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Accueil du site > Actualités > Economie > Le recours abusif aux stagiaires par l’entreprise

Le recours abusif aux stagiaires par l’entreprise

Officiellement, un stagiaire ne travaille pas, il apprend. C’est en substance ce que Larcher a répondu à mes collègues de Génération précaires lorsqu’ils lui ont demandé un vrai statut pour le stagiaire dans l’entreprise, inscrit dans le Code du travail.

« Un stagiaire ne travaille pas, il apprend... » Ok, je reconnais que c’était le but de départ, mais j’ai comme l’impression que de l’eau a coulé sous les ponts depuis...

 

Un stagiaire, aujourd’hui (en dehors des stages de découverte de l’entreprise) travaille bel et bien. Bien sûr, il apprend aussi, mais pas forcément dans une mesure plus élevée qu’un jeune embauché qu’on forme au début de son travail.

Ce n’est pas parce que les entreprises veulent de plus en plus des gens immédiatement productifs qu’il faut oublier qu’elles doivent normalement former les travailleurs qu’elles embauchent. J’ai même entendu dire que des anciens de ma promo avaient eu 6 mois de formation en entreprise après avoir été embauchés ! Vous imaginez ? 6 mois à ne pas être productif, et à être payé à un salaire d’ingénieur ! On croit rêver... Il paraîtrait même que dans l’entreprise, on a droit à des jours de formation, et qu’on est payé le même salaire que d’habitude pour aller à des stages où on ne fait qu’apprendre ! De quoi faire rêver beaucoup de stagiaires, à qui on continue de dire qu’ils ne travaillent pas et qu’ils n’ont pas à réclamer de salaire, et ceci même s’ils sont les seuls à mettre à jour les documents qualité de l’entreprise, ceux qui lui permettront plus tard d’arborer le beau label ISO, ceci même s’ils conçoivent le site Internet qui permettra à l’entreprise d’attirer de nouveaux clients, ceci même s’ils sont les seuls à savoir se servir efficacement et rapidement d’Internet pour trouver un renseignement... Enfin, passons, comme d’habitude, je me laisse emporter par l’amertume de mes souvenirs de stage !

 

Revenons à notre formation. Dans le cas d’une embauche, les entreprises forment le salarié pour en tirer profit quand il deviendra pleinement opérationnel ; dans le cas du stage, elle n’a peut-être pas le temps d’en tirer pleinement profit, ce qui, à la limite, justifierait qu’elle ne le paye pas à un salaire plein. Mais quand elle l’embauche, à la fin du stage ou après la fin de sa formation, elle est bien la bénéficiaire de cette formation qu’elle lui aura donnée en stage... Au départ, c’est comme ça que les stages devaient être un tremplin vers l’emploi ; la formation de début de contrat se déplaçait vers la période de stage, et l’entreprise avait un avantage à embaucher un ancien stagiaire plutôt qu’un inconnu... Si de plus en plus d’entreprises trouvent que finalement c’est aussi bien de faire tourner des stagiaires sur un poste, au lieu de garder la même personne, c’est peut-être que la « formation » dispensée ne prend pas tant de temps que cela , et que le stagiaire est opérationnel plus vite qu’on ne croyait... Non ? Peut-être même que le rapport formation/travail apporté est largement en faveur de l’entreprise. Enfin, moi, je dis ça, c’est juste parce qu’on m’avait appris que les entreprises recherchaient la rentabilité, n’étaient pas philanthropes et faisaient rarement exprès d’avoir un mode de fonctionnement complètement ruineux... Franchement, avoir la moitié de son effectif en stagiaires, si vraiment ce ne sont que des gens qui ne travaillent pas et qui coûtent du temps de formation à l’entreprise... je ne comprends pas que ces boîtes ne coulent pas plus vite ! Dans "Capital", on en voyait même une qui avait l’air de s’en sortir pas mal ainsi ; elle pouvait vendre ses prestations beaucoup moins cher que ses concurrents... sans blague !

En tout cas, dire qu’un stagiaire ne travaille pas du tout, et ceci dans tous les cas, c’est du foutage de gueule vis-à-vis de tous les stagiaires, M. Larcher ! (d’ailleurs, heureusement que je n’étais pas dans la délégation, je crois que j’aurais claqué la porte, personnellement !). Il y a quantité de stages où le jeune travaille réellement et apporte un bénéfice à l’entreprise (on a tous fait ce genre de stages, et on en connaît tous). La preuve, c’est qu’avec mon bac+5 ingénieur, et mon mastère spécialisé, on m’appelle encore pour des stages, et que visiblement on est embêté que je dise non (eh oui, y a pas beaucoup de vraies formations qui proposent de débuter son stage en janvier...). On ne s’offusque pas que je demande un CDD (sous-entendu, "C’est tout à fait un travail qui pourrait être donné à un vrai salarié") mais bien sûr, c’est impossible, pour des raisons de budget (sous-entendu "Ce qu’on veut, c’est quelqu’un qui nous fasse du bon travail, mais qui ne nous coûte pas grand chose"). Alors, si les ministres persistent à croire que les stagiaires ne travaillent pas, c’est qu’ils sont sur leur nuage, et on est là pour les aider à en descendre.

Sur un autre plan, je continue à penser que tant que le stage se déroule pendant les périodes de vacances des étudiants, il ne doit pas être un facteur d’appauvrissement par rapport à des boulots alimentaires. Sinon, l’inégalité est criante entre ceux qui peuvent faire des stages intéressants à mettre sur le CV sans être payés, et ceux qui seront obligés de se rabattre sur des jobs alimentaires parce que c’est pour eux le seul moyen de financer l’année suivante. Et je ne parle même pas des stages obligatoires (là, je pense que c’est aux universités et écoles d’intervenir, pour que la rémunération soit au moins décente ! )


 

Donc, M. Larcher est fier de nous présenter l’élaboration de sa nouvelle charte... Mais j’aimerais savoir quels représentants des grandes écoles vont signer. Parce que, si elles ne s’engagent pas à cesser de demander toujours plus de stages obligatoires, les universitaires continueront de suivre leur mouvement, et les CV avec 10 stages deviendront la norme ! Quand j’ai commencé, tout le monde croyait sincèrement qu’il était interdit de faire des stages de plus 6 mois. Les grandes écoles de commerce sont arrivées par là-dessus, et ont instauré le top de la concurrence déloyale pour trouver un premier emploi : l’année de césure ! Moi, bêtement, je croyais qu’on autorisait les élèves à aller travailler un an en entreprise avant leur dernière année... Après tout, pourquoi pas ; c’est vrai que les études, c’est long, et que ça ne fait pas de mal de remettre les pieds dans le monde réel, pendant un moment, entre deux années... Il a fallu que Génération précaire apparaisse, pour que je m’aperçoive que non, l’année de césure n’est pas une année de travail, mais une année de stage ! Explosés, les 6 mois, (qui n’avaient rien de réglementaires, mais qui étaient au moins communément admis). Voilà la porte ouverte aux stages de fin d’études de 12, 18, voire 24 mois, soyons fous ! Bien sûr, l’école de commerce, elle, n’accepte pas cela pour ses propres élèves (eux, ils doivent pouvoir montrer qu’ils ont été embauchés moins de 6 mois après la sortie, c’est la réputation de l’école qui est en jeu !) mais pour ceux qui rament derrière, les "petites grandes" écoles, les facs, les DESS, masters, etc. : le seul moyen d’avoir l’air de quelque chose face à un "jeune diplômé" avec 2 ans d’expérience, c’est de faire un stage de 24 mois en fin de cursus, voire 2 de 12 mois, voire 4 de 6 mois... Voire, de faire des stages jusqu’à plus soif, jusqu’à se rendre compte qu’on ne l’aura jamais, le vrai boulot, et qu’on ne nous propose plus que des stages !

Nous avons besoin que le stagiaire ait un statut dans l’entreprise, c’est le problème que nous dénonçons depuis le début, et la charte ne résoudra pas ce point crucial. On ne peut pas continuer à considérer qu’un stagiaire est élève d’un établissement, alors qu’il passe 100% de son temps en entreprise, qu’aucun prof ne s’en préoccupe, sauf dans de rares cas pour lire le rapport de stage, qu’aucun lien sérieux n’est fait entre le maître de stage et l’établissement d’enseignement, etc. Continuer à dire que le stagiaire est étudiant dans les situations auxquelles on assiste aujourd’hui, c’est n’importe quoi ! (Surtout quand, en plein mois d’août, on tient la boutique, pendant que son maître de stage est en congé, et que l’école est fermée...)

Aujourd’hui, le stagiaire se retrouve à n’être ni étudiant ni travailleur, c’est-à-dire qu’il est clairement dans une situation où il ne sait plus vers qui se tourner en cas de problème. Seule une loi qui lui donne un statut dans l’entreprise peut régler ça.


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14 réactions à cet article    


  • freak0 (---.---.57.76) 1er février 2006 13:50

    On m’a proposer il y a peu un stage, a 1h de route de chez moi. Bien sur on m’a proposer de me dédommager pour le déplacement. On ne m’a pas proposer de me payer mon stage, nan juste rembouser les déplacements.

    Quand on fait des stages on tombe vraiment n’importe ou. C’est presque du travail au noir. On est souvent seul dans son coin, avec du travail que personnes ne souhaite faire. On nettoie les souris, les écrans.

    Cette année en DUT j’ai 10 semaines de stage obligatoire sur la période des vacances. Pendant que les autres seront en vacances je me retrouverait avec des satgiaires à faire tourner une boite dont les employés sont à la plage.

    Je ne serais surement pas payé, je ne pourrais pas travailler pour pouvoir mettre un peu de coté. Je ne vivrai donc l’année suivante qu’avec les bourses du CROUS... à mois que j’arrète les études.


    • perspikace 1er février 2006 15:37

      Article intéressant quoi qu’un peut brouillon... Les CPE/CNE vont ils changer quelquechose ?


      • el sol (---.---.148.35) 1er février 2006 23:39

        Oui, mais ce n’est pas une bonne nouvelle : aujourd’hui à l’issue d’un stage de fin d’études Bac+5, on choppe un CDI avec période d’essai de 3 mois renouvelable 1 fois maximum. En 3 mois, l’entreprise a le temps de te fournir, ou pas, un minimum de formation (mais on suppose que tu as déjà été sélectionné parce que ton profil collait au poste) et de te donner du vrai boulot à produire.

        Avec le CNE, la précarité est augmentée parce que sur 1 période de 2 ans, la majeure partie de ton temps sera consacrée à des taches de production et que l’on pourra te remplacer par un nouveau jeune. Ca dédoine l’entreprise de ton ancienneté (en cas de licenciement, ou dans le cadre des congés annuels), de ton augmentation, et du droit à la formation qui peut être exigé (selon la convention SYNTEC) après 2 ans d’emploi.

        Je tiens à souligner un très bon argument concernant les dates de stages (obligatoires dans la grnade école où j’ai étudié) sur les vacances scolaires. En effet, soit on a la chance de trouver un stage intéressant et rémunéré correctement (ca se fait rare), soit on on a des parents riches (il faut payer un 2eme appartement à proximité du lieu de stage, potentiellement à quelques centaines de kilometres), soit on donne dans le stage alimentaire. Et mettez-vous un peu dans la peau du stagiaire qui se fait maltraiter (dans ma promotion, un stagiaire a vu l’un de ses collègues stagiaires se faire frapper par le maitre de stage) : en cas de rupture du stage, c’est l’entrée dans le monde professionnel qui est mise en péril.


      • Khris (---.---.248.31) 1er février 2006 15:53

        Bonjour,

        Article très intéressant... mais le gourvenement préférerai sans doute créer des « stages pré-embauche » : un stage où l’on pourrait virer le stagiaire à n’importe quel moment pour en reprendre un autre et où le stage se transformerait automatiquement en CPE à la fin smiley


        • Khris (---.---.248.31) 1er février 2006 15:54

          Bonjour,

          Article très intéressant... mais le gourvenement préférerai sans doute créer des « stages pré-embauche » : un stage où l’on pourrait virer le stagiaire à n’importe quel moment pour en reprendre un autre et où le stage se transformerait automatiquement en CPE à la fin smiley


          • perspikace 1er février 2006 16:06

            Article intéressant quoi qu’un peut brouillon... Les CPE/CNE vont ils changer quelquechose ?


            • Guillaume (---.---.124.107) 1er février 2006 17:17

              Bonjour,

              Je pense que comme sur tous les sujets la généralisation n’est pas bien et ne fais pas avancer les choses.

              J’ai moi même un bac+5. Lors de mes études j’ai fait 4 stages (1 en BTS, 3 en école d’ingénieur) obligatoires ou non avec la durée maximale dans des petites et grosses boîtes pour avoir le maximum d’expérience (bien sûr c’était pendant les vacances). Quelques sacrifices mais résultat 4 vraies expériences (plus de 18 mois) qui m’ont permis de trouver du boulot très vite après mon diplôme.

              La plupart de ces stages étaient payés très modestement mais ne des boîtes m’a proposé une prime à la fin car elle était contente de mon travail.

              Il faut bien comprendre que les stages sont effectivement des périodes qui constitue une partie de l’enseignement. Cela profite bien sûr aux entreprises qui ont de la main d’oeuvre pas cher (mais qui ne rapporte pas toujours, combien de travaux de stagiaire ne sont pas exploitables une fois qu’il a quitté l’entreprise ?) mais cela profite également aux étudiants. Bon ou mauvais un stage apporte toujours de l’expérience qui vous sera utile dans votre vie professionnelle. Cela ajoute aussi une ligne à votre CV et vous permettra de trouver du travail, le plus souvent dans l’entreprise où vous avez fait ce fameux stage.

              Bien sûr certaines entreprises abusent de ce système mais cela n’est surement pas la majorité...


              • L_intello_du_dessous (---.---.174.7) 2 février 2006 12:45

                « Quelques sacrifices » ... pour toi ou tes parents ? Comment as-tu financé tes études ?

                Justement, j’ai eu des parents qui m’ont financée pendant mes études, mais je ne généralise pas mon cas. Je sais que d’autres ont besoin de travailler et de gagner un vrai salaire pendant les vacances pour pouvoir payer les frais de scolarité l’année suivante, et ce n’est pas en école d’ingénieurs qu’ils sont les plus faibles. Et pourtant, c’est d’ingénieurs que j’ai le plus de témoignages me disant que leurs stages leur ont servi et leur ont permis de trouver un bon travail ensuite. On ne peut pas généraliser le cas des études d’ingénieur non plus...


              • Chrys (---.---.185.98) 1er février 2006 18:42

                Excellent article. L’humour fait passer bien des choses, notamment l’amertume... Vous avez raison sur toute la ligne. Je n’ai jamais fait de stage de ma vie puisque j’ai réellement commencé à travailler comme salarié à 19 ans... Mais je compatis totalement. Je trouve cela scandaleux ces petits arrangements entre amis (grandes écoles, facs/entreprises).


                • Xavier (---.---.230.52) 1er février 2006 22:30

                  Pour ma part, j’ai effectué plus de 2 ans de stages pendant les cinq années de formation universitaire. Ceci m’a permis d’acquérir des compétences très pointues. Sur un stage de 5 mois, j’ai passé environ la moitié du temps à apprendre les technologies et le vocabulaire en Anglais. Le reste du temps a été entièrement au bénéfice de mon employeur. J’ai reçu à chaque fois une allocation valant 1/3 du SMIC. Le plus grand problème est qu’aucune cotisation sociale n’a été versée pendant cette période de formation. Après mes études, j’ai passé deux ans pratiquement sans emplois, mon secteur d’activité étant sinistré. Au final, je risque de prendre ma retraite à 70 ans (sans exagérer). Ce que je trouve bizarre, c’est que ça ne pose aucun problème pour l’employeur de payer un salaire et des cotisations sociales pour l’alternance, mais pour les stages, ce même salaire est jugé excessif. Il faut réforme fiscale pour rendre le stagiaire aussi attractif que l’apprenti.


                  • Christophe (---.---.17.38) 1er février 2006 23:43

                    De mon point de vue d’employeur je trouve cet article gonflé de généralisations geignardes et abusives....mais aussi d’humour potache et d’énergie contestataire aussi naïve que refraichissante. Néanmoins mon quotidien d’employeur me rapelle tous les jours qu’il n’est pas facile de trouver de bons stagiaires, en revanche mon bureau est inondé de CV de « je sais tout mais j’ai jamais rien essayé de bac + 4/5 mais je voudrais être rémunéré dans votre boîte hyper cool ». Au début impressionné par les titres on rêve que ces formations boursouflées apportent au moins un minimum de théorie au candidat mais même pas, quand au niveau de langue même modestement restreint à l’anglais il rappelle souvent Maurice Chevalier à 23 ans.

                    Alors que des stages bien ciblés par un stagiaire motivé le font progresser. I) soit positivement car les managers donnent souvent des primes certes discrétionnaire aux bons éléments, au mieux les embauchent et / ou les rappellent ultérieurement II) soit ses expériences vaccinent le stagiaire de ses illusions et recadrent ses ambitions et lui permettent de cerner ses aspirations avec plus de maturité. Tous ce que j’ai fait travailler en 15 ans de vie professionnelle sont devenus plus lucides sur leurs capacités et ont renforcé leur motivation et leur confiance en eux a minima . Dans les 2 cas renforcés par cette confrontation au réel les meilleurs ont, d’expérience, tous trouvé du boulot ou leur voie.


                    • F.C. Bachellerie (---.---.165.193) 2 février 2006 10:04

                      Un bon moyen de lutter efficacement contre les salariés ’low-cost’ serait que les clients (entreprises ou particuliers) refusent que leurs fournisseurs leur présentent des contacts stagiaires. Supposez que vous achetiez un billet d’avion à bas prix, pour vous rendre compte une fois dans l’avion que le personnel de bord, le pilote et les mécaniciens sont tous des stagiaires !...


                      • Agnès (---.---.225.108) 23 février 2006 23:31

                        En Allemagne il y a des stages obligatoires (6 mois pour le Master environ). Mais il n’y a pas une institutionnalisation universitaire comme en France avec convention de stage 30 % du Smic patati etc, etc..

                        On demande juste une attestation à l’employeur avec une description succinte des tâches effectuées que l’on remet à l’école/l’université, au moment opportun pour validation du diplome. Donc on ne se présente pas comme stagiaire (vache à lait) auprès de l’employeur, mais comme un demandeur d’emploi comme les autres. Il n’y a qu’à supprimer totalement le stage obligatoire et le remplacer par travail dans le domaine d’études de x mois minimum.


                        • mickael 5 mars 2014 13:10

                          J’ai également un BAC + 5 et j’ai fais un stage à des périodes définies à la société générale pour mon BTS MUC (formation initiale) ou j’étais au guichet et a assurer des actions commerciales. Je n’étais pas payé également. Je n’étais pas payé mais je me disais que c’est un bon tremplin pour la suite. Ensuite, je me suis dis qu« il fallait faire une formation en alternance qe j’ai faite au CNAM en contrat d’apprentissage. 


                          Le boulot était épuisant et qui n’avait rien à voir avec ma spécialisation marketing, donc j’ai du un peu mentir sur mon cv . Je ne pouvais pas écrire que je faisais que de la logistique ou que je m’était des produits sous blister. Enfin, pour mon année de spécialisation en bac +5 dans le webmarketing j’ai du me tourner vers des stages que je n’avais pas trouvé de contrat pro. Du coup j’ai fais 3 stages dans plusieurs start up. La j’avais du boulot avec de vrai responsabilité et des tâches utiles à l’entreprise pour sa productivité.

                          Ce que je retiens c’est qu’il faut privilégier des contrats en alternances et avoir un réseau pour tomber dans une boîte qui te jugera sur les compétences acquises dans l’entreprise par une formation en interne et sur ce que tu apprends à l’école. Nous voyons de plus en plus d’offre de stages de pré-embauche . Une opportunité et une envie du stagiaire d’avoir son premier emploi dès la sortie de ses études.
                          Après je trouve ça absurde de ne pas payer un stagiaire. Comme fait il pour vivre si il n’est pas boursier ?? Travailler au mc do et arriver en entreprise en mode »cadavre" ou dormir durant les cours ?
                          Triste réalité 

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