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Accueil du site > Actualités > Economie > L’Islande, sur la voie d’un désentettement rapide, demande des (...)

L’Islande, sur la voie d’un désentettement rapide, demande des comptes à l’Union européenne

D'après un récent rapport du Fonds Monétaire International (FMI), l'Islande est sur la voie d'un désendettement rapide.

Plus encore : elle demande des comptes : le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a demandé dimanche à l'Union européenne de mener une enquête pour déterminer comment elle a pu permettre à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d'exercer une telle pression sur l'Islande pour tenter de transférer sur le contribuable islandais les sommes dues par la banque Icesave en faillite.

Nous applaudirons sans modération le gouvernement islandais pour sa fermeté et son patriotisme, et nous ferons observer que le remboursement de dettes privées par le contribuable, cela s'appelle du détournement de fonds publics et, là où la justice fonctionne normalement, cela mérite la paille humide des cachots.

Rappel des épisodes précédents :

En 2008 encore, tout va pour le mieux en Islande : les finances publiques sont saines et le pays est noté Aaa depuis cinq ans par l'agence de notation Moody's.

C'est alors que l'effondrement de son système bancaire hypertrophié a plongé ce pays, dans une crise présentée comme cataclysmique. 

Un article de Courrier International fait un parrallèle entre l'Irlande et l'Islande, toutes deux confrontées à des faillites bancaires : la première, ligotée par l'Europe, se débat dans la déflation. La seconde, libre de faire des choix souverains, serre les dents mais s'aide d'une politique inflationniste et, surtout, refuse de laisser transférer sur le contribuable les dettes des banques en faillite.

Ce refus lui vaut d'être mise sous une pression intense par la Grande Bretagne et les Pays-Bas, soutenus par l'Union européenne, qui voudraient que leurs épargnants soient indemnisés par les finances publiques islandaises.

Lors de deux référendums successifs, les Islandais disent non : pas question que le contribuable dédommage des investisseurs étrangers à la place des banques.

Que croyez-vous qu'il se passa après ces deux refus aussi scandaleux selon les normes des marchés qui nous gouvernent ?

L'Islande est-elle tombée en enfer pour son crime de lèse-marché ? Est-elle mise à l'écart de la vie internationale ?

Que nenni.

Toute d'abord, c'est en 2010, c'est à dire deux ans seulement après le début de la crise, que le FMI commença à observer un début de redressement.

Pour être précis, c'est son représentant Mark Flanigan qui déclarait : “La récession s’est révélée moins profonde que prévu”. Le modèle social nordique a été préservé et l'endettement décroit progressivement, grâce à une forte dévaluation de la monnaie (qui a perdu 30 % en deux ans) et à l'inflation qui atténue les dettes. Le chômage est fortement retombé (de 9,7% à 7,3 %, pourcentage à comparer à celui de l'Irlande : 14,1 %). La reprise se traduit en chiffres (1,3 % au troisième trimestre).

Le président islandais s'en expliquait déjà sans ambages à Bruxelles  : “La différence est qu’en Islande nous avons laissé les banques faire faillite, a-t-il expliqué. C’étaient des institutions privées ; nous n’y avons pas injecté de l’argent pour les maintenir à flot. L’Etat n’a pas à assumer cette responsabilité.”

Selon le Prix Nobel d’économie Paul Krugman, l’Islande s’est relevée plus vite parce qu’elle n’a jamais adopté l’euro. “Elle a fortement dévalué sa monnaie et imposé un contrôle des capitaux. Il s’est alors passé quelque chose d’étrange : bien qu’elle ait traversé la pire crise financière de l’Histoire, elle a été bien moins lourdement sanctionnée que d’autres nations.” Deux ans après le début de la crise, la couronne islandaise a perdu 30 %, les fonderies d’aluminium tournent à plein régime pour satisfaire la demande étrangère, tandis que les produits locaux ont remplacé les légumes exotiques et autres tomates de serre importés.

Aujourd'hui, le FMI, qui achève de verser un prêt, marque à nouveau sa satisfaction.

La candidature de l'Islande à l'Union européenne avance.

Tout ceci malgré le psychodrame avec la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, pays auxquels les Islandais ont fermement refusé d'indemniser aux frais du contribuable leurs investisseurs qui avaient perdu de l'argent dans la faillite de la banque Icesave.

Le dernier épisode montre d'ailleurs que ces investisseurs vont être indemnisés, mais par par le contribuable.

En effet, la maison mère d'Icesave, la banque Landsbanki, a annoncé avoir récupéré des fonds suffisants pour rembourser toutes "les réclamations prioritaires". En vertu d'une loi adoptée en Islande après sa crise économique de 2008, tous les dépôts bancaires sont considérés comme "réclamations prioritaires".

Landsbanki a précisé qu'après le remboursement des épargnants lésés, il lui resterait encore 13 milliards de couronnes islandaises (80 millions d'euros).

Cela signifie que les 3,9 milliards d'euros que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont avancés pour indemniser leurs 340.000 ressortissants lésés par la faillite d'Icesave peuvent être remboursés sans mettre les finances publiques islandaises à contribution.

Du coup, maintenant, c'est le gouvernement islandais qui demande des comptes à l'Union européenne sur le psychodrame que le pays a du subir.

Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a demandé à l'Union européenne de mener une enquête pour déterminer comment elle a pu permettre à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d'exercer une telle pression sur l'Islande dans l'affaire de la banque en faillite Icesave.

"Comment des Etats membres ont-ils pu accepter les absurdes demandes britanniques et hollandaises ?", s'est interrogé M. Grimsson dans une interview à la radio-télévision publique RUV. "Cela mérite une enquête".

M. Grimsson fait remarquer que " cette affaire aurait pu être traitée de manière raisonnable dès le début, qu'il était absolument inutile de mettre le peuple islandais et notre coopération avec les pays européens dans un tel carcan".


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91 réactions à cet article    


  • Yvance77 5 septembre 2011 10:37

    Salut,

    C’est drôle mais des sommités expertes dans la suffisance surtout (telle que notre immense économiste Elie Cohen), on ne les entend pas sur ce sujet... par pudeur sans doute !


    • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 13:00

      C’est vrai, on n’entend jamais parler de l’Islande dans la presse mainstream et à la télé.

      Ils doivent pas savoir le situer sur la carte.


    • spartacus1 spartacus1 5 septembre 2011 13:09

      « Ils doivent pas savoir le situer sur la carte. »

      Par contre, vous, vous ne devez pas connaître la position politique du gouvernement et du parlement islandais. Parce que c’est le contraire absolu de ce que vous soutenez ici en France.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 6 septembre 2011 01:19

      @ Yvance


       Ce n’est pas une coincidence, en effet, si on n’entend pas parler de l’islande, mais ce n’est pas seulement parce qu’ils sont un succès et donc un bien mauvais exemple pour les lâches qui ont tout laissé partir. C’est surtout qu’ils sont peu nombreux et représentent un enjeu minuscule. 

      Il vaut mieux, pour le Systeme, passer l’affaire aux profits et pertes que de défier des vikings têtus, farouchement solidaires et de mettre la nouvelle à la une des journaux pendant des mois sinon des années... au risque de faire contagion. Pouve-vous imaginer un article soutenant ;la démarche islandaise à la Une d’un grand média occidental ?

      L’Islande est le petit poisson qui a passé à travers les mailles du filet. Si la Grèce tente la même chose - ce qui n’est pas encore exclus - le Systeme y fomentera certainement une guerre civile et cherchera à en faire un exemple. On ne parle même pas d’un défaut de l’Italie qui serait trop gros, impensable, et contre lequel est sans doute prévu le passage à un plan B dont on ne parlera jamais, même et surtout s’il est appliqué. 




    • wilkins 6 septembre 2011 13:48

      c’est vrai qu’on ne parle pas beaucoup d’eux...

      Pourtant, c’est pas faute d’essayer de les mettre au coeur de l’actualité.

      J’ai reçu la visite ce week-end d’un grand barbu qui a essayé de me convertir au salafisme.
      Refus catégorique.
      Il n’a pas beaucoup apprécié, évidement.
      Il a réessayé encore et encore. Niet Niet Niet, que j’ai dit.

      Il a tenté de m’avoir aux sentiments « si tu le fais pas pour toi, fais-le pour moi ».

      Ben oui, le pauvre, il allait être viré s’il réussissait pas à m’endoctriner pour aller mitrailler de l’islandais en plein Reykjavik en hurlant Allah Akbar. Il a tout tenté le bougre, et m’a même proposé de me payer trois semaines de vacances aux Bahamas en plus des 250 000 dollars et de la gaterie orale gratuite.
      Niet.
      « Pffffff c’est plus facile d’habitude, t’es un tétu toi »

      Je l’ai bourré à la vodka (pas vraiment salafiste le gars) et il m’a avoué travailler pour la DIA.
      Que voulez-vous, je l’ai pris en pitié.
      Lui ai désigné un clochard qui serait sans doute plus sensible à ses arguments.
      Ca a l’air de bien fonctionner. Le clochard a déjà la barbe et se fait voir dans la mosquée la plus proche. Il a même créé son compte facebook où il balance des saloperies sur les têtes de mongoliens des islandais et les chansons de Bjork. Ca c’est le service après-vente, quand les médias tireront le portrait psychologique du nouveau déséquilibré planétaire.
      Mon salafiste d’occasion est aux anges ! La DIA aussi paraît-il.
      Quand on peut aider.
      Avant de partir, il m’a demandé si je connaissais pas un français proche du FN et un autre d’origine algérienne.
      S’il y a des candidats, le tarif est toujours le même : Trois semaines aux Bahamas avant, 250 000 dolars pour la famille et la gâterie tient toujours.
      J’ai pas essayé, peut pas vous dire si elle vaut le coup...
       ... à vous de voir.






    • kiouty 5 septembre 2011 10:57

      lol, Eli Cohen, le gros naze qui dit que si tous les pays sont dégradés, le AA+ devient alors le nouveau AAA et ça change rien. (Bon, sauf les taux, mais apparemment, ce n’est pas très important pour notre « expert »).


      • Alpo47 Alpo47 5 septembre 2011 10:59

        Si j’ai un conseil à donner aux Islandais, c’est bien de rester dans leur coin. L’UE ne peut rien leur apporter de positif.

        Pour le reste, il est vrai que cela ne peut que nous étonner, nous Français, de voir un gouvernement intègre, soucieux de « bien public ». Intéressant de constater que cela peut encore exister.

        On a « un peu » oublié que c’était le rôle d’un gouvernement et d’un Etat ...


        • Le citoyen engagé asse42 5 septembre 2011 16:10

          Oui exactement. L’UE et l’euro sont des pièges libéraux pour nous enfermer dans la dictature monétaro-financière. Vive la souveraineté populaire !


        • nenecologue nenecologue 5 septembre 2011 11:12

          Tiens c’est marrant ...
          L’islande a appliqué le programme économique du FN ... Et ca a l’air de fonctionner !
          On m’aurait menti ?


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 12:49

            Fi donc, Nenecologue, vous êtes un facho qui nous rappelez les zeures les plus zombes de notre histoire !


          • spartacus1 spartacus1 5 septembre 2011 13:14

            Il faudrait vous renseigner un peu. L’Islande a un gouvernement et un parlement de gauche et écolo qui pratiquent une politique de gauche.

            Et lorsque je dis gauche, il s’agit d’une vraie gauche. De toute façon, les positions politiques des droites nordiques ne déshonoreraient pas le PS français.


          • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 13:53

            L’Islande est de gauche, et alors ?

            Marine Le Pen n’est pas à droite.


          • BABAYAYA BABAYAYA 5 septembre 2011 14:30

            bin pour une fois, catherine, je partage votre analyse.


            En effet, si l’islande de gauche a réussi un pari qui met à l’abri le contribuable des débordements farfelus des banques, après tout moi je m’en fout que ce soit de droite ou de gauche...
            tant que je peux relever le front et me dire que mes impots vont vraiment servir à quelque chose...
            très intéressante information, mais cela dit, je comprends qu’ils ne veuillent pas en parler....
            ça ferait de l’ombre à leurs projets...
            j’irais même plus loin : Pourquoi ne pas garder l’euro comme monaie référence pour les échanges internes/externes au niveau commercial, mais que par contre les pays eux redeviennent maitre de leur monaie....
            mais bon là je dis certainement un truc qui va pas plaire....

          • Renaud Séchiant 6 septembre 2011 10:57

            Marine Le Pen n’est pas à droite.

            Alors celle là elle est forte !

            « Les historiens et philosophes classent le Front national comme un parti d’extrême droite de la Cinquième République. »

            Source : Wikipedia

            Le Front National est-il de droite ?
            24/03/2011
            Par Jules

            Dans ce monde où la corruption des valeurs morales étend chaque jour davantage son empire, on discute non sans âpreté du caractère extrémiste du Front National.

            En revanche, sauf le Front National lui-même1, on ne s’interroge guère sur son ancrage droitier. C’est que son discours et son encadrement héritent largement des formations d’extrême droite du vingtième siècle. Et son évolution contemporaine — vers la modération —, semble le rapprocher de la droite conservatrice, qui s’interroge désormais ouvertement sur une éventuelle compatibilité2 des personnes et des projets.

            Le recrutement de son électorat, cependant, est plus incertain. On sait que le Front National a participé au dépeçage du Parti communiste. On voit encore aujourd’hui nombre d’électeurs tracer un chemin de la gauche anti-libérale au parti de Marine Le Pen. Parmi cceux-ci, il en est pour retourner voter à gauche en cas de deuxième tour contre un candidat de l’UMP. Le Front National n’agit donc pas nécessairement comme un sas vers le vote conservateur.

            http://dinersroom.eu/5819/le-front-national-est-il-de-droite/

            Toutefois quelques discordes :

            Le nationalisme et populisme du FN en font-ils un parti d’extrême droite ? Le maître de la science politique en France, René Rémond, qui ne partage pas les idées du FN, ne le pense pas. Il note que le Front national « s’inscrit dans le cadre de la démocratie représentative  » et qu’il ne se confond pas avec les formations de droite qui rejettent l’héritage de la révolution de 1789. Rémond estime que l’étiquette populiste lui convient mieux.


            Définition de l’extrême droite :

            L’expression « extrême droite » désigne l’ensemble des partis et mouvements politiques qui défendent des idées et des valeurs de droite en s’appuyant sur un nationalisme et un traditionalisme très marqués, en les formulant de manière radicale notamment à l’encontre des tendances politiques libérales ou socialistes. Son autoritarisme et son hostilité aux principes démocratiques peuvent conduire certains mouvements d’extrême droite à faire preuve de violence, voire de terrorisme pour imposer leurs vues.

            Les mouvements sont aussi caractérisés par différentes manifestations de xénophobie, pouvant aller jusqu’au racisme, faisant des étrangers leurs boucs émissaires. Ils dénoncent fréquemment les objectifs conspirationnistes de la franc-maçonnerie et du prétendu « lobby juif ».

            Selon Michel Winock, historien français, les discours de l’extrême droite répondent à neuf caractéristiques :

            • la haine du présent, considéré comme une période de décadence ;
            • la nostalgie d’un âge d’or ;
            • l’éloge de l’immobilité, conséquence du refus du changement ;
            • l’anti-individualisme, conséquence des libertés individuelles et du suffrage universel ;
            • l’apologie des sociétés élitaires, l’absence d’élites étant considérée comme une décadence ;
            • la nostalgie du sacré, qu’il soit religieux ou moral ;
            • la peur du métissage génétique et de l’effondrement démographique ;
            • la censure des mœurs, notamment la liberté sexuelle et l’homosexualité ;
            • l’anti-intellectualisme, les intellectuels n’ayant aucun contact avec le monde réel (Poujadisme).

            Les mouvements de l’extrême droite prennent des formes très variables, allant de partis siégeant à l’extrême droite de l’hémicycle (c’est l’extrême droite parlementaire. Ex : Front National), à des groupuscules insurrectionnels pouvant être violents ou partisans du néonazisme, admirateur du IIIème Reich.

            L’appellation « extrême droite » est réfutée par certains partis pour le risque d’amalgame avec l’extrémisme.

            Exemples de courants de l’extrême droite :

            néofascisme,

            - néonazisme,

            - l’Action française

            - racisme (ex : Ku Klux Klan au USA)

            - religieux traditionalistes,

            - la mouvance identitaire.

            - partis populistes, nationalistes et souverainistes (Front National, MNR en France).

            Apparemment le FN rentre bien dans la définition « extrême droite ». Donc il est à droite.

            S’il n’est pas à droite je suis curieux de savoir ou il se situe sur l’échiquier politique. Merci donc de m’informer.


          • onetwo onetwo 11 septembre 2011 01:01

            à Fredo
            Votre culture politique est inexistante. Cela ne vous empêche pas de donner votre avis sur un forum public.
            Par respect pour les lecteurs d’Agoravox, plutôt que de troller n’importe comment, lisez, étudiez, informez-vous et revenez ensuite discuter avec les grandes personnes.


          • Le taulier Le taulier 5 septembre 2011 11:14

            C’est le monde à l’envers. Ceux (les Islandais) qui ne respectent ni la loi ni leurs engagements internationaux qui réclament des comptes ! Un peu comme si le voleur se plaignait à la police que le volé ne se laisse pas faire.

            Par ailleurs ce n’est pas l’Union européenne qui a permis" à la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas d’exercer une telle pression sur l’Islande pour tenter de transférer sur le contribuable islandais les sommes dues par la banque Icesave en faillite." C’est le gouvernement Islandais qui en intégrant l’Association Européenne de libre échange qui s’y est engagé.

            Enfin si les Islandais peuvent rembourser...qu’est-ce qu’ils attendent pour le faire ?

            Ceux qui veulent en savoir un peut plus sur cette affaire peuvent lire ce papier :

            Faillites bancaires : la dernière saga islandaise enfin traduite en français

            • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 12:57

              @ Le Taulier

              Faut lire les articles avant de critiquer : les investisseurs anglais et hollandais sont en voie de remboursement, mais sur les dépouilles de banque, pas sur les impôts des Islandais.


            • gazatouslesetages gazatouslesetages 5 septembre 2011 17:59

              Ceux qui veulent en savoir un peut plus sur cette affaire peuvent lire ce papier :

              Faillites bancaires : la dernière saga islandaise enfin traduite en français
              .

              très intéressant article, merci pour le lien.
              quand la réalité est un peu plus complexe que ce que laissent trop souvent supposer les articles d’agoravox.


            • BHL=MST 5 septembre 2011 11:24

              Bonjour et merci pour cet article indispensable. There Is An Alternative. Enfin, seulement si nous vivions dans une démocratie réelle, débarrassée de son parti unique à la botte du cartel bancaire...A ce moment là doivent entrer en scène les fameux idiots utiles, reconnaissables à leur cri de ralliement suraigu : Fasciiistes ! . 


              • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 12:55

                Oui, il y a une alternative.

                Il y a toujours eu une alternative.

                Respecter le bien de chacun (l’Etat ne paie pas pour les banques), dévaluer si nécessaire, laisser l’inflation manger les dettes quand nécessaire (salariés et retraités ne s’en portent pas plus mal si échelle mobile) : c’est ainsi que nous avons fonctionné pendant les 30 glorieuses.

                C’est ainsi que continuent de fonctionner les pays qui ont gardé un minimum d’indépendance et de souveraineté.

                Marine n’a rien inventé. Elle propose juste de revenir au bon sens.

                Personne ne propose de sauter dans l’inconnu !


              • miha 6 septembre 2011 10:22

                En attendant, les Le Pen, ça ne les dérange pas d’être député européen, hein ?

                Ils profitent bien de la soupe dans laquelle ils font mine de cracher.

                Ouvrez les yeux : ils sont comme les autres.

                Ils vous enfument !

                 

                Ne voter ni UMP, ni PS, ni FN, ce trio de tête qu’on veut nous imposer.

                 


              • Renaud Séchiant 6 septembre 2011 11:00

                Marine n’a rien inventé

                En effet !


              • barbapapa barbapapa 5 septembre 2011 12:10

                Bien évidemment il faut laisser faire faillite la banque.

                Ce sont les clients de la banque qu’il faut « sauver ».
                Ca créera des opportunités pour des emprunteurs qui n’auront plus à rembourser et boostera l’économie.
                Et puis l’économie à horreur du vide. De nouvelle banques arriveront. 
                Ca changera rien.
                Mais si la gestion prudencielle est mauvaise de la banque il faut purement et simplement la laisser faire faillite.
                Raz le bol du lobby bancaire qui détruit tout.
                Dans ma PME, si je me trompe, quelqu’un va venir me sauver ?
                Même si c’est pas de ma faute (conjoncture, client laissant une ardoise, perte de part de marché par rapport à un concurrent). 
                Par ailleurs, j’ai tellement peu confiance en ma banque que moins j’emprunte mieux je me porte. 
                La bonne gestion aujourd’hui c’est justement d’être indépendant de la banque...
                Oui il faut laisser faire faillite les banques. 

                • Croa Croa 6 septembre 2011 00:30

                  Il y a mieux : Nationaliser les banques (mais pas seulement les défaillantes.)


                • barbapapa barbapapa 7 septembre 2011 11:30

                  La nationalisation c’’est une connerie.

                  L’état n’est pas un meilleur gestionnaire. il serait plUtit pire.
                  La conccurence est seule salutaire. Sauver les banque c’est empêcher l’émergence de nouvelles banques, c’est anti conccurentiel.

                  La poste n’a rien de mieux c’est pas mieux que les autres.

                • Roosevelt_vs_Keynes 5 septembre 2011 12:16

                  «  »Comment des Etats membres ont-ils pu accepter les absurdes demandes britanniques et hollandaises ?« , s’est interrogé M. Grimsson dans une interview à la radio-télévision publique RUV.  »Cela mérite une enquête« . »

                  Excellente valise diplomatique à l’encontre de l’empire monétariste de la Couronne britannique.

                  Mais n’oublions pas que le but des marchés financiers n’est pas de faire de l’argent : c’est l’armée de l’empire.

                  Et une armée, c’est fait pour tuer. Apprenons donc à la battre !


                  • Le taulier Le taulier 5 septembre 2011 13:26

                    C’est un mensonge. Si vous aviez 2 onces de bon sens vous comprendiez que les investisseurs anglais et hollandais ne vont pas être indemnisés puisque c’est déjà fait. C’est le contribuable anglais et hollandais qui a réglé l’ardoise et qui maintenant se retourne contre l’Islande


                    • BHL=MST 5 septembre 2011 13:43

                      Tsss. Novlangue. Investisseur / Actionnaire / Trader sur des valeurs boursières bancaires = Contribuable ? Rigolo !


                    • BHL=MST 5 septembre 2011 13:47

                      Je vous ai lu de travers. Autant pour moi. C’est que je voudrais pas avoir affaire au taulier. Je me moinsse.


                    • bobbygre bobbygre 5 septembre 2011 13:52

                      T’as pas l’impression de jouer sur les mots ? L’Islande va rembourser les gouvernements anglais et hollandais qui avaient avancé l’argent ? La belle affaire, ça revient au même !

                      C’est vous qui mentez en disant que le contribuable islandais aurait du rembourser. S’ils avaient fait comme nous, aujourd’hui leurs services publiques seraient en miette et leur économie en récession. C’est bien ça qui importe !
                       
                      Or ils sont en plein boom et peuvent même se permettre le luxe de rembourser leurs dettes sans hypothéquer leur avenir.

                      Donc c’est bien vous le menteur, du moins, le trompeur !


                    • Catherine Segurane Catherine Segurane 5 septembre 2011 13:57

                      En effet, le remboursement est indirect : les banques en faillite (ce qu’il en reste) vont rembourser les Etats britannique et hollandais qui ont déjà remboursé leurs investisseurs.

                      Ce qui ne change rien à l’analyse.


                    • Croa Croa 6 septembre 2011 00:34

                      Si les anglais et les hollandais sont plus cons que les islandais c’est leur problème ! smiley


                    • rosa luxemburg 5 septembre 2011 13:59

                       Ce que vous dites est en partie vraie ,mais il ne faut pas oublier que le gouvernement Islandais a agit du fait de la pression des classes moyennes,qui tous les samedis manifestaient avec des casseroles devant le parlement,ces classes ne sont pas encore touchées en france mais ça vient à l’automne-hiver.

                      L es banques sont tombées mais isecav a étè renationnalisée et l’erreur le plus fondamentale c’est que les autres banques ont étè vendues à des banques anglaises et néerlandaises ,donc pour la souverainetè vous repasserez car le loup est toujours dans le poulailler.

                      De plus les dettes des particuliers,devront être remboursées,c’est comme çà que les islandais ont vu leur 4x4 partir à bas coût en russie mais ils doivent payer le crédit de ce qu’ils n’ont plus

                      De plus le gouvernement Islandais pour faire redemarrer l’économie physique a du emprunter plusieurs milliards au FMI,qui prête à 1500% d’interêts

                      Alors quand vous dites que c’est le programme du front haine je dis oui,c’est sûr que rembourser 1500 dollars,par habitant c’est mieux que 45000 dollars mais çà ne change pas le fait qu’ils ne sont toujours pas souverains.

                      Jacques Cheminade qui lui est un economiste qui a les solutions et les propose depuis plus de 16 ans n’envisage pas de solutions aussi minimalistes ,mais il est vrai que l’esclavage est à la mode.

                      Votre Marine elle envisage bien de payer la dette de casino des banksters,mais pas de triple glass steagall ou de vrai nouveau bretton woods,car ce qu’elle n’a pas compris c’est que le problème d’organisation est mondial et ce n’est pas en faisant payer plus de charges sociales aux immigrés vivant en France que l’on coupera le noeud gordien avec la mafia des banksters et du gouvernement.

                      Il est vrai qu’elle copine avec les hauts fonctionnaires de bercy alors que ceux ci devraient être démis de leurs fonctions pour haute trahison et juger par le peuple.

                      L’islandes est un début d’exemple ,mais il s’agit d’avoir du discernement pour ne pas copier les erreurs,une république c’est des humains qu’on ne découpe en tranche pour satisfaire son égo.

                      Marine le pen a toujours étè une ultra libérale qui maintenant que son riche papa est prêt de perdre sa fortune se pare de vertue populiste avec de relants de xénophobie que les élistes fascistes adorent,pour faire croire qu’elle redonnera sa souverainetè aux français,ne serait ce pas plutôt pour remplir les coffres de son papa et de son parti ?

                      Elle ne parle jamais d’une nouvelle constitution par le peuple pour le peuple avec le peuple mais de plus d’état ,ce qui veut dire chez elle plus de gouvernement ce qui nous fait crever aujourd’hui.De plus son programme économique est des plus succinct car il n’est pas mentionné de projets pour des grands travaux d’infracstructures dont nous avons cruellement besoin et qui feraient repartir la vraie économie.

                      Alors montrer l’exemple de l’islandes sans montrer les erreurs qu’elle fait est forçément digne de mauvaise fois.Je vous conseille de vous branchez sur dailymotion et de regarder Etienne Chouard ,Annie Lacroix-Riz ,André-jacques holbecq et surtout le site de solidarité et progrés où il ya des dossiers complets sur l’économie qui sont l’antithèses du programme du front nationnal .

                      En ce qui concerne l’islandes abonnez vous donc à « ARRËTS SUR IMAGE » il y a plusieurs vieilles emissions qui parlent de ce pays.Quand on est pour la souveraineté il faut montrer plus d’ambition républicaine sinon en croyant mettre de l’ordre onreste prisonnier de son désordre !!!


                      • Nums Nums 5 septembre 2011 14:47

                        « Le remboursement de dettes privées par le contribuable, cela s’appelle du détournement de fonds publics. »

                        C’est vrai que c’est carrément ça.

                        Merci pour l’article !


                        • lechoux 5 septembre 2011 16:18

                          « une forte dévaluation de la monnaie (qui a perdu 30 % en deux ans) et à l’inflation qui atténue les dettes. »
                          J’aimerais que vous m’expliquiez comment une dévaluation atténue les dettes !! Si ces dettes sont dans la même monnaie il n’y a pas de différences, si elles sont en monnaie étrangères elle ont été réévaluées de 1/(1-0,3) = 1,43 fois.


                          • lechoux 8 septembre 2011 15:04

                            Toujours pas de réponse de l’auteur ! Ma question est-elle trop complexe pour une gauchiste extrêmiste de droite ?


                          • Le citoyen engagé asse42 5 septembre 2011 16:55

                            Bravo pour ce billet d’espérance de souveraineté citoyenne et qui fait la nique à tous les européistes tout en validant le programme économique du FN finalement !


                            • Serpico Serpico 5 septembre 2011 17:18

                              C’est la première fois que je plusse un article de Segurane.

                              J’en reviens pas.


                              • Serpico Serpico 5 septembre 2011 21:42

                                yoann

                                Ce qui compte vraiment c’est l’attitude de l’Islande : gouvernement et population.

                                C’est rare en ce moment en Europe.


                              • arobase 5 septembre 2011 17:39

                                « L’Islande est de gauche, et alors ?Marine Le Pen n’est pas à droite ».


                                elle est devenue communiste et va s’installer dans le siège du pc.

                                la preuve, elle ne se présente pas sous la bannière FN qu’elle réprouve, adopte un autre logo tricolore sans la flamme ( qui elle est inspirée de celle du fascisme italien) .

                                elle renie le parti dont elle est présidente en quelque sorte, et ceux qui l’ont élue à savoir papa et la famille. quand aux « compagnons » ils sont devenus encombrants ?? smiley

                                nouvelle jeunette en politique, ce sera la seule femme de gauche ayant fait allégence au gouvernement d’israël présidente d’un parti d’extrème droite dont les supporters disséminés dans le pays lui font peur ou honte au point de choisir un autre siège de campagne que celui de son parti.

                                compliqué ! comme je suis un âne j’en fait mon idole.

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