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Accueil du site > Actualités > Economie > Le capitalisme est en danger

Le capitalisme est en danger

Le capitalisme est aujourd’hui le seul système économique sur la planète qui « fonctionne ». Sa victoire sur le communisme a été totale au point que l’on peut se demander s’il n’est pas à son apogée. Et pourtant, de nombreux nuages s’amoncellent au-dessus de sa tête et sa perennité peut être sérieusement mise en doute. Je vais essayer de décrire ces risques et ces dérives, et j’essaierai d’esquisser des pistes de réflexions lors de prochains posts. Je note à ce propos que la plupart des candidats à la présidentielle ignorent copieusement ces sujets, préférant des thèmes moins économiques et plus vendeurs, comme l’immigration ou la sécurité.

Le temps du compromis keynésien semble définitivement révolu, quelque chose s’est passé (ou cassé) dans les années 1970 après les Trente Glorieuses. On peut regretter, à juste titre, cette période où chacun dans l’entreprise - et principalement dans l’industrie - avait quelque chose à gagner : de la productivité contre des salaires, une perspective de monter les échelons au sein d’une même entreprise... Il faut toutefois regarder le monde tel qu’il est aujourd’hui : les actionnaires, qui étaient les grands absents du compromis keynésien, sont désormais aux premières loges. Leur regroupement en fonds de pension leur a permis de faire pression sur les entreprises pour comprimer la masse salariale, notamment en externalisant beaucoup d’activités. D’autres évolutions, très bien résumées dans le dernier livre de Daniel Cohen Trois leçons sur la société post-industrielle, ont progressivement conduit à un déséquilibre dans notre société, avec des gagnants et des perdants, à savoir les actionnaires et les consommateurs d’un côté, et les salariés et les citoyens de l’autre. Il est intéressant de noter la profonde schizophrénie que cette situation crée chez chacun d’entre nous, puisque nous sommes tour à tour salarié, citoyen, consommateur, et parfois actionnaire.

Cette situation n’est selon moi pas durable, les citoyens ne tolèreront plus très longtemps que dans une démocratie, le vrai pouvoir ne soit plus dans leurs mains, et les salariés n’accepteront plus de ne plus être rémunérés des fruits de leur travail. Certaines pistes sont évoquées pour aligner les intérêts de ces différentes catégories : développer la participation pour que les salariés profitent de la croissance de leur entreprise, augmenter le droit de vote au conseil d’administration pour les actionnaires qui restent longtemps au capital pour favoriser le développement à long terme des entreprises, ou encore jouer sur les droits de douanes à l’échelle européenne. Ces pistes ne sont certainement pas suffisantes, et elles méritent d’être creusées davantage.

Par ailleurs, une question hautement stratégique devrait agiter toute l’Europe : quelle attitude adopter face aux OPA qui semblent se multiplier contre les groupes européens ? Qu’adviendra-t-il lorsque les immenses réserves d’épargne en Asie et en Russie se transformeront en investissements dans nos grandes entreprises ? Arcelor pourrait bien n’être que le prélude d’un mouvement plus vaste et très dangereux pour nos économies. C’est toute la question du patriotisme économique, qu’il convient certainement de considérer à l’échelle européenne, dont il est question ici.

Enfin je signalerai une dernière menace qui pèse inexorablement sur le capitalisme : l’épuisement des ressources, en particulier des matières premières. Nous avons vécu jusqu’à maintenant dans un monde où l’énergie était bon marché, il faudra désormais apprendre à se passer du pétrole, puis du gaz, puis de l’uranium... La question se pose également à propos de l’acier, du bois, de l’eau, et elle se posera de manière de plus en plus forte à mesure que les pays émergents augmenteront leur demande en matières premières.

C’est de toutes ces questions qu’il faut discuter maintenant. Le débat présidentiel devrait être le lieu où se tranchent ces grands problèmes stratégiques ; il semble que tel ne sera pas le cas, les principaux acteurs ayant préféré les conseils des communicants à ceux des économistes.


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66 réactions à cet article    


  • Panama (---.---.198.59) 12 décembre 2006 13:00

    Ca ressemble furieusement au discours revisité d’un certain... Karl Marx.

    150 ans plus tard, on attend toujours l’effondrement du capitalisme.


    • space-cowboy (---.---.190.114) 12 décembre 2006 13:21

      Marx avait tort de croire que la capitalisme allait s’effronder puisque le capitalisme avait une idéologie, une histoire, des partis pour le soutenir, des grandes familles qui en vivaient très très bien et surtout... des visages.

      Aujourd’hui, le capitalisme ne va pas mourrir parce qu’il est déjà mort. Qui tient les ficelles ? Qui dirigent cette machine ? Sur quelle idéologie repose t’elle ? Qui la représente ? Le libéralisme qui a broyé le capitalisme est un parasite de notre société moderne.


    • le morange le morange 12 décembre 2006 21:15

      Le capitalisme ne saurait être en danger à moins de s’en prendre aux libertés de l’individu.

      Le capitalisme est aussi vieux que l’homme. Les soviétiques ont bien essayé de le supprimer à coup de conditionnement psychologique ou de goulag mais ils ont juste inaugurer le capitalisme d’état.

      Sur la question des bienfaits du capitalisme n’oublions pas que lors des 170 ans qui ont suivi l’avénement et le développement du capitalisme moderne en Europe , les européens ont augmenté leur niveau de vie et ont réalisé plus de progrés technologique que lors des 1000 ans précédents.

      Je crois donc qu’il ne faut pas amalgamer les dérives capitalistes (qui existent effectivement et qui sont à combattre) avec le capitalisme ou même le libéralisme.


    • Zam (---.---.67.93) 12 décembre 2006 23:39

      « Le crime organisé est le stage ultime du capitalisme » a dit Jean Ziegler.

      à méditer. Très bonne piste de réflexion


    • Zam (---.---.67.93) 12 décembre 2006 23:44

      « Le capitalisme ne saurait être en danger à moins de s’en prendre aux libertés de l’individu. » Oui mais c’est justement ce qu’il fait.... Il est devenu le plus grand ennemi des libertés individuelles. (Il y a d’ailleurs plusieurs article actuellement sur Agoravox qui le montrent)

      Et aussi un ennemi de la liberté d’entreprendre d’ailleurs !

      Il est en trainde s’auto-détruire en effet. C’est (quand-même !) un système fondamentalement pervers, puisque si on lui laisse « la laisse sur le cou », comme maintenant, il a naturellement tendance à se pervertir, à nier de facto les valeurs qu’il brandit officiellement (et avec une certaine hypocrisie...) et à devenir une menace pour la Civilisation (avec un grand C) pour les gens etpmême pour la survie de la vie sur la planète.


    • le morange le morange 13 décembre 2006 02:51

      Merci pour votre réaction.

      - « Il est devenu le plus grand ennemi des libertés individuelles. »

      Si votre définition du capitalisme est la défense des intêrets des actionnaires ou du patron certainement. Pour moi il s’agit du systéme économique le plus efficace (le seul ?) que l’homme ait jamais utilisé.

      - « Et aussi un ennemi de la liberté d’entreprendre d’ailleurs ! »

      C’est le symptome d’un manque de libéralisme pas d’un trop plein de capitalisme (sans libéralisme le capitalisme n’est pas trés intéressant, cf URSS)

      - « à nier de facto les valeurs qu’il brandit officiellement (et avec une certaine hypocrisie...) »

      Le capitalisme ne revendique pas de valeur, ce n’est pas une philosophie, c’est un outil économique.

      - « et à devenir une menace pour la Civilisation (avec un grand C) pour les gens etpmême pour la survie de la vie sur la planète. »

      Je pense que d’autres méthodes économiques aboutiraient au même probléme (certes pas aussi rapidement car moins efficaces). Le capitalisme est une chose, la responsabilité des hommes en est une autre. C’est certainement grâce au capitalisme qu’on développera les technologies qui nous épargneront des catastrophes. D’ailleurs vous pouvez d’ores et déjà y contribuer en achetant des actions de groupes d’énergie éolienne (par exemple)


    • CommentMan (---.---.49.22) 12 décembre 2006 13:28

      Article intéressant... Quand vous dites que les salariés ne pourront plus accepter longtemps de ne pas être rémunéré pour le travail (je comprends ici, ne pas être rémunéré au niveau de l’effort consenti), vous semblez négligé la force du système.

      Ces mêmes grands actionnaires sont aussi ceux des grands groupes de presses ou plus subtilement, des gros annonceurs ayant besoin des médias pour leurs pubs... Dénoncer le système au travers de médias de masse n’est plus possible hormis quelques appartés réduites à la portion congrue dans des émissions tardives ou alors en temps que contre-argumentaire dans des emissions plus ’regardées’ afin de simuler un débat qui en fait, sur le fond n’a pas lieu.

      Oui, il semble impossible que cela continue et pourtant cela continuera... Car on n’offre aucune possibilité de réflexion globale au peuple. Ce débat n’a pas lieu car il est décidé sciemment ou inconsciemment que ce débat ne doit pas avoir lieu. Je dirais pour ma part que ce choix est inconscient tant les tenants de ’la parole délivrée eu peuple’ sont intégrés dans ce capitalisme globalisant...

      Emettre des doutes sur le bienfait du capitalisme à long terme revient souvent à se faire comparer à un marxiste irrécupérable. Hélas !


      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 15:52

        « Dénoncer le système au travers de médias de masse n’est plus possible »

        Pourquoi faire ? Si vous n’êtes pas content, démisionez et partez vivre au fin fond de la brousse avec les sauvages, voila tout. On n’a pas spécialement besoin de vous ici.


      • bahr (---.---.218.17) 12 décembre 2006 18:04

        « Pourquoi faire ? Si vous n’êtes pas content, démisionez et partez vivre au fin fond de la brousse avec les sauvages, voila tout. On n’a pas spécialement besoin de vous ici. »

        Vous fâchez pas, Msieur Sarkozy, il disait ca pour rigoler ! smiley


      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:08

        Ouais, Marx aussi prétendait que les Patron volaient leurs salariés. Lénine à donc assassiné les patron. Résultat : baisse de 50% du pouvoir d’achat des salariés..

        De toute façon, si l’on impose des salaires à l’entreprise, il faut alors imposer des prix aux clients...


      • Gasty Gasty 12 décembre 2006 18:53

        Mais ça existe déjà, un produit de marque vendu dans un supermarché (X) est au même prix dans le supermarché concurrent (Y).

        Pour ne parler que de ça !


      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:59

        Et ?

        ce que je veux dire, c’est que si plus 10 % de salaires, alors tous les produits et services doivent avoir leur prix augmenter de 10%..


      • armand (---.---.202.79) 12 décembre 2006 13:33

        La déstabilisation vient avant tout des fonds d’investissement. Déjà ils représentent des sommes énormes, mais is ont obtenu que les normes des échanges ne s’appliquent pas à eux, notamment en usant et en abusant de l’effet de levier. Sans parler de tous les produits dérivés qui minorent les risques tout en démultipliant les gains. Et quand on sait que nombre de ses fonds sont basés dans des paradis fiscaux, on arrive à la situation où les plus riches échappent totalement aux règles qui s’appliquent au reste de l’humanité. Quelques propositions : déjà garantir aux salariés leur représentation, voire même un droit de blocage en cas d’OPA ; interdire aux fonds d’investissement des prises de participation majoritaire (le rachat d’entreprises serait réservé à d’autres sociétés exerçant le même métier ; on éviterait ainsi que des groupes de presse tombent aux mains de groupes d’armement !) Plus généralement, contrôler sévèrement les stock-options, voire les interdire (on achète ou on achète pas, à un taux préférentiel, mais maintenant, et pas quand le cours est plus favorable) car cet outil a rendu le cadre dirigeant exclusivement préoccupé de valeur boursière. Mais j’estime qu’on pourrait commencer par l’affirmation que l’Etat peut, et doit, intervenir dans le domaine économique quand le bien commun est en jeu.


        • bulu (---.---.1.42) 12 décembre 2006 14:08

          @armand

          Mais l’etat en a-t-il le pouvoir (de reguler l’economie). C’est ca la vraie question. Qui a le pouvoir de decider ? Ceux qui ont le pouvoir de changer les choses ont depuis longtemps des stock-options smiley


        • Majax WC (---.---.242.118) 12 décembre 2006 14:10

          Article intéressant.

          Néanmoins, il serait bon d’arrêter avec la question du « patriotisme économique ». En effet, la plus grande partie de notre population, celle qui pèse au niveau de la consomation, du fait de la perte de son pouvoir d’achat, ne peut que se tourner vers les produits asiatiques bons marché. Comment peut-on encore demander à une population, plus pauvre de jour en jour, de faire autre chose que de consommer des produits qu’elle peut à peine s’acheter ?

          C’est aussi en ça que le capitalisme s’autodétruit. Les salaires stagnent, voire baissent, la pauvreté augmente, et les seuls produits accessibles sont ceux qui viennent de l’extérieur, et qui plombent notre économie locale. Il serait peut-être temps de considérer qu’une hausse significative du pouvoir d’achat en France relancerait de fait la consommation de nos produits, et permettrait de faire front.

          Pour le reste, il faut bien admettre que la population s’en moque. La priorité aujourd’hui et de ne pas sombrer du fait la précarité, et de boucler ces fameuses fins de mois qui deviennent de plus en plus longues.

          J’abonde sinon dans la proposition du positionnement de l’Etat comme régulateur dans le domaine économique quand le bien commun est en jeu. Il me semble néanmoins que l’on parte dans l’autre sens......


          • jk (---.---.101.8) 12 décembre 2006 16:35

            Il nous faut une gouvernance modiale pour contre balancer le capitalisme global : toutes les mesures locales n’ont plus aucun sens, car toute mesure contre le marché fera le relocaliser ailleurs.


          • billou (---.---.200.242) 12 décembre 2006 23:00

            Le problème actuelme parait être une frénésie de consommation dans la quantité et non dans la qualité. Exemple il est « bien » d’acheter du saumon fumé « de base » plusieurs fois par an (voir même par mois) bon marché plutôt que de s’offrir une bonne fois un bon saumon. Mais pour ça, il faut savoir attendre et ne pas se jeter sur la première promo venue, accepter de ne pas remplir le caddie de gadgets tous plus inutiles qui finiront au fond d’un placard et iront (encore plus) encombrer nos poubelles déjà surchargées. Mais entre temps, j’aurai consommé et j’aurai eu le pouvoir éphémère de l’acheteur. Je serai l’égal de mon voisin qui lui, aussi, a le droit d’acheter pour être mon égal. Où sont les vrais besoin ? Où est l’essentiel ?


          • aurelien (---.---.228.194) 12 décembre 2006 14:27

            C’est évident, nos sociétés capitalistes n’ont qu’une sacro sainte croissance à crédit et les énergies qui permettaient ce principe sont en train de disparaitre... concernant justement ces ressources, le bois est renouvelable, il suffit de le planter, de s’en occuper un peu et c’est tout... matériau de construction sain, ressource énergétique... l’avenir quoi !


            • (---.---.2.89) 12 décembre 2006 14:34

              Il faut plutot souhaiter la disparition des états et autres nationalisme et propriété privée, ceux-ci ne sont que des moyens de réguler l’exploitation de l’homme par l’homme décidée il y a 15000 ans.

              Redécouvrons les immenses possibilités humaines qui sont en nous et nous ferons le monde ensemble, dans la gratuité et la générosité.

              (je sais, je suis tendance « allumé » diront certains, mais jamais la confiance en ce qui nous habite humainement n’intervient dans les débats sur les affaires du monde, la vision économique a ses limites et nous y sommes presque, aprés c’est le goulag)


              • meta-babar (---.---.70.249) 12 décembre 2006 15:02

                On se faisait exploiter par qui il y a 15001 ans ? :p


              • patrick patrick 12 décembre 2006 18:31

                Et vive le monde merveilleux d’Amlie Poulain !

                En voici un post utile qui fait avancer le Monde !!!


              • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:39

                « En voici un post utile qui fait avancer le Monde !!! »

                Bof, Le Monde c’est un journal de merde écris par des Maoistes NON repentis..


              • le morange le morange 12 décembre 2006 20:26

                Pour espérer la disparition de la propriété privée il faut avoir assez mal compris la nature humaine (me semble t’il).


              • (---.---.2.89) 13 décembre 2006 00:14

                moquez vous , on verra votre tête quand tout sera par terre et que ce monde auquel vous vous accrochez n’apportera plus de réponse ou de sujet de réflexion à votre vie.


              • mosca (---.---.161.104) 6 février 2007 13:25

                On a vu(et on voit encore) les essais de gouvernance fait par les religions avec de grandes valeurs morales c’est un echec pire que l’etatisme morale(extreme droite ou gauche) ,on ne peut compter sur la morale seule .Seule une gestion equilibrée prenant en compte tout les parametres(meme ceux a long terme,le capitalisme ne prenant en compte que le court terme) pour la survie de l’espece et son bonheur peut reussir ,le probléme c’est la représentation speudo démocratique.


              • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 15:50

                « ont progressivement conduit à un déséquilibre dans notre société, avec des gagnants et des perdants, à savoir les actionnaires et les consommateurs d’un côté, et les salariés et les citoyens de l’autre. »

                Le déséquilibre, c’était avant ! Maintenant, les choses sont redevenus normals et saines.

                « Cette situation n’est selon moi pas durable, les citoyens ne tolèreront plus très longtemps que dans une démocratie, le vrai pouvoir ne soit plus dans leurs mains, et les salariés n’accepteront plus de ne plus être rémunérés des fruits de leur travail. »

                Les salariés sont payé, et bien payé (= salarié Allemand). Quant au citoyen, il va bien falloir qu’il apprennent ses droit de l’homme, et que son pouvoir s’arrete là ou commence la liberté des autres.

                « Enfin je signalerai une dernière menace qui pèse inexorablement sur le capitalisme : l’épuisement des ressources, en particulier des matières premières. »

                Parce que cet épuisement (hypothétique) ne pése pas sur le socialisme ou n’importe quel autre modéle ? La mer d’aral, qui l’a épuisé ?

                « Nous avons vécu jusqu’à maintenant dans un monde où l’énergie était bon marché, il faudra désormais apprendre à se passer du pétrole, puis du gaz, puis de l’uranium... »

                Vous avez raté des événements en 1973 et 1979, vous.. L’énergie bon marché, c’était les années 50 et 60.

                « C’est de toutes ces questions qu’il faut discuter maintenant. »

                De quoi voulez vous discuter ? Les Indiens & autres futus riches se moquent totalement de l’opinion des français sur leur développement : c’est un pays indépendant, et la France est toute petite.


                • mijo (---.---.98.41) 12 décembre 2006 16:35

                  « Enfin je signalerai une dernière menace qui pèse inexorablement sur le capitalisme : l’épuisement des ressources, en particulier des matières premières. Nous avons vécu jusqu’à maintenant dans un monde où l’énergie était bon marché, il faudra désormais apprendre à se passer du pétrole, puis du gaz, puis de l’uranium... »

                  Il y a quand même des ressources inépuisables, le soleil, le vent et d’autres sûrement. On peut peut-être compter aussi sur notre matière grise, à condition que l’on favorise son fonctionnement. Si seulement elle était moins sclérosée par le pouvoir des lobbies...


                  • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 16:38

                    Sans parler, comme dirait Sevran, de la « bite des noirs »..


                  • Jaimz (---.---.101.8) 12 décembre 2006 17:17

                    Je ne sais pas si l’article est intéressant, dans quelle mesure un candidat à l’élection présidentielle peut-il influer sur les orientations économiques du monde ? De là à faire des propositions... ce débat sera plus ciblé lors des élections européennes qui sont malheureusement boudées par les Français.

                    Par contre vous soulignez bien la problématique du consommateur-salarié-actionnaire-citoyen, en ce sens que la seule façon pour stabiliser une chute du pouvoir d’achat serait bel et bien un investissement de tous dans les produits boursiers, malgré les risques. Notre morale va évoluer et nos comportements aussi... forcés par la dynamique mondiale. Ainsi il est évident que les pays du Moyen-Orient et d’Asie deviendront bientôt les principaux investisseurs, il n’y a pas à le craindre au contraire, s’ils développent des emplois et créent de la richesse. Le hic, c’est que je ne vois pas très bien ce qu’ils achèteront en Europe, si tout à été externalisé (industrie notamment) et qu’il n’y a plus de ressources à fort retour financier.


                    • reinette (---.---.138.191) 12 décembre 2006 17:57

                      « Malgré tout ce que je sais sur la duperie, toute mes attentions critiques ne me sont, à un moment donné, d’aucun secours. À chaque instant, le mensonge imprimé peut me terrasser, s’il m’environne de toutes parts et si, dans mon entourage, de moins en moins de gens y résistent en lui opposant le doute. »


                      • (---.---.229.236) 12 décembre 2006 18:01

                        Il n’y a aucun mensonge : les riches ont toujours dit depuis des années qu’ils allaient quiter la France car les impots y sont trop élevés. Il ne faut pas faire les surpris.


                      • Stephane Klein (---.---.19.227) 12 décembre 2006 18:26

                        Article rechauffe pour un theme rechauffe base sur un livre rechauffe...

                        Le capitalisme au sens le vieux basique du terme est vieux comme quant liberalisme, lui, on peut se risquer a dire que l’Empire Romain etait le premier essai de marche unique a monnaie unique et sans droits de douane, alors les pseudo-apocalyptique a deux balles me passent au-dessus.


                        • www.jean-brice.fr (---.---.237.7) 12 décembre 2006 20:16

                          Ce n’est certainement pas vrai ou bien l"auteur ne comprends rien au capitalisme : je lui conseille de lire RUEFF Jacques ou du moins cliquer. Le capitalisme ne peut pas être en danger, il peut seulement être DEVOYE, ce qui est le cas actuellement POURQUOI ? Parce que les anglo-saxons l’ont dévoyé en 1922 à la conférence de Genes avec le « GOLD EXCHANGE STANDARD » ! Pour plus d’informations, allez sur www.jean-brice.fr


                          • www.jean-brice.fr (---.---.237.7) 12 décembre 2006 20:25

                            comme d’ailleurs les marxistes ...


                            • melun (---.---.222.219) 12 décembre 2006 21:57

                              Mr Jean brice, ce n’est pas la peine de profiter de n’importe quelle occasion pour faire l’autopromotion de votre livre. Il n’y a AUCUNE information qui fasse référence à la conférence de Gênes ou a la façon dont « le capitalisme se devoye » dans votre site ou je me trompe ? Il faut bien acheter votre livre pour ne serai-ce qu’avoir un début de réponse, non ?

                              Les commentaires sont fait pour PARTICIPER ou REAGIR, PAS POUR VENDRE

                              Je trouve vos manières grossières et vos attrape-lecteurs pompeux. smiley


                              • www.jean-brice.fr (---.---.130.13) 13 décembre 2006 08:34

                                pour melun : je pense que nous sommes ENCORE dans un pays de LIBERTE que les gens de votre acabit voudraient transformer à leurs manières ! PersonnelLement votre raisonnement ne me touche pas et je continuerai à ignorer vos menaces ...


                              • (---.---.153.159) 12 décembre 2006 22:02

                                « ...les citoyens ne tolèreront plus très longtemps que dans une démocratie, le vrai pouvoir ne soit plus dans leurs mains... »

                                Comme le vrai pouvoir n’a jamais été dans les mains des citoyens, on se demande pourquoi ils ne toléreraient plus.

                                Choisir des individus placés en position éligible par les pontes de leur parti, n’a jamais équivalu à la détention d’un pouvoir, et encore moins d’un vrai pouvoir.

                                En fait, ce sont la démocratie et le droit-d’l’hommisme, en tant qu’impostures, qui sont en train de faire faillite...


                                • allah (---.---.226.40) 12 décembre 2006 22:09

                                  putain c est grave : pas une seule reponse sensée a l article , je vais me sentir chez moi ici smiley


                                  • (---.---.181.200) 12 décembre 2006 22:15

                                    Le « patriotisme économique » et « l’épuisement des ressources ». Voici deux bons poncifs élimés depuis Colbert, mais jamais épuisés, qui auraient fait la joie des va-t-en-guerre de 1914.

                                    C’est grâce au patriotisme économique que les guerres les plus meurtrières ont eu lieu : c’est par patriotisme économique que Napoléon a instauré le blocus continental et entrepris la campagne de Russie. C’est par patriotisme économique que la Troisième république interdisait à l’Allemagne de commercer directement avec nos colonies ou qu’on évitait les prises de participations croisées entre entreprises allemandes et françaises. C’est par patriotisme économique que le Japon et les Etats-Unis se sont entredéchirés. Etc..

                                    L’auteur de l’article semble ignorer, comme les mercantilistes, que le commerce extérieur et les OPA se font dans les deux sens.

                                    Quand à l’épuisement des ressources, qu’est-ce qu’une ressource ? Le cuivre constitue encore une ressource pour fabriquer des canalisations d’eau domestiques. Avant, c’était le plomb ou le fer. Et avant, il n’y avait pas de canalisation du tout. Dans les habitations modernes, on utilise du PVC pour l’alimentation en eau.

                                    Les ressources varient selon l’utilisation qu’on fait des matières premières. Et l’amiante ? N’était-ce pas aussi une ressource.

                                    Des bandes volent le cuivre parce qu’il est demandé par les pays émergents, mais il est déjà périmé. Pour certains, il est même toxique.

                                    Il conviendrait donc que l’auteur de l’article fournisse au moins un exemple de « ressource » épuisable, non toxique et irremplaçable.

                                    Vraitravailleur


                                    • Cimballi (---.---.185.62) 12 décembre 2006 23:15

                                      Quand on constate que la plupart des politiques économiques actuelles sont basées sur une augmentation des naissances pour compenser le vieillissement de la population, et qu’en parallèle ces populations omnubilées par le travail font de moins en moins d’enfants on peut effectivement se demander où tout cela va nous mener. Une petite citation qui devrait faire réfléchir nos politiciens et leurs politiques économiques :

                                      « Celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est un fou, ou un économiste. » (Kenneth Boulding)

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