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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Etat français en faillite : la spécificité française (...)

L’Etat français en faillite : la spécificité française (II)

La France vient de franchir le seuil fatidique de 1700 milliards d’euros d’endettement : elle est en faillite, sinon aujourd’hui, demain, inexorablement.

Cette série d’articles vise à démontrer la spécificité de la dette française quant au cumul de la dette avec l’impôt (I), quant au volume hors contrôle de la dette (II), quant à la la structure insoluble de la dette (III) et enfin quant à la philosophie de la dette (IV) qui sont les quatres raisons de son impossible apurement

II LE VOLUME HORS CONTROLE DE LA DETTE

1700 milliards de dette publique est un montant hallucinant mais, pour autant, nous ne devrions pas en soi être impressionné par ces chiffres lorsque l’on sait qu’au lendemain des guerres napoléoniennes le Royaume-Uni avait fait grimper son taux d’endettement à 250/300% de son P.I.B.

Dans notre dernier article, nous avons tenté de démontrer que plus que l’importance de la dette en elle-même c’était son cumul avec des taux d’imposition élevés, sans pour autant parvenir à des budgets en équilibre, qui devait nous inquiéter, car, perdant ainsi la totalité de nos marges de manoeuvre, inexorablement nous courrons vers la faillite.

Aujourd’hui, ce que nous allons tenter de démontrer, c’est la vitesse à la quelle nous courrons sans jamais néanmoins perdre de vue que la masse de la dette a par elle-même un effet synergétique et qu’ainsi, si le volume de la dette en lui-meme n’explique pas les causes, il en accélère les conséquences.

Donc, le volume de la dette : les républicains (pardon d’être royaliste) disent souvent que la dette française est certes importante mais moindre que celle des Etats-Unis. Si l’on parle de dette publique, et de pourcentage de P.I.B., c’est absolument faux. Nous sommes un des pays les plus enettés au monde. L’assertion choque, cela ne fait pas très plaisir mais la vérité n’est pas là pour nous flatter mais nous éclairer : la France est en 14e position des pays les plus endettés avec un taux d’endettement de 83%, soit dans le peloton de tête des cancres, avec le Zimbabwe, la Belgique, la Grèce. Le Japon est encore loin "au dessus" d’elle mais, au regard de nos taux respectfs d’imposition, ce n’est pas une consolation.

Enfonçons le clou, vous ne me croiriez pas sinon : même l’Egypte et le Portugal, exsangues, sont mieux placés que nous en termes de pourcentage de leur P.I.B., de peu il est vrai (15e et 16 places). Où sont les U.S.A malgré la politique interventionniste de Obama dans ce consert de la dette ? Pas si mal placés, en 36e position, avec un taux d’endettement de 59 %. On comprend mieux pourquoi Obama sourit au Ouistiti quand le Ouistiti prétend lui donner des leçons de vertu du haut de ses talonnettes. Il faut aller sur ce lien pour méditer le tableau et prendre la mesure de nos menteurs

En définitive, les chiffres exacts ne nous intéressent pas, la comparaison des masses d’endettement entre pays nous édifie seul ; un bon croquis et tout est dit :

Cette mappemonde de l’endettement est assez récente. Pourtant, elle est déjà dépassée. Les choses vont si vite. En effet, comme nous savons que nous venons de franchir le taux de 80 % de dette publique, il nous faudrait normalement recolorier la carte en plus foncé chez nous et plus clair chez quelques uns de nos voisins : nous sommes dans le mauvais sens ; le Canada, par exemple, est maintenant à 34 % de taux d’endettement. Bien vert.

Or, nous savons bien que, au jour du dernier jour de la crise, seuls les "verts" seront vainqueurs avec une capacité d’endettement intacte pour profiter à tout va de la reprise. Au contraire, "les marrons" devront mobiliser toutes leurs énergies restantes à l’apurement des dettes de leurs ainés sans rien pouvoir consacrer à leurs investissements qui seuls leur permettraient de prendre une juste part à la prospérité retrouvée. Et quand nous voyons où sont les plus "verts" et encore plus, ceux qui s’en approchent et ceux qui s’en éloignent nous comprenons deux choses : pourquoi nous avions l’air si étonnés à l’instant et pourquoi, subitement, nous sommes devenus tout pâles et le sommes restés depuis....

D’autant que notre progression dans l’endettement est logarithmique, son logarithmique étant l’illustration la plus évidente de notre défaut de maitrise, de notre nouvel état de failli :

Ca ne durera pas : prolongez la courbe, vous saurez quand nous mourrons.

C’est pour cela que nous n’avons plus les moyens de savants raisonnements mais devons seul en revenir à nos bons instincts : nous devrions avoir le reflexe d’arrêter le maudit compteur p http://cluaran.free.fr/dette.html pour le faire repartir dans l’autre sens. Ce n’est pas le volume qui nous a rendu tout blanc à l’instant. C’est la progression logarithmique du volume. L’absence de contrôle de la dette ; qu’on nous cache, à nos dépens. C’est le sens et la vitesse du compteur qui nous fait passer du débat à l’ultimatum.

Mais les chiffres de l’endettement de la nation sont tels qu’ils sont au-delà de la compréhension de notre entendement moyen. Le chiffre exact ne nous intéresse d’ailleurs pas, seul le chiffre signifiant nous intéresse, c’est-à-dire par ordre de grandeur et par habitant. On peut faire plus clair en faisant plus simple : en vous demandant de lire ce qui suit en « sautant » les chiffres entre parenthèses, eux seuls exacts mais insuffisamment parlants car « illisibles ».

Sans même regarder ce qui reste dans l’assiette de nos voisins, pratiquement les prélèvements obligatoires en France tournent autour de 50 % du P.I.B. (44%). Selon les dernières publications de l’I.N.S.E.E., fin 2008, la dette de la France représentait à l’époque environ 70% (68 %) du PIB, soit 1300 milliards (1 328 milliards d’euros). Elle a cru de 10% (9,8 %) en un an. La quantité de revenus injectés dans l’économie par les mesures de relance en 2009-2010 a été proche de 45 milliards d’euros, soit 2 % (2,4 %) du PIB. La dette a continué son inexorable ascension : après avoir atteint 80% en 2009 (77,1 %), elle a atteint 85 % du PIB en 2010 (84 %). Le déficit budgétaire atteint traditionnellement trois fois les montants consacrés à la relance (141 milliards d’euros) et sera donc reconduit peu ou prou en 2011. Ce qui signifie qu’à la vitesse du seul déficit budgétaire, la France augmente son endettement de 10% par an (8%). Personne n’est devin mais il est vraisemblable, à moins d’un retournement improbable de conjoncture, qu’à l’horizon 2012, l’endettement sera proche de 120% du P.I.B. Lequel P.I.B. au mieux stagnera. D’autant que tous ces malheureux chiffres ne tiennent pas compte des 900 milliards d’euros de retraite des fonctionnaires non provisionnés à ce jour, soit 45 points d’endettement supplémentaires. C’est plus une dette, c’est un brasier.

Ces chiffres astronomiques sont au-delà de notre compréhension.

On peut donc faire encore plus simple : que l’endettement soit « calé » entre 80 et 100% ou 120% du P.I.B. et notre imposition « stabilisée » autour de 50% du P.I.B. veut donc dire, au bas mot, que chaque Français est aujourd’hui publiquement endetté dans une fourchette de 120-130% de ses revenus annuels : les 50 % d’impôts auxquels il faut rajouter un bon 70% d’endettement, si vous voulez bien admettre qu’aucun Etat n’est totalement vierge de toute dette, même pas l’excellent élève russe. Et pourquoi cette addition entre les choux de l’impôt et les carottes de la dette ? Parce que ce sont les mêmes légumes : l’impôt payé est une dette évitée et la dette contractée,un impôt différé.

Donc au bas mot nous sommes à 130 % d’endettement public, soit bien au dela des 1700 milliards.

Le F.M.I. a calculé le P.I.B. par habitant en 2008 à 34 215€. Chaque Français est donc endetté publiquement de 41 000€, arrondis à 40 000€ correspondant aux 120% de 34 215€. Sur ces 40 000€, il en paye chaque année 50/120 en impots (17 000€) et reconduit les 70/120 restants soit (23 000€) en dettes différées qui ne cessent donc d’augmenter.L’écart de 3000 € avec les chiffres pris sur le compteur de la dette provient de ce que nous laissons 10 % de dettes résiduelles à l’Etat. Sinon, le compteur a raison : nous devons 26 000 € par habitant.

On raisonne « par personne » ce qui est faux. Le bébé, mamie sont comptés comme contributeurs dans le raisonnement "par habitant". C’est démagogique. Il faut raisonner par « feu », foyer fiscal. Dans ce cas, comme il y a environ 17 000 000 de foyers fiscaux imposables en France, le hasard fait très bien les choses : chaque foyer, après avoir payé ses impôts, est encore endetté d’environ 100 000 €

L’autre manière de prendre le calcul est de dire que la famille française est composée de papa, maman et de deux enfants si bien que les chiffres deviennent....quatre fois supérieurs ! Chaque famille française EN PLUS de son endettement privé doit le 1er janvier de chaque année : 160 000€ = 68 000€ + 92 000€. (Puisqu’ils ont bien été quatre à gagner "en moyenne" 40 000€ etc). Et donc, le 31 décembre, si tout va bien, la famille lambda ne doit « plus que » et « seulement » 92 000€ en espérant que l’Etat, les collectivités territoriales et notre système de protection sociale n’aient pas aggravé la dette entre temps ce qu’ils ne manquent pourtant jamais de faire. Bon, 100 000 euros.

Beaucoup de Français vont penser n’avoir jamais payé 68 000€ d’impôts par an, somme supérieure à leurs salaires. Non, mais si nous ne les avons pas payés c’est parce qu’on nous les a volés en amont !!! Sans que nous nous en apercevions. Par exemple, en les camouflant dans notre bulletin de paye sous le terme « cotisations patronales » qui ne sont que des cotisation ouvrières payées par le patron en notre nom sans que nous le sachions. « La cotisation patronale » n’est que le salaire des employés detourné par le patron sur ordre de Marianne. Vous voulez savoir combien vous auriez pu toucher si on ne vous avait pas volé en amont ? C’est très simple : au bas mot le double de ce que vous avez effectivement touché en aval. Vous voulez le verifier ? Additionnez les cotisations ouvrières et patronales de votre fiche de paie. Le vol ne concerne pas les fonctionnaires ? Il ne concerne pas les pauvres ? Qui par hypothèse n’en seraient pas victimes ? C’est faux : le P.I.B. est la richesse commune de la nation ce que produit l’effort conjugué de tous. Puisque le F.M.I. l’a calculé pour la France en 2008 à 34 215€ par habitant dans notre exemple du foyer fiscal cela donne un revenu moyen familial de 34 215€ x 4 = 136 860€ par famille. Vous voyez, on retombe sur les mêmes chiffres. Vous ne saviez pas que vous gagniez autant ? Ni que ce qui était apparemment gratuit vous coûtait si cher ? On vous a trompé ? C’est exact : mais bien au-delà de ce que vous pensez, ce que nous verrons sur d’autres pages...

En attendant, royaliste lucide ou républicain sincère, père, mère de famille ou célibataire, nous devons 100 000 €. En plus de notre endettement personnel.

Vous comprenez maintenant, Ouistiti, pourquoi nous sommes devenus si pâles, tout d’un coup, en apprenant ces chiffres et si définitivement en colère après vous tous puisqu’il résulte de ces chiffres que vous nous avez tous escroqués.

Depuis 30 ans.

(à suivre)

François DESVIGNES


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92 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 8 mars 2011 09:03

    Cette dette est « fictive »...
    Il s’agit d’intérêts dus par l’Etat au système financier privé. Le résultat de la loi Giscard de 1973, on l’a déjà dit et répété.
    L’auteur oublie juste un point très important : Nous, pays souverain, pouvons à tout moment dénoncer cette dette et annoncer que nous cessons de la rembourser.
    Il faut juste trouver les politiques qui l’incluent dans leur programme, ou ... y être poussés par la crise.
    C’est ce que la Grèce va faire très bientôt ...


    • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 09:27

      On n’est pas au monopoly : une dette encore plus à l’international se rembourse.

      Arrêtez de faire rêver nos compatriotes parce que vous preferez la berceuse de vos chimères à la dure réalité.

      Une dette se rembourse et vous allez le vérifier à l’aune de l’exemple grec


      • Alpo47 Alpo47 8 mars 2011 09:40

        Vous avez décidément du mal avec la contradiction.
        Hier, j’étais une victime, aujourd’hui j’ai des chimères ...
        Bon, chacun fait ce qu’il peut ... n’est ce pas ?

        Vous ne faites que reprendre les arguments des tenants du libéralisme et du « nouvel ordre mondial », tout à la botte du pouvoir financier.
        C’est ce qu’il veulent nous faire croire : TINA ( There Is No Alternative), « pas d’autre choix », disent ils.

        Donc l’esclavage par la dette ?
        Je doute que les peuples s’y soumettent. Juste un peu de temps pour comprendre et la partie pourrait bien devenir « rock’n roll » ...


      • logan 8 mars 2011 09:55

        Non une dette ne se rembourse pas forcément, c’est justement le risque.
        Et les créanciers abusent même de ce risque de non remboursement pour réclamer des intérêts toujours plus élevé.

        Quand une dette ne correspond plus à un service ou à un bien, mais est générée par des intérêts, cela porte un nom, cela s’appelle de l’usure.

        Tout le monde connait le cliché du sbire de la mafia qui vient réclamer des dettes qu’il a parfaitement inventé car la victime a déjà payé ce qu’elle devait, il invoque alors le paiement d’intérêts justifiés par telle ou telle raison fallacieuse. C’est exactement la même chose aujourd’hui avec les dettes publiques.
        Les usuriers ce sont les banquiers et les rentiers, et les victimes ce sont les peuples.
        Quand la dette publique n’est plus composée que d’une accumulation d’intérêts alors c’est de l’usure. Et il n’est évidemment pas question de se soumettre à ce petit jeu. A la différence de la victime de l’usurier mafieux, les peuples ne sont pas dans une position de faiblesse mais au contraire dans une position de force. Ils peuvent décider de ne pas payer. Et les créanciers n’ont pas d’autre choix que de pleurer dans les jupes de leur mère.

        Vous craignez pour la « signature » de la France ?

        Pas de problème, on cesse en même temps de financer les déficits publics en empruntant sur les marchés financiers privés. On fait ça depuis 30 ans à peine, et pour résultat on se retrouve asphyxiés avec 1700 milliards de dette publique dont les 3/4 si ce n’est plus sont des intérêts. Il me semble donc que ce système n’est pas très bon.
        Nous rétablirons les emprunts auprès de la banque centrale, et nous nationaliserons des banques pour en faire un service publique, que nous isolerons des marchés financiers privés, et qui servira à protéger les dépots, les crédits, et les services bancaires de base, et aussi pour nous permettre de financer le reste des déficits de l’état en captant l’épargne et en empruntant aux taux de l’épargne.
        Nous financerons ainsi les déficits de manière 100% publique. Cela signifie plus aucune ingérence extérieure d’aucune sorte, ni d’agences de notation, ni de banques privées.


      • zelectron zelectron 8 mars 2011 10:06

        Les emprunts Russes ne sont toujours pas remboursés !!! ...


      • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 10:15

        Les emprunts Russes ne sont toujours pas remboursés !!! ...

        Et vous savez ce qu’il en a coûté à la Russie.

        Qui avait pourtant sur nous de pouvoir vivre en autarcie.

        On a mangé, on doit payer.

        D’autres ont mangé en notre nom ? nous devrons payer en leur nom !

        Ils nous ont trahi ? Je vais vous étonner bien au delà de ce que vous imaginez. : ils ont eu recours au pret sans compter pour assurer leur reelection.

        A prix d’or.

         A nos dépens

        Ce n’est pas à nos preteurs (néanmoins carnassiers) de payer à leur place.


      • PhilVite PhilVite 8 mars 2011 13:09

        Et Philippe le Bel qui était endetté jusqu’au cou auprès des Templiers, qu’a-t-il fait pour s’en sortir ?
        Un beau matin, il a fait arrêter tous les templiers et détruit l’ordre ! Résultat : plus de dettes !

        Tout cela n’est qu’un simple rapport de force.

        Si tu es plus faible que moi, tu payeras ce que tu me dois.
        Si c’est moi le plus faible, alors je m’assoirai sur mes créances.
        C’est la dure loi de la jungle, à laquelle tout se résume sous le vernis de la civilisation. La loi du plus fort. La loi de la finance mondialisée.

        La seule question qui reste est donc : Qui est le plus fort ? M’est avis qu’on ne va tardé à le savoir.


      • titi 8 mars 2011 13:34

        Mouais...

        Sauf que les survivants de l’Ordre sont partis s’installer au Portugal et ont donné à ce pays 200 d’histoire magnifique.

        Les vues court termiste de Philippe le Bel sont peut être pas à citer en exemple.

         


      • PhilVite PhilVite 8 mars 2011 13:57

        Je ne porte aucun jugement sur le règne de Philippe le Bel, j’en serais bien incapable.
        Cet exemple montre simplement qu’il y a plusieurs façons de ...régler ses dettes.


      • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:22

        « On n’est pas au monopoly : une dette encore plus à l’international se rembourse » : Et sinon, il se passe quoi, au juste ? Je veux dire : si on supprime la loi de 1973, l’Etat pourra emprunter à la banque de France à un tarif bien plus avantageux. Nous n’avons tout simplement PAS BESOIN des banques privées, qui n’ont donc absolument aucun moyen de nous contraindre. Donc POURQUOI payer ??????????????


      • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:23

        « Les vues court termiste de Philippe le Bel sont peut être pas à citer en exemple » :Tant mieux pour le Portugal, mais la France a continué à exister pendant ce temps, et ne s’en est pas porté plus mal, à priori !


      • foufouille foufouille 8 mars 2011 09:41

        "Vous voulez savoir combien vous auriez pu toucher si on ne vous avait pas volé en amont ? C’est très simple : au bas mot le double de ce que vous avez effectivement touché en aval."
        ca sent le libertasplusrien

        luciferlio sort de ce corps
        vade retro satanicum libertaryum


        • JL JL 8 mars 2011 10:45

          foufouille

          + + +

           smiley  smiley  smiley


        • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 10:03

          Chers Amis,

          Si vous pensez pouvoir emprunter et ne pas rembourser,

          Si vous pensez que c’est moral,

          Que nos créanciers ne diront rien parce que nous sommes « souverains »

          Et que nous avons raison d’être voleurs parce que nous serions « souverains »,

          Que les gens qui vous disent que ce n’est ni correct ni intelligent de penser et agir ainsi sont des démons liberticides,

          Alors mes chers Amis,

          Il faudra que vous alliez jusqu’au bout de votre logique :

          que vous acceptiez de porter la main contre tous, et d’accepter que la main de tous soit contre vous.

          Et alors malheur aux vaincus !

          Car vous ne tiendrez pas un jour, avant de reprendre vos remboursements, et après ce jour, non plus en homme libre mais endetté, mais en homme endetté et honteux.

           


          • Alpo47 Alpo47 8 mars 2011 10:39

            Auriez vous placé vos économies dans de la dette ?
            Là, je comprends votre quasi acharnement à faire passer votre message : REMBOURSEZ !

            Nous avons donc le choix entre la paupérisation et la quasi mise en esclavage de 90% de la population et ... la faillite des spéculateurs.
            Dilemme ... quoi choisir ?

            Pour l’instant, politiques et économistes sont à la botte des spéculateurs, mais demain ...


          • foufouille foufouille 8 mars 2011 12:00

            "

            Si vous pensez pouvoir emprunter et ne pas rembourser,

            Si vous pensez que c’est moral,

            Que nos créanciers ne diront rien parce que nous sommes « souverains »

            Et que nous avons raison d’être voleurs parce que nous serions « souverains »,"

            argent fictif

            je te vend une image de carotte, au prix de la carotte

            ca te va ?


          • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:30
            Décrivons un peu le processus par le menu, histoire qu’on comprenne ce que francois DESVIGNES trouve « moral » :

            La banque de France et la BCE prêtent de l’argent à un tarif très compétitif aux banques privées, qui prêtent cet argent à l’Etat à des intérêts beaucoup moins intéressants, pour ne pas dire franchement abusifs, sans apporter aucune valeur dans le processus.
            L’Etat, depuis la loi de 1973, a renoncé à la souveraineté monétaire, et n’a donc PLUS LE DROIT d’emprunter directement aux banques centrales, et ne peut donc pas profiter de ces intérêts extrêmement bas.
            On parle donc d’un racket pur et simple, presque sans risque et très lucratif, sur le dos du peuple de France !

            Ces voleurs méritent bien pire que simplement le non-remboursement de la « dette » !

          • logan 8 mars 2011 20:07

            Mais cher françois l’exilé, au moins vous voyez agoravox vous aura permis de connaître un peu mieux le point de vue des français, pas ceux qui passent à la télévision mais quelques citoyens de base !!

            Prennez conscience que ce n’est pas nous mais ce sont eux les voleurs, ce sont eux qui nous extorquent de l’argent par de l’usure depuis 40 ans !!
            Il n’y a rien d’immoral à ne pas vouloir se plier à des règles immorales, au contraire !
            Ce qui est immoral c’est d’avoir permis à des banques de s’engraisser sur le dos des français depuis 40 ans alors qu’on peut se débrouiller pour emprunter à la banque centrale sans leur intervention !
            Comme le dit qqun plus haut leur intervention n’a aucun justification, elles viennent juste pomper du fric tels des parasites ! Au lieu d’emprunter à la banque centrale, on emprunte aux banques privées qui empruntent à la banque centrale en se faisant une marge au passage.
            Et résultat on se retrouve avec une dette de 1700 milliards d’euros composée pratiquement que d’intérêts !!!
            Tel l’exemple de l’usurier de la mafia que je vous ai cité, tout ce pour quoi on a emprunté on l’a déjà payé plusieurs fois !
            C’est infâme de soumettre par l’usure tout un peuple ! Ce sont eux les voleurs !
            Ces dettes ne doivent pas être remboursées, dumoins une grande parties d’entre elles. Et franchement c’est de toute façon tout ce que ces prédateurs, ces vampires méritent.


          • Gabriel Gabriel 8 mars 2011 10:41

            Tissu de conneries allant dans le sens des pourris qui gèrent les états ! Dette provoquée, alimentée pour mieux appauvrir et contrôler les populations. La planche à billet existe et les  banques peuvent effacer les ardoises des états comme des particuliers. Par pitié arrêter de nous bourrer le mou avec cette pseudo dette qui ne sert que les libéraux serviles cireurs de pompes de leur gracieuse majesté dont vous alimentez le sérail.   


            • BA 8 mars 2011 11:50
              Quand les Etats-Unis lancent un emprunt à 10 ans, ils doivent payer un taux d’intérêt de 3,512 %.

              Quand l’Allemagne lance un emprunt à 10 ans, elle doit payer un taux d’intérêt de 3,284 %.

              Quand les Pays-Bas lancent un emprunt à 10 ans, ils doivent payer un taux d’intérêt de 3,570 %.

              Quand la France lance un emprunt à 10 ans, elle doit payer un taux d’intérêt de 3,642 %.

              Mais les cinq Etats européens « périphériques » ?

              Quel taux d’intérêt doivent payer les cinq Etats européens « périphériques » ?


              Mardi 8 mars 2011, vers 11 heures 30 :

              Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,925 %.


              Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,449 %.


              Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,577 %.


              Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,434 %.


              Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,713 %.


              • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 14:06

                Vous voyez bien que ca coute de ne pas payer ses prets.

                Si vous voukez à tout prix avoir raison sur le marché c’est le marché qui aura raison sur vous.


              • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:40

                Non, c’est ce que coûte d’emprunter aux banques privées ! Il ne faut plus le faire et les envoyer balader !


              • Cocasse cocasse 8 mars 2011 11:50

                Dette remboursée ou pas, la mécanique infernale la produisant doit être détruite : la loi de 1973 et 1993 obligeant l’état à emprunter sur les marchés financiers.
                La constitution doit être modifiée, et le droit inaliénable de la France à battre monnaie inscrit dedans.


                • xbrossard 8 mars 2011 12:07

                  @l’auteur


                  et les argentins, comment ils ont fait ?

                  sinon, il y a une autre solution qui se profile : on annule toutes les dettes que l’on a avec l’empire (USA), on coupe les ponts avec eux, et on emprunte aux chinois

                  c’est ce qui va finir par arriver pour la grèce par exemple ; pour l’instant, les chinois les achète mais quand les grecs ne pourront plus payer, ils annuleront leur dettes européene et emprunteront auprès de la chine, qui sera ravi d’avoir un nouveau vassal....

                  du coup, la vassalisation auprès des américains changera ; tout les pays endettés vont au fur et à mesure se refinancer près de ceux qui ont de l’argent, c’est à dire la Chine

                  et vous me dites que les américains refuseront et feront la guerre aux Chinois et à ses alliés ? les peuples préfèreront toujours se battre la tête haute que de ramper comme des esclaves pour rembourser une dette injuste...rappelez vous l’exemple de l’allemagne...

                  • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 12:47

                    et les argentins, comment ils ont fait ?

                    Ils sont plus réalistes que vous : http://www.cadtm.org/Le-CADTM-conteste-le-remboursement


                    • foufouille foufouille 8 mars 2011 12:58

                      je te loue un logement virtuel superbe ....... pas cher 500€
                      a afficher dans ta maison en carton


                    • foufouille foufouille 8 mars 2011 12:55

                      " Je travaille dans un cabinet d’avocats de Sa Gracieuse Majesté, EIIR, une copine de sang français par les Plantagenêt, Duc de Normandie, parfaitement bilingue, comme tout le monde ici. Nos juges, mes amis, avocats et sollicitors, riches et pauvres , tous croient "en Dieu et leur droit« et »en la chef du Commonwealth« . »

                      1788 ?


                      • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 14:04

                        2014 ;

                        Mais celle là je pense que vous ne la voyez pas venir

                        Ni les autres d’ailleurs

                        Boonne nuit.


                      • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:37

                        Ah, l’éternel retour de la monarchie en France ! smiley


                        Je pense que vous sous-estimez le nombre de citoyens prêts à prendre les armes si vraiment ça vous démangeait un peu trop !

                        On a rangé la guillotine, mais pas trop loin, croyez-moi ...

                      • bleu Marine 8 mars 2011 12:56

                        Nous avons remboursés le capital et des intérêts plus qu’il ne faut.
                        Le temps de maitriser notre monnaie est venu
                        que les banques avec leurs règles aillent voir ailleurs


                        • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 14:00

                          Attention à l’explosion des taux !

                          J’espère pour vous qu’il ne rentrera pas dans vos intentions d’emprunter avant une bonne trentaine d’années.

                           

                           


                        • Traroth Traroth 8 mars 2011 14:37

                          Si. A la banque de France !


                        • DG. DG. 8 mars 2011 12:58

                          Vous n’allez pas au bout de votre logique.
                          si vous dite qu’une partie du salaire du salarié est « volé », à son insu, au fin de pouvoir s’endetter et de payer la dette, alors nécessairement la dette est nulle. en effet, d’un point de vue contractuel, on est dans un cas typique de vice de consentement.

                          donc j’aimerais bien qu’on me présente, un document signé de ma main, indiquant que je dois quelque chose, en rapport avec cette fameuse dette publique.


                          • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 14:15

                            50 % des salaires passent dans la protection sociale votée par des politiques pressés de renouveler leur mandat plutot que de peser ce qui est reellement juste et necessaire : une gabgie à nos frais.

                            eh bien faites ce calcul : en multipliant par deux votre salaire combien d’années vous faudra t il pour rembourser 100 000 euros ? Allez disons 50 000 puisque Maastricht admet un taux d’endettement de 60 %

                            et maintenant avec votre salaire actuel combien accepteriez vous de donner en plus pour éponger 100 000 ou 50 000 euros et combien de temps ca vous prendra.

                            C’est pas la banque internationale qui nous a foutu dans la merde...


                          • DG. DG. 8 mars 2011 15:32

                            la question du volume de l’emprunt n’a aucune importance. seul compte sa légitimité, c’est a dire sa cause, que ce soit pour payer les prestations social ou autres.
                            Car même avec un BUDGET EQUILIBRE, l’Etat sera obligé d’emprunter sur les marché et donc de s’endetter. c’est inscrit dans les traités européens, c’est irréfutable.
                            c’est une subvention déguisé au profit des milieux financier. c’est contraire a toute éthique libérale, il n’y a pas de liberté du consentement lorsqu’une loi vous impose de signer. Contraire a l’autorité de l’Etat, et au contrat social, car le vide de sa substance, en organisant un transfert systématique d’argent du contribuable vers les plus aisés.


                          • francois DESVIGNES francois DESVIGNES 8 mars 2011 15:01

                            Et Audiard parlait aussi des c..s sur orbite pour vous permettre de continuer de voler


                          • DG. DG. 8 mars 2011 13:46

                            Puisque vous êtes monarchiste, il est bon également de vous remémorer comment Philippe le Bel régla le problème de la dette en sons temps et spécialement a l’égard des templiers, en taxant ses autres créanciers..

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