• mardi 7 février 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Actualités > Economie > Les immigrés contribuent positivement à la croissance française
71%
D'accord avec l'article ?
 
29%
(62 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Les immigrés contribuent positivement à la croissance française

Pour apaiser la controverse à propos des effets de l’immigration, il n’y a rien de tel que la consultation des statistiques de l’INSEE. Elles montrent que les immigrés renforcent le potentiel économique de notre pays et que leur activité constitue une précieuse source d’emplois pour tous ceux qui résident sur notre sol.

Certaines personnes, obsédées par la présence d’immigrés sur notre territoire, cherchent systématiquement à démontrer qu’elle freine le dynamisme français. Or une lecture apaisée des rapports de l’INSEE ("Tableaux de l’économie française 2005/2006","Les immigrés en France" ) ouvre des perspectives beaucoup plus favorables. Nous y avons puisé tous les chiffres qui sont cités dans l’article (1).
 
L’immigration est une composante importante du PIB français
 
Les économistes ont l’habitude de synthétiser le dynamisme économique d’un pays à l’aide d’un indicateur de richesse : le produit intérieur brut (PIB). On peut le considérer sous deux angles complémentaires. En termes de richesses supplémentaires (valeur ajoutée) puis de dépenses nouvelles. Quel que soit le point de vue, l’impact de l’immigration est considérable :
 
-Les 3,2 millions d’actifs immigrés sont à l’origine de 6% du PIB français (99,6 milliards d’euros de valeur ajoutée brute en 2004 pour un PIB global de 1648 milliards d’euros- chiffres 2004)
 
-Si l’on considère le PIB sous l’angle des dépenses, les immigrés sont à l’origine de 13% du "chiffre d’affaires" global de notre économie (investissement et consommation réunis, pour un montant de 219 milliards d’euros). 
 
A l’heure où l’on s’inquiète du "déclassement" de notre pays, ces chiffres indiquent le traumatisme économique qu’occasionnerait un repli nationaliste. Repli d’autant plus préjudiciable que le solde commercial du à l’activité des immigrés est positif (il représentait 10% de l’excédent commercial en 2004).
 
L’Immigration accélère la croissance économique
 
A court moyen terme, la croissance de l’offre de biens et services se développe au rythme de l’investissement qui vient grossir le stock de capital productif. Notre économie, qui souffre d’un manque d’investissement, ne peut se passer des dépenses productives réalisées à l’intérieur des entreprises conduites par des immigrés. Elle sont particulièrement soutenues puisque leur montant représentent 14,5 % de l’investissement total (25 millards d’euros) 
 
A ceci s’ajoute l’effet d’entraînement des flux migratoires : lorsque l’économie est prospère, de nouveaux immigrés intègrent le territoire économique et y ajoutent de l’activité, ce qui accelère la croissance. On devine tout l’avantage que retirera notre pays d’une réouverture de l’immigration économique lorsque la crise sera terminée. Le déclin des flux migratoires est rarement un signe de vitalité économique.
 
L’immigration est une source d’emplois pour tous
 
Il existe 3,2 millions d’immigrés en activité, ce qui représente environ 13% de la main d’oeuvre occupée. Ceux qui craignent que ces emplois se subsituent à de la main d’oeuvre "autochtone" négligent les retombées positives de l’ensemble des dépenses (consommation et investissement) qu’effectuent les immigrés. Ces derniers achètent, louent, investissent et alimentent l’ensemble de l’économie. Dans la mesure où, comme nous le disions plus haut, ils sont à l’origine de 13% des dépenses effectuées en France, et en rapportant cette proportion à l’emploi total, on peut évaluer le potentiel de créations d’emplois à 3,2 millions. L’impact est sans doute plus important si l’on estime que les immigrés, qui appartiennent aux couches sociales modestes, achètent de biens et services de préférence peu couteux et riches en main d’oeuvre. 
 
 
On entend parfois que la France n’aurait plus les moyens de son immigration. Nous dirions plutôt , qu’aujourd’hui comme à la fin du XIXième siècle, elle n’a aucunement les moyens de s’en dispenser
 
 
 
 
 
(1) Tous les chiffres que nous citons sont tirés d’une synthèse réalisée par Gérard Pince. Nous ne partageons pas ses conclusions mais ses données sont fiables et clairement présentées. 
par Prospero (son site) vendredi 22 mai 2009 - 220 réactions
71%
D'accord avec l'article ?
 
29%
(62 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par icare (xxx.xxx.xxx.83) 22 mai 2009 23:46
    Relladyant

    Il faudrait un peu d’esprit d’analyse. Balancer des chiffres, c’est bien, mais savoir les interpréter, c’est encore mieux, je te donne un coup de main

    "Les 3,2 millions d’actifs immigrés sont à l’origine de 6% du PIB"

    >>Donc les immigrés constituent, sur les 28 millions d’actifs en France, 11.4%. Et ils ne rapportent que 6% du PIB, c’est à dire qu’ils font baisser la moyenne. Donc certes ils rapportent 6% du PIB, mais surtout ils rapportent moitié moins que les autres.

    Qui plus est, cet article parle de ce que rapportent les immigrés actifs, mais ne dit rien ce que coutent les immigrés inactifs...

  • Par blh (xxx.xxx.xxx.12) 23 mai 2009 01:35

    j’ai rarement vu autant d’imbécilités venant d’un monsieur qui se dit économiste.
    On se pose immédiatement la question : qui vous paie ainsi, monsieur le je raconte n’importe quoi ???
    Des chiffres... bien sur... vous en voulez ? Suffit de taper sur google et tout tombe... mais quant à les analyser, c’est autre chose.
    Tout ce brulot sous-entend en fait que les français de souche ne sont que des bons à rien et que vive les immigrés qui travaillent pour nous.
    Vous prenez les gens pour des cons, monsieur le je sais pas trop qui ???
    A dégueuler un dimanche soir.

  • Par Bois-Guisbert (xxx.xxx.xxx.123) 23 mai 2009 12:50


    Et c’est quoi, concrètement, la finalité de l’article ? Nous convaincre que nous ne devons impérativement les accueillir à bras ouverts et les supporter comme voisins de palier ?

    Si c’est cela, mon bon ami, il vous faudra remettre le métier sur l’ouvrage, parce que, pour le moment, vous restez très loin de compte. Vraiment très loin !

    Désolé... Franchement... Enfin, pas vraiment... smiley

  • Par Bill Lumbergh (xxx.xxx.xxx.157) 23 mai 2009 02:20
    Bill Lumbergh

    Comme on vous l’a déjà dit, c’est vous même qui sortez vos chiffres et les interprétez comme ça vous chante.
    Moi ce que je vous propose c’est de vous confronter pour une fois à la réalité du terrain : allez dans les agences ANPE où les files d’attente n’ont jamais été aussi longues et le nombre d’emplois proposés jamais aussi bas.
    Allez dans les agences CAF où de la même façon les files d’attentes n’ont jamais été aussi longues et les dépenses sociales aussi élevées.
    Allez dans les agences d’interim qui ferment les unes après les autres car tous les emplois qui y sont proposés sont désormais pris par des travailleurs clandestins, au mépris des lois de ce pays.
    Allez-y et revenez me dire que l’immigration de masse que nous subissons aujourd’hui est une bonne chose.

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Sondage

Pour quel candidat pensez-vous voter à l’élection présidentielle de 2012 ?


Voter

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox