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Accueil du site > Actualités > Economie > L’uniformité fait les crises

L’uniformité fait les crises

Les mêmes informations spécialisées, les mêmes analyses techniques et les mêmes rumeurs de marché sont aujourd’hui aisément accessibles à une multitude d’intervenants et de participants aux marchés financiers qui réagissent tous de manière équivalente.

Le Panurgisme étant la règle d’un jeu où tous les participants, qui prennent leurs décisions suite à des analyses, recommandations ou informations similaires, se précipitent en masse vers tel investissement ou se désistent tous en même temps de tel autre placement...De plus en plus d’investisseurs ont ainsi accès aux mêmes informations les conduisant à prendre les mêmes décisions et à adopter des comportements similaires au mêmes moments : Privilégier les liquidités en cas de déflation, vendre toutes ses actions en cas de récession ou se ruer sur les matières premières et sur les métaux précieux pour se prémunir contre l’inflation deviennent des réflexes Pavloviens atteignant simultanément le troupeau global des investisseurs.

A l’image d’une gigantesque course impliquant tous les intervenants des marchés financiers dont l’objectif serait tout simplement de franchir - quel que soit l’ordre - la ligne d’arrivée, c’est-à-dire de se déssaisir à tout prix de ce titre, d’acheter telle Devise ou de liquider une position donnée. Les marchés, mêmes les plus liquides, deviennent comme ces grands boulevards encombrés d’une meute d’investisseurs robotisés mus par des actions et par des réactions qui se font écho. Les mêmes stratégies s’appliquant aux mêmes marchés et aux mêmes instruments.

Dans ces conditions, pourquoi s’étonner de la volatilité exacerbée des marchés financiers que nous subirons perpétuellement ? Pourquoi craindre des cataclysmes qui se reproduiront à une cadence forcément rapprochée du seul fait de notre hystérie collective ?

L’homogénéité globale aboutit aux évènements extrêmes qui sont condamnés à se perpétuer tant que nous n’apprendrons pas à cultiver nos différences, toutes nos différences : individuelles, institutionnelles, nationales, continentales...Les individus et institutions encourageant les mêmes prises de décision - ardents partisans de la globalisation - sont précisément ceux-là mêmes qui portent une responsabilité prépondérante dans la crise actuelle.

Privilégions la sortie des sentiers battus et abattons les conventions afin de revigorer un capitalisme dont la main - redevenant ainsi invisible - rétablira l’équilibre et étouffera ces éruptions volcaniques destructrices causées par des investisseurs en manque d’imagination.

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6 réactions à cet article    


  • Gandalf Tzecoatl 15 avril 2009 13:07

    Et oui, toute hégémonie finit aseptisée et s’écroule sous sa propre stérilité.

    De là à ce que les produits financiers exotiques sonnent le la puis le glas de la finance, il n’y a un pas avant le gouffre, que l’on franchit illico, tel l’enchanteur au pipeau.


    • Piotrek Piotrek 15 avril 2009 15:18

      Entre la bourse et l’acceptation des differences vous vous permettez un enorme grand ecart :)

      Mais en bon info-anarcho-capitaliste je ne peux que plussoyer


      • Radix Radix 15 avril 2009 19:19

        Bonjour

        « Privilégions la sortie des sentiers battus et abattons les conventions afin de revigorer un capitalisme dont la main - redevenant ainsi invisible - rétablira l’équilibre et étouffera ces éruptions volcaniques destructrices causées par des investisseurs en manque d’imagination. »

        Votre conclusion est un peu bizarre ! Si j’ai bien compris : la crise ce sont des investiteurs qui ont fait n’importe quoi ?

        Pas les banques qui elles avaient une sacrée imagination !

        Et vous préconisez de ne surtout rien changer, de se calmer, que tout va revenir dans l’ordre et que la main invisible du marché va tout arranger !

        On croit rêver !

        Visiblement le vent du boulet « paradis fiscal » attaché à la Suisse a réveillé « l’intérêt citoyen » de ses habitants !

        Radix


        • glouglou 15 avril 2009 22:36

          De la propagande gratuite pour un systéme en fin de vie ? le capitalisme ,comme le communisme,ne sont pas des systèmes pérennes,ce ne sont que des escroqueries au profit d’un petit nombre,même s’il a permis à nombre de nation d’augmenter le niveau de vie,il en demeure pas moins un miroir aux alouettes !! sommes-nous plus heureux avec des biens matériels en opulence ? bien sûr que non,et surtout quand on sait ce que cela coûte à l’environnement,à la main d’oeuvre bon marché ...on ne peut plus continuer ainsi ! nous sommes simplement en sursis ! mais plus pour très longtemps,ouvrez-donc les yeux,c’est la bérézina mon pauvre monsieur !....il faut finir d’abattre l’arbre pourri,il y a plein de jeunes pousses au pied qui ne demande qu’à reconstruire un monde nouveau.....


          • glouglou 15 avril 2009 22:41

            un monde nouveau et mille fois plus logique et meilleur......capitalisme,fascisme,liberalisme,stalinisme,nazisme,comm unisme,sectarisme....les pires horreurs que l’homme à inventé pour manipuler les masses....


          • Michel Santi Michel Santi 16 avril 2009 06:46

            Merci Parpaillot, le Panurgisme provoque également des réflexes conditionnés auprès de certains qui vouent le capitalisme aux gémonies alors que je/nous ne connaissons aucun autre système qui puisse faire progresser la société, que je sache...
            Alors ne jetons pas pas le bébé avec l’eau du bain et exaltons l’individualité - antidote à la globalisation, cet autre apellation de l’uniformisation - et unique manière de retrouver un capitalisme de progrès. 

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