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Accueil du site > Actualités > Economie > L’économie, les économistes et la démocratie

L’économie, les économistes et la démocratie

L’économie dominante, les économistes orthodoxes et l’oligarchie qui nous gouverne.

« Let’s make money » reflète l’incroyable suffisance et le cynisme des dirigeants et économistes libéraux .

Les temps sont durs. Alors que le travail, la technologie et la démocratie devraient servir à améliorer très fortement l’état du monde on remarque surtout des politiciens qui s’adonnent au racisme et de nombreux économistes toujours aussi sûrs et fiers de leurs théories pourtant boiteuses au regard de la pratique récente et de l’histoire.

En effet, pour qui n’est ni expert ni universitaire spécialisé sur le sujet mais simple citoyen, il est avéré que depuis les années Thatcher et Reagan (1980) et plus encore depuis la création de l’OMC en 1995, un vent de dérégulation économique nommé libéralisation ôtait les "rigidités" et les barrières aux échanges internationaux, aux privatisations afin de permettre la conquête de nouveaux marchés par les entreprises multinationales. Tout cela pour le bien des peuples quoique le plus souvent sans leur approbation citoyenne.

Le néolibéralisme comme dernier avatar du capitalisme a, sous l’influence des lobbies patronaux mais aussi des experts économistes, et grâce à l’intervention étatique (première vague des années 1980) et celle supra-étatique (seconde vague de 1995 et suivantes) permit la généralisation de la marchandisation du monde . Cette marchandisation s’est accompagnée de la mise en concurrence des acteurs institutionnels privés ou publics ainsi que des individus tant au travail (démantèlement des codes et statut) que hors travail (cherté de la vie dans le cadre de la consommation courante). La "paix marchande" est devenue "guerre économique" avec ses dégâts collatéraux (harcèlement, stress, suicides,...) et même "guerre tout court" tant en interne (sécuritarisme) qu’en externe (géopolitique de l’intervention militaire depuis 1991 en Iraq). Ce vent de libéralisation a touché quasiment tous les secteurs aussi bien la production marchande dont l’agro-industrie que les administrations publiques non marchande que la finance qui elle aussi a subie de nombreuses réformes notamment depuis celle de Bérégovoy en 1986 pour la France.

Tout cela rapidement résumé débouche en 2008 et 2009 sur une crise financière, économique, sociale, écologique, géopolitique sans précédent depuis les années 30. Cette crise globale est dramatique au Sud mais aussi au Nord car elle fait des morts en Afrique et des miséreux ailleurs . Elle est le fait 1 - des responsables politiques sous pression des dirigeants économiques des firmes et de leur lobbies qui n’hésitent devant rien pas même la corruption pour parvenir à leur fin : accroître au maximum les profits des sociétés nationales et transnationales, qui in fine tombe dans la poche des seuls dirigeants mais pas des travailleurs, ouvriers ou cadres. Elle est aussi le fait 2 - des économistes libéraux qui ne se contentent pas de faire tourner les modèles économétriques pour analyser les grands paramètres économiques. Ils se font les conseillers des maîtres du monde. Dés lors, comment ne pas être d’accord avec Serge Ruscam (1) qui pose la question : "Alors, allons-nous non pas reprendre les mêmes pour recommencer, mais garder les mêmes pour continuer ?" C’est bien cette reproduction des élites qui inquiète, car la mobilité tourne dans l’entre-soi. En effet, ces économistes qui aujourd’hui avouent s’être trompé continuent néanmoins de produire le même type d’analyse avec les mêmes outils. Ils continuent aussi d’ignorer la production théorique des économistes critiques qui ne forment pas pourtant pas un groupe hétérogène. Il est bon d’écouter Bernard Maris le matin en prenant le café mais d’autres que lui mériteraient une audience accrue dans les médias et les institutions. Ainsi, à mon sens, la théorie de Jean-Marie Harribey sur l’économie non marchande mériterait de nos jours une plus grande diffusion (voir site ATTAC France). C’est un exemple.

Le simple citoyen a sans doute remarqué la fétichisation montante du marché conçu comme le sésame de tous les problèmes, alimentaires, énergétiques, de santé, de scolarité, de logements, d’emploi, de transport, de réchauffement climatique, etc. Ont-ils cessé nos économistes libéraux d’adorer cette soi-disant "main invisible" qui cache le poids des firmes transnationales ? Ont-ils fait plus de place aux services publics et à la démocratie, à l’intervention citoyenne dans les divers champs sociaux des pays. Que neni ! Plus le chômage et la précarité montait plus les codes du travail devaient être démantelés. Non content d’avoir instauré ou rétablis la dictature dans l’entreprise nos élites diminuaient le pouvoir d’achat, celui des prolétaires pas des nantis. En effet, plus l’écart des revenus entre les riches et les pauvres augmentaient ( ) et plus on individualisait les salaires, on créait des primes. "Travailler plus pour - peut-être - gagner autant qu’avant voire moins", voilà le marché de dupe qu’ont du avaler l’immense majorité des travailleurs salariés. Et cela continue. Ce n’est pas une illusion. Si les salariés sont très majoritaires en France (autour de 88%), les prolétaires qui épuisent leur salaire en fin de mois dépassent les 65 % de la population si l’on
prend une barre supérieure relativement assez élevée : 3000 euros par mois. Si vous n’êtes pas famille mono-parentale avec de nombreux enfants sans pension alimentaire le plafond du prolétariat sera plus bas, de l’ordre de 2600 euros par mois dans les pays occidentaux. Les travailleurs aisés sont ceux qui épargnent beaucoup et régulièrement car ils gagnent entre 3000 euros et 5000 euros par mois. Ce sont les cadres supérieurs, le petit patronat, les indépendants. Les riches sont au-dessus et pour certains d’entre eux les revenus perçus dans les 20 dernières années sont faramineux, inimaginables. On comprend que la bourgeoisie se blinde dans des ghettos et s’organise en classe collectiviste bien organisée pour la défense de ses intérêts ainsi que le dit Monique Pinçon-Charlot.

Pour changer, on ne saurait compter sur les mêmes au plan politique, à savoir pour la France la droite UMP ou la gauche social-libérale du PS. Au plan économique, critiquant l’économie dominante, on ne saurait non plus tomber dans l’anti-économisme frustre ou nationaliste xénophobe (4) sous prétexte que l’économie n’est pas une science exacte. A ce propos il ne faudrait surtout pas confondre économie et capitalisme et capitalisme et économie de marché. Critiquer les tares du marché et du capitalisme ne saurait aboutir à jeter aux orties l’économie . Ce qui importe c’est de la réintégrer dans les rapports sociaux et dans la biosphère et finalement la remettre à sa place. A ce propos, certains indicateurs n’ont pas leur juste place. Si le PIB annonce que l’économie, la production et les profits remontent alors que le chômage, la précarité et les écarts de revenus augmentent c’est que d’autres critères sont nécessaires notamment des critères sociaux et environnementaux pour connaître la société et surtout construire l’avenir.

Le peuple-classe français et notamment sa base prolétarienne mérite mieux que les économistes orthodoxes et mieux que nos dirigeants actuels. La nature défigurée aussi. C’est tout l’enjeu de Copenhague et d’une autre économie non productiviste fondée sur la valeur d’usage (5).

Christian Delarue

Altermondialiste non économiste (quelques formations données en fac de droit il y a longtemps...)

    • Pour une réflexion économique alternative... mais comment ? Par Serge Ruscram, Consultant.

    http://eco.rue89.com/2009/09/23/pour-une-reflexion-economique-alternative-mais-comment

    • Les fabriques de l’idéologie. Michel HUSSON

    http://www.legrandsoir.info/Les-fabriques-de-l-ideologie.html

    Michel Husson : La fable de la flexibilité

    http://contreinfo.info/article.php3?id_article=598

    3) L’économie, science ou idéologie ? Christian CHAVAGNEUX pour l’Economie politique

    http://alternatives-economiques.fr/blogs/chavagneux/2007/11/12/l%E2%80%99economie-science-ou-ideologie/

4.L’économie est en plus une imposture de Paul Craig Roberts

    http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15349

5. "Arracher la valeur d’usage avec les dents" C Delarue
http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article720

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21 réactions à cet article    


  • Blackeagle 26 septembre 2009 20:01

    Excellent article je suis qusi d’accord sur tout. Ils manque quand même la formulation du point de vue de l’auteur sur des voies alternatives qui sont évoquées mais pas décrite.

    Pour moi le modèle keynesien n’aurait pas du être jeté à la poubelle au premier choc pétrolier qui passe. Car je pense que ce modèle, qui peut être décliné sous de nombreuse forme, prgressiste, ecolo, de droite ou de gauche est leseul capable de réduire progressivement les inégalité et de faire progresser dans le même temps le contr$ole démocratique sans introduire de rupture radicale génératrice de caho de paupérisation.


    • Christian Delarue Christian Delarue 26 septembre 2009 21:47

      AUTOUR DE LA TAXE TOBIN LES ECONOMISTES PEUVENT AGIR
      CD

      VON/FROM : Peter Wahl

      Dear friends,
      France and Germany succeeded to get the proposal of a financial transaction tax de facto into the Pittsburgh Declaration of the G20. The IMF is mandated to prepare for the next summit a report on instruments to make the financial industry "/a fair and substantial contribution toward paying for any burdens associated with government interventions to repair the banking system/.« (Point 16 of the »Leaders declaration).

      This is a positive step.
      As the head of the IMF, the French socialist Dominique Strauss Kahn, can be considered to be open to a Transaction Tax, we can expect that the proposal will be carried on. Not only Sarkozy but already Mitterand and Chirac were supporters of a similar tax, the Tobin Tax. The Tobin Tax, however, had only currency transactions as tax basis, whereas the Financial Transaction Tax (FTT) encompasses also bonds, equities, derivatives etc.

      There is an extraordinary opportunity for civil society to make the FTT one of her prominent points to organize pressure from below in the time to come and to make the FTT not the solution for everything but a spearhead of campaigning.

      The tax offers a lot of economic and politic leverage :
      1. It has a regulatory potential. It contributes to curb speculation, will shrink the financial sector and thus contribute to breaking the dominance of finance over the whole economy and society.
      2. It has a strong distributionary, or social equity dimension by making pay those, who were benefitting from the system and are responsible for the crash.
      3. As the issue of public debt and who will pay for the bill off the crisis will be on top of the agenda in the coming years, with pressure to cut public expenditure and in particular social budgets, we have with the FTT a powerful tool to say « Let them pay for the crisis ». The FTT is a powerful alternative in that respect.
      4. There is a strong political momentum with Sarkozy, Merkel, Austria supporting the idea. Also the president of the EU Commission, Barroso, and commissioner Almunia are in favor, as well as the British foreign minister Miliband.
      5. There are already a lot of allies in trade unions, churches and NGOs for a currency transaction tax and the media are acquainted with it. 6. There is already a lot of expertise, studies etc. on the issue on which we can build. So, we have not to start from scratch.

      At the moment I see three main challenges :
      a. All the new supporters of the FTT have an inbuilt self-destroying mechanism in the proposal : they all say that the proposal is only feasible on global level. This is wrong. Of course, it wold be nice to have the FTT globally, but it would already have a strong impact if it is implemented in one major currency zone, for instance the Euro zone. It is the same as with the Kyoto protocol, you can do something without the US having on board. We have to make this argument strong. b. Civil society has to be flexible and to adjust its strategy to the new situation. This does not mean, that people give up their own agenda, but that we find ways to combine in an intelligent way with our usual work. We should not just do business as usual and try to reshuffle our agenda and resources. c. Nobody of us loves the Merkels, Sarkozys e tutti quanti, and I know how difficult it is to admit that they could do something which is not per se an evil. But if there is such a clear split inside the elites we have to make those positions strong which have been ours since ten years, even if we Merkel and Sarkozy support it.

      Kind regards
      Peter Wahl


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 10:35

      Le modele keynesien est incompatible avec une economie ouverte.

      Si les francais ou n ’importe quel auutre peuple veut preserver un modele social particulier, alors ils doivent ferner leurs frontieres et accepter la perte de poiuvoir d’achat consecutive.

      Qu’est ce que le modele keynesien ? Il s’agit d un systeme ou l’Etat pallie les « insuffisances » de la demande instantanee en pompant des revenus actuels (impots, sur les riches notamment) ou futurs (endettement) pour les reinjecter dans l’economie aux menages (prestations sociales par exemple) ou aux entreprises (commandes d’Etat) ce qui permet de relancer la consommation et donc de faire tourner la machien.

      Probleme (deja constate en 1981) si les menages consomment des biens importés (essence, voitures japonaises, TV ecrans plats made in China, pommes d’Espagne, Nike made in Thailand, textile), c’est la machine economique des autres qui est relancee, pas celle en France. Or, pour faire tourner une boite, en general on recrute piur faire face a des commandes, notamment.

      Conclusion : soit on est liberal, soit on est keynesien mais dans un cadre national, et dasn ce cas precis on explique aux Francais qu il faut qu ils payent le vrai prix des choses made in France : fini le t shirt H&M a 10 euros, fini les fraises en hiver, fini les Golf ou les Fiat Punto, fini les vacancees en Tunisie a 500 euros la semaine.


    • Christian Delarue Christian Delarue 26 septembre 2009 23:21

      Les vertus oubliées de l’activité non marchande

      L’intro ici prise sur le MONDE diplo de nov 2008. Des articles scientifiques ailleurs.

      Avec un titre barrant sa « une », « Le capitalisme aux abois », The Economist (18-24 octobre 2008) s’inquiète du retour en vogue des nationalisations dans la sphère bancaire du monde capitaliste développé. Au passage, le célèbre hebdomadaire britannique rappelle que, depuis sa naissance, le combat contre de telles aberrations est sa raison d’être. Dans un éditorial exceptionnellement long, il s’attache à démontrer que cette appropriation publique « pour la bonne cause » (sortir les banquiers de l’ornière où ils sont tombés) ne saurait durer. Avec angoisse, il en appelle à porter l’« importante bataille intellectuelle » pour la défense du libéralisme et contre les « arguments populistes » au niveau adéquat. Et The Economist de lancer ce SOS idéologique : « Les arguments en faveur des solutions du marché pour la santé et l’éducation, par exemple, risquent d’être avancés avec moins de conviction, et d’être écartés. » Le diagnostic est réaliste. En ces temps de déroute économique, les voix prônant l’extension des fonds de pension indexés sur la Bourse se font rares. La crise systémique, qui ébranle l’économie mondiale, montre que le retour de services publics dans le giron privé peut être périlleux. A contrario, l’extension de la sphère non marchande devient d’une brûlante actualité. Dans ce contexte, le besoin de renouveler les outils conceptuels n’est que plus urgent. Faisant un détour par John Maynard Keynes et par Karl Marx, Jean-Marie Harribey s’attache à déconstruire les idées banalisées du libéralisme, telles que « c’est l’activité marchande qui paie le non-marchand », ou encore « c’est le consommateur qui crée la valeur ». En renversant complètement les données (autrement dit, en remettant ces idées sur leurs pieds), il montre, par exemple, que « les travailleurs des services non marchands produisent le revenu qui les rémunère ». L’économie n’est pas un jeu à somme nulle où ce que produit l’un est pris sur l’autre. Et la richesse socialisée n’est pas moins richesse que la richesse privée, au contraire.

      Par Jean-Marie Harribey

      • JL JL 28 septembre 2009 10:06

        « la richesse socialisée n’est pas moins richesse que la richesse privée, au contraire. »

        De fait, les économistes libéraux qui soutiennent que c’est le consommateur qui crée la richesse ont du sable dans les yeux puisque un fonctionnaire est un consommateur comme un autre !

        Le lien du texte que vous citez : Les vertus oubliées de l’activité non marchande 


      • Pépé le Moco 27 septembre 2009 20:38

        Très bon article,

        Pour ceux qui sont intéressés par une analyse pertinente de la crise, vous pouvez écouter Frédéric LORDON qui est passé à deux reprises sur FRANCE INTER :

        1ère émission

        2ème émission

        Quand les Marris, Sylvestre, Attali, Marseille et autres Baverez, essayent désespérément de justifier toutes les conneries qu’ils ont pu dire ou écrire avant cette dernière crise (ou retourner tout simplement leur veste pour certains), il existe encore heureusement des vrais économistes qui ne sont pas assujettis à la doxa néolibérale et qui informent.


        • stephanemot stephanemot 28 septembre 2009 07:25

          La nouvelle alliance de Merkel avec les liberaux risque de flanquer par terre necessaire reforme du systeme financier et le necessaire passage au fair market.


          • Christian Delarue Christian Delarue 28 septembre 2009 09:26


            Je lis sur le texte en lien : "Le consensus émergera sur des bases plus pragmatiques ; une économie de marché ouverte mais régulée et fondée sur le respect. Un « fair market » plus qu’un « free market ». Si la régulation est forte pour réduire les inégalités alors on aura avancé sinon ce sera du vent et du conservatisme de l’existant !
            Il faut en plus de la régulation du marché circonscrire l’économie marchande par plus de service public donc de l’appropriation publique suivi d’une démocratisation .
            La relocalisation sur la nation est aussi une solution .
            La croyance en l’économie de marché ouverte est un fétiche qui tombe .
            CD


          • Peretz Peretz 28 septembre 2009 10:42

            Bien dit, mais ce ne sont plus que des banalités. On reste dans la dénonciation. Mais après ? Si au moins un économiste distingué osait parler de politique de la demande, pour compléter la politique de l’offre avec le retour au fordisme ! Mais tout le monde libéral a peur de l’inflation. galopante. Endoctrinement du patronat : l’inflation c’est la fin du monde et ultradommageable pour la population et ses risques de chômage. Faux ! C’est surtout domageable pour les financiers, ce qui est facile à démontrer. Et la politique de l’offre ça n’entraîne pas le chômage ? www.citoyenreferent.fr


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 13:56

              A un moment, Peretz, il faut sortir des concepts et donner aux mots leur vrai sens. Inflation = hausse generale des prix, souvent incontrolee, en opposition a un univers de stabilite des prix, n’est ce pas ?

              Rappel, les prix des uns sont les revenus des autres. (Si votre epicier augmente les prix que vous payez, SES revenus a lui augmentent).
              Si le prix du tioket de metro augmente, alors la RATP encaisse plus mais les clients ont moins de voyages s ’ils ont un budget constant.
              Si les salaires de la fonction publique augmente alors l’Etat doit soit augmenter les impots, soit emprunter plus soit augmenter le prix du service s il s’agit d’un service avec un prix comme la Poste ou EDF.

              Quelle est la reaction des agriculteurs face a la hausse de leurs couts ? Reponse http://www.corsematin.com/ra/derniere-minute/207921/bastia-les-agriculteurs-denoncent-la-hausse-des-prix-du-foncier ou http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2330558

              Celle des menages face a l’inflation dans l’alimentaire ? http://www.ladepeche.fr/article/2008/02/28/438080-Mines-par-l-inflation-les-menages-francais-ont-le-moral-en-berne.html ou http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/VDUX-7VBTZ8?OpenDocument

              Celle des conducteurs face a la hausse du prix de l’essence ? http://www.lunion.presse.fr/index.php/cms/13/article/316031/ 

              Si il y a de la hausse des prix : soit les revenus suivent, soit ils ne suivent pas. S’ils suivent (exemple : hausse de salaire) alros ca ne change rien > Si vous gagnez un euro de salaire et que le pain coute 1 euro le kilo, c’est la meme chose que gagner deux euros et devoir depenser deux eueros pour le memekilo de pain.
              SI les revenus ne suivent pas , alors vous etes devenus plus pauvre. Vous pouvez acheter deux fois moins de pain.


            • Paul Muad Dib 28 septembre 2009 19:14

              ma vision est que le profit mène la barque,et l’a toujours fait et 99.99% des terriens sont pour le profit et la compétition ,sauf si ils perdent comme les banquiers.
              ceux qui gueulent en ce moment sont les perdants et ca commence a faire du monde, quoique le perdant occidental et le perdant en inde ,ou en Asie ou en Afrique ou ailleurs ne jouent pas dans la même division..pour certains ces conneries de compétition pour le profit ,c’est : la mort , par la guerre démocratique, par la famine démocratique organisée pour contrôler ou faire des profits, par la maladie faute de soins etc..
              et on en est encore a se dire si on changeait un peu par ici ou un peu par la ,tout ceci c’est des foutaises, la remise en question de la compétition entre humains pour le profit comme finalité doit être questionnée. or elle ne l’est absolument pas, une éclaircie dans la récession,quelques maigres avantages redistribues, un peu moins de chômage et ce sera reparti a fond dans ce système, c’est l’humain qui est a changer et si j’étais un copain de l’univers qui a créé cet animal foncièrement pervers et mauvais, je lui dirais d’abréger ses souffrances, a lui de décider comment ..disparition ou mutation au choix...
              il est des pistes dans le cerveau d’où tout part, depuis 2500 ans voir plus certains nous montrent des portes, mais ca n’intéresse personne .
               il n’y a pas de synthèse de demi mesure sur ce sujet ,genre moraliser le capitalisme, on est pour le profit ou résolument contre et donc apte a vivre en collectivité, or je maintiens que 99.99% des humains penchent du cote profit, c’est mort ,c’est cuit sauf.. ?????


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 09:36

                ERREUR 1 « Let’s make money » reflète l’incroyable suffisance et le cynisme des dirigeants et économistes libéraux .
                ==> Let’s make money reflete le cynisme des consommateurs occidentaux protegés par le court termisme de leurs dirigeants politiques sociaux democrates.

                L’Afrique, par exemple, n’est pas appauvrie par la concurrence, elle est appauvrie par les subventions agricoles US et Europeennes. Liberalisons l’Europe, supprimons la PAC, et l’Europe et l’Afrique joueront enfin la meme partie.


                • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 09:40

                  ERREUR NUMERO 2 « Tout cela pour le bien des peuples quoique le plus souvent sans leur approbation citoyenne. »

                  ==> Non seulement Reagan et Thatcher ont ete elus par leurs electorats respectifs, mais aussi des pays reellement democrates comme le Canada ou la Suede ont mis en place durant lees annees 90 des reformes sumilaires.

                  A l’autre bout du spectre, toutes les tentatives de democratie populaires ((RDA, URSS, Tchecoslovaquie etc) ont echoué, idem pour les dictatures commmunistes (Coree du Nord, Cuba, Zimbabwe) Y COMPRIS dans leur objectif de bien etre general.


                  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 09:45

                    ERREUR NUMERO 3 Tout cela rapidement résumé débouche en 2008 et 2009 sur une crise financière, économique, sociale, écologique, géopolitique sans précédent depuis les années 30.

                    ==> La crise actuelle sanctionne un modele de developpement né aprees guerre et dont la critique a emergé des les annees 70 (Club de Rome) . En terme d’’ecologie, le Hunan ou la Silesie n’avaient rien a envier a la Ruhr ou aux Midlands, et aujourd hui c est bien le capitalisme qui dirige les nouveaux investissements dans l’eolien par exemple.

                    La crise financiiere actuelle est nee de la conjonction de 3 facteurs : politique monetaire inappropriee de la Fed apres le 9/11 + promotion des subprimes par l’Etat federal US + krach immobiiler. N’inversons pas l’ordre des choses.


                    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 09:57

                      ERREUR NUMERO 4 « des économistes libéraux qui ne se contentent pas de faire tourner les modèles économétriques pour analyser les grands paramètres économiques. Ils se font les conseillers des maîtres du monde »

                      ==> Qui sont les economistes ?
                      reponse les economistes ont des types titulaiires d’un PhD/ Doctorat / Habilitation a diriger des thesse, en economie, et qui publient dans une revue d’economie. En voila une liste non exaustive.
                      les economistes ne sont ni des historiens, ni des sociologues, ni des financiers, ni des boursicoteurs, ni des politiciens. Marris est un economiste, Husson (DESS d’economie, ENSAE) non.

                      ==> Qui sont les economistes liberaux aujourd hui ?
                      reponse Ils sont peu nombreux. Etre economiste c’est souvent bosser pour une fac ou un organisme gouvernemental, donc etre en situation inverse de celle des liberaux. En economiste liberal on a Pascal Salin, Bertrand Lemennicier en France, et d’autres recences par le Cato Institute.


                      ==> Qui sont les economistes qui font tourner des modeles econometriques ?
                      reponse : Eurostat, INSEE, Bercy, FMI, etc...


                      ==> Qui sont les economistes qui conseillent les gouvernements aujourd hui ?
                      reponse : Eurostat, INSEE, Bercy, FMI, Banque Mondiale, pas vraiment ultra liberaux, par contre completement macro economistes.


                      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 10:15

                        ERREUR NUMERO 5 « Les travailleurs aisés sont ceux qui épargnent beaucoup et régulièrement car ils gagnent entre 3000 euros et 5000 euros par mois. Ce sont les cadres supérieurs, le petit patronat, les indépendants. Les riches sont au-dessus et pour certains d’entre eux les revenus perçus dans les 20 dernières années sont faramineux, inimaginables »

                        1 ==> confondre salaire, revenu et pouvoir d’achat
                        2 ==> assimiler la situation francaise au reste de l’Occident qui lui meme n’est qu’une partie du monde
                        3 ==> penser que le petit patronat (! ?) gagne entre 3 et 5000 par mois
                        4 ==> Les revenus des riches sont inimaginables


                        REPONSE
                        1 . En France, les personnes entre 3 et 5000 euros par mois sont celles dont le revenu net disponible est le plus eloigné du revenu brut . Source : INSEE. Pourquoi ? Parce que leur salaire n’eest pas exonere des cotisatiosn sociales, qu ils peient de l’impot sur le revenu et ne touchent pas de dividendes . Les chiffres sont la http://www.insee.fr/fr/themes/detail.asp?ref_id=niveau-vie&reg_id=99#definition et ils sont clairs : BIEN SUR les inegalites existent en France mais entre le salaire brut et le final sur le compte en banque, l ’ecart entre riches et pauvres est reduit grace auix prestatiosn sociales.

                        2. 3000 euros ou 5000 ca ne veut rien dire. Pour 1000 euros en region parisienne, une famille peine a se loger, mais a Limoges ? a Romorantin ? Et si , comme e Allemagne, l’alimentation est moins chere ? Ce qui compte c est le pouvoir d’achat, pas le salaire. 2000 euros en Lorraine ne sont pas forcement mieux que 1000 en Bulgarie.

                        3. Les revenus des patrons de PME (- de 10 salariés) 36200 euros par an soit 3016 par mois, http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=NATCCF04108 et les PME de 10 personnes ou moins representent 60% des entreprises en France. Se focaliser sur les remunerations extravagantes des pattrons du CAC 40 (40 entreprises) n’a aucun impact .

                        4. Au contraire, les revenus des riches sont imaginables et connus : Karim Benzema 4.8 millions d’euros par an, Claude Makelele 4.6 millions, Loana 1.5 millions d’euros etc etc. Les pop stars, les footballeurs, gagnent plus que les traders et exposent leurs revenus dans Gala, Voici, Match etc.


                        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 10:26

                          ERREUR NUMERO 6 « On comprend que la bourgeoisie se blinde dans des ghettos et s’organise en classe collectiviste bien organisée pour la défense de ses intérêts ainsi que le dit Monique Pinçon-Charlot. »


                          ==> La encore, on melange quelque chose qui n’a rien a voir avec l’economie.

                          Si vous avez lu les excellents bouquins de ce couple de sociologues, alors vous savez que la bourgeoisie dont ils parlent n’est pas celle de l’argent, mais des privileges, de l’anciennete (ex noblesse) dans laquelle Arnaud Lagardere (pourtant heritier), Doc Gyneco, Patricia Russo la PDG d’Alcatel ou meme, quelque part, Rachida Dati ou Nicolas Sarkozy n’ont rien a faire.
                          Si vraiment nous vivions dans le pays de l’argent roi, pensez vous que Mazarine Pingeot trouve si facilememt des editeurs mais que Bernard Weber soit meprisé par la critique http://livres.lexpress.fr/portrait.asp/idC=2738/idR=5/idTC=5/idG=0 ?

                          Lisez un peu http://www.lexpress.fr/actualite/societe/duel-au-racing-club_459137.html , par exemple.


                          Enfin, si on elargit le propos, on voit que toutees les bourgeoisies du monde ne vivent pas dans des quartiers qui ressemblent au 75006 et 75 007. Lisez par exemple le reportage sur le Danemark dans le Monde Magazine de ce mois ci. Au Danemark, dit le journaliste , il est mam vu d etaler sa richesse « personne n’aurait l’idee d’amener son enfant en Jaguar », ecrit il.


                          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 10:44

                            A l’attention de l’auteur : votre soucis de reformer l’economie est juste, les pistes sont fausses.

                            Deja, les economistes ou les politiciens n’ont evidemment rien a dire sur le bonheur et les donnees non economiques. A chaque fois qu un politicien dit ce qui est bon pour nous, en geeneral c est la cata.

                            De plus, l’Etat promoteur de l’ecologie et du dvpmt durable face aux mechantes entreprises : c’est une imposture. Durant des decennies l’Etat a raisonné grandes entreprises industrielles (Charbonnages de France, Elf, EDF, Regie Renault etc etc) et ce jusqu a aujourd hui, cf www.mdi.lu (c’est un francais, pourtant) , idem aux Etats Unis, eh oui (affaire de la voiture electrique vs GM).

                            Pour lire des choses differentes www.alternative-liberale.fr ou le blog de Sabine Herold.


                            • Diogene86 Diogene86 30 septembre 2009 13:12

                              @eleusis
                              monsieur le censeur, bonsoir !
                              vous récitez une leçon, et cela se voit !
                              un excellent documentaire, de près de trois heures, sur le sujet et qui semble manquer à votre culture :
                              www.filmsdupasseur.com


                              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 30 septembre 2009 13:35

                                bonjour diogene, le fait de reciter une lecon n est pas le reproche que j ai fait a l auteur de l’article et pourtant c etait ce que je pensais, mais par contre VOUS, je veux bien que vous repondiez a chacun des points que j ai soulevé, merci !


                              • Christian Delarue Christian Delarue 3 octobre 2009 18:27

                                L’auteur a eu le temps de se faire sa propore opinion sur le sujet abordé. L’optique libérale que vous défendez est celle défendue par la doxa. La différence entre l’économie libérale enseignée et l’économie libérale appliquée par les politiques réside dans la nécessaire intervention de l’Etat. Et je parle pas ici des keynésiens mais des libéraux qui en pratique défendent l’Etat, un Etat minimal disent-ils car non social. Duperie à souligner, cette Etat minimal est une lourde machine répressive qui n’a rien de minimale. Aucun régime libéral n’a jamais abandonné la main répressive et guerrière et l’économie qui va avec.

                                Cet économie-là mérite d’être réduite. Moins de police, plus d’impôts notamment pour reprendre aux riches ce qu’ils ont accaparés légalement mais dans l’opacité de la bureaucratie privée des grandes firmes.

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