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Accueil du site > Actualités > Economie > Le pire ennemi des profits est-il le plein emploi ?

Le pire ennemi des profits est-il le plein emploi ?

Le chômage est un redoutable moyen de cœrcition entre l’Etat et le patronat, et constitue le meilleur moyen d’imposer la paix sociale et le contrôle des salaires par le biais de la précarité.

Oui, le pire ennemi des profits financiers, c’est le plein emploi. En effet, si l’on veut continuer à garantir aux investisseurs 15 % de ROI, il faut savoir le générer de quelque part. Dans un contexte macroéconomique qui génère allègrement 5 % de croissance à l’échelle planétaire et difficilement 2% en Europe, il faut peser sur les coûts afin de combler le « gap  ». La rémunération du travail étant perçue comme un coût, il faut la minimiser en faisant en sorte que l’emploi soit une denrée rare. Mais existe-t-il un nombre magique qui permette de fixer le point à partir duquel la pression sociale/salariale, les profits et le taux de chômage sont tels qu’ils optimise nt [2] l’inflation ? Ce nombre magique existe et a un nom : c’est le NAIRU [3] ou taux de chômage d’équilibre ou encore taux de chômage « naturel ». (Voir schéma). Le postulat de départ est le suivant : lorsqu’on s’approche du plein emploi, la capacité des salariés à négocier des augmentations de salaire s’accroît, les entreprises répercutent le coût du travail plus élevé sur les consommateurs, et l’économie est entraînée dans une spirale infernale salaires-prix.

Le NAIRU permet de modéliser la croissance potentielle du PIB (La croissance au delà de laquelle il ne faut pas aller, au risque de faire croître l’inflation), et il est admis que s’il n’y a pas de croissance il y a du chômage potentiel.

L’obsession des économistes et des banquiers centraux est la lutte contre l’inflation (la crise de 29 a laissé des traces indélébiles). L’administration européenne en a également fait son cheval de bataille : stabilité des prix (Traité de Maastricht), la lutte contre l’inflation est un bien commun de l’Union au même titre que l’euro (Traité de Lisbonne). Dans ce contexte la BCE a statutairement pour principal objectif de maintenir la stabilité des prix au détriment de tout autre paramètre, y compris le niveau d’emploi. Comme le dit Modigliani [4] lui-même : « La BCE est responsable du taux de chômage élevé en Europe, [...] la BCE programme le chômage » .Chaque fois qu’un banquier central augmente ses taux d’intérêts ou qu’il décide de ne pas les baisser en situation de diminution de l’activité économique (mesurée par le PIB), il sait qu’il met au chômage les catégories les plus vulnérables de la population.

Mais pourquoi la lutte contre l’inflation est-elle importante ? L’inflation, c’est l’augmentation du niveau général des prix, c’est ce qui donne sa valeur à l’argent, et l’argent doit garder cette valeur dans le temps afin de pouvoir transférer/garder les richesses ; or, s’il y a trop d’inflation, l’argent perd de sa valeur. Ce qui en soi est une mauvaise chose pour les créanciers, et a contrario une aubaine pour les débiteurs.

En fait, le chômage n’est rien d’autre qu’une variable d’ajustement économique au service du politique. Avec tous les effets négatifs ou positifs, selon sa position dans les « castes » socio-économiques que cela implique sur le taux d’emploi, sur la perte de vitalité de nombre de territoires européens, sur la réduction de rémunération du travail et sur l’augmentation de celle du capital.

Dans le même esprit qui fait que l’externalisation (outsourcing) permet à une entreprise de transformer ses coûts fixes en coûts variables de façon à pouvoir mieux maîtriser sa capacité relative à générer des profits indépendamment du volume de son activité économique, le NAIRU permet de modéliser la croissance potentielle de façon à ce qu’elle ne soit pas supérieure au point à partir duquel l’inflation augmente, c’est-à-dire à partir duquel l’unité de valorisation du capital baisse. C’est aussi dans cette même logique de variabilisation des coûts fixes que s’inscrivent le CPE, le travail temporaire, la filière des stages, les contrats à durée déterminée et autres formules visant à assouplir et à fluidifier le travail. Plus efficace que la variabilisation des coûts fixes, il existe la mondialisation. Car c’est cela, la mondialisation : une réorganisation du travail à l’échelle planétaire, parce que cela permet aux grandes entreprises, en supprimant toutes les barrières, de trouver une main-d’œuvre docile, de qualité dans certains cas, et en tout cas à un coût défiant toute concurrence, dans des pays dans lesquels on est certain que les travailleurs ne pourront pas se syndiquer ni revendiquer d’augmentations de salaires.

L ’inflation se définit normalement comme une hausse durable du niveau général de tous les prix (c’est-à-dire des prix de tout ce qui s’échange -s’achète et se vend- dans une économie), dans les faits, l’inflation est mesurée par l’indice des prix à la consommation. On serait en droit de se demander pourquoi l’augmentation/diminution des valeurs mobilières (actions, obligations) et des valeurs immobilières (bâtiments, sicafi) n’est pas prise en compte dans le calcul des prix à la consommation. Parce qu’un bien de consommation, par définition, perd de sa valeur avec le temps (vous le revendrez sans doute moins cher un an après l’achat), alors qu’un investissement est par définition (ou par convention) supposé correspondre à l’inverse. Or le système financier, comme nous l’avons déjà souligné, transfère dans le temps les plus-values produites par les investissements. Il serait donc contre-productif de tenir compte, dans le calcul de l’inflation, d’un paramètre qui a pour vocation d’augmenter, puisque, ce faisant, il viendrait augmenter l’inflation qui, par voie de conséquence, diminuerait la valeur de l’investissement. De plus, comme le fait remarquer l’économiste Friedman : « Si les ménages sous-estiment le taux d’inflation effectif, ils seront enclins à offrir plus de travail, puisqu’ils surestiment le salaire réel proposé, ce qui les conduit à accepter des propositions d’emplois qu’ils refuseraient si leurs prévisions étaient correctes. »

Pour être complet, voici une autre définition du taux naturel de chômage non accélérateur d’inflation : norme qui fait monter ou baisser la Bourse en fonction du nombre d’emplois créés ou détruits.

Toutefois, dans certain pays, l’utilisation du concept du NAIRU n’est pas très répandue. En Belgique, par exemple, cela résulte sans doute en partie du fait que le taux de chômage observé a été la plupart du temps significativement plus élevé que le NAIRU au cours des vingt dernières années. En 2003, le NAIRU pour la Belgique était de 7,2% alors que le taux de chômage était de 12,3%. De façon générale, pour le reste des pays qui sont attentifs à ce paramètre, le taux de chômage reste de 1,5% supérieur au NAIRU.

Au-delà du discours économico-financier, ne nous voilons pas la face, il y a un inquiétant problème d’emploi. Les jeunes ont des problèmes d’emploi, mais aussi les femmes, les immigrés, les personnes de plus de cinquante ans... Bref, tout le monde a un problème d’emploi ,et de précarité relative. Or le travail est le meilleur rempart contre la pauvreté [5] . Ne serait-il pas urgent que nos élus osent poser la question de la finalité de l’organisation politique d’une société ?

L’actuelle, complètement focalisée sur la maximisation des profits à court terme au bénéfice de la finance mondialisée, ou une autre, qui pourrait permettre de mettre l’humain d’une façon pérenne au centre des préoccupations... Certes, le marché est utile, et ses contraintes sont génératrices de dynamique créatrice de valeurs. On ne peut cependant lui laisser libre champ, toujours et partout, dès lors que cela met en cause la stabilité même de nos sociétés humaines et leur capacité à assurer leur cohésion sociale.

Cet article a été largement inspiré par la lecture des blogs suivants de Guillaume de Baskerville :
http://lenairu.blogspot.com
http://lenairu.free.fr
http://linflation.free.fr
Permettez moi de vous en conseillez la lecture.


  • [2] Objectif de Maastricht : inflation <2% an
  • [3] Non accelarating inflation rate of unemployment, taux de chômage minimum qui n’accélère pas l’inflation.
  • [4] Créateurs du concept du NAIRU ( Modigliani et Papademos (VP BCE))
  • [5] 14,8% de la population belge appartient au groupe présentant un risque élevé de pauvreté (revenu disponible <777€/mois) SPF 2006/4A

Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (134 votes)




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52 réactions à cet article    


  • Marc P (---.---.228.50) 26 mai 2006 11:13

    Belle leçon d’humanisation d’une pensée aujourd’hui si « cybernétisée » et tout autant « cybernétisante »... : la pensée économique...

    Un grand merci M CHIAVARINI !

    Marc P


    • luigi (---.---.188.224) 26 mai 2006 11:24

      A titre de comparaison le seuil à partir duquel la France considère une personne pauvre est de 635€ aux USA il est de 775$ , en italie 615€.


    • Marc P (---.---.228.50) 26 mai 2006 11:46

      Et donc le revenu médian en Fr serait 1270 euros ?... Donnée également peu reluisante, surtout au regard du revenu moyen, considérablement supérieur....

      Marc P


    • Quanthomme (---.---.194.78) 26 mai 2006 11:32

      Bonjour.

      Merci de cet article qui mériterait une présentation télévisuelle au JT de 20H (+ un débat ?) pour expliquer le fonctionnement de l’économie capitaliste aux peuples concernés (vue la mondialisation en cours, tous le sont je pense).

      En tant que professeur d’économie, que pensez vous d’une éventuelle mise en place de ce qu’on appelle le « Revenu d’Existence Inconditionnel » ?


      • Luigi (---.---.166.250) 27 mai 2006 04:51

        Le revenu garanti n’est pas une utopie aux conditions suivantes :
        - Il faut renoncer au droit à la propriété individuelle, ce faisant à la pensée libérale ;
        - Il faut changer la logique de croissance et adopter celle qui serait enclin à produire de la « décroissance » c’est à dire gestion prudente des ressouces disponibles en quantitée finie sur la planète.
        - Il faut accepter de ne plus assouvir que les besoins primaires (nouriture, logement, santé)
        - Il faut également abandonner la logique selon laquelle le capital prend de la valeur dans le temps (les intérêts)

        Vous l’aurez compris c’est tout le paradigme de l’organisation de notre société qu’il faut remettre en question. Car un revenu actuellement n’est légitime que si il est donné en contre partie de la mise à disposition de capital et/ou de (moins en moins il est vrai) travail. Dès lors l’existence conjointe d’un systéme de revenu garanti et d’un systéme de revenu en contre partie d’une valeur ajoutée (capital / travail) ne sont pas compatible.

        il faut faire des choix de société.


      • François (---.---.111.90) 30 mai 2006 12:02

        Juste un détail :

        Entre les chaînes privées qui sont dans les mains de capitalistes du béton ou autre, et les chaînes publiques contrôlées par le gouvernement, lui même à la solde de la même clique industrielle, sans oublier les journalistes eux-mêmes, pour la plupart totalement impliqués dans ce système de privilèges, on a bien peu de chance de voir la vérité étalée aux yeux de la population.

        Ces vérités ne sont pas nouvelles, mais tant que l’information restera sous ce contrôle, le « système » en place n’est pas prêt de se voir démonter.


      • herbe (---.---.3.164) 26 mai 2006 12:16

        j’ai dégusté cet article ! On y perçoit un tel humanisme.

        Vous posez cette question : « Ne serait-il pas urgent que nos élus osent poser la question de la finalité de l’organisation politique d’une société ? »

        mon souhait est que la réponse de tous soit : sans hésiter oui !

        Au delà de l’organisation actuelle basée sur l’exploitation des peurs et de l’anxiété de la majorité au profit d’une minorité, je perçois la possibilité d’une réversion en cercle vertueux basée sur : confiance, optimisme, enthousiasme etc...

        N’est il pas étonnant qu’il y ait une gestion de la pénurie alors que dans le même temps il existe des chantiers à mettre en oeuvre et d’utilité sociale sans conteste énormes ?

        ça me rappelle le « n’ayez pas peur » à transformer en « n’ayez plus peur », élus, citoyens, entrepreneurs et décideurs, etc... n’ayez plus peur...


        • Marc P (---.---.228.50) 26 mai 2006 12:27

          Bonjour Herbe,

          Exploitation des peurs et anxiétés...En effet...

          Je crains cependant que cette minorité considère qu’elle porte les peurs et les anxiétés de tous, en d’autres termes, leur absence d’empathie, leur égotisme de classe et égoïsme sont tels, qu’ils considèrent qu’étant données l’anxiété et la pression qu’ils supportent, les autres doivent ou peuvent être sereins... on peut compter sur le dévouement de nos élites... (hum)...

          Après tout au pire nous avons tous droit au RMI...

          Cordialement...

          Marc P


        • herbe (---.---.3.164) 26 mai 2006 14:45

          Bonjour Marc P

          Oui en effet. Il y aurait finalement du gagnant/gagnant dans l’air ?

          Ah si les « élites » s’apercevaient qu’au final elles aussi auraient à y gagner... (l’enjeu est peut-être en effet bien là). J’ai l’impression que vous voyez juste sur ce point...

          @+


        • who_cares (---.---.159.75) 26 mai 2006 13:55

          Arrivé à un certains point de développement du capitalisme, le nombre de personnes en subissant les méfaits par rapport aux nombres de personnes à qui cela profite de vient trop grand et engendre des mécontentements.

          Malheureusement, les gens qui ont le pouvoir politique et/ou économique de choisir d’inverser la tendance font partis de ceux à qui cela profitent. Comme ils ont plus à perdre qu’à gagner, pourquoi prendraient-ils le risquent de se mettre leurs puissant comparses à dos en essayant d’inverser une tendances qui leur profite ?

          Il leur suffit de maintenir ce déséquilibre tout en veillant à ne pas l’exagérer sinon c’est le soulèvement général... ou l’échec aux prochaines élections


          • marcel thiriet, (---.---.235.192) 26 mai 2006 14:03

            Remarquable analyse, qui va droit à l’essentiel ,contre le fatalisme ambiant ,réhabilitant le politique contre la logique (si bien mise en évidence) des enjeux financiers à court terme.

            Problème : Comment redresser cette logique perverse, pour redonner au politique sa place et sa capacité de décision ? La fuite en avant vers la mondialisation à dominante US et strictement financière( que l’Europe dans sa forme actuelle ne fait qu’entériner) peut-elle être encore contrée ou faut-il attendre une catastrophe économique prévisible pour retrouver enfin un « sagesse » des marchés ?...Mais l’irréparable ne sera-t-il pas accompli ?

            Merci de continuer le dialogue..


            • luigi (---.---.208.129) 26 mai 2006 16:42

              La clé essentielle du sujet est que aujourd’hui le politique et le financier sont (trop) intimmement lié. La politique n’a plus comme fonction la gestion de la communauté dans l’intérêt du plus grand nombre mais au contraire la gestion de la communauté dans l’intérêt des détenteurs de capital (une minorité), y compris , mais pas surtout, les petits porteurs .

              Revoir notre modéle à partir de l’annulation de la notion de propriété privée est la voie de sortie du systéme libéral, mais est ce bien cela que l’on veut ?


            • Forest Ent Forest Ent 26 mai 2006 14:31

              Cela a déjà été décrit il y a 150 ans par Karl Marx, auquel le 21ème siècle rend finalement assez bien justice.


              • Shed (---.---.148.210) 31 mai 2006 01:46

                Et auquel le XXe a réglé son affaire, malheureusement les socialistes français sont amnésiques : le XXe siècle n’a jamais existé.


              • romario (---.---.23.115) 26 mai 2006 14:44

                article intéressant même s’il faut s’accrocher un peu quand on n’a pas trop de formation d’économiste... (exemple le ROI j’ai dû chercher sur internet ce que cela voulait dire smiley

                sinon les liens ne fonctionnent pas, dommage smiley


                • luigi (---.---.208.129) 26 mai 2006 16:36

                  Merci romario, les liens renvoient au notes en bas de page smiley


                • Adolphos (---.---.59.170) 26 mai 2006 19:30

                  « leur cohésion sociale. »

                  Qu’est-ce que la « cohésion sociale » ? Le systéme actuel me semble assez cohérent comme ca..

                  « Ce nombre magique existe et a un nom : c’est le NAIRU [3] ou taux de chômage d’équilibre ou encore taux de chômage « naturel ». (Voir schéma). Le postulat de départ est le suivant : lorsqu’on s’approche du plein emploi, la capacité des salariés à négocier des augmentations de salaire s’accroît, les entreprises répercutent le coût du travail plus élevé sur les consommateurs, et l’économie est entraînée dans une spirale infernale salaires-prix. »

                  Ca ne s’est pas produit au USA sous Clinton. Donc cette idée est juste une idée.

                  « Ne serait-il pas urgent que nos élus osent poser la question de la finalité de l’organisation politique d’une société ? »

                  Etre élus en distribuant l’argent des uns aux autres ?


                  • (---.---.162.1) 27 mai 2006 03:19

                    essayons de répondre : Cohésion sociale, peut également être traduit par solidarité sociale ou en core la capacité à partager d’une façon équitable les ressources soient elle naturelles, financières et/ou culturelles ; L’important dans ce domaine est de garantir le bien être de chacun sans hypothéquer celui de l’ensemble.

                    Clinton a également respecter la règle du NAIRU voyez les statistiques amèricaines sous sa présidence.Celles ci devant être analysées à la lumière d’autres variables d’ajustements tel que la parité du dollar vis à vis de la devise des pays partenaires et de la masse M3 créée pendant le mandat Clinton.

                    Quant aux élus et de leur usage du denier public , pensiez vous vraiment qu’il en était autrement ?


                  • Adolphos (---.---.59.170) 27 mai 2006 08:57

                    « la capacité à partager d’une façon équitable »

                    Ah ? Par exemple les salariés deraient partager 50% de leur salaire avec les actionnaires ? Miam !!!

                    Bon, partager, mais dans quel but et pour quoi faire ? Des assistés et des fainéants ? Qu’est-ce qui justifi ce partage ? Est-ce que le partage actuel, où la génération 68 vie au crochet de la génération futur est équitable ?

                    Et par ailleur, la mondialisation n’est-elle pas un gigantesque processus de partage, justement, entre les salaries français et chinois ? Partage de pouvoir d’achat, de salaire, de connaissance, de brevet, et de pouvoir sur le monde ? Il me semble que les salariés français auraient donc tort de se plaindre de l’absence de partage, parce que, en tant que citoyen du monde, ils peuvent se réjoouir que celui-ci ne fasse que commencer à l’échelle mondiale. (Au fond, ils se retrouvent dans la même situation que la bourgeoisie il y a un siécle..)

                    « L’important dans ce domaine est de garantir le bien être de chacun sans hypothéquer celui de l’ensemble. »

                    C’est un systéme où l’on méprise les droit individuel ! « sans hypothéquer celui du particulier », voila qu’elle doit être le critére.

                    « Clinton a également respecter la règle du NAIRU voyez les statistiques amèricaines sous sa présidence. »

                    Une des causes de la longue croissance US des années 90 n’est-elle pas une faible augmeatation des salaires, alors même qu’il y a vait plein emploi ? Autrement dit, plein emploi ET bénéfice pour les entreprises ?

                    « Quant aux élus et de leur usage du denier public , pensiez vous vraiment qu’il en était autrement ? »

                    Non, et c’est bien pour cela que l’Etat ne doit pas s’occuper d’économie et qu’il devrait être impossible de préléver plus de 50% des ressources d’un foyer fiscal, quelqu’en soit le but (cotisations sociales).


                  • musil (---.---.228.225) 26 mai 2006 20:27

                    L’intelligence d’Adolphos a encore frappé..


                    • Marsupilami (---.---.169.99) 27 mai 2006 10:58

                      Ouaf !

                      Et le pire c’est que les gens qui tiennent ce genre de raisonnements ultrasimplistes sont persuadés d’être hyperlucides...

                      Houba houba grrr...


                    • www.jean-brice.fr (---.---.132.244) 26 mai 2006 20:27

                      N’exagérons pas, pendant les trente glorieuses les entreprises faisaient des profits, mais ceux-ci étaient SAINS. Actuellement, en utilisant la variable du chômage, ces profits ne sont plus SAINS : pourquoi ? parce que l’appauvrissement général qui en résulte, affaiblit durablement l’ECONOMIE GENERALE ...


                      • Adolphos (---.---.59.170) 27 mai 2006 08:58

                        « l’appauvrissement général qui en résulte »

                         ????? Jamais le monde ni la France ou les français n’ont été aussi riches.


                      • www.jean-brice.fr (---.---.142.23) 27 mai 2006 10:01

                        Surtout riche avec de la FAUSSE MONNAIE. POUR PLUS D’INFORMATIONS, cliquez sur RUEFF (Jacques) ...


                      • Tristan Valmour (---.---.187.91) 26 mai 2006 23:15

                        Excellent article auquel je souscris totalement.


                        • musil (---.---.169.230) 26 mai 2006 23:20

                          En 1964 déjà ,Balladur ,en tant que conseiller aux Afaires Sociales de Pompidou déclarait :: « La France doit disposer d’une réserve de main-d’œuvre lui permettant de freiner l’inflation salariale. » ...


                          • Nas (---.---.129.53) 27 mai 2006 00:05

                            D’où l’immigration !


                          • Antoine (---.---.230.181) 26 mai 2006 23:36

                            Bien envoyé....et bien reçu


                            • Sam (---.---.155.211) 27 mai 2006 00:08

                              « ..Certes, le marché est utile, et ses contraintes sont génératrices de dynamique créatrice de valeurs. On ne peut cependant lui laisser libre champ, toujours et partout, dès lors que cela met en cause la stabilité même de nos sociétés humaines et leur capacité à assurer leur cohésion sociale.. »

                              On ne saurait mieux dire. Sauf à se poser l’utilité générale véritable du marché.


                              • Neness (---.---.204.235) 27 mai 2006 00:13

                                Bravo pour l’article. Si j’ai bien compris, nous sommes soumis a un vaste jeu de chaises musicales (pas assez de chaises pour tous) afin de preserver les rentes des rentiers. C’est ainsi que nous vivons...


                                • (---.---.234.230) 27 mai 2006 00:21

                                  Cela voudrait-il dire que les grands capitalistes qui nous dirigent sont des en##### de premiere ?

                                  Qu’en réalité tout ce qu’ils font, soi-disant pour faire progresser la société ne serait en fait que pour leur seul profit ?

                                  Que tout ne serait que manipulation afin de s’enrichir encore plus ? et que les miettes qu’ils laissent ne serait destinées qu’à amadouer le reste de la population ?

                                  Attention, certains sont morts pour des révélations moins importantes que celles-ci.....


                                  • Adolphos (---.---.59.170) 27 mai 2006 09:07

                                    « Cela voudrait-il dire que les grands capitalistes qui nous dirigent sont des en##### de premiere ? »

                                    Ce sont des énarques qui te dirige, pas des capitalistes, qui n’en ont rien, mais absolument rien à faire de toi.

                                    « Qu’en réalité tout ce qu’ils font, soi-disant pour faire progresser la société ne serait en fait que pour leur seul profit ? »

                                    Non, il le font POUR leur PROFIT (comme les salariés) mais cela fait progresser la société (Cf USA, et tout les pays ou l’économie marche, même la Chine, etc..)

                                    « Que tout ne serait que manipulation afin de s’enrichir encore plus ? »

                                    Quel manipulation ? De quoi parles tu ??

                                    « et que les miettes qu’ils laissent ne serait destinées qu’à amadouer le reste de la population ? »

                                    Amadouer ? Pour quoi faire ? Tu n’as toujours pas compris que, « la population », on n’en avait pas besoin ?

                                    « Attention, certains sont morts pour des révélations moins importantes que celles-ci..... »

                                    Il parait même que les salariés travail pour de l’argent ! Et pas pour satisfaire leur client ! Et que même il volent leur client ! La preuve, justement, ce salaire. Car comment expliquer le salaire, sans le vol du client ? Si les salariés n’étaient pas tous des voleurs, ils revendraient au même prix la marchandise qu’ils ont acheté, et il n’y aurait donc pas de salaire. C’est donc parce que le client paye plus cher que sa valeurs réel ce qu’on lui vend qu’il y a salaire. Donc plus les salaires sont bas, plus la société est morale et moins les salariés des voleurs. CQFD


                                  • zoï (---.---.58.60) 27 mai 2006 11:00

                                    Monsieur Adolphos, les fainéants et les assistés luxueux, se sont les actionnaires et les spéculateurs qui, eux, touchent de l’argent sans avoir besoin de travailler. Les américains le savent bien, car ils prennent soin de fonder leur capitalisme sur une éthique du travail, et non sur celle de la rente financière. Le jour où ils renonceront à cette éthique, le libéralisme US pourra vraiment commencer à se faire du souci...


                                  • lev (---.---.219.76) 28 mai 2006 16:23

                                    Adolphos : commentaire débile, comme d’habitude. On lui avait pourtant conseillé d’apprendre à lire un texte...


                                  • Marsupilennemi (---.---.52.223) 28 mai 2006 17:51

                                    Ouaf !

                                    Mais il faut savoir ce qu’Adolphos a à la place du cerveau, ça :

                                    Houba houba !


                                  • Adolphos (---.---.59.170) 29 mai 2006 06:49

                                    « les fainéants et les assistés luxueux, se sont les actionnaires et les spéculateurs qui, eux, touchent de l’argent sans avoir besoin de travailler. Les américains le savent bien, car ils prennent soin de fonder leur capitalisme sur une éthique du travail, et non sur celle de la rente financière. Le jour où ils renonceront à cette éthique, le libéralisme US pourra vraiment commencer à se faire du souci... »

                                    Mon pauvre.. Qu’est-ce que vous trimbalez...

                                    Allons donc, trouvez vous normal que du capital imobilisé ne rapport rien ? Je parle de VOTRE capital, bien sur, parce que, évidement, vous n’avez aucune légitimité concernant celui des autres, et que surtout, il faut d’abord tester ses belles théories sur soi même pour en éprouver la validité. Donc trouvez vous normal que votre capital imobilisé ne rapport rien ?


                                  • Luigi (---.---.166.250) 27 mai 2006 04:52

                                    Le revenu garanti n’est pas une utopie aux conditions suivantes :
                                    - Il faut renoncer au droit à la propriété individuelle, ce faisant à la pensée libérale ;
                                    - Il faut changer la logique de croissance et adopter celle qui serait enclin à produire de la « décroissance » c’est à dire gestion prudente des ressouces disponibles en quantitée finie sur la planète.
                                    - Il faut accepter de ne plus assouvir que les besoins primaires (nouriture, logement, santé)
                                    - Il faut également abandonner la logique selon laquelle le capital prend de la valeur dans le temps (les intérêts) Vous l’aurez compris c’est tout le paradigme de l’organisation de notre société qu’il faut remettre en question. Car un revenu actuellement n’est légitime que si il est donné en contre partie de la mise à disposition de capital et/ou de (moins en moins il est vrai) travail. Dès lors l’existence conjointe d’un systéme de revenu garanti et d’un systéme de revenu en contre partie d’une valeur ajoutée (capital / travail) ne sont pas compatible.

                                    il faut faire des choix de société...c’est fait pour cela la démocratie.. non ?


                                    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 27 mai 2006 09:57

                                      Le concept est plutot original et amusant. Merci pour cet article...

                                      Ceci dit il est dans la droite lignee (a peine caricatirale) de la philosophie (germanique en bonne partie) qui consistait a institutionnaliser la BCE comme uniquement gardienne de l’inflation et pas comme un outil au service du succes de l’economie en general, comme l’est la FED. Obsession de l’inflationnisme. Assez borne comme vision economique faut le reconnaitre...

                                      Il est amusant de remarquer deux postulats qui caracterisent notre belle Europe et rendent ce concept a priori contreproductif quasi reel :

                                      L’idee que l’emploi est une gradeur finie, il faut donc le redistribuer avec parcimonie (peu de creation de nouveaux emplois, faiblesse de la recherche, rigidites absurdes du marche du travail etc...), contrairement aux pays anglosaxons ou l’emploi est continuellement cree et le benefice retire d’un nouveau emploi par un embaucheur est superieur au « probleme » lie au plein emploi. Il est amusant de remarquer que cette logique devrait conduire a arreter la recherche et le developpement puisque trop de recherche conduit a une penurie de chercheurs et d’ingenieurs, donc augmentation d’exigeances salariales de leurs part !!! Achtung !!! Or un ingenieur rapporte tellement plus qu’il ne coute que finalement le concepte du Chomage Optimal devient absurde. CQFD !

                                      Ensuite dans les pays anglosaxons depuis Ford on a compris qu’il faut associer le popolo aux benefices du capital. Consequences ? L’immobilier devient un bien general et toute personne a interret a ce qu’il rapporte, ceci conduit finalement a une redistribution vers les menages des profits immobiliers. Or en France par une absurde logique ideologique on continue a croit que le capital et le travailleur sont ennemis pour la vie et que le benefice du capital n’est pas celui des travailleurs !!!

                                      Or tout d’abord nombre de nos chers voisins gaulois sont proprietaires de l’immobilier (actions/maisons)... vous les verrez ravis de la croissance de ce dernier. Malheureusement ce nombre est encore largement insuffisant il est don necessaire de le pousser vers le haut et resorber par la cette opposition desuette capital/travail... Puisuque quoi qu’on en dise mais ce n’est pas le CAC40 et ses cadors qui detiennent la majorite du PIB francais, mais bien les menages « moyens-medians », si ils detenaient le mobilier en meme proportion ils jouiraient largement des bienfaits du capital...


                                      • vel, (---.---.241.252) 27 mai 2006 20:31

                                        Peu intelligible et relisez-vous, por favor...


                                      • Adolphos (---.---.59.170) 29 mai 2006 06:41

                                        « la BCE comme uniquement gardienne de l’inflation et pas comme un outil au service du succes de l’economie en general, comme l’est la FED. »

                                        C’est faux, il suffit de lire les textes. La BCE, c’est un bouc émissaire facile.

                                        « L’idee que l’emploi est une gradeur finie »

                                        Effectivement, une idée stupide (sans doute issu du Marxisme..).

                                        « on continue a croit que le capital et le travailleur sont ennemis pour la vie et que le benefice du capital n’est pas celui des travailleurs !!! »

                                        Ah ! Mais Hollande lui même déclarait il y a un mois ou deux qu’il était pour la fin du capitalisme.. Il est étrange que l’idée de « lutte des classes », c’est à dire en français de guerre civile, soit considéré comme certain comme positif. Est-ce que pendant les guerres de religion ou la Terreur on a vu le travailleur français s’enrichir ???? A part faire fuire une partie de l’élite, et ruiner le pays, je ne vois pas du tout où cela conduit.. Il est vrai que ce genre de théorie n’est que la rationalisation de pulsion de violence sous une forme socialement acceptable, et que, à une autre époque et dans un autre pays, ses adeptes hurleraient contre les Juifs avec la même ferveur. Qu’importe la théorie donc, lorsque le fond de la personnalité est faciste.

                                        « si ils detenaient le mobilier en meme proportion ils jouiraient largement des bienfaits du capital... »

                                        Oui, les français sont assez peu propriétaires. Mais on ne les encourage pas (20% de HLM !), exaltation de la consomation et haine du capital, donc des économies..

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