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Accueil du site > Actualités > Economie > Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais

Le NAIRU ou pourquoi le chômage ne baissera jamais

Depuis vingt ans, les responsables politiques basent en grande partie leur campagne sur un objectif prioritaire qui est la lutte contre le chômage.

Cela donne :

- Si vous votez pour moi, ma priorité numéro 1 sera la lutte contre le chômage !

Sarkozy s’est d’ailleurs engagé à ramener le taux de chômage en cinq ans en dessous des 5 %.

Alors appliquons maintenant mon axiome favori qui s’énonce de la manière suivante :
"Il faut prendre en compte ce que les gens font et non pas ce qu’ils disent".

Observons donc les résultats qui sont induits par les actes de nos gouvernants : on constate en observant les faits que le taux de chômage oscille entre 9 et 12 % depuis vingt ans.
Il varie donc très peu.

Première observation  : les gouvernements ne semblent pas faire ce qu’il faut pour lutter efficacement contre le chômage, nous verrons plus loin qu’en réalité, ils n’en ont même pas le pouvoir.

On constate alors une chose très curieuse, regardez ce graphique :
Graphique

On voit très clairement qu’il y a une relation entre le taux de chômage et le niveau de l’inflation.

Deuxième observation : lorsque le chômage est élevé, alors l’inflation est faible.

Tiens, tiens !
N’aurions-nous pas mis le doigt sur quelque chose ?

Puisque nous ne sommes pas sur TF1, je vais vous expliquer le secret, mais je vous préviens, vous n’allez pas aimer.

Le secret tient en un mot : le NAIRU  !

Késako ?

NAIRU = "Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment"

Ou en français pour les aficionados de la langue : "Taux de chômage non accélérateur d’inflation".

Proposition 1 :
Le NAIRU est un paramètre qui indique que lorsque le taux de chômage diminue, alors l’inflation augmente.

Proposition 2 :
Or, pour le capital, l’inflation est mortelle, car elle érode ce dernier. L’inflation, c’est l’euthanasie des rentiers, avait dit l’économiste John Maynard Keynes.

Donc en combinant 1 et 2, on obtient le
Théorème de base du bon capitaliste :
"Si l’inflation est l’ennemie du capital, alors le plein emploi est le pire ennemi des profits financiers".

Ah, on vient de découvrir une vérité cachée !

Voir ici, l’explication claire et détaillée :
http://linflation.free.fr/pages/lenairuvitepag.html

Tout cela explique la politique des banques centrales (FED et BCE) qui depuis vingt ans ont pour mission de protéger les intérêts de la finance.

Dit autrement, et c’est là que ça fait mal, le système fait tout pour conserver une frange importante de la population sans emploi afin de mettre en position de force les employeurs pour éviter toute dérive des salaires génératrice d’inflation.

Le système est basé sur la culture de la peur pour ceux qui ont un emploi, ils ont peur de le perdre car ils auront beaucoup de mal à en retrouver un autre, et, en cas de chômage, la chute vers la misère peut être très rapide.
TF1 là par contre médiatise beaucoup les pauvres, le but est de faire peur : "voyez ce qui vous attend ?"...
Les salariés ne sont donc pas en position de force pour négocier des augmentations de salaire.
Accessoirement, puisque les salariés sont mal payés, le système encourage fortement le crédit à la consommation, ce qui contribue à alimenter ledit système et à rendre les consommateurs encore plus vulnérables car otages des banques.

CQFD

En conclusion, si vous êtes au chômage, RMIste ou carrément exclus, abandonnez tout espoir d’en sortir ou d’obtenir de l’aide de l’Etat car la finance ayant pris le pouvoir à travers ses lobbies et ses chiens de garde (*), il serait étonnant que cette dernière se tire une balle dans le pied pour des raisons philanthropiques.

(*) Ben Shalom Bernanke gouverneur de la Fed remplaçant du célèbre Alan Greenspan et Jean-Claude Trichet gouverneur de la BCE, tous deux non élus, mais choisis par leurs pairs de la finance.

A noter que la Fed créée en 1913 ainsi que la BCE sont indépendantes du pouvoir politique, c’est fondamental car cela implique que les responsables politiques n’ont pas de moyens de pression sur la finance, leurs promesses électorales n’engagent donc que ceux qui y croient !

Sources :
http://lenairu.blogspot.com/
http://fr.wikipedia.org/wiki/Diff%C3%A9rence_entre_le_NAIRU_et_le_taux_de_ch%C3%B4mage_naturel
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1


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72 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 12 mars 2008 10:30

    Comment expliquez vous la forte croissance des années 97-2001 et la tres forte baisse du chomage.

    Soyez réaliste,le chomage va baisser fortement car c’est le départ en retraite des fonctionnaires en Masse,le gain de productivité des administrations,la réduction des déficits et la flexibilité des procédures pour développer des entreprises et s’enrichir qui feront l’emploi de demain.

    Le gouvernement doit créer les conditions favorables aux developpement de la richesse

     


    • HELIOS HELIOS 12 mars 2008 11:48

      C’est pour cela que tout le monde, (dans les milieux du capital, bien sûr) encourage, impose même, une immigration la plus grande possible...

      Ben voyons, faut pas se cacher les yeux....


    • Yvance77 12 mars 2008 12:15

      Une buse a écrit :

      "Comment expliquez vous la forte croissance des années 97-2001 et la tres forte baisse du chomage"

       

      Ben c’est simple lerna l’air de rien, reprends ton maunel d’histoire la gauche était au pouvoir

       

      A peluche


    • karg se 12 mars 2008 14:37

      Explique alors pourquoi des états qui accueillent beaucoup d’immigrés (Espagne, Californie) on vu le chômage baisser.

       


    • Fred 12 mars 2008 15:05

      "Ben c’est simple lerna l’air de rien, reprends ton maunel d’histoire la gauche était au pouvoir

       

      A peluche"

       

      la même gauche qui ne semble avoir rien pu faire la dernière année (2001) quand la bulle internet a implosé avec un chômage en hausse, une croissance en baisse ; il semblerait que cette période faste 97-2000 soit le plus le résultat d’une bulle spéculative (une autre) sur les nouvelles technologies qu’autre chose. La France en a profité comme tout le monde et s’est écrasée comme tout le monde.


    • gerard5567 5 novembre 2015 23:13

      @lermaPour produire quoi ? Et pour vendre à qui ?


    • ronchonaire 12 mars 2008 10:39

      Magnifique courbe de Philips !

      Un bémol toutefois à votre exposé : l’inflation pénalise aussi et surtout les revenus faibles ; on le voit bien en ce moment.

      Il y a un autre concept qui abonde dans votre sens : celui de la "courbe de salaire". Le chômage a tendance à "avantager" les entreprises car cela leur donne beaucoup plus de pouvoir de négociation. En termes barbares, on dit que le chômage réduit le "salaire de réserve" des individus (plus le chômage est élevé, plus vous êtes prêt à faire de concessions sur votre salaire pour garder votre job.)

       


      • Gandalf Tzecoatl 12 mars 2008 11:14

        Le cas des US est parlant : l’emploi est quasi indispensable pour avoir une couverture sociale et une retraite.

        Dès lors, on considère que l’indice NAIRU est plus bas qu’en France.

        Si le NAIRU est un bon indicateur, faut-il en faire un complot ?

        La mondialisation de l’emploi a permis de faire pression sur les salaires. L’inflation plus forte dans les pays émergents par rapport aux pays développés tendrait à réduire ce levier.

        Par ailleurs, le vieillissement de la population et l’allongement des études est un facteur démographique tendant à limiter l’offre de population active.

        Bref, s’il y a eu complot (bénéfice nul des multinationales à la fin des années 60, puis ouverture du commerce international), il viendrait à être moins efficace.


        • ARFF 12 mars 2008 11:38

          depuis que je connais l’existence de ce Nairu j’ai fait pas mal de recherche a ce sujet. Et bon sans etre un specialiste j’ai quand meme compris que ce n’est pas si simple et qu’évidement tout le systeme ne se fonde pas sur ça. Ceci dit c’est une theorie majeure sur laquelle sont basées bien des orientations economiques prises par les pouvoirs financiers ( donc le pouvoir) et ça mérite d’etre dit.

          NAIRU ou pas , les diffrents gouvernement francais ne peuvent rien faire pour le chomage, ou alors faire semblant, et c’est le cas avec la falsification avérée des chiffres veritables de la masse des sans-travail ou sans travail fixe. Ceux qui dirigent sont les banques et les milieux financiers mondialisés ( ex- industriels) , point final.

          Le reste c’est du flan , si vous voulez travailler et croire etre productif , vous faites comme vous voulez.

          La production se fait par les esclaves, ailleur, nous nous sommes les consomateurs, que l’on travaille ou pas ne change rien a la donne , l’argent ne vient pas de là, il vient du jeu boursier .

          L’absurdité de la fabriquation de la monnaie a partir de rien, et ce par des banques privée, maintient un systeme meurtrier, basta . tout le reste ce sont des fables, la valeur du travail est un mythe, une religion.

          SI on veux y croire et collaborer, on travaille.

          Si on veux croire qu’on travaille et passer son temps sur internet comme Lerma pendant que des chinois bossent 10 heures par jour pour 1 euro par mois pour fabriquer notre ordi. On est un menteur, un hypocrite, un fourbe et un meurtrier.

          Une ideologie peux tuer, et c’est ce que fait celle du travail et de l’argent, mais ca reste une ideologie, on peux toujours en changer , à moins que ca soit une religion, et la c’est plus dur ...


          • mariner valley mariner valley 12 mars 2008 13:54

            Kerviel,

            on t’as reconnu


          • gdm gdm 13 mars 2008 12:54

            @ARFF

            Dans votre commentaire, je relève deux affirmations tres contestables. Il me semble inexact d’affirmer que tout salarié serait nécessairement un esclave.

            D’autre part, vous affirmez que la monnaie serait créée à partir de rien. C’est inexact. Un banquier crée de la monnaie en échange de la créance d’un emprunteur.


          • Ceri Ceri 12 mars 2008 12:24

            merci d’avoir mis le doigt sur LE gros problème : la politique anti inflationniste idéologique de la BCE (et de la FED surtout quand il s’agit d’accélérer la crise subprime).
            C’est du malthusianisme.


            • DIEU le père 12 mars 2008 13:16

              Je vais tenir un propos extrèmmement tabou, et dont je précise par avance que je ne préconise en rien son application. Je le constate avec tristesse.

              L’enrichissement d’un pays est souvent la conséquence d’une victoire militaire sur un autre pays. Il en découle une amélioration des débouchés commerciaux et un enrichissement collectif du au pillage qui s’en suit.

              Rome s’est faite sur ce principe. Les romains n’avaient aucun problème moral (le concept vient avec Cicéron) pour masssacrer et piller. Le système aura duré longtemps.

              En ce sens, la France stagne car elle ne peut utiliser la guerre pour régler ses problèmes ou du moins les réguler. Il est clair qu’il y a 2 siècles, le chantage des pays pétroliers n’aurait pas fait long feu.

              Rappelons d’ailleurs que la victoire de Rome sur la Macédoine a eun pour conséquence la supression pure et simple de l’impot sur le revenu pour les citoyens romains.


              • JL JL 12 mars 2008 20:35

                Mais oui, et c’est pourquoi les américains sont toujours en guerre.


              • JL JL 12 mars 2008 23:08

                De bonnes idées dans votre article, mais d’autres qui me laissent perplexe, par exemple :

                ""…, regardez ce graphique : On voit très clairement qu’il y a une relation entre le taux de chômage et le niveau de l’inflation.""

                Très clairement ? Vraiment ? Vous êtes sûr ?

                Et pourquoi vous être arrêté en 1999 ? Vous n’avez pas les chiffres pour les 10 dernières années ? Remarquez, avec tous ces tripatouillages sur le mode de calcul du taux de chômage, on peut se demander si ces chiffres ont encore une signification.


              • Zevengeur Zevengeur 12 mars 2008 23:26

                Oui le graphique semble sans ambiguité.

                Quand au taux de chômage, je vous rejoins et j’irai même plus loin car les personnes non inscrites à l’ANPE ne sont pas comptées dans les statistiques, certains RMISTES et j’en connais n’attendent rien de cette agence mais cherchent quand même un emploi d’arrache pied.

                On a aussi le problème des indices montrant que tout est fait pour sortir des statistiques le plus de chômeurs afin de rendre ces dernières plus flatteuses, mais ces chômeurs exclus deviennent des exclus tout simplement et comme ces derniers ne sont pas comptabilisés....

                Au sujet des RMISTES, idem, on retire arbitrairement ce dernier à des gens qui n’ont que ça pour vivre violant ainsi la constitution de 1958 et le devoir de solidarité, c’est inhumain.

                Il y aurait beaucoup à dire si on creuse autour de ces sujets.

                 


              • Nycolas 13 mars 2008 09:00

                Désolé mais je rejoins le commentaire au-dessus, ce graphique n’est pas clair, d’ailleurs il n’est pas expliqué... Vous nous dites seulement "regardez, c’est très clair".

                J’ai beau me dire que la méthode Coué fonctionne peut-être avec certains, j’ai bien regardé ce graphique et je ne suis pas parvenu à le trouver clair. Je ne suis même pas parvenu à le comprendre, en fait.

                Le minimum aurait été de faire preuve d’un peu de pédagogie à l’égard des lecteurs qui ne sont pas férus de ce genre de graphique bizarre avec une courbe qui monte, descend, part à gauche et à droite en s’emberlificotant d’une manière illisible.

                Merci de bien vouloir nous l’expliquer...

                 

                Sinon le reste de l’article est très bien, même s’il ne me révèle rien de sensationnel, à part ce que je sais depuis longtemps (je suis au chomage depuis plus de 7 ans) : le chômage joue un rôle social...

                Effectivement en premier lieu parce qu’il permet le chantage à l’emploi. Le chomeur et le sdf ont ceci en commun qu’ils font peur. A priori, personne n’a envie de se retrouver à ramer dans la rue, ou même chez soi, sans avoir rien à faire de sa vie.

                Et pourtant ne pas travailler, ce n’est pas rien faire. Il y a des tas d’activités intéressantes, et parfois même plus constructives que de travailler à rendre la société plus productive et donc plus polluante et délétère pour la nature. Il y a souvent bien mieux à faire que de perdre sa vie à la gagner, comme de s’impliquer dans une association, écrire, réfléchir, se documenter et se cultiver. Autant de choses qu’on n’a pas tellement le temps de faire quand on bosses et qu’on s’esclavagise pour l’Etat ingrat. A fortiori quand on a en plus une famille, autre élément qui vous enchaine au travail...

                Cela fait longtemps que je défends l’idée que le travail n’est pas tout et qu’il y a des tas d’autres moyens de s’accomplir. Le jour où cette idée aura fait son chemin, peut-être que les gens culpabiliseront moins de se trouver au chômage (le taux de suicide des chômeurs est élevé) et qu’on pourra réfléchir plus sereinement à une autre façon d’envisager la vie... La vie ce n’est pas le travail. Heureusement pour ceux qui ont un travail dégradant, déprimant, destructeur physiquement et moralement...

                Et pour finir je répète que travailler, c’est bien souvent, bon gré mal gré, une façon d’alimenter le système productiviste, consumériste et destructeur de l’environnement. Alors ne pas travailler, est-ce si grave ? Je ne pense pas... Du moment qu’on a de quoi survivre, ce qui est un autre problème.


              • gdm gdm 13 mars 2008 12:29

                @DIEU le père

                Adam Smith, dans son livre sur l’origine de la richesse des nations, disait que la richesse des nations provient de l’échange entre les individus, de la division du travail. Que chacun fasse le travail pour lequel il est le plus productif.

                Vous affirmez que l’enrichissement d’un pays proviendrait souvent de ses victoires. Vous auriez pu dire de ses conquetes. Comme vous le rapellez justement, ce fut le cas de l’empire romain. Mais, l’empire romain a implosé lorsque le cout de mise sous tutelle des nations éloignées, devint supérieur au poids des taxes infligés aux peuples vaincus.

                Vous prétendez que Ciceron aurait accepte une absence de morale de l’Etat romain. Je n’en suis pas si sur. Rapellez vous les philippiques, discours celebres de Cicéron. Ciceron n’approuvait pas les exces de Catinina qui pillait la province dont il était gouverneur. "Qusque tandem Catinina...". Jusqu’ou iras-tu Catinina, dans tes exactions ?, disait Ciceron dans ses discours aux Sénat Romain.

                Aujourdhui, les nations les plus clairvoyantes ont compris que leur enrichissement passe par les échanges et par la mondialisation.

                 


              • Forest Ent Forest Ent 12 mars 2008 13:16

                Une corrélation, évidente ici, n’est pas une causalité. Ca n’explique par exemple pas pourquoi on change de politique à un moment donné.

                Allez, je vous propose gracieusement une interprétation aussi plausible qu’une autre.

                Mettez en relation avec les deux précédents un troisième paramètre observable : l’âge de la population. Vous allez constater qu’il est tout aussi corrélé. Une population vieille favorise le capital (les rentes acquises), et une jeune le travail (l’endettement/investissement).

                Conclusion possible : votre article met en évidence le déclin démographique de l’occident.

                C’est une parmi des milliers d’autres, parce que la plupart des indicateurs imaginables ont varié dans un sens donné sur les 50 dernières années. Mais j’aime bien l’idée des cycles de Kondratief.


                • coati coati 12 mars 2008 13:24

                  C’est une mauvaise chose le déclin démographique ?


                  • coati coati 12 mars 2008 13:27

                    de l’occident


                  • DIEU le père 12 mars 2008 14:06

                    Dans la mesure ou ceux que l’on fait venir pour payer ta future retraite te destetent, et considèrent que tu as pillé leur pays... tu est seul juge de ce qui va finir par t’arriver.


                  • coati coati 12 mars 2008 14:08

                    @ antiholiste

                    D’accord pour ne pas céder trop facilement à la théorie du complot, mais sans pratiquer l’excès inverse...


                  • antiholiste 12 mars 2008 13:56

                    Encore une théorie du complot, visiblement tout est bon pour éviter de remettre en cause ses croyances. La BCE et la FED sont donc les grands méchants banquiers centraux qui imposent le dogme de l’inflation faible pour entretenir le chomage de masse et maximiser les rentes du capital... C’est tellement simple, tellement puéril, faudrait penser a mettre un terme a cette crise d’adolescence qui s’éternise.

                    Petits troubles dans la théorie du grand méchant loup, la BCE a été créée en 1998, le taux de chomage dans l’union est en baisse, la France étant au dessus de la moyenne européenne (6.6% en 2007), et celui des USA est autour de 5% depuis des décennies. Un chateau de carte en moins. Si le chomage plombe assurément les revenus du travail en France, il plombe tout autant la croissance. Effectivement, la politique démagogique de la demande menée depuis des décennies s’est avérée totalement inefficace.


                    • gnarf 12 mars 2008 14:32

                      En Pologne l’inflation est passee de 8% a presque zero. Dans le meme temps le chomage est passe de 20% a 12%.

                      Et l’Irlande...etc....

                       

                      Desinformation, comme d’habitude....et je suppose que les lecteurs apprecient, car cela conforte leur opinion. Vous n’avez pas honte ? On dirait les pretres d’une nouvelle religion (anti-liberale) maintenant le peuple dans leur dogme ignare. Vous croyez encore que la planete economique est plate.


                      • karg se 12 mars 2008 14:40

                        Jouer avec l’inflation c’est prendre le risque d’avoir du chomage et de l’inflation, Phelps avait prévenu quelques décénies avant la crise.


                      • Internaute Internaute 12 mars 2008 16:09

                        N’en déduisez pas que c’est la faible inflation qui est la cause du faible chômage. En ce qui concerne la Pologne il y a suffisamment d’emploi qui sont partis de France ou d’Allemagne vers ce pays pour que le chômage y soit faible. Il faudrait comparer le solde de la création d’emplois en Pologne avec les chiffres Allemands et Français. On y verrait plus clair.


                      • karg se 12 mars 2008 17:23

                        Difficile de voir un transfert d’emploi vers la Pologne quand beaucoup de polonais quitte la Pologne pour travailler en Irlande notamment, quelques mois à 8.5euro de l’heure et un aller retour Rayanair, ça suffit pour passer l’année au chaud en Pologne.

                        D’autre part la création d’emploi dans les pays de l’Est repose aussi sur la croissance interne, les nouveaux européens consomment, de même que les chinois consomment de plus en plus.


                      • Gilles Gilles 12 mars 2008 15:50

                        "Deuxième observation : lorsque le chômage est élevé, alors l’inflation est faible"

                        Oui mais est ce que si lorsque l’inflation est élevé, alors le chomage est faible ?

                        Ce que vous voulez dire, c’est qu’en cas de chomage faible, les salariés seraient en position de force pour négocier les salaires à la hausse et donc cela produit de l’inflation (entre autre facteurs bien sur). Autrement dit, ce n’est pas parce que l’inflation est de retour que l’emploi s’améliorera forcément

                        ce qui me prarait évident c’est que les politiques, capitalistes et autres financiers n’ont absolument aucun intérêt au plein emploi. D’ailleurs le taux de 5% annoncé comme plein emploi est la limite autours de laquelle on estime que socialement la pression baisse suffisament et permet aux politiques d’en engranger les dividendes, mais ça n’augmente pas les coûts salariaux car il y a encore suffisament de demande. 5% de chomage en 1975 c’était l’horreur..maintenant c’est un rêve ! Bizarre...

                        Sans compter que l’on refuse de comptabiliser les temps partiels subis dans ces chiffres....donc même à 4% de chomeurs officiels, si le taux de temps partiel subis est de 20%, alors il y aura toujours autant de demande qu’aujourd’hui de la part des travailleurs pour accéder à un autre emploi et de fait par concurrence faire que les salaires stagnent


                        • ARFF 12 mars 2008 16:01

                          à antiholiste,

                          evidement qu’il n’y a pas de complot, mais l’article ne parle pas de complot. Mais dénonce les pratiques de ces personnes tres mures, comparé a nous les adolescents.

                          ces adultes responsables qui jouent au monopoly avec nos vies, n’hesitent pas a prendre des decisions d’une sagesse profonde qui tuent chaque jour des etres vivants , dégradent la planete pour quelques morceaux de papier virtuel.

                          Bien sur ces gens sont des grandes personne qui inventent des theories economiques (le nairu) comme ca , pour faire grande personne , pour pas etre puéril, mais qui, selon toi, les appliqueraient pas, probablement par soucis de responsabilité envers les pauvres enfants sans cervelles que nous sommes.

                          Ta vison du monde est un peu simpliste dis moi ; si on a le pouvoir alors on est responsable, si on le critique on est un rebelle adolescent . C’est si simple la vie petit esclave...

                           


                          • Internaute Internaute 12 mars 2008 16:05

                            Comme le dit Forest Ent corrélation n’est pas causalité. On pourrait croire à une causalité s’il y avait en plus une théorie économique solide qui soutienne la proposition, ce qui n’est pas le cas ici.

                            A titre de contre-exemple, les pays africains où le chômage atteint 50% et plus sont aussi ceux où l’inflation dépasse les 50%.

                            Le chômage ne baissera pas car les postes de travail sont partis à l’étranger à cause des députés qui ont mis nos entreprises et leurs travailleurs en concurrence libre et faussée avec les pauvres du tiers-monde. Comme 95% de ces mêmes députés sont régulièrement ré-élus il n’y a aucune raison pour que cela change. Le déficit démographique devrait faire baisser le chômage mais comme en même temps on pratique la mission portes ouvertes à l’immigration on ne bénéficiera même pas de cet avantage.

                             


                            • gdm gdm 12 mars 2008 17:10

                               

                              @Zevengeur

                              L’inflation et le chômage sont deux chiffres qui préoccupent une population.
                              Cependant, il me semble hasardeux d’affirmer qu’il existerait un lien direct entre ces deux chiffres. La courbe de Philips est ainsi très contestée.

                               

                              En effet, la cause essentielle du chômage excessif en France est liée à de nombreuses rigidités diverses du marché du travail. Ces rigidités sont souvent voulues par les populations comme résultant d’un choix de société. L’Etat français veut privilégier la solidarité et la protection des citoyens devant les aléas de la vie plutôt que le risque et la recherche de l’argent.

                              L’inflation a d’autres causes. Chaque emprunt contribue à augmenter la demande, donc les prix. Mais pendant la durée de l’emprunt, l’emprunteur de créer des richesses, marchandes et non marchandes. Parfois, l’emprunt aide l’emprunteur à créer plus de richesses marchandes.

                              Ces richesses marchandes ainsi créées satisferont une demande et contribueront à résorber l’inflation. Cet emprunt contribuera à l’inflation des prix jusqu’à ce que l’emprunteur crée les richesses promises et les vendent. L’emprunt a alors cessé d’induire une inflation. Puis l’emprunteur rembourse son prêt.

                              Un emprunt contribue à l’inflation entre la date de l’emprunt et la date de création des richesses par l’emprunteur. Un prêt à long terme contribue longuement à l’inflation. De même, un prêt court contribue brièvement à l’inflation.

                              Les emprunts non remboursés, dont les créances douteuses, ont donc une incidence durable sur l’inflation. La majeure partie des emprunts fait par les Etats n’induit que peu de création de richesses marchandes. Les emprunts faits par l’Etat contribuent donc à une inflation durable.

                              L’économiste Milton Friedman soutenait que l’inflation est toujours un phénomène
                              monétaire. Il recommandait donc aux gouvernements qu’il conseillait de limiter leur endettement. L’augmentation du taux de l’inflation provient de l’augmentation nominale de la demande. La demande provient des crédits, donc contribue à l’endettement global et à l’augmentation de la masse monétaire.

                              Les causes du chômage et de l’inflation sont distinctes. Le lien que je vois entre ces deux phénomènes est que les entreprises ont souvent intérêt à emprunter pour produire plus et donc embaucher davantage. les emprunts des entreprises peuvent parfois induire une tension sur la demande certains produits, donc une tendance à inflation de certains produits.

                               


                              • gdm gdm 12 mars 2008 17:11

                                 

                                @Zevengeur

                                L’inflation et le chômage sont deux chiffres qui préoccupent une population.
                                Cependant, il me semble hasardeux d’affirmer qu’il existerait un lien direct entre ces deux chiffres. La courbe de Philips est ainsi très contestée.

                                 

                                En effet, la cause essentielle du chômage excessif en France est liée à de nombreuses rigidités diverses du marché du travail. Ces rigidités sont souvent voulues par les populations comme résultant d’un choix de société. L’Etat français veut privilégier la solidarité et la protection des citoyens devant les aléas de la vie plutôt que le risque et la recherche de l’argent.

                                L’inflation a d’autres causes. Chaque emprunt contribue à augmenter la demande, donc les prix. Mais pendant la durée de l’emprunt, l’emprunteur de créer des richesses, marchandes et non marchandes. Parfois, l’emprunt aide l’emprunteur à créer plus de richesses marchandes.

                                Ces richesses marchandes ainsi créées satisferont une demande et contribueront à résorber l’inflation. Cet emprunt contribuera à l’inflation des prix jusqu’à ce que l’emprunteur crée les richesses promises et les vendent. L’emprunt a alors cessé d’induire une inflation. Puis l’emprunteur rembourse son prêt.

                                Un emprunt contribue à l’inflation entre la date de l’emprunt et la date de création des richesses par l’emprunteur. Un prêt à long terme contribue longuement à l’inflation. De même, un prêt court contribue brièvement à l’inflation.

                                Les emprunts non remboursés, dont les créances douteuses, ont donc une incidence durable sur l’inflation. La majeure partie des emprunts fait par les Etats n’induit que peu de création de richesses marchandes. Les emprunts faits par l’Etat contribuent donc à une inflation durable.

                                L’économiste Milton Friedman soutenait que l’inflation est toujours un phénomène
                                monétaire. Il recommandait donc aux gouvernements qu’il conseillait de limiter leur endettement. L’augmentation du taux de l’inflation provient de l’augmentation nominale de la demande. La demande provient des crédits, donc contribue à l’endettement global et à l’augmentation de la masse monétaire.

                                Les causes du chômage et de l’inflation sont distinctes. Le lien que je vois entre ces deux phénomènes est que les entreprises ont souvent intérêt à emprunter pour produire plus et donc embaucher davantage. les emprunts des entreprises peuvent parfois induire une tension sur la demande certains produits, donc une tendance à inflation de certains produits.

                                 


                                • Argentomaouss Argentomaouss 12 mars 2008 19:27

                                  Je ne suis pas expert en économie et en histoire, mais au début des années 30 en Allemagne il me semble me souvenir que le taux de chômage et l’inflation étaient tous les deux très (c’est un euphémisme) élevés...

                                  N’est-ce pas là une limite de votre théorie ?

                                  A moins que ce ne soit l’exception qui confirme la règle...


                                  • gdm gdm 13 mars 2008 09:38

                                    @Argentomaouss

                                    En effet, une limite à cette explication est que la monnaie soit gérée normalement. L’Allemagne des années 1920 avait une infaltion des prix qui provenait d’un fonctionnement anormal de la création monétaire. La ménagere allemande devait dépenser un million de mark pour ses achats quotidiens. Imprimer des billets de banque sans contrepartie est une spoliation partielle sur les possesseurs de billets de banque.


                                  • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 17 mars 2008 09:09

                                    Cela dit, créer de la monnaie sans contrepartie (crédit à la consommation) est aussi une spoliation. Créer de la monnaie pour aider à consommer ne participe pas à la création de richesse matérielle, et fait baisser la valeur de la monnaie (le pouvoir d’achat du symbole monétaire, pour être clair). Créer de la monnaie pour des emprunteurs douteux, en spéculant sur la valeur du bien acheté, est criminel, et fini par se voir (crise des subprimes).

                                    La gestion monétaire actuelle n’est pas plus "propre" ni plus raisonnable (sans parler d’être rationnelle...) que celle de l’Allemagne des années 30. Elle ne l’est pas, parce que ce sont des acteurs privés qui en décident en fonction de leur intérêt propre et immédiat. La crise de l’inflation des années 30 en Allemagne était issue de la gestion de la monnaie par un Etat voyou, qui ne voyait que l’intérêt propre et immédiat de ses dirigeants.

                                    La monnaie est affaire trop sérieuse pour être abandonnée à l’un ou l’autre sans contrôle citoyen. Reprendre le contrôle de notre monnaie est une voie possible pour sortir des impasses qui sont devant nous (impasse financière en premier, mais aussi environnementale, sociétale (révolte des basses couches sociales), démographique, etc), et je vois avec satisfaction que ce thème revient de plus en plus souvent sur les post et dans les articles, preuve peut-être que la population se réveille et commence à identifier les vraies raisons de notre impuissance politique.


                                  • gdm gdm 24 mars 2008 00:53

                                    @Brieuc Le Fèvre

                                    Conrairement a ce que vous écrivez, le pret a la consomation n’est pas sans contrepartie. En effet, en echange de l’argent prété par le banquier, l’emprunteur lui remet une créance. Or la créance a nécessairement plus de valeur marchande que la monnaie prétée.


                                  • Savinien 12 mars 2008 19:49

                                    Une autre manière d’aborder la question est de se demander si, pour assurer leurs profits, les financiers sont prets à jeter à la rue des salariés. La réponse ne fait hélas aucun doute : c’est par wagons entiers que ces messieurs de la finance délestent les entreprises de leur personnel. On appelle ça "modernisation", "restructuration", "délocalisation" ou comble de l’ironie "plan de sauvetage". A nous autres les idiots pathologiques, on démontre avec force de diagrammes, courbes de Gauss, ou équation ésotérique que tout celà est nécéssaire, inévitable, que le soleil viendra forcément aprés l’averse. Gardons pleine confiance envers ces spécialistes grassement rémunéré qui inculquent au bon peuple la patience : aprés la pluie le beau temps nous disent-ils, et ce depuis au moins trente ans... Le disque est inusable. On le ressert aprés chaque élection.

                                    Il est possible que je sois une erreur de la nature, un monstre aberrant, puisque le charme du disque n’opère plus sur mon oreille. J’ai l’immense tort de croire que la petite musique sonne faux, que la vérité pourrait bien ressembler à tout autre chose qu’une berceuse à l’adresse des chomeurs ou des futurs licenciés. En un mot, on se fiche de nous. La vérité n’est pas à chercher dans des formules mathématiques bonnes à impressionner des crétins boutonneux, elle est plutôt à chercher du coté des bonnes vieilles passions humaines. Et quel est le moteur de ces passions pour ce qui touche à l’économie ? Pas la peine de se gratter : le fric.

                                    Et c’est en son nom qu’on ferme des usines et vire à coups de pieds au cul ceux qui ont l’idée malsaine de travailler pour vivre. Le fric est une passion, et comme toute passion authentique, il peut conduire à l’indifférence envers autrui, ou même pire. "Crève donc misérable looseur, tu m’empèches de jouir sans entrave de mon doux matelas de biffetons", voilà ce qu’il nous dit le fric, quand il est sur que personne ne l’écoute. Le bon goût voudrait que je termine sur une note optimiste, histoire de ne pas désespérer ceux qui croient encore qu’en haut lieu on fait tout pour les sortir de leur trou sordide. Je ne vais pas y manquer : chers amis qui aujourd’hui marchez à genou dans les miasmes du chomdu, consolez-vous, car demain vous allez ramper le nez dans le caca. J’ai d’ailleurs une grande nouvelle pour vous : bientôt esclavage pour tous (ou presque), et euthanasie obligatoire pour ceux qui sont pas d’accord. Avec ça, vous pouvez dormir sur vos deux oreilles : fin du chomage garanti et bonheur éternel en chemise kaki...


                                    • Marc Bruxman 12 mars 2008 19:59

                                      L’inflation est fort néfaste pour une certaine catégorie de capitalistes et très favorable pour une autre.

                                      Si votre entreprise a recourt au crédit, une bonne dose d’inflation est toujours bonne à prendre si vous savez la saisir pendant les premiéres années. De même si vous possédez de l’immobillier, l’inflation est une bonne chose et vous n’avez pas intérêt à vendre vos appartements. En gros :

                                      • L’inflation favorise les actifs tangibles (immobillier, or, outil de production, ...)
                                      • Une faible inflation favorise le placement monétaire.

                                      Exemple con : Imaginons que l’on doive bientot se taper une inflation aux alentours de 10%

                                      Vous achetez aujourd’hui un appartement à taux fixe dont le remboursement s’éleve à 700€ par mois. Avec l’inflation votre appartement va s’apprécier et gagner ses 10% par an en moyenne (hors crise ou bulle immo). Mais votre crédit vous coute toujours 700€. Or imaginons que vous gagnez le SMIC, au bout d’un an à 10% vous gagnerez déja 1100 € puis au bout de 5 ans vous gagnerez 1585.10 €. Au bout de 10 ans votre smic vaudra 2319 € Petit à petit la somme que vous avez à rembourser va devenir négligeable. Vous aviez au départ un prêt irremboursable et en 10 ans sans augmentation de salaire autre que l’inflation vous pouvez rembourser ce pret sans problème. Si le mouvement d’inflation dure sur 20 ans, c’est la joie pour vous.

                                      A l’inverse, il vous suffira de mettre un locataire dedans pour rafler la mise. Votre locataire vous rapportera ainsi plus que le remboursement du crédit ce qui est un comble ! Cela vous permet d’acheter votre deuxiéme appartement au bout de seulement deux ou trois ans de remboursements du premier emprunt. Les plus malins ont fait ca durant les années 70 et certains ont constitués ainsi un patrimoine immobillier immense en partant d’un pret qu’ils avaient du mal à rembourser la premiére année. Seulement il suffisait de vivre dedans les 3 premiéres années puis mettre un locataire et recommencer pour gagner gros. En plus à l’époque ou il n’y avait pas d’informatisation, il suffisait de mentir au banquier quand il demandait votre endettement. (Bon ok ca marche encore de mentir à son banquier).

                                      A l’inverse, l’inflation est "atomique" pour les systèmes sociaux comme la retraite. Car toute capitalisation est alors vaine.

                                       


                                      • wiztricks 12 mars 2008 20:58

                                        Bon article et commentaires intéressants.

                                        Effectivement nous avons dans la famille capitaliste les entrepreneurs et les rentiers. Les entrepreneurs vont voir les banquiers pour obtenir des crédits. Ils prennent des risques et comme tout débiteurs ne sont peut être pas mécontent que l’inflation réduisent leur dette.

                                        Les rentiers vivent sur le rendement de leurs actifs - loyers, intérêts d’emprunts, ... -, que l’inflation déprécie.

                                        - W

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