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Accueil du site > Actualités > Economie > Logement social : toujours plus ?

Logement social : toujours plus ?

Les récents débats à l’Assemblée sur la loi SRU et l’obligation pour chaque commune que 20% au moins des logements construits soient des logements sociaux entraîne la polémique habituelle sur la non-générosité/solidarité des communes les plus aisées. Cette façon d’adresser les problèmes consistant à souhaiter que les habitants de Neuilly-sur-Seine soient "en moyenne moins aisés" est-elle la bonne façon de considérer l’enjeu du logement social ? N’est-ce pas une vision entièrement démagogique ? Faut-il encore et toujours "tirer vers le bas", alors que l’on pourrait sans doute "tirer vers le haut" ?

Les affaires de l’OPHLM92 de "Pasqualand", la récente amnistie présidentielle de Guy Drut (affaire des HLM de Paris), les appartements de Juppé ou de Gaymard rendent évidemment la droite éminemment suspecte sur tout ce qui concerne le logement, et le fatras habituel des propositions de M. Borloo est loin d’apporter la clarté d’objectifs que l’on serait en droit d’attendre face à un problème de ce type.

Je ne suis pas un spécialiste du sujet, mais je me suis documenté au cours des dernières semaines, et voilà un diagnostic "libéral non-anti-social" qui, peut-être, ouvre des voies jusqu’ici non explorées.

Le premier constat, qui fait l’unanimité, est que le nombre de demandeurs de logements sociaux est très supérieur à l’offre (environ 100 fois). En constat subsidiaire, il est certain que quelques centaines de milliers de personnes ou familles extrêmement ou très démunies font partie de cette immense liste d’attente, et doivent en attendant vivre dans des "squats" ou des hôtels ou immeubles insalubres. Il ne fait aucun doute pour moi que ces personnes ou familles ont droit à un logement décent, et que seul le logement social constitue une réponse à leur situation dramatique.

Le second constat qui, lui, est bien plus polémique, est que près de 14 millions de Français vivent dans des logements sociaux. Un Français sur quatre bénéficie d’un avantage extrêmement significatif correspondant à une économie de loyer de 50 à 70% !

Ces deux constats apparemment contradictoires s’expliquent fort bien :

  • on ne construit qu’environ 50 000 logements sociaux nouveaux par an (de quoi loger entre 100 000 et 150 000 personnes) contre 120 000 à 140 000 logements construits (au demeurant très laids et de mauvaise facture) au début des années 1970
  • très peu de gens bénéficiaires de ce type de logements quittent leur logement (considéré parfois comme un véritable "patrimoine" familial et transmis de père en fils !).

On comprend d’ailleurs fort bien pourquoi nos bénéficiaires ne quittent pas ces logements aux loyers modérés : si leurs revenus dépassent 40% du "plafond de ressources" (environ 1 SMIC par personne logée), la seule sanction financière est de payer un "surloyer" bénin (celui-ci ne correspond qu’à 0,5% des loyers perçus par les OPHLM) et surtout, ils bénéficient d’un "droit au maintien dans les lieux" (visiblement, selon une loi datant de 1948 !).

La situation est donc "inégalitaire" (au sens de La Machine... de Minc) à plus d’un titre :

  • des gens extrêmement ou très démunis ne bénéficient pas d’un tel logement
  • des foyers aux revenus similaires au-dessus du "plafond de ressources" mais bénéficiant, pour l’un, d’un loyer de HLM et, pour l’autre, d’un loyer du secteur privé, engagent des dépenses mensuelles pour se loger qui varient du simple au triple
  • pour les bénéficiaires des différentes aides au logement, ces dernières ne tiennent que faiblement compte du montant du loyer payé, renforçant ainsi le caractère privilégié des locataires du secteur social par rapport à leurs homologues à iso-revenus qui n’y ont pas eu accès.

Avec la même philosophie que celle de l’emploi à vie et de la défense acharnée des avantages acquis, la seule solution envisagée est de construire plus de logements sociaux, de détruire ceux qui sont vraiment "invivables" et de rénover ceux qui méritent de l’être. Tout ceci est louable, mais on nous dit que cela coûte fort cher, et qu’il n’y a pas assez de moyens pour tout faire. Pourtant...

Lorsqu’on étudie les chiffres fournis par la DGUHC (Direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction), on constate que l’endettement des OPHLM et des SA HLM (principaux gestionnaires du parc de logements sociaux) est d’environ 90 milliards d’euros (une belle somme) correspondant grosso modo à la valeur "au bilan" des 4 millions de logement gérés (soit moins de 25 000 € par logement, donc très/trop peu) et que les loyers hors charges perçus sont d’environ 12 milliards d’euros (soit environ 250 € par mois et par logement, donc un ratio loyer/valeur très favorable).

Pour le "financier" que je suis (capable de faire la différence entre coût et prix), ces chiffres sont porteurs d’un réel levier totalement inexploité : vendre le patrimoine ancien et sous-valorisé, réaliser de confortables plus-values permettant de rembourser une partie de la dette, et donc se réendetter pour construire du neuf, ou tout simplement de construire du neuf "sur fonds propres" au lieu de recourir, comme aujourd’hui, à l’augmentation des taxes locales.

Ce levier n’a pas été utilisé, puisqu’il semble qu’un logement HLM ne puisse être vendu qu’à son locataire (ou à un autre organisme HLM). Quelques cessions ont lieu aux locataires, mais un marché dans lequel il n’y a qu’un seul acheteur ne peut être un marché efficace !

Si l’on adoptait la mécanique qui consiste à vendre tout immeuble "vendable" (une partie du parc HLM est sans doute "invendable" et devra plutôt être "détruite") âgé de plus de vingt ans à des sociétés foncières privées en leur demandant de gérer une période transitoire (de 5 ans par exemple) de maintien de "loyers modérés", puis à faire rentrer dans le secteur privé (locatif ou non) ces immeubles, on aurait de multiples bénéfices :

  • en faisant jouer la concurrence entre ces acquéreurs privés, on maximiserait la plus-value et donc les moyens à consacrer à la construction neuve et à la destruction des "invendables" (on peut même imaginer des chiffres records pour quelques HLM situés dans le Marais, le 16e arrondissement ou sur la Côte d’Azur)
  • ces logements neufs additionnels pourraient enfin accueillir les plus démunis qui sont en liste d’attente
  • en obligeant les locataires HLM concernés à être sous le "plafond de ressources" à l’issue de la période transitoire pour avoir à nouveau droit à un logement social, on éradiquerait périodiquement les bénéficiaires indus
  • en ayant un parc rajeuni, on baisserait le coût annuel de rénovation
  • en mettant sur le marché des immeubles anciennement HLM, on favoriserait une forme de mixité sociale sans doute beaucoup plus naturelle (similaire au mouvement des populations des centres-villes vers les banlieues qui entraînerait, par exemple, la reconstitution d’îlots de prospérité dans des départements comme le 93), et on permettrait à plus de gens d’accéder à la propriété ou à des loyers privés mais raisonnables
  • les communes concernées auraient des recettes fiscales (taxes foncières et d’habitation) nouvelles et supérieures leur permettant d’améliorer le cadre général de vie de tous leurs habitants
  • on serait enfin capable de maintenir un pourcentage de logements sociaux (sans doute aux alentours de 20-25%) sans connaître le phénomène endémique actuel issu d’un historique de près d’un siècle.

Bref, si les quelque 600 organismes chargés du logement social (OPHLM, OPAC, SA HLM...) agissaient de façon cohérente, coordonnée et patrimoniale, un coup de "booster" et un régime permanent vertueux seraient réalisables.

Il suffirait, pour cela, de renoncer au fameux "droit au maintien dans les lieux", avantage acquis en 1948, à une autre époque, mais auquel les bénéficiaires, qui sont nombreux (et aussi des électeurs), semblent farouchement attachés...

En fait, il faudrait faire et réussir une réforme, et ça, ce n’est pas notre fort !


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61 réactions à cet article    


  • Agnès (---.---.15.191) 6 juin 2006 11:26

    A ce sujet, un article qui devrait vous intéresser. http://abonnes.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3226,36-740795@51-734197,0.html

    Je pense aussi que devant la pénurie structurelle de logements sociaux, les réponses ne peuvent exclusivement résider dans la production mais doivent aussi concerner le fonctionnement, la gestion. (Notamment le conventionnement d’un parc privé et efffectivement des incitations/sanctions pour augmenter la mobilité résidentielle.)


    • M16 (---.---.240.205) 6 juin 2006 12:22

      Un abérration : il avait été proposé un amendement faisant enter dans les 20% les logements sociaux dont leurs locataires devenaient propriétaires.

      Il a été repoussé par le Sénat.

      Ce qui fait qu’une commune sera obligé de construire un nouveau logement social chaque fois que l’un deux passera du statut de logement loué à celui de logement acheté.

      En passant à la limite, à terme il n’y aura plus que des HLM en France. Le rève.


      • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 13:22

        Cher M16,

        Si les OPHLM ont été autorisées à vendre certains logements à leurs occupants, c’est bien pour pouvoir libérer du capital afin de pouvoir lancer de nouveaux programmes de construction. Par ailleurs, une fois vendu, le logement n’est plus considéré comme une HLM. Votre raisonnement mathématique est donc faux.

        Cordialement.


      • M16 (---.---.240.205) 6 juin 2006 14:43

        Supposons qu’une commune atteigne pile les 20% ; des locatiares achètent leur social.

        Vous êtes bien d’accord avec moi que ce logement ne change pas pour autant ?

        Si on n’accepte pas que ce logement reste compté dans les 20%, vous serez d’accord avec moi pour dire que la commune n’atteint plus les 20% ?

        Donc elle est obligée de construite un nouveau logement social si elle veut continuer à respecter les 20% ?

        Donc de proche en proche, peu à peu il y aura de plus en plus de logements sociaux dans cette commune.


      • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 17:08

        Cher M16,

        En effet, l’habitation reste la même mais n’est plus une HLM (habitation à loyer modéré, pour mémoire)puisqu’elle n’appartient plus au parc de logements de l’OPHLM (les acquéreurs deviennent propriétaires de leur logement).

        Cordialement.


      • ethy (---.---.151.1) 6 juin 2006 12:33

        Il n’y a pas que les logements sociaux qui manquent, il n’y a qu’a voir le prix des loyers(ou de l’achat) dans les grandes villes et aglomérations proches pour s’en rendre compte.

        Ce qui est paradoxale, les personnes ayant des revenues moyens ont de plus en plus de mal a se loger à Paris, et s’« exilent » en banlieue plus ou moins proches tandis que les gens n’ayant que des très faible revenues se logent à moindre frais en plein coeur de la capitale, avec certes des attentes très longue, vu le nombre de candidats demandeurs.


        • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 13:28

          Ethy,

          La réalité, c’est que les faibles revenus sont confrontés à 2 choix (vu la rareté de l’offre de logements sociaux) :

          - vivre en chambre meublée dans des hôtels qui leur coûte plus cher qu’un appartement équivalent dans le secteur privé (et qu’il ne peuvent prétendre louer vus leurs revenus),
          - s’exiler en banlieue (eux aussi, mais pas forcément dans la même banlieue), et perdre ainsi beaucoup de temps et d’argent dans les transports.

          Pour information, la Mairie de Paris s’est récemment rendu compte que certains de ses employés (en CID) étaient SDF faute de gagner suffisamment pour se loger sur Paris. Après un tel constat, je me demande où est vraiment l’inégalité. Certainement dans le manque de logements sociaux et les loyers exhorbitants pratiqués dans le secteur privé.

          Cordialement.


        • (---.---.155.60) 6 juin 2006 12:39

          Les 20% de logements sociaux pour chaque commune entraînent la polémique car dans de nombreuses communes où des logements sociaux ont été installés, la délinquance a augmenté fortement et ce sont les anciens résidents de la commune qui en ont pâties. Ceci n’est pas à négliger dans ce problème de logement qui n’est pas que un problème financier et de gestion même si c’est le principale.

          (bien sûr :....blablabla...pas généraliser.....)


          • Marsupilami (---.---.44.251) 6 juin 2006 13:23

            Ouaf !

            Tu as évidemment raison, et tu as mis le doigt sur le point aveugle des propositions que fait l’auteur de cet article, au demeurant très intéressantes dans l’abstrait.

            Le problème du logement social est évidemment lié à celui de l’immigration ou des familles issues de l’immigration nord-africaine... et donc à celui de la délinquance, puisque c’est cette immigration qui produit le plus de délinquance.

            Mais ça, chuuuut ! Faut pas le dire, c’est pas politiquement correct.

            Houba houba !


          • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 13:34

            C’est non seulement politiquement incorrect mais raciste et discriminatoire !

            Apportez des preuves à vos allégations, chiffres officiels à l’appui avant d’avancer de telles choses. La réalité économique, c’est la criminalité augmente avec la pauvreté et les inégalités et qu’elle diminue dans les lieux où règne une réelle mixité sociale (voir l’exemplarité de certains quartiers marseillais qui n’ont pas été touchés par les émeutes de la fin 2005).

            Un peu moins cordialement.


          • Marsupilami (---.---.44.251) 6 juin 2006 14:08

            Ouaf !

            Ce n’est ni raciste ni discriminatoire : c’est de la sociologie.

            Lire sur ce sujet ce rapport du Sénat.

            Et ce n’est pas avec des attitudes « politiquement correctes » qu’on règle les problèmes concrets.

            Houba houba !


          • Mathieu (---.---.212.160) 6 juin 2006 14:38

            La délinquance est liée à l’injustice sociale, injustice frappant principalement les immigrés Nord Africains, d’où le plus grand nombre de délinquants dans cette population.

            Pour régler un problème, il ne faut pas se tromper de cause, même au prétexte de ne pas être politiquement correct


          • Marie (---.---.149.213) 6 juin 2006 14:48

            Arrétez d’accuser les pauvres ; les chômeurs d’être des délinquants potentiels.

            C’est bien là tout le mépris des bobos socialistes envers le peuple, peuple dont ils n’ont jamais fait partie.

            Les voleurs, les cambrioleurs, les trafiquants ne volent pas parce qu’ils sont pauvres, mais parce qu’il est plus facile de voler que de travailler.

            Il y a très peu de délinquqnats parmi les vrais pauvres.


          • Mathieu (---.---.212.160) 6 juin 2006 15:09

            « Il suffirait, pour cela, de renoncer au fameux »droit au maintien dans les lieux« , avantage acquis en 1948, à une autre époque, mais auquel les bénéficiaires, qui sont nombreux (et aussi des électeurs), semblent farouchement attachés... »

            Ca me semble normal, mais pas vous apparement. D’autre part vos mesures, qui partent d’une bonnne intention je n’en doute pas, dont la vente des HLM pour une plus value maximum ainsi que l’éradication des locataires indus, reisque de renforcer encore plus la flambée des prix de l’immobilier


          • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 17:18

            Pour Marsupilami :

            J’ai bien lu le rapport, mais je n’y ai psa trouvé trace de l’origine des fauteurs de troubles. Ce rapport traite de l’accroissement du rôle de la Gendarmerie en zone péri-urbaine, et parle essentiellement des gendarmes. Par ailleurs, il date déjà de 1998 ...

            Pour Marie :

            Qu’est-ce qu’un vrai pauvre ? Au sens économique, social, intellectuel ? Et qui sont les « bobos socialistes » ? Il semblerait qu’il ne soit pas aisé de classer les gens dans des catégories, les classes sociales n’étant plus aussi distinctes qu’autrefois (lire Bourdieu). Alors pourquoi être aussi aggressive et catégorique ? Il s’agissait ici de parler des causes bien plus que des gens ...

            Cordialement.


          • Marsupilami (---.---.44.251) 6 juin 2006 17:43

            @ romG

            Ouaf !

            J’ai fait exprès de mettre un lien sénatorial, donc politiquement correct... Mais il suffit de traduire quand on est proche du terrain. Le lien de Palma qui suit décrit fidèlement une réalité qui n’a rien de sénatoriale...

            Houba houba grrr...


          • Ludovic Charpentier (---.---.68.100) 7 juin 2006 17:38

            Marsu s’est encore pris les pieds dans sa queue...

            Tu veux faire de la socio, marsu, très bien, alors pourquoi vole-t-on ? Au nom d’une race ? d’une guerre de religions ? Non, on vole pour le simple plaisir de posséder. Et je rejoins Marie : il n’est pas forcèment nécessaire d’être pauvre pour voler... ni d’être arabe. L’auberge rouge n’était pas tenue par des tenanciers arabes (oui, moi aussi marsu, je n’aime pas le politiquement correct), et le docteur Petiot n’était ni pauvre, ni arabe.

            Les attaques à main armée, les vols, ont toujours existé en France, alors qu’on arrête de les raccorder à l’immigration... Par contre, c’est vrai, il existe des filières de trafic organisés, de la prostitution et du vol de parcmètre, dont un démantelé avec le QG en... Roumanie. Un beau pays arabo-musulman, marsu, je ne sais pas si tu y es déjà allé...

            Bon, bref, j’arrête de diverger, je vais droit au but : la mixité sociale ne signifie pas le rackett à tous les étages, cela augmente le risque, certes, mais c’est moins dangereux de répartir 10 foyers dans un quartier du centre-ville que d’en laisser 100 en banlieue. Maintenant, là où il y a un sérieux problème, c’est qu’à force de construire encore et encore, les prix du foncier montent à côté... Et à force, j’ai peur de voir des villes 20% logements sociaux, 80% logements bourgeois, mais rien pour les classes intermédiaires...


          • (---.---.5.58) 6 juin 2006 12:58

            Il y a quand meme quelque chose qui me gene dans cette solution, c’est l’effet cliquet. Il sera toujours present - et pesant - pour les revenus moyens qui ne beneficient pas de logement sociaux.

            Mais comment le suprimer ? En faisant payer un loyer progressif en fonction du revenu ? C’est simple a mettre en oeuvre, juste ce surloyer a rendre plus eleve et progressif.

            Ainsi, on se retrouve avec un espece d’impot logement a payer, qui donne droit a vivre dans son 20 + 12 m2 par personne. Le reve ?


            • kapidrim (---.---.177.41) 6 juin 2006 13:10

              Merci pour cette très bonne et très juste analyse


              • Adolphos (---.---.59.170) 6 juin 2006 14:03

                On a du mal à comprendre qu’il faille 20% de logement sociaux en France !

                Car enfin, il n’y a pas 20% de pauvres, et la réalité, la plate réalité, c’est que c’est pour loger gratuitement des fonctionnaires et d’autres parasites sociaux qui refusent de payer pour leur logement le juste prix et le font payer par les autres. Bref, encore une fois, ceux qui payent pour eux et pour les parasites sont tondus. Etonnez vous aprés que les prix de l’immobilier explose !


                • Marsupilami (---.---.44.251) 6 juin 2006 14:11

                  Ouaf !

                  Adolphos Hitleros contre les crânes tondus... On croit rêver ! Hippie quoi encore ?

                  Houba houba !


                • Agnès (---.---.15.191) 6 juin 2006 14:22

                  A population constante, la baisse du nombre moyen de personnes par foyer est la raison principale de la pénurie. Donc si vous voulez des boucs émissaires, tapez sur les veufs et les divorcés et toutes ces personnes qui vous font l’indécence de vivre seules trop longtemps !


                • Adolphos (---.---.59.170) 6 juin 2006 14:52

                  « Donc si vous voulez des boucs émissaires, tapez sur les veufs et les divorcés et toutes ces personnes qui vous font l’indécence de vivre seules trop longtemps ! »

                  Viront tous ce qui payent moins d’un tier de leur salaire comme loyer (taux normal) et on en fera, de la place, pour les miséreux.


                • Mathieu (---.---.212.160) 6 juin 2006 15:12

                  Ce n’est pas le taux normal mais le taux maximum. Vous trouverez très peu de propriétaires acceptant de louer à une personne pour qui ce taux serait supérieur


                • romG (---.---.255.72) 6 juin 2006 17:25

                  D’après l’INSEE :

                  « Un individu ou (un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu’il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L’Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d’autres pays (comme les Etats-Unis ou le Canada) ont une approche absolue. Dans l’approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l’ensemble de la population. L’Insee le fixe habituellement à 50% du niveau de vie médian tandis qu’Eurostat privilégie le seuil de 60 %du niveau de vie médian. »

                  Ce qui donne avec les données INSEE, 6,3% de pauvre pour le seuil à 50% et 12,0 % pour le seuil à 60% (http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATSOS04402). Cela fait un nombre négligeable, qui ne prend pas en compte d’autres éléments tels que le surendettement, ...

                  Cordialement.


                • Adolphos (---.---.59.170) 7 juin 2006 09:10

                  « 6,3% de pauvre »

                  Oui, en fait c’est l’inégalité que la pauvreté qui est mesuré en Europe, contrairement aux USA.


                • parkway (---.---.18.161) 7 juin 2006 11:50

                  adolphos, t’as tjrs pas débouché ton trou du cul ?

                  t’es de plus en plus grave, tu sais !


                • Mathieu (---.---.212.160) 7 juin 2006 12:08

                  « Ce qui donne avec les données INSEE, 6,3% de pauvre pour le seuil à 50% et 12,0 % pour le seuil à 60% (http://www.insee.fr/fr/ffc/chifcle_fiche.asp?ref_id=NATSOS04402). Cela fait un nombre négligeable, qui ne prend pas en compte d’autres éléments tels que le surendettement, ... »

                  12% vous appelez ça un nombre négligeable vous ??


                • Palma (---.---.56.36) 6 juin 2006 14:12

                  @ romG

                  Se voiler la face (sans mauvais jeu de mots) devant la réalité de la délinquance ne sert en rien à résoudre le problème.

                  Voir


                  • Palma (---.---.56.36) 6 juin 2006 14:17

                    faute de frappe sorry


                  • Marsupilami (---.---.44.251) 6 juin 2006 14:57

                    Ouaf !

                    @ Palma

                    Merci Palma pour ce lien vers cet article de L’Express. Il est parfaitement objectif et édifiant. Les politiciens de gauche et de droite qui discourent abstraitement du logement social - qui est presque systématiquement construit dans les banlieues et accueille énormément de familles immigrées ou issues de l’immigration d’Afrique du nord, qui sont celles qui produisent le plus de délinquance - sont de dangereux hypocrites qui font le lit du FN avec leur angélisme politiquement correct.

                    On ne résoud pas les problèmes en les niant, mais en les affrontant.

                    Houba houba !


                  • gem (---.---.117.250) 6 juin 2006 14:58

                    Tout cela est bien compliqué. Je connais au moins 4 politiques de logements
                    - HLM
                    - aide aux bailleurs, sous condition de louer à prix modiques et à certains publics
                    - allocations logements
                    - aide à l’accession à la propriété (et on peut rajouter la politique universitaire de logement des étudiants, et la politique d’accueil des nomades, mais là on marche sur les oeufs...)

                    Des 4 , les HLM sont clairement la plus mauvaise :
                    - corruption.
                    - rareté, file d’attente et favoritisme qui vont avec.
                    - mauvaise gestion et gabegie.
                    - discrimination sociale.
                    - désordre sociaux (une « barre » HLM est plus peuplée qu’un gros village-dortoir, mais son tissu politique et social est famélique en comparaison : pas de maire, pas de conseil municipal, pas de garde champètre, pas de « salle des fêtes » ni de comité des fètes ou de « syndicat d’initiative », etc.)
                    - circuit de financement délirant : en fait, non seulement l’état ne met pas un sou dans les HLM, mais en plus il en profite pour faire des bénéfices ! En effet, les HLM parasitent les dispositifs d’éparge-logement, avec pour résultat que la politique d’accession à la propriété est défavorisée (et en plus, au passage, le système perturbe tout le système bancaire).

                    Les HLM ne mérite pas le nom de « logement social », c’est plutôt, au contraire, du « non-logement antisocial ». Une vraie calamité.


                    • Fred’O (---.---.20.126) 6 juin 2006 15:01

                      Pourquoi les municipalités ou même l’état ne plafonnent pas le prix du mètre carré selon des zones géographiques. Moi je trouve incroyable que des gens puissent légalement spéculer sur la misère des autres. Un logement c’est quand même la base.

                      Quand on voit comment d’autres libéraux spéculent sur les emplois, sur la bouffe, l’essence, ... bref... sur tout...

                       ? Je me demande comment cela peut-il finir ?

                      De plus en plus de pauvres très pauvres, et de plus en plus de riches très riches avec un fossé qui se creuse , ce n’est pas sans me rappeler quelques souvenirs de notre vieille histoire de France ... A croire que le passé a autant d’important que le futur (çàd aucune importance).

                      Devant tant d’abus aussi visibles, et sans aucune réaction du gouvernement (qui en abuse même comme tout le monde), tout devient clair pour moi. Les gens ne votent plus, les gens ne se sentent plus français, ... ce qui accroit encore le fossé.

                      Le communautarisme devient la seule issue.... Burk !!


                      • parkway (---.---.18.161) 7 juin 2006 13:21

                        a fred’o

                        si on ne vote pas bien en 2007, ça risque de mal finir, effectivement...

                        si les français ne comprennent toujours pas ce qui leur pend au nez, la démocratie française qui est déjà bien mal en point sera complètement cuite : la digestion risque d’être difficile...

                        Alleze, brave pigeons, continuez de voter à droite et au PS comme vous le faîtes depuis 30 ans, vous aurez ce que vous méritez !


                      • Mikrane (---.---.150.238) 6 juin 2006 16:19

                        Moi je crois que cette histoire de 20 % de logements sociaux va créer un appel d’air pour une immigration déjà galopante - le mot se passera entre les immigrés africains et de nouveaux venus benificieront de beaux logements neufs à 2 pas du centre ville alors que les personnes qui attendent un nouveau logement depuis des années pourront toujours patienter. Après on dira qu’il faut 30%, puis 40% car il en a jamais assez. Et donc encore plus de fainéant et/ou de fouteurs de merde.

                        Déjà les conditions d’accès pour se loger en HLM donnent la priorité pour les couples avec enfants et si tu es d’origine étrangère(et réfugié politique) c’est encore mieux. Dans la rue, il y aura toujours autant de SDF blancs(car c’est pas ceux là qui en bénéficieront malheureusement)- ces gens là n’ayant pas vraiment une image de personne à défendre (n’étant pas noir, n’ayant pas de solidarité), et avec une image moins fun que les tiers mondiste défendu par l’association abbé pierre ou le DAL. C’est pas des logements sociaux qu’il faudrait mais des logements tout court avec une accession à la propriété. L’exemple des 80 % de logements sociaux en seine saint denis est effarant : comment des communistes ont pu faire autant n’importe quoi en imaginant kolkosé les quartiers et en foutant un maximum de pauvres ensemble. Le constat est pourtant là : la mixité sociale est un leurre : tu fera jamais cohabiter des villas avec des HLM. résultat : les riches vont quitter la France si la délinquance augmente. Et qui paiera les impots de cette société française révolutionnaire et solidaire et pluriculturelle : c’est nous gros con de blancs, salariés, catholique et respectueux de la loi. Le ver est dans la pomme et bientot cette pomme ne ressemblera plus qu’ à un gruyère !


                        • parkway (---.---.18.161) 7 juin 2006 13:32

                          mikrane, tu n’as sans doute pas complètement tort.

                          C’est effectivement un problème politique.la gestion désastreuse des HLM se constate partout en France.

                          en 1965, les logements de mon quartier était très recherchés : logements neufs avec eau courante et salle d’eau !

                          la mixité était bien respectée les musulmans venait prier dans une aile de l’église catholique et il n’y avait pas de problèmes.

                          et puis les choses ont mal évolué ; les HLM ont fabriqué des ghettos de maghrébins au chômage dont out le monde se fichait complètement.

                          Nous sommes aujourd’hui dans une merde totale jusqu’au cou !

                          heureusement, le parti socialiste est là, qui nous demande de ne pas nous asseoir !


                        • Hubert (---.---.59.14) 6 juin 2006 16:41

                          @L’auteur

                          « Il suffirait, pour cela, de renoncer au fameux »droit au maintien dans les lieux« , avantage acquis en 1948, à une autre époque, mais auquel les bénéficiaires, qui sont nombreux (et aussi des électeurs), semblent farouchement attachés... »

                          Beaucoup de ces logements loi 1948 sont occupées par des vieillards, souvent réduit au Minimum Vieillesse.

                          Ils n’ont pas les moyens d’aller en maison de retraite, en admettant qu’ils en auraient envie.

                          Que deviennent-ils ? Ils atterrissent à l’hospice ? Ils crévent dans la rue ?

                          Ca c’est encore un raissonnement de bobo bien portant et qui ne vieillira jamais.


                          • Agnès (---.---.15.191) 6 juin 2006 17:14

                            Oui, c’est vraiment étonnant de voir comment les commentaires se focalisent sur les immigrés, personnes issues de l’immigration, fonctionnaires, etc... considérés comme des parasites. Par contre l’évolution (le bouleversement ?) démographique sensible (vieillissement de la population et son corollaire : diminution de la taille moyenne des foyers)est complétment mis à l’écart. Pourtant la canicule avait donné l’occasion de voir que les personnes âgées isolées sont de plus en plus nombreuses.


                          • zoï (---.---.58.60) 6 juin 2006 17:33

                            Merci de le dire, c’est exactement la réflexion que je me faisais. Le mec qui a écrit l’article ne doit pas connaître les tarifs de l’immobilier sur Paname et alentours. Et puis, surtout, ce n’est pas lui qui procédera à l’expulsion des petits vieux qui ont l’exorbitant privilège d’avoir un loyer 48, plutôt qu’une place à l’hospice ou à la morgue... Triste sire en vérité : je lui souhaite une brillante carrière auprés des politiciens corrompus et autres organisateurs de la misère humaine...

                            PS : je suis d’autant plus scandalisé par le problème du logement, que ce dernier, à la différence du chômage, serait beaucoup plus aisé à solutionner s’il y avait de la part des politiques une réelle volonté d’agir. Mais faut croire que nos « représentants » n’ont pas ce genre de soucis dans leur vie privée...


                          • zoï (---.---.58.60) 6 juin 2006 18:35

                            Je me souviens d’avoir voulu louer en 1992 une chambre d’étudiant sur le 13em (M°National). Petit descriptif. La piaule faisait moins de 10 métres carrés, avec une lucarne en guise de fenêtre, et, clou du spectacle, il y avait une armoire pivotante qui - ô miracle - se transformait selon les besoins en placard ou en chiotte-douche (sur le trône vous aviez les pieds dans la douche), mais pour que cet astucieux meuble fonctionne correctement, il fallait que je prévois un lit trés bas, ceci afin que la porte puisse pivoter en passant au-dessus... Par ailleurs, et je me demande pourquoi, la studette était truffée de prises électriques , lesquelles constituaient l’argument clef du loueur. Bref, cet appart était vraiment idéal si je prévoyais un frigo ou une gazinière au format poupée barbie. Quant à faire mumuse sous la couette avec ladite poupée, je vous laisse imaginer les acrobaties adéquates... Et pour quelle modique somme me laissait-on le droit d’y poser mes fesses ? Trois fois rien : la bagatelle de 2400 francs en 92. J’imagine aujourd’hui combien vaudrait ce gourbi. Quant au proprio, il me demandait ce qui clochait...Encore un brave homme celui-là !

                            Ps:un peu plus tard une amie me signalait que si j’avais accepté, je n’aurais même pas eu droit à l’allocation logement, vu que la studette faisait moins que la taille fatidique des 9 métres carrés...Et comme j’étais un gros richard dont les ressources exédaient les barêmes d’aide sociale... Alors,hein...

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