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Accueil du site > Actualités > Economie > Petite mort à crédit

Petite mort à crédit

La survie à la carte …

Tout a commencé de manière insidieuse, sournoisement, sans que je voie rien venir. Je vivais chichement comme peuvent le faire les gens tels que moi qui ne disposent ni d'un gros salaire, ni de parents en mesure de les aider. Quand mes enfants sont nés, ma femme et moi, nous avons voulu le meilleur pour eux.

Bien sûr, nous avons eu recours aux vide-greniers pour acheter ce qui nous permettait d'accompagner leur arrivée. Jouets, chaise haute, siège- auto, vêtements : nous trouvions tout ce qu'il leur fallait à peu de frais. Nous avions l'impression d'être de bons parents, de leur acheter ce qui leur était nécessaire sans pour autant y mettre des sommes délirantes ou hors de notre budget.

Puis, les enfants ont grandi ; ils ont commencé à subir l'influence de leurs camarades, des réclames et des publicités. Ils s'indignaient des vêtements que nous leur achetions dans des solderies. Ils avaient honte ; ils réclamaient des « marques » : le symbole de la réussite dans une société du paraître.

Ce sont les chaussures qui entraînèrent notre chute ; maudites chaussures de sport pour des petit monstres qui n'en faisaient même pas. Qu'elles soient à virgule ou bien à bandes, elles coûtaient les yeux de la tête et cette fois, pas question de trouver chaussures à leurs pieds dans des marchés d'occasion. Il fallait le dernier modèle, la couleur à la mode, les lacets qui se voient dans la nuit …

Chaque achat provoquait un trou dans le budget familial. Pour compenser la dépense faramineuse, il fallait manger de la semelle et de la vache enragée toute l'année, se serrer la ceinture pour que nos enfants puissent marcher la tête haute. Trop influencés par des camarades dont les parents étaient plus aisés, ils exigeaient sans rien voir de la réalité de nos finances.

C'est ainsi que nous sommes tombés dans le piège des cartes de crédit, des achats à tempérament, différés, sans frais, sans dossier préalable. L'argent miraculeux en somme, tombant du ciel avant qu'il ne finisse par nous tomber sur la tête. Le pli était pris ; le geste si facile, la possibilité de s'adresser à plusieurs sociétés de crédit à la fois nous ont grisés.

Nous avons satisfait les demandes de nos enfants ; nous avons même devancé leur désir avec des achats de prestige, des téléphones multi-fonctions, des ordinateurs portables... Nous ne savions plus leur dire non : nous cédions et l'argent que nous n'avions pas nous brûlait les doigts. Les dettes s'accumulaient. Nous vivions à crédit désormais pour tous les achats de la vie quotidienne.

Tout a basculé lorsque j'ai perdu mon emploi. Les sourires de façade des vendeurs se sont soudainement figés. « Vous êtes sans emploi ? Ça change tout ! ». Non seulement je n'avais plus aucune facilité, mais il me fallait rembourser au plus vite ; la situation était devenue intenable pour ceux qui me poussaient au crime quelque temps plus tôt.

La première visite d'un huissier fut un coup pour toute la famille. Ce fut un viol, un crachat à la face devant tout l'immeuble, une injure devant des amis. Nous étions effondrés, incapables de dire franchement les choses à nos enfants. Eux, au lieu de nous soutenir, se mirent à réagir à leur manière contre ce qu'ils ressentaient comme une injustice. Ils nous fuyaient, se montraient désagréables, rentraient tard du collège.

Les résultats scolaires se firent de plus en plus mauvais. Il y eut des punitions, des sanctions, des demandes de rendez-vous par des professeurs de plus en plus en plus inquiets. Ces derniers nous faisaient les gros yeux, nous mettaient en cause comme si nous étions heureux de ce qui se déroulait devant nous. Nous ne pouvions plus payer la cantine, le logement. Partir en vacances était impossible.

Il a fallu ravaler notre orgueil, faire appel à des services sociaux, demander de l'aide au collège, réduire notre train de vie, faire comprendre aux enfants la réalité de nos finances. Nous étions une famille surendettée. La formule n'a aucun sens pour celui qui ne vit pas cette situation. Il faut changer de mode de vie, faire appel aux réseaux d'aide, découvrir les restaurants du cœur, les épiceries sociales, accepter de tendre la main, recevoir des aides en serrant les dents.

Les enfants furent les plus réfractaires à notre nouvelle situation. L'aîné bascula un temps dans la petite délinquance ; il trouva un refuge illusoire dans une bande de gamins laissés à l'abandon par des parents aussi désemparés que nous. Sa cadette perdit une année scolaire ; elle ne nous parlait plus, s'enfermait dans sa chambre, se réfugiant dans les réseaux sociaux.

J'allais bientôt perdre mes droits au chômage quand, avec ma femme, nous vîmes une annonce d'une petite commune rurale. Le maire cherchait un couple pour tenir une épicerie- bar-journaux afin de redonner vie à son village. C'était notre chance, l'occasion de reprendre tout à zéro. Nous disposions d'un logement et nous ne manquions pas de courage.

Cette fois encore, ce sont les enfants qui firent le plus de difficultés. La campagne, quelle horreur pour ces gamins élevés depuis toujours à la ville ! Les premiers mois furent un enfer à cause d'eux mais un bonheur dans notre nouveau commerce. Nous sûmes gagner la confiance des habitants ; bientôt le café devint un lieu de vie, de confidences, de loisir.

Puis le temps fit son œuvre ; le plus grand tomba amoureux d'une petite qui lui fit oublier ses folies ; elle lui apprit à aimer la campagne, lui fit partager sa passion des chevaux. Il se lança dans une formation de palefrenier. Sa sœur se découvrit la main verte ; elle fut initiée à l'art floral par une voisine, cliente de l'épicerie. Elle reprit sa marche en avant pour les études.

Dans quelques mois, notre dette sera apurée. Nous passons tellement de temps à notre travail que nous n'avons besoin de rien. Ma femme organise désormais des soirées avec des repas à thème. Nous sommes heureux, :nous avons retrouvé nos enfants et jamais plus nous n'achèterons quoi que ce soit avec des cartes de crédit.

Nous avons saisi une chance exceptionnelle. Nous avons osé la rupture. De cette aventure, reste une petite pancarte dans notre commerce : « La maison ne fait pas crédit ! ». Plus d'une fois j'ai raconté notre histoire à qui me demandait pourquoi cette annonce était placée de manière si visible. Ce fut le cas ce soir encore et c'est ainsi qu'une fois encore, je la racontai à un client plus curieux que les autres qui sortit son bloc-note.

 

Endettement vôtre.

Illustration originale de Nagy


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Réagissez à l'article

108 réactions à cet article    


  • Sozenz 3 novembre 2015 13:32

    Merci pour ce témoignage très personnel, et pourtant si commun pour nombre de personnes .
    La grâce vous a souri. Préservez là .
     Vous avez vu un des pièges et ses effets ; Vous avez su relever le défit et voir les fruits qui ont été produits
    C est magnifique.


    • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:26

      @Sozenz

      Je ne suis qu’un truchement.
      Merci pour eux


    • Marc Chinal Marc Chinal 4 novembre 2015 11:53

      @C’est Nabum
      Lorsque vous vous serez libéré de l’utilisation de la monnaie, vous pourrez enfin vivre sans la peur du chômage, sans la peur liée au sang de vos enfants contaminé par des dizaines de produits toxics, etc.
      Mais il vous a fallu du temps pour vous débarrasser du « crédit », alors il vous faudra du temps encore pour ne serait-ce arrêter de mépriser la possibilité d’une civilisation de l’après monnaie.
      smiley


    • Intelle Intelle 3 novembre 2015 13:34

      Le crédit est un enfer pour bon nombre de gens, trop sollicités par la société qui nous entoure, nous séduit, nous oblige à répondre à des critères de mode, de conformité...Cela commence bien sûr avec nos enfants, sensibles aussi dès le plus jeune âge. Et c’est très difficile d’éviter l’engrenage du surendettement... 


      • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:27

        @Intelle

        Les stratégies des vendeurs de crédit devraient tomber sous le coup de la loi


      • Le421 Le421 3 novembre 2015 19:21

        @C’est Nabum
        Ben oui !!
        Le règne de la triche, je l’ai dénoncé dans mes articles et continue de façon incessante à le faire.

        Moment difficile et pourtant...
        Nos parents, du moins les miens, savaient dire « non ».

        Surtout, ils ne disaient pas pourquoi. Ils nous forçaient à le découvrir par nous-même.
        C’est ce qui fait l’apprentissage de la vie.

        Comme pour la planète ou la société actuelle.
        Le mal, ne cherchez pas, c’est nous qui le provoquons et l’invitons à table !!


      • Vipère Vipère 3 novembre 2015 13:41

        Belle leçon de vie !


        • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:27

          @Vipère

          Merci


        • fred.foyn Le p’tit Charles 3 novembre 2015 13:56

          Le crédit n’est en rien une obligation, sauf a vouloir paraitre (ou péter) plus haut que son nez...L’uniformité des masses décérébrées qui ne veulent pas réfléchir aux conséquences d’un crédit...On verra après..Après c’est trop tard.. !


          • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:29

            @Le p’tit Charles

            Il est facile de tenir raisonnement quand on a assez de distance pour échapper aux mécanismes évoqués ici.

            Je sais des situations ont des personnes pourtant raisonnables sont engluées dans ce piège affreux et la morale ne sert à rien pour les aider


          • Le421 Le421 3 novembre 2015 19:23

            @C’est Nabum
            Ne cherchez pas trop.
            Pour certains, un chômeur n’a pas de travail parce qu’il est feignant.
            Un type court vite parce qu’il est noir et ça lui sert pour voler les sacs à main.
            C’est simple, finalement !!  smiley


          • juluch juluch 3 novembre 2015 14:29

            C’est autobiographique Nabum ?


            Une histoire sur le paraître et la société de consommation à outrance.....

            Mes filles savent quand on peu ou pas et elles s’adaptent.

            les services sociaux on y a fait appel une fois.....plus jamais !

            Merci pour ce témoignage.

            • doctorix doctorix 3 novembre 2015 16:35

              @juluch

              Visiblement non, c’est la relation d’un témoignage.
              Tout crédit est un vol, puisqu’une banque prête de l’argent qu’elle n’a pas. Quand elle a un euro, elle peut en prêter 99, c’est juste un jeu d’écritures. Le Coran interdit l’usure, et certaines banques coraniques prêtent sans intérêt, ou bien font de la participation.
              Mais il y a une philosophie dans cette jolie histoire :
              Dans tout bien, il y a un mal, et dans tout mal il y a un bien.
              Les enfants de ce couple vont avoir une vie de rêve, loin des artifices de la modernité.
              Ce qui m’a rappelé des souvenirs, c’est que j’ai toujours acheté des chaussures à 50 euros, plutôt 30, et que pour mes enfants, c’était plutôt du 130...Des téléphones à 30 euros, eux à 2 ou 300...
              Souhaitons qu’ils survivent à leurs goûts dans le monde qui les attend, ou qu’ils en changent...



            • Olivier Perriet Olivier Perriet 3 novembre 2015 16:38

              @juluch

              Je vais me faire incendier, mais ce n’est sans doute pas autobiographique.
              C’est juste le texte d’un prof, qui conchie les djeuns, alors que, les jeunes ne prennent que la société que les précédents leur laissent, et n’ont que les défauts que les adultes les laissent avoir.
              Ce serait trop facile si c’était aussi simple


            • juluch juluch 3 novembre 2015 17:16

              @Olivier Perriet
               il y a jeunes et....jeunes , ils ne sont pas tous pareil encore heureux...


            • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:30

              @juluch

              Le conteur s’autorise des libertés en abandonnant les rois, les princesses et les beaux chevaliers.

              La forme permet ainsi d’évoquer notre société et la vie me donne des fragments de réel pour construire mon récit


            • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:31

              @doctorix

              C’est une construction fictionnelle de vies réelles et assemblées

              Je suis conteur sans pour autant me dégager de mon époque


            • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:34

              @Olivier Perriet

              Je vous remercie de me mettre si bas ....

              Creusez encore un peu et je ne serai plus rien ! À moins que vous ne preniez la peine d’aller dans des établissements à forte population défavorisée et vous verrez les ravages de la dictature de la norme.

              Mais encore faut-il accepter de regarder


            • Croa Croa 3 novembre 2015 18:26

              À Olivier Perriet
              Je pense aussi qu’il s’agit d’un faux témoignage, d’un roman... Il manque un de ces détails qui signent le vécu.
              *
              Mais je peux me tromper et ce genre d’histoire arrivent vraiment, hélas !


            • 65beve 3 novembre 2015 18:36

              @juluch

              Bonsoir,
              Pour éviter d’être dans le rouge vous auriez dû rouler plutôt avec ça (sérieuses économies de carburant) ;
              http://futuremusic.com/2007/10/28/weekend-fun-funtrak-mini-paintball-tank/
              cdlt


            • juluch juluch 3 novembre 2015 19:34

              @65beve

               smiley
              Falait l’inventer en tout cas !!
              Différent du mien certes !

            • Olivier Perriet Olivier Perriet 4 novembre 2015 09:10

              @C’est Nabum

              J’avoue que mes propos sont un peu caricaturaux.

              Mais le discours qui prétend que toutes les tares de la société sont le fait de minots de 16 ans, avouez que ça ne l’est pas moins.
              C’est un discours assez pervers de vieux qui fuit ses responsabilités


            • G. N’Doutpa 7 novembre 2015 12:58

              @olivier.perriet

              « C’est juste le texte d’un prof, qui conchie les djeuns »
              Traduction en français : « ce n’est que le texte d’un prof qui conchie les jeunes ».
              N’oubliez pas, monsieur, que si vous êtes parvenu un temps à un niveau honorable de réflexion nourri par vos études en histoire, vous le devez peut-être à des professeurs, en dépit bien sûr de votre immense talent naturel.
              On aurait pas une petite tendance au style « beauf » et la cuistrerie ?


            • jean-marc D jean-marc 3 novembre 2015 16:47

              @ l’auteur

              Bien en forme, n’est-ce pas en ces temps ?
              Bizarrement, cette histoire me rappelle la mienne, j’ai mis 5 ans a éponger l’équivalent aujourd’hui de 40.000 euros.
              Mais aussi bizarrement, j’ai moi aussi bénéficié d’un vent favorable : conclusion, il arrive il me semble toujours un événement qui à un moment nous fait changer de route, le tout est d’en prendre conscience et de saisir l’occasion.
              Bien à vous,

              • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 17:35

                @jean-marc

                On peut toujours croire au miracle, au destin, à la chance

                D’autres n’ont pas tous le vent favorable et vous attestez malgré tout que mon récit n’est pas fantaisie de ma part.
                Merci


              • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 4 novembre 2015 09:35

                @C’est Nabum

                dans un dossier de « conscience citoyenne »je parlais de pubs débiles pour les voitures (renault)

                mais j’oubliais de parler des« pubs subliminales » celles qui vous appellent a acheter ou voter

                celles des fournisseurs d « adresses ;; ’adresses mails et de numéros de téléphones  »

                vous cherchez « tondeuse » sur google pendant un certain temps vous recevez des pubs des vendeurs de tondeuses a moins 20 ;; ;; 40 ;; ; 60 %

                memes nos achats de couches culottes seniors sont tracés MERCI BIG BROTHER !!!!


              • gaijin gaijin 3 novembre 2015 17:50

                c’est l’histoire de tout le monde vu que pendant des années les banquiers nous ont expliqué qu’un pays ne pouvait pas être en faillite.
                sauf que .........

                crédit : moins tu peut payer plus tu paye ! 

                un grand merci général aux brillants économistes qui ont vendu la france aux banques en 73 ......

                ( y a des coups de fourches qui se perdent .....)


                • Croa Croa 3 novembre 2015 18:30

                  À gaijin,
                  Non ce n’est pas l’histoire de tout le monde ! (Mais bon au niveau des nations.... Peut-être ?)


                • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 18:34

                  @gaijin

                  La fourche me semble un supplice bien trop doux pour ces maudits bandits


                • gaijin gaijin 3 novembre 2015 18:46

                  @C’est Nabum
                  pourtant d’habitude pour le fumier c’est bien ça qu’on utilise ? smiley


                • gaijin gaijin 3 novembre 2015 18:48

                  @Croa
                  ben oui au niveau des nations ....dont nous faisons partie même si c’est a l’insu de notre plein gré
                  ( ils s’endettent et nous payons ....)
                  c’est que j’ai écrit je croa smiley


                • zygzornifle zygzornifle 3 novembre 2015 17:59

                  C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne.....Fréderic Dard


                  • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 18:35

                    @zygzornifle

                    La dérision lui va si bien


                  • Arnaud 3 novembre 2015 19:10

                    Cela dit, le crédit n’est pas forcément synonyme de dépenses idiotes, ou d’image...
                    Tout augmente sauf les salaires, même en vivant chichement, il arrive de ne plus pouvoir faire face...
                    Et je ne parle pas des mauvaises surprises faites par la Trésorerie Principale...Les hausses d’impôts locaux font quand même mal...


                    • Le421 Le421 3 novembre 2015 19:35

                      @Arnaud
                      Alors, réfléchissons...

                      Je veux me payer une nouvelle bagnole.
                      Deux solutions, je la paye cash* ou je prends un crédit.
                      Exemple vécu chez Sarlat Autos, garage Citroën en 1998.
                      Si je prenais un crédit, j’avais une remise sur le prix d’achat.
                      En payant cash, niet !!
                      J’ai partagé la poire en deux. Et puis, ça tombait bien, il y avait un crédit « à zéro pour cent » si on amenait un apport !!
                      Vous savez quoi ??
                      Au final, frais de dossier et frais divers, ils m’ont baisé 6.000 francs de l’époque.
                      Je peux vous dire que le directeur commercial, Pierre G., il s’est pris une « ronflée » devant tout le monde... Je lui en ai mit pour 6.000 balles.
                      Non mais !!

                      Alors, maintenant, je mets de coté un peu par-ci et par-là et j’achète quand j’ai le fric.
                      Et entre temps, le matos a évolué !!
                      Tout bénèf’

                      *J’avais les sous disponibles, je précise. Voiture d’occase récente, of course !!


                    • C'est Nabum C’est Nabum 3 novembre 2015 20:01

                      @Arnaud

                      Et ce n’est pas prêt de s’arrêter
                      Nous sommes les moutons à tondre tandis que les grosses fortunes et les grandes entreprises ne paient plus rien


                    • Croa Croa 3 novembre 2015 22:01

                      À Le421
                      L’intérêt d’une « nouvelle » bagnole ? (Sauf si t’as complètement cassé l’actuelle.)
                      Moi j’ai toujours la même bagnole (ou presque puisque j’ai tout de même cassé une 4L et maintenant en fait j’en ais deux : une AX et une 504.) ET JAMAIS EU AUCUN CRÉDIT SUR LE DOS smiley Je vis dans un environnement que certains trouverait désuet mais Heureux et, surtout : LIBRE !  smiley smiley smiley


                    • mimi45140 4 novembre 2015 09:48

                      @Croa

                      Je suis comme vous mes véhicules ont plus de dix ans et je ne vois pas en quoi leurs changements m’ apporterait un plus , mais cela n’ a pas été toujours le cas .

                       Je comprend fort bien les envies des jeunes générations , au vue des publicités , pression médiatique , modernité ( mot magique qui détruit toute objection ) la plus jeune de mes filles n’ a pas compris récemment la consommation sur route aux limitations de sa vielle ( pour le système ) saxo de 10 ans , 3,9 litres effectivement sa voiture est démuni de tout artifice , les pannes basiques sont réparables facilement ( 3 minute pour une ampoule de feu arrière ) les pièces d ’ occasion sont nombreuses , le coût d’ entretien dérisoire ,le filtre a huile de conception identique coûte 3 fois moins cher que sur une voiture récente, mais elle a hâte de se payer une voiture récente , chaque fois qu’elle me le dis je lui répond que plus tard elle regrettera les frais d’entretien de sa petite saxo. 

                      J’ai une voiture géniale mais pas dans l’air du temps économique, indestructible ( moteur 1,5 d PSA , chassis entièrement galvanisé, carrosserie plastique teinté dans la masse ) ultra modulable cabriolet , berline 4 places avec hayon , camionnette avec toit haut ( comme un kangoo ) et pour finir plateau , elle est française, à part cela ont a pas d’idées c’est une aixam méga monté essentiellement avec des piéces de 106 ou ax elle existe même en 4x4 pour la montagne.

                    • taketheeffinbus 3 novembre 2015 19:29

                      Moralité : faites, élevez et laissez grandir vos enfants loin de la ville, dans les campagnes.


                      • Le421 Le421 3 novembre 2015 19:38

                        @taketheeffinbus
                        Quoi ??
                        La campagne des « bouseux » ??
                        Y’a le WIFI au moins ??
                        Et la 4G, y’a la 4G, la fibre ??

                        Parce que ça, pour aller sur Facebook ou faire du streaming, c’est IN-DIS-PEN-SABLE !!
                        Vital, essentiel, etc...
                        Et un Mc DO, y’a un Mc DO au moins ??  smiley

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