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Accueil du site > Actualités > Economie > Les Faux-Monnayeurs

Les Faux-Monnayeurs

La Réserve Fédérale Américaine s’est donc lancée vendredi dernier dans ses premiers achats de Bons du Trésor dans le cadre de son programme « QE2″ constituant son second round des baisses de taux quantitatives. En réalité, cette dénomination purement cosmétique de QE2 masque une évidence, à savoir que les QE 1 ne sont pas terminées car la Fed ne cesse de manipuler – quasi frauduleusement – les marchés obligataires de son pays et, partant, mondiaux ! 

Il est entendu que les Etats du reste du monde sont, par nature, acheteurs de Bons US afin de recycler et de rentabiliser leurs (parfois) immenses réserves en dollars ainsi que leurs excédents commerciaux. Pour autant, la masse de Bons du Trésor actuellement sur les marchés est tout simplement vertigineuse et sans précédent dans l’Histoire du fait des besoins vitaux en liquidités du Gouvernement Fédéral Américain. Gouvernement qui affirme que ses Bons – toujours plus nombreux en circulation – trouvent facilement des amateurs qui feraient même monter les enchères en payant toujours plus cher ces papiers-valeurs Américains… Pourtant, ces investisseurs étrangers – privés et institutionnels – expriment publiquement les doutes les plus sérieux vis-à-vis de la valeur et de la fiabilité de ces mêmes Bons du Trésor US. 

En fait, c’est l’Etat Américain qui achète lui-même – via la Fed – ses propres Bons en laissant croire que les investisseurs internationaux sont heureux de s’en porter acquéreurs à des prix qui, de surcroît, se retrouvent à leur plus haut niveau historique. Cette propagande éhontée et de bas étiage mise en place par les responsables de ce pays n’ayant évidemment pour but que d’éviter un glissement – voire un effondrement – de la valeur de ces obligations avec, comme conséquence immédiate, la remontée des taux d’intérêts Américains qui sera le signal de la liquéfaction nationale Américaine… La Réserve Fédérale et le Gouvernement Américains se lancent ainsi dans une tricherie d’une ampleur gigantesque afin de s’épargner la faillite de leur Etat et de leur économie. 

Le fait est que le bilan de cette Réserve Fédérale, fondée en 1913 et prétendument arbitre de la stabilité des prix, est absolument désastreux puisque le billet vert – qu’elle est censée défendre – a perdu 97% de sa valeur depuis cette époque ! Dernier Président en date, Ben Bernanke s’est donc lancé dans la destruction des 3% résiduels en faisant tourner à un rythme infernal sa planche à billets afin de remplacer rapidement les anciens dollars par de nouveaux … qui ne vaudront quasiment plus rien. La croissance sera-t-elle au rendez-vous de ces injections massives de billets considérablement dévalorisés ? Et quand bien même elle le serait : cette croissance hypothétique ne sera qu’illusion. 

En fait, nous n’assistons pas seulement à la banqueroute programmée de ce pays mais également à la faillite intellectuelle des Gouvernants Américains ! Qui pourrait nier que cette masse de billets créés à partir du néant et injectée dans le système ne sert qu’à diluer les actuels dollars et, donc, à fortement entamer ce qui leur reste de valeur … à l’instar d’une société qui chercherait à améliorer ses résultats en émettant à vide quantités de nouvelles actions ? Soyons aujourd’hui conscients du fait – regrettable et dramatique – que nous sommes spectateurs du suicide économique des USA assisté de sa Réserve Fédérale avec, dans le rôle du charlatan, Ben Bernanke… Charlatan voire escroc car imprimer ainsi comme il le fait des dollars par centaines de milliards revient en fait tout bonnement à créer de la fausse monnaie !


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25 réactions à cet article    


    • JL JL 15 novembre 2010 11:20

      D’accord avec cet article.

      Vous écrivez : « imprimer ainsi (comme il le fait) des dollars par centaines de milliards revient en fait tout bonnement à créer de la fausse monnaie ! »

      Qu’est-ce qui différencie la vraie fausse monnaie et cette « fausse » vraie monnaie ?

      Concernant l’aspect banal et connu de la fausse maonnaie, aucun agent économique ne sera poursuivi ni ne se verra refuser un billet de cette « fausse » vraie monnaie aussi fiable que n’importe quelle autre.

      Ce qui est identique c’est la dévaluation de fait que cette quantité de « fausse » vraie monnaie émise, est sans commune mesure avec ce qu’un faussaire est capable de produire. 

      La morale n’a pas sa place en finance, sinon ça se saurait n’est-ce pas ? Et donc il est vain de pousser des cris d’orfraie.

      Je croyais que les économistes étaient des gens pragmatiques ? Je me trompais ?


      • liberta 15 novembre 2010 11:35


        juste un petit rappel de l’histoire de la FED

        ici :http://www.youtube.com/user/6toyenvid#p/u/36/Z4SkZXxAekM


        • verdan 15 novembre 2010 11:51

          Bonjour Tutti

          Merci M. Santi
          @ JL

          -« Je croyais que les économistes étaient des gens pragmatiques ? Je me trompais ? »

          Bien sûr que non, on a jamais lu ou entendu un cartomancien, diseuse de bonne aventure , médium...et tout le barnum , dire que les confères racontent n’importe quoi smiley

          L’aspect alimentaire, naturel en soi, est leur pragmatisme ...le reste ....

          Pas un seul n’est dupe que le monopoly est la finance d’aujourd’hui....

          Tant que l’édifice ne tombe pas , je m’en tape, les fouilles d’abord ( les miennes de prèf ) ...puis si ça venait à tourner mal ...je dirais aussitôt : relisez bien ce que j’écrivai il y a un an, page telle, torchon untel....

          Cet économiste ne prendra pas de risque, car 6 mois avant , dans un autre torchon il disait l’inverse....2 publications contraires, je m’en tiendrais , tout naturellement, à la version qui colle le mieux aux dégâts observés. On parlera de celle qui « est d’actualité » . Suis trop fort !

          Vive la boule de cristal !

          Mes hommages à mme soleil & nostra...en passant ....

          Cordialement



          • plancherDesVaches 15 novembre 2010 12:55

            Ca, je m’excuse, mais c’est de la remarque idiote.

            Les « économistes » (soit les théoriciens de cette science inexacte que j’appelle la religion de l’argent) passent leur temps à essayer d’expliquer les flux d’argent par des théories plus ou moins fumeuses.
            Souvent, leur but est de voir pourquoi le système déraille de temps en temps alors que dans leurs rêves les moins fous, leur usine à gaz est sensée apporter le bonheur à un maximum de gens.
            Lorsque l’on met une pointe de statique et de probabilité dans ce machin mondialisé, il est tout de même possible de garantir des tendances à court terme, à partir du moment où l’on a des chiffres REELS. Tous les pays truquent leurs chiffres, parce que les autres le font.
            Ces tendances, même si parfois fiables avec un bol énorme (parfois, deux trucages s’annulent), ne pourront pas tenir compte d’un facteur assez marrant : l’humain.
            D’où, dans un paquet d’articles « économiques », des phrases dans le style : « contre toute attente », « les analystes tablaient sur », et autres bêtises du même tonneau. Logique.

            Un super-économiste, malgré des super-ordinateurs, malgré des super-théories sortant de super-têtes d’ingénieurs financiers, ne pourra tout de même pas deviner qu’un dirigeant, qui s’est levé du pied gauche le matin à cause de bobonne la veille, décide d’un seul coup que les banques de son pays doivent avoir des réserves de 15,5%, ou parce qu’un trader avait besoin d’aller pisser pile au moment où, s’il avait appuyé sur la touche pour faire 400 millions de bénéf supplémentaires, le marché aurait changé de tendance,.... le super-économiste, donc, l’aura dans le ... fion.

            Comme tout le monde, il ne peut pas garantir l’avenir.
            Il ne faut tout de même pas leur conseiller de rester couché car ils servent ENORMEMENT à comprendre quels sont les VRAIS responsables et donc, à qui profite le crime.


          • plancherDesVaches 15 novembre 2010 13:03

            « pointe de statistique.. »
            Pardon, je bouffe mes mots : c’est l’heure de la croute.


          • plancherDesVaches 15 novembre 2010 13:07

            « mais également à la faillite intellectuelle des Gouvernants Américains »

            Monsieur Santi...
            Pour qu’il y ait faillite, il faut qu’il y ait quelque chose qui fut construit, au départ...
            C’est pas Einstein qui disait que : « l’Amérique est passée de la préhistoire à la barbarie sans connaître la civilisation ».. ??

            Un Américain « intellectuel »...
            Rien que d’associer ces termes fait bizarre.


            • goc goc 16 novembre 2010 10:05

              C’est pas Einstein qui disait que : "l’Amérique est passée de la préhistoire à la barbarie sans connaître la civilisation« .. ??

              heu.. je crois que c’est plutôt
               »l’Amérique est passé de la barbarie à la décadence sans passer par la civilisation"

              mais bon, ce n’est qu’un détail, pour le fond, on en peut qu’être d’accord avec vous


            • JL JL 16 novembre 2010 10:12

              « Mahatma Gandhi, que pensez vous de la civilisation occidentale ? » Gandhi : « je pense que ce serait une bonne idée. »


            • Razzara Razzara 15 novembre 2010 13:23

              Ah Monsieur Santi, c’est toujours un plaisir de vous lire. Franchement, à force de suivre les péripéties de ce système financier on en viendrait presque à penser que l’effondrement est programmé, pour ne pas dire ourdi de longue date. Parce que qui peut encore croire que l’oncle sam va un jour honorer ses dettes hein ? Bernanke est un fossoyeur, rien de plus.

               http://www.usdebtclock.org/

              Alors comme les fêtes de Noêl approchent, pensez à un cadeau original ! Offrez un souvenir de ce qui pourrait être un moment historique : un dollar en argent par exemple, ou des pièces en argent, un lingot d’argent, des trucs en argent quoi  :

              http://www.zerohedge.com/article/max-keiser-buy-silver-coin-destroy-jp-morgan

              Ah, ah, ah, ce Max Keiser me plait bien ! Les petites vidéos sur sont site sont très bien :

              http://maxkeiser.com/

              Depuis la première fois ou j’ai vu ce type dans le vrai journal de Karl Zéro, ça date, je ne me lasse pas de ses idées. Il n’en est pas à son coup d’essai :

              http://www.karmabanque.com/

              Sa devise, si on peut dire, serait : We need to learn to play their game, and we need to understand the rules they are playing by, and we need to beat them at their game.

              Donc voilà, comme on entend souvent le reproche ’ouais, z’êtes derrière vos clavier à branler des bytes (c’est pas une faute smiley) ) , mais à part ça ...’’, aujourd’hui idée pratique sympa, facile à mettre en œuvre, et qui permet de faire d’une pierre deux coups : résoudre l’emmerdant problème des petits cadeaux pour Noël, et participer facilement à un truc qui pourrait se révéler drôle. C’est même faisable en ligne, via les nombreux liens et autres adresses utiles suggérées dans les pages ci-dessus. Livraison à la maison en main propres !

              Qui veut jouer ?

              Ah oui, j’ai failli oublier : les taux obligataires qui vont bien :

              "Si l’Italie lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 4,232% ; Si l’Espagne lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 4,635% ; Si le Portugal lançait un emprunt à 10 ans, il devrait payer un taux d’intérêt de 7,035% ! Si l’Irlande lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 8,896 % ! Si la Grèce lançait un emprunt à 10 ans, elle devrait payer un taux d’intérêt de 11,595% !".

              Vu sur le blog de Jovanovic : http://www.jovanovic.com/blog.htm

              Qu’est ce qu’on rigole quand même avec ces malades ! Tuons la bête nous même, n’attendons pas qu’ils le fassent eux, (quand il seront fin prêt pour la dématérialisation complète de toute transaction financière), coupons leur l’herbe sous les pieds comme on dit.

              Razzara


              • Razzara Razzara 15 novembre 2010 23:19

                Précision, pour ma part ce sera 20 US Silver Eagle chez GoldSilver. Une très belle pièce à offrir parait-il !

                http://goldsilver.com/american-silver-eagle-1oz/

                Et voilà, pour les cadeaux c’est fait smiley Facile non ?

                Ah, ah, ah, je me marre

                Razzara


              • ZEN ZEN 15 novembre 2010 14:06

                Heureusement, la Chine est là, qui tient à bout de bras le dollar !...
                Pourvou que ça doure !


                  • Pyrathome pyralene 15 novembre 2010 14:34

                    DSK à gauche  ??........merci pour cette franche rigolade !!!
                    Chavez n’a plus qu’à bien se tenir smiley....


                  • JL JL 15 novembre 2010 15:06

                    Etre de gauche aujourd’hui, c’est se demander tous les matins : « Qu’est-ce que je peux faire pour Israël ? »

                    Être de droite, c’est se demander : « Qu’est-ce que je vais faire aujourd’hui pour le CAC40 ».

                    Rappelons que, si la Chine ne réévalue pas sa monnaie c’est parce que l’establishment du CAC40 y fait du lobbying pour ça.


                  • Pyrathome pyralene 15 novembre 2010 14:31

                    Soyons aujourd’hui conscients du fait – regrettable et dramatique – que nous sommes spectateurs du suicide économique des USA assisté de sa Réserve Fédérale avec, dans le rôle du charlatan, Ben Bernanke…..

                    Les gens ont la mémoire courte, et l’histoire se répète inlassablement !
                    Il ne peut en être autrement avec ce système de dupe qui perdure depuis trop longtemps.....
                    Ils sont acculés à la planche à billet car il n’y a rien d’autre à faire, la bête immonde est condamné au suicide....
                    Les conséquences à court terme sont beaucoup plus inquiétantes , inflation galopante , chômage explosif, graves troubles sociaux , famines ,révolutions , montée des extrêmes , guerres, les années trente quoi !..........si de surcroit, la nature s’en mêle, ce sera l’apothéose .....voire l’apocalypse !!

                    Relire ou lire Marx , il a tout prévu le prophète !! le capitalisme finit toujours de la même façon , ce qui est normal pour un système non viable, hormis pour un groupuscule oligarchique outrancier et cupide qui prend tout le monde en otage et est capable du pire du pire dans sa fuite en avant.....


                    • La Botte secrète 15 novembre 2010 16:45

                      Bon article.

                      Je vais juste pointer quelque chose du doigt. On parle beaucoup de Ben Bernanke dans les médias comme si il était l’unique responsable de ces pratiques, attention de ne pas mordre à l’hameçon du bouc émissaire. C’est un simple exécutant, consentant mais exécutant, il n’est qu’un des nombreux rouages de la machine.
                      Même Alan Greenspan (l’ancien patron de la fed, qui aurait fait la même chose) s’y est mis, c’est dire comme tout cela est orchestré.

                      Les dirigeants américains sont collectivement responsable de cette situation.


                      • Aleth Aleth 15 novembre 2010 16:58
                        Conspiration au yacht-club de Jekyll Island

                        En novembre 1910 finalement, un groupe de personnes triées sur le volet s’est rassemblé, sous prétexte d’une excursion de chasse, dans un wagon de chemin de fer aux jalousies fermées du yacht-club que possédait le banquier J.P. Morgan à Jekyll Island, en Géorgie.

                        Lors de cette réunion secrète, taxée ultérieurement de conjuration, Paul Warburg, représentant de Kuhn Loeb et d’autres banques ainsi que deux banquiers de J.P. Morgan, représentant aussi les intérêts du groupe Rothschild, et deux du groupe Rockefeller ont décidé d’aider le sénateur Aldrich à rédiger en neuf jours un projet de loi que le Républicain vaniteux entendait présenter en son nom au Congrès.

                        Il s’agissait non pas d’une banque centrale, mais seule­ment d’une société privée nationale de réserve dont plusieurs comptoirs devaient être disséminés aux Etats-Unis et dans lesquels des banques affiliées volontairement de­vaient déposer des réserves monétaires de crise.

                        En raison de ses relations bien connues avec le centre financier et boursier de Wall Street, Aldrich a échoué, la majorité méfiante des députés voyant à juste titre dans son projet un plan tendant à assurer à un cercle restreint de banquiers puissants et liés les uns aux autres une position dominante et, partant, la possibilité de réaliser des profits énormes dans l’économie américaine.

                        Les requins de Wall Street ne se sont évidemment pas découragés et ont profité des élections présidentielles de 1912 pour faire élire le candidat démocrate ­Woodrow Wilson, qu’ils ont soutenu massivement sur le plan financier.

                        Pendant la lutte électorale, il s’est fait passer pour un adversaire du « Wall Street Money Trust » et a promis au peuple un système monétaire exempt de main-mise des banquiers internationaux de Wall Street. En fait, la conception de la banque centrale a été élaborée par le groupe­ment qui semblait avoir perdu la partie.

                        En tout cas, les Schiff, Warburg, Kahn, Rockefeller et Morgan avaient misé sur le bon cheval.

                        Sous le titre de « Federal Reserve Act » qui dissimule sa portée et qui prétendument réduit à néant le projet de banque centrale formulé par Wall Street, ils ont déversé le 23 décembre 1913 sur des députés démocrates des mieux disposés et avec le soutien du président Wilson, un projet de loi très peu modifié et ont requis l’approbation du Congrès alors que de nombreux députés non informés prenaient déjà leurs vacances de Noël et que très peu avaient lu le texte du projet.

                        L’Histoire de la FED


                        Ce qui suit est une interview de Ron Supinski, Directeur des relations médiatiques pour la Reserve Fédérale (FED) de San-Francisco, extrait du Livre jaune N°7.

                        Journaliste : M. Supinski, mon pays contrôle-t-il le Federal Reserve System ?
                        M. Supinski : Nous sommes un bureau qui représente le gouvernement.

                        J. : Ce n’est pas ma question. Est-ce-que mon pays contrôle ce système ?
                        S. : C’est un bureau du gouvernement qui a été créé par le Congrès.

                        J. : Le Federal Reserve System est-il une entreprise ?
                        S. :Oui.

                        J. : Mon gouvernement tient-il un inventaire des actes du Federal Reserve System ?
                        S. : Non, ce sont les banques associées qui le font.

                        J. : Les banques associées sont-elles des sociétés privées ?
                        S. :Oui.

                        J. : Les billets de la Federal Reserve Bank sont-ils nantis ?
                        S. : Oui, par les biens de la Federal Reserve Bank, mais principalement par le pouvoir du Congrès de répartir les impôts sur les citoyens.

                        J. : Vous disiez - par le pouvoir d’encaisser les impôts - c’est ce qui garantit les billets de la Federal Reserve Bank ?
                        S. : Oui.

                        J. : A combien s’élève la totalité des biens de la Federal Reserve Bank ?
                        S. : La San Francisco Bank possède 36 milliards $ d’actifs.

                        J. : En quoi consistent ces actifs ?
                        S. : De l’or de la Federal Reserve Bank, et des garanties d’Etat.

                        J. : Quel est le taux d’une once d’or dans ses livres ?
                        S. : Je n’ai pas l’information, mais la San Francisco Bank possède 1.6 milliards $ en or.

                        J. : Voulez-vous dire que la Federal Reserve Bank de San Francisco possède 1.6 milliards $ en or, en tant que banque, le solde de cette fortune sont les garanties d’État ?
                        S. : Oui.

                        J. : Où la Federal Reserve se procure-t-elle les billets ?
                        S. : Ils sont autorisés par le Trésor.

                        J. : Combien la Federal Reserve paie-t-elle un billet de 10 $ ?
                        S. : De 50 à 70 cents.

                        J. : Combien payez-vous un billet de 100.000 $ ?
                        S. : Le même montant, de 50 à 70 cents.

                        J. : 50 cents pour 100.000 $, c’est un profit énorme.
                        S. : Oui.

                        J. : La Federal Reserve Bank paie 20,60 $ pour une valeur nominative de 1.000 $, c’est-à-dire un peu plus de 2 cents pour une facture de 100.000 $, est-ce correct ?
                        S. : C’est bien cela.

                        J. : La Federal Reserve Bank n’utilise-t-elle pas les billets qu’elle paie 2 cents l’unité pour racheter les obligations d’État au gouvernement.
                        S. : Oui, mais c’est aussi plus que cela.

                        J. : Dans l’ensemble, c’est ce qui se produit.
                        S. : Oui, dans l’ensemble c’est vrai.

                        J. : Combien de billets de la Federal Reserve Bank sont-ils en circulation ?
                        S. : II y en a pour 263 milliards $, mais nous ne pouvons rendre compte que pour un faible pourcentage.

                        J. : Où sont passés les autres billets ?
                        S. : Enterrés sous les matelas des gens, et l’argent de la drogue.

                        J. : Depuis que les dettes sont payables en billets de la Federal Reserve Bank, comment pourrait-on rembourser 4.000 milliards $ de dettes publiques avec la totalité des billets en circulation ?
                        S. : Je ne sais pas.

                        J. : Si le gouvernement fédéral récoltait chaque billet en circulation, serait-il mathématiquement possible de rembourser ces 4.000 milliards $ ?
                        S. : Non.

                        J. : Est-ce correct si je dis que pour 1 $ de dépôt dans I’une banque affiliée, 8 $ pourraient être prêtés, avec assez de marge politique ?
                        S. : A peu près 7 $.

                        J. : Corrigez-moi si je me trompe, mais ce seraient 7 $ de la Federal Reserve Bank qui n’ont jamais été mis en circulation. Mais je dirais, par manque de vocabulaire, créés à partir de rien, les crédits et les 2 cents de valeur numéraire n’ont jamais été payés. En d’autres termes, les billets de la Federal Reserve Bank n’étaient pas réellement imprimés et créés, seulement générés comme entrée comptable et prêtés avec intérêt. Est-ce correct ?
                        S. : Oui.

                        J. : Est-ce la raison pour laquelle il n’y a que 263 milliards $ en circulation ?
                        S. : C’est en partie la raison.

                        J. : Est-ce que j’interprète bien quand je dis que la loi qui a été votée en 1913 a transféré le pouvoir de frapper la monnaie du Congrès à une société privée. Et mon pays emprunte maintenant ce qui devrait être notre argent à la Federal Reserve Bank, plus les intérêts. Est-ce correct - les dettes ne pourront jamais être remboursées - sous le régime monétaire que nous avons  ?
                        S. : Dans le fond, oui.

                        J. : Je sens là un piège, pas vous ?
                        S. : Désolé, je ne peux pas répondre à cette question, je travaille ici.

                        J. : Les comptes de la Federal Reserve Bank ont-ils été vérifiés ?
                        S. : Ils sont vérifiés.

                        J. : Pourquoi y-a-t-il une résolution (No 1486) pour une vérification complète des livres par la GAO, et pourquoi la Federal Reserve Bank fait-elle de la résistance ?
                        S. : Je ne sais pas.

                        J. : La Federal Reserve Bank régule-t-elle la valeur de ses billets, et les taux d’intérêt ?
                        S. : Oui.

                        J. : Expliquez-nous comment le système de la Federal Reserve Bank peut être constitutionnel, si seul le Congrès a le pouvoir constitutionnel de frapper la monnaie, de la diffuser et de réguler sa valeur (Article 1, section 1 et 8) ? II n’est écrit nulle part dans la Constitution que le Congrès a le droit de transférer un pouvoir constitutionnel à une société privée, ou bien  ?
                        S. : Je ne suis pas un expert en droit constitutionnel, mais je peux vous conseiller notre département juridique.

                        J. : Je peux vous le confirmer, j’ai lu la Constitution. Elle ne permet pas le transfert d’un pouvoir à une société privée. N’est-il pas spécifié que tous les pouvoirs appartiennent à l’État et aux citoyens, pas à une personne privée ? Est-ce valable pour une entreprise privée ?
                        S. : Je ne pense pas, mais nous avons été créés par l’Assemblée constituante.

                        J. : Etes-vous d’accord avec moi si je vous dis que c’est notre pays et que ce devrait être notre argent, comme le dit la Constitution ?
                        S. : Je comprends ce que vous dites.

                        J. : Pourquoi devrions-nous emprunter notre argent à une société privée qui nous demande en plus des intérêts ? N’est-ce pas la raison pour laquelle nous avons fait une révolution, devenir un peuple souverain avec des droits propres ?
                        S. : (ne veut pas répondre).

                        J. : Est-ce-que ce sujet a été contrôlé par la Cour constitutionnelle ?
                        S. : Je crois qu’il y a une jurisprudence à ce sujet.

                        J. : Y a-t-il eu des cas devant la Cour suprême ?
                        S. : Je pense que oui, mais je ne suis pas sûr.

                        J. : La Cour suprême n’a-t-elle pas confirmé à l’unanimité dans le A.L.A. (Schlechter Poultry Corp. vs US, et Carter vs. Carter Coal Co.) par décret que la corporation est une délégation anticonstitutionnelle du pouvoir législatif ? C’est une délégation législative sous sa forme la plus choquante ; en soi, ce n’est pas une délégation envers un groupe, une corporation ou une société officielle, qui régule de façon désintéressée sans doute ce qui est commun, et de façon intéressée les affaires privées d’une personne. (Carter vs. Carter Coal Co.)
                        S. : Je ne sais pas, mais allez donc voir notre département juridique.

                        J. : Le système monétaire actuel n’est-il pas un château de cartes qui DOIT s’écrouler, parce que les dettes ne pourront jamais être remboursées ?
                        S. : II semble que oui. Je peux vous dire que vous connaissez bien le sujet et que vous voyez clair. Cependant, nous avons une solution.

                        J. : Quelle est cette solution ?
                        S. : La carte de débit.

                        J. : Parlez-vous de I’EFT Act (Electronic Funds Transfer) ? N’est-ce pas inquiétant quand on connaît la capacité des ordinateurs ? II donnera à l’État et à ses délégations, la Federal Reserve Bank inclue, des informations comme : "Vous étiez à la pompe à essence à 2H30, vous avez acheté pour 10 $ d’essence sans plomb à 1,41 $ le gallon. Puis vous avez été au supermarché à 2H58, vous avez acheté du pain, de la viande et du lait pour 12,32 $, et à 3H30 vous êtes allé à la pharmacie où vous avez acheté des médicaments pour 5,62 $". En d’autres termes, vous sauriez quand et où nous allons, combien a payé le grossiste et combien de bénéfice il a fait. Avec ce système EFT vous sauriez tout sur nous. N’est-ce pas inquiétant ?
                        S. : Oui, c’est surprenant.

                        J. : Je sens un piège énorme qui a roulé notre Constitution dans la farine. Ne payons-nous pas une contribution énorme sous forme d’impôts sur le revenu à un consortium privé de banques ?
                        S. : Je n’appelle pas cela une contribution, ce sont des intérêts.

                        J. : Les banques en question ne sont-elles pas assermentées pour défendre la Constitution vis-à-vis d’ennemis de l’intérieur ou de l’extérieur ? La Federal Reserve Bank n’est-elle pas un ennemi de l’intérieur dans ce cas précis ?
                        S. : Je ne dirais pas cela.

                        J. : Nos fonctionnaires de la Federal Reserve Bank sont coupables de favoritisme personnel, ils détruisent notre Constitution, ce qui est une trahison. La peine de mort n’est-elle pas le châtiment pour une trahison ?
                        S. : Je pense que oui.

                        J. : Merci pour les informations et le temps que vous nous avez accordés, si je pouvais je vous dirais d’entreprendre les démarches nécessaires pour vous protéger vous et votre famille, et retirer votre argent des banques, avant que le système ne s’effondre. Moi je le ferai.
                        S. : La situation n’est pas bonne.

                        J. : Puisse Dieu être miséricordieux pour les esprits qui sont derrière ces actions anticonstitutionnelles et criminelles que l’on appelle Federal Reserve Bank. Si les masses toutes puissantes se réveillaient et comprenaient ce tour de passe-passe, elles ne le prendraient pas pour un grain de sable. C’était un plaisir de parler avec vous et je vous remercie pour votre disponibilité. J’espère que vous suivrez mon conseil avant que tout ne s’effondre.
                        S. : Malheureusement, cela ne se présente pas bien.

                        J. : Passez une bonne journée et merci encore.
                        S. : Merci pour votre appel.


                        http://www.dailymotion.com/video/x9oibr_9000-milliards-de-egares-par-la-res_news


                          • bo bo 15 novembre 2010 18:25

                            Les USA sont les « MENGELE » de l’économie mondiale....grands prédateurs du reste du monde sous couvert de la « PAX Americana ».... ce sont en réalité eux les vrais criminels contre l’humanité« depuis plus de 70 ans, les spéculateurs de Wall-Street et les multinationales associées font et dé-font à leur gré les économies des pays (souvent en les pillant complétement et en y installant des régimes qui leur sont acquis), déclarent les guerres, décident qui est »bon et qui est mauvais« 
                            Les cow-boys n’ont cure que d’EUX.....le reste du monde ne doit que servir l’économie américaine....C’est dans ce cadre qu’ils ont imposé le dollar comme »monnaie de réserve mondiale« .....Tout ceux qui s’y sont opposés ont été liquidés (la liste est longue sauf le général de GAULLE...)... Malheur à celui qui n’accepte pas le dollar en échange de pétrole, minerai, café, etc....Même les chinois ont un stock de billets verts...L’alignement sur LEUR politique est obligatoire....bientôt tout le monde sera à l’OTAN.....on va même se faire tuer pour eux dans les pays »déclarés maudits« ....et tout celà géré par le »petit monde de la finance des banques d’affaires de New York.....
                            ......et quelle dérision ......cette devise..... « In God we trust ».....


                            • ph11 15 novembre 2010 21:06

                              C’est le gros problème de l’économie keynésienne et des banques centrales. Le dogme du keynésianisne est de penser qu’il faut stimuler la croissance par l’inflation. Et les banques centrales en sont les alliés principaux. Celles-ci permettent l’émission de monnaie — qui n’est qu’une dilution de la valeur de la monnaie car celle-ci est une marchandise comme peut l’être le pétrole par exemple — par le crédit via la réserve fractionnaire (la banque prête de l’argent qui ne lui appartient pas) et le taux d’intérêt faible, ce qui incite à s’endetter pour acheter.

                              Bref, les prix augmentent, la valeur des épargne diminue au profit des émetteurs. Ex : je possède 50% de la masse monétaire et la banque possède l’autre moitié. Si la banque double la masse monétaire, je n’aurais plus que 25%, et la banque 75%... J’aurais été spolié. Et c’est ce que font les banques centrales…

                              Donc, avec l’augmentation que provoque la baisse de la monnaie, les cours de la bourse augmentent, des actions qui devraient baisser augmentent incitant à acheter, bref, c’est le mécanisme qui provoque la bulle financière. Le krach en lui même n’est qu’un retour à la normale et ne fait que mettre au grand jour l’efficacité réelle de la politique économique keynésienne par ses conséquences désastreuses.

                              Comme on veut revenir tel un junky à l’euphorie financière, on va s’endetter, sauver les banques et en revenir à cette situation de bulle qui éclatera.

                              Il faut une monnaie stable, ce qui implique le retour à l’étalon d’or, l’interdiction du faux-monnayage par la planche à billets et la planche à crédit, donc la suppression des banques centrales pour responsabiliser les banques par le risque de faillite, ce qui suppose une diminution des dépenses.

                              Il est anormal qu’une politique d’austérité provoque une telle inflation qu’actuellement… L’austérité diminue les dépenses et les échanges, il est donc impossible qu’il y ait de l’inflation, à moins qu’il y ait une fuite quelque part…

                              Avec la concurrence des pays émergeants, il y a obligatoirement des pressions du marché pour faire baisser les salaires et les prix, sans que cela affecte le pouvoir d’achat, dans le but d’être compétitif et rééquilibrer les prix.
                              Cela ne peut que provoquer une déflation naturelle, à moins que les banques centrales ne maintiennent les prix. Dans ce cas, le maintien des prix est déjà un décalage de l’économie réelle et est donc une bulle financière qui peut éclater à tout moment.

                              Je sens que cette crise est la première d’une série…


                              • kéké02360 15 novembre 2010 22:28

                                Approchez mesdames et messieurs , approchez approchez  !!!!

                                Soldes d’automne sur le billet vert antiallergique si vous en achetez trois rouleaux ,on vous offre le quatrième , approchez approchez  !!! smiley


                                • BA 15 novembre 2010 23:55

                                  Lundi 15 novembre 2010 :

                                  La Grèce négocie un étalement de ses remboursements.

                                  La Grèce négocie avec ses créanciers européens un étalement du remboursement du prêt accordé en mai par la zone euro et le FMI, en échange de nouvelles mesures d’austérité dans le budget 2011, tout en excluant un défaut de paiement.

                                  http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=0c639cceb5e102c06695255a779efd5b


                                  • wesson wesson 16 novembre 2010 03:13

                                    Ben oui l’auteur, depuis la crise des tulipes (en 1630), le capitalisme n’a pas changé. Bulle spéculative et crise sont au bout du cycle.


                                    • TSS 16 novembre 2010 09:42

                                      les USA peuvent fabriquer des tombereaux de billets verts ,ils n’empecheront pas la catastrophe

                                       finale et malheureusement nous seront pris dans la tourmente ... !!

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