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Accueil du site > Actualités > Economie > Plus de riches, de plus en plus riches... et après ?

Plus de riches, de plus en plus riches... et après ?

Amorçons cette analyse sur la concentration de la richesse - du patrimoine - du capital en général - par la relation de la dernière compilation mondiale des milliardaires de la planète. Le magazine Forbes a raison de faire cette compilation à l'échelle internationale car l'économie capitaliste est aujourd'hui globalisée et mondialisée.

 

http://www.les7duquebec.com/7-au-front/plus-de-riches-de-plus-en-plus-riches-et-apres/

 

 La désignation de l'origine nationale de ces milliardaires actionnaires de vastes entreprises multinationales n'a plus d'intérêt. Nous savons que ces 1 826 milliardaires, cumulant 7 050 milliards de dollars de capitaux proviennent de soixante six (66) pays différents. Mais le plus significatif est qu'ils sont reliés entre eux (leurs capitaux sont reliés entre eux) via des conseils d'administration cooptés, des échanges d'actions, des contrats d'approvisionnement, des ententes de non-concurrence et de partage des marchés. Ils ne forment qu'une seule et vaste oligarchie mondiale (une classe sociale en soi et pour soi) complice, mais aussi concurrente, pour le partage des marchés, des espaces de ressources et des secteurs de spoliation de la plus-value prolétarienne. Voilà une résultante évidente du stade impérialiste du mode de production capitaliste.  

 

**********

 

" Le monde compte un nombre record de milliardaires, de plus en plus riches. Le plus fortuné de tous étant l'Américain Bill Gates, selon le classement 2015 du magazine Forbes, publié le 2 mars 2015 (1). Liliane Bettencourt est la première Française en décrochant la 10e place. Voici les principaux enseignements de ce classement" (2)...

 

Des Français bien placés

"Âgée de 92 ans, l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt gagne une place avec 40,1 milliards de dollars, grâce à un gain 5,6 milliards par rapport à 2014. Toujours chez les Français, Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH, est 13e, avec 37,2 milliards de dollars (33,5 en 2014), suivi de Patrick Drahi, président de la multinationale des télécommunications Altice (57e, 16 milliards), de Serge Dassault (62e, 15,3 milliards) et François Pinault (65e, 14,9 milliards)."

"En comparaison, la bonne tenue du secteur de la technologie et l'augmentation du dollar par rapport à l'euro ont renforcé la position des Américains dans le classement 2015 : ils sont 536 à y figurer, suivis de la Chine (213), de l'Allemagne (103), de l'Inde (90) et de la Russie (88). L'Europe compte 482 milliardaires (prendre note que le capital de ces milliardaires n'est souvent pas localisé ni valorisé dans le pays inscrit sur leur passeport, d'où l'inanité de les classer par nationalité). 

 

Toujours plus de riches

En un an, la fortune de Bill Gates, co-fondateur de Microsoft à augmenter de 3,2 milliards pour s'établir à 79,2 milliards de dollars. Le Mexicain Carlos Slim, magnat des télécommunications, numéro 2 du classement, a vu sa fortune passer de 72 à 77,1 milliards de dollars, et celle de l'homme d'affaires américain Warren Buffett a bondi de 14,5 milliards de dollars en un an, pour atteindre 72,7 milliards, ce qui lui permet de décrocher la troisième place. Il relègue à la quatrième place l'Espagnol Amacio Ortega, fondateur de la marque de vêtements Zara (64,5 milliards, +0,5 milliard de plus qu'en 2014). Le 5e reste Larry Ellison, le fondateur d'Oracle, avec 54,3 milliards de dollars."

 

**********

 

"Au total, la liste de Forbes compte cette année un nombre record de 1 826 milliardaires, contre 1 645 l'an dernier, dont 46 ont moins de 40 ans. Les 17 premiers ont tous vu leur fortune augmenter depuis l'an dernier. Et la richesse cumulée par ces ultra-riches atteint désormais 7 050 milliards de dollars, contre 6 400 en 2014

La plupart de ces milliardaires (1 191) précise Forbes, ont construit leur fortune. Seulement 230 en ont hérité, et si 405 en ont au moins partiellement hérité, ils travaillent à la faire fructifier. Il faut aussi noter que 138 riches de l'an dernier (2014) ont vu leur fortune diminuer et sont donc sortis de la liste en 2015 (...)" Enfin, la distribution géographique de ces capitalistes est de plus en plus diversifiée, effet de l'intégration impérialiste mondiale de l'économie internationale. On retrouve un ou des milliardaires dans une centaine de pays répartis sur tous les continents.  

 

Facebook, Snapchat, Uber : machines à cash

"À 30 ans, le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, entre dans le top 20, désormais 16e avec 33,4 milliards de dollars (contre 28,5 l'an dernier). Le plus jeune de la liste est le Californien Evan Spiegel, 24 ans, PDG de Snapchat, l'application de messagerie éphémère qu'il a créés en 2011 avec Bobby Murphy, 25 ans. Tous les deux occupent la 1250e place du classement, avec une fortune estimée à 1,5 milliard de dollars. Parmi les moins de 40 ans figurent aussi les deux fondateurs d'Uber, l'application lancée en 2009 qui permet d'appeler une voiture avec chauffeur : Travis Kalanick, 38 ans, et Garrett Camp, 36 ans, sont ex aequo à la 283e place (5,3 milliards). Le PDG d'Uber Ryan Graves, 31 ans, est 1324e (1,4 milliard)."

 

**********

 

D'où provient la richesse accumulée par ces milliardaires sur papier ?

Il faut d'abord souligner que sous le mode de production capitaliste (MPC) seule la production de marchandises (produits ayant une valeur d'usage) génère de la valeur d'échange. Échanger des actifs à la bourse ne constitue aucunement une activité productive génératrice de plus-value et ne peut donc aucunement valoriser le capital et générer des profits. D'où vient donc le renchérissement des actions de Mark Zuckerberg Président de Facebook ? Ce renchérissement de cinq milliards de dollars en un an provient pour partie de l'échange spéculatif d'actions entre traders et pour partie de la mise en marché d'actions que des fonds de pension et des compagnies d'assurance, dont les ressources proviennent des salariés, ont effectuées. Aucune valeur nouvelle n'ayant été créée, alors que la "valeur" au livre des actions de Facebook a augmenté, ceci signifie que le jour de la liquidation de l'entreprise chaque actionnaire direct ou indirect se retrouvera avec quelques sous par action, comme il en fut pour les compagnies Nortel, Enron et pour d'autres. 

Dans le cycle de reproduction du capital la valeur argent sert de talisman visant à permettre le cheminement de la valeur (sa transformation momentanée) d'une forme concrète (marchandise) en une forme abstraite (écrits comptables, ou argent sonnant, ou plus souvent, argent virtuel ou crédit), puis, à nouveau sous une forme concrète (moyens de production) et ce, sur un marché globalisé et mondialisé de plus en plus volatil et compliqué à gérer où marchandises concrètes s'entremêlent avec ses représentants (la marchandise argent sous toutes ses formes comme nous venons de le souligner). Donc, sur quelle production de marchandises (de valeur et de plus-value en définitive) se fonde la fortune de la plupart de ces 1 826 milliardaires ? L'examen de la liste Forbes permet de constater que la plupart de ces richissimes on fait fortune dans les services tertiaires, les télécommunications, l'informatique et les technologies, la publicité ou la commercialisation - transport et livraison - des marchandises.

 

Concentration de "richesses" qui manifeste la phase impérialiste du capitalisme

Tout ceci atteste qu'au cours de la phase impérialiste du développement du mode de production capitaliste (MPC) le capital financier parvient à s'accaparer d'une grande partie de la plus-value générée au cours du processus de production-transformation-commercialisation des marchandises qu'ils contribuent à valoriser (3). Puis, quand ce circuit se tarit et que la plus-value ne parvient plus à se réaliser et que la composition organique du capital poursuit sa montée, réduisant d'autant la profitabilité globale du capital social, le capital financier n'a d'autre choix que de forcer la poursuite du cycle de circulation du capital (pour ne pas paralyser et s'effondrer) par le moyen de l'impression de monnaie de pacotille et l'expansion du crédit - c'est-à-dire, engager aujourd'hui de la "valeur" qui ne sera pas produite demain, jusqu'à l'éclatement de la bulle spéculative de ces actifs toxiques globaux et mondiaux (dettes boursière, bancaire, personnelle et gouvernementale). Voilà le processus économique qui définit le stade impérialiste spécifique au mode de production capitaliste. Spécifique dans son développement et ses caractéristiques, mais non pas dans ses manifestations d'expansion et d'agression (4). 

La puissance capitaliste états-unienne étant la plus achevée - la plus avancée dans ce processus "impérialiste" - (qu’elle soit ou non la plus puissante n'a ici aucune importance) - c'est donc la puissance américaine qui montre les stigmates de dégénérescence impérialistes les plus prononcées. Ainsi, Les États-Unis comptent 536 milliardaires spéculatifs - et le plus fort taux de concentration monopolistique du capital, alors que l'Europe, la première grande puissance économique mondiale, et la plus ancienne - mais la deuxième plus achevée - des économies impérialistes mondialisées - en compte 482. La Chine, nouvellement entrée dans le circuit de dégénérescence impérialiste globalisée et mondialisée en compte 213, mais sa croissance est fulgurante. Dans quelques années la Chine aura rejoint ses deux grands concurrents et partenaires dans le peloton de tête des puissances internationales à moins que la Grande Dépression, puis la guerre mondiale n'aient brisé ses visées expansionnistes inévitables. 

 

La crise systémique du capitalisme

Étant donné que ce transfert de valeur - de capitaux - a lieu dans la sphère tertiaire - financière - commerciale - c'est dans cette sphère que s'accumule le capital sous sa forme argent (titre, actions, obligations, produits boursiers dérivés, monnaies (QE), etc.). C'est aussi l'indication que c'est cette sphère hyper-surévaluée et agitée qui s'effondrera en premier quand le crédit (l'argent fictif) qui lui sert de support abstrait et de talisman s'évaporera redonnant tous ses droits au procès de production concret, assise réelle de la valorisation du capital dans le mode de production capitaliste (MPC). Pensez donc la masse de capital accumulé dans cette sphère largement spéculative est passée de 6 400 milliards de dollars en 2014, à plus de 7 050 milliards de dollars en 2015 (ne comprenant que la fortune des milliardaires recensés par Forbes auxquels il faudrait ajouter la fortune des milliers de millionnaires du monde entier). Cette concentration de "valeur" bidon, de capital fictif a lieu alors même que l'économie mondiale périclite globalement. Comme nous l'écrivions dans un récent article, ceci explique pourquoi : " Le capital fuit les États-Unis et l'or aussi " (5).

La raison de ce transfert de capitaux ne serait-elle pas que les cambistes, traders, banquiers, financiers et milliardaires "d'occasions" sentent venir le vent de la chamade boursière-bancaire-fiduciaire et ils courent se réfugiés sous d'autres paradis fiscaux où la crise inexorable ira les rejoindre soyez sans crainte. Car le jour de la Grande Dépression il n'y aura nulle part où dissimuler sa fortune de pacotille, que cette dernière soit libellée en dollar, en euro, en yen, en yuan, en Franc ou en denier. Si on peut dissimuler ses actifs papier au fisc, on ne peut dissimuler ses usines, ses infrastructures, ses édifices et autres moyens de production à la crise systémique du capitalisme (6). 

 

Que faire ?

La classe prolétaire doit-elle s'inquiéter de ces manipulations financières délétères ? Au contraire ! La classe des prolétaires n'a aucun pouvoir sur les instances économique, politique et idéologique du mode de production capitaliste et elle ne doit surtout pas en chercher, ce qui serait de toute façon totalement désespéré. Le mode de production capitaliste n'est pas en crise par la faute de l'incompétence des hommes d'affaires qui le gouverne, mais à cause des contradictions qui limite absolument son développement. La classe prolétarienne n'y peut rien et ne saurait pas davantage faire fonctionner ou réformer ce bateau ivre voguant vers l'abysse. Au contraire, la classe ouvrière doit ramer fort pour que ce bateau fou échoue, se fracasse et sombre corps et biens afin de construire sur ces ruines un nouveau mode de production.

 Les gauchistes atterrés, les petits-bourgeois réformistes frustrés, les bobos paupérisés protestent contre l'inégale répartition de l'usufruit de ces enchères boursières éventées et s'esclandre contre les milliardaires propriétaires de ce vent spéculatif gonflé à "l'hélium argenté" ; contre ces riches qu'il faudrait taxer afin de redonner ces royautés aux pauvres affamés. Ces plumitifs se gourent royalement. Quand la bulle financière explosera comme elle le fait régulièrement - mais cette fois plus drastiquement qu'avant - la conflagration étant toujours au diapason de la mystification - alors, toute cette richesse de pacotille s'évanouira et il n'y aura plus grand-chose à taxer, que les revenus des salariés spolier comme à l'accoutumée.

C'est le mode de production capitaliste tout entier qui et en cavale, et l'unique solution est de changer de mode de production pas de réparer l'irréparable "citron" en crevaison.  

 

______________

 

(1) http://www.forbes.com/billionaires/list/ et https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_milliardaires_du_monde  

(2) Source de l'article : http://www.francetvinfo.fr/monde/classement-forbes-bill-gates-toujours-le-plus-riche-liliane-bettencourt-premiere-francaise_838533.html

(3) À paraître. L'impérialisme sous le capitalisme.

(4) À paraître. L'impérialisme sous le capitalisme.

(5) Le capital fuit les États-Unis et l'or aussi. ( Septembre 2015) http://www.les7duquebec.com/7-au-front/le-capital-fuit-les-etats-unis-et-lor-aussi/

(6) Contestation du dollar comme monnaie du commerce international (septembre 2015)

Pour un complément d'analyse économique sur le sujet, lire également http://www.publibook.com/librairie/livre.php?isbn=9782924312520

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.61/5   (28 votes)




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162 réactions à cet article    


  • eric 25 septembre 2015 09:38

    Depuis 1867(Le Capital) ce qui a changé, c’est le rajout du mot Internet dans le raisonnement pour dire qu’en réalité cela n’existe pas vraiment....

    Songez que nous nous situons sous Napoléon III en France.... !
    Un époque de fantastique progrès social sous l’effet de l’expansion du « capitalisme » et d’un gouvernement intelligent. https://fr.wikipedia.org/wiki/Second_Empire#Caract.C3.A9ristiques_.C3.A9conomiques_et_sociales_sous_le_Second_Empi re
    On pense notamment aux progrès de l’instruction. Notamment dans le primaire. Un nombre croissant de citoyen maitrise la règle de trois.

    Quel retour en arrière !

    L’auteur constate des croissance de l’ordre de 15% dans les domaines les plus en pointe de l’économie et s’en indigne..... !

    Mais nous parlons d’un type qui décrit « une classe sociale en soi et pour soi », constituée par des gens divisés par des antagonismes égoïstes et une lutte à mort pour le profit individuel....

    Les progrès de l’enseignement que nous devons à ce grand Empereur sont donc remis en cause tant dans le domaine scientifique que dans les humanités. Du reste, PISA nous avait mis en garde. Tant que l’école primaire ne reviendra pas aux fondamentaux, nous auront des gens comme l’auteur de ce papier.


    • soi même 25 septembre 2015 12:29

      @eric, merci de remettre les pendule à l’heure, il y a pas de doute même si cela en apparence tous ces enrichissements soit plus où moins légale, c’est du vol de haute volé.
      En même tant , je les peins ses milliardaires, car donné libre cours à son égoïsme sans freins finie toujours par se vengé tous où tard !
      Par ailleurs c’est du vole car ses sommes devraient circuler dans le social et c’est si peut le cas, à terme ses fortunées se condamnent à disparaître.


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 14:58
      @eric
      Il n’y a aucune croissance de l’ordre de 15% dans les domaines les plus en pointe de l’économie monsieur ÉRIC.

      Si vous avez compris cela de mon papier c’est que vous avez échoué votre primaire - faudrait revoir.

      Je dis explicitement que toute cette supposée croissance n’est que vent - fumée - capital inexistant - qui s’évaporera lors de la Grande Dépression qui s’annonce comme au temps du Second empire - après l’accalmie la tempête et cela ne dépend pas de moi ... je n’ai aucun pouvoir pas plus que vous d’ailleurs.

      Que le privilège de voir clair et de savoir lire la couleur du temps dégénérescent.

      Robert Bibeau
      Directeur LES7DUQUEBEC.COM


    • Robert GIL Robert GIL 25 septembre 2015 09:47

      Trés peu de gens ont l’air de se rendre compte que les riches nous coutent de plus en plus cher, et qu’alors nous n’avons plus les moyens de les entretenir, au contraire, nous continuons a faire des cures d’austerité et a nous serrez la ceinture pour continuer a deverser des milliards dans leur poches comme dans un puits sans fond !
      .
      pour essayer de cerner le probleme, voir ICI
      .
      les plus septiques peuvent également consulter cette serie d’articles
      .
      Evidement, il est plus facile, intellectuellement, d’ecouter la propagande médiatique et gouvernementale et ensuite de reporter la faute de nos problemes (ainsi que de notre inaction et de notre lacheté), sur les etrangers, les chomeurs, les fonctionnaires ... ou notre voisin !


      • eric 25 septembre 2015 09:57

        @Robert GIL C’est à l’évidence faux. Il y a dans le pays de l’auteur, un État beaucoup plus libéral, plus de riches en proportion, beaucoup moins de fonctionnaires, mais aussi de chômeurs, plus de croissance, plus de migrants mieux accueillis.

        A quantité de riches inférieure, notre pays s’en tire plus mal : conclusion logique, soit il nous faut plus de riches, soit le facteur de paupérisation, ce ne sont pas les riches mais d’autres catégories sociales plus nombreuses chez nous. ... Bon déjà, nous savons qu’il ne s’agit pas des migrants...


      • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 15:08
        @Robert GIL
        MERCI DE VOTRE INTERVENTION ROBERT

        Je dois cependant m’objecté. Il n’est pas juste, il n’est pas équitable de s’en prendre aux pauvres gens, aux travailleurs, aux salariés pour le développement inexorable du mode de production capitaliste en panade.

        1) Ce développement des contradictions du mode de production est imparable - inévitable - inscrit dans les gênes du système

        2) Tous ces gens - ces salariés - ces prolétaires n’ont AUCUN pouvoir - aucune prise sur les événements - sur les politiques - et les politiciens - qui de toute manière n’ont eux aussi aucune prise sur la crise systémique du capitalisme.

        3) J’écris cet article pour que chacun comprenne qu’il est futile d’envier les milliardaires - et d’espérer les empêchés DE NOUS COUTER CHER - On n’y peut rien et ce serait inutile d tenter de les taxer, de leur arraché des capitaux qu’ils ne possèdent même pas (ce n’est que du vent)

        4) Que faire alors ? Se préparer fébrilement à résister chacun dans son atelier, son emploi, faire grève et préparer les barricades pour le jour ou nous réglerons définitivement nos comptes avec ce mode de production que nous devrons jeter bas.


      • marmor 25 septembre 2015 18:09

        @Robert Bibeau
        Le patrimoine immobilier de B Arnaud, ce n’est pas que du vent ......


      • mmbbb 27 septembre 2015 12:45

        @Robert GIL 

        D’accord peut etre  mais vous ne pourrez pas empecher les minettes d’aller dans les magasins Zarra ou autre Meme les filles de prolos en revent et le patron de Zarra fait travailler les petites mains dans le monde L’acheteuse n’a rien a cirer des conditions de travail Quant a Bil gates il a legue 90 % de sa fortune dans sa  fondation Rien ne nous empechait en France de construire des ordi Thomson qui fut finance par l’etat a rate le coche de la micro Dès qu il s’agit d’une direction sous tutelle de l’etat il y a toujours un train en retard avec la realite et la demande Et oui il en est ainsi comme Internet ou nos tetes grises ont mise sur le minitel Idem pour Google ou deux etudiants en 1995 ont cree un moteur de recherche ect etc  Quant a Mittal notre arrogance nous a perdu cette societe fut rachete par un Indien J’ai un peu d’epargne mais il est difficile en France d investir en action dans un une societe francaise Alsthom n’est plus francais et tout le monde pleure


      • eric 25 septembre 2015 09:51

        A la manière de

        « De moins en moins de Marxistes de moins en moins marxiste, et après ? »

        Alors que la pensée marxiste atteint le fond, avec des penseurs qui définissent comme classe sociale un ramassis de quelque centaine de personne en rivalité à mort pour quelques sous supplémentaires, on peut se demander ce que seront les formes à venir des idéologies pour classe moyenne fonctionnarisée, tentant de justifier leur prélèvement disproportionné sur la plus valu par rapport à leur utilité sociale ?

        Au Canada, le libéralisme a su assuré croissance, emploi, avec forte immigration et donc on peut se permettre de financer ces inutiles. Mais en France ? La croissance gigantesque des crédits pour la soi disant « formation des adultes » est parallèle à la croissance du chômage.

        Les "formés sont de plus en plus indignés. Tous le monde comprend que quand le budget de la famille de Léonarda est de 500 000 euros, ce n’est pas la dite famille qui touche le fric, mais bien les formateurs, animateurs sociaux etc...

        Quand l’État voit passer entre ces mains 57% du PIB avec les résultats que l’on connait, il est urgent pour ceux qui vivent de ses subsides de beaucoup parler de Madame Bettencourt qui en produit de l’ordre de 0, 013%...

        Mais cela ne fonctionne plus guère.

        C’est pourquoi après les alterarchèiomarxistes pour lesquels la vie s’est arrêtée sous Napoléon trois ( ils décrivent le monde exactement dans les mêmes termes !) viendront les intersectionalistes. Taper le mot intersectionnalité sur Google pour comprendre à quel point ces publics sont la dedans à fond la caisse en ce moment.....
        Des articles comme ci-dessus, c’est déjà lourdingue, mais le pire est devant nous... !


        • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 15:19
          @eric
          ÉRIC est le porte parole des rentiers paupérisés - cette couche sociale - qui ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

          Éric affirme « Au Canada, le libéralisme a su assuré croissance, emploi, avec forte immigration et donc on peut se permettre de financer ces inutiles. »

          Cela est totalement faux - et le Canada est entré en récession depuis 6 mois, une autre direz-vous - et le chômage est endémique et les services sociaux sont détruits par l’État des riches capitalistes dont certains sont répertoriés par le magazine FORBES.

          Il est exact que l’État brasse 57% du PIB ce qui permet de mieux comprendre que la soi-disant fortune d Madame Bettencourt n’est que du vent - et mon article ne vise pas à crier sus aux milliardaires - au contraire - je dis laisser tomber ces éperviers - de mauvaises gens on s’entend mais c’est leur État à leur solde qu’il faut détruire - non pas demander quelque aumône supplémentaire à cette galère mais la détruire - l’abattre cette galère mortifère.

          Suggérez à Éric de retourner apprendre la lecture au primaire - il parle d’un texte que je n’ai jamais publié...

          Robert Bibeau
          Directeur LES7DUQUEBEC.COM
           
           

        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 2015 21:00

          @Robert Bibeau
          Les 50% de la richesse produite sert en France, (ou servait), à la redistribution, sous forme de services publics, de Sécurité sociale, d’aides sociales, de retraites par répartition etc. Le modèle social français était issu du Conseil National de la Résistance.
          Les Français sont particulièrement attachés à la solidarité nationale.
          Importance des biens publics par Vershave.


          Tout cela est dans le collimateur de la Commission européenne et du MEDEF, qui attend la destruction du modèle social français depuis 1945 !

          Le problème, c’est que ceux qui attendent le Grand soir, n’ont aucun plan B, si le Grand soir n’arrive pas... Les Grecs qui ont fait plus de 20 000 manifestations, ils sont maintenant ruinés, et ne se tournent pas davantage vers le Parti Communiste grec, pourtant connu de tous.

          L’auteur a une drôle de conception de la Gauche. Au lieu de défendre les acquis, il conseille de n’en rien faire, d’attendre que tout s’effondre, que la Révolution lui donne enfin le poste d’apparatchik qui lui revient de droit...

          Au fond, il pratique la politique du pire, en croyant que du pire sortira le meilleur.
          Il faudrait pour cela que le marxisme, en plus d’une excellente analyse du capitalisme, ait convaincu les populations que le stalinisme ne reviendra pas. Ce qu’aucun Parti communiste, ou marxiste, ou trotskyste, après le rapport Khrouchtchev, n’est capable de garantir.... 

        • aimable 25 septembre 2015 10:00

          la vraie richesse est produite par le travail , l’ innovation et la création de nouvelles technologies , la richesse par spéculation c’est du vent produit par des escros , qui gonfle la baudruche et tout le monde connais l’effet quelle produit quand elle explose .
          beaucoup de ces riches sont des baudruches !
          beaucoup vivent avec du virtuel au crochets de la vraie richesse , ce sont des parasites et notre société en meure !


          • Spartacus Spartacus 25 septembre 2015 11:15

            @aimable
            La spéculation c’est simplement de l’anticipation....

            La spéculation vient du latin « spéculare » qui veut dire « prévoir ».

            Quand l’ouvrier va travailler le matin il « spécule » qu’il obtiendra un salaire à la fin du mois.
            Quand tu te marie tu « spécule » que c’est cette femme qui te rendra heureux.....

            En fait c’est l’inverse......
            La spéculation est un élément fondamental humain de création de richesse...

            La monnaie, les actions sont des vulgaires consommables comme des carottes ou des voitures...
             

          • oncle archibald 25 septembre 2015 11:28

            @Spartacus : ce que veut dire Aimable c’est que faire du fric avec du fric c’est « du vent », la « vraie richesse » est celle directement produite par le travail des hommes. Et j’en suis bien d’accord. 


            Et c’est de cette disparité monstrueuse entre les revenus du travail et les revenus du capital qui est la cause des dysfonctionnements de notre société du XXI eme siècle.

            Qu’il faille « du capital » pour que ceux qui n’en ont pas puissent travailler, c’est incontournable. Que ce capital et la prise de risque soient rémunérés, c’est normal. Que la spéculation boursière géré par ordinateur à la nanoseconde près soit une source de profits bien plus grands que ceux produits par le capital investi dans l’outil de travail et par le travail lui même c’est à mes yeux une abérration qui devrait être corrigée d’urgence.

          • JL JL 25 septembre 2015 11:31

            @aimable

             
            ’’faire du fric avec du fric c’est « du vent », la « vraie richesse » est celle directement produite par le travail des hommes. ’’

            En effet, faire du fric avec du fric c’est un jeu à somme nulle : les bulles sont le phénomène qui masque cette réalité.

          • aimable 25 septembre 2015 11:58

            @Spartacus

            quand on ne veut pas comprendre on essaye de noyer le poisson
             là c’est raté


          • Spartacus Spartacus 25 septembre 2015 12:48

            @aimable

            En fait « faire du fric avec du fric » au nom de quoi cet ostracisme de la manière de gagner de l’argent ?
            Vous avez un problème avec l’argent ?
            Mais c’est pas le votre ! 

            Personne ne vous interdit d’en faire pareil. Il n’y a pas de monopole ni de licence ni de barrière ou statut pour y avoir accès.

            Y’en a qui font du fic avec des outils, d’autres avec des logiciels, d’autres avec de l’écriture.....

            Il est largement bien plus scandaleux de faire du fric avec un statut ou d’un droit de monopole.

            Bien plus scandaleux de disposer de rente du fric de l’état par simple titre de noblesse d’état au simple mérite individuel d’avoir une fois dans sa vie réussit un concours d’entrée de statutaire......

            L’argent c’est un consommable comme un autre. 
            Le seul vrai problème c’est son monopole étatiste. 
            Pas son utilisation....

          • aimable 25 septembre 2015 13:11

            @Spartacus

            je vous laisse avec votre morale qui n’est pas la mienne
            je n’ai pas de problème avec l’argent, ce que j’ai me suffit
             je ne vis pas dans les paillettes et quand l’argent est le fruit du travail ce n’est pas un consommable comme un autre je désolé


          • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 15:42
            @oncle Archibald

            Merci our votre intervention Archibald

            Vous avez TOTALEMENT raison « faire du fric avec du fric = du vent spéculatif de la richesse inexistante »

            Par contre vous faites fausse route en affirmant qu’il faille du capital pour fabriquer du travail !?...

            De fait c’est le contraire - il faut du travail pour produire du capital qui sera revaloriser (enrichi de plus-value - de travail non payé à l’ouvrier) pour grossir le capital et lui permettre de vampiriser le prochain travail anticipé (spéculer dirait Spartacus).

            Voyez-vous le problème n’est pas que LA DISPARITÉ MONSTRUEUS DANS LA RÉPARTITION DE LA RICHESSE ENTRE MILLIARDAIRES ET TRAVAILLEURS. Non le problème du capitalisme n’est pas en cela. ÉRIC ne le comprend pas mais ce discours éculé date de Proudhon - des socialistes utopistes PRÉ-MARXISTES que la go-gauche contemporaine a repris - (reniant Marx) de la Deuxième Internationale bourgeoise.

            Le PROBLÈME du mode de production capitaliste c’est qu’il ne parvient plus à enrichir ses riches. Je croyais que vous l’aviez compris à la lecture de mon papier.

            Robert Bibeau
            Directeur LES7DUQUEBEC.COM



          • oncle archibald 25 septembre 2015 16:17

            @Robert Bibeau : j’ai plus de 70 ans et je viens du monde rural, mon grand père a été l’un des fondateurs de la deuxième coopérative viticole qui aité té construite en France.


            Pour faire du vin il faut des vignes et la terre est chère si l’on n’en a pas hérité. Il faut aussi des locaux agricoles, du matériel de culture et de vinification. Les « petits propriétaires » ne pouvaient pas acheter tout ce matériel et la mise en commun des locaux et du matériel a été une « révolution ». 

            C’est cela que j’entends par le capital d’une entreprise. Et personne n’investira un centime si ce n’est pour en tirer un bénéfice. Pourtant sans ce « capital » comment « finaliser » son travail ? A condition que la rémnération des uns et des autres soit « convenablement répartie » je ne vois personne vampiriser qui que ce soit dans le « système » qui comprend ceux qui « investissent » pour acheter de la terre, des caves, des pressoirs, des cuves etc … et ceux qui « travaillent » physiquement pour cultiver la vigne, ramasser les raisins, vinifier ; vendre etc etc. 

            L’idéal est bien entendu que ce soient les mêmes, mais si je vois vivre autour de moi des viticulteurs qui possèdent terres, matériel et caves (en général parce qu’ils en ont hérité, un jeune agriculteur n’arrivera jamais à « investir » autant), j’imagine mal que les ouvriers d’Airbus puissent financer eux même tout ce qu’il faut pour construire des avions. 

            Donc oui je crois qu’à de rares exceptions près il faut du capital pour fabriquer du travail, et je trouve normal que celui qui investit au profit d’un autre soit rémunéré pour cela. Je suis probablement très naif voire « primaire » à vos yeux mais cela ne me dérange en rien.

            Question : pourquoi les « travailleurs » d’une entreprise qui en ont la possibilité sont ils si frileux pour en faire leur propriété et exercer leur métier sous forme de SCOP ? Juste la peur du risque à prendre ? Atre chose que je n’aurai pas vu ?

          • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 17:22
            @oncle Archibald
            Voyez-vous ONCLE ARCHIBALD 

            Vous êtes le digne représentant du petit capitalisme terrien que le grand capital monopolistique absorbe peu à peu - ou qu’il met à son service - par mille et un truc comme de contrôler les marchés, casser les prix, fermer les voies d’exportation, engorger les marchés de produits importés lançant petits capitalistes rural contre d’autres petits capitalistes ruraux.

            A la fin de ce triste feuilleton je vous prédis que la caste des petits propriétaires terriens disparaitra avalée par les grandes corporations qui vous auront réduit à la faillite ou à devenir leurs métayers bien payés et encore ce n’est pas certain.

            OUI contrairement à ce que vous pensez ce sont bien les ouvriers - les salariés de AIR BUS qui fournissent le capital pour le fonctionnement de l’entreprise l’achat des machineries des matières premières de l’énergie des produits semis-finis qui font vivre l’entreprise.

            Ils fournissent même la valeur pour leur salaire en plus du reste ce qui comprend les profits de la firme et le remboursement de ses emprunts.

            Mais pour comprendre cela il faut conceptualiser le fonctionnement du mode de production capitaliste et comprendre comment la propriété privé des moyens de production permet la tonte de la plus-value même pour votre papa qui s’était organisé en coopérative - une modalité particulière de propriété capitaliste partageant les risques

            Robert Bibeau
            Directeur LES7DUQUEBEC.COM


          • oncle archibald 25 septembre 2015 18:04

            @Robert Bibeau : et bien NON je ne crois pas que AIR BUS existerait s’il n’y avait pas eu quelqu’un ou quelques uns qui fournissent le capital nécessaire pour l’achat des machines et des locaux dans lesquels travaillent les ouvriers. 


            Vous niez l’évidence de la responsabilité personnelle et de la prise de risque dans le monde de l’entreprise et de l’agriculture. Vous ne repondez en rien à la question que je pose au sujet des ouvriers qui travaillent en SCOP que vous devez mepriser tout autant que les « représentants du petit capitalisme » engobant sans doute aussi le menuisier du coin de ma rue et le boulanger du village.

            On a vu les résultats fabuleux qu’à permis la mise en collectivité des moyens de production, notamment dans les kolkhozes de l’ex URSS. 

            Finalement OUI il m’est impossible de discuter sereinement avec quelqu’un qui SAIT ce qui est bon pour tous et dont le rêve est de le leur IMPOSER, fut-ce au prix de la pauvreté pour tous comme tous les exemples de l’application du communisme l’on montré : ex URSS, Cuba, Corée du Nord pour ne citer qu’eux. 

            Le communisme est une religion comme une autre, il faut croire sans voir. Après tout pourquoi pas, mais pour l’appliquer il faut d’abord briser toute opposition ce qui nécessite la mise en place d’une puissante militarocratie, ce qui devrait vous aussi vous rendre méfiant. Etes vous capable de le reconnaitre ? 


          • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 2015 21:07

            @Robert Bibeau
            La baisse tendancielle du profit. C’est le problème du capitalisme.

            Le problème du marxisme, c’est que les solutions proposées pour remplacer le capitalisme ne garantissent jamais que le retour au stalinisme ne se fera pas. C’est la raison pour laquelle, vous prêchez de plus en plus dans le désert. Occupez vous donc davantage de ce que les gens pensent du communisme, et un peu moins du capitalisme, tout a été dit sur ce sujet.


          • julius 1ER 26 septembre 2015 09:22

            @Robert Bibeau


            je crois malheureusement que le pauvre archibald n’a pas encore compris que le Capital n’est que de l’accumulation de travail.... et pourtant il devrait avoir compris ce phénomène car il résume assez bien ce problème en parlant de la mise en commun de structures matérielles lorsqu’il parle des coopératives..... sauf que les coopératives dans un système capitaliste mondialisé ne sont pas en mesure de peser et justement devenir le nouveau mode de production dominant .....

          • oncle archibald 26 septembre 2015 09:43

            @julius 1ER ; ne vous tortillez pas sur votre chaise, dites franchement que vous souhaitez mettre un terme à toute propriété privée de quelque outil de travail que ce soit, même mis en commun entre ceux qui s’en servent sous forme de SCOP ou de Coopérative. 


            Vous ne pouvez pas l’accepter, c’est contraire à votre religion ! Et le corrolaire de votre axiome fondamental c’est la contrainte de ceux qui ne sont pas d’accord, la fin de toute initiative, et au bout la pauvreté pour tous. Comprendrez vous un jour que la plèbe que vous pretendez vouloir sauver malgré elle a réalisé que le communisme n’est pas viable ?

          • L'enfoiré L’enfoiré 28 septembre 2015 10:33

            @Spartacus bonjour,


             Tout à fait. Bonne définition.
             Deux articles pour le dire.
             L’argent, le nerf de la guerre ?
             Non, c’est aussi le sang de la vie.
             

          • L'enfoiré L’enfoiré 28 septembre 2015 13:29

            @Spartacus (2)

             Encore exact.
             Aujourd’hui, ce n’est plus le travail qui paye, mais les idées neuves.
             Si vous avez lu complètement mes deux billets, vous avez pu constater qu’extrapoler le concept des religions, qui fait que l’homme a besoin d’un dieu, explique l’asservissement au travail, aux dieux et en finale à certains hommes.
             « Le Traité d’athéologie » met à plat toutes ces idées.
             Le droit au monopole est en effet à radier car il enraye le processus de libre échange.
             L’Etat a un rôle régulateur, c’est évident puisqu’on vote pour ses représentants qui doivent garder leurs électeurs.
             Un rôle qui n’existe pas encore aux USA tel que nous l’avons dans notre vieille Europe qui n’a rien d’uni.
             Un coup d’œil sur les résultats des élections en Catalogne vous en donne une autre preuve..
             La solidarité, une solide hilarité, oui...
              

          • jeanpiètre jeanpiètre 28 septembre 2015 17:05

            @Fifi Brind_acier
            associer marxisme et staline, c’est un peu associer asselineau à pasqua

            enfin en tout petit....

          • howahkan howahkan Hotah 25 septembre 2015 10:11

            Salut...

            il n’y a aucune raison valable d’être surpris ni choqué,tout ceci et plus comme les meurtres de masse , est exactement un des nombreux effets que le système que l’on promeut ,que l’on veut...que l’on désire ,produit..le système n’étant que la résultante de toutes nos interrelations, il est nous meme....je suis le système..si je suis pour l’élimination des autres aussi appelé competition, si je suis pour la valeur argent donné à un métier , à une personne et tutti quanti

            De plus comme nous sommes basé sur l’élimination des autres aussi appelé pour faire mieux la competition ,elle qui va donc toujours donner le meilleur partout et tout le temps..nous avons donc nécessairement partout et tout le temps le meilleur possible...

            donc tout va bien......tout le temps.....

            mon grand père mort en 14 pour les financiers de la planète est ravi de l’apprendre..on va d’ailleurs faire une fête avec lui.....

            comme élimination continuelle il y a, le meilleur est toujours et tout le temps remis en question par d’autres meilleurs...une parti de monopoly est finie, une autre commence....comme cela on est sur d’avoir outre le meilleur tout le temps et partout , d’avoir aussi le bordel ,la violence et la guerre, comme la pauvreté et tout le reste tout le temps et partout.....

            il n’y a donc rien a redire sue le présent qui est le meilleur possible mais a se battre pour le futur qui n’existera jamais.......

            tout ceci est dément...mais là non plus tout va bien...car on a le meilleur du meilleur...

            les gens qui vont mourir de faim aujourd’hui grâce à ce système qui est nous , sont content, ils mourront content ....

            c’est de la folie furieuse .....L’univers n’a qu’a bien se tenir car ON arrive.....non mais !! on va voir qui est le génie !!!

            On y croit car « on » nous l’a dit....

            plus « con-citoyen » que l’humain , je crois que ça ne peut exister....et malgré tout ,ça fait le fier,ça se pavane, ..............

            le kéké triomphe....je suis kéké smiley


            • L'enfoiré L’enfoiré 28 septembre 2015 10:37

              @howahkan Hotah


              Exact.Comme toujours il y a les meneurs et les suiveurs.
              Sont-ils plus malins ? Pas toujours mais ils prennent les risques

              « aucune raison valable d’être surpris ni choqué » en effet.
              Ce n’est pas avec rien que l’on construit quelque chose de grand.
              Le monde s’est créé ainsi.
              Ceux qui s’y adaptent sauront s’en sortir.
              Certains appellent cela du darwinisme.
              Darwin comme je l’ai écrit quelque part, n’a seulement cherché à découvrir pourquoi les poules n’ont pas encore de dents.

            • JL JL 25 septembre 2015 10:27

              La monnaie dont la vocation historique était la mesure du pouvoir d’achat - Biens, Services - est devenue dans le capitalisme financier, l’étalon du pouvoir de captation de la Plus-value. 


              La fortune, quand elle atteint une masse critique, suppléé avantageusement les titres de noblesses de l’Ancien régime. Mais à la différence cruciale que, si sous l’ancien Régime, le roi de la nation avait le pouvoir de prélever sa part, cela n’est plus vrai dans nos démocraties occidentales, puisque comme souligné dans l’article, ces fortunes ne sont pas attachées à un Etat particulier : elles sont fantomatiques, insaisissables, au sens premier du terme.

              Et c’est là le paradoxe : nous avons créé un système qui protège les prédateurs, car c’est désormais ainsi qu’il convient de les appeler.

              • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 15:53
                @JL
                Nous n’avons pas créé un système monsieur JL.

                Nous sommes nés sous un système économico-politique qui fonctionne de cette façon et la question n’est pas de savoir si cela est juste et raisonnable - acceptable - mais de comprendre que ce système ne fonctionne plus adéquatement - en ce sens qu’il ne permet plus d’assurer la reproduction d l’espèce humaine - au contraire ce mode de production et ses rapports de production mettent directement en péril la survie de l’espèce humaine

                Alors quoi ? On pleurniche à l’effet que les riches sont trop riches (riches de vent cumulés - fictive utopie) ???

                NON

                On constate l’échec - la fin d la messe noir du capital et on prépare son renversement Il n’y a rien à sauvegarder de ce système qui a fait son temps et ne fonctionne plus.

                Il nous faut construire un nouveau mode de production sans capital mais avec des moyens de production mise en oeuvre par le travail non salarié seul créateur de richesse - de biens qui ne soit pas capitalisé - capitalistique

                Robert Bibeau
                Directeur LES7DUQUEBEC.COM


              • JL JL 25 septembre 2015 18:11

                @ Monsieur Robert Bibeau,


                Alain Minc disait un jour que le capitalisme est le meilleur système parce qu’il est un système naturel ; il croit aux vertus de nos vices (cf. La fable des abeilles).

                Personnellement je pense qu’il n’y a pas de système pérenne, et avec vous je constate les dérives et perversions du système actuel.

                Mais je ne vois pas comment construire de toutes pièces un autre système qui soit lui aussi naturel (quelle antinomie), et qui pendant ses années de jeunesse pourrait apporter la paix et le bonheur à l’humanité. Quant à construire un système qui ne soit pas naturel, je n’y crois pas, même dans mes rêves.

                Les seules choses que le capitalisme, ce vice des sociétés marchandes, ait su faire pour perdurer a été les conquêtes, les colonisations et les guerres de destruction.

                Système moribond ou pas, les affaires continuent. Et aujourd’hui en Europe, nous devons régler les dommages collatéraux - je parle des migrants - liés aux guerres économiques.

              • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 25 septembre 2015 21:13

                @Robert Bibeau
                Sauf que depuis 150 ans, vous n’avez pas un seul échantillon à montrer de votre projet merveilleux. C’est ballot... Ce ne sont pourtant pas les pauvres qui ont manqué..., pourquoi ça ne fonctionne jamais vot’ truc ?


              • julius 1ER 26 septembre 2015 09:31

                @JL
                déjà il ne faudrait pas lire les écrits de Minc comme étant parole d’évangile !!!! MINC est partie prenante du système dont il perçoit de nombreuses rentes de situation....

                 le Capitalisme est une construction économique qui n’ a rien de naturel ..... il est le produit de concepts qui sont issus de la pensée humaine !!!!

              • JL JL 26 septembre 2015 13:24

                @julius 1ER
                 

                 votre réponse démontre que vous ne vous êtes pas donné la peine de comprendre ce que je disais.

                Est-ce parce que vous n’êtes pas capable de faire mieux ?

              • jeanpiètre jeanpiètre 28 septembre 2015 21:36

                @Fifi Brind_acier
                vu le niveau de corruption qui règne en haut, il est facile de comprendre qu’un mouvement populaire sera attaqué par ceux ci à la tête , les meneurs .

                vous même militez pour un parti fondé par un gars qui a croqué et déçu ne croque plus, (enfin c’est ce qu’il prétend)
                pourquoi les syndicats patronaux achètent ils toujours la tête des syndicats de travailleurs ?
                pourquoi on retrouve toujours des gens proches des lobbys pharmaco-chimiques à la tête des instances de santé ?
                la question est combien de zéros , et si ça ne passe pas , ce sera des cadeaux en nature

              • eric 25 septembre 2015 10:30

                Pour que l’auteur comprenne les réalités françaises : 32 milliards d’euro de budget de formation des adultes en France, 300 000 emplois non pourvus notamment du fait de formations inadaptées....de l’ordre de 15 à 20% de chômeurs si on compte sur les seules « populations à risque » et qu’on ajoute les emplois subventionnés sans débouchés.

                Tu pique le fric de Bettencourt, tu finance un an de formateur pour adulte...et après ?

                Au Canada, il n’y a pas tous ce chômage et tous ces impôts.

                Non le problème, ce ne sont pas les riches,


                • Robert Bibeau Robert Bibeau 25 septembre 2015 15:58
                  @eric
                  1) Cesse de deviser sur le Canada Éric tu manques d’information

                  2) LE PROBLÈME CE NE SONT PAS LES RICHES je suis tout à fait d’accord avec toi. Et si tu avais lu mon papier avant de te lancer dans tes commentaires tu aurais compris que je dis LE PROBLÈME C’EST LE MODE DE PRODUCTION CAPITALISTE dont les riches ne sont qu’un rouage de plus en plus inutile - futile - fragile. Ils se dilapident en activités fébriles qui ne leur évitera pas la faillite en même temps que celle de tout ce système économique qui a fait son temps et n’est plus efficient.
                  J’espère que tu commences à comprendre

                  Robert Bibeau
                  LES7DUQUEBEC.COM


                • colere48 colere48 25 septembre 2015 10:48

                  alors, toute cette richesse de pacotille s’évanouira et il n’y aura plus grand-chose à taxer, que les revenus des salariés spolier comme à l’accoutumée.

                  Merci de rappeler que de tout temps, en tout lieu, c’est toujours « in fine » , le « peuple » qui paye la facture !!

                  « Peuple ». selon définition de M. Onfray : « Le peuple, c’est ceux sur qui s’exerce le pouvoir ».

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