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Accueil du site > Actualités > Economie > La mauvaise foi des partisans de l’euro

La mauvaise foi des partisans de l’euro

De plus en plus d’intellectuels prennent position contre l’euro : journalistes de l’Express et l’Expansion, pas moins de neuf « prix Nobel d’économie », d’innombrables économistes. Mais il reste encore quelques partisans à la monnaie unique européenne. Leur argumentation n’est vraiment pas solide.
 
 
Déni de réalité caractérisé
 
Challenges a réussi à dégoter une économiste pour essayer de défendre l’euro  : Anne-Laure Delatte, vue à la télévision. Elle soutient que « si la France récupérait sa souveraineté monétaire, nous ne serions pas plus forts, mais bien plus vulnérables face à la spéculation  ». La Grande-Bretagne, malgré des déficits supérieurs aux nôtres, démontre le contraire, comme la Suède, les Etats-Unis ou le Japon, du fait des interventions de leur banque centrale. Ensuite, elle nous fait le coup de la menace inflationniste, évoquant les années 1970, en oubliant juste de noter le rôle de l’explosion des prix du pétrole… Là encore, l’exemple des quatre pays plus hauts démontre qu’il est parfaitement possible de dévaluer et monétiser sans provoquer un cataclysme inflationniste. Les taux n’y sont pas plus hauts que dans la zone euro.
 
Quelle malhonnêteté d’évoquer le cas de l’Allemagne des années 1920 pour la monétisation alors même que le cas britannique montre que cela est possible à large échelle (375 milliards de livres en 5 ans) sans gros dérapage inflationniste. Cette argumentation rappelle celle d’Henri Weber, du PS, corrigé par Jacques Sapir, qui prédit lui aussi une catastrophe en cas de fin de la monnaie unique. Le problème est que ce qu’ils prévoient s’est réalisé, mais pour les pays qui sont restés dans l’euro. De manière intéressant, ils n’évoquent aucun des nombreux exemples de fin d’union monétaire, qui démontrent l’exact contraire de ce qu’ils souhaitent démontrer. L’euro est un boulet et non pas une bouée.
 
Peur (injustifiée) sur la dette

Autre classique des défenseurs de la monnaie unique : faire peur sur les conséquences pour notre dette, qui s’envolerait en cas de dévaluation. Passons sur le fait que les conversions lors du passage de l’euro n’ont pas posé de problème… Elle omet surtout de dire que plus de 90% de la dette publique est de droit français et ne subirait donc pas la moindre majoration en cas de retour au franc, du fait de la lex monetae, comme l’expliquent les journalistes de l’Expansion et l’Express dans leur livre et comme l’avait noté Jonathan Tepper dans sa soumission au prix Wolfson. Et quelle malhonnêteté de dire que « la dette privée extérieure des ménages et des entreprises françaises représentent près de 150% du PIB de la France  ». Ce chiffre est la somme totale et seule une petite minorité est extérieure.

L’issue qui n’existe pas
 
Mais le plus effarant est la solution envisagée par cette euro-béate : « enfin créer cette union budgétaire et fiscale qui permettra de procéder aux ajustements que le taux de change fixe ne permet plus de faire  » et « mutualiser les dettes publiques  ». D’abord, il faut lui rappeler que même après 70 années d’unification politique, la République Tchèque et la Slovaquie ont eu besoin de revenir à des monnaies quand elles se sont séparées. En clair, même une telle solution ne fonctionnerait pas. Ensuite, il est ridicule de penser que l’Allemagne, avec sa démographie, pourrait accepter une telle union, qui pourrait lui coûter entre 4 à 10% de son PIB tous les ans selon les estimations de Sapir et Artus. Ce n’est pas pour rien qu’Angela Merkel a dit en 2012 que les euro obligations ne se feront jamais de son vivant.
 
Bref, entre une argumentation indigente ignorant la réalité et l’histoire, une volonté de faire peur sur la base de mensonges et des propositions totalement irréalistes, Anne-Laure Delatte n’est pas plus convaincante qu’Henri Weber, récemment corrigé par Jacques Sapir. L’euro a les soutiens qu’il peut…

 


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35 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 30 avril 2014 10:19

    Bonjour, Laurent.

    « Passons sur le fait que les conversions lors du passage de l’euro n’ont pas posé de problème. »

    Même Lordon, partisan de la sortie de l’euro, reconnaît que cette décision entraînerait des dégâts dans les premiers temps avant de ressentir les bénéfices de la décision. Nier cette évidence est stupide !


    • jef88 jef88 30 avril 2014 10:55

      L’Europe sans l’euro ? quel beau terrain de jeu pour les spéculateurs ! ! !
      souvenez vous avant l’euro ! le yoyo permanent des monnaies européennes .......
      D’autre part la grande Bretagne n’est pas un élément de comparaison valable , la bourse de Londres en fait un terrain privilégié....
      l’opinion des « économistes » n’est pas , non plus réaliste !
      ils se tapent des peuples et veulent que les boursicoteurs se fassent du fric et encore du fric ...
      D’un autre côté l’euro n’est pas parfait !

      il est surévalué pour favoriser les ventes en dollars et nous coupe de certaines exportations
      Il faudrait que la BCE fasse son travail avec pour seul objectif la prospérité des peuples européens ! ! ! ! ! !


      • Fergus Fergus 30 avril 2014 11:52

        Bonjour, Jef88.

        « Il faudrait que la BCE fasse son travail avec pour seul objectif la prospérité des peuples européens ! »

        Oui, et cela suffirait sans doute à relancer l’idéal européen sans se lancer dans des spéculations hasardeuses sur la sortie de l’euro et, pire encore, la sortie de l’UE. C’est donc vers cet objectif que doivent tendre les énergies de ceux qui souffrent.


      • Relladyant Relladyant 1er mai 2014 16:12

        C’est marrant, quel que soit l’exemple que vous leur citiez, les Européistes vous expliquent toujours que c’est une comparaison qui ne marche pas...


        La Suède ? « ah oui mais ils n’ont pas beaucoup d’habitants »
        La Suisse ? « ah oui mais ils sont petits »
        L’Islande ? « ah oui mais ils ont des ressources »
        L’Angleterre ? « ah oui mais c’est une place financière »
        La Russie ? « ah oui mais ils sont tres gros »
        Singapour ? « ah oui mais ils sont tres petits »

      • Fergus Fergus 1er mai 2014 20:02

        Bonsoir, Relladyant.

        L’Union européenne, ce n’est pas qu’une perspective économique, mais un idéal en construction. Actuellement détourné par les oligarques libéraux, mais réformable. C’est vers cela que nous devons tendre, et c’est possible si une majorité de citoyens du continent s’engagent dans cette voie. Et ce qui vaut pour l’Union vaut également pour l’Euro.


      • Robert GIL ROBERT GIL 30 avril 2014 11:09

        En finir avec la monnaie unique sans rompre avec le droit communautaire ne nous fera jamais sortir du libre échange, de la libre concurrence et de la dérégulation...qu’on se le dise !

        voir : SORTIR DE L’EURO NE FERA PAS TOUT


        • taktak 30 avril 2014 11:13

          Il faut sortir de l’Euro et de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, comme le propose le PRCF

          Le pouvoir doit être au peuple souverain, pas à l’oligarchie capitaliste
          C’est comme cela que l’on pourra construire des coopération internationnaliste capable non pas de mettre en concurrence les peuples mais de les rapprocher.


          • Loatse Loatse 30 avril 2014 11:15

            @Fergus

            On peut déjà constater les dégats causés par notre obstination à ne pas vouloir sortir de l’euro....

            Là et c’est visible la dévaluation est déjà à l’oeuvre mais de manière interne. Elle s’effectue par les salaires et le chômage qui fait pression sur les salaires...

            en lieu et place de la dévaluation externe celle des taux de change.

            quand à notre dette, dixit Jacques Sapir, 85 % de celle ci a été émise sous contrat de droit français et serait relibellée en euro-francs, par conséquent sans aucun effet à la suite d’une dévaluation.

            A mon humble avis, puisqu’il semblerait que nous faisons partie des 9 pays européens dont la dette dépasse largement en l’état, nos capacités de remboursement.. (au delà d’un certain niveau de pib) c’est ou cette solution, ou s’acheminer vers un scénario à la grecque, ou faire défaut.

            Mais je ne suis pas économiste. Reste qu’on ne peut pas attendre les bras croisés en vendant aux enchères notre industrie, nos brevets ; notre avenir et plus grave encore celui de nos enfants..

            source : http://www.monde-diplomatique.fr/2013/08/LORDON/49561


            • Scual 30 avril 2014 13:05

              La question est et a toujours été : quel euro ? Ensuite seulement on peut savoir si on est pour ou contre et si on est suffisamment contre pour justifier une sortie de la zone euro, ou la création d’une autre monnaie commune avec ceux qui préfèrent notre proposition.

              L’Euro n’est qu’une monnaie qui est donc réformable. Tout homme politique voulant sortir de l’Euro plutôt que de défendre nos intérêts en proposant de le réformer quitte à le quitter en cas d’échec de la réforme, ne peut pas être considéré comme digne de confiance.

              Les personnes qui proposent d’offrir la zone Euro sans concession à l’Allemagne sont des traitres ou des nationaliste fanatiques.

              D’abord on met l’Allemagne devant le fait accompli, si elle refuse on le fait quand même, en allant jusqu’à imprimer des billets s’il le faut pour bien faire comprendre que c’est notre euro aussi et que si elle n’en veut pas, c’est elle qui devra en sortir et se créer une monnaie basée sur le mark avec qui voudra bien la suivre... je crois que ce scénario les inciterait négocier car l’alternative est de tout perdre.

              Malheureusement pour cela il faudrait que le Parti Scélérat ne soit plus au pouvoir.


              • Onecinikiou 30 avril 2014 17:53

                La question concernant l’euro est : quel est le champ des possibles ?


                Il n’y aura pas - il ne peut y avoir - de fédéralisation autre que totalitaire, puisque d’intuition les peuples européens sentent bien que cette fédéralisation ne peut conduire qu’à une dépossession toujours plus poussée de leur souveraineté respective.

                Or sans fédéralisation, sans mise en commun des budgets nationaux à une échelle sans commune mesure avec ce qui se pratique aujourd’hui, sans augmentation substantielle aussi des transferts financiers et flux humains entre zones aux compétitivités divergentes (L’Europe du Nord subventionnant l’Europe du Sud), il est illusoire de croire en la viabilité d’une monnaie commune. 

                Là sont des faits incontournables.

                Il n’y aura pas de fédéralisation. Elle n’est même surtout pas souhaitable. L’euro n’est donc pas viable. Il faut en sortir et retourner aux monnaies nationales aux fins de dévaluations. 

                Et ajuster les déficits de compétitivité non par la masse salariale comme cela se pratique actuellement avec les conséquences désastreuses que chacun connait, mais par la monnaie. 

              • Scual 30 avril 2014 18:23

                C’est faux.

                Désolé mais il n’y a absolument aucun rapport entre le fédéralisme et le changement de statut de la banque centrale européenne ou encore les transferts budgétaires au sein de l’union.

                Il n’y a rien qui oppose de tels transferts dans un cadre absolument démocratique. En plus je ne vois absolument pas en quoi le fédéralisme s’oppose à la souveraineté ou à la démocratie. C’est jute un cadre différent qui peut vouloir dire tout et n’importe quoi selon ce que l’on en fait.

                Je sais pas d’où vous sortez ça mais ça sent le FN à plein nez.


              • Onecinikiou 30 avril 2014 19:17

                Nous y sommes : par aveuglement idéologique nos gauchos croient - rêvent - encore aux Etats-Unis d’Europe, sans comprendre que leur illusion démeusurée achoppera inévitablement sur la réalité de nations et peuples multiséculaires à mille lieu de celle qui a prévalu outre-atlantique, dont le roman national fut constitué sur une terre vierge de toute influence endogène (si l’on ose dire).

                Sans fédéralisme, sans Etat supranational fédérateur, comment organiser, régenter, imposer des transferts de fonds massifs (on parle ici de centaines de milliards d’euros chaque année) venant d’entités désormais subalternes, entre elles ? C’est juste insensé.

                Ensuite vous ne pourrez modifier les statuts de la BCE sans unanimité des Etats-membres de l’eurozone. Autant dire jamais en pratique. Là encore le produit de vos illusions, de l’incapacité de prendre en compte la réalité du rapport de force intra-européen. Jamais l’Allemagne, la présidente Merkel, le Tribunal Constitutionnel de Karlsruhe, le peuple allemand dans sa majorité, dors et déjà le plus euro-septique, ne l’accepteront. 

                Et qu’allez-vous faire si leurs décisions souveraines (pour le coup) ne correspondent pas à vos délires, les congédier... ?

                D’autre part, si vous avez suffisamment de merde dans les yeux (du fait toujours de vos hémiplégies) pour ne pas voir comme le nez au milieu de la figure que l’externalisation toujours plus poussée des centres de décisions des nations vers la Commission et parlement (fantoche) européens a rimé avec une dépossession concomitante de la souveraineté des peuples - faut-il vous rappeler le TCE en 2005 et les exemples fameux des Pays-Bas et Irlande les années suivantes - je ne peux rien pour vous, vous êtres foutu.

              • Isary 30 avril 2014 19:34

                a quel homme ou quelle femme politique faites vous allusion lorsque vous dites :


                « tout homme politique voulant sortir de l’ euro plutôt que de défendre nos intérêts en proposant de le reformer quitte à le quitter en cas d’ échec de la réforme ne peut pas être considéré comme digne de confiance » ???

                parlez vous de Marine Le Pen qui s’ evertue à faire croire qu’ elle veut sortir de l’ euro en renégociant les traites par l ’article 50 du TUE ???

                car si c’ est ce dont vous parlez,oubliez le scénario :

                L’ article 50 ne sert pas à renégocier les traites.Enfumage donc.....

                Par contre,il sert à sortir de l UE de façon juridiquement irréprochable(pas non plus à la Melanchon,qui,lui,commencerait ses fonctions une fois élu en piétinant les traites alors qu’ il est écrit dans notre constitution que le président de le république est LE GARANT DES TRAITES)

                Quant à la manoeuvre a laquelle vous faites allusion :« reformer l’ euro »vous serez bien aimable de nous expliquer en quoi cela consiste.

                je vous rappelle que pour modifier les traites,il faut l UNANIMITE des 28 Etats !!!

                Sinon,pour être pragmatique et sans ambiguïté,il y a l UPR qui sera présente aux européennes dans les 8 circonscriptions et là,c’ est clair :

                sortie de l’ euro,sortie de l’ UE et sortie de l OTAN !

              • Relladyant Relladyant 1er mai 2014 16:15

                Scual, vous n’avez donc rien compris... vous n’avez pas compris qu’avec 18 economies divergeants, votre euro unique ne peut-etre que nefaste a 17 economies. Point barre.


                Je ne vois pas en quoi notre interet national devrait, en permanence, etre soumis a l’approbation (illusoire et qui n’arrive jamais, dans les faits, puisque c’est la fumisterie du « on va renegocier » permanent), de 27 autres etats...

              • zygzornifle zygzornifle 30 avril 2014 15:02

                Quel échec, on voit bien que nos politiques ont mis la main dedans .....


                • Pere Plexe Pere Plexe 30 avril 2014 17:39

                  La mauvaise foi des partisans de l’euro...n’a d’égale que celle de ces adversaires !

                  Ces derniers attribuent un peu facilement tous les maux du pays et de l’UE à sa monnaie.

                  Comme si la désindustrialisation le chômage ou la dette étaient nés en 2001...

                  La vérité est que cette monnaie, certes imparfaite, nous protège de manipulations comme celles qui en 1992 à bien failli anéantir la France et sa monnaie.L’argentine ou les pays asiatiques auront moins de chance. 

                  Alors de la même manière qu’accabler l’Euro est un peu facile faire croire qu’un retour au franc nous rendrait la vie plus belle est une belle escroquerie populiste !


                  • Isary 30 avril 2014 21:08

                    on peut légitimement penser que le retour au Franc est le primum movens,n’ est-ce pas ?


                    de là à dire que c’ est le seul remède au mal de notre économie...Il y a un pas que je ne franchirai pas.

                    pouvez vous préciser votre pensée qui vous permet d’ assimiler ce « primum movens » à une« belle escroquerie populiste »(je vous cite) ?

                    merci d’ avance de votre réponse

                  • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 2014 18:13

                    La monnaie n’est qu’un outil.
                    Pas plus l’euro que le franc ou le peso n’incarnent une politique.
                    Les difficultés ou les réussites d’un pays ou d’une fédération dépendent moins de l’outil (la monnaie) que de son usage (les décisions politiques).

                    Faire croire le contraire est une honteuse manipulation.


                  • mimi45140 30 avril 2014 21:39

                    L euro pour tous c’est comme choisir un seul type d’ outil qui doit convenir a :

                    - un ambulancier
                    - un cuisinier
                    - un chirurgien 
                    - un maçon
                    - un jardinier
                    - un notaire
                    - un informaticien 
                    - ect bref plus de vingt métiers différents 
                    si vous me trouver un type d outils qui peut permettre à tous de travailler correctement je suis preneur 

                    • Pere Plexe Pere Plexe 2 mai 2014 18:15

                      Alors on fait une monnaie pour les ambulanciers une pour les cuisiniers....vous pensez que ça ira mieux ?


                    • coinfinger 30 avril 2014 21:53

                      Maintenant qu’on sait à quoi méme l’euro tout le monde est contre .
                      Malheureusement on ne sait pas ce qu’il faudrait comme monnaie .
                      Beaucoup de non dits sur des élements essentiels : base de la monnaie , statut des banques centrales , organisation financiére , droit financier .
                      Vos exemples de pays qui dévaluent sans pénalités comme la GB , le Japon çà ne me dit rien de bon , vous savez ou devriez savoir que ce sont des vassaux US . Mais peut étre est ce le statut que vous envisagez
                      pour nous . Parce qu’au fond que reproche t on à l’Allemagne ?
                      Ne serait ce pas sa stratégie ’ gaz Russe’ et parallélement un recours excessif à la compétivité , qu’on ne veut pas suivre parce que nous on ne veut pas étre Européen mais Atlantiste , donc vassal technique ?


                      • coinfinger 30 avril 2014 21:59

                        J’ ai omis de dire que je comprends la necessité de se mettre à la portée d’un large public , mais quand méme . Chez tous ces réformateurs monétaires je n’entends jamais les mots hedges funds , cds , goldmann sachs , dérivés , statut du $ , etc ....Les gens sont ils aussi ignorants ? S’ils le sont peut étre faudrait*il les mettre au courant de comment on les gouverne sans en avoir l’air .


                        • claude-michel claude-michel 1er mai 2014 08:59
                          La mauvaise foi des partisans de l’euro...ou les revenus des partisans de l’euro.. ?...qui peut encore prétendre vouloir garder cette monnaie sinon par des revenus qui gonfle son pécule d’actions a la banque.. ?..Une personne sensée se rend vite compte de la nocivité de l’euro par l’appauvrissement des peuples.. !

                          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 2014 10:02

                            L’euro n’est pas responsable de tous les problèmes, les Traités ont leur large part, la dette, ainsi que la politique d’austérité.

                            L’ euro pose des problèmes de compétitivité. Il n’est pas possible à dévaluer, et le seul autre moyen de faire baisser le prix des produits est de baisser le coût du travail. « L’euro et la compétitivité »

                            Les débats en cours entre europathes et euro -critiques évacuent une question pourtant essentielle : aucun article dans les Traités ne permet d’en sortir, grâce à ceux qui ont rédigé le Traité de Maastritch, dont Attali.

                            Il faut sortir de l’ UE pour sortir de l’euro. Parler de sortir de l’euro sans parler de la sortie de l’ UE, c’est faire de l’enfumage.


                            • julius 1ER 1er mai 2014 10:46

                              L’ euro pose des problèmes de compétitivité. Il n’est pas possible à dévaluer, et le seul autre moyen de faire baisser le prix des produits est de baisser le coût du travail. « L’euro et la compétitivité »

                              @fifi
                              L’Allemagne c’est 180 milliards d’excédents commerciaux en 2013 !!!! La France c’est _moins 80 milliards ?????? cherchez l’erreur..... pourquoi la France en est là, telle est la VRAIE question et ce n’est pas à cause de l’Euro car c’est une tendance lourde , depuis 10 ans aucun excédents commerciaux dans notre pays, la question est pourquoi ???? sommes-nous tous de parfaits crétins ou bien le problème se situe ailleurs, dans des stratégies économiques ou dans des positionnements de marchés ????
                              alors gémir comme des veaux en disant « ’haro sur l’euro » en sautant comme des cabris pour paraphraser quelqu’un, ne résoudra rien et surtout pas les dysfonctionnements économiques de notre pays ....

                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 2014 18:44

                              julius,
                              Sapir :
                              L’Allemagne tire un maximum de bénéfices de l’ UE et de l’euro :
                              * Elle est en situation de monopole mondial des machines outils et des voitures haut de game.

                              * Elle a appliqué les 4 lois Hartz qui ont multiplié les travailleurs pauvres et fait baisser le prix du travail.

                              * Elle délocalise dans les ex-pays de l’ Est qui ont des salaires de misère.

                              * L’euro est 30% moins cher pour ses exportations que si elle avait gardé le mark.

                              Au lieu de comparer la France à l’ Allemagne, comme le font tous nos Mamamouchis europathes, vous devriez comparer avec l’ Italie ou l’ Espagne...
                               
                              L’euro devait rapprocher les économies, la divergence n’a jamais été aussi forte !
                              Table ronde sur l’euro, exposé de Berruyer sur l’euro, et ensuite Philippe Murer, sur les avantages de revenir au franc.


                            • julius 1ER 1er mai 2014 10:28

                              Challenges a réussi à dégoter une économiste pour essayer de défendre l’euro  : Anne-Laure Delatte, vue à la télévision. Elle soutient que « si la France récupérait sa souveraineté monétaire, nous ne serions pas plus forts, mais bien plus vulnérables face à la spéculation  ». La Grande-Bretagne, malgré de

                              @pinsolle,
                              la Grande- Bretagne n’est pas dans l’euro, et ne se porte pas mieux que la plupart des pays de la zone euro si ce n’est pire et ce n’est pas faute de tout privatiser..... alors il faut répéter que ce n’est pas la monnaie qui fait l’économie, mais elle en accentue les tendances, facilité ou pas d’exporter selon le niveau de la monnaie encore faut-il avoir quelque chose à exporter et surtout savoir vendre ?????
                              il vaudrait mieux se battre pour que la BCE finance directement les Etats au même taux qu’elle refinance les banques privées, ce serait bien plus judicieux .....et bien plus profitable à l’ensemble des populations européennes..... mais peut-être n’est-ce pas là votre souci principal ???

                              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 2014 18:55

                                Julius,
                                Ne rêvez pas, la BCE ne changera jamais ses statuts de banque indépendante.
                                Elle veille à ce que l’inflation ne dépasse pas 2%, ce qui convient très bien aux rentiers, pour qui l’UE a été construite.
                                Les banques n’ont aucun intérêt à voir disparaître...leurs intérêts d’emprunts.

                                Tous les pays du monde, hors zone euro, disposent de leur monnaie nationale.
                                C’est le fait de n’en point posséder qui est une rareté.

                                Cela ne veut pas dire qu’ils se portent tous bien, mais dans la zone euro, la politique d’austérité diminue la demande intérieure + l’euro trop fort qui plombe les exportations, cela s’appelle une déflation.

                                « L’euro fort, conséquences sur les entreprises »


                              • Vieux Sachem 1er mai 2014 11:09

                                Si on avait appelé la monnaie unique européenne « l’écu » et non l’euro pour faire plaisir aux allemands, on se porterait beaucoup mieux.

                                Ceux qui préfèrent en revenir au « Louis » ou au « Napoléon » sont simplement des nostalgiques à côté de leurs pompes !

                                • mimi45140 1er mai 2014 11:31

                                  (Si on avait appelé la monnaie unique « écu » on se porterait beaucoup mieux ), je le pense pas , ce n’est pas le nom« écu »ou« euro »qui a de l’importance , c’est son contenu. L’écu ce devait d’être une monnaie commune et non une monnaie unique, c’est le coeur qui change et non la façade . En effet apparemment ce sont bien les allemands qui étaient opposés à la monnaie commune .


                                • Fergus Fergus 1er mai 2014 11:55

                                  Bonjour, Mimi.

                                  Ce n’est pas l’euro qui est en cause, mais ce qui en est fait par l’Allemagne et les pays qui s’alignent sur elle. Qu’une autre majorité sorte des élections européennes, et tout cela pourrait évoluer dans une direction différente. D’où l’intérêt de voter pour des partis de gauche afin de mettre en minorité le PPE et, par voie de conséquence, porter à la tête de la Commission un dirigeant moins inféodé à Merkel.


                                • mimi45140 1er mai 2014 18:01

                                  Fergus

                                  Je ne suis pas critique envers l’ ALLEMAGNE , madame MERKEL défend et je
                                  le comprend les interets allemand , nos dirigeants ne défendent pas les interets français et je le regrette. L’euro aujourd’hui est adapté aux pays du nord qui travaillent de concert avec l’allemagne , je comprend fort bien leurs volontés de blocage pour toute évolution.

                                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 1er mai 2014 19:06

                                  Fergus a en partie raison, une monnaie commune oblige tous les autres pays à s’aligner sur l’ Allemagne, ce qui est impossible et destructeur pour les autres.

                                  L’Allemagne est sur le plan industriel dans des secteurs ou des gammes où elle a un monopole mondial, pendant que la France ou l’ Italie fabriquent des « moyennes gammes » et sont en concurrence mondiale, avec une monnaie trop forte.

                                  Asselineau l’explique dans sa conférence « La tragédie de l’euro »
                                  Ou pour ceux qui n’ont pas le temps, « L’euro et la compétitivité » en 5 minutes.

                                  Là ou Fergus se fait des illusions, c’est sur la Gauche européenne.


                                • Relladyant Relladyant 1er mai 2014 16:07
                                  M.Pinsolle, pourquoi ne pas rejoindre l’UPR ? L’UPR contrairement a DLR, a l’avantage de ne pas etre attaquable sur les alliances et petites cuisines politiciennes orchestrées pour avoir des sièges, etc... ca compte.

                                  Qui plus est, la dynamique est a l’UPR, pas a DLR.

                                  • titi 4 mai 2014 14:33

                                    Sortir de l’Euro... pour quoi faire...

                                    Nous sommes en crise depuis grosso modo 40 ans.

                                    Nous avons passé la barre des 2 millions de chômeurs avec 20 ans d’un franc multi dévalué et faible.
                                    Nous avons passé la barre des 3 millions de chômeurs avec 20 ans d’un franc ou un euro stable et fort.

                                    Moralité : si il y a des choses à réformer pour remettre le pays en marche, la priorité n’est certainement pas l’euro.

                                    Le débat sur l’euro c’est faire croire aux Français que la pays sortira de l’ornière par un jeu « comptable » qui serait indolore, ou du moins dont les effets seront supportés par les « autres », sans qu’on définisse exactement qui seront ces autres.

                                    Après on peut poser la question de la souveraineté. Mais vu notre dépendance énergétique, ca ne réglera pas le problème : au mieux il sera déplacé.

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