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Accueil du site > Actualités > Economie > Le “plan Paulson”, plus grand hold-up du siècle (...)

Le “plan Paulson”, plus grand hold-up du siècle ?

 

Le 19 septembre 2008 est un jour historique, on ne le dira jamais assez.

Toutes les bourses du monde affichent d’indécentes hausses, incohérentes et surréalistes en tenant compte de la situation économique mondiale. Interrogez les traders et ils vous répondront qu’ils sont outrés et bleuffés par un événement surprenant qui les dépasse totalement. Personne n’a jamais vu ça auparavant.

Le “plan Paulson” imaginé par le Secrétaire américain au Trésor Henry Paulson est passé par là. Ma conviction est qu’on assiste plutôt impuissants au plus grand hold-up du siècle, applaudit évidemment par tous les médias internationaux (surtout occidentaux) tous dupés. J’ai de la tristesse pour nos amis contribuables américains, je ne suis pas convaincu qu’ils savent ce qui les attend au tournant.

Partout on vous explique que le “plan Paulson” a probablement sauvé la finance américaine et donc mondiale, alors qu’en réalité, il fait peser une nouvelle charge de plus de 1,000,000,000,000.00 de dollars (1000 milliards, et probablement bien au delà) sur les contribuables américains, en “isolant” les “fonds toxiques” des établissements financiers, en les faisant supporter par les fonds publics, qui vont les assumer dans une “structure” créée à cet effet. Selon les experts, le coût de cette opération pourrait atteindre 3500$ par américain, ou les dépasser.

Mais ce plan interdit également ce qu’on appelle la “VAD”, la vente à découvert, ce mystérieux mécanisme (spéculatif puisqu’on parle de bourse) bien connu des traders qui permettait de vendre ce qu’on ne possède pas, avant de l’acheter un peu plus tard, à bon compte. Qu’est-ce que permettait la VAD ? Tout simplement de gagner de l’argent lorsque le marché était baissier, mais aussi de “réguler à la baisse”, de contenir les dégringolades de cours et d’empêcher leur brutalité, car il y avait toujours des acheteurs, même à la baisse. Ainsi, en bourse, on gagnait toujours, que ça monte, ou que ça descende. Malheureusement, le revers de la médaille c’est que dans un marché profondément baissier où tout le monde venait à parier sur les baisses, faire en sorte qu’il reparte à la hausse relevait de l’utopie, et c’est bien dans cette situation là que nous étions.

Désormais, les gendarmes boursiers aux USA (SEC), en Angleterre (FSA) et en France (AMF) ont décidé, en 48h d’interdire la VAD... “temporairement” disent-ils.

Du coup, les hausses historiques enregistrées, à mon avis, sont essentiellement dues aux rachats de titres liés à ces nouvelles règles du jeu, et pas du tout à la confiance retrouvée dans les marchés. J’imagine au contraire que suite à ces opérations, la confiance sera encore plus limitée désormais. La bourse, c’est une grande part de psychologie, et tout le monde est effrayé, tétanisé même !

On peut discuter beaucoup de l’opportunité ou non de la vente à découvert et de la spéculation financière dans les deux sens, et on peut entendre ici ou là dire que c’est une bonne décision et finalement du bon sens de supprimer la possibilité de gagner de l’argent dans un mouvement baissier, et qu’en bourse, il est moral de ne gagner de l’argent que dans un mouvement haussier.

N’oublions pas les fondamentaux de la crise. Le plan imposé au monde par les autorités américaines n’élimine absolument pas le problème de fond, il ne sauve que les capitalistes stratégiques, et ceux que j’appelle les banquiers supérieurs. En aucun cas il ne résout les problèmes des gens anonymes, qui perdent ou vont perdre leur job, qui sont surimposés et abusés par toujours plus de taxes, qui n’ont plus accès au crédit, qui ont perdu ou vont perdre leur maison, et qui ne peuvent plus consommer. Le “plan Paulson” ne résout pas la crise, c’est une décision de courte-vue uniquement pour sauver très temporairement le système.

Pour ma part, je parie que la crise systémique globale sera plus forte encore, et que tout ceci ne contribuera qu’à l’attiser davantage.

Quoi qu’on en dise, la tendance lourde mondiale, surtout en occident, c’est la baisse. La décroissance, et sûrement pas la hausse dans les conditions actuelles.

La majorité des traders pariaient sur un enfoncement des marchés, au moins à moyen terme. S’ils ne peuvent plus faire gagner de l’argent à leurs patrons en misant sur les baisses, que le marché est baissier et qu’on leur impose de gagner sur les hausses, comment le système financier va-t-il pouvoir générer des profits dans un tel marché ?

Le système financier mondial, ultra-capitaliste et ultra-libéral est cette fois définitivement remis en question. Le “plan Paulson” a le mérite de le démontrer, il donne raison aux détracteurs du système global, car c’est bien une institution publique qui vient au secours d’une institution privée, impensable. Maintenant il faut repenser la finance mondiale, très vite, car c’est elle qui assure le développement exponentiel qu’on a connu jusqu’alors (et dont il sera très douloureux, pour ne pas dire dramatique, de se passer).

Certains spécialistes évoquent la piste du système utilisé dans le monde arabo-musulman, avec les principes de la Charia transposés en matière bancaire et financière. Mais qui serait prêt à franchir le pas, en occident, en Europe, aux USA ?...

Pour aller encore plus loin dans la recherche des conditions qui ont amené le gouvernement américain à une action stratégique majeure et à son interventionnisme en milieu privé, il existe d’autres hypothèses.

En effet, il y a une autre façon d’interpréter les mesures hallucinantes prises par les régulateurs des marchés en occident visant à interdire la vente à découvert. On peut très bien imaginer que ce changement brutal de règle du jeu cache en réalité une “contre-mesure militaire” (active ou préventive) en pleine guerre économique mondiale ?

Qui peut affirmer aujourd’hui que le monde occidental n’était pas attaqué dernièrement au cœur de son système (ou ne le serait pas prochainement), là où ça fait le plus mal, par une ou des puissances qui visaient les intérêts économiques et financiers, en profitant d’une économie déjà malmenée, et en les faisant s’effondrer, par des opérations massives, continues et diluées, toutes baissières.

Mais dans le même temps, qui peut affirmer que le monde occidental n’a pas essayé de frapper, avec les mêmes armes, peut-être avec plus ou moins de succès, dans l’antre financière de ses ennemis ?

Observons bien ce qui se passe, les péripéties récentes de la place financière russe sont un bon exemple à mon avis, de ce qu’il est possible de faire dans ce domaine.

Olivier RIMMEL
Analyses & Stratégies


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150 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 20 septembre 2008 10:54

    D’accord avec votre analyse générale et le fait que le pire est à venir, mais je ne comprends pas votre allusion de la fin...
    L’euphorie d’hier est trompeuse

    "Ces mesures réclament que nous engagions un montant considérable sur les dollars du contribuable...cela comporte des risques." (Bush)

    Après avoir présenté l’Etat comme le mal absolu("L’Etat, c’est le problème"...), nos "experts" libéraux et le monde de la haute finance l’appellent au secours comme le pompier salvateur.
    L’Etat serait-il donc( provisoirement) la solution pour socialiser les pertes ?...
    Mais est-ce vraiment un retour de l’Etat ?


    Mille milliards de dollars pour des fonds pourris :


    • sisyphe sisyphe 20 septembre 2008 12:21

      Zen, je plusse ton commentaire, et tes excellents liens, comme d’hab...
       smiley


    • ZEN ZEN 20 septembre 2008 13:25

      Attention , Sisyphe !
      Péripate va arriver et va dire que : "bla, bla...."


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 septembre 2008 14:23

      @ Furtif

      Commentaire haut et court. Prémonitoire.
      Plus joli en forme de haïku japonais. smiley

      Une corde. Une foule festive. Des airs de cantiques.
      Une trappe qui n’est plus un piège, mais un destin
      Des oiseaux noirs et des becs jaunes qui attendent
      La Licorne, rose, dans le soleil couchant...

       PJCA


    • gaelec 20 septembre 2008 15:25

      La devise dans l’idéologie commune des gouvernements, partis d’opposition, financiers, banquiers, patronat, syndicats est :

      Tous unis, solidaires et indivisibles pour asservir la plèbe et se gaver d’un maximum de picaillons !

      La devise du peuple est :

      Chacun pour sa gueule en espérant récupérer un minimum de miettes !

      Longue vie à nos vénérables maîtres !

      Bon Week-end à tous !


    • Alain-Goethe 20 septembre 2008 16:57

      @ l’auteur : bon article.

      - Je réfléchirai mieux à votre dernière phrase sur "place financière russe". Jeudi, Bourse russe a été fermée pour 1 jour. Vendredi, elle a dû être fermée en cours de journée.
      @ sisyphe (et à d’autres) : bons commentaires !
      LA SITUATION est GRAVE !

      sisyphe écrit : " L’euphorie d’hier est trompeuse ... "
      En effet, cette remontée des cours = comment peu elle être durable ?
      L’économie réelle est déjà atteinte.. c’est pas fini !

      Page 8 d’un Que sais je sur "Crise de 29" donne graphique avec évolution des cours actions à NY de 1926 à 1938.
      Y a eu un "petit rebond" courant 1930, puis redégringolade, puis 2 légers rebonds en 1931 et le fond a été atteint mi 32 .. puis 1933 (Hitler, Mussolini etc..
      C’est grave

      Malheur à ceux dont les dettes sont (ou vont devenir) trop fortes ./. à leurs revenus (ou bientôt à leurs Allocs Chômage) !! + tous les "malheureux de cette terre ( cf le fim "SOLEIL VERT", sorti voici 30 ans )
      La situation est desespérée. Soyons donc optimistes ! disait COUE



    • K K 20 septembre 2008 17:16

      très joli Haiku M Allard !

      L’article pose des vrais problèmes, il y a un réel hold up de certains au détriment des contibuables, même ceux qui ne sont pas directement concernés par la bourse (pas d’actions et pas de changement de devises ni emprunts). Toutefois, les français sont assez mal placés pour donner des leçons : l’Etat a fait la même chose lors de la crise du µCrédit Lyonnais.

      Ce qui est désolant est que finalement, ceux qui auront travaillé sérieusement seront perdant par rapport à ceux qui auront pris des risques inconsidérés. Je pense que l’administration Bush a surtout songé à protéger ses zélateurs qui ont des fonds dans toutes les banques concernées par l’effondrement boursier.


    • Bertrand Bertrand 20 septembre 2008 17:33

      Non, il ne faut pas s’y faire, où alors en payer les conséquences coûteuses en vie humaine.
      Si l’analyse est bonne, et il y en a par ailleurs beaucoup, encore convient-il d’avoir une solution !

      Je ne fait pas le radin, alors voici :
      http://solidariteetprogres.org/article4569.html


    • zelectron zelectron 21 septembre 2008 11:54

      Dormez bien braves gens, c’est comme depuis le nuage de Tchernobyl : tous les gouvernementaux Français vous jurent leurs grands dieux que la crise s’arrête à nos frontières....


    • Rage Rage 21 septembre 2008 12:33

      Bonjour,

      Le plan Paulson sera sans aucun doute la plus grande erreur économique de ce début de siècle.

      La crise des subprimes se répercutant sur les banques : il fallait laisser crever les banques de leurs erreurs et ne pas venir à leur secours. Tel est la loi du "libéralisme sauvage" tant mis en avant outre atlantique.

      Ce qui est "étonnant", c’est d’entendre de fervents défenseurs de ce système se battre pour lui et contre l’Etat et, d’un coup d’un seul, appeler à l’aide l’Etat quand les affaires tournent au vinaigre. L’Etat est bien un imbécile d’aller au secours de ce type d’acteurs...

      La crise financière se transfère des banques à la FED, de la FED au trésor américain, en prenant à chaque fois plus d’ampleur, comme un cyclone se chargeant en énergie au dessus des eaux tropicales.
      Le cyclone financier n’est pas terminé, bien au contraire.

      La hausse de vendredi est une illusion : la crise est encore montée d’un cran en "charge".
      Reste à savoir si tout le système va s’écrouler, et quand.

      En mutualisant les pertes - autrement dit en rachetant ce qui ne vaut plus rien - l’Etat US, sans même parler de ceux qui vont en profiter, va tout perdre.
      En alourdissant outre mesure sa dette, il va devoir pressuriser inmanquablement les américains imposables, autrement dit casser sa croissance, et donc casser son économie.

      En sauvant les banques à court terme, les US tuent leur économie à moyen et long terme.
      En tuant leur économie, sans parler des répercussions mondiales, les US s’exposent à voir le "contrôle économique" qui a fait toute leur puissance pendant 1 siècle, s’évaporer au profit d’autres fonds (souverains).

      L’ironie du sort : le système US va s’éffondrer sur lui même de ses propres contradictions.
      Il y aura des perdants, et des gagnants. Mais force sera de constater que la donne aura changé.

      On ne peut pas éternellement vivre à découvert et faire des chèques en blanc.


    • Bof 21 septembre 2008 19:21

      @ Philippe Renève (IP:xxx.x5.64.123) le 21 septembre 2008 à 12H41 : Et s’il fallait en passer par là ? Une bonne raclée ramène la sérénité dans une famille parfois....alors, pour une nation , pourquoi n’en irait-il pas de même ?...il faudra bien un jour en venir aux " Justes Relations Humaines"...le plus tôt sera le mieux....alors, continuons à nous enfoncer, la leçon sera retenue pour beaucoup plus longtemps si quatre à cinq générations trinquent...Plus jamais on ne laissera aux responsabilités d’un pays des êtres imbéciles tels que nos énarques qui certes peuvent acquérir des diplômes et des surdiplômes mais ...sans le bon sens et l’obéissance aux lois de la vie, un diplôme ne vaut rien du tout. Quand l’égoïsme dirige , le peuple trinque.

       La leçon que je retiens est que des êtres dits intelligents ne doivent plus jamais être mis à la tête de mon pays.
      							


    • Lartiste Lartiste 23 septembre 2008 12:29

      Et comme on dit : "Alea iacta est"


    • ASINUS 20 septembre 2008 10:55

       bonjour , excusez ma naiveté vous pensez au fonds souverains detenues par les monarchies waabistes du golfe ?je passe pour un " fada" en repetant a l envie que le veritable islamiste integriste ennemi
      de l occident c est l arabie seoudite dotée du sabre du petrole et armé de suffisement de fonds souverains pour mettre a bas l economie occidentale


      • ASINUS 20 septembre 2008 10:57

         bonjour zen , je crois avoir lu un de vos ecrits disant " la fed est ce reellement l etat us"
        pourquoi ? la fed est bien sous le controle de l executif US non ?


      • ZEN ZEN 20 septembre 2008 11:54

        @ Asinus
        Je ne vois où j’ai écrit cela...
        Pour ce qui est de l’Arabie Saoudite, il est vrai que son pouvoir de nuisance est grand mais les USA ont besoin de cet ami/ennemi...

        Avec les amis-ennemis de Riyad, les relations sont troubles , intéressées, à géométrie variable-___

        "L’opinion publique américaine a, depuis le 11 septembre 2001, une très mauvaise image du Royaume saoudien, géniteur de terroristes et financier de l’islamisme radical wahhabite. Bush est alors dans l’obligation d’exiger du Royaume saoudien des réformes politiques et institutionnelles qui vont dans le sens de la démocratie, des droits de l’homme et de l’émancipation de la femme. Pourra-t-il obtenir des Saoudiens et le pétrole et la démocratie ? Difficile pari pour le président américain." (A.B.)

        Les relations USA-Arabie Saoudite en reconstruction :

        "...Les USA pensaient pouvoir s’installer durablement en Irak et pouvoir remplacer progressivement le pétrole saoudien par le pétrole irakien, ainsi que l’espace stratégique saoudien par l’espace stratégique irakien pour le contrôle de la région. Nous savons tous que les USA n’arrivent pas à gérer leur occupation de l’Irak et risquent de s’y embourber. Alors, le pétrole saoudien et le rôle géostratégique que pourraient jouer les USA à partir de Ryad sont les bienvenus.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 septembre 2008 13:31

        @ Asinus. Non. La FED est une corporation privée créée en 1913. Le hold-up dont parle l’auteur n’est qu’une entrée aux livres. dans une arnaque qui dure depuis des générations. On ne parle pas ici de USD $ 3 500 par Américain - renflouer Freddy et Fanny a eux seuls representera ce montant - mais de 5 fois plus et le monde entier sera mis a contribution. Meme cette somme, toutefois, n’est qu’un détail. Depuis 30 ans, TOUTE la plus value de l’économie a été récupérée par la classe capitaliste : le niveau de vie du citoyen américain moyen, en dollars constants, n’a pas augmenté d’un iota.

        http://nouvellesociete.org/P12.html

        http://nouvellesociete.org/H.html

         Pierre JC Allard




      • ASINUS 20 septembre 2008 14:15

        j ai surement interpreté un de vos propos

        merci pour la reponse sur l arabie seoudite


      • ASINUS 20 septembre 2008 14:17

        à Pierre JC Allard (



        merci pour l info sur la fed j etais convaincu que c etais un organisme etatique


      • garibaldi15 20 septembre 2008 17:19

        PJC Allard a raison, la FED ce n’est pas l’état fédéral US mais un pull bancaire.


      • stephanemot stephanemot 20 septembre 2008 11:04

        le 19 septembre 2008 ne marque nullement une rupture.

        simplement la fin de la permissivite et le passage du mode reactif au mode proactif, meme de facon assez classique et decevante.

        c’est un episode de plus dans une telenovela qui n’en finissait plus de ne jamais commencer.

        la reaction puerile des bourses dans les heures qui ont suivi prouve que ce programme occupera encore nos petites lucarnes pendant un moment.



        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 20 septembre 2008 13:52

          Ca me rappelle qu’à Hong-Kong on spéculait encore a la hausse un an, voire 6 mois, avant le passage des Territoires à la Chine. L’orchestre jouait aussi des rags sur le Titanic alors que le navire donnait deja du gite... Mais qui somme-nous pour parler d’inconscience, alors qu’on déjeune tous les jours sans trop penser à la condition humaine... ?

          Cette crise est la conclusion logique d’un systeme mis en place pour durer un temps et permettre à ceux qui l’on instauré de vivre une vie heureuse, parfaitement conscients que viendrait le déluge. Nous vivons en pais depuis 1944 - Bretton Woods - Maintenait il va falloir trouver autre chose. Fascinating, dirait le stoïque Mr Spock...

          Pour unne chronique de la sereine promenade vers la catastrophe, vor ICI. Pour quelques idées pour l’avenir, lire ICI. Si vous avez le temps...

          Pierre JC Allard

           Ah, j’oubliais... Ce sera la faute d’Obama, bien sûr.

          http://les7duquebec.wordpress.com/2008/09/01/le-quitte-ou-double-d%E2%80%99oncle-tom/


        • Le chien qui danse 20 septembre 2008 11:19

          Merci pour cet article. La guerre financière totale à commencé. Il est malheureusement normal que dans toute compétition chacun espère être le numéro un. Les US le sont depuis un bon moment, les outsiders montent au filet pour la balle de match. Que va-t-il ressortir de tout cela, c’est bien inquiétant.


          • tmd 20 septembre 2008 11:43

            "Le coût pourrait atteindre 3500 $ par américain." Ca me rapelle qu’on avait eu, nous, 5000 francs par français à payer pour le Crédit Lyonnais. 5000 francs de l’époque, ça doit bien faire pas loin de 2000 euros vu l’augmentation générale des prix, pas si loin des 3500 $ finalement. Et on s’en est sortis ... enfin je crois smiley


            • ZEN ZEN 20 septembre 2008 11:46

              @ tmd
              Bonjour
              Effectivement, on peut comparer ce plan à une sorte de Crédit Lyonnais mondial


              • JL JL 20 septembre 2008 11:47

                Entièrement d’accord avec cet article, il s’agit du plus grand hold-up de toute l’histoire. J’aimerais faire deux remarques :

                La question a été posée de savoir si la Fed aux mains des Politiques. La finance s’en remettra toujours au Politique tant que le Politique sera inféodé à la finance. Et aux US, cela n’est pas près de changer.

                Cette donation aux requins de la finance est un cadeau empoisonné que G. Bush laisse à son successeur. Etant donné que jamais un leader politique ne ferait une chose pareille son propre camp, il nous est permis de penser que c’est Obama qui sera le successeur. Et cela n’augure rien de bon non plus, quant aux perspectives de guerres.


                • Yvance77 20 septembre 2008 11:57

                  Bon post M’sieur smiley et malheureusement je crains que vous n’ayez raison surtout ici :"Le plan imposé au monde par les autorités américaines n’élimine absolument pas le problème de fond, il ne sauve que les capitalistes stratégiques, et ceux que j’appelle les banquiers supérieurs"

                  On ne le dira jamais assez, les loups ne se mangent pas entre eux, ils dînent avec des couverts en or. Nationaliser les pertes, privatisés les profits, c’est connu et ça marche tout le temps à leur casino.

                  Le monde sous leurs prismes est une vaste Monopoly, ou on achète plus la rue de la paix, mais ou l’on met à sac des économies de tout un pays ...de peuples ... de pauvres gens qui naïvement y ont crus.

                  Combien dans l’histoire ont perdu leurs retraites, leurs maisons, le peu d’avenir qui restait ?

                  Et pendant ce temps là nos fantoches de leaders néo-cons s’en donnent à coeur-joie.

                  Pas besoin de faire des charniers pour être un criminel contre l’humanité, être financier et politique peut suffire.

                  Et dire que notre con de président, va forcer un pauvre bougre de chômeur à faire 40 bornes pour 800 euros par mois, j’exagère certes ... mais autant prendre la faucille, contre ces marchands de malheur.

                  A peluche


                  • zelectron zelectron 20 septembre 2008 12:00

                    Curieusement les "Etats" trouvent des sommes d’argent inouïes pour renflouer des escrocs sans aucunes punitions ni des dirigeants et de leurs complices.

                    Il s’agit donc pour ces "pieuvres" de "conserver" les richesses indûement acquises et absolument pas de "créer" de nouvelles richesses.

                    Du fait de leurs éducations "abmorales" ces entités sont même persuadées d’agir sainement, légalement, positivement : c’est une attitude dont "ils" ne mesurent point ni l’abjection, ni le cynisme.

                    Ceci dit le gentil "gogo" de base qui joue à ce loto en croyant au père noël il est ou va être puni, lui !

                    Mais le citoyen ordinaire qui n’a rien à voir avec ces turpitudes, habituellement d’une innocence passive et béate peut toujours se révolter....


                    • Fabien 09 Crazy Horse 22 septembre 2008 08:35

                      Vous croyez que l’Etat US va sortir tout cet argent de son chapeau ?

                      Non. Il va émettre des titres et donc s’endetter encore un peu plus, pour le plus grand bénéfice de la FED et des personnes qui sont déjà créancières de l’Etat...


                    • Céphale Céphale 20 septembre 2008 12:20

                      Objection : le plan de nationalisation des pertes des banques américaines ne fait pas "peser une nouvelle charge de plus de 1,000,000,000,000.00 de dollars (1000 milliards, et probablement bien au delà) sur les contribuables américains". Il comporte automatiquement une émission de bons du trésor qui vont aller dans les caisses d’investisseurs étrangers.

                      Le dollar va finir par échapper au contrôle de la Banque fédérale !


                      • ZEN ZEN 20 septembre 2008 13:15

                        @ Céphale
                        Est-ce la fin de l’empire ?


                      • Céphale Céphale 20 septembre 2008 13:33

                        @ZEN

                        Je le pense, oui. La déclaration d’hier après l’injection de liquidités de la FED me fait penser aux déclarations rassurantes d’un état major à la veille d’une défaite.


                      • garibaldi15 20 septembre 2008 17:26

                        Cephale, ça fait longtemps que l’état fédéral US vit à crédit en vendant son papier ! Depuis 1971, quand Nixon a décidé la non convertibilité du dollar, les gens auraient dû comprendre !


                      • OmegaDG OmegaDG 20 septembre 2008 22:21

                        Fin de l’Empire ? lequel ?

                        Si c’est financier auquel vous faites allusion, cet Empire là subsistera encore et encore car c’est le seul véritable Empire.

                        Le siège social de l’État Finance change d’endroit, c’est tout. L’appellation de la monnaie-Etalon (Dollar), du régime qui la régit (Capital) a tellement peu d’importance en regards de la réalité.

                        Les mêmes qui prêtaient aux rois, aux princes et aux tyrans pour se faire la guerre, en y vendant avec larges profits leurs propres armes, possèdent maintenant les outils (Médias) pour y mettrent leurs légitimes valets obéissants. (Démocratie). Le reste est de la réthorique législative pour engluer les intellectuels dans des pseudos théories économiques et sociales.

                        Il s’agit maintenant de deviner sur quel territoire se fera la guerre et qui en sera l’ennemi, car le terrorisme comme cible ne suffit plus. Quel nouveau Peal Harbour la propagnade nous servira-t-elle cette fois-ci ? 

                        La Mondialisation occidentale a effaçé la Nation. La notion de ’’Con-sommateur Con-tribuable’’ s’est chargé d’erradiquer celle de Citoyen.
                        Voilà ce qu’est devenue la Cité, un temple de la Cupidité où l’on sacrifie quotidiennemt la Liberté l’Égalité et la Fraternité, au nom de la Sécurité et de la Propriété ’’privée’’.

                        Je suis un peu brouillon, veillez m’excuser, je ne suis pas un littéraire mais un financier et tout comme plusieurs je trouves la situation dramatique et l’avenir sanglant.


                      • Fabien 09 Crazy Horse 22 septembre 2008 08:40

                        Moi je sentirais bien une bonne grosse guerre mondiale, bien sanglante...

                        Du genre USA-Europe - Versus - Chine-Russie-Iran.

                        Ca pourrait faire un bon finish pour notre civilisation, qu’en dites-vous ?


                      • fonzibrain fonzibrain 20 septembre 2008 13:31

                        bonjour

                        c’est loin d’etre bete de tenter de transposer l’essence même de la finance islamique en occident,d’ailleurs en y reflechissant c’est la seule solution,en soit la finance islamique n’est rien d’autre qu’une finance qui gere les risques,bien sure ce qui motive cette méthode est bizare pour un laique,mais le principale n’est pas ce qui motive cette gestion moins risqué(seul dieu peut creer à partir de rien) mais le résultat qui compte

                        savez vous que les rémunération des dirigeant des grandes banque d’investissement(qui ont fait faillite) sont de 94 milliards ces trois dernières années.
                        c’est du vol qualifié !



                        et sinon rien à voir,j’aime bien la prospective et l’anticipation,et comme vous dites que c’est votre domaine,pourriez vous me donner des liens internet ou des titres de livres.
                        merci d’avance


                        • fonzibrain fonzibrain 20 septembre 2008 13:50

                          en gros le trésor et la fed ont nationalisé toutes les pertes des banques,c’est ahurissant !!!!

                          vous vous rendez compte qu’alors que le système s’effonfre,à la tv,rien du tout,c’est dément !

                          selon le leap,la récente remonté du dollar est dû à une manipulation de la fedd et de la banque centrale chinoise,en fait les chinois avaient 400 milliard de dollar dans fanny et freddy,et ils ont manigancé cela pour ne pas que le systme ne s’effondrela avant les élections
                          je repense à cette réunion du congrés qui prevoyait la chute du système financier américain en octobre-novembre 2008 et la faiillite des usa en février 2009

                          vu lea somme inimaginable que l’état va devoir digerer,en plus du passif deja gigantesque,le jour ou les marchès internationaux vont lacher le dollar,et il vont le faire,le dollar et les usa vont s’effondrer.
                          à ce moment la,avec l’équipe de choc mac cain palin,un regime dictatorial va s’irriger soutuenu par le clan bush,le canada et le mexique vont etre annexér et une nouvelle monnaie,pour les trois pays sera instauré,l’améro.

                          bienvenu dans un monde ou la science fiction depasse la fiction


                        • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 14:22

                          Comme je vous l’ai déjà dit, j’ai toujours pensé que l’analyse de leap était sérieuse sur le fond, mais leur timing trop précis pour être exact. Ben il se pourrait fort fort bien qu’ils aient eu raison !!!


                        • fonzibrain fonzibrain 20 septembre 2008 14:50

                          les nuages s’amoncellent,la guerre,la vrai guerre,comme nos grand parent l’on vécu,comme les irakiens,les afggans,et même les gazaouis la vivent depuis des années se prépare,
                          la pauvreté extrème,se généralise
                          une nouvelle gestapo,plus fun,se met en place,(il y a trois jours,le directeur de la rédaction de france 24 a été viré pour avoir laisser organiser un débat sur le complot dans le 11/09)

                          nos enfants vont nous maudire
                          nous sommes pire que les 68ard qui ont retourné leurs vestes
                          nous,nous n’avons crû en rien
                          on a consommé comme des cons
                          on s’est accomodé de tout,
                          la concentrantion des médias étant la pire des choses
                          privatiser la propagande sans rien dire
                          on s’en fout ya closer !!!!!!!!!!!

                          une fois de plus honte à nous


                           

                        • garibaldi15 20 septembre 2008 17:28

                          LEAP2020 avait semble-t-il la bonne boule de cristal !


                        • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 13:41

                          Je ne comprends pas du tout cette histoire de "guerre économique". On peut le tourner dans tous les sens : la finance occidentale s’est plantée toute seule, comme une grande. Si Paulson décide de nationaliser d’un coup toutes les pertes, il ne peut y avoir à cela qu’une seule raison : le système sinon s’arrêtait de fonctionner net. (C’est en tout cas l’analyse du WSJ hier.)

                          Tout ce que je vois, c’est que l’économie de la créativité et de la connaissance a été un vaste bluff, une énorme pyramide. Pour sauver les meubles, on appelle le contribuable au secours. Tout est dit.

                          Oui, c’est un jour historique. L’économie occidentale vient de voler en éclats. La crise à proprement parler est presque finie. Dans moins d’un mois, le dollar s’effondrera et la dépression commencera.

                          C’est une catastrophe complète. Un naufrage. Ce sera la source de tant de drames à venir. Pour tous. Comme le dit Todd Harrison en paraphrasant Churchill : "jamais autant de gens n’auront dû autant (d’emmerdes) à si peu".


                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 13:55

                            Il est clair que l’argument : "C’est un coup des Russes !" prête à sourire, d’autant plus que le "soviétisme" récent américain est de leur propre arbitrage.

                            Allons, Forest Ent, il y a encore pleins de combines les sacs pour nous éviter un remake de 1929. Mais la situation est suffisamment tendue pour qu’une seule erreur abonde dans le sens de votre scenario catastrophe.


                          • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 14:07

                            Il reste quelque chose dans le sac quand on nationalise d’un coup l’ensemble des banques, assurances et établissements financiers ? D’accord, il reste encore Ford et GM, mais ça ne va pas tarder, on n’est plus très loin du communisme ...

                            Ca me semble être un énorme chantage international. Je le reformule ainsi : "Ok, on avait plein de dettes planquées sous le tapis. On les remet dans le bilan. Du coup, il explose. Normalement, vous ne devriez plus acheter de TB et de dollars. Mais si vous faites ça, vous perdez vos fonds de réserve et la seule monnaie d’échange dont vous disposez. A vous de voir ..." Il me semble que les US nous disent : "on n’arrive plus à tenir le dollar tout seuls, il va falloir que tout le monde cotise".

                            C’est si énorme que depuis deux jours j’ai du mal à regarder les choses sereinement. Je ne sais plus bien... Ma reformulation est-elle erronée ?


                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 14:55

                            C’est exactement ça, Forest Ent.

                            Les banques par ailleurs pratiquaient eux déjà un gros chantage : vous nous sauvez ou c’en est fini de l’économie américaine. Maintenant, l’état américain de faire caisse de résonnance : vous nous aidez ou on plombe l’économie mondiale.

                            Mais bon, ça arrangeait pas mal de monde que les US accumulent des déficits pendant que d’autres (nous ?) engrangions les excédents.

                            Les US ont-ils réussi à soumettre leurs partenaires par le pouvoir déficitaire ? Il y a de ça. En tout les cas, aucune instance officielle à ma connaissance ne réclame le rééquilibrage des déficits commerciaux. Quoiqu’il en soit, les occidentaux et le Japon savent que c’est de leur intérêt de sauver l’Oncle Sam et non pas simplement de s’enorgueillir de la résistance financière européenne.

                            Par ailleurs, que l’on tire les bénéfices (Chine) ou que l’on essuye les pertes (US), nous sommes tous bel et bien dans le même bateau. Il aurait été préférable que la Chine tire moins la couverture vers elle, et ce, pour elle-même (puisque sa croissance va en pâtir sévèrement), mais le mal est fait. Si son objectif est d’aller à marche forcée et à marché forcé vers son leadership, c’est réussi, à grands fracas, hélas.

                            S’ils laissaient flotter le yuan (avec une phase de transition), beaucoup de choses se résorberaient. Mais pour l’heure, fait est qu’ils continuent à exporter leur pauvreté, plus que de la partager. Et ils détiennent par leur autorité de taux de change yuan/dollar (1 pour 10), le pouvoir sur l’économie mondiale.

                            Par ailleurs, mais je radote aussi, les systèmes monétaires à somme négative actuels sont pervers.




                          • herve33 20 septembre 2008 15:27

                            La guerre économique entre Etats , c’est bien terminé depuis des lustres . En revanche , on est en guerre économique supranationale pour imposer un modèle de société qui ne bénéficient qu’à une petite minorité qui exploite , voire met en esclavage l’autre grande majorité . C’est celle qui a été mise en place au nom de la Mondialisation .

                            Ne nous détrompons pas , cette semaine est un véritable 11 septembre financier pour le contribuable américain . Les terroristes sont les banquiers de Wall Street et le gouvernement Bush . Les victimes seront les gens qui perdront leur travail , leurs économies , et leur toit .





                          • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 11:44

                            Il semblerait que ça devienne explicite :

                            http://fr.biz.yahoo.com/21092008/290/crise-financiere-washington-invite-les-autres-puissances-agir.html

                            De hauts responsables de l’administration américaine ont pressé ces derniers jours le Japon, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et d’autres puissances mondiales à mettre en place des plans de sauvetage pour sauver leurs entreprises en difficulté, rapporte le Washington Post.


                          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 21 septembre 2008 16:54

                            @ Forest Ent. Nous en parlions il y a quelques mois. Apres la nationalisatoion des institutions financiéres, la non convertibilité du dollar .... La ou nous divergeons encore,c’est que vous croyez a une dépression alors que je crois à un état d’urgence sous un prétexte quelconque, un gouvernement autoritaire ’temporaire " et une prise en charge de l’économie pour le temps qu’il faudra pour redistribuer, remettre les finances en marche, ruiner les riches... En préservant les "très riches", bien sûr. Peut-être une guerre, aussi,pour l’ambiance...

                            Pierre JC Allard



                          • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 19:08

                            La balle n’est plus dans le camp US. Le système financier ne peut être sauvé que si tous les états du monde y participent, si tous les contribables du monde se cotisent pour payer la bulle US en achetant des TB, des dollars et des junk bonds. La dépression ou le chaos. Entre les deux, je me demande si ça ne tiendra pas à un battement d’aile de papillon. smiley


                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 13:43

                            Le gros risque est qu’une masse monétaire concentrée sur des marchés financiers qui ne valent plus rien se retrouvent dans l’économie réelle, provoquant de ce fait le retour d’une sur-inflation (qui est une sorte de mega-taxe tuant l’économie) . Dès que l’interdiction sur les produits vente à perte sera levée, les indices retourneront à la baisse, et sévèremment.

                            Quoiqu’il en soit, les autorités américaines ont décidé de craquer leur dernière allumette, à savoir la crédibilité de la solvabilité de l’état, en place et lieu du rééquilibrage des déficits commerciaux.

                            Pour info, méfiez-vous du petit roquet :
                            www.marianne2.fr/Quand-Sarkozy-revait-de-subprime-a-la-francaise_a91326.html


                            Comment pour l’heure la crise financière se propage à l’économie réelle :
                            www.contreinfo.info/article.php3





                            • geko 20 septembre 2008 15:20

                              ......."Je veux une France de propriétaires !" disait-il !


                            • herve33 20 septembre 2008 15:52


                              "Le gros risque est qu’une masse monétaire concentrée sur des marchés financiers qui ne valent plus rien se retrouvent dans l’économie réelle"


                              Nous n’en sommes plus là , c’est ce qu’il s’est passé au premier semestre 2008 avec la hausse du prix du pétrole et des matières premières . Maintenant nous sommes ou allons entré dans une phase de récession , et c’est plutot la déflation qui nous menace . Comme tout le monde ( financier ) va s’interroger sur la crédibilité de la solvabilité de l’état américain , cela va faire plonger le dollar , donc les consommateurs US vont voir leur pouvoir d’achat fondre comme neige au soleil .

                              Même si il est difficile à croire que nous ne serons pas impactés , la crise en Europe n’aura pas la même ampleur que ce qu’on peut appeler "la grande dépression US" .

                              Ce qui est inquietant , c’est quel impact cette crise aura dans les pays émergeants , si cette crise provoque des mouvements sociaux en Chine , ayant délocalisé tout notre appareil industriel là bas , on peut se demander ce qu’il se passerait ? 




                            • Fabien 09 Crazy Horse 22 septembre 2008 08:52

                              N’avons-nous pas en Europe, comme dans de nombreux pays du monde, un bonne partie de notre "monnaie de réserve" (ce qui soutient l’euro) en dollars ?

                              J’avais cru comprendre que si le dollars s’effondrait, de nombreux pays verraient aussi leurs devises dévaluée.


                            • fredleborgne fredleborgne 20 septembre 2008 13:47

                              En voila un

                              http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre7019.html (lecture intégrale gratuite)

                              Un site (amateur) est en développement pour expliciter cet univers www.cyclebeta.pleindepages.fr

                              Une nouvelle de politique fiction aussi sur les banquiers et le système boursier

                              http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre12599.html

                              Que de la détente pour ce week-end ;o)


                              • HELIOS HELIOS 20 septembre 2008 13:52

                                La BCE a injecté hier ou avant hier, je ne me souviens plus exactement quand, 130 M d’Euros.... pour sauver du desastre des gens qui sont riches, tres riches...

                                Qu’est-ce qu’on aurait pu faire avec tout cet argent... pourtant les caisses "sont vides"...

                                imaginez, un train sous les alpes pour eviter les camions, des digues en Hollande ,des egouts un peu partout, des usines de retraitement des dechets a Naples, des ecoles, des hopitaux, des equipements... et même, horreurs, des baises d’impôts !!!!


                                Vraiment, il y a quelque chose de pourris qui pourrait presque justifier un 1789 a l’echelle de l’Europe....


                                • grangeoisi grangeoisi 20 septembre 2008 14:16

                                  Le problème n’est peut-être pas lié aux mécanismes boursiers, passés sous contrôle ou pas...

                                  Que les passifs deviennent à la charge du gouvernement, donc aux contribuables américains d’une part et dans la dilution générale à tous les contribuables du monde entier d’autre part, si cela pouvait rétablir la situation , on pourrait le comprendre. 

                                  Mais là où ça cloche ( pas celle de wall street), c’est sur la valeur fiduciaire du $ US devenue quasi inexistante. Et ce $ est pour une partie non négligeable dans la poche d’autres états, souvent même constituant leur principal matelas en devises .Cette injection de dollars gouvernementaux ne tiendra que tant que les gros détenteurs ne se sentiront pas en danger de banqueroute !


                                  • Tintin Tintin 20 septembre 2008 16:50

                                    C’est pourquoi la FED n’intervient que ponctuellement. Si elle laissait faire le marché, les investisseurs feraient couler le système en cherchant a se refiler la patate chaude. Si elle nationalisait a chaque faillite, elle affaiblirait le dollar et ferait naître des doutes sérieux quant a la solvabilité des USA.

                                    L’action de la FED conjuguée a la volatilité des marchés devrait permettre d’écouler progressivement les placements a risque. Par contre l’inflation en occident va surement reprendre du poils de la bête et la croissance mondiale va en patir sérieusement.


                                  • amedee 20 septembre 2008 14:38

                                    @l’auteur
                                    Euh.., j’ai pas très bien compris pourquoi, d’après vous, le fait qu’on ne puisse plus vendre à découvert et gagner dans un mouvement baissier provoque un achat massif de titres..
                                    merci de clarifier..


                                    • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 15:06

                                      Il ne me semble pas qu’il ait parlé d’achat "massif".

                                      Mais comme on ne shorte plus, il y a simplement moins de vente, dont la cote monte mécaniquement. Le hedging stabilise les cours. Sans hedging, on a une hausse incontrôlée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’acheteur et donc plus de valeur du tout.

                                      Du moment que l’on ne peut plus shorter les financières, leur cote devient virtuelle. C’est le but, puisque l’intention est de les nationaliser à court terme.

                                      Ca revient un peu à dire que l’on vient de suspendre le capitalisme.


                                    • Marc Bruxman 20 septembre 2008 16:37


                                      Mais comme on ne shorte plus, il y a simplement moins de vente, dont la cote monte mécaniquement. Le hedging stabilise les cours. Sans hedging, on a une hausse incontrôlée jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’acheteur et donc plus de valeur du tout.


                                      +1 

                                      Du moment que l’on ne peut plus shorter les financières, leur cote devient virtuelle.

                                      Oui ou plus exactement on entre dans un régime de quotation différent. J’espére que ceux qui font du trading automatique (via des programmes informatique) vont penser à débrancher leurs algos parce que sinon le changement de comportement risque de les faire jouer bizarrement ;)

                                      Avantage : cela permet de faire jouer à fond la loi du dernier imbécile. Ca va monter grave, des gens vont se ruer pour acheter des titres pourris, et d’autres vont s’en délester tranquillement. 

                                      Dans le même temps ca permet au gouvernement US d’attendre les élections. Comme ca ils pourront dire vous voyez les démocrates c’est des incapables. C’est de leur faute !

                                      C’est le but, puisque l’intention est de les nationaliser à court terme. Ca revient un peu à dire que l’on vient de suspendre le capitalisme.

                                      L’état américain n’a pas de quoi absorber le bordel tout seul. Ou alors si il veut le faire, il faut qu’il abandonne beaucoup de choses à commencer par son armée qu’il ne pourra plus financer. 

                                      Car il reste les prêts "à options" qui vont commencer à péter d’ici à la fin de l’année. Rajoutez à ca le "jingle mail" et l’état ne va pas tarder à se rendre compte qu’il ne peut pas absorber cette crise. Avec un peu de chance, Bush sera pendu. 

                                      On va assister alors à une recomposition géopolitique et économique totale. Avec des secteurs qui vont gagner en influence et d’autres y perdre. 

                                      Accrochez vous, l’année qui vient va être intéréssante. Et une chose est sure, ca va tanguer très fort !


                                    • laurent 20 septembre 2008 20:31

                                      +1


                                    • Fabien 09 Crazy Horse 22 septembre 2008 08:58

                                      Que ça tangue, ça je m’y attendais. Je croise simplement les doits pour que l’on ne chavirre pas, parce que là, ce serait vraiment dramatique pour tout le monde... et surtout ceux qui gallèrent déjà !


                                    • Grasyop 20 septembre 2008 15:07

                                      « plus de 1,000,000,000,000.00 de dollars »

                                      Était-ce vraiment utile de mentionner les centimes ?
                                      Vous trouviez qu’il n’y avait pas assez de zéros comme ça ?


                                      • Tristan Valmour 20 septembre 2008 15:36

                                        Voyons, voyons, Olivier, je crois que vous vous trompez.

                                        Les traders, boursicoteurs et affiliés n’ont pas besoin de psychologie puisqu’ils détiennent le savoir ultime, la science exacte. Vous n’êtes qu’un petit chef d’entreprises et vous ne pouvez pas connaître la Vérité économique. Eux, ils s’occupent de macroéconomie. Ils font de la mathématique financière dans des front office, des back office et tous les orifices. Ils ont accès à de nombreuses sources discrètes et secrètes. Il n’y a pas de lézard ni d’arrêtes. Ils ont l’appui des gouvernements dont ils connaissent intimement les membres.

                                        Alors il est certain que vous vous trompez, et c’est sous le coup de la jalousie ou de l’ignorance que vous vous exprimez. Ces gens là qui brassent des milliards en appuyant sur des boutons, aidés de centaines d’indicateurs ne peuvent pas se tromper. C’est impossible, ils l’ont suffisamment répété pendant des dizaines d’années. Et leurs Ferrari rutilantes témoignent indubitablement de l’immense profondeur de leur esprit, de la qualité de leur jugement, de l’intime connaissance de l’humain. Ils sont quand même tous sortis de Harvard, la référence ultime.

                                        Moi, je suis persuadé qu’ils nous font juste une bonne blague, un « private joke ». Il ne peut en être autrement car à 2 ans ils jouaient déjà au Monopoly ; à 4, ils participaient aux tournois internationaux de Richesse du Monde. La Bonne Paye, ils ont zappé : c’est pour les beauf’

                                        En plus, ils sont tellement prévoyants qu’ils ont inventé les paradis fiscaux pour planquer leur argent. Vous voyez bien leur intelligence. Ils n’avaient pas assez confiance dans l’économie réelle, ou virtuelle, et se sont bâtis des paradis. Je leur tire mon chapeau.

                                        Un milliard de personnes qui meurent de faim, ça n’est rien. Un autre milliard qui va les rejoindre, ça n’est pas grand-chose. What else ?, comme dirait l’autre.

                                        Bonne nuit à tous les avoxiens



                                        • Marc Bruxman 20 septembre 2008 16:21
                                          La BCE a injecté hier ou avant hier, je ne me souviens plus exactement quand, 130 M d’Euros.... pour sauver du desastre des gens qui sont riches, tres riches...

                                          Non a ce stade, il ne s’agissait pas juste de sauver quelques très riches, mais d’éviter un arrêt net et brutal du système financier. Tous les marchés financiers sont connectés entre eux via des dérivés et il y avait la un énorme risque de contagion systémique. 

                                          Si le gouvernement US a commis cette folie (on parle de 1000 milliards pour le plan Paulson) et que la BCE a aussi injecté des liquidités, c’est pour éviter :
                                          • La faillite des banques et la destruction d’argent appartenant aux épargnants. 
                                          • La faillite de caisses de retraites et des économies acumulées par des millions d’américains. 
                                          • La destruction et c’est la le plus grave de la capacité des banques à faire crédit, ce qui entrainerait immédiatement une très très forte baisse de l’immobillier, la faillite de nombreuses entreprises et une déflation importante. 
                                          Bref, le risque était devenu trop grave pour ne pas qu’il y ait intervention. Dans les scénarios les plus noirs, il était possible que le système bancaire soit momentanément incapable de fonctionner et que tout un tas de choses que l’on prend comme acquis comme la compensation interbancaire soit en arrêt momentané. Alors la vous n’avez plus qu’à imaginer que les commercants se mettraient à n’accepter que du liquide, que vous ne pourrez retirer qu’au distribo de votre propre banque, et encore en quantité limitée. Bref, une panique générale. 

                                          Et il faut aussi rappeler que c’est une premiére intervention de l’état américain après le 11 Septembre 2001 qui a crée cette crise. Ils avaient injectés masses liquidités dans le système (envoi de chèques au consommateurs) et surtout mis les taux d’intérêts à un niveau ridicule. Cela a amorcé une bulle immobilliére. Après ca, les banques régulation ou pas allaient trouver un moyen d’exploiter cette bulle. Mais bien sur comme ca servait George Doublemerde Bush il a laissé faire et attendu avec son pote Greenspan qu’il soit réelu. Lorsque la fed a remonté ses taux c’était trop tard.... 
                                          Quelque part, Bush a fossoyé les USA. On lui a donné le pays le plus prospére du monde, qui était en excédent sur tous les points et il en a fait un pays en faillite. Les USA dans leur forme actuelle et dans l’état de leur économie ne pourront pas supporter un accroissement des taxes sans qu’il y ait une très très sévére récéssion. Couplez une hausse des impôts à une baisse du crédit et vous allez avoir un désastre. 

                                          Pour l’instant tout le monde est content, l’état US reprend les dettes. Mais cet état est déja très endetté. Et avec cette dette supplémentaire on va dire que je ne lui donnerai pas un triple A. On va dire que ca devrait permettre de passer la bombe à la nouvelle administration et lui laisser la lourde tache de gérer ca. 

                                          Je plains Obama (espérons que ce soit lui) qui va hériter de ce bordel et va devoir annoncer la vérité aux américains : Leur pays a été mis en faillite par une guerre débile et une politique monétaire débile. 


                                          • K K 20 septembre 2008 17:27

                                            La faillite de caisses de retraites et des économies acumulées par des millions d’américains


                                            ce qui démontre le risque de la retraite par capitalisation. Certains en avaient déjà fait les frais (employés de Enron par exemple)


                                          • K K 20 septembre 2008 17:29

                                            oui Leon, j’ai remarqué aussi le revirement de Bruxman. Il n’y a pas si longtemps, il attaquait le système des retraites et des cotisations sociales...


                                          • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 17:32

                                            Sur les faits, je suis d’accord. Sur les causes, un peu moins.

                                            D’abord, Bush n’est pas le seul responsable. Quand il a été élu en 2000, on était au sommet d’une bulle déjà pas récente. S’il faut en accuser quelqu’un, ce serait plutôt Clinton alors. Bush l’a déplacée, prolongée et amplifiée. Disons 50/50.

                                            Ensuite sur la terminologie qui est il me semble ce qui nous sépare, pour moi, fixer les taux directeurs, c’est une régulation parmi d’autres. De plus, les banques n’ont pas appliqué les règles prudentielles existant : elles ont très largement triché. Si elles avaient appliqué les règles, il y aurait eu moins de problèmes. La SOx a été très largement contournée par des retraits de cote, et cela a été facilté par des paradis fiscaux tolérés. Donc, si, à mon avis, c’est bien la régulation qui est en cause.


                                          • Marc Bruxman 20 septembre 2008 18:38


                                            D’abord, Bush n’est pas le seul responsable. Quand il a été élu en 2000, on était au sommet d’une bulle déjà pas récente. S’il faut en accuser quelqu’un, ce serait plutôt Clinton alors. Bush l’a déplacée, prolongée et amplifiée. Disons 50/50.


                                            Oui mais la bulle technologique avait pas mal de différences avec la bulle financiére. En tombant, elle a fait mal au secteur technologique, mais finalement pas à grand monde en dehors. Elle ne touchait pas au coeur du système parce que ce n’était pas des crédits qui ont servi à financer cette bulle mais de l’investissement. 

                                            En 1929 c’était déja des crédits qui avaient permis aux gens d’acheter des actions. Et c’est cette intervention du crédit qui est toxique. Perdre du cash ce n’est pas très grave. Perdre ce qui indexe un crédit c’est pire. 

                                            Ensuite sur la terminologie qui est il me semble ce qui nous sépare, pour moi, fixer les taux directeurs, c’est une régulation parmi d’autres.

                                            Il y avait des niveaux à respecter. La on a dit : en ce moment l’argent est gratuit. Si tu étais déja riche, tu avais tout le fric que tu voulais pendant cette période. Et comme il coutait que d’alle, il fallait être con pour ne pas le prendre. Or, si il y a des taux d’intérêts c’est justement pour que le crédit soit découragé. Si ils sont suffisamment élevés, les gens savent qu’ils ne doivent faire un crédit que pour un investissement sur. 

                                            Et la quand tu es en période de récéssion et que les actions sont kaputt, les riches se disent. Bon les actions ca pue. Mais l’immobillier c’est un bon refuge. Quand ils arrivent tous avec leur thune, ils amorcent la bulle. Et une fois qu’une partie moins avertie de la société se met à jouer avec eux, c’est FINI ! ! !

                                            De la même façon que la bulle technologique a commencé par toucher les investisseurs spécialisés et qu’à la fin Mme Michu se fesait enfler un panier d’actions technologique par son conseiller bancaire. 

                                            De plus, les banques n’ont pas appliqué les règles prudentielles existant : elles ont très largement triché. Si elles avaient appliqué les règles, il y aurait eu moins de problèmes.

                                            Oui mais en période de bulle, toutes les régles prudentielles sautent. Tu as un actif qui fait fois 2 fois 3 fois 4 en des temps records. Et les gens veulent cet actif puisque il monte. (Ca c’est humain). Ils viennent péter les burnes à leur banquier. Et le banquier lui même va regorger d’ingéniosité pour satisfaire son appat du gain et sa clientéle. 

                                            Pendant la bulle tech un camarade de promo avait plaçé en bourse son prêt étudiant. Il fallait être un taré fini pour faire ca. Il l’a fait en 1998 et dans son cas ca lui as très bien réussi. Avec le financemetn de sa premiére année d’études, il a financé les 4 autres et remboursé sa banque le jour de l’obtention du diplome. Avantage pour lui, entre 1998 et 2000 il avait appris à faire du shrot sell et à jouer avec des warrants. Le probléme c’est que d’autres ayant entendu parler de son example ont voulu faire de même... Et l’on fait en 2000 alors qu’ils ne connaissaient que peu de choses à la bourse. Ils ont perdus très gros. 

                                            Bref, je ne crois pas qu’il y ait de régles qui tiennent en période de bulle vu qu’elles se caractérisent par l’anéantissement de la raison. Dans le cadre de la bulle précédente (que je connais mieux pour l’avoir vue de l’intérieur), beaucoup de gens étaient persuadés que leurs actions Yahoo ne pouvaient pas baisser. Dès lors faire n’importe quoi n’était plus psychologiquement faire n’importe quoi. C’est pour ca qu’on se goinfrait au champagne et qu’on louait des boites en plein paris pour faire la teuf en 2000. Parce que les gens avaient fini par y croire. 

                                            J’aurais changé de bord ? (A Léon)

                                            Non c’est juste que vous n’avez pas saisi mon bord ! Le système actuel correspondant à un capitalisme officiellement libre mais en réalité très controlé par les états n’est pas ce que je défend. La part de la dépense publique aux USA a augmenté depuis qu’ils sont officiellement entrés en libéralisme. Je suis libéral, et minarchiste et la chute de cette collusion entre l’état et quelques grands groupes m’amuse. Et c’est très drole de voir l’état US éponger de la dette privée ce qui va peut être forcer une mise au régime. 

                                            De plus voir Greenspan et sa bande manipuler la monnaie pour satisfaire les ambitions de Bush ne m’a jamais plu. On sait depuis 2003 que ca va péter. Ron Paul le répéte depuis plus longtemps encore. 

                                            La condition nécéssaire au fonctionnement du libéralisme et on le sait depuis les écrits de Ludwig Von Mises c’est la mise en place d’une monnaie solide et de préférence basée sur des matiéres premiéres. De sorte que l’argent ne soit pas virtuel mais réel. Car manipuler la monnaie comme le font les autorités US c’est tricher. Et cela corromp l’allocation optimale des ressources permise par le marché. On récupére alors inflation, bulle spéculative et de nombreux maux. 

                                            Enfin pour la stratégie du choc je n’ai pas lu le bouquin et ne peut donc pas en débattre avec vous. Tout ce que je sais c’est que l’état US s’est affaibli en avalant les actifs toxiques qu’il a contribué à créer. Et que ca devrait l’affaiblir pour un petit moment. Reste à voir si cet affaiblissement sera favorable à la cause ou pas. Ca je n’en suis pas encore sur. 





                                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 18:54

                                            Et bien, Mr Bruxman, un minarchiste pour Obama, ce n’est pas un peu contradictoire ? A moins que votre pacifisme prenne le pas sur votre minarchisme, ce qui est louable.

                                            Quoiqu’il en soit, face à un Mc Caïn qui a déclaré "je ne connais rien en économie", la crise actuelle joue en faveur d’Obama, et c’est bien cela l’essentiel, à savoir ranger le néo-conservatisme au rang de pièce de musée.


                                          • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 19:00

                                            @ bruxman

                                            Il me semble donc que nous sommes d’accord sur le fait que le coût du crédit est une régulation. Au delà de la terminologie, je souhaite que nous soyons aussi en accord sur le fait que l’on ne puisse pas faire l’impasse sur l’honnêteté de l’état, quel que soit le rôle que l’on souhaite lui voir jouer, très grand ou très petit.

                                            A propos d’avis circonstancié, j’aimerais bien avoir aujourd’hui celui de JDCH. smiley


                                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 19:13

                                            @Forest Ent, même si ce ne m’est pas adressé :

                                            "Il me semble donc que nous sommes d’accord sur le fait que le coût du crédit est une régulation"

                                            Effectivement, c’est le rôle de l’intérêt. Hélas, sur création monétaire, c’est aussi une spoliation (sauf si la banque me donnait d’autant de son capital, par ex), puisqu’elle garantit cette non-monnaie avec des cautions, des hypothèques, etc.

                                            Ainsi les banques européennes qui ont émis 9000 milliards d’euros en circulation pour une dette de 15000 milliards d’euros, se sont appropriés ni vu ni connu, 6000 milliards d’actifs, sans compter la rente de 450 milliards que cela leur rapporte annuellement.

                                            Il est beau le financiarisme, que l’on a bon dos d’appeler libéralisme.


                                          • Marc Bruxman 20 septembre 2008 20:09


                                            							

                                             
                                            								Et bien, Mr Bruxman, un minarchiste pour Obama, ce n’est pas un peu contradictoire ? A moins que votre pacifisme prenne le pas sur votre minarchisme, ce qui est louable.

                                            Aucune des deux alternatives ne correspond au libéralisme auquel je crois. Obama est plus social au niveau économique, McCain et sa pouffiasse anti-IVG a un programme à gerber au niveau des moeurs. Et au niveau économique il fera du Bush à savoir quelque chose qui n’est pas le libéralisme, mais de l’étatisme déguisé. Que l’état soit important via ses services sociaux ou via son armée cela ne change pas grand chose. 

                                            Et pour ce qui est du pacifisme, oui je ne vois pas ce que branlent les américains en Irak à part se mettre tout le monde musulman à dos. L’armée devrait servir à défendre le pays pas à faire des guerres préventives qui ne servent à rien si ce n’est à engraisser le fabriquant de missiles et tuer des gens. 
                                            							

                                          • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 20:48

                                            @ Mr Bruxman :
                                            Oui, on a bien compris du workfare (militaire en l’occurence) ou du welfare (social), c’est bonnet blanc ou blanc bonnet.

                                            Et que pensez-vous de tout ces banquiers libéraux adeptes du laissez-faire, qui dès que la bise est venue, implorent l’autorité de l’état ? Le libéralisme reconnaitra les siens ? Le libéralisme, une foi athée qui ne concerne que quelquse uns épargnés par les aléas de la vie ? La liberté du libéralisme, oui, la responsabilité, vaguement ? la liberté nécessite une limite, l’autorité ? Les ouailles libérales sont perdues sans autorité ? Ou comme Bastiat, Locke, et d’autres libéraux, le libéralisme in fine ne sert que mes intérêts du moment ? La liberté, invention tardive par rapport à l’autorité, ne viendra jamais à bout de celle-ci ? La liberté est un chemin sans fin, la voie à suivre ?

                                            Je sais que vous n’êtes pas anarcho-capitaliste, donc vous ne devez pas vous sentir concernés par certaines de mes interrogations, mais pour l’heure, les libéraux sont les premiers à troquer leur liberté pour de la propriété, voilà pourquoi je me permets de les renommer des propriétaux.



                                          • Marc Bruxman 21 septembre 2008 00:23

                                            Oui, on a bien compris du workfare (militaire en l’occurence) ou du welfare (social), c’est bonnet blanc ou blanc bonnet.

                                            C’est important car il n’y a quasiment d’état libéral en prenant cette définition. 

                                            Et que pensez-vous de tout ces banquiers libéraux adeptes du laissez-faire, qui dès que la bise est venue, implorent l’autorité de l’état ?

                                            Ils se sont coincés comme des cons. L’idéal serait de les laisser couler, on est bien d’accord la dessus. Le probléme c’est que effectivement c’était chaud de les laisser couler. Après il faut attendre les détails mais il faut espérer :

                                            • Que les actionnaires se fassent lessiver dans l’histoire lorsque l’état doit intervenir. En gros, on sauve l’outil "banque" mais ceux qui ont mal gérés sont expropriés vu qu’ils sont en faillite virtuelle. Et on se contente de garantir les obligations de la banque vis à vis de tiers extérieurs pour éviter la contagion. 
                                            • Que les entités nationalisées temporairement soient rapidement re-privatisées dès que les comptes auront pu être épurés.
                                            Ce qui mettrait alors l’état dans une position d’aide de dernier recours pour les citoyens mais laisserait les actionnaires désolés de façon à ce qu’ils réfléchissent la prochaine fois. 

                                            La réflexion ici c’est peut on considérer dans un modéle libéral que l’état peut sortir de son "libéralisme" en quelques cas très particuliers comme une catastrophe naturelle (pouvant nécéssiter une intervention forte sur place le temps que la vie reprenne) ou une débacle financiére. J’aurais tendence à répondre oui si les conséquences d’une non intervention sont très graves à condition que ce sauvetage ne sauve que l’institution mais pas ses actionnaires défaillants. Ceux qui ont joués et mal joués doivent perdre. 

                                            Cela dit, l’état devrait peut être à l’avenir s’interdire des manipulations fumeuses sur les taux d’intérêts. Parce que la crise vient bien du taux d’intérêt à 1% de Mr Greenspan. Comparez avec l’inflation à ce moment la et vous comprendrez pourquoi la machine s’est emballée ! Tant que l’on laissera ce genre de pouvoir à des politiques, il sera tentant d’y jouer pour gagner une élection sachant que la punition est pour le successeur... 

                                            Je sais que vous n’êtes pas anarcho-capitaliste, donc vous ne devez pas vous sentir concernés par certaines de mes interrogations, mais pour l’heure, les libéraux sont les premiers à troquer leur liberté pour de la propriété, voilà pourquoi je me permets de les renommer des propriétaux.

                                            La voix minarchiste ne vise pas à supprimer toute notion d’autorité mais à rendre l’état minimal. Ce qui ne lui enléve d’ailleurs nullement son pouvoir de faire des lois ou de les faire appliquer.

                                            L’idée est que l’état doit justement se concentrer sur sa mission législative, et ne pas intervenir directement dans le reste. Il doit de même mettre le minimum de régulations et de lois possible. Ce qui n’interdit pas d’en mettre lorsque c’est vraiment nécéssaire pour la sécurité nationale et le bon fonctionnement quotidien du pays. Or, les banques sont tellement importantes pour la vie quotidienne qu’il ne serait par exemple pas tolérable d’autoriser des "ponzi scheme" (bon ok, la réserve fractionnaire c’est douteux de ce point de vue). 
                                            Après tout est permis dans ce cadre. Comme par exemple mettre en place une assurance maladie universelle. Il suffit que l’état légifére pour imposer une obligation d’assurance et laisse à des entreprises soumises à un cahier des charges minimal le soin d’apporter la réponse en fixant le prix et les prestations qu’elles désirent. Par contre l’état n’a pas par exemple à dépenser 5 milliards pour sauver une compagnie aérienne. (Hein Berlusco !) Si demain Alitalia coule, les gens pourront voler sur d’autres compagnies. 

                                            C’est juste une façon différente d’organiser les choses en quelque sorte qui a pour but :
                                            • De ne pas troubler les régles du jeu en favorisant des acteurs potes du pouvoir plutot que d’autres. 
                                            • De limiter la corruption. 
                                            • De limiter les impôts et charges obligatoires au minimum. 
                                            • De séparer la sphére politique de la sphére économique ce qui sera bon pour la démocratie. 
                                            • D’encourager les initiatives dans tous les domaines par une régulation douce. 
                                            En espérant avoir éclairci mon point de vue... 

                                          • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 02:08

                                            ...ce qui laisserait les actionnaires désolés de façon à ce qu’ils réfléchissent la prochaine fois.

                                            Désolé, nous ne sommes encore pas d’accord. Les actionnaires, c’est vous et moi. Comme je l’ai signalé à l’époque, AXA possédait 8% de Fannie. Et les actionnaires vont effectivement tout perdre. Mais ceux qui vont très bien s’en sortir sont les administrateurs, dont c’était justement le rôle d’éviter ça. Regardez qui ce sont, comment ils ont été nommés, etc ... Le problème principal était là : une nomenklatura de types qui ont fait ensemble leur MBA à Boston, qui se nomment les uns les autres, qui gagnent quand ça monte et sautent en parachute doré quand ça baisse.

                                            Il faut une sanction pénale des administrateurs pour avoir joué contre l’intérêt de la boîte.

                                            L’état n’a pas par exemple à dépenser 5 milliards pour sauver une compagnie aérienne. (Hein Berlusco !)


                                            Je n’ai pas trop suivi, mais ça a l’air d’avoir été le gag de l’année. Pour se faire élire, il s’est opposé à une OPA d’Air France. Après avoir été élu ... J’aimerais bien un article là-dessus. Dans la catégorie "parodie", quoique je ne sache pas si Berlu parodie Sarko, ou le contraire, ou bien les deux parodient Chaplin...


                                          • Claude Simon Tzecoatl 21 septembre 2008 09:30

                                            @Marc Bruxman,

                                            Je vous comprends bien, même si j’ai des milliers d’objections à vous faire valoir, dont une :

                                            Quel plan un minarchiste a pour ce type de problèmes ? :
                                            www.telegraph.co.uk/news/worldnews/northamerica/usa/2991742/Tent-cities-of-homeless-on-the-rise-across-the-US.html

                                            Les expulser car ils sont sur une propriété privée ?
                                            Les mettre en prison car il n’y a plus de propriété publique à squatter et ils sont donc forcément en infraction vis à vis de la loi, irrespectueux de la propriété privée ?
                                            L’état paye pour les mettre en prison, favorisant ainsi ce business ?
                                            Ca n’arrivera jamais en minarchie, puisque c’est une conséquence de la gestion de Greenspan ?
                                            C’est le boulot des petits frères des pauvres (qui ne sont plus que des maisons de retraite, au passage, et dont la générosité n’a pas force de loi) ?


                                          • Claude Simon Tzecoatl 21 septembre 2008 09:35

                                            J’oubliais, la main invisible va forcément passer par là ?

                                            Sinon, pour la réserve fractionnaire, nous sommes bien d’accord, bien entendu. Même si à ma connaissance les libéraux hésitent entre l’interdire ou l’autoriser aux risques et périls des banquiers qui la pratiquent et clients qui l’admettent ou sont mal informés.


                                          • Marc Bruxman 21 septembre 2008 20:45


                                            Désolé, nous ne sommes encore pas d’accord. Les actionnaires, c’est vous et moi. Comme je l’ai signalé à l’époque, AXA possédait 8% de Fannie. Et les actionnaires vont effectivement tout perdre. Mais ceux qui vont très bien s’en sortir sont les administrateurs, dont c’était justement le rôle d’éviter ça. Regardez qui ce sont, comment ils ont été nommés, etc ... Le problème principal était là : une nomenklatura de types qui ont fait ensemble leur MBA à Boston, qui se nomment les uns les autres, qui gagnent quand ça monte et sautent en parachute doré quand ça baisse.

                                            Il faut une sanction pénale des administrateurs pour avoir joué contre l’intérêt de la boîte.


                                            Dans ce cas, on va contre la "responsabilitée limitée" des personnes morales. Le problème la dedans c’est que c’est pas très simple à décortiquer. Y a t’il eu infraction pénale ? En l’état actuel de la loi, pas sur. 

                                            L’endroit ou on est le plus prêt de trouver une infraction pénale c’est du coté des agences de notations qui ont labellisée triple A des produits qui étaient pourris. 

                                            Probléme :

                                            • Le bigboss dira qu’il a reçu confirmation de la part de ses génies matheux que les produits étaient sans risques grâce à l’ingénierie financiére. Il a certainement un papier signé d’un de ses sous fiffres qui lui dit qu’au terme de deux pages de calcul imbittalbe ils ont prouvés que le truc était sans risque. 
                                            • Le génie matheux aura pondu une page de calcul pour justifier. Et au pire il dira que de la pression interne s’exercait pour que ces produits soient triple A. Si vous avez un jour bossé comme consultant, vous savez de quoi je parles ;)
                                            Mais le problème c’est que lorsque il y a une bulle spéculative souvent on n’a pas le choix. Si vous allez dans le sens de la bulle votre action monte. Si vous n’y allez pas, elle stagne voir baisse. Si vous attendez trop vos concurrents vont vous racheter par "échange d’action". Le tout est alors de donner l’impression qu’on y va à fond (pour que l’action monte) mais de limiter au maximum les risques. Mais souvent même les meilleurs se font prendre par une bulle et finissent par y croire. 

                                            Il y a la quelque chose de fascinant c’est que comme pendant un temps, le fric inonde le secteur victime de la bulle, tout devient facile. Et dirigeants comme employés on vite fait d’y perdre la tête. Même lorsque l’on est conscient que tout ca c’est du chiqué (beaucoup dans l’industrie en 2000 le savaient), il est très difficile de garder la tête froide quand tout dans la vraie vie indique le contraire. En gros, tu sais que ton business est foireux mais les mecs se battent pour te filer des sommes indécentes. Bernard Arnaud qui n’est pourtant pas un apprenti en matiére de business s’est fait baiser en l’an 2000. D’autres se referont avoir. Faut il les foutre en tole pour autant ? 

                                            Pour un bon résumé sur la psychologie des bulles spéculatives, le reportage "internet fait des bulles" trouvable sur Youtube est excellent. J’ai eu l’impression de rajeunir de quelques années en le voyant. Je n’ai pas trop suivi, mais ça a l’air d’avoir été le gag de l’année. Pour se faire élire, il s’est opposé à une OPA d’Air France. Après avoir été élu ... J’aimerais bien un article là-dessus. Dans la catégorie "parodie", quoique je ne sache pas si Berlu parodie Sarko, ou le contraire, ou bien les deux parodient Chaplin...

                                            Oui c’est effectivement un gag. Cela dit le plan Air France rencontrait déja l’opposition des syndicats, il n’est pas dit qu’il serait allé plus loin que le plan CAI. Mais c’est plus cet aspect "drame national" qui m’interpelle. 


                                          • Marc Bruxman 21 septembre 2008 21:15


                                            Quel plan un minarchiste a pour ce type de problèmes ? :
                                            www.telegraph.co.uk/news/worldnews/north america/usa/2991742/Tent-cities-of-homel ess-on-the-rise-across-the-US.html

                                            Bon des SDF et des gens qui vivent en conditions indigne malheureusement il y en a dans toutes les sociétés. La France et son modéle "social" tant vanté a énormément de SDF. Il suffit de foutre les pieds dans Paris pour s’en rendre compte. 

                                            Cette extréme misére, on la trouve donc à la fois dans des pays ou l’état est fort et redistributif et dans des pays ou l’état laisse faire. Donc non ce n’est pas lié à la politique de greenspan. Il a pu causer une partie des SDF récents, mais pas plus. 

                                            Mais globalement on sait que :

                                            • Si la mairie ne fixe plus de plan d’occupation des sols et libére le foncier, le prix de l’immobillier va baisser. Pensez qu’il y a plein d’immeuble dans les beaux et moins beaux quartier de Paris qui sont affectés à usage de bureau, ne peuvent pas redevenir des logements (la mairie ne veut pas) et en attendant sont vacants parce qu’ils ne sont pas aux normes pour un usage de bureau (climatisation + electricité). Pour des habitations ils seraient par contre tout à fait mettables sur le marché. Aux USA, on sait que l’immobillier est plus cher dès que les mairies ont des plans d’urbanismes stricts. 
                                            • Si les conditions d’expulsions étaient plus favorables aux proprios, ceux ci n’hésiteraient moins à louer à des plus pauvres. Mais la dessus, il faut bien voir que certains parmis ces proprios sont dépendants du revenus apportés par leur locataires et pourraient se retrouver dans la merde en cas de non paiement d’un de leurs locataires. Pas étonnants qu’ils soient prudents. 
                                            • Concernant la prison je considére que c’est un moyen de punition qui ne doit être utilisé que pour des gens dangereux si ils sont à l’air libre, pas pour des gens qui squattent un terrain vague. Des infractions comme la consommation de drogue ne devraient pas conduire en prison. De même certains détournement de fond devrait conduire à une peine de remboursement + amende, en aucun cas de prison. La privation de liberté devrait être réservée aux cas extremes (violence, ou récidive compulsive). 
                                            C’est le boulot des petits frères des pauvres (qui ne sont plus que des maisons de retraite, au passage, et dont la générosité n’a pas force de loi) ?

                                            On néglige pourtant souvent le boulot des associations humanitaires. Et pourtant, malgrés tout ce que l’on dépense en social, on a besoin d’associations comme les restos du coeur pour donner à bouffer aux gens. Et on peut ajouter à ca la croix rouge, le secours populaires, le samu social, bref tout ceux qui sont sur le terrain. 

                                            Bref tout ca pour dire, que ces assos ont d’énormes avantages sur des structures plus officielles :
                                            • Ne pas être bureaucratique. La mission est d’aider les gens, pas de vérifier que le formulaire 4002 a bien été renvoyé avant la date prévue. D’ou un contact plus humain avec les populations concernées. 
                                            • Etre nombreuses et permettre donc aux donateurs de donner ailleurs si ils constatent que l’argent est mal géré par une des associations. (Cf affaire Arc). 
                                            • Pouvoir y contribuer sous forme de diverses façons : dons monétaires, dons en nature, temps libre.
                                            • Je préfére largement la solidarité volontaire à la solidarité "forcée". Quand on me donne un impôt vu que je n’ai pas le choix ou pas de le payer ce n’est pas vraiment de la solidarité (qui implique mon consentement). Si par contre je choisis de donner à la croix rouge, c’est un acte volontaire de ma part qui implique que j’ai une bonne image de la croix rouge (je pense qu’elle va effectivement utiliser mon argent pour la cause) et que je souhaite faire avancer une cause en particulier. 
                                            • Cela permet de diriger la solidarité vers des causes précises qui sont importantes personellement pour le donnateur. Ce qui fait une sorte de démocratie directe. Si les gens ont envie de donner de l’argent pour lutter contre le cancer, ils le font directement. Ils ne font pas d’un coté un chéque à l’état et de l’autre de la politique pour que ce chèque soit redirigé en plus grande partie vers les hopitaux. 
                                            Et d’ailleurs plutot que l’état consacre X% au social, je préférerai largement qu’il y ait juste une loi demandant aux gens de verser ces X% à des associations de leur choix. Et je pense que si l’on fesait ca, on verrait des progrès sociaux à grande vitesse. 


                                          • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 21:33

                                            @ bruxman

                                            Pour ce qui est du pénal, tu as bien décrit ce qui va se passer. Mais ce qui me gêne est qu’il n’y aura même pas d’enquête.

                                            Pour ce qui est du social, ce que tu dis est vrai et faux. Il y a bien en France 100 000 SDF, faute de logements sociaux disponibles, dont d’ailleurs 30% de gens ayant un emploi ! Avec le recul, on peut quand même constater que le logement social a été un outil moins dangereux que les subprimes.

                                            Pour ce qui est de l’aide aux SDF, elle est réalisée à 90% par des 1901 comme celles que tu cites, mais financée en majorité par l’Etat. On est donc déjà un peu dans le système que tu décris.

                                            La Cour des Comptes a sorti il y a 18 mois un rapport là-dessus. Pour elle, on pourrait avoir pas mal moins de SDF avec un tout petit peu plus de logement social. Par contre, le DALO ne devrait rien apporter, les SDF en général ne connaissant pas leurs droits et n’ayant pas les moyens de les faire appliquer.


                                          • Claude Simon Tzecoatl 21 septembre 2008 22:03

                                            "Et d’ailleurs plutot que l’état consacre X% au social, je préférerai largement qu’il y ait juste une loi demandant aux gens de verser ces X% à des associations de leur choix. Et je pense que si l’on fesait ca, on verrait des progrès sociaux à grande vitesse."

                                            C’est pas un peu la charia votre truc ? Bon, c’était pour vous charrier. Et on les connaît, les effets pervers de l’impôt islamique.

                                            Donc, en fait, votre conception du minarchisme n’est pas de ne pas intervenir dans l’économie, la solidarité, etc, mais de limiter au maximum les transferts monétaires entre l’état et l’économie, tout en ne se privant pas de législations.

                                            Voilà qui a le don d’être clair.

                                            Cela ne garantit cependant pas que les textes législatifs soient neutres sur l’économie, bien entendu. Et pour reprendre un terme de JC Allard, le pouvoir du symbole (la monnaie) de l’état ne sera plus financier, mais législatif.
                                            La corruption ou la complaisance sera dans la loi, pas dans le transfert monétaire, c’est peut-être un progrès car cela serait plus transparent (quoique qu’avec les textes de lois pondus, genre traité européen Sarkozy, c’est pas sûr)
                                            L’état risque de perdre son pouvoir de coercition (taxe sur le tabac, l’alcool, les casinos, les carburants, etc), mais il peut bien évidemment fixer le prix (comme en soviétie) ou obliger la rétribution de taxes au secteur de la santé, etc.

                                            Bref, c’est bien de la régulation et non plus de la ponction-redistribution.

                                            Mais bon, c’est bel et bien l’acte de mort de tout service public, social, innovation, d’infrastructure, de crise, etc.

                                            Déjà, rien que la réputation des cliniques privées pompe à fric ne plaide vraiment pas en votre faveur. On peut me sortir des stats bricolées, mais ce n’est pas ce que l’on me chuchote à l’oreille.



                                          • Claude Simon Tzecoatl 21 septembre 2008 22:19

                                            Tjrs à Mr Bruxman :

                                            Dans un jeu monétaire à somme nulle (de surcroît à somme négative comme actuellement, amis banquiers, merci), l’état joue le rôle de perdant financièrement. Votre minarchisme est donc un suicide collectif.

                                            Par ailleurs, le libéralisme économique dont la seule finalité est le profit, l’état est l’un des rares parafoudres (avec certaines ONG, etc) au tout-bénéfice, puisque celui-ci est capable de privilégier santé, recherche, développement territorial, éducation, etc, en un mot capacité, sans compromettre pour autant toute une société à la finalité du profit, finalité impossible pour tous dans un tel système monétaire.



                                          • Forest Ent Forest Ent 22 septembre 2008 00:46

                                            Oui, ça fait totalement abstraction des situations de monopoles ou oligopoles qui ont entraîné la création de la plupart des services publics. Il m’a semblé que c’était en fait le point qui m’opposait le plus souvent aux membres du PS actifs ici, et dont les idées sont somme toute très proches de celles de M Bruxman. Le PS était globalement pour la libéralisation du marché de l’énergie, et en grande partie pour la privatisation de EdF et GdF. (Moi, j’étais franchement contre, mais Sarkozy ne m’a pas écouté, à croire qu’il ne lit pas AV, ou alors il lit les autres rédacteurs exprès...).


                                          • Forest Ent Forest Ent 22 septembre 2008 11:20

                                            C’est totalement inutile de discuter avec Bruxman.

                                            Pas du tout d’accord. Il a passé pas mal de temps à rédiger, s’est exprimé courtoisement, et a explicité un point de vue. On ne peut pas se plaindre à la fois de ne jamais avoir d’intervenant de droite alphabète et décourager ceux qui tentent.



                                            • armand armand 20 septembre 2008 17:12

                                              Quelques remarques qui s’imposent, à mon sens :


                                              - après un endettement record lié à une aventure militaire fondée sur des mensonges, l’administration Bush va doubler (?) au moins l’endettement pour sauver ses copains banquiers (n’oublions pas que Paulson est l’ancien dirigeant de Goldman et Sachs).
                                              Pas mal pour une seule présidence !



                                              - Les historiens actuels estiment que l’Empire romain a sombré parce que son économie se résumait à deux activités - l’esclavage (ou servage) et l’usure. Ne sommes-nous pas (nous tous, et pas seulement les U.S.A.) dans un scénario assez semblable - la recherche obsessionnelle d’une main d’oeuvre toujours moins chère, et un secteur financier dont le principe c’est un ballet incessant autour des fluctuations des taux d’intérêt - donc, de l’usure tout simplement.


                                              - Peut-on faire autrement, arrivé au stade où nous sommes, c’est à dire la finance a-t-elle si bienpoussé ses tentacules dans tout ce qui compose notre univers que si on laisse couler les banquiers, ils nous entraînent avec eux ? J’avoue que je n’en sais rien.

                                              En tout cas, ce sauvetage pourrait au moins s’accompagner de quelques mesures symboliques - la mise en coupe réglée de tous les salaires, traitements, bonus, etc. du secteur concerné. Or Paulson vient de rejeter, entre autres choses, la proposition de fixer un plafond aux rémunérations exécutives. En somme c’est "dépannez-vous, mais ne nous dictez pas combien on doit gagner, bande de gueux !"


                                              - Une question pour les ’vrais’ économistes sur ce site (Forest Ent, par exemple...) ppouvait-on se tirer d’affaire en agissant en aval, c’est à dire en gelant les remboursements de prêts de la part des hypothéqués insolvables ? Un peu comme lorsqu’on efface la dette d’un pays du Tiers-Monde ?

                                              Même ainsi, j’ai personnellement des scrupules - certes on parle des ’pauvres gens’ qui ont perdu leur maison - mais ne l’ont-ils pas achetée (et parfois plusieurs maisons...) convaincus comme ils l’étaient de faire une plus-value avant l’augmentation des intérêts ?

                                              Alors faut-il, du plus petit au plus gros, passer l’éponge sur ce déferlement de cupidité, puisque à tous les niveaux, cette crise n’a qu’une seule cause - la volonté obsessionnelle de s’enrichir dans les plus brefs délais.
                                              On dit que le marché est gouverné par deux émotions : la cupidité et la peur.
                                              Ce ne sont certainement pas les piliers sur lesquels on peut bâtir une civilisation.


                                              • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 18:07

                                                Certains économistes, tel Maurice Allais, souhaitait l’interdiction de la vente à découvert. Apparemment, certaines théories s’imposent d’elles-même. Et je vois mal les US revenir sur cette interdiction.


                                              • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 19:16

                                                pouvait-on se tirer d’affaire en agissant en aval, c’est à dire en gelant les remboursements de prêts de la part des hypothéqués insolvables ?

                                                (Je ne suis pas économiste. Ecrire là-dessus était juste un hobby.)

                                                Non, ce que vous ne proposez n’aurait amha rien changé, parce qu’il me semble de plus en plus probable que la débâcle à laquelle nous assistons n’est qu’en petite partie liée à l’immobilier, qui n’a été que le premier symptôme. Ce qui est en train de crever est beaucoup plus gros et bien pire que ça : c’est la nature même du système financier, dans laquelle on dérive des dérivés et on brasse tout sur toute la planète. C’est la "crise du sac de noeuds". Je pense que les dés étaient déjà jetés en 2006.


                                              • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 19:27

                                                C’est la "crise du sac de noeuds".

                                                Et oui, supprimez l’autorité, laissez-faire, multipliez les risques, puis gérez les. Ou le libéralisme piégé dans ses propres faiblesses.


                                              • Philou017 Philou017 21 septembre 2008 12:10

                                                Question à tous ceux qui ont des connaissances plus solides que les miennes en économie :

                                                A partir de quand le truc risque réellement de s’écrouler ?

                                                Ou autrement :

                                                Combien de temps peuvent tenir les traitements décidés cette semaine ?


                                              • Forest Ent Forest Ent 22 septembre 2008 00:55

                                                J’ai l’impression que ce ne sont plus les compétences en économie qui permettent de prévoir. Ca va se régler à la machette entre gouvernements. Les réponses suivantes sont du gros pifoscope personnel.

                                                A partir de quand le truc risque réellement de s’écrouler ?

                                                2005

                                                Combien de temps peuvent tenir les traitements décidés cette semaine ?

                                                Un à six mois grand maximum.


                                              • xoj 20 septembre 2008 18:12

                                                face aux errements de la civilisation actuelle,

                                                face aux défis démographiques et environnementaux a venir

                                                face à la complexité globale de nos sociétés qui nous empèche toute action concrete à cause du brouillard d’interprétation qui englobe toute analyse des événements,

                                                le citoyen d’une communauté comme la France, ne doit-t-il pas enfin saisir l’occasion de cette période troublée pour reprendre le controle de son destion en revenant aux fondamentaux de la vie au sein de la Nation, plutot que d’attendre , comme toujours, le sang , les larmes et la honte de n’avoir pas agit quand il en était temps.

                                                Sans parler de révolution, je parlerais d’insurection pour reprendre ,simplement , nos institutions en main ainsi que notre travail et nos biens avant que les lois des grands marchands nous précipitent définitivement sur les chemins de la perdition.


                                                UN HOMME SE LEVRA-T-il POUR INDIQUER LE CHEMIN DE LA RAISON ??


                                                • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 02:22

                                                  UN HOMME SE LEVERA-T-il POUR INDIQUER LE CHEMIN DE LA RAISON ? ?

                                                  Je ne sais pas, mais j’ai l’impression que pas mal vont se lever et aller au taf et s’y voir indiquer le chemin de la maison. smiley


                                                • deniz 20 septembre 2008 18:17

                                                  Le pire à venir ? Mc Cain et consoeur : un chante "bumb Iran" l’autre s’apprête à faire la guerre à la Russie !
                                                  La guerre militaire est devenue une nécessité pour les USA pour conserver leur Empire et leur emprise sur le reste du monde, ils sont encore les plus forts, militairement or, rien ne vaut les grands élans de patriotisme pour faire accepter la misère, et rien ne relance mieux la machine industrielle que la voracité des armées, et les dégats qu’elles laissent. Ce scénario n’a rien d’une SF, il a souvent été utilisé, la fuite en avant, les grands conflits, soi-disant idéologiques sont presque toujours souhaités et suscités par les puissances financières et industrielles.
                                                  Oui, je crois que le pire s’approche.


                                                  • Dzan 21 septembre 2008 18:19

                                                    @Deniz

                                                    Exact.
                                                    Pendant la 1rer guerre, la famille Schneider ( Maitres des Forges ) fit fortune, en vendant des canons aux 2 belligérants.




                                                    • fonzibrain fonzibrain 20 septembre 2008 20:23

                                                      en gros le trésor et la fed ont nationalisé toutes les pertes des banques,c’est ahurissant !!!!

                                                      vous vous rendez compte qu’alors que le système s’effonfre,à la tv,rien du tout,c’est dément !

                                                      selon le leap,la récente remonté du dollar est dû à une manipulation de la fedd et de la banque centrale chinoise,en fait les chinois avaient 400 milliard de dollar dans fanny et freddy,et ils ont manigancé cela pour ne pas que le système ne s’effondrela avant les élections je repense à cette réunion du congrès qui prevoyait la chute du système financier américain en octobre-novembre 2008 et la faiillite des usa en février 2009

                                                      vu lea somme inimaginable que l’état va devoir digerer,en plus du passif deja gigantesque,le jour ou les marchés internationaux vont lâcher le dollar,et il vont le faire,le dollar et les usa vont s’effondrer. à ce moment la,avec l’équipe de choc mac cain palin,un régime dictatorial va s’irriger soutuenu par le clan bush,le canada et le mexique vont etre annexer et une nouvelle monnaie,pour les trois pays sera instauré,l’améro.

                                                      bienvenu dans un monde ou la science fiction dépasse la fiction


                                                      • Yohan Yohan 20 septembre 2008 22:10

                                                        J’en connais un qui va être content


                                                      • Mauvaisens 20 septembre 2008 20:54

                                                        A l’auteur,

                                                        Dingue votre CV . Surtout le visionnaire !


                                                        • Piergil 20 septembre 2008 21:44

                                                          Dans le cadre d’un débat contradictoire, voir les articles de Vincent Benard www.fahayek.org 

                                                          Particulièrement 09/09/08 "Subprime : Marché accusé, Etat coupable" .
                                                           
                                                          L’auteur y développe une thèse ultra libérale sur le thème : " Si les banques prêtent à des famille dont la solvabilté est mal assurée, c’est parce que le loi les y oblige" (sic).

                                                          N.b. Je ne prends aucune position et ne suis pas le cheval de Troye de l’Institut Hayek. Merci d’en tenir compte.


                                                          • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 22:12

                                                            Il est normal que les libéraux commencent à se démener pour expliquer que l’ultralibéralisme est finalement une sorte d’étatisme. smiley

                                                            Pour le CRA, c’est très faux. Il a existé pendant très longtemps sans conséquence. De plus, il n’avait aucun impact sur les règles de solvabilité. C’est un argument de très mauvaise foi.

                                                            Pour les GSE, c’est faux. L’Etat n’en avait aucun contrôle. Et si les gens ont cru qu’elles étaient garanties, c’était parce que ça les arrangeait, et qu’elles les croyaient too big to fail. Ce qui a d’ailleurs été le cas.

                                                            L’expérience de l’ultralibéralisme vient simplement de démontrer que l’absence de régulation entraîne l’intervention.


                                                          • Tintin Tintin 20 septembre 2008 23:56

                                                            The strong belief of investors in the implicit government backing of the GSEs does not by itself create safety and soundness problems for the GSEs, but it does create systemic risks for the U.S. financial system as the GSEs become very large. Systemic risks are difficult to address through the normal course of financial institution regulation alone and, as I will stipulate shortly, can be effectively handled in the case of the GSEs by limiting their investment portfolios funded by implicitly subsidized debt.
                                                            ...
                                                            Typically in a market system, lenders and investors monitor and discipline the activities, including leverage, of their counterparties to assure themselves of the financial strength of those to whom they lend. However, market discipline with respect to the GSEs has been weak to nonexistent. Because the many counterparties in GSE transactions assess risk based almost wholly on the GSE’s perceived special relationship to the government rather than on the underlying soundness of the institutions, regulators cannot rely on market discipline to contain systemic risk.
                                                            ...
                                                            Beyond strengthening GSE regulation, the Congress will need to clarify the circumstances under which a GSE can become insolvent and, in particular, the resultant position—both during and after insolvency—of the investors that hold GSE debt, as well as other creditors and shareholders. This process must be unambiguous before it is needed. Current law, which contemplates conservatorship and not receivership for a troubled GSE, requires the federal government to maintain GSEs as ongoing enterprises, but other than the symbolic line of credit at the U.S. Treasury, provides no means of financing to do so. Left unresolved, such uncertainties could threaten the stability of financial markets.
                                                            ...
                                                            On the other hand, if we fail to strengthen GSE regulation, we increase the possibility of insolvency and crisis. We at the Federal Reserve believe this dilemma would be resolved by placing limits on the GSEs’ portfolios of assets, perhaps as a share of single-family home mortgages outstanding or some other variation of such a ratio. Almost all the concerns associated with systemic risks flow from the size of the balance sheets of the GSEs, not from their purchase of loans from home-mortgage originators and the subsequent securitization of these mortgages.

                                                            Ce sont des extraits pour le moins troublants d’un discours de Greenspan devant le sénat US qui date d’Avril 2005. On peut retrouver l’integralité ici :

                                                            www.federalreserve.gov/boarddocs/testimony/2005/20050406/default.htm
                                                            	


                                                          • JONAS JONAS 20 septembre 2008 22:04

                                                            Un beau tour de passe-passe cette crise boursière !

                                                            Le système remonte au Moyen Âge ! Le prêt à usure dans certaines régions du Sud de la France, qui bénéficieraient toujours du droit romain, permettait aux ménagers (paysans) ou nourriguiers (éleveurs), de faire des emprunts auprès des Juifs qui étaient déjà dans la finance. Ils encourageaient l’endettement.... Â cette époque, les conditions climatiques avaient d’énorme retentissement sur la production agricole et l’élevage. À chaque détérioration du climat, qui pouvait durer plusieurs années, les emprunts grossissaient. Finalement le montant de la dette et des intérêts, finissait par atteindre la valeur des biens des emprunteurs. Soit, les préteurs devenaient propriétaires des biens baillés par le seigneur, soit, ils devenaient les ouvriers de leurs préteurs.

                                                            Cette situation a généré une des premières chasses aux Juifs, obligés de se convertir au Catholicisme, soit de fuir, certains ont été exécutés en place publique.

                                                            Aujourd’hui, pas question de renouveler cette expérience, les emprunteurs sont à la rue ! Mais le problème, la crise mondiale aidant, peu de personnes ont été en mesure d’acheter c’est demeures vides d’occupants.
                                                            Les banques se sont retrouvées propriétaires de ces biens immobiliers sans pouvoir les réaliser. Quelques Européens et autres en ont acheté, mais pas assez pour renflouer en monnaie sonnante et trébuchante les découverts des banques prêteuses.

                                                            Ces dernières propriétaires de ces biens dévalués et non négociables, ont perdu la confiance des marchés, les précipitant dans la spirale des faillites.

                                                            Mais aujourd’hui, on ne chasse plus les préteurs, les banquiers, la dette sera répartie sur tous les citoyens, ce n’est pas pour autant que ces établissements bancaires seront nationalisés. Je vous laisse deviner par qui ils seront administrés…. !

                                                            Bonne soirée.


                                                            • Yohan Yohan 20 septembre 2008 22:08

                                                              Et les libéraux, à qui disent-ils merci ? hein. Ils ont l’air fin maintenant. Le plus grave, c’est que des pauvres mecs qui ont perdu leur maison vont boire le calice jusqu’à la lie, et que ceux qui se tiennent à distance des foiies spéculatives vont payer longtemps pour toutes ces conneries


                                                              • reaganite 20 septembre 2008 22:12

                                                                tout le systeme economique s’effondre ,c’etait previsible depuis la course a l’argent de reagan et thatcher.
                                                                Maintenant il faut payer...Comment ??? demandons a bush,et tous ces gens qui sont specialistes en economie,et qui en bout de ligne ne sont que des ignorants profiteurs,ainsi va le monde .bonne chance a tous ceux qui y perdent leur chemise.
                                                                Moi je crois que tout ce qui est necessaire a la marche d’un pays devrait etre nationalise tel que
                                                                carburant,electricite,eau, transport et laisser a l’entreprise prive le reste.
                                                                merci


                                                                • polmeuris 20 septembre 2008 22:37

                                                                  On en attendait pas moins d’Agoravox, que ses rédacteurs se réjouissent des catastrophes, du moment qu’elles ont lieu sur terre américaine. Bientôt des pots en l’honneur d’Al Quaida dans les locaux de la société des rédacteurs... avec les 3 derniers lecteurs de la grotte.

                                                                  Journal indépendant qu’ils disaient...pfouille.


                                                                  • armand armand 20 septembre 2008 22:50

                                                                    Je pense qu’on ne pourrait pas m’accuser d’être anti-américain (primaire, secondaire, etc....). Je n’ai jamais caché, néanmoins, combien j’exécre l’administration Bush, tout en vomissant Al Qaeda et leurs alliés objectifs.

                                                                    Mais concentrer un tel pouvoir entre les mains d’un ancien dirigeant de Goldman me semble scandaleux.
                                                                    On notera que le projet actuel ne comporte rien de contraignant envers les sociétés qui se trouveront ainsi délestées de leur dettes toxiques. Et tout cela à payer par le contribuable.

                                                                    Si j’étais contribuable américain, je lancerais un mouvement massif pour refuser de payer.


                                                                  • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 23:13

                                                                    Et ouais Armand, parce que pour l’heure, c’est encore celui qui se barre avec la caisse qui a raison.


                                                                  • JONAS JONAS 20 septembre 2008 22:55

                                                                    J’ajoute pour ceux qui se réjouiraient d’une chute du dollar et de l’effondrement de l’économie des USA… ! L’euro tombera bien au-dessous du dollar et n’atteindrait même pas 10 % de sa valeur actuelle.

                                                                    Monsieur Trichet porte bien son nom, il maintient sur des valeurs devenues fictives, un euro plus que surévalué et les Américains ne sauraient s’en plaindre, puisqu’il favorise leurs exportations. L’euro est un leurre, il n’a aucune assise mondiale et indirectement si cette crise le surévalue, c’est nous qui allons payer une grande partie des 700 milliards de dollars offerts aux banques en faillites. Les pays pétroliers qui possèdent des milliers de milliards de pétrodollars, ne lâcheront pas la proie pour l’ombre, ils torpilleraient leurs tirelires !

                                                                    Faites une comparaison, pour mille milliards de dollars, les citoyens Américains sont endettés d’environ 3 500 dollars, pour environ le double, soit, 2 milles milliards de dollar (1 500 milliards d’euros), nous le sommes de 25 000 euros par citoyens. Cette comparaison vous permet de calculer la valeur réelle de l’euro… ! Soit environ : 0, 80 centimes de franc.

                                                                    Actuellement, nous sommes 8 fois plus pauvre que le citoyen Américain, la comparaison est imparable !

                                                                    Bonne nuit….


                                                                    • Forest Ent Forest Ent 20 septembre 2008 23:11

                                                                      Faux. La dette globale US hors risques est de 50 à 70 T$, dont 10 pour l’Etat, et 15 pour les ménages. Au total, le citoyen US moyen est endetté 3 fois plus que le français, état compris. Le plan Paulson ne crée pas de dette supplémentaire : il les transfère simplement des banques vers l’état. Il est annoncé à 0,7 T$, mais finira à bien plus.


                                                                    • Claude Simon Tzecoatl 20 septembre 2008 23:48

                                                                      Oui, in fine, ce n’est que de la concentration de dettes privés (ménages, puis banques) en dette publique. La déconcentration va s’amorcer (on taxe le contribuable, etc), mais toujours pas l’ombre d’une volonté de résorber les déficits commerciaux.



                                                                    • calypso calypso 21 septembre 2008 00:02

                                                                      Il est encore un peu tôt pour savoir comment cela va se passer.

                                                                      Tout ce que l’on sait c’est que le gouvernement va pouvoir pendant deux ans récupérer des actifs liés à des emprunts hypothécaires, ceci pour un maximum d’encours de 700 Md$ à tout moment.

                                                                      > Cela ne veut pas dire qu’ils vont racheter tous les mauvais actifs des banques,

                                                                      > Cela ne dit pas comment va être fixé le prix auquel ils rachètent les actifs récupérés, et en conséquence quelles pertes ils vont laisser aux banques et institutions financières privées.

                                                                      Cette décision me semble être simplement un moyen de clarifier le fait que le gouvernement prend a partir de maintenant en charge la gestion de la crise et la coordination des actions.


                                                                    • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 01:52

                                                                      Le gouvernement prend en charge la gestion de la crise.

                                                                      Oui, il va l’aider. smiley


                                                                    • JONAS JONAS 20 septembre 2008 23:25

                                                                      La banque de référence en Europe est la BCE, aux USA la FED ! Elles déterminent le cours des monnaies, les évaluations que je donne sont établies sur ces valeurs.

                                                                      Je ne comprends pas les comptes d’apothicaires que vous faites ! ?, Désolé… ?


                                                                      • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 01:46

                                                                        Elles déterminent le cours des monnaies.

                                                                        Non.

                                                                        Les évaluations que je donne sont établies sur ces valeurs.

                                                                        Non.

                                                                        Je ne comprends pas les comptes d’apothicaire.

                                                                        Dans ce cas, n’en faites pas. Voyez pour une explication plus complète là :

                                                                        http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=22217


                                                                      • Ricky972 21 septembre 2008 05:26

                                                                        Tout le monde fantasme sur la chute des Etats-Unis à cause de ce plan. "Où vont-il trouver 1000 milliards de dollars ?" : se demandent la plupart. Comme si un grand pays comme les Etats-Unis ne pouvait pas trouver l’argent. Sauf qu’un état ne dépose jamais le bilan. Il peut faire faillite mais il trouve toujours de l’argent pour le renflouer. C’est ainsi que le système international est fait.

                                                                        De plus, les Américains font une excellente affaire. L’Etat fédéral américain en tout cas. Pourquoi ? C’est simple :

                                                                        -  En débarrassant les banques de leurs actifs "pourris", l’Etat fédéral permet à celles-ci de retrouver des marges de manoeuvre et de redevenir bénéficiaire. Ce sont en effet ces actifs qui plombent les résultats des banques américaines.

                                                                        - Il permet à Merrill Lynch de rester américain dans un groupe surpuissant. Les Américains nous sortent ainsi un autre groupe bancaire de leur chapeau. Ce groupe Bank of America sera, avec Citigroup, l’un des plus grands groupes bancaires mondiaux, très loin devant des BNP, Crédit Lyonnais, HSBC, Deutsche Bank...

                                                                        - 1000 milliards de dollars peuvent paraître beaucoup. Sauf que tous les actifs que l’Etat fédéral américain rachètera sont actuellement sous-évalués de beaucoup. Ainsi, tôt ou tard, ces actifs retrouveront une valeur digne de celle qu’ils avaient avant la crise. Je n’ose pas imaginer la plus-value que fera alors l’Etat fédéral américain.

                                                                        - La dette américaine est insurmontable ? Tiens donc. On oublie souvent que la dette américaine est exprimée en dollar. Or, le dollar est à 1,40 euro... Plus le dollar est faible, plus la dette américaine perd de sa valeur. De plus, si on prend en compte la plus-value d’au moins 1 400 milliards de dollars que devrait réaliser l’Etat fédéral américain (Les actifs rachetés ayant perdu plus de la moitié de leur valeur, les 700 milliards représenteront d’ici quelques temps plus du double), l’Etat fédéral effacera vite la dette supplémentaire.

                                                                        - Le système financier américain reparti avec des banques saines et des règles strictes, l’économie américaine recommencera alors à tourner à plein régime.

                                                                        Alors, avant de vous inquiétez pour les Américains, inquiétez-vous pour les Européens. Pourquoi ? Parce qu’aucun plan ne sera fait pour aider les banques européennes, ni les consommateurs. Or, il faut du temps pour que la crise traverse l’atlantique. On en vient même à parler de récession en Europe...

                                                                        Voilà aussi un plan qui risque au final de contrarier Obama. Car, quand les choses reviendront à la normale (plan précis publié, puis communiqué et voté), la crise sera assez vite oubliée. On affichera alors la Bourse de Wall Street qui retrouvera la croissance, on parlera de l’économie qui reste fragile mais la récession semble loin, on parlera de politique étrangère... Je ne dis pas que Obama va perdre. Il peut gagner, comme McCain. Je veux dire par là à tous les chantres du déclin américain et de l’Obamania qu’ils doivent faire très attention car les Républicains ne sont jamais aussi fort que dans la dernière ligne droite. On l’a vu en 2006... Certes, les démocrates ont gagné mais ce n’était pas du tout le raz-de-marée prévu par les sondages. De fait, les républicains ont amené des électeurs de dernière minute. Cela a resserré l’écart. Or, vu comme les résultats s’annoncent serrés, il faut se méfier au plus haut point de ces sondages donnant Obama gagnant. Car la machine électorale républicaine est plus forte que la démocrate. Si on ajoute à cela tout ce que j’ai dit avant, McCain a en réalité l’avantage.

                                                                        Méditez bien là-dessus.


                                                                        • Gilles Gilles 21 septembre 2008 09:21

                                                                          "De plus, si on prend en compte la plus-value d’au moins 1 400 milliards de dollars que devrait réaliser l’Etat fédéral américain"

                                                                          En effet certains titres remonteront trés vite, sauf que d’autres titres, eux ne valent d’ors et déjà plus rien du tout...ZERO.... le tout est de savoir ceux qui remonteront et justement le problème de la crise est que l’on ne sait pas

                                                                          N’oubliez pas qu’autours de certaines villes, des quartiers entiers de banlieue sont en déshérence et fuit, les maisons non encore remboursées invendables, leur ex propriétaires à la rue avec des dettes considérables qu’ils ne pourront

                                                                          Pour AIG. L’Etat US détient 80% de sa valeur et quand ils le reprivatiseront ils feront une sacré plus value


                                                                        • Eric Lombard Eric Lombard 22 septembre 2008 15:30

                                                                          @ Ricky972

                                                                          "On oublie souvent que la dette américaine est exprimée en dollar. Or, le dollar est à 1,40 euro... Plus le dollar est faible, plus la dette américaine perd de sa valeur"

                                                                          Le dollar n’est pas à 1.40 Euros, c’est l’inverse ! Le dollar était au départ à plus d’un euro et ne vaut plus que 0.71 Euros, ce qui fait qu’une créance en dollars souscrite il y a quelques années par un européen a perdu beaucoup de sa valeur. Mais pour les américains, il faudra toujours autant de dollars pour rembourser. Dans ce deal, ce ne sont pas les américains qui gagnent, ce sont les européens qui perdent (sauf sur les produits achetés en dollars comme le pétrole).


                                                                        • chmoll chmoll 21 septembre 2008 09:41

                                                                          purée deuveuldiou,où ta été chercher ces 1000 milliards ?

                                                                          ça fait un paquet a rembourser par tète d’amerloques

                                                                          si i a recession economique dans ton pays,allez hop c repartis pour un tour


                                                                          • armand armand 21 septembre 2008 10:11

                                                                            En effet, si certains actifs remontent, l’Etat fédéral POURRAIT retrouver ses billes, voire faire des bénéfices.

                                                                            Mais ce que je trouve ahurissant, c’est que l’Administration demande qu’on confie les pleins pouvoirs à un seul homme, Paulson, de faire ce qu’il juge bon, sans que les tribunaux aient le moindre droit de regard.

                                                                            Toute proportion gardée, c’est comme brandir le 11 septembre pour voter les pleins pouvoirs à un seul homme, le dénommé Bush.

                                                                            En fait, les Républicains U.S., dès qu’il y a un coup dur, ou une menace, accordent volontiers un pouvoir dictatorial à un seul. Et les Démocrates n’ont pas été en reste, car quand on examine la politique de Franklin Roosevelt, on constate qu’il a été innesti des mêmes pouvoirs, pour combattre la Crise de 29, que Staline ou Mussolini à la même période.

                                                                            Il y a aussi l’épineuse question du précédent - sortir d’affaire les requins de la finance qui ont creusé leur propre tombe à coup de rapacité, ne même pas imposer de limites à leurs émoluments fabuleux (limité exigée par les Démocrates, refusée par Paulson - qui s’y connaît).

                                                                            Le souci de l’Administration se résume à une seule chose - ’rassurer’ les marchés, c’est-à-dire leur donner la garantie qu’ils pourront faire ce que bon leur semble, l’Etat fédéral (et donc le contribuable) sera toujours là pour les dépanner...

                                                                            Alors un plan de secours pour les personnes menacées de perdre leur toit - tout en sachant que nombre d’entre elles ont péché par cupidité, pensant réaliser une grosse plus-value- pourquoi pas ?

                                                                            Mais pour le reste, je trouve ce projet scandaleux dans sa démesure.

                                                                            J’espère que les Démocrates au Congrès batailleront ferme pour ne pas se laisser imposer à la va-vite ce projet qui, à l’heure actuelle, ne comporte aucune mesure contraignante à l’égard des principaux responsables de la crise. Et ne fixe aucune borne au rayon d’action de Paulson, excepté le montalnt (colossal) engagé.


                                                                          • armand armand 21 septembre 2008 10:15

                                                                            chmoll,

                                                                            Même plus besoin de planche à billets, on crée de la monnaie sur un écran en tapan des chiffres assortis de zéros. C’est ça la ’fiat currency’ - et tant qu’on y croie... Ou qu’il existe des créanciers pour y croire...

                                                                            N’avait-on pas qualifié Bernanke de ’Helicopter Bernanke’, puisqu’il aurait dit que pour fluidifier les marchés il était prêt à balancer des dollars depuis un hélicoptère ?

                                                                            Plus précisément, j’ai lu que le Trésor devra .... emprunter à son tour. Et particulièrement à l’étranger.


                                                                          • JONAS JONAS 21 septembre 2008 10:35

                                                                            JONAS à : M. FOREST, Ingénieur et docteur ès sciences,

                                                                            Le 21 septembre 2008 à 01 h 46.

                                                                            Mon métier m’a fait fréquenter des chefs de départements de CNRS, des directeurs de Centrales Nucléaires, des Préfets, etc.

                                                                            Culture et savoir, ne sont pas synonymes d’intelligence. La preuve en est faite aujourd’hui par l’évolution de cette civilisation.

                                                                            Les personnes diplômées comme vous prétendez l’être, nous ont conduites dans l’impasse dans laquelle nous nous trouvons.

                                                                            Votre lien me renvois sur un de vos articles, qui n’a pas remporté un grand succès, si l’on considère le nombre de votes négatifs. M. Raymond Barre, professeur d’économie n’a pas été très brillant lors de ses mandats, dans un domaine où il aurait dû exceller.

                                                                            Mon métier m’a appris l’objectivité et la logique entre autres ! Mon analyse sommaire sans être aucunement qualifié en économie, me laisse penser à première vue, que vous comparer une multinationale comme Carrefour, les USA ; à une association d’épiciers, l’Europe.

                                                                            Le dollar, repose et coiffe l’économie de la planète, toutes les banques dans le monde en possèdent des milliards et de ce fait en garantissent sa valeur, son effondrement provoquerait une récession mondiale, sans pour autant nous donner la possibilité de le remplacer par l’euro. Les 700 milliards octroyés par la FED aux banques américaines ne sont une goutte d’eau dans un océan de dollars.

                                                                            Je pourrais sans être qualifié, vous dire que les banques qui ont fait faillite ont servi de fusible, mais qu’elles ont permis aux entreprises US de tourner à plein régime, de faire chuter le taux de chômage, et que c’est tous les utilisateurs du dollar qui vont payer l’ardoise, c’est ça ou on saute tous !

                                                                            En conclusion, vous êtes cause et partie dans votre argumentation et vous surfez sur vos jugements.

                                                                            Je maintiens que l’euro ne représente réellement que 0,80 centime de franc sur un marché mondial épuré ; et le dollar environ 3,50 francs, étalonnage or. Je ne vous communiquerai pas mes sources.

                                                                            Bonne journée.


                                                                            • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 11:40

                                                                              Ok. C’est normal pour un trader d’avoir une part de secret. Dans ce cas, parions. C’est ça, l’essence du business. Quels seront à votre avis les cours respectifs dollar euro et un troisième à une date donnée de 2009 ?


                                                                            • armand armand 21 septembre 2008 10:48

                                                                              Lien intéressant pour ceux qui lisent l’anglais :
                                                                              http://www.marketoracle.co.uk/Article6372.html

                                                                              En effet, avant toute transaction, affirmer que tu achèteras coût que coûte diminue forcément ta marge de manoeuvre.

                                                                              En dernière ligne une évidence qui semble échapper à beaucoup :

                                                                              l’"effondrement" de l’immobilier (aux U.S.A. comme, bientôt, en France), c’est simplement la chute des prix stratosphériques vers un niveau qui permet aux ’vrais’ gens d’acheter sans s’endetter sur cinquante ans !


                                                                              • pseudo 21 septembre 2008 11:09

                                                                                Les changements de civilisation se font toujours dans la douleur avant de retrouver un équilibre.
                                                                                Les russes ont vécu le passage au communiste puis au capitalisme avec à chaque fois des difficultés.
                                                                                La fin du pétrole bon marché avec la crise financière mondiale sont deux facteurs qui vont nous faire rentrer dans un nouvel age. Cette crise sera la plus grande depuis le début de l’humanité.
                                                                                IL faut que chacun d’entre nous, nous nous préparons à changer nos habitudes de consommation, transport, chauffage...ect .


                                                                                • Internaute Internaute 21 septembre 2008 11:12

                                                                                  Le plus terrifiant dans cette histoire est que celui qui comme PDG de Goldman Sachs a fortement contribué à la faillite du système, essaye d’apparaître aujourd’hui en tant que Secrétaire au Trésor comme le sauveur de l’Amérique.

                                                                                  Paulson mérite la chaise électrique aprés avoir remonté à pied Wall Street englué dans le goudron et couvert de plumes.

                                                                                  Mais la presse me dit que je me trompe. Paulson est un sauveur, un dieu de la finance dont nous ne comprenons pas les complexes rouages et devant qui nous devons sous prosterner.

                                                                                  La mesure actuelle ne résoudra absolument rien. Ce n’est pas parceque l’Etat rachète les dettes pourries que celles-ci vont cesser d’être pourries. Entre les aides déjà faites et celles programmées on en est actuellement à presque 2.000 milliards de création monétaire soit le 1/7 du PIB des USA.
                                                                                  Les Bons du Trésors américains commencent à avoir l’air de Junk bond. La preuve en est la brutale hausse du coût des CDS (crédit default swap) les assurant. Ceci signifie que de plus en plus d’investisseurs pensent que l’Etat américain risque un défaut de paiment.


                                                                                  • Céphale Céphale 21 septembre 2008 11:44

                                                                                    J’abonde dans le sens de Forest Ent : dans moins d’un mois, le dollar s’effondrera et la dépression commencera.

                                                                                    Donc rendez-vous sur Agoravox vers le 20 octobre. Et tant pis pour ceux qui croient que ça va s’arranger. Ils n’y connaissent rien !


                                                                                    • Claude Simon Tzecoatl 21 septembre 2008 12:01

                                                                                      Oui, et le yuan dont la parité avec le dollar est établi à 1 pour 10 dévissera également autant que le dollar. Cette monnaie chinoise ne vaudra donc plus rien.

                                                                                      La Chine perdrait son principal client et ses fonds souverains libellés en dollar.

                                                                                      On va vers un clash sérieux, forçant sans doute la Chine à laisser flotter sa monnaie, dans un tel scenario d’effondrement du dollar (auquel ma prudence ne me permet pas d’adhérer).


                                                                                    • TSS 21 septembre 2008 12:21

                                                                                      les USA sont une enveloppe vide,la Chine les tient par les c......s, financièrement parlant, et les fera tomber

                                                                                      quand elle veut !! quid des consequences ?

                                                                                      je pense que l’on va vers un affrontement generalisé,malheureusement !!

                                                                                      c’est le sempiternel moyen que les possedants utlisent pour conserver leurs fortunes, trouver un ennemi et 

                                                                                      faire se battrent les pauvres entre eux et à chaque fois ça marche...






                                                                                      • osoleil 21 septembre 2008 13:08

                                                                                        Merci pour cet article et ces commentaires. L’impression que rien ne se passe ce we après l’annonce du plan des us donne toute la mesure de la torpeur dans laquelle "les gens" CAD nous, sommes installés.
                                                                                        Effectivement la question de l’alternance se pose pour espérer pouvoir continuer a esperer vivre ensemble sur cette planète.
                                                                                        Ce qui m’étonne le plus dans notre époque, c’est le manque de projet, de leader (prudence !) qui permettrai de mettre nos énergies dans quelque chose de constructif ?


                                                                                        • rudiger 21 septembre 2008 13:56

                                                                                          Mettez vous dans la tête que la masse monétaire est fictive et cela ouvre la porte à plein de choses à ceux qui ont le pouvoir de changer la donne. Tout ceci est du a une mauvaise conception du systeme et la hantise de l’inflation. Il faut passer a un systeme plus moderne et mieux imaginer pour un marché plus apaisé et un controle des prix digne du 21’ieme siecle. Je crois qu’en partie des outils sont déja en place, ce qui a permit cette action du gouvernement US. Rien n’est catastrophique beaucoup de blabla autour.

                                                                                          Rudiger

                                                                                           


                                                                                          • wesson wesson 21 septembre 2008 14:26

                                                                                            Bonjour l’auteur,

                                                                                            votre article est bien vu et comme l’ont aussi noté pas mal de contributeurs, le dollars est très très mal.

                                                                                            La meilleure preuve de cela réside à mon avis dans l’interdiction "temporaire" (effet immédiat mais cessation sine die) des Ventes à découvert (VAD)

                                                                                            ça n’as l’air de rien mais c’est une authentique révolution ! Rien de moins que la mise à l’arrêt du capitalisme financier, tel qu’on nous le vante depuis les 30 dernières années. 

                                                                                            En tout cas, cela traduit bien la pression réelle qu’il y avait sur la spéculation à la baisse. dès lors que les VAD devenaient interdites, il a fallu racheter en catastrophe tout ce qui a été pré-vendu dans l’hypothèse de la baisse, ce qui a provoqué la montée massive des cours de la bourse. Cela n’est pourtant qu’un feu de paille car cela ne change absolument rien aux données du problème. 

                                                                                            L’interdiction des VAD coupent la seule source possible de profit rapide dans le contexte d’un marché fortement baissier. Les fonds de pension et autres établissements qui ne peuvent que fonctionner à l’aide de ce type de profit vont rapidement devoir vendre des actifs sur lesquels aucune plus value rapide ne sera possible - donc ça va être la grande braderie.

                                                                                            quand à la valeur du dollars, tand que le pétrole ne s’achète que à l’aide de cette devise, il n’a pas trop d’inquiétude à se faire. Certes, il risque d’ici pas longtemps de passer un sale moment, mais ça restera dans des proportions tolérables (disont en dessous de 2 dollars pour 1 Euro)

                                                                                            Par contre, si il prenait l’idée à des pays comme la Russie (ou autre qui soit significativement fournisseur de pétrole) d’accepter de l’Euro à la place du Dollar, il en faudrait guère plus pour que le dollar rentre dans un cycle d’hyperinflation qui n’aurait rien à envier au Mark Allemand lors de la république du Weimar.

                                                                                            C’est pourquoi nous vivons une époque interessante. C’est le capitalisme lui-même qui s’est cannibalisé, et c’est des pays traditionnellement ennemi des états unis qui ont le pouvoir de donner le coup de grâce ! Gageons que la récente crise géorgienne a permi, par pion interposé, de mesurer l’équilibre des forces et le rééquilibrage géostratégique en cours.

                                                                                            Les prochains mois vont être passionnant ...


                                                                                            • Serge Serge 21 septembre 2008 14:47

                                                                                              Après la déclaration de Bush annonçant que les contribuables devraient payer la facture des frasques financières des banques il va être très difficile aux thuriféraires du libéralisme de "voler au secours" du système.Le silence de Sarkozy est d ’ailleurs assourdissant !!!

                                                                                              Milton Friedman,porte- étendard de l’ultra-libéralisme a dans son livre clé " Capitalism and Freedom " ( très peu diffusé en France car sans langue de bois ! ) écrit ( page 133 ) ;

                                                                                               " L’opinion de plus en plus répandue selon laquelle les dirigeants des compagnies auraient une responsabilité sociale autre que celle de SERVIR LES INTERÊTS DES ACTIONNAIRES dénote une méprise FONDAMENTALE DE LA NATURE ET DES CARACTERISTIQUES de LA LIBRE ENTREPRISE et DU LIBRE MARCHE."
                                                                                               " LES PATRONS DES COMPAGNIES" n’ont que la responsabilité sociale de " FAIRE LE PLUS D’ARGENT POSSIBLE POUR LEURS ACTIONNAIRES. "

                                                                                              Sans autre commentaitre tellement c’est criant de vérité !!!

                                                                                              R.Reich,ancien ministre du travail des USA déclarait le 10/09/2007 à " BusinessWeek"

                                                                                              " N’allez pas croire un seul instant qu’une compagnie va sacrifier les PROFITS pour l’AMOUR d’un OBJECTIF SOCIAL."
                                                                                               
                                                                                              La réalité du capitalisme est parfaitement décrite par ces deux personnes !!!


                                                                                              • armand armand 21 septembre 2008 18:13

                                                                                                Justement, Serge - les capitalistes purs et durs devraient donc accepter qu s’ils font faillite, c’est leur problème.
                                                                                                Ils n’oint aucune responsabilité envers la société - la société n’en a pas envers eux.
                                                                                                Qu’ils coulent et puis basta !


                                                                                              • JONAS JONAS 21 septembre 2008 14:48

                                                                                                Jonas à : M. Forest,

                                                                                                La stratégie, voudrait que M. Trichet dévalue l’euro pour compenser une baisse du dollar qui est inévitable. Toutefois, cette stratégie nous fera payer l’énergie et les matières premières un peu plus chères. Elle permettra par contre d’augmenter le pouvoir d’achat des pays émergeant et de ceux qui possèdent ces richesses.

                                                                                                En ce qui nous concerne, nous allons connaître une période de récession dans les pays occidentaux, par une diminution du pouvoir d’achat des citoyens.

                                                                                                Pour rééquilibrer la balance commerciale de l’Europe, la dévaluation de l’euro devrait être conséquente, nos exportations ainsi dopées et massivement payées en dollars, nous permettraient de jouer à armes égales avec les Américains et de ne pas payer une grande partie de cette dernière ardoise.

                                                                                                Pourquoi ? Simplement par le fait que, soit-ils dévaluent d’avantages le dollar et dans ce cas gros problèmes pour eux, c’est choix ! Énergies et matières premières font monter les prix à l’exportation et ils sont obligés de bloquer au minimum les salaires, d’où perte du pouvoir d’achat, ce qui leur coûterait d’avantage que la diminution de leurs dettes, y compris la dernière.

                                                                                                L’autre hypothèse, une réévaluation ! Ils plombent leurs exportations, augmentent leurs dettes, dans les deux cas ils sont coincés… !

                                                                                                Nous avons tous intérêts à dévaluer l’euro, nous sommes gagnant sur tous les plans, l’hypothèse dans la conjoncture actuelle, d’une réévaluation du dollar est du domaine de la fiction, nous ne prenons pas le risque de voir nos dettes augmenter puisqu’elles sont en dollars. Nous donnons un coup de pouce à nos exportations, ce qui relance notre économie et fait diminuer le chômage, et de plus à courts termes, augmente le pouvoir d’achat. Nous ne prenons pas de risques excessifs, sur l’augmentation du baril et des matières premières, puisque les pays fournisseurs sont obligés de modérer leurs prix, s’ils ne veulent pas voir diminuer leurs avoirs comme peau de chagrin. C’est un chantage bien sûr ! Mais en matière de finances, on ne fait pas de sentiments, vous le savez ! Sinon la ruine est au bout du chemin.

                                                                                                Sauf accords secrets entre la FED et la BCE, je crois être dans la logique…. ?

                                                                                                Mais celui qui m’a soufflé la réponse, m’a avoué que le système est tellement complexe, que la logique est aussi une fiction et particulièrement dans ce domaine.

                                                                                                Dans ce monde, il y a deux types de prédateurs redoutables, l’homme qui a faim et les banquiers.

                                                                                                Bonne journée.

                                                                                                 

                                                                                                 

                                                                                                 

                                                                                                 


                                                                                                • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 16:09

                                                                                                  Merci de cette réponse. La prospective est un art bien difficile.

                                                                                                  L’euro va-t-il à votre avis baisser ou pas relativement à d’autres monnaies que le dollar ? Si j’ai bien compris, votre réponse est "oui, sauf accord FED-BCE". Mais quel est votre pari personnel ?


                                                                                                • Ricky972 21 septembre 2008 15:27

                                                                                                  Quand AIG retrouvera sa valeur, ça va faire une grandissime plus-value à l’Etat fédéral car AIG ne peut couler. Que dire des deux autres organismes nationalisés ? Cela va faire des centaines de milliards de dollars de plus-value. Le chiffre de 1 400 milliards de dollars n’est pas farfelu. C’est dans cette fourchette que ce situera la plus-value. C’est de la simple économie. Pourquoi ? C’est simple :

                                                                                                  - l’Etat fédéral va nettoyer les actifs "pourris". Certains ne seront pas récupérables. Personne ne se fait d’illusions là dessus. Je parle des actifs dans leur globalité. L’Etat fédéral va les gérer, les remettre à flots, réinvestir les actifs pourris dans des secteurs plus "sécurisés"... Dois-je rappeler que ces actifs, avant d’être "pourris" valaient près de 2 000 milliards de dollars ? Je ne crois pas. Si ils ne retrouveront pas leur valeur initiale, ils retrouveront au moins 2/3 de cette valeur, soient 1 400 milliards de dollars. Alors c’est un chiffre calculé et pas donné comme ça juste pour impressionner.

                                                                                                  Il ne s’agit pas de dire que tout va bien dans le meilleur des mondes. Simplement, les Etats-Unis sont en train de s’en sortir en coulant le reste du monde. Pourquoi ? Là aussi, c’est simple :

                                                                                                  - Débarrassées de leurs actifs "pourris", les banques américaines retrouveront vite leurs profits et leurs valeurs initiales. Ce ne sera pas le cas des autres banques du monde qui ne bénéficieront pas de ce plan US...

                                                                                                  - Paulson associe la FED à son plan. La FED va selon toute probabilité créer de la monnaie. De quoi faire baisser encore la valeur du dollar (face à l’euro par exemple...).

                                                                                                  - La dette américaine diminuera d’autant que la valeur du dollar aura diminué...

                                                                                                  - Enthousiasmé par le plan US et les probables prochaines règles plus strictes que votera la prochaine administration, l’économie et la Bourse repartiront...

                                                                                                  Alors les Américains vont s’en tirer joyeusement. Peut-on en dire autant pour l’Europe ? Je crois que le doute est permis...


                                                                                                  • Ricky972 21 septembre 2008 16:27

                                                                                                    Léon, je parle en tant qu’économiste. Prenant AIG. Quelle était sa valeur avant ? Prenons Freddie Mac et de Fannie Mae, les deux autres organismes nationalisés par l’Etat fédéral. Quelle était leur valeur : plusieurs centaines de milliards de dollars chacun. Les trois réunis, cela fait bien de 1 500 milliards de dollars... Alors, je ne divague pas, je ne fais pas de contorsion, je fais juste une analyse réfléchie.

                                                                                                    Vous parlez d’actifs "pourris" donc irrécupérables. Je suis moins catégorique que vous. Pourquoi les appelle-t-on ainsi ? Parce qu’ils sont pourris pour les banques. Mais une fois qu’ils seront placés sous l’égide de l’Etat fédéral qui les gérera, qui dit qu’ils ne retrouveront pas une bonne valeur ? Dois-je vous rappeler que ce sont des économistes US qui parlent de bonne affaire à terme pour l’Etat fédéral ?

                                                                                                    Voilà la vérité de la situation.


                                                                                                  • Forest Ent Forest Ent 21 septembre 2008 19:02

                                                                                                    Si des économistes US parlent de "bonne affaire pour l’Etat", ça doit être pour faire passer la pilule. Au mieux, c’est parce qu’ils pensent que la nationalisation est inévitable sauf crash.

                                                                                                    La valeur de marché de FNM, FRE et AIG avant nationalisation était voisine de 0. Leur valeur comptable sans doute négative. Sinon, elles n’auraient pas été nationalisées. Pour FNM et FRE, il s’agissait uniquement d’immobilier. Ca n’a aucune chance de redevenir positif : il faudra au moins 15 ans pour que les valeurs de marché reviennent au niveau de la bulle. Pour AIG, c’est plus tordu, parce qu’ils ont assuré tout et n’importe quoi. Dans le cas des CDS, la nationalisation des banques évite le crash, mais peut-être au même prix.

                                                                                                    Je ne peux pas imaginer que le contribuable gagne des sous avec des nationalisations. Par contre, il est possible que cela lui évite des ennuis encore plus grands en cas de disparition des banques et du crédit.

                                                                                                    Dans tous les cas, les futurs retraités sont très mal, parce que leur épargne sera bouffée par l’inflation (avec les nationalisations) ou la déflation (avec la faillite des mutual funds). Finalement, la répartition, ça a ses avantages...


                                                                                                  • millesime 21 septembre 2008 16:15

                                                                                                    les mains "invisibles" (comme à l’habitude) vont imposer aux pantins du G7 a demander un changement du SYSTEME MONETAIRE INTERNATIONAL dans les deux ans à venir... !

                                                                                                    quant aux vendeurs (short) qui n’ont plus la possibilité de "vendre à découvert" des actions, ils se reporteront simplement sur les marchés de futures, et la vente de contrats sur indices.


                                                                                                    • JONAS JONAS 21 septembre 2008 22:05

                                                                                                      JONAS à : M. Forest,

                                                                                                      Vous avez parfaitement compris ma réponse : " votre réponse est "oui, sauf accord FED-BCE". Mais quel est votre pari personnel ? ".

                                                                                                      " La baisse sera malheureusement minimale ! ". Que faire avec une monnaie surévaluée comme l’euro ? Au-delà des calculs savants, toujours biaisés, une monnaie demeure un morceau de papier, elle n’a que la valeur que nous lui accordons, sous-entendu les États.

                                                                                                      Pour l’instant les EU n’ont pas attaqué l’euro et sa surévaluation, c’est une stratégie positive pour eux, les fonds de pensions subiraient trop de pertes, sans compter les marchés internationaux qu’ils nous raflent au niveau mondial. Le danger est asiatique, bien qu’encore trop instables, dans un avenir très proche la situation pourrait s’inverser, au regard de la croissance forte de ces pays. La confiance se développe, car ils font une politique capitaliste, ils ne redistribuent pas leurs profits à l’ensemble de leurs populations. Le risque devient moins politique que financier, la Chine par exemple, n’est pas prête de changer de régime et ils pourraient bien être tentés de déplacer leurs fonds de pension dans cette direction, ils seraient une véritable manne pour son gouvernement, et cet apport pourrait conforter sa position en donnant des miettes à son peuple. Le dollar aurait une nouvelle assise et pas des moindres… !

                                                                                                      Dans ce cas de figure, la BCE ne maîtrise plus, elle est contrainte de dévaluer et pas de peu ! ! ! Cette analyse, justifie mes réserves sur un accord BCE-FED.

                                                                                                      L’Occident est à un tournant de son histoire, soit nous restons à l’Ouest, soit nous basculons à l’Est, mais vers la Russie, ses satellites et ses alliés. À 27 je ne crois pas que nous réussissions à négocier ce virage, l’Europe implose !

                                                                                                      " Le plus grand hold-up du siècle ", les USA l’ont réalisé il y a plusieurs décennies, c’est d’avoir remplacé l’étalon or, par le dollar ! Et nous avons marché et avalisé cette escroquerie, car il est évident qu’ils ne disposent plus depuis tout autant de temps, d’équivalent or pour garantir leur monnaie.

                                                                                                      En période de crise, l’or est la valeur refuge ! Car il est le seul à pouvoir mesurer la valeur réelle des monnaies. Si le dollar venait à s’effondrer, l’euro lui emboîtera inéluctablement le pas ! Le chaos consécutif, ferait atteindre à ce métal des valeurs astronomiques. Pourrons-nous jouer encore longtemps à ce poker menteur, là est la question fondamentale ? Quel expert au monde peut répondre à cette question ? Certainement pas moi ! Ni mes ami(e)s…. !

                                                                                                      Bonne soirée à tous.

                                                                                                       

                                                                                                       


                                                                                                      • Forest Ent Forest Ent 22 septembre 2008 00:38

                                                                                                        Effectivement, ça fait pas mal d’éléments conditionnels. Mais je crois quand même comprendre que votre opinion est somme toute plutôt que l’euro accompagnera le dollar dans sa chute, les alternatives que vous présentez étant soumises à nettement plus de réserves.

                                                                                                        Ok. Ca marche. Je tiens le pari. Solennellement. smiley Pour moi, le dollar se cassera la gueule tout seul.

                                                                                                        Pour être aussi honnête que vous, je vous donne également mes raisons. La seule mission de la BCE est d’empêcher la chute de l’euro, et l’Allemagne interdira qu’elle en ait une autre. Le seul moyen que l’euro se casse la gueule est amha que tous les pays européens se lancent dans un vaste plan coordonné d’achat de dollars et autres junk en quantités énormes. Ce n’est pas impossible, ni même très improbable, mais à 27 comme vous dites, ça va pas être facile. D’autant que s’il y a un truc que les allemands n’aiment pas, c’est bien l’inflation.

                                                                                                        Rendez-vous dans 6 mois au plus tard pour relever les compteurs...


                                                                                                      • yoda yoda 22 septembre 2008 03:25

                                                                                                        Au visionnaire Forest Ent :) : et le Yen ? Va t il accompagner le dollar dans sa chute /Euro ? (J’ai un paquet de Yen a changer en Euro)


                                                                                                      • furio furio 22 septembre 2008 07:50

                                                                                                        On pourrait commencer par interdire les paradis fiscaux ! Ensuite on pourrait aussi couper le robinet de la drogue en se retirant d’Afghanistan et en éradiquant la cocaïne colombienne, on pourrait aussi interdire toute spéculation en interdisant les allers retours en bourse, on pourrait aussi donner enfin aux palestiniens un pays et non pas un ghetto, on pourrait...Mais justement tout ça c’est le capitalisme. Alors les milliards de la dette étatsunienne c’est le monde entier qui va la payer et non pas les états-unis c’est aussi cela le capitalisme. Et dire qu’il y a des connards en France qui prennent encore comme exemple les états-unis, leur croissance, leur "liberté", etc..comme exemple ! A+


                                                                                                        • geko 22 septembre 2008 08:51

                                                                                                          Supprimer les paradis fiscaux c’est en finir avec cette foireuse main invisible et toute la mafia q’uil y a derrière !


                                                                                                        • furio furio 22 septembre 2008 09:42

                                                                                                          J’ai entendu Eva JOLY sur le sujet ce matin qqs minute après mon post. Oui c’est possible d’éradiquer ces saletés de pays. On a bien réussit à interdire les mouvements d’argent vers les pays de "l’axe du mal" selon les états-uniens qui s’y connaissent en "mal". Il suffit de mettre sur la liste tous ces pays nauséeux comme le luxembourg, la suisse, le lichtenstein, les îles...., etc....Au fait on ne parle plus de retraite par capitalisation en ce moment !!!!lol ! Y aurait’il encore un crétin pour défendre ce genre d’arnaque, entre nous ils étaient nombreux à nous vanter le perp et autres edge funds pour se faire du fric. Sinon il suffit de demander aux salariés de lehman brothers ou en est leur "retraite en actions" !
                                                                                                          On pourrait aussi supprimer les salaires au-dessus de 30 000euros par mois. Et confisquer les biens de ces gourrous de la finance et des entreprises qui s’en sont mis plein les fouilles !
                                                                                                          On pourrait aussi supprimer les golden parachutes !
                                                                                                          On pourrait aussi supprimer les sectes et venir mettre un nez "bien affûté" sur les fonds dont dispose la première secte mondiale, l’eglise catholique. C’est pas triste. 
                                                                                                          Mais je rêve je suis entrain de mettre fin au capitalisme et à l’ultra-libéralisme dont un petit chef d’etat se fait le chântre actuellement encore.


                                                                                                          • batman67200 22 septembre 2008 09:51

                                                                                                            Très bon article et donc merci à l’auteur.
                                                                                                            Question :
                                                                                                            Vous dites :
                                                                                                            "Du coup, les hausses historiques enregistrées, à mon avis, sont essentiellement dues aux rachats de titres liés à ces nouvelles règles du jeu, et pas du tout à la confiance retrouvée dans les marchés".
                                                                                                            Pourriez-vous m’expliquer un peu plus en détails à quels titres vous pensez et pourquoi.


                                                                                                            • Olivier Rimmel Olivier RIMMEL 22 septembre 2008 10:00

                                                                                                               Bonjour et merci, les rachats de position se sont exécutés essentiellement (en "panique", en catastrophe, à la dernière minute, le jour même) sur les valeurs affectées par les décisions des régulateurs de marchés, donc les titres des sociétés financières et des assurances, mais pas seulement. En effet, l’annonce d’interdiction de VAD est tellement spectaculaire et tellement inattendue, et peut avoir des conséquences tellement importantes sur les sociétés boursières, et sur les traders, que ça a affecté des titres en dehors du périmètre des sociétés financières et des assurances. Du coup, beaucoup de traders se sont donné le mot à propos de l’interdiction de VAD pensant que ça allait être étendu potentiellement à tout le marché, et donc on racheté des positions baissières partout où ils étaient "en VAD". En outre, les systèmes informatiques ont été reprogrammés à la hâte (les systèmes qui vendent, et qui achètent automatiquement) et donc ça a eu un impact également.

                                                                                                              Pourquoi ils ont rachetés leurs positions sur les paris à la baisse ? Parce que d’une part les autorités boursières mettaient en application leur nouvelle règle dès ce lundi matin (sous peine de poursuites, aux conséquences judiciaires, financières, et légales) et que ça n’est pas bon, à partir de ce matin, de faire de la VAD sur les marchés financiers, c’est devenu très mal vu (alors que jeudi encore, c’était la règle de base de la spéculation financière MONDIALE).



                                                                                                              • jeremyallemand 25 septembre 2008 16:41

                                                                                                                On parle beaucoup des conséquences économiques du plan paulson sur le monde. Mais pourquoi ne parle-t-on pas des conséquences politiques d’un tel acte ?
                                                                                                                Je crois que même si il est appliqué et qu’il fonctionne, ce plan est un signal pour la fin d’un système. Une remise en question complète.
                                                                                                                Depuis la fin de la seconde guerre on est dans un monde de l’argent roi, qui a su réfreiner ses envies à cause de l’expansion communiste. Avec la fin du bloc de l’est, les marchés financiers n’ont plus eu à craindre de conséquences politiques sur les pays qu’ils exploitaient. D’une dictature à l’autre, quel qu’en soit l’idéologie les régimes n’avait pas de réels moyens de s’imposer.

                                                                                                                Mais le 19 Septembre est un signe fort, encore plus fort que le 11 Septembre. Elle met en lumière la faillite d’un système, et l’impuissance d’un empire. Les USA de plus ne peuvent pas fournir ses liquidité, et seront donc obligés d’emprunter auprès de pays plus indépendants économiquement comme la chine, et la russie. Elle donne également raison aux altermondialistes, à des Hugo Chavez, des Lula.

                                                                                                                Je ne pense pas que nous soyons dans une crise économique mais dans une vraie crise politique. Les années à venir vont revoir surgir les idéologies. La Chine communiste connait déjà son idéologie, la russie post soviétique menée par Poutine se rappelle toujours de son idéologie. Mais pour l’Europe ? Les USA ? Qu’allons nous avoir comme politique dans les années à venir ?

                                                                                                                Les gens ont peur et la guerre de religion lancée par le 11 Septembre mélée à la crise du 19 Septembre peut faire surgir le pire.

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