Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > La dette odieuse de la Grèce : demandons une commission d’enquête (...)

La dette odieuse de la Grèce : demandons une commission d’enquête pour révéler au grand jour l’illégitimité de la dette Grecque

(Le documentaire est un peu long, mais cela vaut la peine. Cliquez sur CC en haut à gauche de la vidéo pour choisir le sous-titre.)

 

« Debtocracy » est le document choc qui a rencontré un grand succès. Il demande une commission d'audit sur la dette grecque et prône une sortie de l'euro. C'est le journaliste Aris Hatzistefanou qui est à l'origine de ce documentaire.

 

JPEGL'expérience de l'Equateur, ce pays qui a été lourdement endetté, asphéxié par le remboursement des intérêts de ses emprunts, qui ont atteint plus de 50% du budget de l'Etat.

La commission chargée d'auditer la légitimité de la dette souveraine du pays conclut que la dette remplissait les critères de la notion de dette odieuse. Par conséquent, continuer à remplir les engagements internationaux serait une aberration. La vie d'abord, ensuite la dette.

Ainsi, le gouvernement équatorien força-t-il ses créanciers à abandonner 70% de leurs créances.

Pour arriver à ce résultat, il a fallu une volonté politique de la part d'un homme : Rafael Correa soutenu par son peuple.

Les Américains ont appliqué cette notion de dette odieuse, il est vrai d'une manière plus discrète, à la dette souveraine irakienne.


 

La dette odieuse est un concept de droit formulé par Alexandre Sack. Si trois conditions sont réunies dans la dette, à savoir :

1 – la dette est contractée par un régime à l'insu de sa population ou sans l'assentiment de celle-ci

2 – les prêts ont été gaspillés dans des activités contre l'intérêt des citoyens

3 – les prêteurs étaient au courant de la situation

Je ne pense pas que les Grecs furent d'accord pour les dépenses somptueuses pour accueillir les jeux olympiques. Et encore moins une dépense de 1,2 milliard de dollars rien que pour la sécurité ; c'est vrai, à l'époque on était en pleine guerre contre le terrorisme. Voici la transcription de l'interview de George Voulgarakis, ministre des finances  : « Nous avons dépensé des sommes considérables, le double de ce qui a été dépensé à Sydney. Le cout final ne sera connu qu’a la fin des jeux Olympiques. »

C-STAN TV : « Vous avez parlé de 1,2 milliard de $ pour la sécurité. D’où vient tout cet argent ? »

George Voulgarakis : « Nous avions cet argent. »

C-STAN TV :« C’est de l’argent grec ou ce sont des fonds provenant du comité olympique ou bien encore des USA ? »

George Voulgarakis : « Nous parlons d’argent Grec. Sans doute est-ce plus que ce que nous pouvons fournir mais il ne s’agit que de sécurité."


 

Le documentaire montre bien le processus qui a emmené la Grèce à cette situation intenable. On a tout simplement trompé les citoyens grecs. Les politiques qui ont trempé dans cette escroquerie continuent de nous faire croire qu'il n'y a pas de choix en dehors des plans d'austérité.

D'ailleurs, le gouvernement grec fait de la publicité pour expliquer aux citoyens qu'il n'y a pas de solution que de rembourser. Il exhorte les journalistes pour être responsables, en faisant l'effort de faire oeuvre de pédagogie « Le rejet de la communication gouvernementale, de plus en plus proche de la propagande. Un spot, célébrant, sur fond de musique martiale, les 20 mois de réussite tous azimuts de son action a été diffusé ces jours-ci. Devant les réactions très négatives face à ce déni de réalité, le gouvernement n'a rien trouvé de mieux que d'accuser les journalistes d’irresponsabilité en expliquant, menace à peine voilée, que l’effondrement du pays entrainerait leur propre effondrement. » : http://fr.myeurop.info/2011/06/08/la-grece-de-charybde-en-scylla-2671

Nos journalistes sont plus prompts et trop zélés ne consacrent à la crise Grèce que la portion congrue. Pas d'analyse quant à l'origine de la dette et l'entrée de la Grèce dans l'euro, rien sur les implications de Goldamn Sack. Les effets de ses plans d'austérité sur la récession qui frappe le pays personne ne les mentionne.

Quant aux plans d'austérité, la seule chose qu'ils répètent c'est la diminution du nombre du fonctionnaires et le gèle de leurs traitements. Comme s'il s'évertuent à préparer les esprits français à la même diète.
 

http://owni.fr/2011/06/09/debtocracy-documentaire-choc-grece/

http://www.cadtm.org/Dette-les-grecs-et-la-Deptocracy

http://www.cadtm.org/La-doctrine-de-la-dette-odieuse

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/dette-les-grecs-et-la-deptocracy-93048

http://www.dette2000.org/dette_illegitime.php
 


Moyenne des avis sur cet article :  4.14/5   (28 votes)




Réagissez à l'article

60 réactions à cet article    


  • oncle archibald 22 juin 2011 10:33

    Quoi ? Qu’ouis-je ? Qu’entends-je ? Ils n’étaient pas contents les grecs d’avoir chez eux les J.O. ?? Demandez donc à tous ceux qui ont été taxi clandestin, hôtel clandestin, restau clandestin, s’ils n’étaient pas contents d’avoir les J.O. chez eux les grecs ...

    Peut être que si tout le pognon généré par cette activité souterraine avait été normalement soumis à charges sociales, à TVA, à impôt sur le revenu, ils seraient un peu moins endettés les grecs ..

    Et ça c’est pour le « menu peuple » ... Que dire des Onassis et autres armateurs qui n’ont de grec que leurs ancêtres et leur passeport, l’activité d’armateur lucrative ayant été depuis longtemps déjà déménagée ailleurs ...

    Les grecs c’est toujours l’histoire du beurre de l’argent du beurre et du sourire de la crémière ... Il y a un voire deux os dans cette histoire ....

    • Aldous Aldous 22 juin 2011 11:05

      Onasis est mort depuis 1975 Archibald. Je doute qu’il soit en quoi que ce soit responssable de la dette souveraine.

      Au passage Onasis a largement contribué au développement de la grèce. Il a largement financé Olympic Airways à sa création.

      Les JO ont été une catastrophe pour la grèce en raison de la contre-pub qui a saturé les média occidentaux.

      Partout des articles et des reportages pour dire que les travaux ne seraient pas fini, que la pollution alait asphyxier les atheletes et le public, que les transports seraient paralysés, que le vent allait renverser les bateaux d’aviron et autres foutaises.

      Le résultat fut qu’en dehors des cérémonie d’ouverture et de fermeture la pluspart des athlètes ont concouru devant des stades vides.

      Quand aux taxis, restos et hotels clandestins, c’est de la pure calomnie.

      L’emprise de l’etat sur les activités touristiques est au contraire tel qu’on ne peut pas ouvrir le moindre resto ou hotel sans une patente officielle.

      Il y a tellement de taxis officiels que c’est stupide de chercher à faire le taxi clandestin.

      L’os c’est ce que vous racontez qui n’a aucun fondement sinon le mépris.


    • oncle archibald 22 juin 2011 12:09

      L’os c’est que j’ai une cousine mariée avec un grec et qui vit à Athènes et qui a bien profité exactement comme je le dis des JO et qui ne s’offusque pas lorsqu’on lui dit que le travail au noir est une institution grecque.


    • Aldous Aldous 22 juin 2011 12:36

      le travail au noir ne crée pas la dette souveraine.

      Le gouvernement n’a pas à s’endetter au delà des capacité de remboursement.

      Reporter le problème sur la population qui n’est absolument pas au courant des transations internationales de son gouvernement c’est du foutage de gueule.

      A moins que vous accusiez le petit gars qui travaille au noir d’étre banquier international ?


    • oncle archibald 22 juin 2011 15:58

      Je dis que quand le travail au noir et la fraude fiscale représentent 20 à 25 % du produit de l’activité d’un pays ça fait trop et que ça fait capoter toute l’affaire .. sinon vivez au far-west si vous avez de bons colts et que vous tiriez plus vite que votre ombre ..


    • Aldous Aldous 22 juin 2011 20:50

      « ça fait trop » selon quels critères ?

      Ce qui compte ce n’est pas le taux d’imposition.

      En fait c’est même absolument non significatif (sinon pour le citoyen evidemment)

      Ce qui compte pour le trésor public, c’est de disposer des moyens de sa politique.

      Le taux d’imposition tout seul, c’est juste bon a alimenter les débats d’économistes.


    • Aldous Aldous 22 juin 2011 10:56

      Article indispenssable.

      Vous avez raison de soulever la question de la comission d’enquête chargée de determiner si la dette grecque est une Dette Odieuse

      C’est pa pierre angulaire juridique qui permettera aux peuples de déjouer le piège de l’asservissement par la dette.

      Merci au passage de citer mon article sur ce sujet où je retranscrit une grande partie du documentaire DeptOcracy.

      Il est en deux parties la suite est là :

      http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/dette-les-grecs-et-la-deptocracy-93478


      • Ariane Walter Ariane Walter 22 juin 2011 10:59

        Cher Archibald et copains du même régiment,

        Que le peuple gruge quand il a sous les yeux l’exemple de pouvoirs qui s’en mettent plein ;les poches, cela semble d’une logique imparable.
        il faudrait donc que ce saint peuple déclare tout, travaille sans cesse , enrichisse son pays, pour que ses bonnes économies nourrissent des banques mafieuses !!!!

        Lorsque l’Etat sera pur, le peuple sera pur.
        vous ne pensez pas, cher archibald, qu’il y a bcp de « pauvres » qui croupissent en prison pour de petits larcins alors que ceux qui trônent à « goldmann Sachs » ,ne risquent eux aucun ennui.

        mais c’est un petit peu le défaut de gens de droite de respecter le pouvoir, sans oser le critiquer et de mépriser « le peuple et les pauvres » à qui ils ne veulent pas ressembler.

        ceci dit, super article Frida , cette expression « la dette odieuse », il faut que tout le monde la connaisse et la scande car il est évident que l’Europe depuis des années est victime d’un hold-up vampirique qui est insulte à la légalité.
        Il faudrait quand même commencer à ouvrir les yeux !!


        • Aldous Aldous 22 juin 2011 11:16

          Le peuple grec ne gruge pas plus que les autres.

          L’économie est dite souterraine du fait que les transactions sont majoritairement en liquide comme c’etait le cas aussi en France dans le temps.

          La France n’a pas basculé dans l’honneteté d’un coup de baguette magique : le versement des salaires ar cheque a été rendu obligatoire.

          Mais d’autres activités continuent massivement à échaper au contrôle de l’etat.

          La vérité c’est que l’impot est léger en Grèce. Des tas de taxes n’existes pas (en foncier en particulier)

          En d’autres termes la Grèce pratiquait le libéralisme sans le savoir, comme Monsieur Jourdain.

          C’est marrant mais ceux qui dénoncent là bas la legereté de l’impot sont souvent les chantres du libéralisme ici !

          Alors ? Il faut c’est quoi le bons systeme ?

          A les entendre, en Grèce il faudrait augmenter l’impot et en France l’alléger.

          Etrange...

          Moi je vous le dit : la Grèce, comme la France s’en sortaient très bien avec leur taux d’imposition respectifs tant qu’ils avaient la souveraineté monnétaire.


        • jpm jpm 22 juin 2011 11:35

          Je ne sais pas qui gruge le plus... mais ce qui est sur c´est que la dette publique provient des deficits des comptes publics. Et l´on a des deficits lorsque les depenses publiques sont superieures aux recettes... Comme on ne peut pas couper dans les depenses sociales, il faut donc augmenter les recettes fiscales... et donc eviter de faire des allegements fiscaux qui ne profittent qu´aux plus riches sans pour autant relancer l´economie.

          Alors evidemment chacun a son niveau, il est toujours tentant de gruger le fisc, de ne pas declarer ceci ou cela, mais il ne faut pas oublier que l´etat c´est nous, et que l´argent ainsi epargne par ces petits larcins, ne sera plus la pour soutenir les plus demunis, ni pour construire des ecoles ou des hopitaux. Cette fraude generalisee augmente ainsi les deficits et donc la dette, hypothequant l´avenir de nos enfants.


        • armand armand 22 juin 2011 11:43

          Il y a une grande oublié dans tous les commentaires sur la dette grecque (à ce qu’il me semble).

          Le poids ENORME et tentaculaire de l’Eglise orthodoxe dans l’économie du pays. Toutes les tentatives de taxer ou de redistribuer les terres étendues qui appartiennent à l’Eglise se heurtent à l’opposition systématique de cet organisme monolithique qui tire son emprise de son passé de résistance contre les Ottomans.


        • Ariane Walter Ariane Walter 22 juin 2011 11:55

          Jmp, tes remarques sont justes dans un monde simple, clair et limpide.

          Le fric jeté par les fenêtres au niveau de l’Etat est immense.
          On nous dit que nous sommes en faillite ;
          Combien coûte :
          -la guerre en Lybie ?
          -la réception du G8 ?

          Et ce fric perdu en Irak ? des milliards de dollars... (Les Eu sont quand me^me nos alliés !!)

          C’est un peu comme accuser les arabes des banlieues de tous les malheurs de la France.


        • armand armand 22 juin 2011 11:58

          Il n’y avait pas de déficit avant ces interventions hasardeuses ? Première nouvelle...
          Et la société, en général, n’est pas obsédée par le crédit et la dépense immédiate de sommes dont on ne dispose pas ?
          Et les banques, elles n’ont pas depuis des lustres, le droit de prêter tant de fois plus d’argent qu’elles n’en détiennent ?


        • ZEN ZEN 22 juin 2011 11:59

          Exact, armand

          L’Eglise orthodoxe est un état dans l’Etat
          On n’oubliera pas non plus le coût exorbitant de l’armée, suréquipée comme au temps de la guerre froide et du conflit chypriote.. Deux sous-marins sont encore en commande en Allemagne et Angela tient à être payée !
          Il y a aussi les fortunes des riches armateurs, qui ne sont pas des amateurs dans l’art d’expatrier leurs capitaux...
          Tout cela était connu par Bruxelles dès le début de l’intégration
          Cela dit, Goldman Sachs a tiré la dernière salve


        • oncle archibald 22 juin 2011 12:26

          Chère Ariane avec laquelle je n’ai pas eu l’honneur de servis sous les drapeaux,

          Quand on commence à justifier ses propres turpitudes par celles de son voisin, c’est imparable, la fin de toute société organisée se profile à l’horizon..
          Il faudrait donc que ce saint peuple se choisisse des dirigeants qui le conduisent là ou il veut aller, et qu’ils n’endettent pas leur pays en créant des dettes colossales engendrant des intérêts eux mêmes colossaux pour nourrir les banques, qu’elles soient mafieuses ou pas.

          Lorsque le peuple sera « pur » et s’il vit encore en démocratie j’espère qu’il ne sera pas assez con pour se choisir des des élus « impurs » qui vont lui promettre que demain on rasera gratis.


          Je pense, chère Ariane, qu’il y a bcp de malfrats qui ne vont pas en prison parce qu’ils ont été condamnés à moins de deux mois fermes parce que c’est une directive de la chancellerie, et je souhaite que tous ceux qui ont commis des délits financiers y aillent après avoir remboursé ce qu’ils ont volé.

          Mais c’est un petit peu le défaut de gens de gauche de mépriser ceux qui ne pensent pas comme eux en pensant qu’il s’agit d’une catégorie de « sous hommes » probablement une erreur de la nature.

          Ceci dit, Ariane et Frida , si les grecs arrivent à obtenir une réduction de leur dette j’en serai le premier ravi car s’ils n’arrivent pas à rembourser ce seront les autres Européens qui seront contraints de le faire à leur place et que depuis des années ceux qui marchent droit et paient leurs impôts à la régulière sont victimes d’un hold-up vampirique de la part de ceux qui ne respectent pas la légalité.

          Il faudrait quand même commencer à ouvrir les yeux !!


        • Aldous Aldous 22 juin 2011 12:39

          L’arme grecque serait moins disproportionnée si la Turquie ne violait pas quotidiennement son espace aérien, ne renvendiquait pas les fonds de la mer Egée, n’occupat pas militairement le nord de Chype, ne menaçait pas le Grèce de guerre si elle applique la convention internationale sur les eaux territoriales...


        • Aldous Aldous 22 juin 2011 13:15

          @ armand

          "Le poids ENORME et tentaculaire de l’Eglise orthodoxe dans l’économie du pays. Toutes les tentatives de taxer ou de redistribuer les terres étendues qui appartiennent à l’Eglise se heurtent à l’opposition systématique de cet organisme monolithique qui tire son emprise de son passé de résistance contre les Ottomans.« 

          L’église grecque a un tel poids d’abord parce qu’elle est identitaire.

          Comme vous le dites, elle a largement contribué a la survie de la culture et de l’identité grecque pendant les 400 années de joug ottoman.

          Mais pas seulement.

          L’eglise etait aussi dans le maquis »communiste« pendant l’occupation et ensuite pendant la guerre civile (c’est à dire la guerre contre les anglais qui voulaient rétablir la monarchie).

          De même l’église a joué un rôle considérable lors de la décolonisation de Chypre et c’est pourquoi les Anglais ont retenu Me Makarios en otage pour tenter de faire plier les Chypriotes.

          Heureusement que l’eglise grecque est un grand propriètaire foncier. Et ce pour des raisons historiques : les Ottomans spoliaient les chrétiens de leur héritage. C’est pourquoi il y a eu de nombreuses donations à l’église.

          C’est déjà ça que les gouvernants ne dilapideront pas.

          L’eglise grecque est habituée à résiser aux domination impérialistes extérieures.

          C’est pourquoi Kissinger disait en 1974 :

           »Le peuple grec est anarchique et difficile à dompter. C’est pour cette raison que nous devons les frapper en profondeur dans leurs racines culturelles : Peut-être alors pourrons-nous les forcer à se soumettre. Je veux dire, bien sûr, s’en prendre à leur langue, leur religion, leurs ressources culturelles et historiques, de sorte que nous puissions neutraliser leur

          capacité à se développer, à se distinguer, ou à prévaloir ; ce qui éliminera un obstacle majeur à nos projets stratégiques vitaux dans les Balkans, la Méditerranée et le Moyen-Orient."


        • oncle archibald 22 juin 2011 16:15

          Ariane, oui Jmp a raison d’aspirer à un monde simple, clair et limpide. Je le suis à 100% sur cette voie, qui nécessite d’éradiquer le mensonge et la propagande à quatre sous dont on nous gave, droite et gauche confondues .... depuis si longtemps que ça a fini par capoter !

          Pourriez vous me rappeler quel est le candidat aux élections présidentielles de 2007 qui demandait des efforts pour réduire la dette jugée déjà monstrueuse et une réorganisation de la fiscalité en maintenant tous les impôts existants, mais en modifiant les tranches pour les rendre beaucoup plus progressifs, et en supprimant toutes les « niches fiscales » qui ne sont que des réductions d’impôts pour la plupart totalement injustifiées ?? Devinette !

        • jpm jpm 22 juin 2011 16:48

          Moi je dirais que c´etait un certain eleveur de chevaux bearnais... Il me semble que Bayrou etait le seul a parler des dangers de la dette... mais bon cela n´interessait pas le bon peuple qui preferait les bonnes vieilles recettes populistes qui promettaient moins d´impots et plus d´argent pour tout le monde. Au bout du compte, les riches ont bien paye moins d´impots mais les pauvres et les travailleurs, et surtout leurs enfants et petits enfants, devront travailler plus pour gagner moins, tout cela pour rembourser les deficits.

          Ariane, je ne dis pas que de l´argent n´est pas gaspille dans des guerres ou des projets inutiles... mais ce n´est pas mon debat. Mon idee c´est que comme pour un menage, pour rester independant de son ou ses banquiers, un etat ne devrait pas depenser plus qu´il ne gagne... Les seuls credit acceptables sont pour financer des projets de developpement mais jamais pour assurer les depenses quotidiennes... ou pire le service de la dette passee.

          Si on veut continuer de faire des guerres ou de payer des receptions somptuaires... alors on augmente les impots... mais on ne fait pas payer cela aux generations suivantes. Du coup, les electeurs qui sont egalement des contribuables seraient plus a meme de juger de la pertinence des choix du gouvernement et cela eviterait la gueule de bois geante des grecs... et celle qui nous attend bientot smiley.


        • papi 26 juin 2011 16:13

          @ Aldous

          Encore une fois ,vous faites une bonne analyse de la situation, Car j’ai regardé jusqu’au bout le reportage que vous conseillez de regarder, mon regard a changé vis à vis de cette situation , je le conseille à quiconque veut avoir un regard éclairé sur la crise grèque..


        • aarkovic 15 août 2011 10:01

          Ah, Kissinger a dit ça... c’est une pure invention relayé par des gens mal informés mais prêt à avaler et répéter sans vérifier ce que d’autres inventent pour justifier leurs idéologies.


        • Robert GIL ROBERT GIL 22 juin 2011 11:08

          voici la dette de la France, donc le mecanisme est le meme que pour la dette greque et qui nous emmenera au meme resultat :

          http://2ccr.unblog.fr/2010/10/16/la-dette-de-la-france/


          • Aldous Aldous 22 juin 2011 11:19

            Lien interessant qui montre que la dette souveraine n’est pas le problème.

            Le problème est l’augmentation exponentielle des interets de cette dette.

            Autrement dit le fait que l’etat à été livré aux usuriers.


          • armand armand 22 juin 2011 11:47

            Une certaine transparence serait bienvenue. En somme, QUI sont les créanciers (quelles banques, quels organismes, situés où, etc.) ? Quels sont les taux d’intérêt pratiqués ? On découvrirait peut-être que les grandes banques nationales, objets de toute notre sollicitude quand elles frôlent la faillite, sont précisément en train de sucer le sang du contribuable au moyen de taux d’usure.
            On pourrait obtenir un abaissement des taux, en rappelant que par le passé certains gouvernants, chez nous Philippe IV le Bel, par exemple, ont eu recours à des méthodes expéditives pour effacer les dettes. smiley


          • Aldous Aldous 22 juin 2011 13:40

            "On pourrait obtenir un abaissement des taux, en rappelant que par le passé certains gouvernants, chez nous Philippe IV le Bel, par exemple, ont eu recours à des méthodes expéditives pour effacer les dettes"

            Bien mieux que ça : en 2005 l’equateur a racheté les titres de sa dette à bas coût car le marché avait perdu confiance en la valeur de ces titres.

            C’est ce qui devrait arriver à la Grèce depuis que tous le monde est ok pour reconnaitre que la dette est insolvable.

            Pourtant ce n’est pas ce qui arrive car la BCE et l’UE, par leur action, maintiennent artificielleùment le cours des titres de la dette.

            Or cela n’est pas du tout dans l’interet des Grecs qui seraient bien contents de voir les titres de la dette s’effondrer de sorte qu’ils pourraient les racheter à bas coût.

            L’UE sauve les banques, pas les Grecs !


          • oncle archibald 22 juin 2011 18:14

            « Le problème est l’augmentation exponentielle des intérêts de cette dette »

            Oui bien sur, c’est exactement la même chose pour ceux et celles qui contractent un nouvel emprunt pour payer le précédent ... Ca n’arrange rien ! La solution est de ne pas emprunter au delà de ses facultés de remboursement .. L’ignoriez vous ?

          • Aldous Aldous 22 juin 2011 20:55

            « La solution est de ne pas emprunter au delà de ses facultés de remboursement »

            Ou d’empreunter sans interet comme devrait le faire un état souverain...

            La situation d’un couple endetté n’a rien à voir avec celle d’une nation (ni d’une entreprise).

            La seule question pour l’état ce n’est pas de rembourser, c’est que les interets restes inferieurs aux entrées d’argent.

            Avoir des dettes n’a jamais été un problème tant que les interets sont maitrisables.


          • oncle archibald 23 juin 2011 08:56

            « d’empreunter sans intérêt comme devrait le faire un état souverain » bien sûr, c’est la solution .. ; reste à trouver le banquier qui va prêter à taux zéro ! Bon courage !


          • Pyrathome Pyrathome 22 juin 2011 12:29

            La seule chose qu’il reste à faire pour le peuple Grec, c’est de dire aux banques et à la finance internationale d’aller se faire foutre, sortir de l’UE et de l’euro....
            C’est pourtant très simple !! 
            Ceci est valable pour tous les pays de la zone Euro, mais aussi du monde entier...
            Plus personne ne devrait payer un centime à la finance,et les laisser se noyer dans leur océan de papier chiotte......


            • oncle archibald 22 juin 2011 16:07

              Ah il n’y a pas pire at home ! Vous croyez quoi ? que ce sont les banquiers qui vont se noyer ?? pauvre utopiste, ce sont les pauvres cons que nous sommes qui vont être noyés par la vilenie de leurs dirigeants et leur propre crédulité .. Moi quand on me dit « demain on rase gratis » je n’y crois pas parce que ça non plus ça ne s’est jamais vu ! Au mieux on fera payer quelqu’un d’autre pour vous raser, cher squelette at home, mais on ne vous rasera jamais gratis .. Il y a toujours un pauvre con qui paye la note .


            • le journal de personne le journal de personne 22 juin 2011 13:53

              Athens...Death can’t dance

              Athènes !
              Tes îles seront bientôt reliées entre elles
              Et ne tiendront plus qu’à un fil
              Le fil d’araignée des Europhiles
              Et tes enfants seront séparés de leur mère
              Et leur terre vendue aux enchères
              Parce que l’Europe n’a pas assez d’air
              Pour les satisfaire… elle n’en a que faire !
              http://www.lejournaldepersonne.com/2011/06/athens-death-cant-dance/


              • Aldous Aldous 22 juin 2011 21:03

                Et vos sources sortent d’où ?

                Les Grecs n’ont certes pas été consultés quand Simiens a corrompu ses dirigeants, quand Lehman Brothers a truqué les comptes et joué contre la Grèce en même temps.

                Les grecs n’ont pas été consultés que la Fracnce a fourgué ses frégates et ses avions de chasse et l’allemagne ses systemes de missiles.

                Les JO ont été une période de goinfrerie sans équivalant dans l’histoire de la Grèce pour les entreprises de BTP européennes, Bouigues au premier rang.

                Et la fête a continué ensuite avec des ouvrages d’art pharaoniens comme le pont Rion-Antirion et une tripotée d’autoroutes toutes plus vides les unes que les autres, mais qui ont rempli les poches des mêmes bétonneurs avant de passer sous la coupe d’exploitants etrangers pour le péage.

                La dette grecque n’a rien à voir avec le travail au noir et tout avec la corruption des politiciens par les gros groupes internationaux et leurs tueurs economiques.


              • platon613 22 juin 2011 14:51

                Voici une bonne analyse !

                L’euro : autopsie d’une catastrophe

                Il est évident que le dossier économique de l’euro était très défavorable, voire désastreux, avant même sa mise en œuvre, ce qui a été confirmé en tous points, et même au-delà, par la suite des événements...

                http://www.news-26.com/econmie/696-...


                • ZEN ZEN 22 juin 2011 14:58

                  C’est pas en France qu’on verrait ça !... smiley


                    • Jean-Marie7 22 juin 2011 15:19

                      Vu le culte totalement irrationnel qu’on nous a inculqué qui voudrait qu’un vote majoritaire (unique ou à deux tours) donne forcément un résultat, en fait d’homme ou de texte, bon pour l’intérêt général, on ne le répètera jamais assez. :
                       
                      « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire » (Feu Alain Etchegoyen, en-président de la commission générale au plan, auteur de « La démocratie, malade du mensonge » )


                      • rosa luxemburg 22 juin 2011 15:21

                        NOUS SOMMES TOUS DES GRECS ! Si tout le monde faisait un bankrun pour que les banques occidentales tombent les Grecs resteraient en vie .Je ne comprends pas que certains accusent le peuple Grec de fraude alors que ce sont. la BNP entre autre qui vole .

                        N’oublions pas que les banques ont perdu en 2008 entre 20 et 30 trilliards de dollars ,l’équivalent de 2 ans de PNB de tous les pays du monde , en titrisation hasardeuse qui aurait permis de construire des ponts,des écoles ,des hôpitaux etc...en grand nombre pour assurer une vie décente aux citoyens européens et au reste du monde.

                        Le crash arrivant et la spéculation sur les produits alimentaires allant devenir insoutenable,les adeptes du néolibéralisme seront obligés de changer leur mentalité s’ils veulent vivre.Cessons d’avoir de la compassion pour nos bourreaux eux ils n’en ont pas pour nous.

                        L’idéologie qui consiste à dire qu’un pauvre Pékin peut devenir aussi riche qu’un assassin comme Rockefeller ou Kissinger démontre la pauvreté d’esprit de ces militants ,le sens de la vie n’est pas dans l’accumulation de richesse ,mais dans le sens d’un esprit créateur pour le bien commun de tous les êtres vivants de cette planète.

                        Le comportement mafieux et animal de ces gens me donne à penser que le monde de demain n’est pas pour eux,ils n’ont aucune vision et sans vision on meurt !

                        il ne s’agit plus de restructurer maintenent c’est éliminé ,le redressement judiciaire s’impose ,ils ont fait trop de morts injustes.


                        • Traroth Traroth 22 juin 2011 16:22

                          Les grands événements sportifs comme les JO ou la coupe du monde de football offrent des exemples très faciles à appréhender de nationalisation des pertes et de privatisation des profits : les infrastructures sont financées par l’argent public, mais l’activité ne rapporte rien à l’état. Ce sont les entreprises privées, prestataires, commerçants, fournisseurs, professionnels du tourisme et de hôtellerie, etc, qui font les profits. Et on nous explique que l’aumône qu’ils versent comme impôts serait une compensation équitable. Si quelqu’un connait un exemple où à la fin, il ne reste pas une ardoise pour le contribuable, qu’il me prévienne, ça m’intéresse. Mais de toutes manières, la logique libérale voudrait que c’est celui qui fait l’investissement qui fait le profit, mais quand c’est l’état, subitement, la logique devient : l’état fait l’investissement, les entreprises privées font le profit, et reversent à l’état une somme destinée à simplement couvrir l’investissement initial, si et seulement si lesdites entreprises se sont goinfrées suffisamment pour que ça vaille la peine pour elles parce que sinon, c’est le contribuable qui règle l’addition.
                          Personnellement, je suis prêt à faire aussi du business lucratif et sans risque comme ça, mais étrangement, on ne me le propose jamais, à moi...


                          • jpm jpm 22 juin 2011 16:55

                            Actias, etes vous sur de ce que vous avancez... le travailleur au noir n´envoie t´il pas ses enfants a l´ecole, ne va t´il jamais chez le medecin, ne traverse t´il pas les rivieres sur des ponts... etc... En gros, il profitte des bienfaits de la societe et des services publics payes par les autres. Pendant ce temps, l´etat n´arrive pas a boucler ses budgets et il doit emprunter. C´est donc bien en partie a cause du travail au noir que la dette publique augmente... mais bon il n´y a pas que cela... il y a aussi toutes les baisses d´impots injustifiees qui ont permis aux plus riches d´economiser l´argent qu´ils replacent ensuite dans des bons du tresor smiley

                             


                          • oj 22 juin 2011 18:49

                            Une dette ne sort pas du chapeau par miracle !

                            il me semble tout de meme que les pays occidentaux se sont laissé emmener dans un endettement pour 2 grandes raisons :

                            - cout de fonctionnement de plus en plus onereux de nos sociétés (veillissement des populations donc retraites et santé, ajout de complexité qui ne crée pas de reelle richesse)

                            - diminution de la richesse reellement crée du fait de la perte de dynamisme global et surtout de la mondialisation.

                            - pas de ressources fondamentales disponibles pour créer une rente.

                            Tout le monde a croisé les digts et fermer les yeux mais bien sur au premier plan des COUPABLES il y a tout le dispositif institutionnel tres developpé en France, qui a laisser faire alors que c’est son role de gerer, veiller et rediriger le fonctionnement du pays .

                            On se retrouve donc au pied du mur et s’est sans doute par le conflit que nous sortirons une nouvelle société qui va commencer par de sombres jours pour les citoyens.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

FRIDA

FRIDA
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès