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Accueil du site > Actualités > Economie > Les écoles de commerce, responsable majeur de la déroute du monde (...)

Les écoles de commerce, responsable majeur de la déroute du monde financier

Les études commerciales ont la facheuse tendance d'enseigner l'inquiétude à de futurs commerciaux crédules, n'ayant jamais ressenti l'envie d'une vie sans prix.

La conjoncture déprimée de notre beau système économique n'est pas une grande surprise. Bien des penseurs de ce monde avaient vu venir un choc violent en ce début de millénaire, on ne pouvait pas prévoir d'où cela viendrait, ni quand, mais quelque chose d'anormal se passait, c'était indéniable. Le cœur de cette déroute, dans son sens purement mécanique, est le monde financier. Etant d'origine constitué d'agents spécialistes de l'argent au service d'une économie en besoin permanent de financement, le monde de la finance a petit à petit dérivé vers un système bien sombre, presque invisible de ceux qui n'y ont pas été invité.

Souvenez-vous ce temps où la finance n'était qu'un vent porteur que personne ne voyait mais que chacun estimait. Ce vent, plus ou moins chaud selon les saisons et les caprices divers de notre système lunatique, propulsait les richesses de nos nations vers des sommets artificiels mais bien réels. On dit souvent que l'argent a perdu sa valeur parce qu'elle n'est que virtuelle et volatile, mais il n'y a pas plus concret que ces gratte-ciels de métropoles et ces villas du lac Léman, jamais la minorité supérieure n'a été aussi dominante envers ses gueux. L'argent est bien réelle mais elle est invisible, elle peut être miraculeuse comme destructrice, tel un vent souple aux origines méconnus distribuant sa forces sur les voiliers qu'elle a choisit et faisant chavirer ceux qu'elle a bannit.

Mais voilà que l'on découvre que l'argent ne vient pas des cieux, n'a rien de si mystérieux et n'est en fait que le jeu de bille avec lequel des gosses s'amusent à défier leurs semblables. L'égayement est médiocre tant les conséquences en sont influentes. Il arrive un jour où le calo tombe dans un trou pour figer le jeu sans arrêter les billes, les métropoles s’arrêtent pendant que l'humanité continue de s'agiter. Derrière ce jeu il y a les joueurs, quelques jeunes "tronches" en quête du plus fou des délires. Mais d'où sortent donc ces énergumènes avares ? Qui a eu l'audace de vomir de telles injures ? Ils n'ont pas été dépassés par les machines, ils ont voulu être plus intelligent qu'elles, et en sont devenu des abrutis.

Il y a dans les écoles de commerce une atmosphère de guérison, une sorte de bonheur résiduel qui donne confiance à tous ses locataires. On s'y amuse, on y découvre les plaisirs de la vie qui n'ont pas de prix, et pourtant on y apprend les théories du prix sans jamais y apprendre leur valeur. Car c'est bien cette notion que les financiers ignorent depuis le jour où ils ne l'ont pas appris, les valeurs des choses.

Il y a dans les théories économiques un vrai débat philosophique, qui devrait d'ailleurs avoir une place beaucoup plus prenante dans les débats du grand public, mais les financiers en font l'impasse, car ce qui théorise leur volonté n'est pas de savoir comment faire des économies mais comment l'exploiter pour en profiter. Ils n’apprennent pas que faire de cette richesse condamnée à être acquise, mais pourtant leur désir d’en posséder en est trop fort.

Les écoles de commerce sont des viviers de futurs dirigeants n'ayant pas passé une seule minute de leur jeunesse à se questionner sur leur volonté humaine, puisque la cupidité triomphe telle une religion inextricable. Ces écoles sont responsables de cette ambiance tendue et instable que connaissent aujourd'hui les marchés financiers. Cette incompétence aveugle de jeunes prodiges se prenant pour des "régulateurs" des besoins de l'humanité alors qu'ils ne savent que faire de leur propre richesse. Si ce n'est le dépenser dans des superficiels gadgets ne donnant à leur vie qu'une valeur commercialement rentable et socialement présentable.

Cet article est un message de prise de conscience sur la responsabilité des consciences que les écoles de commerces ont dessiné durant ces 30 dernières années. Peut-être faudrait-il songer à réécrire l'histoire en changeant la langue d'écriture de ses écrivains, simplement pour que sa lecture présente puisse être à la portée de tous.


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17 réactions à cet article    


  • eric 16 octobre 2013 11:41

    Ah la, la, ça parle et ça ne sait pas...

    1 Les écoles de commerce apprennent très peu le commerce

    2 Dans les banques, et au plus haut niveau, on prend des gens qui savent compter et donc souvent des ingénieurs. Être actuaire par exemple, cela demande un niveau en math qu’on serait en peine de trouver a HEC.

    3 A polytechnique, 50% des élèves sont des enfants de prof. Le pourcentage d’enfant de fonctionnaires n’est pas connue. Les profs votent a gauche a 70%

    Si on admet votre constat d’une dégringolade éthique dans le secteur prive, force est de constater qu’il est sans doute corrèle a la montée en puissance dans ces milieux, des enfants de la classe moyenne fonctionnarisée socialiste. Une ecole qui elimine de plus en plus efficacement les pauvres, est entierement tournee vers la reproduction et l’ascension sociale de ses rejetons. C’est devenus un tel bordel qu’il est difficile de s’en tirer quand on a pas un prof particulier et conseiller pédagogique a plein temps a la maison pour faire faire les devoirs des le primaire ( interdit en principe par la loi) et choisir les bonnes orientations.
    Le drame de notre secteur financier actuel, c’est peut être qu’ il est peuple de gens qui ont eu une formation familiale de gauche avec l’éthique de ces gens la. Le genre,fait ce que je dis, pas ce que je fais.
    Il est difficile d’oublier que les trente glorieuses, la hausse des revenus, des conditions de vie,
    c’etait le temps ou les boites etaient dirigees par les enfants de la bourgeoisie traditionnelle...


    • GdeBell 16 octobre 2013 13:11

      votre 1 et 2 sont exacts. 

      Je ne connais pas le chiffre pour votre 3, mais 50% me semble excessif (même si la proportion est en effet importante).

    • parlons-en parlons-en 16 octobre 2013 17:00

      Je ne conteste pas vos statistiques, puisque les statistiques sont bien fait pour être incontestables. J’ai tout de même du mal à croire que les sociétés financières grouillent de jeunes gauchos suivant les traces de leurs parents soixante-huitard. Je doute fort que les individus et les courants de pensé à l’origine de l’abrogation de la Glass-Steagall Act aux US soient des socialistes (même si elle a été signée sous le régime des démocrates de Clinton), or cette abrogation est assez symbolique dans la chronologie de la dérive du monde financier.

      Il est vrai aussi que la plupart des traders et analystes sont des « matheux », mais si l’on regarde le palmarès universitaire des dirigeants de grands groupes, beaucoup sortent d’école de commerce, de cursus spécialisé finance. Mais lorsque je critique ces écoles, ce n’est pas vraiment leur doctrine de droite ou de gauche, je critique l’état d’esprit dans lequel ces étudiants sortent diplômés, ils en sortent déconnectés de la réalité.

    • Duke77 Duke77 16 octobre 2013 17:29

      Je suis diplômé d’une école supérieure de commerce. Je suis fils d’une fonctionnaire et d’un salarié du privé. Mes parents votent à gauche : avant Laguillier aujourd’hui Mélenchon.


      Je peux assurer que la majorité des étudiants de SupdeCo ont des parents dans le privé, souvent à des postes assez élevés pour pouvoir payer le prix de cette formation onéreuse. Les enfants de fonctionnaires socialistes se tournent plus volontier vers les études universtaires publiques plus en adéquation avec leur vision du monde

      1/ « 1 Les écoles de commerce apprennent très peu le commerce »
      Ben si, les 3 années du cursus donnent les outils pour monter sa société ou ceux pour intégrer une grosse structure en étant rapidement opérationnel dans un service et en connaissant déjà comment fonctionnent les autres services. En outre, tous les aspect de la relation commerciale sont bien décortiqué, la mécanique de la négociation jusqu’à l’optimisation des profits.

      2/ Un excellent moyen d’entrer en back-office dans une banque et faire joujou avec les flux financiers est d’intégrer une école de commerce reconnue et de se spécialiser en dernière année dans la finance. J’en connais plusieurs exemples personnellement.

      3/ Je ne connais pas ces stats pour polytechnique, mais je peux vous assurer que la population y est très différente de celle des écoles de commerce.

      D’une manière générale, les cours dispensés dans ces écoles sont très très à droite : privilégiant la logique libérale aux enjeux humains ou écologiques et surtout, n’essayant surtout pas d’élever un peu la conscience des élève, bien au contraire. Il y a bien une filière « ONG » permettant aux élèves les plus à gauche de sortir un peu du système... Sinon, dans la majorité des cours, les humains sont considérés comme des robots, maillons d’une chaîne de production dans les cours de management des processus ou esprits sans âmes réduis à une analyse freudienne de bas étage dans les cours de négociation ou de ressources humaines. L’aspect humain ne ressort presque jamais. Quand on parle d’empathie, on ne s’intéresse pas au parcours où aux idéaux de vie de son interlocuteur mais à sa posture en terme d’ego et d’ambition ou encore de volonté de domination pour savoir comment se positionner face à lui (cf. neuro-linguistique).

      « Une ecole qui elimine de plus en plus efficacement les pauvres, est entierement tournee vers la reproduction et l’ascension sociale de ses rejetons. »
      Effectivement vu le prix des 3 années (plus le logement), il y a bien un filtre à l’entrée « anti-pauvres » à quelques exceptions près : certains étudiants obtiennent un prêt pour financer leur cursus qu’ils remboursent ensuite quand ils entrent dans la vie active.... déjà endettés ! En revanche, je ne pense pas que les E.S.C. soient le moteur d’une ascension sociale, mais plutôt un moyen pour les moins démunis de garantir un métier à leurs rejetons qui n’a pas su montrer un véritable talent. Car finalement, cette formation est une escroquerie, on ne sait rien faire de ses mains, on n’y apprend pas un métier, juste à entrer dans un système déshumanisé.

      Croire que les ESC sont des repères de socialistes... on aura tout lu ici !

    • Talion Talion 17 octobre 2013 09:55

      ’’Car finalement, cette formation est une escroquerie, on ne sait rien faire de ses mains, on n’y apprend pas un métier, juste à entrer dans un système déshumanisé.’’

      Je confirme !... J’y suis passé et j’ai été diplômé d’une ESC en 2005.

      Ce que je retiens avant tout des années que j’y ai gaspillé c’est qu’on m’y a vendu les « miracles économiques » irlandais et espagnol.

      Je laisse donc à chacun ici le soit de déduire -grâce à l’éclairage de la crise- la valeur des enseignements qui y sont dispensés et l’idéologie qu’on tente de vous fourrer dans le crâne.

      De mon point de vue ces écoles ne servent qu’à produire les exécutants sans conscience d’un système néo-libéral qui a besoin de rouages serviles pour fonctionner.

      Par contre n’espérez pas y apprendre quoi que ce soit en macro-économie ou en ce qui concerne le fonctionnement véritable de la monnaie et du système bancaire... Mammon veut bien éduquer les serfs, mais pas plus que nécessaire, cela risquerait de leur donner de mauvaises idées et de les rendre dangereux pour le système qu’ils sont ensuite censés nourrir.


    • spartacus spartacus 16 octobre 2013 12:37

      Le problème au contraire c’est cette école nationale qui ne promeut que le marxisme et les idées de gauche avec des profs de gauche et des programmes de gauche. 

      Cette éducation nationale qui ne forme qu’une idée du travail dans la fonction publique.


      • buratino buratino 16 octobre 2013 15:21

        Z’apprenent que l’image, le vent quoi, et le profit, l’éthique, l’intégrité etc.. c’est pas dans leur programme à ces intellos de série B


        • Tsuba 16 octobre 2013 17:37

          @ l’auteur

          "Cet article est un message de prise de conscience sur la responsabilité des consciences que les écoles de commerces ont dessiné durant ces 30 dernières années. Peut-être faudrait-il songer à réécrire l’histoire en changeant la langue d’écriture de ses écrivains, simplement pour que sa lecture présente puisse être à la portée de tous.« ...

          Fichtre rien que cela, la modestie ne vous étouffe pas ! En revanche le style ampoulé ne vous est pas étranger.

          Cette article est un ramassis de fadaises et de lieux communs. Notre triste situation est, d’après vous, causée par tous les diplômés des ESC.
          C’est si facile, désignons un bouc émissaire à la vindicte populaire. Depuis des millénaires cela permet à peu de frais de faire l’économie d’une réflexion plus poussée et d’une remise en cause toujours dérangeante.
          Brulons les anciens des ESC ! ... Et oublions, dans le désordre :

          • Les anciens des écoles d’ingés et des facs de maths ou d’éco qui peuplent les salles de marchés, car oui, il faut aussi des compétences mathématiques supérieures pour concevoir et gérer les algorithmes des logiciels de gestions financières.
          • Les politiques plus soucieux de leurs prochaines réélections que du bien communs et d’une politique à long terme,
          • les élites du tiers monde qui semblent vouloir s’enrichir le plus vite possible plutôt que de faire progresser leurs nations,
          • les syndicalistes qui, en France, n’ont pas voulu sortir d’une vision corporatiste et se sont limités à investir le secteur public sans être un facteur d’efficacité.
          • Les seniors, trop heureux d’avoir connu les trente glorieuses, qui veulent profiter pleinement de leur camping-car et voient d’un mauvais œil toute remise en cause du système des retraites,
          • Les » jeunes« , qui, non content d’être classiquement irresponsables et égocentristes, sont timorés et un tantinet paresseux.
          • Les enseignants, ex »hussards noirs« de la République devenus population soucieuses de ses prérogatives et volontiers réactionnaire,
          • Les pauvres qui ont préféré acheter du »pas cher« fait ailleurs plutôt que du »un peu plus cher" fait chez eux et qui ont vu partir leur emploi,
          • Les riches qui ont choisi d’investir dans des produits financiers et pas dans l’usine de Grand-Père,
          • Les producteurs d’émissions de télé-réalité du fait de leurs nuisances,
          • Les avides, les hypocrites, les envieux, les jaloux, les pusillanimes, les petits malins et les grands couillons et surtout, la grande masse des indifférents,
          • Et, moi qui prend le temps de répondre à cet article au lieu de botter le cul de mon député, réveiller mon sénateur, secouer mon banquier, rappeler mes parents à plus de solidarité et calotter mes enfants... et leurs profs (ces derniers pour faire bonne mesure...),
          Mais je suis déjà un ancien d’une ESC, mon compte est déjà réglé.

          • Xtf17 Xtf17 16 octobre 2013 19:41

            « C’est pas moi, c’est les autres m’sieur ! »
            C’est plutôt vous que la modestie n’étouffe pas.
            En tout cas la modération et l’empathie, c’est sûr que non.
            Bouffon.


          • Xtf17 Xtf17 16 octobre 2013 19:50

            Ah, mais oui, vous êtes un ancien d’ESC.
            C’est pour ça que ça gratte aux entournures.
            C’est si difficile d’accepter une critique ou un point de vue différent du vôtre ?


          • parlons-en parlons-en 16 octobre 2013 21:51

            N’est-il pas plus agréable de lire des écritos soignés plutôt que des torchons d’une banalité infantile ? Je le crois.

            Vous avez une vision bien bordélique du système, selon vos mots, tout le monde est responsable de tous les maux. C’est vrai qu’un système pleinement démocratique en perdition ne peut que responsabiliser le peuple qui en est le légitime gouvernant. Mais sommes-nous dans une démocratie ? J’en doute... Il n’y a pas qu’un responsable ça semble évident, et les ESC (dans leur panel international) ne sont absolument pas les seules. J’ai d’ailleurs bien stipulé qu’ils sont des responsables « majeur » et non uniques. De plus, je n’ai jamais écrit que TOUS les diplômés d’ESC sont à l’image de ce que je prétends définir. Bien sûr que les commerciaux ne sont pas les seuls dans les sociétés financières, il y a un panel de corps de métier provenant de diverses sciences ainsi que du Droit. Simplement qui dirige ce petit monde ? Certainement pas les informaticiens ou autre pions de ce genre (sauf exception comme la PDG de Yahoo ! peut-être), mais bien les commerciaux, les financiers ayant appris les règles des marchés et du management sur les bancs de Princeton, Yale, Harvard, HEC, Oxford, ESSEC ou Mannheim et la liste est longue. Qui est à la tête des grands groupes, des organismes de régulation, des institutions financières internationales, des agences de notation ou encore des chambres parlementaires  ? une très grande partie sort des écoles de commerce, et ces gens, il faut l’avouer, ont une influence monstrueuse sur la mécanique du système économique.
            Alors quand vous accusez les pauvres de payer trop peu cher une nourriture qu’ils peuvent à peine se permettre d’acheter, c’est assez médiocre. Oui certains africains achètent du riz asiatique parce que le leur est trop cher. Mais ont-ils le choix ?

            Je suis d’accord sur une bonne partie de vos arguments, les politiques manquent de culot (mais c’est un tout autre débat), beaucoup d’élites manquent d’humanisme et les émissions de télé-réalité proposent un programme intellectuellement minable. Certes, mais il faut voir plus large, ce n’est pas une liste de détail qu’il faut tirer mais un moule à remodeler. Lorsqu’un navire a des défauts de structure, on ne ré-échantillonne pas quelques soudures, on re-modélise le tout. Qui conçoit le modèle ? certainement pas l’africain avec son riz du coin.


          • parlons-en parlons-en 16 octobre 2013 21:53

            Vous qui avez pratiqué les bancs d’une ESC, n’avez-vous pas eu l’impression de ne jamais avoir appris comment gérer les conflits d’intérêt pour les limiter, comment responsabiliser son entreprise envers ses ressources humaines, comment sécuriser des investissements en visant sur du long terme ? Non, les ESC vous apprennent à ne générer que de la rente immédiate, sans vous soucier des conséquences d’une telle obstination. Je ne critique pas les personnes qui ont pratiqué ces écoles, je suis affligé du peu de choses que ces personnes connaissent sur les valeurs philosophiques de la vie alors qu’ils ont très vite des millions entre les mains, c’est donc bien les écoles les responsables et non les étudiants, Alors non, votre compte n’est pas réglé.


          • Tsuba 17 octobre 2013 16:08

            @ XTF 17
            Merci de votre lecture, néanmoins je vous invite à la rééditer puisqu’il apparait dans votre commentaire que vous avez manqué quelques aspects de mon propos.
            Vous avez réagit avec vigueur ; c’est bien ! Mais aussi avec trop de rapidité et trop peu de courtoisie... c’est moins bien. Cela pourrait même avoir tendance à renforcer, paradoxalement, la valeur de mon commentaire.
            J’ai tenté l’ironie, voire le clin d’œil, dans celui-ci. Promis ! A l’avenir je m’adapterai aux lecteurs potentiels.
            Quant à être « gratté aux entournures »... Pas vraiment, non.
            Enfin, pour une fois que l’on ne tape pas sur les francs-maçons. smiley


          • Tsuba 17 octobre 2013 17:12

            @ l’auteur,

            Merci d’avoir pris le temps de rédiger ce commentaire.

            Vos précisions complète votre propos initial et le modère sur certains points (il m’exonère au passage, c’est courtois).

            Le système n’est pas bordélique, il est complexe et chaque acteur agit en fonction d’intérêts immédiats. Mon allusion sur les pauvres concernait le monde occidental et pas les masses du tiers-monde qui, elles, sont des victimes.

            Certes, nous pouvons retrouver des anciens d’ESC aux manettes, mais aussi des produits d’autres types de formation ( Cahuzac était bien médecin). C’est à mon sens, plus le système et la dérive financière de l’économie qui ont amené la situation que nous connaissons, plutôt que la prédominance d’un type de formation.
            Récemment un responsable de Polytechnique se plaignait de faible nombre de ses élèves qui se destinait à des postes d’ingénieurs par rapport à ceux partant dans la finance (« faire du fric » avait dit un ami de mon fils).

            Je suis parfaitement d’accord pour « remodeler » le système mais pas pour stigmatiser, un peu rapidement à mon goût, un type de formation ou une seule population.

            Vous évoquez le manque de « bagage » philosophique que l’on peut acquérir au cours de ces études. Ce n’est pas faux car ce n’est pas leur but, étant orientées « gestion-management » mais pour autant, je me souviens de la mise en place de cours « d’éthique » à HEC il y a de nombreuses années. Ils étaient alors menés par un dominicain.
            Autre exemple visant à montrer que les responsable de ce type de formation ont le soucis de ramener leurs étudiants à la réalité et à leurs responsabilités futures : Lors de l’accueil des étudiants de première année à HEC, le Directeur Général du groupe a lourdement insisté sur la nécessaire HUMILITE que ses nouveaux élèves devaient avoir et garder.

            Après c’est à chacun d’agir à son propre niveau et c’était le sens de mon premier billet.

            Cordialement


          • paul 16 octobre 2013 17:57

            Il y a 45 écoles supérieures de commerce en France, habilitées master, sans parler des autres . Ça en fait donc un paquet sur le marché de cet enseignement .
            Le but principal des écoles de commerce est ....de faire du commerce : études onéreuses, diplômes surfaits, débouchés très aléatoires . Enfin pas toutes, mais ...
            Ces écoles diffusent le savoir officiel, c’est à dire souvent loin de la réalité, en attendant de se former « sur le tas » .

             www.rue89.com/ 2012/ 01/ 23/ excellentes-les-ecoles-de-commerce-mon-oeil-228648 
                  


            • escoe 16 octobre 2013 23:54

              Les école de commerce comme les facs d’économie font l’objet d’une critique politique parce que c’est là que s’élabore et se diffuse la doxa libérale.
              Personne ne songerait à faire la critique politique d’une école de mécanique parce qu’on a jamaien entendu parler de mécanique politique.


              • Laurenzola Laurenzola 17 octobre 2013 00:01

                @L’auteur,

                Je pense que c’est une erreur de stigmatiser une filière en particulier, les décisions politiques orchestrées par Thatcher et Reagan, s’appuyant sur les travaux de l’économiste Milton Friedman, ont conduit à la situation que l’on connaît aujourd’hui.

                Leur action de dérégulation des marchés financiers a été délétère pour l’économie. C’est les fondamentaux qu’il faut revoir, si nous voulons qu’il est une meilleure répartition des richesses.

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