excède pas 3 ans), l’absentéisme et l’alcoolisme. Ainsi selon le journal Les Izvestia, l’absentéisme fait perdre 125 milliards de journées de travail en 1982, ie l’équivalent du travail annuel de 60 millions d’ouvriers, soit près de la moitié de la population active en URSS. De même il suffirait d’arrêter de boire sur le lieu de travail pour que la production industrielle augmente de 10 %.

- Le complexe militaro-industriel est le seul secteur de l’économie qui se porte bien car il subit la concurrence internationale et est donc toujours poussé à s’améliorer. Le retard technique devient de plus en plus criant au fur et à mesure des années dans les autres secteurs. A la mort de Brejnev à peine 14 % des machines outils correspondent aux normes de qualité occidentale et le stock d’ordinateur est évalué à 8 000 machines contre 24 millions aux Etats-Unis.

- L’économie parallèle faite de tricheries administratives, de marché et de travail au noir, de corruption était très développée. Elle concernait aussi bien les citoyens ordinaires (chabachniki, ie travailleurs du dimanche) qui réalisaient au noir des travaux d’entretien et de réparation avec du matériel volé à l’Etat, que les membres de la nomenklatura (la mafia ouzbek par exemple). Elle représente à peu près le quart du PNB de l’URSS. Certaines entreprises allant même jusqu’à acheter au marché noir les produits qu’elles ne pouvaient obtenir auprès du Gossnab.

Face à ces problèmes, les dirigeants successifs ont tenté de réformer le système.

Khrouchtchev :

Sous le Ve plan, les charges pesant sur les kolkhozes sont allégées et les taxes sur la production des lopins de terre est supprimée. Dans le domaine industriel les objectifs du groupe B (biens de consommations) sont revus à la hausse qui a davantage progressé en 1954 et 1955 que ce qui était prévu, mais l’écart reste très très grand avec le groupe A.
Le VIe plan est abandonnée à cause de la réforme de la planification décidée en 1957.

Elle s’oriente vers une décentralisation de la gestion au profit des régions. La planification demeure centralisée, car le Gosplan reste l’unique responsable, mais le nombre de ministères est réduit et leurs pouvoirs en matière d’investissement et d’approvisionnement des entreprises est transféré à des Sovnarkhozes (Conseil de l’économie nationale).
La réforme est un echec. Le secteur industriel connaît la plus forte croissance mondiale derrière seule du Japon (+ 84 % en 7ans). En revanche, l’agriculture continue de stagner, voir régresse : en 1965, la production céréalière est inférieure de 10 % à celle de 1958. On a même recréé des comités d’Etat spécialisés ressemblant à s’y méprendre aux anciens ministères à partir de 1963 alors que dans le même temps le nombre de régions passaient de 105 à 47.

Brejnev :

Abandon de la réforme de 1957 au profit d’une nouvelle s’articulant sur 3 axes.

- On retourne à une planification concentrée (suppression des sovnharkhozes et reconstitution des anciens ministères).
- Suivant les idées d’économistes soviétiques comme Liberman, les nouveaux indicateurs des entreprises deviennent la rentabilité et la production vendue. Les entreprises deviennent à même de financer par elles-mêmes une partie de leurs investissements grâce à leurs profits. C’est dans ce but qu’elles sont regroupées de manière à constituer des unités plus grandes capables de s’autofinancer.
- Les ouvriers et les employés sont intéressés aux résultats de l’entreprise de façon individuelle par la distribution de primes et collectivement par l’amélioration des équipements sociaux.
- On tente d’introduire des méthodes modernes de gestion => informatisation et automatisation encouragées.
7000 SAG (système automatisé de gestion) sont mis en place de 1966 à 1982.
Le IXe plan annonce la création d’un système national automatisé (SNA) pour la collecte et le traitement des informations. On tente de recourir à l’informatique pour renforcer la concentration et établir une meilleure planification.

Pourtant la période brejnevienne a été marquée par un ralentissement continue de la croissance, les efforts pour passer d’une économie de type "extensive" héritée de la période stalinienne à une économie de type "intensive" ont été vains.
En réalité, le ralentissement de la croissance est lié aux difficultés de gestion d’une économie de plus en plus complexe dans le cadre d’un système de plus en plus inadapté.
L’appareil du Parti multiplie les obstacles pour éviter que ses privilèges ne soient sacrifiés au profit de l’efficacité économique. La réforme n’a jamais été appliquée, elle a simplement concerné quelques entreprises pilotes de 1967 à 1970. Par ailleurs le retard de l’URSS dans le domaine informatique et le manque de personnel qualifié n’ont pas permis l’informatisation de la planification.

A la mort de Brejnev en 1982, l’économie soviétique est plus que jamais dans l’impasse.

Andropov :

- Des mesures sont prises pour rétablir la discipline du travail (contrôles d’identités, sanctions pour les ouvriers et employés en retard, en état d’ébriété, coupables d’absence injustifiée). Les ouvriers et employés ont désormais le droit de donner leur avis sur les objectifs du Plan et les méthodes de travail.
- Une nouvelle expérience de décentralisation économique est tentée en 1984 (l’Experiment) dans 700 entreprises pilotes. Elles déterminent elles-mêmes un certain nombre d’indicateurs, gèrent leurs effectifs et disposent d’une autonomie financière plus grande. Les profits réalisés sont laissés à leur libre utilisation afin d’intéresser les travailleurs aux résultats.

Tchernenko :

- L’experiment est étendu à 6 000 entreprises et les travailleurs sont autorisés à avoir deux emplois afin de lutter contre le travail au noir.
Mais le Parti continue à faire obstacle en empêchant le fonctionnement autonome des entreprises. En fait, il n’y a pas de volonté réelle de changement.
- On renoue avec les grands projets irréalistes. Ex : projet d’extension de la surface agricole de 40 à 50 millions d’hectares en 2000 + grands travaux d’irrigation de 17 millions d’hectares en détournant une partie des eaux de l’Ob et de Lynch vers la mer d’Aral.

Gorbatchev : La perestroïka

- En 1989, les ministères centraux sont supprimés dans l’agriculture, on renforce ainsi l’autonomie des unités de production. La tutelle administrative n’est plus nationale.
L’arrêté de mars 1986 prévoit que les rémunérations ne doivent pas progresser plus rapidement que les gains de productivité et on instaure un système de prime et de pénalités pour sanctionner les gaspillages et intéresser les agriculteurs à produire plus. En 1989, le gouvernement décide de payer en devise étrangère les productions céréalières supérieures à la moyenne afin que l’argent servent à l’achat d’équipements occidentaux nécessaires à la modernisation de l’appareil de production.

- En janvier 1988, 60 % des entreprises doivent fonctionner sur la base de l’autofinancement et de l’autonomie comptable. Celles continuant à enregistrer des pertes peuvent être fermées. (En 1986, l’Etat subventionnait les entreprises en déficit à hauteur de 70 milliards de roubles).
Parallèlement, un système de replacement et de renforcement des garanties sociales des travailleurs est créé afin de faire face à la montée du chômage provoquée par le besoin de rentabilité des entreprises.
Les salaires sont revalorisés de 30 % et hiérarchisés, car le nivellement démotive les travailleurs.

- La Banque d’Etat (Gosbank) perd ses fonctions commerciales qui sont transférées à cinq banques spécialisées chargées du financement de l’économie.

- Le 28 février 1990, la propriété privée est légalisée.
Dans le secteur agricole, l’Etat peut, à partir de 1989, louer des terres aux paysans pour une période de 50 ans. Ainsi de nouvelles formes d’exploitations privées de la terre se mettent en place comme la ferme familiale (seulement 29 000 en 1990) et la coopérative (5 % de la main-d’oeuvre agricole en 1990).

- On a recourt aux capitaux occidentaux. Le décret de janvier 1987 autorise la création de sociétés mixtes dans lesquelles la part du capital national doit être au moins de 51 %. Le peu de succès de cette formule a conduit les dirigeants à autoriser les entreprises occidentales à détenir la majorité du capital du l’entreprise puis, à partir de juillet 1991, à investir directement en URSS.

- Le commerce extérieur se libéralise afin d’entrer dans le marché mondial. A partir d’avril 1989, toutes les entreprises soviétiques peuvent commercer librement avec leurs partenaires étrangers.
L’URSS est admise au FMI au rang d’observateur et le rouble touristique est dévalué de 90 %.

- La Glasnot <=> rendre publique quelque chose de connu
On recherche la transparence du régime. Ainsi Gorbatchev fustige publiquement l’ivrognerie et l’indiscipline.
On réécrit l’histoire officielle et on condamne publiquement l’immobilisme de Brejnev et les crimes de Staline dont les victimes sont réhabilitées.
Il y a une volonté de démocratisation du régime, les exilés peuvent revenir, les dissidents sont libérés, la culture occidentale n’est plus interdite. On cherche à transformer l’URSS en un "Etat socialiste de droit", l’action du Parti s’inscrit désormais dans "le cadre du processus démocratique en renonçant à tout avantage politique ou juridique".
Le droit de grève est reconnu en 1989 sauf dans les secteurs-clés de l’administration (énergie, hôpitaux, transports...).

Mais comme toutes les précédentes tentatives de réformes, la Perestroïka est un échec.
Les défauts de fonctionnement du système n’ont pas disparu et se sont même aggravés. L’Etat reste le principal client des entreprises (80 %) et la qualité des produits est toujours aussi médiocre (15 % étaient carrément envoyés au rebut).
La demande n’est toujours pas satisfaite, les Soviétiques gagnent plus d’argent, mais ne peuvent pas le dépenser et doivent faire la queue devant les magasins.

Les raisons de l’échec sont à rechercher dans la résistance de la nomenklatura menacée dans ses pouvoirs et ses privilèges, par l’hostilité de la population face aux mesures de Gorbatchev dont les mesures ont détruit un ordre économique sans le remplacer, et la montée des revendications nationalistes.

La Perestroïka ne remet pas en cause la nature communiste du système économique ce qui est incompatible avec la volonté de modernisation de l’économie soviétique.


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30 réactions à cet article    


  • elric 22 novembre 2007 16:22

    Article trés instructif pour qui veut comprendre les raisons de l’écroulement de l’urss


    • Stephane Guezenec Stephane Guezenec 22 novembre 2007 16:26

      Merci pour cet intéressant rappel de l’effroyable fiasco que fut l’URSS et ses dizaines de millions de victimes. L’auteur aurait pu toutefois indiquer que Lenine avait dès 1921 tenté de limiter les dégats en lançant la NEP (nouvelle politique économique), rétablissant au passage quelques principes de l’économie de marché. Sa mort puis l’aveuglement idéologique de Staline et de ses sbires mirent fin à cette parenthèse (qui connut quelques succès) pour retomber dans les errements du 100% plannifié. Leçon à méditer pour tous ceux qui prétendent qu’un autre monde est possible : la sociale-démocratie de marché est à ce jour ce qui se fait de moins mauvais. Prudence donc face aux tenants du Grand Soir et autres fumisteries criminogènes.


      • Krokodilo Krokodilo 22 novembre 2007 18:00

        Reste à voir si nous sommes bien dans une social-démocratie ! La dépénalisation des abus de biens sociaux, le départ d’une entreprise avec une fortune alors qu’on l’a coulée, les délits d’initiés, la corruption non condamnée, tout ça relève-t-il d’une social-démocratie qui fonctionne dans l’intérêt de sa population ?


      • Internaute Internaute 23 novembre 2007 09:40

        Ne dédouanez pas Lénine avec sa NEP. Il a provoqué des famines effroyables, poussant les gens à manger les cadavres. Lenine est le symbole du terroriste international. Il ne me semble pas opportun de faire de différence entre Staline et Lenine. On voit toujours dans les commentaires l’histoire communiste coupée en deux, celle de Lénine et celle de Staline. Staline était dés les premiers jours avec Lenine et sa bande de tueurs. Les massacres en grand on été perpétrés par Trotsky et Lénine suivis ensuite par Staline. Cela a été la Shoah puissance 10 pendant 40 ans. L’abattage des populations était une méthode de gouvernement. Même Kroutchev a reconnu qu’il signait des quotas d’assassinat de 5.000 personnes d’un coup.


      • elric 22 novembre 2007 16:45

        je suis d’accord avec ce dernier commentaire,les gens ont la mémoire courte,ils rèvent encore de grand soir,décidément la croyance au père-noël idéologique a la vie dure.


        • Le péripate Le péripate 22 novembre 2007 22:55

          Au delà de l’idéologie.........

          Heureusement qu’il y a ce préliminaire, car, sinon, on aurait pu croire que c’était uniquement idéologique......

          Donc, l’économie communiste, c’est l’économie planifiée. Probablement le gaullisme était communiste.

          Et, probablement que maintenant que la Russie n’est plus communiste, elle a rejoint le monde radieux du capitalisme..... avec , bien sûr, le succès à la clé, grace aux recettes du FMI.

          Un minimum d’honneteté consisterai à démarrer l’histoire au 19eme siècle, et de la prolonger jusqu’à nos jours.... Le tableau serai alors très different.


          • Gandalf Tzecoatl 30 novembre 2007 20:45

            Très bon commentaire, le Péripate.

            De Gaulle pratiquait le capitalisme d’état, avec des succès qui laissent des traces (Airbus, nucléaire, Ariane, etc) et des moins bons (Bull, du moins à première vue).

            C’est l’un des rares dirigeants qui a utilisé les idéologies au mieux, avait une très bonne connaissance des mécanismes monétaires (notamment les abus américains).

            Il nous prouve encore que la mixité des idéologies (laisser prédominer l’une par rapport à l’autre à bon escient en telle ou telle circonstance) est préférable à l’absolutisme idéologique passé ou présent.


          • William7 23 novembre 2007 01:30

            Comme dit Bensaïd, il y a 1001 marxismes et assimiler LE communisme avec sa définition stalinienne (marxiste-léniniste) est un procédé idéologique bien connu !

            Si vous n’êtes pas totalement ignorant, vous savez que le communisme tel que Marx l’a pensé...n’a jamais existé ! Nulle part ! Encore moins le socialisme !

            Le marxisme c’est quand même l’idée d’émancipation, d’arrêt de l’aliénation et de l’exploitation et surtout de la forme « salariat », de la forme « Etat ». L’hypertrophie de ce dernier est un plaidoyer contre l’assimilation du marxisme de Marx avec le marxisme-léninisme !

            Coluche avait raison de dire que le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme et que le communisme c’est l’inverse. A ceci près que ce qu’il a nommé communisme, je le nomme « capitalisme d’état » !

            Quant au sempiternel « Au-delà des idéologies », ça me fera toujours bien rire ! La fin des idéologies est une idéologie elle-même qui sert certaines fins. C’est du connu !


            • William7 23 novembre 2007 01:31

              Si vous n’êtes pas totalement ignorant, vous savez que le communisme tel que Marx l’a pensé...n’a jamais existé ! Nulle part ! Encore moins le socialisme ! ====================================================

              Erratum Si vous n’êtes pas totalement ignorant, vous savez que le socialisme tel que Marx l’a pensé...n’a jamais existé ! Nulle part ! Encore moins le communisme !


            • William7 23 novembre 2007 01:43

              L’article de Tony Cliff sur l’URSS comme capitalisme d’Etat !

              http://www.marxists.org/francais/cliff/2000/capetat/cliff_2000_capetat.htm


              • Michel Maugis Michel Maugis 23 novembre 2007 03:06

                Michel Maugis @ Bahal

                Votre article est bidon et mensonger dès les premières lignes.

                « l’URSS est le seul pays à avoir essayer de mettre en place pendant plus d’un demi-siècle une économie de type communiste à l’échelle d’un grand pays. »

                L’URSS n’a jamais essayé de mettre en place une économie de type communiste.

                Elle a instauré avec succès une économie socialiste.

                Pour les communistes, le communisme en tant qu’économie s’instaurera qu’après une longue période de socialisme dans laquelle la mentalité des gens aura changé en raison des nouveaux rapports de productions.

                Devant une agressivité terroriste des empires qui sentirent le monde s’ébranlée, elle est passé d’une société féodale à la deuxième puissance mondiale, sans avoir eut recours à la colonisation et saccage des peuples d’Asie, Afrique et d’Amériques mais avec ses propres ressources.

                Le bilan global de l’existence de la première puissance socialiste a été extraordinairement positif pour le devenir de l’humanité et est facilement énumérable.

                Depuis ce temps, de nombreux pays, des petits, des plus grands, essaient sans succès d’instaurer une économie capitaliste qui puisse subvenir aux besoins fondamentaux de leurs peuples. Ils n’y parviendront jamais. Jamais dans l’économie capitaliste la santé, l’éducation, la vie, la retraite seront considérés des objectifs en soi d’une économie car pesant négativement sur le taux de plus value de l’exploitation du travail.

                Ils se tournent et révisent leur jugement sur le marxisme et le socialisme devant la panique des idéologues du Grand Capital qui n’arrêtent pas de vouloir enterrer le marxisme par des articles remplis de clichés issus de la guerre froide.


                • William7 23 novembre 2007 07:55

                  Elle a instauré avec succès une économie socialiste. =====================================================

                  Quel succès en effet !C’est tellement outrancier que cela en devient gênant pour vous !

                  Le marxisme-léninisme est le plus grand dévoiement et le plus grand tort qu’on ait pu faire à l’excellente projet de révolution communiste ! Il faut insister, le stalinisme est un substitutisme comme la social-démocratie. En cela, il est complètement contraire à ce que désirait, à juste titre, Marx !

                  L’expérience soviétique est l’antithèse absolu de l’émancipation des travailleurs.

                  Aujourd’hui, contre les droitistes et les libéraux, certains fous veulent réhabiliter Staline comme refuge nostalgique de leurs idéaux bafoués.

                  C’est un chemin inutile, ridicule et dangereux. Le chemin pour ceux qui sont lassés de la propagande capitaliste n’est pas le refuge dans le totalitarisme stalinien mais dans la refonte d’un projet politique marxiste...un altermarxisme, un néo-marxisme comme le disent bien Duménil et Bidet dans leur ouvrage !


                • eric 23 novembre 2007 08:33

                  A Mr Maugis Quelques imprécisions dans votre commentaire au moins à mon avis :

                  La russie de 17 venait de connaitre la pèriode de croissance économique la plus forte de longue pèriode de l’histoire du développement économique et n’était plus vraiment un etat féodal. L’Union soviétique à récupéré les colonies russses dans un premier temps ( Kazakhs, Azeris etc... Puis à la faveur de la guerre pays baltes et europe centrale. Une anecdote de l’époque : pourquoi l’URSS ne fournit elle pas de chapeaux en feuilles de Latanier au vietnam ? Parce que la RDA n’en produit pas. Le fait que les colonies soient mitoyennes ne change rien à leur nature, même si cela les rends moins visibles. Je vous accorde que l’URSS a la différence des occidentaux a non seulement saccagé ses colonies, mais également son propre pays et sa propre population.

                  Les réusltats sont mesurables et comparables avec ceux des pays capitalistes. La russie vient de remonter à une espérance de vie de 59 ans pour les hommes aprés un point bas à 57 à la toute fin de la pèriode soviétique. C’est un des rares cas au monde de régression en temps de paix. Pour mémoire, la france, la suède et l’amérique s’acheminent gentiment vers 80 ans montrant au passage qu’elles ont toutes les trois des modèles sociaux comparables dans leurs résultats objectifs.

                  On ne peut qu’en conclure qu’il vaut mieux vivre dans un système capitaliste qui " ne se souciera jamais des retraites de la santé etc... mais parviendra à les mettre efficacement en place, que dans un système socialiste qui s’en souciera mais ne les mettra jamais en oeuvre.

                  Au reste, prendre la défense de l’URSS au nom d’un « bilan globalement positif » rappelle étrangement certains discours du temps de la guerre froide... !


                • elric 23 novembre 2007 10:40

                  tient quelqu’un qui croit encore au père_noël


                • Michel Maugis Michel Maugis 23 novembre 2007 11:12

                  Michel Maugis @ Eric.

                  Les faits sont tétus. L’URSS est passée à la deuxième puissance mondiale en l’espace de 30 ans, si on enlève les périodes de la guerre civile fomentée par 18 pays, et la 2GM fomentée par le capitalisme impériale.

                  Parler de l’URSS sans mentionner le contexte historique relève de la manipulation et de la malhonnêteté.

                  Vous n’avez en rien osez réfuter l’esentiel de mon propos.

                  Votre rappel final est honteux et insultant, lorsque l’on sait qú’un Bush parle de de la troisième guerre mondiale avec bombe atomique pour défendre votre capitalisme qui ne cesse de mourir.

                  Vous osez comparer l’URSS avec l’EUrope colonisatrice, et les USA. Cela est très révélateur. Et l’Afrique ? et l’Inde ? et l’Amérique Latine ? et L’analphabétisme ? et la Misère extrême dans le monde ? Dans des pays capitalistes ou dans des pays socialistes ?

                  Il est faux de prétendre que l’URSS a user des républiques asiatiques comme colonies. Il suffit de faire un tour dans le site du PNUD pour voir l’IDH de ses républiques et de les comparer avec celui des anciennes colonies Française.

                  Il suffit de comparer l’état de ces « colonies » avec les anciennes colonies françaises.

                  Si on met en relation le classement en IDH avec le classementdu PNB/h ( Classement Pnb/h - Classement IDH) on trouve majoritairement Cuba comme le pays le plus performant suivi des ex pays socialistes.

                  La diminution de la population date essentiellement des années Yeltsine qui provoqua dans le silence le plus complet un génocide des vieux et des enfants en bas ages.

                  Mais cela chut !! C’est la « démocratie » capitaliste avec bombardement du parlement élu démocratiquement

                  Il reste que l’épopée soviétique reste le plus formidable saut progressiste de l’Humanité depuis la révolution française.

                  La remontée spectaculaire de la Russie et le développement de la Chine ( qui était comparable à l’Inde en 1949) est fondée sur le formidable développment des forces humaines depuis leurs révolutions respectives.

                  Quant à votre capitalisme, regardez ce qu’il en est, avec les mêmes critères dans les autres pays hors vos puissances facsistes coloniales comme la France.


                • Michel Maugis Michel Maugis 23 novembre 2007 11:22

                  Michel Maugis @ William 7.

                  Vous dîtes n’importe quoi et ne critiquez en rien mon commentaire.

                  C’est comme si je vous disais en vous critiquant : « C’est un scandale de défendre la pédophilie. »

                  Aucun rapport avec le sujet. Vous inventez et ne savez absolument rien du marxisme.

                  Marx n’a jamais dit comment faire le socialisme !!!! Cela serait justement anti marxiste.

                  Parlez du bilan extraordinairement positif de l’épopée soviétique n’est pas défendre le stalinisme dans ses horreurs.

                  Vous faites du terrorisme verbal.


                • Krokodilo Krokodilo 23 novembre 2007 11:23

                  Une vieille blague de l’époque soviétique :

                  "Où va le capitalisme ?
                  - Il court à sa perte.

                  Et le socialisme (soviétique) ?
                  - Il va rattraper le capitalisme et le dépasser !"

                  Ou cette autre :

                  "Où en est le capitalisme ?
                  - Il est au bord du gouffre.

                  Et la socialisme ?
                  - Il va le dépasser !"


                • William7 23 novembre 2007 11:38

                  Si pour vous le capitalisme d’Etat, le parasitisme d’une caste cadriste qui se substitue et parle au nom de la classe ouvrière pour mieux l’opprimer et l’exploiter en parlant le langage puant de la nécessité historique c’est du socialisme marxiste, ce serait très amusant si ça n’était pas tragique !

                  Personne ici ne vous prendra au sérieux si ce n’est, de fait, des staliniens. Tout le développement de l’URSS va contre Marx : parti unique et donc substitutisme,, domination d’un seul homme sur le parti, répressions féroces, « idéologie officielle », etc.

                  Aucune pseudo avancée économique ne peut être légitimée en oubliant ceci. Le marxisme-léninisme est une plaie. En aucune manière une épopée. Comme c’est pompeux d’ailleurs ce terme !

                  Je suis communiste et pour une forme de révolution sociale mais prendre comme modèle de socialisme l’URSS, c’est risible !


                • eric 23 novembre 2007 16:01

                  C’est bien qu’il en reste des commes vous, cela fait partis dela diversité biologique.Cependant, au nom de 20 à 40 millions de morts, des 9/sur 13 frères et soeurs de mon beau père victime de ce régime, je ne saurai assez vous inciter à complèter votre documentation....


                • vivelecentre 23 novembre 2007 18:25

                  ne lisez plus les commentaires de Mr Augis

                  en fait c’est un agent de la Cia en charge avec ses exces de ridiculiser ce qui peut rester de la pensée communiste

                  ce n’est pas un des derniers dynosore de la place du colonel fabien mais un authentique agent double du grand capitalisme mondial....

                  pire que dans Volkof....


                • Michel Maugis Michel Maugis 23 novembre 2007 22:59

                  Michel Maugis @ William 7

                  Vous dites être communiste, mais ne savez absolument pas ce que ce terme signifie dans le monde d’aujourd’hui. Il serait intéressant que vous vous exprimiez sur ce mot manié à toutes les sauces par la presse unique et inique..

                  Votre connaissance du marxisme leninisme est nulle, comme vous l’avez très bien illustré par vos commentaires. Mais je vais m’expliquer à partir de vos propos.

                  Ceux-ci ne sont qu’un étalage d’opinions soutenues par aucune argumentation. Etalage d’opinion d’un « communiste » qui n’ose dire ses références politiques et qui croit être un marxiste alors même qu’il démontre qu’il n’a aucune connaissance du marxisme.

                  Où est votre raisonnement basé sur mes propos ? Faire une critique sur votre interprétation fausse de mes propos n’est particulièrement pas une attitude marxiste.

                  Donc, selon vous je suis stalinien. Voilà une attitude typique« marxiste », voire « communiste », celle de qualifier son adversaire par un nom diabolisée par les trotskistes et le Grand Capital..

                  Pourquoi serais je stalinien ? Parce que j’ai dit mon opinion avec une argumentation non réfutée selon laquelle l’épopée soviétique a été le moteur le plus important des progrès du XXe siècle. Parce que j’ai défendu l’œuvre immense de l’URSS que vous ne pouvez et n’avez réfutée, et qui ce mesure encore aujourd’hui à la lumière de ce que offre le monde capitalisme : misère, famine, meurtres, tortures, guerre, guerre, guerre et nucléaire de surcroît.

                  Mais alors je suis aussi Nasserien, Mossadeghien, Hochiminien, Maoiste, Benbellaiste, Zapatiste, Lumumbaiste, Chaviste, Evoiste, Kichneriste, Lulaiste, Carreriste, etc.... Tant un communiste doit défendre contre les ennemis du progrès, contre le capitalisme, contre l’oligarchie toute avancée sociale menée par un leader, qu’il soit marxiste ou non. Ils ont même soutenu des anti communistes qui assassinaient les communistes pour des raisons religieuses , mais qui menaient malgré tout un combat anticolonialiste et de progrès social. Il va sans dire qu’un communiste ne confond pas la politique intérieur des états avec sa politique extérieure qui est respectueuse du droit international et du droit des peuples à choisir son système social.

                  Que je sache, l’URSS, les pays socialistes, Cuba, la Corée du Nord etc... n’ont encore jamais envahi un pays pour l’exploiter et asservir son peuple. L’intervention soviétique en Afghanistant était mille fois plus légitime que celle des USA en Irak, puisque effectuée à la demande du gouvernement révolutionnaire et socialiste d’Afghanistan pour faire face à une contre révolution financée et armée par la CIA, via le Pakistan. Merci Carter !!

                  « Si pour vous le capitalisme d’Etat, le parasitisme d’une caste cadriste qui se substitue et parle au nom de la classe ouvrière pour mieux l’opprimer et l’exploiter en parlant le langage puant de la nécessité historique c’est du socialisme marxiste, ce serait très amusant si ça n’était pas tragique ! »

                  Le marxisme n’a jamais dit et ne dira jamais comment construire le socialisme. Marx et Engels ( à partir d’autres) n’ont fait que définir le critère essentiel autour duquel se définisse les mode de production, qui eux-mêmes déterminent les rapports de production entre les hommes. Les mœurs, les coutumes, les traditions, les dogmes économiques etc... Ils ont découvert le secret de la caractéristique essentielle des sociétés. Ce critère est la propriété des moyens de productions. De là il en déduit scientifiquement que le socialisme est forcément l’étape qui va dépasser le capitalisme et est défini par la propriété collective ou sociale des moyens de productions. Je ne suis pas d’accord pour caractériser le socialisme soviétique comme seulement un capitalisme d’état. Si ce n’avait été que cela, elle ne serait jamais devenu en un temps si court, malgré une guerre civile imposée de l’extérieur, une guerre mondiale, la deuxième puissance mondiale capable de tenir tête aux USA, et ce, sans jamais exploiter un peuple, sans saccager des territoires d’autres peuples.

                  Dans toute critique de l’URSS, l’impasse est outrageusement effectuée sur l’agressivité extraordinaire du monde extérieure sur cette révolution. Pour en avoir une idée il suffit de voire le terrorisme dans tout les domaines contre Cuba et el Venezuela, aujourd’hui. Il suffit de voir toutes ces expériences de socialisme démocratiques noyées dans le sang par votre capitalisme. Alors imaginez ce qui a pu se passer au temps de l’URSS, sans Internet, sans ces moyens de communications. C’est connu, c’est jugé, Chavez est un tyran, Castro est un tyran, Morales ne l’est pas encore, et Ortega vient d’être élu de nouveau comme le futur tyran du Nicaragua. Quant à Correra d’Equateur, il deviendra aussi un tyran. Tous ces « tyrans » défendent l’œuvre incommensurable de Fidel Castro, un vrai marxiste léniniste de notre temps, qui a résisté a près de 50 ans de terrorisme US et Européen.

                  J’aimerais bien connaître vos références de socialiste bien pure et marxiste selon vous, certainement celui que vous soutiendrez dans 10.000 ans, car il correspondrait à votre vision sectaire du marxisme.

                  « Personne ici ne vous prendra au sérieux si ce n’est, de fait, des staliniens. »

                  Affirmation péremptoire d’un illustre inconnu. On n’écrit pas avec l’arrière pensée d’être pris au sérieux. JAMAIS lorsqu’on est sérieux et authentique. Écrire pour être pris au sérieux c’est pour les « bien pensants » de votre genre, à la recherche d’un auditoire qui le prenne au sérieux. Merci de votre aveu. Et critiquer l’URSS, cela vous donne une aura acceptable par un auditoire anti-communiste, anti.marxiste, anti-révolutionnaire et adepte de la philosophie de la pérennité du capitalisme.

                  Il est vrai, que devant le terrorisme verbal ambiant, il est difficile pour un marxiste et un communiste de défendre le bilan global de l’URSS. Non parce que ce bilan serait négatif, mais parce que il ne serait justement pas pris au sérieux, tant ce monde est corrompu par plus de 150 ans d’anticommunisme, 60 ans de guerre froide, par une presse aux bottes. Très peu de marxiste ose dans ces conditions défendre l’œuvre immense de l’URSS. Je les comprends. Cette Oeuvre est mondiale !! Il faut donc avancer en critiquant l’URSS de façon outrageuse afin de paraître crédible. Hélas, ils vendent leurs âmes et les fascistes les reconnaîtra tout de même.

                  « Tout le développement de l’URSS va contre Marx : parti unique et donc substitutisme,, domination d’un seul homme sur le parti, répressions féroces, »idéologie officielle« , etc. »

                  Quelles stupidités ! Vous ne faites qu’une simple affirmation sur un sujet que vous ne connaissez pas. Le parti unique, le parti révolutionnaire de la partie consciente de la classe laborieuse, est explicitement et impérieusement clamée par Marx, avec juste raison, dans l’époque où il vivait. C’était la dictature du prolétariat. Dans une société socialiste, la démocratie n’est plus bourgeoise mais populaire. Il faudrait pour comprendre savoir ce qu’est un parti politique d’un point de vue marxiste. Je doute que vous le sachiez, sinon vous n’auriez pas sorti vos énormités.

                  La « nomination d’un seul homme sur le parti », les « répressions féroces », l«  »l’idéologie officielle" ne relève pas du marxisme en tant qu’éléments nécessaires ou répudiés par Marx. Il n’y a que vous pour le dire dans un sens plus qu’un autre.

                  Ce sont des choses qui apparurent par la lutte même contre l’ancienne société et l’agression capitaliste extérieur, en relation avec la personnalité des leaders révolutionnaires. Marx n’est en rien responsable. Comme je l’ai dit, aucune révolution est marxiste parce que ce déroulerait comme prévue par Marx et selon ses préceptes. Ceux-ci n’existent pas. Marx n’a jamais donné une recette de cuisine pour construire le socialisme. C’est même pour cela qu’envers ceux qui le pensaient ils disaient qu’il n’était pas marxiste (marxiste selon eux).

                  La principale thèse du matérialisme dialectique est justement que les idées des hommes n’apparaissent qu’en fonction de l’avancée des forces productives, des circonstances imprévisibles. Alors les actions entreprises s’avèrent justes ou erronées, sans que l’on puisse dire si elle sont marxiste quand avérées bonnes, et non marxistes si mauvaises. Il n’y a que les trotskistes qui tombent dans cet infantilisme.

                  Quand je dis trotskiste, je ne pense pas à Trotski, mais à ceux qui croient s’en réclamer tout en clamant leur haine des communistes qu’ils traitent de stalinistes. Le vide de leur philosophie est compensé par l’appropriation exclusive d’un grand révolutionnaire et penseur. Et ils osent maudire le culte de la personnalité. Je suis sûr que vous en êtes.

                  Un marxiste communiste, supporte toute révolution sociale. Et la connaissance des mauvaises choses qui se sont passées en URSS, ne peut forcer un communiste à renier les choses extraordinaires qui se passèrent et dont l’humanité entière devrait en être conscient.

                  « Aucune pseudo avancée économique ne peut être légitimée en oubliant ceci. Le marxisme-léninisme est une plaie. En aucune manière une épopée. Comme c’est pompeux d’ailleurs ce terme ! »

                  Vous faites une tautologie. Évidemment si c’est une plaie, elle ne peut être légitimée. Mais je n’ai rien légitimé. Car les horreurs ne légitiment rien du tout, et sont encore moins légitimée.

                  Cependant, vous, vous légitmez ce faisant les horreurs du capitalisme, des guerres coloniales, des guerres de décolonisations, des famines, des misères, des guerres bushienne, au nom de votre trotskisme à la recherche d’une révolution sociale qui vous convienne et dont on ne connaitra jamais les caractéristiques présentées par vous comme modèle de société socialiste et marxiste.

                  Il vous reste à en déduire cela des textes qui définissent le marxisme léninisme. La plaie du fascisme est démontrable sans se référer à Hitler ni même à n’importe quel fasciste imposé par le capitalisme. Les textes de leurs idées suffisent.

                  Et surtout, il vous reste à définir votre interprétation du monde, pour que je puisse m’amuser avec des faits bien réels au sujet de celle -ci. Est-ce le vide complet ?

                  « Je suis communiste et pour une forme de révolution sociale mais prendre comme modèle de socialisme l’URSS, c’est risible ! »

                  Ce qui est risible. C’est que vous voyez des modèles partout, même que vous en donnez aux marxistes leninistes qui par définition n’ont pas de modèle. Soutenir une révolution dans une partie du monde, ne signifie absolument pas de la prendre pour modèle pour la France ou pour tout autre pays. C’est vraiment stupide de penser cela.

                  La particularité de la révolution Chaviste est qu’elle est démocratique dans un contexte ou le parti unique de la classe laborieuse deviendra très majoritaire au point qu’il paresse unique.

                  Je défends la révolution de Chavez, parce qu’elle va dans le bon sens. Et les vrais marxistes et communistes la défendent plus que n’importe quelle personne qui se définit comme « communiste » mais qui a besoin d’un modèle ¨« une forme de révolution sociale » dans laquelle les principaux moyens de productions resteront dans les mains d’une extrême minorité.

                  Comme vous dîtes, c’est vraiment risible. Le monde sera détruit bien avant que votre société voie le jour.

                  Sans théorie révolutionnaire, pas de révolution sociale.

                  Et cette théorie est le marxisme léninisme.


                • Leveque 23 novembre 2007 11:30

                  Un détail à ne pas oublier, qui peut justifier en partie l’échec de l’économie soviétique, est l’incompétence massive.

                  Dans un système de type communiste, l’adhésion politique compte plus que la compétence professionelle.

                  Mais il est en plus trés pratique de positionner quelqu’un d’incompétent à un poste clé. Cette personne occupant un poste injustifié et qu’elle ne pourrait pas tenir normallement, devient complètement dépendante de celle qui l’a mis en place.

                  On s’assure ainsi de sa docilité, voire de son soutien, pour organiser toute sorte de traffics (marché noir, etc..) extremement lucratif dans un pays où la pénurie est la norme. Même principe pour organiser une carriére politique.

                  De la même maniére, sous la période Stalinienne, les gens qualifiés étaient dénommés « spécialistes bourgeois », et n’avaient qu’un role de conseil. Les commissaires politiques prenaient les décisions, souvent en appliquant des ordres, sans aucun rapport avec la réalité du terrain. Il y avait entre eux une tension permanente, qui a aboutie à la liquidation des « spécialistes », dans tous les domaines , essentiellement l’armée.

                  il y a eu en URSS un gaspillage de talents comme on peut n’en voir que dans les pays communistes....


                  • William7 23 novembre 2007 11:45

                    Un texte clair pour dénoncer l’assimilation honteuse du stalinisme avec le communisme ! =======================================================

                    ==> Seule l’ignorance et des décennies de mensonge totalitaire, scientifiquement organisé et diffusé dans tous les pays, expliquent que l’identification du stalinisme avec le communisme puisse rencontrer encore aujourd’hui un tel crédit. La plus élémentaire confrontation entre la réalité du stalinisme et les principes communistes révèle immédiatement l’énormité d’une telle falsification.

                    Le point de départ de la Révolution russe de 1917 fut la lutte contre la guerre, c’est-à-dire la lutte contre l’embrigadement des prolétaires derrière leurs drapeaux nationaux. A la différence des pleurnichards pacifistes, qui comme toujours rêvaient de patries capitalistes pacifiques, la lutte révolutionnaire contre la guerre se fit sous la bannière des principes du Manifeste Communiste de Marx et Engels : « Les prolétaires n’ont pas de patrie ! Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » Les bolcheviks l’ont clamé mille fois : « La révolution n’est qu’un détachement de l’armée socialiste mondiale, et le succès et le triomphe de la révolution que nous avons accomplie dépendent de l’action de cette armée. C’est un fait que personne parmi nous n’oublie (...) Le prolétariat russe a conscience de son isolement révolutionnaire, et il voit clairement que sa victoire a pour condition indispensable et prémisse fondamentale, l’intervention unie des ouvriers du monde entier. » Lénine (le 23 juillet 1918). Depuis ses origines, le communisme des marxistes, comme lutte et comme objectif, ne se conçoit qu’à l’échelle mondiale. Le stalinisme, en revanche, naît comme courant dans l’histoire par le rejet, après la mort de Lénine, des principes internationalistes et en se faisant le porte parole de la théorie du « socialisme en un seul pays ». Il s’est vautré dans le nationalisme et le patriotisme les plus abjects : pendant la seconde guerre mondiale Staline s’enorgueillit, acclamé par ses alliés « démocratiques » pour son « génie militaire », que l’URSS ait versé 24millions de cadavres sur l’autel de la boucherie impérialiste.

                    Alors que la société communiste se définit par l’abolition du salariat et de toute forme d’exploitation, le stalinisme restera dans l’histoire comme un des régimes où l’exploitation salariale aura atteint des degrés d’intensité et de barbarie sans précédent. Dans le Manifeste Communiste, Marx et Engels écrivaient : « L’ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses conflits de classes, fait place à une association où le libre épanouissement de chacun est la condition du libre épanouissement de tous. » En Russie, l’épanouissement de la Nomenklatura, la bourgeoisie étatique, s’est faite au prix de la misère la plus noire pour tous les prolétaires.

                    Alors que dans la conception marxiste, la lutte pour le communisme passe par une phase de « dictature du prolétariat » dont la condition première est la participation massive et active de tous les prolétaires au pouvoir politique ; alors que les ouvriers de Russie ont créé spontanément en 1905 et instauré en 1917 « la forme enfin trouvée » de cette dictature, (les « soviets », conseils de délégués élus et révocables à tout moment par les assemblées d’usines et de quartiers), le stalinisme se développe sur le cadavre de ces organes dont il ne gardera le nom que pour déguiser les institutions de la dictature totalitaire du capital[10].

                    Le stalinisme n’est pas la négation du capitalisme mais le capitalisme étatisé jusqu’à l’absurde[11]. La Nomenklatura « conservatrice » d’aujourd’hui n’est pas la dernière expression du communisme, mais, tout comme la fraction « réformatrice », l’héritière directe des bourreaux staliniens qui se sont chargés de massacrer tous les protagonistes authentiques de la révolution communiste d’Octobre[12].

                    Le conflit qui oppose les cliques de bureaucrates en URSS n’a rien à voir avec le communisme. Le véritable antagonisme ne porte que sur la façon de gérer l’exploitation des prolétaires et des paysans d’URSS : misère et pénurie sous la botte stalinienne ou misère et chômage sous le fouet des « hommes d’affaires ».

                    Les classes exploitées ne peuvent participer à ce conflit que comme chair à canon. S’engager derrière les « forces démocratiques » ou derrière les « forces conservatrices », c’est courir au massacre et c’est tourner le dos à la seule lutte qui puisse offrir une issue au cauchemar capitaliste : la lutte révolutionnaire du prolétariat mondial contre toutes les fractions de la classe exploiteuse.


                  • eric 23 novembre 2007 15:57

                    Levesque, Non seulement vous avez parfaitement raison, mais on peut dicerner la même logique à l’oeuvre dans certaines de nos institutions ;


                  • Michel Maugis Michel Maugis 24 novembre 2007 00:21

                    Michel Maugis @ Leveque.

                    C’est vraiment désolant et risible cette obstination à appeler « communiste » les pays qui construisirent un socialisme sous la direction d’un parti communiste.

                    C’est obéir aux ordres des idées « biens pensantes »

                    Appelleriez vous socialiste la France de Mitterrand ?

                    Mais à par cela, il y a du vrai dans ce que vous dites. Cependant, cela n’explique pas la disparition de l’URSS, qui je vous le rappelle, même si cela ne vous plait pas, à MALGRE SES TARES accompli une oeuvre considérable, dans une adversité externe incroyable.

                    Qu’il y est eu des opportunismes, je veux bien le croire, puisque j’en ai vécu quelques uns en Bulgarie que je connais assez bien, ma femme étant bulgare.

                    L’insistance à appeler « communiste » cette période n’a qu’un but. Celui de jeter l’anathème sur le marxisme, le socialisme et finalement le communisme économique moderne et scientifique qui lui succédera. Cette obstination vise l’établissement du dogme de la pérennité du capitalisme.

                    Le communisme a été le mode de production le plus durable, lorsqu’il a été primitif. Pour des raisons éternelles liées au mouvement dialectique de toute chose le communisme reviendra sous une forme moderne, plus évoluée, ce sera le communisme scientifique, qui succédera à une longue période de socialisme. Comme l’œuf dqui donne le poussin qui donne la poule qui donne l’œuf qui donne le poussin etc...

                    N’oubliez pas que le marxisme prévoyait la construction du socialisme dans des sociétés capitalistes hautement développées. Marx visait la France . l’Allemagne et l’Angleterre. Pourquoi, parce que les raisons subjectives, c’est à dire la conscience des individus auraient été suffisamment développées pour faire une révolution socialiste en relation avec les réalités objectives, qui sont une société fortement industrialisée.

                    Mais le marxisme a été victime de sa supériorité démonstrative et de génies révolutionnaires qui s’en emparèrent à la faveur de la catastrophe de la 1GM. Les conditions objectives du développement des forces productives en Russie et la conscience révolutionnaire n’étaient pas suffisamment développée. Puisque que très récemment sortie de la période féodale. Elle n’en a pas moins rempli un rôle incomparable dans le progrès du monde, qui est très difficilement déniable sans faire appel à des réflexes basée sur un anticommunisme obscurantiste. Elle est la première responsable de l’élimination du colonialisme, de l’existence de pays souverains, de l’expansion des œuvres de Marx et Lenine etc.. Il et douteux que le monde eut été meilleur sans elle. Peut être qu’il y aurait eut une révolution mondiale et socialiste, mais aussi peut être aussi une rivalité atomique entre des puissances capitalistes antagonistes.

                    L’URSS a succombé car ne pouvant maintenir l’équilibre militaire que lui imposait les USA. Le rtard primitif de l’URSS lui imposait un effort bien plus considérable que celui des USA. Voilà la raison essentielle. La russie de Poutine ( toujours marxiste) a très bien compris aussi.

                    Qui sait ? Que ce serait il passé avec un Hitler sans l’URSS ? Un Empire Allemand étendu vers l’Est en concurrence avec l’empire français et britannique ? Combien de victimes ? Combien de génocides ?

                    Marx n’avait pas prévu la formidable aide aux empires que furent les colonies et le néocolonialisme actuel, par lesquels ces ex empires surmontent leurs contradictions internes et la baisse tendancielle du taux de profit par l’exploitation des pays du tiers monde au travers des échanges inégaux et du remboursement de la dette qu’ils appellent de « libre marché » et du besoin de capitaux pour développer les économies du tiers monde..

                    C’est pourquoi, finalement les socialismes apparurent dans la lutte vers l’indépendance économique des pays soumis aux anciennes puissances européennes, parce qu’il a été impossible le développement d’une bourgeoisie nationale indépendante et non corrompue par les empires.

                    Pour celles-ci, il a toujours été plus rentable et juteux de soumettre les économies aux intérêts des anciennes puissances coloniales et des USA. Ce faisant, le surplus du travail est extirpé par le capital et bénéficie essentiellement aux pays d’origines. L’apport en capital dans ces pays est le chantage perpétuel contre ces pays, car effectivement il soulage dans un premier temps les économies de ces pays.

                    Personne des Amarxistes ou des anti-marxistes ont expliqué par quel miracle mathématique ces pays du tiers monde arriveront à surmonter leur pauvreté, si cette même pauvreté est nécessaire pour assurer la permanence du capitalisme dans les pays riches, et que cela se fasse avant l’extinction complète des ressources terrestres.

                    Mieux vaut installer un fascisme US et Européens sur le reste du Monde, comme le souhaite les USA et quelques autres.

                    Il semble que l’Amérique Latine entreprend sa révolution socialiste, et cela est possible parce que A EXISTE l’URSS et grâce au travail idéologique des communistes cubains, qui eux même purent résister au terrorisme US grâce à l’URSS..


                  • Michel Maugis Michel Maugis 24 novembre 2007 00:31

                    Michel Maugis @ William 7

                    Il n’y a que vous qui assimilez Stalinismne et communisme.

                    Vous êtes un trotskiste frustré, incapable de défendre une révolution, parce qu’elle doit se faire selon vos dogmes.

                    Votre texte est bourrée de phrases fausses, mensongères. Et vous continuez de faire un jugement en oubliant l’ennemi qui lui n’a pas vos états d’âmes.

                    Vous continuez à dire que le marxisme a dit cela, cela n’est pas marxiste, etc..

                    Dîtes ce que vous êtes au moins.


                  • Proudhon Proudhon 24 novembre 2007 14:06

                    « Qui sait ? Que ce serait il passé avec un Hitler sans l’URSS ? Un Empire Allemand étendu vers l’Est en concurrence avec l’empire français et britannique ? Combien de victimes ? Combien de génocides ? »

                    L’occident aurait tout simplement perdu la guerre face à l’allemagne nazie, avec tout ce que celà comporte comme atrocitées. Le mythe qui donne aux USA le principal rôle dans la victoire contre l’allemagne nazie est dû ou à une ignorance chronique de nos contemporains ou à un mensonge par ommission, ce qui est plus grave.

                    Voici les forces en présence entre allemands et soviétiques lors de ce conflit :

                    « Il importe de préciser que l’Union soviétique a supporté le poids principal de la guerre. Du 22 juin 1941 au 31 mars 1944, l’Armée rouge à dû faire face à une masse variant de 153 à 201 divisions allemandes ; alors que, dans le même temps, de 2 à 20 divisions allemandes étaient opposées aux Alliés occidentaux. Après le débarquement de juin 1944, 179 divisions allemandes et 16 divisions hongroises tenaient le front de l’Est, alors que 107 divisions allemandes combattaient à l’Ouest.

                    Fin mars 1944, donc avant le débarquement, les pertes allemandes, sur le front de l’Est, s’élevaient déjà à 5 523 066 hommes, blessés, tués ou disparus, soit les deux tiers des pertes durant toute la guerre ; Au cours du conflit, l’Armée rouge a détruit 507 divisions allemandes et 100 divisions des pays satellites, les Alliés, pour leur part, ont anéanti, en Europe occidentale et en Afrique du Nord, 176 divisions ennemies. La Luftwaffe a perdu 100 000 appareils pendant la durée de la guerre ; 77 000 avions sont tombés sur le front de l’Est, soit les quatre cinquièmes. Il est donc clair que le front principal de la guerre fut celui de l’Est. Les pertes soviétiques témoignent également de l’importance du front de l’Est : 8,5 millions de soldats tués ou disparus ; 2,5 millions, morts des suites de leurs blessures ; 2,6 millions, morts de faim, de froid ou d’épidémies, dans les camps de prisonniers 1710 villes et 70 000 villages, détruits ou fortement endommagés. 6 millions d’habitations anéanties et 25 millions de sans-abris. Hors d’usage : 31 850 usines, 65 000 km de voies ferrées, 4100 gares, 36 000 postes, 84 000 écoles. En outre, 427 musées et 43 000 bibliothèques ont été saccagés. »

                    Les chiffres que j’annonçe sont tirés du livre de Jacques de Launay « Les grandes décisions de la deuxième guerre mondiale III ». Une forumeuse sur un autre site m’avait signalé que Jacques de Launay est ou était ? un admirateur de Brasillach. Je ne sais si cela est vrai, mais cela éliminerait la supposition d’écrits pro-sovétiques.

                    Mais pour qu’il n’y ait de malentendu, voici les chiffres du Quid (1993).

                    Effectifs : 1941 sur le front de l’Est au 22-6 : All : 180 divisions dont 20 blindées (300 chars chacune), 3200 avions + 40 div. alliées (Finlande 14, Roumanie 22, Hongrie 8, Italie 12) ; Sov : 150 div., 50 brigades blindées de 200 chars, 20 div de cavalerie, 6000 avions.

                    1942 mai (offensive vers la basse Volga) : All : 240 div (All 179, Hongrie 13, Roumanie 22, Italie 10, Slovaquie 1, Espagne 1, Finlande 14) ; Sov : ont (sans doute) reconstitué leurs effectifs de 1941, mais perdent 600 000 h, 4500 chars, 6000 canons entre le 28-6 et le 15-8-42. 1942 automne, en basse Volga : 150 div (avec 5000 chars).

                    1943 Bataille de Koursk (12/17-7) : All : 900 000 h (38 div dont 17 blindées), 10 000 canons, 2700 chars, 20000 avions. Sov : 1 300 000 h, 20 000 canons, 3600 chars, 2400 avions.

                    Novembre : Sov : 380 div, dont 51 blindées (2 à 3 fois supérieures à celles de la Wehrmacht (max. réuni par Manstein à Rostov le 15-11-1943 : 15 000h, 1500 chars. Les div all de panzers n’ont plus que 100 à 150 chars).

                    1944 : All : 400 div réduites à quelques centaines d’h : Sov : (juillet) : 430 div. 70 brig motorisées, 110 div. Blindées, 20 div de cavalerie (total : 8 millions d’h.).

                    1945 (12-1) : All : 170 div, + 20 en Youg et 35 div blindées réduites à 100 chars.

                    Et pour que l’on ne me taxe pas de pro-ceci ou d’anti-cela, voici le chiffre des aides à l’URSS. (Quid)

                    Total (1942-45) (USA, GB, Canada) : 22 000 avions, 12 000 chars, 345 000 tonnes d’explosifs, 385 000 camions (par mer, 2600 navires et 17,5 millions de t). Aide américaine : 11 milliards de dollards.


                  • William7 25 novembre 2007 16:31

                    Quand je vous lis,je suppose qu’il y a de tout dans les stals, des naïfs, des convaincus, des intermédiaires, des déboussolés, des névrosés, des gens normaux, des cinglés, des gens sympas, des crapules. Mais globalement, défendre le stalinisme, il faut être soit aveugle, soit un salaud. Et assimiler le stalinisme avec le socialisme est franchement le fait d’un crétin !

                    A mon avis, je pourrais discuter avec un stal s’il s’agit de critiquer Sarko et de militer avec lui contre la loi LRU ou la réforme des retraites. Mais s’il commence à me justifier les crimes de Staline, là je crois que je me barrerai. Et j’irai voir des militants socialistes éventuellement, qui sont peut-être naïfs, mais qui au moins ne défendent pas les millions de morts d’un système. Ils peuvent défendre un système capitaliste qui est la cause de millions de morts, certes. Mais la différence, c’est qu’ils ne défendent pas les crimes du capitalisme, même en général ils les regrettent, ils les présentent comme inévitables - parce qu’ils baignent aussi dans un bain idéologique, c’est de la naïveté, peut-être, mais guère plus, et ces gens-là sont sans doute accessibles à un discours révolutionnaire. Un stal, en revanche, pour qu’il s’accroche à cette nostalgie mal placée alors que l’époque ne l’y incite pas, il faut vraiment qu’il y ait de sa part une volonté assumée de défendre un système tragique, totalitaire et meurtriers en tant que tel.

                    Alors, votre épopée...


                  • Proudhon Proudhon 25 novembre 2007 18:13

                    L’épopée comme vous dite c’est celle de 20 millions de morts soviétiques auxquels vous devez d’exister. Ces 20 millions de morts en avaient rien à foutre du stalinisme, du communisme ou d’autre chose, ils luttaient contre l’agression nazie.

                    Quel culot !

                    Cherchez plutôt qui a financé le parti nazi, cherchez donc du côté des banques occidentales, surtout américaines.

                    Parlons aussi par exemple du Herrenklub :

                    A côté de ces militaires clairvoyants, la contre-révolution allemande eut aussi son « club de Clichy ». Il s’agit du Herrenklub, le Club des seigneurs, qui fit par la suite tant parler de lui. Les mêmes idées qui conduisirent les militaires à offrir leurs services à la République agitaient alors quelques hommes de la droite qui, après avoir suivi une action isolée dans différentes associations sans importance, finirent par se réunir en 1924 dans ce Club des seigneurs. Celui-ci se proposait de devenir la citadelle de l’idéologie nationaliste et conservatrice et de fournir les hommes dirigeants et les cadres administratifs de l’État. Son nom seul était tout un programme.

                    Le Herrenklub regroupa ainsi l’élite de l’ancienne classe dirigeante dispersée par la secousse révolutionnaire. Il réunit dans son sein les représentants les plus qualifiés de la noblesse, de la propriété foncière, de la banque, de l’industrie, de la presse, soit tous les éléments les plus actifs des milieux conservateurs allemands. A la tête de ce mouvement se trouvaient deux hommes remarquables par leur intelligence : l’écrivain Moeller Van den Bruck, auteur d’un livre retentissant, Das dritte Reich, et le baron Heinrich von Gleichen-Russwurm, l’un des descendants de Schiller. C’est à ces « romantiques » de l’ancien régime, comme on les appela d’abord, que revient le mérite d’avoir donné une doctrine à la contre-révolution allemande. Par leur action politique, conduite avec méthode et sûreté, ils contribuèrent à la concentration et à la cohésion des forces contre-révolutionnaires, dont l’effort était jusqu’alors dispersé, mais qui poursuivaient un but commun : la destruction de l’oeuvre de la révolution.

                    Leurs idées, développées surtout par M. von Gleichen dans la revue fondée et dirigée par lui, Der Ring, peuvent être résumées ainsi :

                    « Les conservateurs allemands ne devaient pas adopter, vis-à-vis du nouveau régime républicain, une attitude de résistance passive ; ils devaient au contraire s’emparer de l’appareil de l’État au sein même du régime et favoriser ainsi la renaissance de l’esprit de l’Allemagne d’avant guerre. »

                    Ces hommes politiques ne faisaient en somme que suivre les militaires qui, loin de donner dans le romantisme putschiste avec ses gestes épiques et vains, se rapprochèrent de la République afin de mieux l’étouffer. La tactique de ceux-ci, qui consistait à s’emparer de l’appareil militaire de l’État, ne pouvait que trouver l’entière approbation des tacticiens du Herrenklub.

                    « Les officiers de la Reichswehr, écrivait le Ring, ont depuis la Révolution, à distinguer entre l’Etat lui-même et sa forme apparente. Les officiers veulent servir l’État dans ce qu’il a de permanent et d’identique à lui-même. »

                    Sans oublier les liens entre la Famille Bush et le nazisme.


                  • Proudhon Proudhon 24 novembre 2007 13:50

                    Qu’est ce que démontre en réalité l’échec relatif des républiques socialistes ?

                    Il démontre ni plus ni moins les failles de la nature humaine. Dès qu’ils le peuvent, les humains essaient de ne pas travailler, si ce n’est à ce qui les intéresse. En plus, si comme dans les systèmes socialistes, l’emploi, la présence au travail et le salaire (du moins avant la fin du système) sont assurés sans contreparties, il ne faut pas s’étonner de l’écroulement de la société. N’oublions pas non plus que les dirigeants d’entreprises d’Etat volaient une bonne partie de la production. Le restant étant volé par les employés qui faisaient du troc avec les produits.

                    Comment voulez-vous que celà fonctionne !

                    Si par exemple le système avait été dès l’origine ou transformé plus tard par un système ayant les caractéristiques de la SCOP par exemple, les choses auraient évoluées bien différemment. Dans la SCOP, tous le monde est associés, tous le monde a son mots à dire sur la gestion de l’entreprise. les salaires sont équitables et les bénéfices partagés équitablement.

                    Le salaire du ou des dirigeants principaus sont votés par la majorité des employé-associés. Si un problème récurent existe au sein de l’entreprise, le fait que celui qui détecte le problème est un associé et non pas un employé est un plus pour la prise en compte et surtout la résolution du phénomène.

                    Ce n’est pas comme dans ces systèmes (aussi bien socialiste que capitaliste) où ce sont les cadres qui ont le dernier mot, les cadres qui bloquent la remontée de l’information à la direction, les cadres qui ne veulent surtout pas de remous et que celà leur retombe dessus. Les cadres qui se partagent le gateau sur la sueur des productifs etc etc tec ...

                    Si nous voulons aller réellement dans le fond des choses, nous constatons avec l’expérience de la vie que ce ne sont pas les systèmes qui sont corrompus, c’est la Nature Humaine !

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