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Accueil du site > Actualités > Economie > PIB, énergie et le dogme de la croissance

PIB, énergie et le dogme de la croissance

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Résumé

Dans un précédent article, nous avons montré que la croissance passée un certain seuil de développement était structurellement impossible. Vouloir tout de même continuer la croissance expose le système économique à des dysfonctionnements de plus en plus nombreux jusqu'à que ces derniers provoquent son effondrement. Le présent article établit un lien entre la croissance et l’énergie. Plus on souhaite de la croissance, plus on a besoin d’énergie et plus les contraintes énergie/climat deviennent importantes et ceci en vain car au final aucune richesse n’est créée, la croissance ne génère que de l’inflation sur des produits que seule la population riche peut s’offrir. La croissance devient la source des contraintes énergie/climat qui s’abat en premier sur les populations les plus démunies.

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La croissance est le problème, pas la solution !

Si on aborde la problématique du PIB et de la croissance sous un aspect énergétique ce qui est physiquement une évidence car tout dépend, in fine, de la transformation de l’énergie, Jean-Marc Jancovici[1] propose l’équation suivante :

Croissance du PIB par personne = Augmentation annuelle de l’efficacité énergétique du PIB + Augmentation annuelle de la consommation d’énergie par Personne

La croissance du PIB est donc corrélée à l’augmentation toujours croissante de la consommation énergétique et de l’efficacité énergétique. Mais pour Jancovici, « comme, pour le moment, le pétrole domine le système énergétique mondial de la tête et des épaules, fournissant plus de 40% de la consommation d'énergie finale de l'humanité, et que les prix des autres énergies sont assez fortement asservis à celui du pétrole, cette corrélation économie-énergie est "encore meilleure" si on la limite au cas du pétrole[2] ». Or Jancovici constate que l’augmentation de la consommation diminue à partir de 1974 pour tendre vers 0 vers les décennies suivantes. Par conséquent, il en conclue que la croissance du PIB n’est plus physiquement possible de nos jours. Mais il va plus loin dans son analyse puisqu’il écrit que cette baisse tendancielle de la hausse de la consommation peut être reliée aux dysfonctionnements économiques constatés : « dette croissante, chômage irréductible, bulles spéculatives à répétition[3] » et il en déduit donc qu’il ne faut pas écarter le facteur déterminant de l’énergie dans l’origine des crises. Jancovici résume cet aspect en disant que « Ce n’est pas la crise économique qui fait baisser la consommation, c’est la contrainte sur le pétrole qui crée la crise économique[4] ».

Cette analyse ne tient pas car si la corrélation est incontestable, il y a en réalité deux facteurs qui expliquent cette corrélation :

- Le premier facteur, nous l’avons exposé lors d’un premier article qui montrait qu’un système économique développé ne peut plus croître et ce, indépendamment des ressources à sa disposition, à partir du moment où la richesse créée est équitablement répartie. Par conséquent ce système devient structurellement moins consommateur d’énergie puisque l’argent injecté dans le système ne produit pas plus de biens et de services mais de l’inflation. C’est le combat contre l’inflation qui va permettre de faire repartir la croissance mais pour un petit nombre qui va consommer plus d’énergie tandis que la grande majorité de la population augmentera peu sa consommation énergétique[5]. Ce facteur explique la raison pour laquelle la consommation d’énergie à commencer à baisser dans les années 1970 pour les pays développés. Ce n’est pas la baisse tendancielle de la hausse qui explique la crise qu’a connu les années 1970 mais bien le fait que le système ne pouvant plus croître réduit de lui même la hausse de sa consommation énergétique.

- Le second facteur qui explique la corrélation est qu’il y a un moment donné où le système riche se rend compte qu’il ne pourra plus accroître ses gains dans une bulle qu’il a contribué à créer en surinvestissant. Dans le graphique (fig. 1) donné par Jancovici pour les deux dernières crises (crise des NTIC et crise des subprimes qui sont analysées sur ce Wiki), la chute de la consommation de pétrole précède la chute du PIB. Ne pouvant accroître ses gains, le système riche arrête ses investissements, cet arrêt provoque une baisse de la consommation de pétrole, mais cette baisse ne génère pas encore de crise, le PIB n’est pas encore impacté. En effet, dans un premier temps, il ne monte plus mais il ne décroît pas. Par la suite, lorsque les pertes se concrétisent, actant l’entrée en crise, alors il y a une baisse du PIB. C’est bien le comportement du système économique qui est déterminant et non la disponibilité de l’énergie.

                                  Fig. 1 : Source http://www.manicore.com/documentation/energie.html

D’ailleurs Jancovici admet que la crise de 1929 ne peut pas être expliquée par la non possibilité d’accroître la consommation énergétique. Pour lui cette crise est de nature différente de celles qui surviendront après les trente glorieuses. En réalité, il n’en n’est rien et les crises ont toutes en communs les mêmes fondements, c'est-à-dire une trop grande expansion du crédit par rapport aux richesses créées. Ce qu’avait parfaitement compris Ludwig von Mises[6] puisqu’il a écrit : « Il n’y a aucun moyen d’éviter l’effondrement final d’un boom provoqué par une expansion du crédit. L’alternative est de savoir si la crise doit arriver plus tôt, par l’abandon volontaire d’une expansion supplémentaire du crédit, ou plus tardivement, comme une catastrophe finale et totale du système monétaire affecté ».

En revanche, il est clair que dans l’avenir l’enchérissement inévitable de l’énergie sera un facteur aggravant des crises car lorsque les systèmes pauvres vont être touchés par des pertes de contrepartie[7], il en ira de leur survie, car il ne pourront plus se payer des biens fondamentaux comme des soins ou pire un apport nutritionnel adéquat. Et compte tenu des dérèglements climatiques qui risquent à l’avenir d’être de plus en plus fréquents les pertes de contrepartie affectant les systèmes pauvres risques de se multiplier. Alors d’importants troubles sociaux sont à prévoir, comme cela c’est passé pour certains pays arabes où les contraintes[8] énergie/climat de 2010 ont joués un rôle de catalyseur sur des systèmes aux innombrables dysfonctionnements. La disponibilité énergétique ainsi que par extension la raréfaction des matières premières vont désormais jouer un rôle considérable[9].

En résumé ce sont bien en premier facteur les structures des systèmes économiques qui sont à l’origine des dysfonctionnements. Ainsi si les décideurs font tout pour favoriser la croissance alors la conséquence est un épuisement de l’écosystème et une continuelle augmentation des inégalités ce qui finit par provoquer l'effondrement du système sous le poids des dettes. Ainsi et en reprenant la phrase de Fréderic Lordon, "Si vous voulez changer les comportements, changez les structures qui déterminent ces comportements" ce sont bien les structures économiques qu’il convient de changer en priorité, à commencer par la reprise en main de la création monétaire par les Etats afin de la contrôler de manière à pouvoir renoncer au dogme de la croissance. La croissance étant le problème, pas la solution !



[1] Ingénieur, spécialiste du climat et de l’énergie, site internet www.manicore.com et plus particulièrement http://www.manicore.com/documentation/energie.html pour ce qui est du lien PIB vs énergie.

[2] Ibid.

[3] Ibid.

[4] Conférence à l’ENS, « Gérer la contrainte carbone, un jeu d’enfant ? » disponible sur le net.

[5] Hors consommation finale des personnes le système consomme également plus d’énergie du à la multiplication du travail nuisible consécutif à l’exacerbation de la concurrence (publicité, marketing, big data, etc.)

[6] « Human Action », Ludwig Von Mises, 1949 (chapitre XX, section 8).

[7] Les « pertes de contreparties » se définissent comme la perte des fruits de son travail quelque que soit la raison de cette perte voir pour approfondissement l’ouvrage « L’économie et la compréhension profonde des crises » disponible sur http://lois-economiques.fr.

[8] Ces contraintes ont de multiples facteurs, la Russie a connu une période de canicule ce qui a réduit sa production de céréales, tandis que l’Australie a connu une période de sécheresse et le surplus de production des USA en maïs est destiné au biocarburant (10% de la production mondiale de céréales va désormais au biocarburant). Cela a provoqué un doublement des prix des céréales sur les marchés mondiaux qui a touché des pays comme la Tunisie qui importe la moitié des céréales qu’elle consomme et l’Egypte qui en importe le quart. Ces pays compte tenu des conséquences de la crise de 2008 n’avaient pas les moyens budgétaires d’y faire face. Les populations qui se sont trouvés au bord de la famine se sont révoltées. Les populations, et c’est ce qui c’est passé pour la révolution française de 1789, se révoltent toujours avant de connaître la famine car lorsque la famine s’abat sur les populations, elles n’ont plus la force de se révolter.

[9] C’est pour cette raison que Jancovici est pour le nucléaire, il met en balance les risques maîtrisés de cette technologique en balance face aux risques non maîtrisés de la pénurie énergétique et des dérèglements climatiques. Les conséquences d’une possible pénurie énergétique sont pour lui supérieures aux risques nucléaires même en tenant des accidents possibles voir son intervention au Sénat : Commission d'enquête sénatorial sur le coût réel de l'électricité disponible sur le net. La France qui dépend à près de 100% de l’extérieur en ce qui concerne les énergies fossiles et donc dans une situation de grande vulnérabilité sur cet aspect.

 


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27 réactions à cet article    


  • christophe nicolas christophe nicolas 27 novembre 2013 23:04

    Moi et l’économie... mais je fais ce que je promets pour les yeux d’une belle fille.

    Suite à la théorie de l’intrication, les conséquences sont les voyages spatiaux, les moteurs, l’antigravité et les sources d’énergie gratuites, non polluantes, disponibles partout et inépuisable, etc.... Dans quelques années quand même mais les principes sont « torchés »...

    Il y a aussi des conséquences en économie, donc en avant première mondiale, pour vous, petite leçon d’économie par un physicien.

    Je l’ai fait sans prétention pour une amie sur un mode humoristique ! Vraiment humoristique mais c’est juste.

    Ca commence comme cela : Qu’elle plaie l’économie.... et je le pensais vraiment car je ne savais pas quoi écrire. Je vous laisse juge de la façon dont j’ai définitivement éradiqué toute justification théorique de la spéculation.


    • mimi45140 28 novembre 2013 00:20

      L énergie est garante de la décroissance ou la pollution est garante de la décroissance,la population est garante de la décroissance , les quota alimentaire sont garants de la décroissance 


      • claude-michel claude-michel 28 novembre 2013 07:57

        Nous vivons dans un système économique aberrant avec des bourses folles qui ruinent les pays...

        Total en france nous avons 5.000 milliards de dette en ce moment..et le reste du monde est dans le même K...

        • rhea 1481971 28 novembre 2013 08:36

          Revenir aux fondamentaux, l’argent monnaie sert uniquement à échanger de l’énergie, la vie étant une succession d’échanges d’énergie. Le crédit est une avance sur une production future d’énergie. Peu t’ont produire infiniment de l’énergie ?


          • Stof Stof 28 novembre 2013 12:56

            On ne change pas un système, on attend qu’il s’effondre de lui même et on en reconstruit un autre, qui fonctionne.


            • Cassiopée R 28 novembre 2013 13:54

              La croissance tel qu’elle est vue, ne peut qu’amplifier les dettes : écologiques, des structures comme l’Etat, les régions et les collectivités locales et des ménages.

              De plus la croissance n’est pas redistribué, elle est accumulée par une minorité d’individus, la croissance ne sert pas au masse, car les salaires ne sont plus indexés sur le taux d’inflation depuis 1983 (ah les fameux redistributeur socialiste).

              L’amplification des problèmes écologiques devraient mettre en alerte les dirigeants et les agents d’influence sur les médias d’une décroissance nécessaire pour le maintien du système de vie sur Terre. Si les problèmes écologiques continuent, c’est vers la rareté et la pression climatique que l’on se dirige, de plus il faut conserver sa capacité de production par le renouvellement, ce qui n’est pas le cas des matières premières ou de la pêche par exemple.

              La somme des dettes est devenue trop lourde pour que de nouvelles structures ou nouveaux mode de pensée émergent, sinon on ne fait que prendre du retard face à l’inévitable.


              • yt75 28 novembre 2013 15:59

                Que dire d’une époque éblouie par une valse d’étiquettes financières (« sub primes », « des banques », « de la dette », « de la Grèce », « de l’euro »), et incapable de simplement énoncer le terme "choc pétrolier", tout en étant en plein dans celui, de choc pétrolier, ne faisant hélas que commencer, car correspondant au « pic »(maximum de débit, de flux) mondial de « production » de pétrole :
                http://blogs.mediapart.fr/blog/yt75/030713/transition-energetique-crise-actuelle

                Phase terminale tweetero facebookienne de la « civilisation industrielle » ? Amnésie ? Alzheimer ? Autre ?


                • lois-economiques lois-economiques 28 novembre 2013 16:28

                  Cet article a justement pour objet de démontrer que c’est nullement les contraintes énergétiques qui sont à l’origine des crises comme le suppose Mr. Jancovici. Le « pic pétrolier » n’a joué aucun rôle dans la crise actuelle pas plus qu’il a joué un rôle dans la crise asiatique de 1997 qui a profondément déstabilisé cette région du monde.

                  Les crises ont toutes la même origine, l’impossibilité pour une partie du système d’accroître sa richesse au détriment d’autres parties du système. Les contraintes énergie/climat ne concernent pas (encore) le monde développé.
                  Ce que tout le monde peut constater car qui, honnêtement, à souffert de pénurie alimentaire en France suite aux contraintes énergie/climat de 2010 ?
                  Donc, SVP, ne pas intervertir la causalité des phénomènes. La crise actuelle n’est pas liée aux contraintes énergétiques où alors il faut le démontrer et expliquer en quoi les crises qui ont eut lieu au XIX siècle et au cours du XX siècle à l’époque où, de toute évidence, il n’y avait pas de contrainte sur l’énergie, sont différentes de celle que nous connaissons.

                • Peretz1 Peretz1 28 novembre 2013 17:36

                  "C’est le combat contre l’inflation qui va permettre de faire repartir la croissance mais pour un petit nombre qui va consommer plus d’énergie tandis que la grande majorité de la population augmentera peu sa consommation énergétique" Faux ! La moindre analyse sérieuse montre le contraire. Ensuite il faut sortir du dogme que la croissance ne peut venir que des investissements (la dépense) de produits matériels. C’est de moins en moins vrai. L’auteur, bien intentionné devrait revoir sa copie dans ce sens.


                  • lois-economiques lois-economiques 28 novembre 2013 17:52

                    Vous pouvez dire que c’est faux encore faudrait le prouver. Donc j’attends votre « moindre analyse sérieuse » qui m’explique comment avec des dépenses contraintes en continuelle augmentation la grande majorité population peut faire pour augmenter sa consommation énergétique...

                    « Ensuite il faut sortir du dogme que la croissance ne peut venir que des investissements (la dépense) de produits matériels ».
                    —> La corrélation croissance et énergie est totale comme le montre les courbes de Jancovici. donc votre remarque n’a pas de sens.

                  • eau-du-robinet eau-du-robinet 28 novembre 2013 17:38

                    Bonjour lois-economiques,

                    On à pas besoin d’être économiste pour comprendre que la croissance tel que nous la subissions et néfaste et destructive.

                    * déforestation
                    * surpêche
                    * radioactivité (celle déclenché par les hommes)
                    * monoculture et emploi massive des produits chimiques (toxiques) dans l’environnement
                    * surpopulation humaine (7 milliards d’individus - tendance croissante dit exponentielle)
                    * perte de la biodiversité
                    * élevage massive des bovins et donc rejet de de méthane dans l’atmosphère (21 fois plus néfaste que le CO2)
                    * etc.

                    L’autre problème c’est que la croissance s’attache à des modèles énergétiques (Pétrol, Charbon, énergie nucléaire) au détriment des énergies renouvelables. Et quand les énergies renouvelables sont employé ceci ce fait parfois de manière contreproductive comme en Allemagne ou on à mis en place des champs éoliens au nord du pays mais sans y prévoir la construction de nouvelles lignes électriques pour le transport de l’énergie vers le sud du pays ... Du coup de champs ne sont pas exploité et la facture pour l’énergie non produite, car non vendable est quand même facture aux abonnées qui payent une surtaxe.

                    Ou vas le monde ?


                    • spartacus spartacus 28 novembre 2013 18:20

                      C’est un peu mieux qu’a l’habitude On progresse, encore un effort...Juste a ne pas mélanger torchons et serviettes. Ne pas mélanger les choses vraies a des fausses, intégrer la destruction créatrice, et l’effet pervers inflationniste de la création monétaire par l’état.


                      Affirmer que la croissance du PIB n’est plus possible, c’est ne pas connaitre les bases de la « destruction créatrice » de Schumpeter. 
                      Le pétrole pas cher a influencé la croissance du PIB, par le passé, c’est effectivement vrai. Affirmer qu’il est moteur unique d’une croissance forte du PIB est une erreur, car l’oubli dans cette analyse, c’est que la productivité n’est pas que dans les moyens de traction. Remplacer le cheval par le moteur entraîne une productivité de 1 à 10 certes, mais l’informatique qui remplace 10 secrétaires en 1, le téléphone qui remplace les distances, ou l’internet qui diminue les charges d’un magasin physique de 1 à 10 assurent aussi des gains de productivité et de la croissance d’un PIB.

                      Affirmer que les ressources sont limitées c’est aussi oublier que, les ressources ne sont pas jamais « naturelles » mais « crées » par l’homme ou les besoins économiques.

                      Telle matière première clairement identifiée (le charbon, le pétrole, etc.) est évidemment limitée et donc épuisable. Mais qui décide qu’un matériau est une ressource ? L’homme. L’économie est un flux qui s’adapte aux changements de ressources. La ressource du mammouth est épuisée depuis longtemps, même si elle a permis a des générations d’hommes de vivre. Le monde a régulièrement changé de ressources.

                      On n’exploite même pas 0,1% des matériaux présents dans les profondeurs de la terre et des océans. Et l’espace n’a jamais fait l’objet d’exploration.


                      Le dernier oubli ou « absence d’analyse » est que la création monétaire étatiste est concurrencée par celles non étatistes. L’auteur devrait se renseigner sur les monnaies étatistes. A se jeu, les monnaies étatistes perdrons toujours.

                      La création monétaire étatiste est toujours de la monnaie de singe. Le socialiste ou l’autocrate dirigeant de ce genre de système, fait toujours marcher la planche à billet pour sa clientèle. Il crée de l’inflation, le marché noir et la destruction de la valeur de sa monnaie. Un état tue sa monnaie systématiquement parce que dans toute direction politique il est plus simple de dépenser que de rembourser. 

                      Celle crée par le crédit a plus de valeur, puisqu’elle est détruite par les remboursements des emprunts. 

                      Il n’existe aucune référence qui ne soit pas tombée dans cet effet pervers depuis que le monde est monde. 

                      Toutes les monnaies de capitalisme d’état (communistes) se sont cassées la gueule ! Regardez le Venezuela, 298% d’inflation et le papier cul qui s’achète au marché noir.

                      • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 11:42

                        @spartacus :" On n’exploite même pas 0,1% des matériaux présents dans les profondeurs de la terre et des océans. Et l’espace n’a jamais fait l’objet d’exploration. "

                         Théoriquement avec tout le stock d’or , de platine , de fer etc qu’il y a dans la Terre , nous sommes cresus pour la fin des temps , et si on met la main sur toute le pactole de matière constituée par notre seule galaxie , nous devenons les rois de l’univers . 

                         le propos de Jancovici n’est pas de nier ,dans les crises , l’importance de l’organisation de nos sociétés , et des objectifs qu’elle se fixe , il est juste de dire que, quels que soient nos volontés , nos logiques , la manière dont nous attribuons telle valeur à tel objet ... nous faisons tous parti d’un substrat qui est régi par des lois universelles constantes depuis plusieurs milliards d’années , et à ce titre nous sommes donc contraints par ces lois .
                           dans le sol il y a moult quantité d’or . En supposant que ceci ait de la valeur ,dans nos conventions , pourquoi ne creusez vous pas pour récuperer cet or , jusqu’au centre de la terre si nécessaire ? 


                      • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 11:30

                        Bonjour,

                         je crois que vous vous meprennez sur le propos de Jancovici , ou alors votre propos transpire de la volonté de prioriser dans cette crise ( dans quel but ? ).

                         Jancovici ne nie pas , concernant les crises , même pour l’actuelle , l’importance de l’organisation de nos sociétés et des objectifs qu’elles se fixent . Il dit juste une chose toute simple , quelque soit l’organisation de nos sociétés , le volume de richesse crée est limitée par une borne supérieure , contrainte liée par le volume d’energie disponible . C’est de la physique point barre . Ce que les gens en font à l’interieur du système est un autre problème .  


                        • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 13:06

                          Toutes les citations de Jancovici sont de lui et entre autre  Ce n’est pas la crise économique qui fait baisser la consommation, c’est la contrainte sur le pétrole qui crée la crise économique ».

                          Donc je n’invente rien et je ne m’éprends pas sur les propos de Jancovici.
                          L’article a justement pour objet de dire que sur cet aspect son hypothèse est non fondée.

                        • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 14:05

                          @lois-économiques :« Donc je n’invente rien et je ne m’éprends pas sur les propos de Jancovici.
                          L’article a justement pour objet de dire que sur cet aspect son hypothèse est non fondée.  »

                          et vous vous plantez magistralement , car quasiment tous les pays dis riches sont sous contraintes energétiques . En dehors de toute contrainte physique , qu’un système d’organisation humaine ait ses propres limites , et générent ses propres crises intrinséques ne fait aucun doute . mais aujourd’hui C’est l’organisation du système ET ( conjonction de coordination ) la contrainte energétique qui créent la crise actuelle . 
                            


                        • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 14:24

                          Ah bon ? 

                          Et cela se manifeste comment à vous lire.
                          Le carburant est inaccessible ?
                          Je ne peux plus voyager en avion pour 450€ aux Canada (dernière pub vue) ?
                          Dites-moi comment cela se manifeste je suis curieux ...




                        • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 14:36

                          «  

                          Et cela se manifeste comment à vous lire.  »

                           très simple , les usa importe la moitié de leurs hydrocarbures, la France , comme l’Allemagne plus de 90 % . Si on coupe les robinets , la France fait un bon en arrière de 3 siècles avec des millions de morts à la clé 

                           mais je crois avoir compris votre volonté de nier l’évidence . Ce qui vous embête , ce qui vous inquiete ,c’est le fait que ce type d’analyse liée à la contrainte energie/climat puisse prendre le dessus sur les analyses classiques sociologique /économiques , et que le système se réorganise à l’aune uniquement de la contrainte energie/climat en oubliant de remettre en cause l’ordre établi . NE paniquez pas l’un ne va pas sans l’autre !


                        • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 14:59

                          On discute du présent pas du future.

                          Et présentement il n’y a pas de contrainte energie qui peut expliquer la crise actuelle. C’est plus clair comme cela ?
                          La crise actuelle a exactement les mêmes causes que les précédebtes, une extention inconsidérée du crédit.
                          Relisez l’article, c’exactement ce qu’il dit.

                        • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 15:38

                          Je repete ,vous opposez à Jancovici un OU EXCLUSIF là ou il dit ET même si la partie économie est implicite car n’est pas l’objet de sa démonstration .

                             en 1789 les Français se rebiffent parce que ... ?
                           L’armée de Napoléon s’est fait repassée en Russie parce que ... ?
                             ... 
                           L’allemagne ( ou plutôt hitler ) déclenche la seconde guerre mondiale parce que ... ?
                           Les Japonnais attaque les usa parce que ... ?
                           L’allemagne perd la seconde guerre mondiale parce que ... ?
                           Les Japonnais perdent la seconde guerre mondiale parce que ... ?
                           les alliés gagnent la seconde guerre mondiale parceque... ?
                           en 73 il y a un choc pétrolier parce que ... ?
                           en 79 il y a un second choc pétrolier parce que ... ?
                            en 2003 les usa déboulonne saddam parce que ... ?
                            en 2007 la France redevient copain avec les usa parce que ... ?
                           en 2008 crise des subprimes et crise de la dette européenne parce que ... ?
                            en 2011 la France déboulonne kadafi parce que ... ?
                           depuis 2012 Chine et Japonais se taquinent pour des iles parce que ... ?
                           depuis 30 ans la dette cumulée de la France correspond quasiment à la facture energétique parce que ... ?
                           
                           libre à vous d’y voir pour la crise actuelle qu’une seule cause , le crédit , mais j’ai dans l’idée que non seulement elle est multi factorielle , mais que statistiquement dans l’histoire humaine les contraintes physiques dominant il est fort probable que ce soit aussi le cas pour celle qui nous préoccupe et Jancovici le démontre très bien .  
                           


                          • Jean-Philippe 1er décembre 2013 18:41

                            Bonjour,

                            El Nasl, la crise actuelle est en effet multifactorielle, mais la plupart des facteurs tiennent au domaine des ressources naturelles, de plus en plus difficiles d’accès.
                            C’est vrai pour le pétrole, mais vrai pour l’ensemble des ressources naturelles, et cela se traduit déjà dans les prix, voir ici.
                            Cela dit, JMJ a raison de focaliser sur le pétrole, qui est la matière première la plus essentielle à notre mode de fonctionnement social et économique actuel, même si du coté de certains métaux, ça commence également à devenir un peu cher.

                            Quand au lien avec la crise actuelle ... C’est en fait un peu long. Voir ici.

                            Enfin, essayer d’expliquer à un économiste que toutes ses bases théoriques sont erronées, c’est peine perdue. Comme pour la plupart des gens, d’ailleurs. Les raisons relèvent de la psychologie ; un équilibre psychique, ça se défend.


                          • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 18:50

                            Le présent article n’est pas un tout, il est indissociable du premier article qui explique la raison profonde des dysfonctionements èconomiques : la volonté de croître alors que cela n’ètait pas possible.Je vous invite à aller sur mon site pour un complèments d’information.


                          • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 19:10

                            La crise actuelle n’a aucun rapport avec les ressources naturelles, la meilleure preuve c’est que la croissance attendue au niveau monde est 3,5% pour 2014 aprés un bon 3% cette année, vos arguments ne tiennent pas la route...


                          • Jean-Philippe 1er décembre 2013 21:44

                            Bonjour,

                            Un bon 3% de croissance économique mondiale cette année ??
                            Vous, vous gobez les statistiques américaines et chinoises !
                            Et 3,4% l’année prochaine ! Mais bien sûr ! Bonne continuation dans vos illusions.


                          • lois-economiques lois-economiques 1er décembre 2013 22:11

                            Le croissance mondiale n’ a jamais décru depuis 1950.



                          • El Nasl El Nasl 1er décembre 2013 19:51

                            lois-économique :« la volonté de croître alors que cela n’ètait pas possible »

                             [mode lois-économique on ] bien entendu , c’est pour la même raison qu’il y a eu forte croissance depuis la révolution industrielle jusqu’au dernier quart du XX siecle .
                             [mode lois-écomique off ]

                            lois-économique :« c’est que la croissance attendue au niveau monde est 3,5% pour 2014 aprés un bon 3% cette année, vos arguments ne tiennent pas la route..  »

                             l’objet du rapport meadows , comme des travaux de Jancovici et tant d’autres s’attardent à étudier l’évolution de la situation sur plusieurs décennies , de la révolution industrielle à 2050 , et vous me sortez un nombre de votre chapeau concernant 2 années . Moi aussi après 1.5 ans de vache maigre 2008/2009 ,nous avons constaté decembre 2009 / janvier 2010 une forte reprise de l’activité avec plein de commandes , plein de brousoufs qui tombent dans la caisse , mais ça n’a pas duré . Ils appellent ça le plateau ondulée , merveilleuse courbe géométrique resultant de l’interaction entre contrainte energétique et organisation de l’économie qui devrait durer jusqu’à ce que nous attaquions la déplétion . Quand nous nous mangerons un évolution en escalier , vous pourrez toujours nous ressortir le coup de la croissance locale après avoir touché le fond . Faites gaffe quand même , il arrive parfois que la vitesse à l’impact est si grande que vous n’avez pas une colision elastique avec un beau rebond à l’issue ,mais un gros cratère .  smiley

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