J'entendais ce matin un représentant du personnel Peugeot déclarer à la direction de Peugeot la guerre sociale à partir de la rentrée, ambitionnant de devenir leur pire cauchemar...
Voilà 200 ans, qu'au travers de 7 générations, la famille Peugeot fait prospérer l'entreprise, ayant employé, ou indirectement fait vivre, plusieurs centaines de milliers de personnes. L'entreprise essuie désormais un sérieux revers.
C'est vraisemblablement à cause de mauvais choix stratégiques faits par la direction. C'est du moins l'analyse de certains. Et il y a certainement du vrai. C'est en partie en raison de la non qualité de fabrication qui perdure depuis des années analysent d'autres. Et ce n'est pas totalement faux.
Nous pourrions débattre pendant des heures de qui de l'oeuf ou de la poule... Mais le constat est triste et lourd : Des milliers d'emplois, directs et indirects vont être supprimés, plongeant dans la détresse autant de familles.
Le gouvernement répond aux abonnés absents. Comment d'ailleurs pourrait-il faire autrement ? Il ne peut avoir aucune emprise sur les choix d'une entreprise de droit privé dont il ne détient un minimum de capital. Les belles paroles de notre président potiche ou les gros yeux de ses ministres n'y changeront rien. Quelques mesurettes de plus pour donner un os à ronger aux plus crédules et, surtout, se faire frotter les mains à Toyota.
Alors les ouvriers ont décidé de déclarer la guerre sociale. La belle affaire.. ! Car, sous le terme de combat social, il faut surtout entendre débrayages et grèves à répétition. De quoi transformer rapidement les difficultés en chaos définitifs et étendre la vague de licenciements à bien plus de sites qu'il ne l'est initialement prévu.
Un vrai combat aurait du être mené par les salariés depuis des années en produisant de la qualité, faire en sorte que, à l'instar de Porsche, 100% des véhicules sortant des chaines puissent être livrés de suite aux clients au lieu d'en faire repartir 20 à 30% à la case départ pour "rectification".
Les salariés qui ne peuvent vivre sans Peugeot doivent être conscients que les Peugeot peuvent vivre sans les salariés. Pour plusieurs générations encore...
Si seulement cela pouvait servir d'exemple à tous ceux qui posent sur les épaules des patrons la seule responsabilité des déroutes, pensant qu'ils en font toujours suffisamment pour ce qu'ils reçoivent en salaire et oublient que les efforts quotidiens de chacun, la qualité du travail du plus humble des salariés sont ausi les garants de la prospérité et de la longévité des entreprises.

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