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Accueil du site > Actualités > Economie > La tragicomédie grecque : des mauvais comédiens sans scénario crédible (...)

La tragicomédie grecque : des mauvais comédiens sans scénario crédible !

Les rôles sont bien distribués ; la tension montait jour après jour dans l'attente de l'échéance explosive du pauvre FMI. Les mines étaient lugubres, chargées de la misère du peuple grec et des affres des "pauvres financiers", gavés d'intérêts iniques, cyniques et cupides, craignant un dérapage financier incontrôlable. L'échéance passée, toujours en suspens, les sourires et les fiers coups de mentons restent de mise : une pause, un entracte pour les comédiens. L'enfumage de la galerie médiatique évite de poser les vrais problèmes et de les résoudre.

Madame Lagarde, raide, impassible, craignant la ruine de son FMI, se voyait répudiée après l'effondrement : le règlement de "l'énorme échéance de 1,5 Md $" était vital pour sa survie et celle de son institution. Le FMI allait plonger comme Lehmann Brothers ! La première date d'échéance passée, en absence de tout règlement, les ténors de la finance et de la gouvernance de l'eurozone, de l'UE et de la BCE, se sont retrouvés tout sourire, détendus, avec madame Lagarde ragaillardie, et monsieur Tsipras, chef mal élevé et contestataire de la Grèce : les comédiens se détendaient ensembles, se refaisant une santé en attendant de revenir sur scène et de poursuivre leurs partitions ! Pour la meute médiatique, mi complice, mi ignare, le pire était évité pour un temps, mais il allait vite revenir !

Pour les experts auto-désignés, la présentation des retombées négatives d'un défaut systémique de la Grèce sur les contribuables Français (désabusés) et Allemands (à la fois excités et défendus par madame Merkel), nourrissait le pessimiste et le déclinisme français et le ras-le-bol allemand : c'était plus d'une centaine de Mds € qui allait peser sur l'entente franco-allemande ! Et sur leurs finances publiques ! Les Allemands travaillent et économisent pour leurs retraites, pas pour dorloter ces fainéants de Grecs ; du moins c'est ce qu'on leur dit jour après jour. Et si tout ce verbiage n'était que mensonge et vaine propagande. Le péché originel de la Grèce pour son entrée dans l'euro a été consommé grâce à la tentation du serpent Goldman Sach et de sa présentation aux "Anges créateurs de l'Eurozone", volontiers dupés. Le pécheur devra-t-il expié sa faute originelle jusqu'à la fin des temps.

Avant la crise des "subprimes" et autres produits dérivés, générée par les financiers anglo-saxons, la situation de la Grèce était aussi correcte que celle de la vertueuse Belgique et inférieure à celle de la dynamique et travailleuse Irlande. Les armateurs grecs comme les riches entrepreneurs et affairistes grecs minimisaient leurs impôts grâce à l'optimisation fiscale (légale et promue par certains États de l'UE) avec des comptes à l'étranger, dans l'UE, en Suisse et dans des paradis fiscaux exotiques. Le peuple grec s'adaptait par la débrouille et les activités au noir, pour ne pas être les dindons de la farce. Les rumeurs alimentées par quelques révélations du "traître" Goldman Sach, ont fait bondir les taux d'intérêts et gonfler la dette grecque devenue insolvable : les banques créancières européennes risquaient la faillite. En 2008/2009 en pleine crise des subprimes les États ont contribué à la survie de leurs banques, au prix d'un gonflement de leur dette publique ; et en 2010 les banques européennes risquaient à nouveau la faillite du fait de leurs engagements insolvables sur la Grèce. Ces dernières ont dû abandonné quelques créances grecques, sans punition pour leurs dirigeants, seulement une baisse des bénéfices et des dividendes. Mais la Troïka (UE, BCE, FMI) s'est contentée de garantir des prêts portés à la charge exclusive de la Grèce, contrairement à la crise de 2008/2009 où les prêts ont été convertis en subvention aux banques (dans certains pays comme l'Irlande et même l'Allemagne et le Royaume-uni) pour assainir leurs bilans et éviter la faillite et leur disparition. La Troïka en imposant des mesures drastiques (baisses massives des salaires, des pensions, du nombre de fonctionnaires, hausses des taux d'impôts et taxes) à une économie à balance commerciale fortement déficitaire (16% du PIB en 2008), a plongé la Grèce dans une récession de 25% du PIB, avec un chômage supérieur à 25% : beaucoup de sacrifices et de malheurs pour arriver enfin à un équilibre primaire du budget public, (ne prenant pas en compte la charge de la dette publique) : c'est déjà merveilleux (La France en est loin) ! Ce n'est pas suffisant pour les rapaces et les coriaces, il faudrait un minimum de 4 à 5% d'excédent primaire : comme la Grèce n'est pas en excédent commercial, la charge de la dette ne peut être alors assurée que par la "vente ou le don" du patrimoine grec aux créanciers. Les créanciers n'accepteront que des biens pouvant dégager des revenus à l'export : et c'est ce qui manque cruellement à la Grèce pour rétablir ses comptes. Et alors ?

La vertueuse Allemagne, donneuse de leçons de bonne gestion, aussi bien du fait des politiciens que des industriels, économistes et financiers, ne veut pas être tondue alors qu'elle est une profiteuse et une prédatrice à un degré élevé. Elle est excédentaire commercialement avec chaque pays de l'UE : donc elle siphonne les euros de ces pays et les prête ensuite pour continuer à vendre ses produits. Si elle veut être payée, elle devrait rétablir l'équilibre des diverses balances de paiements, incluant le tourisme. Et comble de l'hypocrisie, l'Allemagne étant en régression démographique naturelle suite à une insuffisance de naissance devant les décès (environ 200 000 chaque année), alors pour palier cet état de fait et faire tourner son économie, l'Allemagne importe de la main d'oeuvre qualifiée, formée dans les autres pays (principalement européens) et à la charge des contribuables de ces pays. Les médecins, infirmières, ingénieurs techniciens, ouvriers qualifiés, enseignants, informaticiens... composent la cohorte de l'immigration de travail, s'élevant à 400 000 en 2014, et un peu moins les années précédentes. Ces 400 000 sont un solde net annuel, le total des immigrés du travail était de un million, comprenant surtout des travailleurs temporaires ou détachés (!) payés 3 euros de l'heure, parqués "à la chinoise" dans des locaux surpeuplés pour économiser et envoyer un salaire mensuel de 200 euros dans leur pays d'origine tel que la Bulgarie. L'insuffisance de naissances conduit à la fermeture de dizaines de milliers de classes et de milliers d'établissements scolaires : c'est favorable à l'équilibre des finances publiques. Quand on sait que pour un seul enfant, les seules dépenses publiques (enseignement (écoles, collèges, lycées, universités...), santé, allocations diverses, réductions d'impôts, stades, salles de sports,....) de la conception à la formation professionnelle incluse coûte en moyenne plus de 200 000 € aux collectivités natioale et territoriales (plus de 250 000 € pour les formations supérieures), c'est donc pour la seule année 2014 une économie globale de 80 Mds € pour le budget de la République Allemande, et des valeurs un peu inférieures chaque année précédente ! Les contribuables allemands ne financent pas les frais d'éducation, d'enseignement et de formation professionnelle des immigrés : c'est un bénéfice qu'ils gardent jalousement ou un abus de biens publics des États d'origine. Il n'y a pas de péréquation, dans l'eurozone, entre les États pour les dépenses d'éducation et de formation professionnelle : ce serait pourtant une condition nécessaire pour autoriser la libre circulation des travailleurs. En France, s'il n'y avait pas de péréquations entre les collectivités territoriales et de prise en charge par le budget national, les revenus fiscaux de certaines régions pauvres ne pourraient assurer les dépenses de santé, d'enseignement, de police, de justice... pour les ressortissants de leur région !

Les purges d'austérité imposées bêtement par la Troïka, ont affaibli la Grèce et son potentiel économique. En ce moment et pour une longue période il est illusoire d'escompter un remboursement de la dette grecque. Tout les négociateurs et intervenants le savent et ne peuvent ou ne veulent le dire. Alors pourquoi les Allemands, excités et soutenus par leurs politiciens, s'alarment-ils sur la facture à payer pour les Grecs ? D'autant plus que la BCE, outrepassant ses prérogatives restreintes mais se comportant un peu plus comme une vraie banque centrale, rachète maintes créances des États sur les marchés financiers secondaires. Les Allemands ont compris le mécanisme de la mutualisation (garantie par les états) des emprunts et dettes européennes (eurozone) dans le FESF puis le MES, organisme financier devant être doté de 700 Mds€ levés sur les marchés financiers et non pas alimentés par la BCE : les créances des "investisseurs" financiers, même si elles sont sur les marchés financiers, elles ne sont pas, à ce jour, rachetables par la BCE dans le cadre du QE (programme de plus de 1000 Mds€ de création de liquidités pour les banques). Alors si la Troïka ne trouve pas un compromis acceptable avec Tsipras et donc met la Grèce en défaut de paiement ou faillite alors les garanties étatiques mutuelles seront exigées d'où une augmentation des dettes publiques d'une quarantaine de Mds€ pour la France et une soixantaine pour l'Allemagne ! Alors on comprend l'inquiétude sémantique des allemands pour qui une dette, un emprunt doivent toujours être remboursés : ils oublient que dans le passé les dettes allemandes sur l'étranger ont été annulées à plusieurs reprises. Les français sont beaucoup plus réalistes.

Alors, les conditions de la purge appliquée au peuple grec (pas à ses armateurs et autres auteurs d'évasion fiscale) vont être formellement renforcées, pour montrer la détermination de tous les gouvernements européens (empêtrés dans leurs énormes dettes nationales). Et si les négociations se déroulaient à Marseille, ils iraient tous en procession à Notre-Dame de la Garde, pour son intercession en vue d'une reprise de l'inflation (1 à 2%) et de la croissance économique (supérieure à 2%) afin d'effacer naturellement les dettes ramenées au PIB courant. Dans l'attente, il serait indispensable que la BCE inscrive dans son programme de QE les emprunts émis par le FESF/MES pour le compte de la Grèce ou les prêts souscrits par la Grèce auprès du FESF/MES : ainsi ni les contribuables allemands, ni les contribuables français n'auront à payer pour les grecs. Mario DRAGHI, de l'audace, toujours de l'audace ! Soyez le CESAR de la Finance européenne et de son Economie !

En remarque insidieuse, la BCE va créer et injecter de la monnaie pour les banques de l'eurozone (10% du PIB de cette zone), sans créations visibles d'emplois et sans hausse nette de l'inflation : quelle efficacité ! Les banques sont plus à l'aise, elles sont un facteur de hausse des bourses et des profits par plus-values. Le dispositif DOMO présenté dans un article de cette rubrique économie du 6 janvier 2015 "Plaidoyer pro DOMO ..." permet, lui, de créer des richesses, des emplois et de plus de réduire les déficits publics et sociaux ! Pour débuter le DOMO se contentait de 1% du PIB de l'eurozone, chaque année, renouvelable pendant quelques années (au moins 5 et mieux 10).

Il faudra encore quelques crises orchestrées par la gent gouvernementale et financière pour enfin adopter des mesures claires et efficaces, au service des peuples européens et non pas de la finance mondiale ! L'espoir fait vivre !


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58 réactions à cet article    


  • julius 1ER 27 juin 2015 08:17

    Il faudra encore quelques crises orchestrées par la gent gouvernementale et financière pour enfin adopter des mesures claires et efficaces, au service des peuples européens et non pas de la finance mondiale 


    @l’auteur,

    vous voulez vraiment plomber ma journée !!!!

    • hugo BOTOPO 27 juin 2015 11:33

      @julius 1ER
      Bonne journée. Restons optimiste : la gent gouvernementale et financière avance doucement, mais à reculons et le plus lentement possible.
      Ça craque de partout !


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juin 2015 09:38

      @julius 1ER


      Pourquoi ne pas dire la vérité en mots que tout le monde comprend ? Encouragés par leurs couvernement respecifs, tous de connivence, certaines firmes surtout francaises et allemandes ont soudoyÉ des decideurs gres qui ont acheté leur camelote... et encourus des dettes inutiles que le peuple grec devrait maintenant honorer. 

      La bonne réponse pour la Grece est de mettre en tôlel ses décideurs corrompus, de dénoncer cette dette odieuse, de renvoyer la camelote aux vendeurs , de sortitr de l’UE ou l’on a conspiré pour la filouter et ne plus faire affaire qu’avec les BRICS . Evidemment on fera tout pour eviter cette réponse, le plus simple etant de corrompre le gouvermeent grec.  Le cout sera plus élevé si un referendum soutient le refus des propositions de l’UE. 

      Un poker d’enfer.... et remarquez que les USA N’ONT PAS ENCORE PRIS PARTI..... A SURVEILLER, L’EVOLUTION DU TAUX DE CHANGE DE ’EURO AU DOLLAR.

      PJCA

    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 2015 10:56

      Pour ceux que cela intéresse, je revoie au débat en cours sur le site de Berruyer « Les Crises ».
      « Tsipras convoque un referendum pour le 5 juillet »
      Je n’ai pas encore compris ce que Tsipras compte faire en cas de NON au referendum, si quelqu’un trouve, merci d’avance...


      • jaja jaja 27 juin 2015 11:19

        @Fifi Brind_acier
         
        Ce qu’il compte faire est une chose, ce qu’il devrait faire comme l’exige la gauche radicale grecque c’est d’immédiatement nationaliser en totalité le secteur bancaire pour empêcher la fuite des capitaux.
        Le gouvernement devrait saisir les principales propriétés et actifs capitalistes pour éviter leur fuite. Les travailleurs grecs devraient être incités à occuper leurs entreprises et établir leur contrôle sur elles.
        Il faut ouvrir les livres de comptes.

        Au plan international, si Tsipras allait jusqu’au bout, nous devrions tous nous mobiliser largement contre la Troïka et pour la défense du monde du travail de Grèce. C’est aussi notre combat.

        L’enjeu n’est pas seulement le sort des grecs mais de tous les travailleurs d’Europe. Ce serait non une lutte nationale mais une lutte de classe à l’échelle européenne.

        A suivre... Espérons que le Référendum se tiendra et que les travailleurs grecs entrent en lutte contre la Troïka et contre le capitalisme...


      • jaja jaja 27 juin 2015 11:35

        @Fifi Brind_acier

        J’ai oublié qu’il faudrait en cas de victoire au Référendum (ce qui ne fait guère de doute) annuler la dette, refuser de rembourser le principal et de payer les intérêts. Les détenteurs capitalistes de cette dernière se sont assez gobergés...
        Bien entendu la rupture avec la Troïka serait la suite logique du Référendum ainsi que la sortie de l’OTAN...

        La seule question est de savoir si Tsipras est prêt à ces mesures radicales et surtout si les Grecs sont prêts à faire irruption sur le devant de la scène politique pour prendre eux-mêmes leur avenir en mains sans laisser les mains libres aux politiciens de tous poils !


      • Fergus Fergus 27 juin 2015 13:25

        Bonjour, Fifi Brind_acier

        Ce que veut Tsipras, c’est clairement engager un bras de fer avec l’UE : soit l’Union Européenne assouplit significativement, et très vite ses prétentions, soit la Grèce sort de l’Euro et engendre une situation de chaos pour les pays, Allemagne en tête qui l’auront poussée dans cette voie.

        C’est très bien joué, sur le mode : « Nous serons dans la merde, mais nous n’y pataugerons pas seuls ! »


      • elpepe elpepe 27 juin 2015 14:26

        @Fifi Brind_acier
        - si le gouvernement Grec signe un accord forcement vu comme defavorable au peuple il se tire une balle dans le pieds car il trahit le mandat pour lequel il a ete elu
        - donc il renvoit le pb insoluble et decision au bon vouloir du peuple
        - il garde ainsi sa credibilite et renvoit les instance Europeennes a leur vrai pb, cad qu elles ne sont en rien democratiques
        - sachant que aujourd hui les dirigeants europeens sont terrorises a l idee meme qu elles puissent etre soumises a un vote et donc sanction democratique
        - sachant que demain l Espagne, Italie et Portugal vont devoir faire un referendum similaire
        - conduisant au meme resutat - in fine = fuck Europe, fuck BCE, fuck la dette
        Tsipras et Varoufakis sont des adolescents tres dissipes et franchement des mauvais eleves, voir de garnements, l autre encule de Juncker a raison de leurs tirer les oreilles
         


      • hugo BOTOPO 27 juin 2015 14:57

        @Fergus
        Le bras de fer avec l’UE, la BCE et le FESH/MES n’a que peu d’importance, les créances sont garanties ou adossées aux pays de l’eurozone, France et Allemagne en tête pour au moins une centaine de Mds€ pour ces deux pays : ces garanties sont déjà inscrites dans les dettes publiques des pays de l’eurozone sans émouvoir les populations et les marchés.

         La vraie question concerne la bonne cinquantaine de Mds€ de créances privées (marchés financiers et banques (européennes ?)). Une partie a-t-elle était rachetée par BCE au titre des QE ? (ce n’était pas prévu avant la ratification d’accords). Tout ou partie est-il couvert par les CDS ? Dans le cas d’un défaut de paiement ou de faillite de la Grèce, les teneurs de CDS, si prompts à recevoir les primes d’assurance, vont prendre un sacré bouillon et aller au tapis. Trouvera-t-on encore des contribuables-couillons pour prendre en charge leurs pertes ? Quels politiques, aujourd’hui si déconsidérés, oseront prendre cette mesure suicidaire pour leur carrière ?


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 2015 18:59

        @elpepe
        Si la réponse au referendum est « NON, nous ne voulons pas de ces accords », la plan B, c’est quoi ?
        Pour l’instant, je n’ai pas bien compris, et vous ?


      • elpepe elpepe 27 juin 2015 19:20

        @Fifi Brind_acier
        le plan B c est pour l europe, pour la Grece il n y a pas de plan B, a part monnaie nationale, renationalisation a tout va, garanties des depots des petits epargnant par les banques etatises, en monnaie de singe mais qui a le merite d exister par elle meme, et les 10 prochaines a ramer comme des fous pour remonter la pente, mais au moins ils maitriseront leur destin meme si catastrophique dans l immediat (in fine aussi catastrophique que s il avait du subir les sanctions du FMI et Mm Lagarde qui est a mon avis moins frequentable que le diable en personne)
        Mon avis la meme destinee attend la France, l Espagne, Italie et Portugal uniquement les pays nordiques continueront de rester dans l Europe telle que connue aujourd hui.
        Il est fort possible aussi que l on assiste aussi a une balkanisation de tous ses pays Europeens, car en cas de vrai coup dur, tous voudront se de-solidariser.


      • velosolex velosolex 27 juin 2015 20:03

        @Fergus

        J’ai bien peur qu’à force de tirer dessus la corde se casse, ce que veut éviter à tout pris Tsipras dans cette partie de poker menteur, dont il cherche à mon avis un peu trop les limites. Rien n’est pire qu’une analyse partisane et orientée, et ce billet en est truffé : Comme chez beaucoup de sympathisants de la cause grecque, je dirais presque des supporters, on ignore les malversations grecques, les mensonges successifs, les bidonnages incessants pour tirer à gros boulets rouges sur cette BCE abominable, inhumaine, et sa « troïka »....Aucun doute, ce sont de libéraux. Aucun doute, l’europe manque d’un projet politique. Aucun doute, c’est très perfectible...Seulement au bout du compte, on peut se demander pourquoi les grecs et tant d’autres, tout en criant dessus, ne veulent absolument pas en sortir. 
        Tout cela révèle d’un état un peu psychotique et ambivalent, dans lequel vient se planter d’ailleurs ce fameux référendum, qui est une forme de lâcheté politique, de refus de garder le gouvernail pour lequel Tsipras s’est pourtant battu ; Il a toute autorité pour prendre une décision. Pourquoi n’assume t’il pas ? Sans doute cela faisait il parti d’un certain pari, d’une course en avant, avec l’assurance que l’europe allait lacher, une fois de plus....A force de monter dans la surenchère, l’elastique risque fort de péter avec des conséquences graves pour tous...
        Là où je trouve ce billet particulièrement nauséabond, c’est quand il louche sur les avantages de l’allemagne, accusé de « raffler » les travailleurs de l’europe dans un espace tout de même ouvert, et c’est là tout de même un avantage que je ne voudrais pas perdre, avec retour aux frontières !

      • Heum, heum,... 28 juin 2015 09:21

        @velosolex

        " Comme chez beaucoup de sympathisants de la cause grecque, je dirais presque des supporters, on ignore les malversations grecques, les mensonges successifs, les bidonnages incessants pour tirer à gros boulets rouges sur cette BCE abominable, inhumaine, et sa « troïka » "

        ----
        Vous oubliez de dire que l’UE a fait adhérez la Grèce à l’euro en sachant pertinemment qu’elle ne correspondait pas aux critères, en faisant falsifier ses comptes avec un tour de passe-passe comptable : Goldman Sachs a DONNÉ quelques dizaines de milliards d’euros à la Grèce juste avant l’arrêt des comptes ; donné, pas prêté sinon cela aurait augmenté l’endettement. Une fois l’adhésion faite, la même somme a ensuite été donnée par la Grèce à Goldman-Sachs, majorée d’une énorme commission pour corrompre tout le monde.

        L’UE a été comme le banquier qui prête de l’argent à une entreprise qu’elle sait en situation de faillite, elle a commis une faute qui la rend co-responsable de la faillite. C’est normal qu’elle perde ce qu’elle a prêté, et même qu’elle restitue tous les intérêts.

        L’euro est la monnaie de l’Allemagne, elle convient à l’économie allemande, pas à celle de la Grèce ou de l’Italie. L’euro favorise l’Allemagne en rendant ses produits moins chers à l’exportation en Europe (la Volkswagen se retrouve au même prix que la Fiat), et il ruine les autres pays en rendant leur production trop chère pour être exportée (le séjour en Grèce devient trop cher, les touristes allemands préfèrent aller en Turquie).

        Il y a eu un vice de conception dans l’euro : il n’y a pas de règle qui interdise le déficit du commerce extérieur.

        Quand chaque pays a sa monnaie : si il a un déficit commercial, sa monnaie se déprécie, les marchandises importées deviennent plus cher pour lui, il devient rentable de les produire lui-même, et ses propres marchandises deviennent moins chères pour les étrangers, les exportations augmentent. Si il a un excédent, sa monnaie s’apprécie, il exporte moins et importe plus.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juin 2015 09:48

        @Fifi Brind_acier


        Pensez a un arbitrage américain.... A défaut de quoi la Chine peut racheter la dette greque sur le marché, allonger simplement les échéances.... et faire un profit colossal. Sous l’oeil complaisant des la Russie, bien sûr, qui y trouvera aussi son compte.....

        PJCA

      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juin 2015 19:10

        @jaja


         OUI. ... Merci de le metionner. j’ai pensé que ca allait de soi, mais c’était une erreur

        PJCA

      • lloreen 29 juin 2015 08:40

        @Fifi Brind_acier
        « Je n’ai pas encore compris ce que Tsipras compte faire en cas de NON au referendum ».

        Sûrement la même chose que Sarkozy en 2005 en France s ’il est corruptible ou alors commencer à s’ aligner sur les BRICS avec à long terme l’ érosion lente et certaine des pays soumis à Washington DC et à son autorité de tutelle : la City de Londres sous le contrôle des Rothschild.

        En France les français auraient dû descendre dans la rue et faire la grève générale lorsque Sarkozy a appliqué l’ art. 49. al.3 de la constitution de 1958 mais tout le monde dormait à poings fermés.

        Les « autorités » ont toute latitude pour gruger la foule des ignorants depuis toujours.


      • Trelawney Trelawney 30 juin 2015 08:42

        @hugo BOTOPO
         La vraie question concerne la bonne cinquantaine de Mds€ de créances privées (marchés financiers et banques (européennes ?)).

        Mai 2010, le premier plan d’aide du FMI et de l’UE (80 Mds€) a été mis en place pour autoriser les banques centrales à racheter la dette privée. La Fed a ouvert des lignes de crédit pour que personne ne manque de dollars dans cette opération. Les spéculateurs (traders) se sont racheter les dettes privées pour faire monter les cours et se faire un plus value au passage.

        Le problème de la partie privée de la dette grecque est réglé depuis mai 2010. Tout a été transféré vers les banques centrales.

        Le souci est que si la Grèce quitte la zone euro (le gouvernement grec ne le veut pas) il s’en va de la crédibilité de la zone euro. Les pays de l’euro doivent acheter de la dette privée pour se payer de la dette publique et s’il existe un risque de non remboursement de cette dette, les banques privées ne prêteront pas.

        Comment la France peut elle faire pour soit aider la Grèce, soit supporter son défaut de paiement si les banques privées retirent de rideau ? Ben c’est la théorie des dominos !


      • amiaplacidus amiaplacidus 27 juin 2015 11:48

        Je reviens d’un voyage de deux mois un peu changé, au niveau des évaluations des articles / commentaires, mais ce n’est pas le propos ici.
        .

        J’étais en Extrême-Orient, j’ai pu constaté, de visu, qu’ici on nous bourre le mou et que les choses sont loin d’être simples à Fukushima, mais, de nouveau, ce n’est pas le propos ici, je pense que l’on aura l’occasion d’en reparler.
        .

        Ici, on parle de la Grèce, je viens d’apprendre que M. Tsipras (j’écris M., parce que j’estime que c’est un Monsieur) vient de prendre la décision la plus logique : organiser un référendum, le 5 juillet prochain :
        « La question qui sera posée sera de savoir si nous acceptons ou rejetons la proposition des créanciers. La Grèce, qui a vu naître la démocratie, doit envoyer un message de démocratie retentissant ».
        .

        Si le peuple grec accepte la proposition des créanciers, M. Tsipras s’engage formellement à signer ces propositions et à les mettre en œuvre, démocratiquement, même si cela n’est pas son avis. (Il ne va pas, comme certains en France, organiser une assemblée ad hoc à Athènes pour accepter, en s’asseyant sur la volonté populaire, un traité copie conforme d’un traité refusé par le peuple).

        Si le peuple refuse, que vont faire les créanciers ?
        Ont-ils des colonels dans leur manche ?

        Bravo M. Tsipras, la parole est au peuple !


        • CN46400 CN46400 27 juin 2015 15:19

          @amiaplacidus


          Pour une fois que j’ai envie de féliciter un gouvernant je ne vais pas faire la fine bouche : Bravo Tsipras, et surtout pour cette phrase, bien que les autres ne soient pas mal non plus :« L’Europe est la maison commune de nos peuples, une maison qui n’a ni propriétaires ni locataires. »
          Reste à situer les « propriétaires » et les « locataires », qui..... risquent de se faire expulser. L’image risque, dans la semaine qui vient, d’être dévastatrice pour les expulseurs. Qui va jouer les huissiers pour porter l’avis d’expulsion à Athènes, Merkel, Hollande, Junker..... 

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 2015 19:03

          @amiaplacidus
          Le peuple a déjà dit en Janvier, en votant Syriza, qu’il ne voulait plus d’austérité.
          Junker a répondu « Les élections ne changent pas les Traités ».
          S’il dit non à nouveau, il se passe quoi ?


        • velosolex velosolex 27 juin 2015 22:39

          @CN46400
          Il ne va y avoir d’expulsion.

           Le courrier sera toujours distribué, les olives à pousser, mais il n’y aura plus de liquidités venant d’Europe qui couleront au robinet,
           c’est tout. 

          Mais après tout, il reste l’eau du puits !

        • amiaplacidus amiaplacidus 28 juin 2015 11:37

          @Fifi Brind_acier
          Je pense que c’est assez simple. Repoussé par l’UE, la Grèce se tourne vers Moscou.
          Pour oncle Sam, totalement inacceptable pour un pays membre de l’OTAN. Alors, Obama, représentant actuel de l’oncle Sam va dire :
          « Angela, François et les autres, fini de jouer, maintenant, il faut vous arranger avec les Grecs. Après tout une très grande partie des économistes, de gauche ou de droite (hors ceux de l’UE) estiment que la potion infligée à la Grèce est non seulement amère, mais totalement inefficace, nuisible même ».
          Alors, Angela, François et les autres diront :
           « vous avez raison oncle Sam, nous allons maintenant être sages.
          Au fait, nous vous remercions de vous préoccuper de notre santé jusqu’au point de mettre des interphones pour voir si nous ne sommes pas malades.
          Quelle chance nous avons d’avoir un tel oncle
          . »


        • zygzornifle zygzornifle 27 juin 2015 13:24

          On va finir par croire qu’il font partis de notre PS .....


          • tf1Groupie 27 juin 2015 14:58

            Un pays qui réussit commercialement est un prédateur ... smiley

            Y en a qui ont vraiment des repères étranges.


            • fred.foyn Le p’tit Charles 27 juin 2015 15:48

              C’est la danse des « CANARDS »...

              Les « Charlots » de l’UE sont tous là pour voir la « MAMA-MERKEL »...distiller les ordres pour faire plier la « GRAISSE » qui joue la montre..fort de connaître les faiblesses de cette « MAFIA » Européenne...tient ses positions et attend l’ouverture à son avantage sachant qu’un départ de l’UE serait le signal de l’effondrement de cette farce grotesque.. !


              • BA 27 juin 2015 16:44

                Tsipras vient de rejeter les propositions de la troïka.

                Conséquences :

                – il n’y aura pas d’accord entre la troïka et la Grèce ;

                – la Grèce sera incapable de rembourser le FMI le mardi 30 juin ;

                – la Grèce sera en défaut de paiement vis-à-vis du FMI le 30 juin ;

                – la troïka ne prêtera pas 7,2 milliards d’euros à la Grèce ;

                – les conséquences de la faillite de la Grèce sont tellement gigantesques que Tsipras a besoin de montrer que c’est tout le peuple grec qui dit « non » aux propositions de la troïka ;

                – Tsipras va demander par référendum au peuple si il dit « oui » ou « non » aux propositions de la troïka ;

                – samedi 27 juin, le vice-premier ministre Yannis Dragassakis et le vice-ministre des Affaires étrangères Euclide Tsakalotos vont rencontrer le Président de la BCE Mario Draghi pour préparer le plan B ;

                – dans les semaines qui viennent, le peuple grec va répondre « non », et l’Europe va devoir gérer la sortie de la Grèce de la zone euro ;

                – les peuples européens vont maintenant devoir préparer l’après-euro ;

                – en Europe, nous sommes en train de vivre les journées les plus importantes depuis l’effondrement de l’URSS.


                • hugo BOTOPO 27 juin 2015 17:21

                  @BA
                  « Le FMI ne sera pas remboursé »
                   : c’est tout bon pour la réélection de madame LAGARDE !
                  Les créanciers voraces des marchés financiers ne seront pas remboursés : ils se retourneront contre les teneurs de CDS ; du crêpage de chignon et des bagarres pour une cinquantaine de Mds €. Nous devrions pleurer de rire !


                • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 27 juin 2015 19:16

                  @BA
                  Je ne sais pas d’où vous tenez ces informations ? Sur Romandie.com 18h 51
                  «  La Grèce continue à se battre pour un accord avec ses créanciers ».
                  On s’y perd un peu...


                • Werner Laferier Werner Laferier 27 juin 2015 21:24

                   Qu’on le veuille ou non, nous vivons maintenant dans un monde ouvert et il est absurde d’essayer de faire croire aux gens que la Grèce pourrait vivre isolé du reste du monde ... à moins de considérer que le mode de vie de la Corée du Nord, par exemple, est enviable.
                  Le terroriste Tsipras a été élu, tout comme Hitler, sur une vaste arnaque en promettant la lune tout en sachant qu’il ne pourrait rien tenir. Depuis son élection il est confronté à la dure réalité et comme il sait qu’il ne pourra pas s’en sortir il multiplie les coups tordus et les coups de bluff pour ne pas perdre la face vis-à-vis du peuple grec.
                  À cause d’un parti démagogue, la Grèce se dirige droit vers l’enfer. Ce qui est poignant c’est que demain l’armée reprendra le pouvoir et que cela se terminera par une dictature communisto-fasciste, ou plutôt socialo-fasciste...
                  Pour ceux qui citent Athènes en exemple de la démocratie, qu’ils révisent leur histoire s’ils l’ont apprise un jour, sur 250 000 habitants de l’attique seul 30 0 00 avaient le droit de vote : il fallait être un homme « libre », descendant d’Athéniens et avoir 20 ans dans une vie limitée à 40. Les ouvriers s’appelaient des esclaves et l’aristocratie régnait en maîtresse sur la ville.
                  La seule démocratie possible est la démocratie représentative.
                  la Grèce va faire défaut, donc ne paiera plus ses dettes, mais donc ne pourra plus emprunter un centime !
                  Or ce pays ne produit quasiment rien, et importe les deux tiers de sa consommation, en exportant deux fois moins qu’elle n’importe !
                  Les Grecs ne pourront accroître leurs exportations... Inexistantes !
                  Par contre, les prix des biens importés vont exploser !
                  Et donc leur niveau de vie va s’effondrer, d’au moins 50% …
                  Ce qui est intéressant, c’est que les extrêmes se rejoignent, l’extrême-droite française qui félicite l’extrême-gauche grecque... tout est logique ! qu’ils mettent en accord leurs actes et leurs paroles en n’étant plus au parlement européen eux qui sont anti-européens : ça serait logique !
                  Qu’ils n’acceptent plus non plus l’argent européen...
                  Le référendum, c’est laisser la parole à des gens qui ne comprennent rien ; il permet aussi à des incompétents au gouvernement de se ranger derrière une décision dans un domaine qui leur échappe et auquel ils ne comprennent rien non plus.
                  Les écoutes de la NSA sont plus que justifiée en France, et en Europe si nous voulons empêcher l’émergence de nouveaux dictateurs en Europe. L’UE est la seule solutionDes vieux nostalgiques rêvent encore de l’Empire français ou des Grecs de la dictature des colonels. Faire l’Europe et l’imposer à tous coule de source


                  • parousnik 27 juin 2015 23:50

                    @Werner Laferier


                    Si Mr Tsipras est un terroriste...il ne terrorise et d’une manière démocratique que les parasites dorés... ce qui est un bien pour l’humanité... 
                    Le Grèce ne produit rien ???
                    Le référendum etc à des gens.... c’est la DEMOCRATIE...
                    Je ne sais pas si vous êtes payer pour écrire de telles âneries ou si c’est votre QI qui est au raz des pâquerettes mais ...vous avez un problème... 




                  • ykpaiha ykpaiha 28 juin 2015 02:08

                    @Werner Laferier
                    Le référendum, c’est laisser la parole à des gens qui ne comprennent rien ....Tout en traitant Tsipras de facho !!! c’a ne vous désespere pas ?

                    Ah la ligne suivante donne le climat écoutes, incompétants, nostalgiques, dictature un ...vrai dictionnaire dites moi
                    Vous etes plutot ara ou perruche parce que les Psittaciformes eux au moins ont de belle couleurs.

                    Quand a votre navrante prose sur la démocratie grecque qui mélange époques cités et personnages mytique en vrac mode sac carrefour a recycler, je vous recommanderais la lecture de Platon, ce qui faute de rendre intelligent évite de dire trop de conneries.


                  • Heum, heum,... 28 juin 2015 08:54

                    @Werner Laferier

                    " Qu’on le veuille ou non, nous vivons maintenant dans un monde ouvert et il est absurde d’essayer de faire croire aux gens que la Grèce pourrait vivre isolé du reste du monde ... à moins de considérer que le mode de vie de la Corée du Nord, par exemple, est enviable. "

                    ----
                    Pour vous, la France de 1990 qui avait des frontières et sa propre monnaie, était un pays fermé comme la Corée du Nord ? Donc, les USA sont actuellement comme la Corée du nord.

                    Pour vous un pays est soit complètement ouvert, sans aucune limite ni contrôle, soit complètement fermé.

                    En ce qui vous concerne, est-ce que vous habitez un logement qui est complètement ouvert à l’extérieur, sans murs ni cloisons, ou est-ce que vous vivez emmuré sans porte ni fenêtre pour sortir à l’extérieur ?

                    Répondez-moi.


                  • amiaplacidus amiaplacidus 28 juin 2015 13:25

                    @Werner Laferier
                    « ...La seule démocratie possible est la démocratie représentative.... »
                    Que les Suisses doivent être malheureux, eux qui ont 8-10 référendums par an !
                    En revanche, que les Français sont heureux, grâce à leurs représentants compétents et dévoués au bien public !

                    "...Le référendum, c’est laisser la parole à des gens qui ne comprennent rien ;..."
                    La Suisse est l’un des pays les plus prospère au monde (et ne parlez pas des banques suisses, elles ont moins d’importance dans le PIB suisse que les banques françaises dans le PIB français).
                    Alors, pas mal les décisions collectives prises par des gens qui ne comprennent rien ! Et pourtant, ils se prononcent sur des sujets importants : taux d’imposition, achat de matériel militaire, adhésion à l’UE, etc.
                    À propos de l’UE, l’adhésion a été refusée, avec une large majorité, il y a une quinzaine d’années je crois, ce fut sans doute la meilleure décision prise par les Suisse. Cela explique peut-être la prospérité du pays.


                  • elpepe elpepe 28 juin 2015 17:49

                    @Werner Laferier
                    Le grec qui eleve ses 10 Chevres, et vit ds sa cabane les yeux dans les yeux avec ses chevres et la mediterranee, dont le seul souci et de se proteger du soleil, m a pas besoin d internet, et de globalisation
                    Sauf peut etre de tps en tps pour se trouver une grosse et pouvoir tirer un coup, ce qui reste salutaire pour les glandes, mais sinon
                    On va probablement devoir adherer a ce nouveau model economique ds peu de tps, question de survie,
                    Le seul souci pour que ce model soit viable, est qu il faudrait de diviser par 2 ou 4 la demographie mondiale
                    stay tuned ....


                  • Auxi 28 juin 2015 21:23

                    @Werner Laferier

                    Casse-toi, Laferier, on ne t’a pas sifflé ! Couché, à la niche !

                    « Faire l’Europe et l’imposer à tous coule de source », c’est vachement démocratique, on n’en attendait pas moins de toi. Tu n’as pas un nègre à pendre, raclure ? Ici, tu as le droit de fermer ta gueule, les peuples d’Europe ne veulent pas de ton machin colonialiste, ils ont trop bien compris de quoi il retourne. 

                    SHUT UP AND GO HOME, LAFERIER !

                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2015 08:40

                    @Werner Laferier, bonjour, 

                    J’ai plussé votre commentaire malgré votre extrémisme inverse à tout ce qui se dit à ce sujet sur cette antenne.
                     Ma dernière visite en Grèce date de 2008. L’année des JO qui a vu des dépenses perdues pour cet évènement alors qu’elles auraient pu servir pour d’autres objectifs.
                     Qui se souvient encore des incendies dans le Péloponnèse, non maîtrisées ? 
                     La Grèce avait commencé par une partie de poker mais se termine par une partie de roulette russe. Le régime des colonels pourrait reprendre fonction. L’exemple plus récent de ce qui se passe dans ce genre combat de non respect des engagements est la crise qu’avait vécu l’Argentine de 1999 à 2003.
                     La similitude s’arrête là. L’Argentine avait son exploitation agricole, culture du soje pour se remettre. La Grèce, première puissance maritime du monde, Le Pirée, le plus grand port, ne fait déjà plus partie de la Grèce à part entière dans les main chinoises. Elle peut aussi avoir une exploitation agricole importante, mais en a-t-elle l’envie et les moyens ?
                     Le tourisme est une des principales ressources du pays.
                     Aidez la Grèce serait d’y aller le plus souvent possible pour dépenser vos euros.
                     Cela fait partie de la solidarité que l’on peut avoir.
                     Les grands argentiers grecs ne sont plus dans le pays depuis longtemps. Ils ont garé leurs avoirs à Londres et ailleurs ;
                     Ce n’est pas encore un pays comme la Tunisie ou l’Egypte qui va reconnaître une période de calme touristique préjudiciable à leur économie pendant quelques années.
                     Heureusement, les gens oublient.
                     Vous donnez parfaitement les conséquences drastiques d’une cessation de payement.
                     La Grèce n’aurait jamais dû entrer dans la zone euro. Mais bon, on ne retourne pas en arrière...
                     Si l’Argentine s’est réveillé péniblement, combien de temps pour la Grèce ?
                     
                      

                  • L'enfoiré L’enfoiré 30 juin 2015 16:35

                    On parle de Grexit, de Brexit...

                    Mais on est loin du compte au sujet des dettes.
                    Le Prexit, cela ne vous dit rien ?Porto Rico...  une dette de plus de 72 milliards de dollars qui ne trouve pas remboursement.
                    3,6 millions d’habitants....
                      

                  • ykpaiha ykpaiha 28 juin 2015 01:41

                    Ce qui serait le pire du pire ?

                    Que Tsipras réussisse la conversion de son économie (a la mode Islandaise ?)
                    Voila le vrai danger et le pire, car a force d’avoir voulu médiatiser le rapport de force avec la Grece l’Eurogroupe s’est mis a découvert et forcément mis en lumiere ses faiblesses teintées de mépris et de violence par sa politique.
                    Si en plus la Grece sort par le haut c’est un véritable tsunami qui va renverser la zone Europe.

                    Compte tenu des évenements passés il est fort probable que les gouvernants grecques ont bel et bien préparé le coup et probablement aussi celui d’apres. (de petites lecons peut etre prises lors de voyage a Moscou qui sait)

                    Un petit scénario genre séquestre des banques avec mises en etat d’arrestation, mise en faillite des banques et création ou nationalisation (comme elle ne valent plus rien).
                    Compte tenu de la panique des dirigeants (enfin des roitelets) europeistes, rien dans leur champs de vision ne venait corroborer ce scénario et pourtant c’est arrivé.
                    Maintenant soyons attentif a leur réaction, car cela éclairera encore plus notre vision a nous d’un pouvoir ploutocrate sans réelle perspective.

                    Reste que la Grece est membre de l’OTAN les Ricains laisseront ils un poisson volant sur leur flan ?

                    Les semaines et mois a venir vont etre passionnant.


                    • David Heyo 28 juin 2015 08:32

                      Bonjour, bravo pour cet article, ça fait du bien à lire. Maintenant, il faut s’attendre à un déchaînement médiatique sur le gouvernement Tsipras, quoique celui-ci a bien joué, en demandant l’avis au peuple grec via un référendum. Ainsi nous serons obligé de faire des choix en conscience, puisque l’on devra choisir entre condamner un choix DEMOCRATIQUE ou soutenir des bandits de grands chemins (FMI,BCE,UE, Juncker,etc.) qui se révèlent au grand jour dans leur corporatisme à faire pâlir Mussolini. 


                      • coinfinger 28 juin 2015 08:39

                        Cet article a le mérite de développer et d’informer sur les rapports existant et potentiel entre les diverses instances financiéres Européennes , ce qui est rare . Une remarque quand méme c’est sur la BCE et son ’efficacité’ Hors justement la BCE se distingue sans son mandat de la FED en ce qu’elle n’est pas chargée de Veiller à l’emploi ou à la croissance , mais uniquement à l’inflation et à la monnaie , ce qui en soi est révelateur dejà de beaucoup de choses .
                        Pour ce qui est des commentaires , il me semble , qu’ils omettent deux choses :
                         1) Tsipras n’est pas en premier lieu représentant de Syriza , ni méme d’une coalition de partis , ni méme d’une partie de l’opinion publique mais de fait , méme si ce pas formellement le cas selon la constition Grecque : le chef de la Nation . Chef , çà veut dire qu’il ne demande pas ce qu’il doit faire , ( sinon pourquoi un chef ?) , donc le sens du référendum n’est pas de demander l’avis du peuple ,
                        comme apparemment , mais à cette occasion de faire évoluer cette opinion vers le réel qu’il perçoit et les buts qu’il s’est assignés . Sinon le sens est le sens apparent , il perd toute autorité .
                        2) La deuxiéme est qu’on ne connait pas les intentions de Tsipras, tout au moins qu’il est oiseux d’en préjuger . Et que si elle correspondent au programme affiché de son parti il ne peut en l’état actuel des choses les appliquer .

                        La vraie problématique est de suivre comment il va décider face aux événements extérieurs et intérieurs , pour le moment on ne peut lui faire grief d’avoir trahit ses engagements , compte tenu des limites de l’opinion Grecque . Il semble au contraire qu’il les tient face aux aléas et aux limites de son action . Son ouverture aux brics indique qu’il ouvre la fenétre sur d’autres options .
                         

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