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Accueil du site > Actualités > Economie > Le slogan pervers : « pour embaucher faut pouvoir débaucher ! (...)

Le slogan pervers : « pour embaucher faut pouvoir débaucher ! »

Ainsi, le Medef s’acharne à faire adopter le « licenciement sans motif » et l’UMP l’a repris à l’Assemblée nationale. Pour cela ils usent inlassablement du slogan pervers du père Gattaz : « pour nous permettre d’embaucher, il faut nous faciliter les licenciements ». Et tous les zélotes reprennent l’évidence : « pour embaucher faut pouvoir débaucher ». Pour signer le contrat il faut être libre de le déchirer.

Étrange quand même : avant de penser à la naissance du contrat il faut penser à sa mort. Ce qui occupe en premier chef le cerveau d’un patron, serait de se débarrasser demain de celui qu’il va salarier aujourd’hui. Il n’est pas intéressé par ce que celui-ci va produire ni sa qualification, il est obsédé par la procédure finale, la rapidité, le coût de la rupture de son contrat. Un patron ca n’a rien de positif dans la tête, genre « je vais garder longtemps un salarié » ni genre « mon carnet de commande impose que j’embauche ». Non, l’essentiel serait de ne plus être obligé d’envoyer une lettre, ni de convoquer le salarié les yeux dans les yeux, ni de motiver sa décision, et encore moins de payer des indemnités. Fini les licenciements humains, droit aux licenciements comme des chiens.

Plus question que le salarié fasse un recours devant le tribunal des prud’hommes sous prétexte que le licenciement serait abusif ou sans cause réelle et sérieuse. Ça insécurise ! Les patrons sont « risquophobes ». Plus question d’entretien, de lettre motivée, toute poursuite pour abus de droit doit cesser. Licencier arbitrairement sans risque, voilà le saint Graal ! Le patron de droit divin doit pouvoir dire « dehors et je n’ai pas à dire pourquoi », le salarié doit obtempérer. Comme ça il sera davantage soumis n’est ce pas ? Laurence Parisot appelle cela « la séparabilité », elle dit « c’est comme un divorce » ! Et c’est toujours le même qui garde les meubles.

Finies la déclaration universelle des droits de l’homme de 48, la charte européenne de 99, la convention 158 de l’OIT, l’UMP et le Medef veulent supprimer l’obligation de motiver les licenciements et Macron prépare cela.

Le patronat de ce pays, le Medef est le pire, bien pire qu’ailleurs, revanchard anti gauche primaire, rapace, le grand patronat tout puissant, 1000 entreprises qui font 50 % du PIB, les 58 multinationales françaises qui nous volent 100 milliards par an au Luxembourg, ( on sait tout : luxleaks) l’argent il en ont plein, plein, plein…. même pour payer 2 a la place d’un ! Et nous au lieu de leur donner 41 milliards qu’ils dilapident, on ferait mieux avec ça de faire un million d’emplois publics sérieux utiles, efficaces, dans la santé les écoles les transports, l’énergie, les communications, la sécurité, la justice, les contrôles, les équipement… ce n’est pas a l’état de payer les salaires de patrons licencieurs et incompétents : pourquoi leur donne-t-on 220 milliards d’aides pour rien ?

Rassurez moi, nous avons bien un gouvernement socialiste ?

D’après Gérard Filoche sur 2ccr

« Les fruits sont à tous, et la terre n’est à personne »… Jean-Jacques Rousseau

Vous pouvez aussi consulter ici …


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29 réactions à cet article    


  • Garance 17 juin 2015 21:25

    Oui ; rassurez-vous vous avez bien un gouvernement socialiste


    Le meilleur qu’il puisse y avoir

    D’ailleurs n’avez-vous pas voté pour lui et ce pour qu’il le soit ?

    Comment ?

    De quoi ?

    J’en entends ici qui disent qu’il ne l’est pas ?

    Hollande et son Vals qui rit ne seraient pas des socialistes pur jus ?

    C’est faux : ils font pareils qu’ont fait Mitterrand et Mauroy avant eux

    Même que Fabius les mains rouges et Sapin (e de cheval ) étaient déjà dans la première cuvée pour apprendre et appliquer ce qu’ils font aujourd’hui 

     « Faire raquer les prolos pour que cela retombe dans la poche des patrons » ( en se servant largement au passage)

    Cela à été et sera toujours la ligne de conduite du socialisme à la française

    • jmdest62 jmdest62 18 juin 2015 10:05

      (@Garance

      Les patrons sont vraiment des imbéciles et des pleurnicheurs : .pendant la période d’essai ils peuvent licencier sans motif et sans indemnité . smiley
      Pour des postes peu qualifiés , càd ne nécessitant pas ou très peu de formation spécifique , il leur suffit d’établir un contrat CDI avec période d’essai de deux mois renouvelable . et au bout de trois mois et 28 jours ..on jette et on remplace.(Pour un technicien ça peut aller jusqu’à 6 mois et 8 mois pour un cadre.).
      il n’y a qu’à se servir . >> en savoir plus.

      @+


    • Marc Chinal Marc Chinal 18 juin 2015 15:31

      @jmdest62
      Dans un système utilisant de la monnaie, pour donner à l’un, il faut prendre à l’autre... Vive la guerre permanente !
      L’humanité, une race débile ?


    • oncle archibald 18 juin 2015 16:20

      @jmdest62

      Il faut être bien endoctriné pour croire qu’une entreprise pourrait tourner avec de la main d’oeuvre « jetable » . Si tel était le cas il n’y aurait plus aucun emploi autre que précaire ou intérimaire. C’est très long de former un cadre ou un exécutant au top niveau et quand une entreprise dispose de cette main d’oeuvre hautement qualifiée elle ne s’en sépare qu’en cas de force majeure. 

    • bartneski bartneski 17 juin 2015 21:51

      « pourquoi leur donne-t-on 220 milliards d’aides pour rien ? »


      Ce n’est pas pour rien. ça sert à subventionner les entreprises pour supprimer des emplois. Un patron devient un grand patron parce qu’il licencie à tour de bras. On leur donne des fortunes pour faire ça.

      La question est : pourquoi supprimer des emplois ?

      • smilodon smilodon 17 juin 2015 22:28

        La France est devenue un pays de chômeurs. Pas un pays de travailleurs !.... Jusqu’à quand les derniers « travailleurs » pourront-ils payer pour les autres (maintenant) et pour eux-mêmes (demain) ???!!... Y’a plus que 25 millions de gens qui bossent et qui alimentent le système aujourd’hui. 25 millions qui payent pour les 40 autres (enfants, étudiants, chômeurs, retraités, malades, etc). La seule question qui vaille serait celle-ci : « Quelle proportion d’actifs peuvent faire vivre quelle proportion d’inactifs » ???..... 25 millions suffisent encore, péniblement. Est-ce que ça marchera encore avec 20 millions d’actifs pour 45 d’inactifs ???... 15 pour 50 ????!!... 10 pour 55 ????!!!... 5 pour 60 ??!!... Elle est où la limite ???... Combien de « bonhommes » suffiront à faire tourner le manège ????!!...... Combien ???!!.... Avant que le manège ne s’arrête ???? Combien ???.. Elle est là la vraie question !.......Adishatz.


        • bartneski bartneski 17 juin 2015 22:46

          @smilodon

          Je crains que le projet soit d’arrêter le manège justement. Ce n’est donc pas prêt de s’inverser. 

          Comment t’y prendrais-tu pour soumettre la population au travail forcé à 800 euros/mois ? L’idée d’appauvrir l’ensemble ou de faire bosser plus pour moins cher sous menace d’inactivité et de précarité est semble t-il la méthode testée, approuvée et mise en pratique par l’ensemble du monde réel. 

          Au lieu de penser que les dirigeants sont débiles et ne savent pas ce qu’ils font parce qu’on y comprend rien, essaye un instant d’accepter qu’ils savent parfaitement ce qu’ils font, que tout est planifié et que tout cela est fait exprès. Alors tu comprendras pourquoi ils nous enfument. La vérité est tellement simple à comprendre qu’ils nous divisent et nous embrouillent pour détourner nos regards de leurs projets.

        • Francisco Francisco 18 juin 2015 00:58

          @smilodon
          Avec la robotique, les machines, ont pourrai atteindre des rapports actifs/inactifs surprenants ! Seul quelques techniciens,informaticiens,chercheurs et une quantité très faible de manoeuvres suffiraient a produire tout ce dont nous avons besoin. 

          Mais a qui revendraient t’ils leurs productions ? Si l’immense majorité des consommateurs ne sont plus solvable de par leur inactivité ?
          Il me semble pas que le problème vienne de ce rapport entre actifs/inactifs, après tout si le progrès technique fait de nos machines des esclaves, et que de ce fait nous n’ayons presque plus besoin de travailler je trouve plutôt ça positif.
          Le problème vient plutôt de la répartition du fruit du travail des ces mêmes machines. A l’heure actuel, les bénéfices qu’elles engendrent reviennent a leurs propriétaires qui s’ingénie tout les jours a licencier de plus en plus de manoeuvres pour diminuer leurs couts de revient et s’enrichir. C’est légitime de leur part, la concurrence est rude et il faut s’aligner avec cette dernière. 
          C’est plus un problème systémique. Il y a bien quelques pistes qui guident vers la solution, mais changer une société passe par des cataclysmes. 

        • ZenZoe ZenZoe 18 juin 2015 11:12

          @smilodon
          « 25 millions qui payent pour les 40 autre
          s » - qui payent pour eux inclus, ça fait 25 millions qui paient pour 65 millions.
          Et en plus, parmi ces 25 millions, il y en a quelques millions qui sont aussi payés par le contribuable.
          Le déséquilibre est en fait bien plus flagrant.


        • tf1Groupie 18 juin 2015 00:27

          Etrange ... pour un esprit aussi étriqué que celui de Robert.
          Il lui suffirait de parler avec les petits patrons qu’il côtoie, mais comme il les méprise.

          Le chômage est le principal avantage acquis par les salariés français et Robert Gil fait partie de ceux qui vont défendre cet « avantage » jusqu’à leur dernier souffle.

          Pitoyable !


          • Francisco Francisco 18 juin 2015 01:20

            @tf1Groupie


            Chômage :Le chômage est la situation d’une personne qui, souhaitant travailler et ayant la capacité de le faire (âge notamment), se trouve sans emploi malgré ses recherches.

            Tu parles d’un acquis…

            Les petits patrons puisque vous les évoquez, sont dans des situations très difficiles. Prenez la restauration par exemple, des journées physiques et stressantes interminables, bien souvent l’employeur ce rémunère moins que son chef de cuisine (qui fait lui aussi des journées de 10 a 15h) pendant les 3 premières années suivant l’ouverture de son établissement. 
            Mais je ne pense pas que Robert Gil évoque ces patrons la. Il fait référence aux grands patrons, ceux qui touchent plusieurs millions.
            Certains prétendent qu’ils sont utiles, c’est grâce a eux que la France s’enrichie. Alors oui si l’on considère qu’ils sont français, ce qu’ils sont par ailleurs, lorsqu’ils s’enrichissent la France s’enrichie. Mais vous et moi non. Ils le font d’ailleurs souvent au détriment de vous et moi.
            Et ils consomment vachement moins que nous, donc la tva c’est nous qui la payons, pas eux.
            Imaginez quelqu’un qui gagne 10 millions par ans, si vous divisez cela par 100 personnes qui gagnent 100 000 euros pas ans. D’après vous qui consomme le plus, celui qui gagne 10 Millions ou les cents qui gagnent 100 000 ? Puis si vous divisez ces mêmes 10 millions par 1000 ….


          • César Castique César Castique 18 juin 2015 00:46

            "« Les fruits sont à tous, et la terre n’est à personne »… Jean-Jacques Rousseau


            Ça n’autorise pas des centaines de milliers de n’importe qui à venir s’asseoir à une table qui n’a pas été dressée pour eux.

            • elpepe elpepe 18 juin 2015 03:41


              il faut supprimer le contrat de travail, c est jamais bon de s arreter en mi chemin


              • gogoRat gogoRat 18 juin 2015 19:36

                @elpepe

                 très bonne idée !
                 Le contrat de travail est directement lié à la branche prud’homale de la Justice : il en est indissociable. Si, à force de grignoter les droits des employés, l’on doit rendre les prud’hommes inutiles c’est que le contrat de travail n’a plus d’utilité.
                 
                 
                 L’égalité en droit et en dignité c’est un même salaire inconditionnel pour chacun de tous les Français (eh oui ! corollaire : « là où il n’y a pas de frontières il y a des murs ! » ... ) ...
                 Plus besoin de statut privilégié à vie pour les uns et de chantage à l’emploi pour les autres , de monopole du coeur d’un côté et d’affreux racistes, incompétents, fainéants, idiots , assistés et fraudeurs en puissance aux aides sociales de l’autre côté :
                 les Français deviendront enfin égaux en dignité et en droit !
                 
                 Ceux qui préféreront ne rien foutre rempliront honorablement leur indispensable rôle de consommateurs en bénéficiant tout autant que les Chercheurs actuels de l’indispensable quiétude propice à l’inspiration artistique ou inventive qui pourra enfin fuser de toutes les couches sociales : ce serait bien le diable si, par fatalité statistique, au moins 1% ne se révélait pas utilement inspiré ! et ce 1% s’appliquerait bien plus sûrement à des besoins réels du peuple !
                 
                 Ce serait bien le diable aussi si une foule innombrable ne se mettait pas à craindre que les corvées indispensables à tous ne soient plus exécutées. Mais dès lors que ces corvées seront reconnues comme des corvées et non plus comme cette chimère multiforme, trompeuse et à géométrie variable de ’travail’ ... alors on comprendrait la nécessité de partager équitablement et également entre tous les corvées obligatoires autant que les fruits émergeant de la force de coopération commune : les impératifs de recherche commune de techniques réellement démocratiques se clarifieraient soudainement de façon efficace et bien comprise de chacun et de tous !

                 Enfin, ce seraient ceux qui n’ont pas foi en la capacité de conscience responsable citoyenne et active de leurs compatriotes qui seraient réputés pessimistes et non plus ceux qui veulent un troupeau bêlant ou meuglant aligné comme un seul homme derrière une simple manipule de pantins vociférateurs soit-disant éclairés par on ne sait quelles visions hallucinogènes.


              • gogoRat gogoRat 18 juin 2015 19:44

                @gogoRat
                 reprise : et non plus ceux qui veulent un troupeau bêlant [ ...] qui seraient juges et partie de l’optimisme obligatoire


              • rocla+ rocla+ 18 juin 2015 07:59

                Robert Gil pervers .



                Il croit à l’ embauche obligatoire , définitive  et irrévocable . 


                Il est lui-même  définitivement arrêté dans sa tête .

                Le monde bouge et tout le monde avec .

                • fred.foyn Le p’tit Charles 18 juin 2015 08:45

                  Ce gouvernement travaille pour le grand capital..d’ailleurs on retrouve un banquier (Macron) pour casser le tissus social..et apporter plus de monnaie aux actionnaires...et Hollande à part prendre des kilos regarde passer les trains...(Il est devenu informe...une boule de graisse avec des lunettes..)


                  • zygzornifle zygzornifle 18 juin 2015 09:22

                    @Le p’tit Charles

                    c’est certainement lui qui a demandé à Ségo de peur du boycott du produit d’arrêter de s’en prendre a Nutella ..... La crainte d’être en manque ......


                  • zygzornifle zygzornifle 18 juin 2015 09:19

                    le Medef a un allié de choix bien a droite et sans failles qui ne trahiras jamais le grand patronat ni les lobbys multinationaux au niveau du gouvernement il s’agit du couple Valls-Macron bénit pas le saint père Hollande, le Medef ne pouvait rêver mieux ....


                    • ZenZoe ZenZoe 18 juin 2015 11:07

                      Surtout ne rien changer ! La France va tellement bien, inutile de chercher des solutions qui ont fait leurs preuves ailleurs.
                      En France ça ne marche pas comme ça. En France on sait bien que les entreprises ne sont pas là pour faire du profit, mais uniquement pour financer toutes les dépenses du pays.

                      Il y a 3,5 millions d’entreprises en France, 3,5 de chefs d’entreprise qui font tourner tout le pays et ses 65 millions d’habitants. Ca me ferait marrer si un jour ces 3,5 millions d’entrepreneurs décidaient de mettre les voiles tous ensemble en même temps et partir ailleurs....


                      • Robert GIL Robert GIL 18 juin 2015 12:01

                        @ZenZoe
                        tout le monde fait semblant d’ignorer que notre pays est dans une aberation totale : le secteur privé revient plus cher au contribuable que le secteur public ! C’est sur que pour la logique capitaliste ce n’est pas une aberration mais seulement l’ordre des choses, je suis d’ailleurs persuaadé qu’il en est de meme dans de nombreux pays dit « riches » !
                        .
                         voir : BUDGET DE L’ÉTAT : 280 milliards d’euros . CADEAUX AUX ENTREPRISES : 230 milliards d’euros !
                        .
                        d’autre part dans le budget de l’etat, 65 milliards sont destiné a l’enseignement, mais ... dans ces 65 milliards il y a tout les contrats avec les entreprises privés, les fournitures acheté auprès d’entreprises privés, les formations professionnelles faites par des entreprises privés ... etc, et cela pour chaque postes budgétaire ! Donc les entrepreneurs qui nse gavent au crochet de l’etat ne sont pas pret de mettre les voiles ! Et ceux qui partent devraient remboursé toute les aides dont ils ont beneficiés ...


                      • oncle archibald 18 juin 2015 16:09

                        @Robert GIL

                        Et vous vous faites semblant d’ignorer que pour payer des fonctionnaires que l’on peut assimiler aux « administratifs » d’une entreprise il faut que des entreprises produisent « la richesse de base » et dégagent du bénéfice. Il faut donc qu’elles trouvent des marchés et qu’elles traitent ces marchés à un prix qui leur permet de survivre et d’investir. Alors, et alors seulement, on peut payer les salariés des entreprises qui produisent la richesse et payer aussi les fonctionnaires qui font tourner la boutique « France » … 

                        Quand un entrepreneur licencie c’est qu’il ne trouve plus de marchés lui permettant de dégager un bénéfice,. Les techniques ont évolué et on peut réaliser le même travail avec moins de salariés. Informatique, mécanisation, automates et robots ont permis de supprimer de nombreux emplois peu qualifiés. Une usine de fabrication d’automobiles qui ferait ses soudures « à la main » ne pourrait pas être compétitive et ne trouverait pas de marché. Quand un entrepreneur licencie ça n’est jamais « pour le plaisir de licencier ».

                      • Petit Lait 18 juin 2015 16:12

                        @Robert GIL
                        Votre raisonnement sonne un peu creux, Mr Gil... c’est ce que l’on appelle un sophisme... Il y a un parti politique, chez nous en Suisse, qui pratique le même mode de fonctionnement dans ses démonstration... ça marche : il représente 30% des électeurs apparemment... mais c’est pas glorieux pour autant... 


                        Bref, l’état devrait donc commencer par baisser les impôts des entreprises des 230 milliards que vous suggérer, comme ça le résultat serait le même, mais au moins les investisseurs et entrepreneurs auraient au moins une lisibilité des conditions cadre... Et vous ne pourrez plus faussement les imputer au budget de l’état....

                        Ensuite, en France, 50% des « actifs » sont soit pensionnés, soit fonctionnaires.... ce qui commence à faire peu de payeurs... ça ne peut pas durer.... Car aussi utile qu’il puisse être (ou ne pas être....) l’état ne « crée » pas de richesse dans le sens où il ne « produit » rien. Ce n’est pas complètement vrai tant ses dépenses abreuvent le privé, mais, lorsque l’état reçoit 1, il n’en « ressort » que 0.8, lorsque le privé reçoit 1, il en ressort 1.2 (ces chiffres sont illustratifs). 

                        Ce que ne veulent pas admettre des gens comme vous, c’est que lutter contre la pauvreté et le chômage n’est pas lutter contre les « riches »... L’inégalité relative (des revenus ou de la richesse) n’est pas un problème en sois, contrairement à l’inégalité des chances ou de traitement. C’est bien la pauvreté le problème. Et un des moyens de favoriser l’emploi, c’est de favoriser la formation (c’est mal parti, le bac au rabais pour tous n’est pas la solution !), l’investissement, l’innovation et surtout, de créer des conditions cadres clairs, souples et stables et favorisant tout ça. 

                        Mais forcement, tous les gouvernements depuis des lustres, aidés par des syndicats et la presse, se contentent de rustines un système tout pourri, sans oublier au passage de s’acheter de nouvelles voix d’électeurs à coup de nouvelles dépenses publiques ! 

                      • Hétérodoxe 19 juin 2015 13:47

                        @Petit Lait
                        « et surtout, de créer des conditions cadres clairs, souples et stables et favorisant tout ça. »

                        Souple et stable ..voilà, tout est écrit.

                        Le patronat veut le beurre et l’argent du beurre.
                        Parce qu’un contrat à la fois souple et stable, je serais curieux de voir à quoi ça ressemble.
                        Soit c’est souple, et par définition, ça peut changer, soit c’est stable et par définition, c’est pas très souple.

                        Bref, toujours la même rengaine : les bénefs pour ma poche, les dépenses pour le contribuable.
                        En même temps, tant que ça fonctionne, pourquoi se gêner.


                      • rocla+ rocla+ 18 juin 2015 12:14

                        Gil  pense que s’ il y avait que des fonctionnaires le pays tournerait .


                        Plus con que ça tu meurs

                        • Petit Lait 18 juin 2015 14:29

                          Étrange : les pays où le droit du travail est le plus souple (Suisse, pays du nord de l’Europe) sont les pays ou le chaumage est le plus faible... Et, pour la Suisse tout du moins, le pouvoir d’achat le plus élevé... Ne parlons pas de UK et des USA, dont la croissance donnerait le vertige à tous les bons gauchistes français ! Mais il est vrai que dans le cas de ces 2 pays, les couvertures sociales sont par ailleurs assez faible. 


                          Bref, plus de contrainte, plus d’impôt, plus d’état, c’est moins de commerce, moins d’argent qui circule et au final moins d’emplois. Ce n’est pas une « théorie ultra libérale », c’est juste un constat que chacun peu faire. 



                          • Renaud Delaporte Renaud Delaporte 18 juin 2015 14:54

                            Il n’est pas intéressé par ce que celui-ci va produire ni sa qualification, il est obsédé par la procédure finale, la rapidité, le coût de la rupture de son contrat. Un patron ca n’a rien de positif dans la tête, genre « je vais garder longtemps un salarié » ni genre « mon carnet de commande impose que j’embauche ».

                            Les choses ne fonctionnent pas comme ça.
                            Une « nouvelle commande » n’apporte pas, en soi, une activité pérenne à une entreprise. Cette activité s’observe avec des tas d’indicateurs : évolution du marché, place du produit et évolution possible sur son marché.
                            Créer un nouveau poste de travail ne peut s’envisager que s’il est viable sur une très longue période. Autrement, le licenciement peut coûter un gros multiple des profits espérés par la commande ! Lorsque cela est possible, l’entreprise fera appel à l’intérim mais les coûts salariaux plus élevés peuvent empêcher de tenir des prix face à une concurrence qui cherche du boulot. Du coup, et plus souvent souvent qu’on le croit, s’il est impossible de négocier des délais, refuser une commande vaut largement mieux que de procéder à une embauche.

                            Quant aux indemnité de licenciement, le plus souvent, elles assèchent complétement la trésorerie d’une entreprise : pour payer 3 ans de salaires quand on ne peut plus payer l’année qui vient , d’où peut-on sortir l’argent ? Vous savez d’où il sort ? En avez-vous la moindre idée ?
                            Il n’y a qu’une solution pour une PME/TPE : un apport personnel du chef d’entreprise qui se traduit 90 fois sur cent par un emprunt auprès de la banque, garanti sur ses biens propres. Et comme cet emprunt sature forcément toute la capacité d’endettement de l’entreprise, (parce que si l’entreprise en arrive là, c’est qu’elle a épuisé toutes les autres solutions) il supprime aussi toute la souplesse financière nécessaire pour faire face à de nouveaux investissements et reprendre de nouveaux marchés. Oh, il y a toujours des exceptions, mais le fonctionnement général est plutôt celui-là.

                            Alors qu’est-ce qu’il passe, après ? Eh bien, faut remettre des fonds propres, n’est-ce pas ? Alors
                            - soit la boîte est viable et elle est rachetée par un concurrent qui souvent la liquide et fout TOUT LE MONDE dehors (mais le proprio récupère sa baraque)
                            - soit la boîte n’intéresse personne et tout le capital ayant été asséché par les banques, elle mourra de sa belle mort en foutant TOUT LE MONDE DEHORS (et le proprio perd sa baraque, sa chemise et tout le reste mais cépagrave, ça fait un concurrent de moins).

                            Une entreprise sans capacité à générer de la trésorerie est toujours condamnée. Il arrive bien souvent que les frais de licenciements ne soient rien d’autre que des frais d’obsèques de l’entreprise et des emplois qui restent.

                            Mais comme les patrons faut pas les plaindre, ben, on se plaindra pas non plus du chômage que provoque ces liquidations, hein ! Des exemples autour de moi ? Allez, vite fait et sans chercher : trois entreprises qui ont subi ce schéma avec seulement 300 à 400 chômeurs.

                            On a gâââgné !


                            • rocla+ rocla+ 18 juin 2015 15:39

                              Badinter a raison , il faut réformer le code du Travail . 


                              Donner un coup de pied dans la fourmilière de la stérilité . 

                              • Robert GIL Robert GIL 21 juin 2015 20:20

                                et oui, tout ces « voleurs »  n’ont plus aucune retenue, ils se servent dans la caisse que nous alimentons avec nos impôts et notre travail, ils sont sûr de nous avoir domestiqué,( certain commentaire le démontre) c’est pour cela qu’ils n’ont plus de limite :

                                200 milliards d’euros : c’est le montant de la richesse créée par le travail, détournée chaque année des salaires vers les profits, depuis 30 ans.

                                330 milliards d’euros : c’est le montant des richesses cumulées par les 500 plus grosses fortunes de France en 2013, en progression de 25 % par rapport à l’année 2012.

                                41 milliards d’euros : c’est le montant des dividendes versés aux actionnaires des entreprises du CAC 40 en 2012, en augmentation de 5 % par rapport à 2011.

                                200 milliards d’euros : c’est le montant cumulé des aides publiques, déversées chaque année aux entreprises, sans contrôle ni contrepartie.

                                45 milliards d’euros  : c’est le montant des exonérations de cotisations sociales patronales accordées chaque année aux patrons… ajoutez à cela la suppression de la taxe professionnelle il y a quelques années !

                                80 milliards  : c’est le niveau de la fraude et de l’évasion fiscale.

                                10 milliards : ce sont les ressources en cotisations sociales aux horizons 2020 qui pourraient être atteintes en appliquant l’égalité salariale entre les femmes et les hommes (pour rappel les salaires des femmes sont inférieurs de 27% à ceux des hommes).

                                .

                                Voir : L’INSOLENCE DES RICHES

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Robert GIL

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