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Accueil du site > Actualités > Economie > Pourquoi il faut sauver le modèle français

Pourquoi il faut sauver le modèle français

...donc empêcher l’UMP de le bousiller

Quand les faits démontrent toute l’inanité de la doctrine économique sarkozyste.

Sautant comme des cabris, les sarkozystes se répandent sans cesse clamant sur l’air des lampions qu’il faut "réformer" la France. Pour justifier leurs contre-réformes - puisqu’il s’agit bien de ça en réalité -, ils vouent aux gémonies le modèle français. Trop de fonctionnaires, trop d’assistanat, pas assez d’heures de travail... Ils ont tout faux ! Ainsi, lorsque le mensuel américain International Living, destiné aux expatriés, publie son classement des pays où la vie est la plus agréable, lequel arrive en première position depuis trois ans ? Bingo, la France ! Le magazine se base sur un indice qui "rassemble des éléments sur le coût de la vie, sur les loisirs, la culture, l’économie, l’environnement, etc. Une optique plus pertinente que le seul niveau de fiscalité", comme le résume Alternatives économiques . Conclusion d’International Living : "Passez ne serait-ce que quelques mois ici et vous n’aurez plus jamais la même façon d’apprécier la qualité de la vie".
 

Passons à présent à un article publié le 20 août dernier par The business insider, découvert via le blog de Gaël et titré Français : le peuple le plus productif du monde. Il reprend une étude réalisée par UBS : "En ramenant le PIB par habitant à l’heure travaillée, la France surclasse largement ses rivaux. Exemple : tandis qu’un Français génère 25,10 $ de PIB en travaillant une heure, un Américain n’en rapporte que 24,60", traduit Les mots ont un sens. Conclusion des auteurs de l’article : "Voici une leçon que le reste du monde devra méditer. La solution n’est pas de travailler plus. Mais de travailler mieux... et moins. Comme les Français savent le faire". Une pierre dans le jardin de Sarkozy et son célèbre "travailler plus pour gagner plus".

logoEnfin si, comme le répètent sans cesse les membres de la majorité, la France s’en sort plutôt mieux que les autres pays frappés par la crise, ce n’est absolument pas grâce à leur soi-disant "plan de relance massif". La vraie explication est livrée par Alternatives économiques : "Ce modèle français si décrié aurait-il donc finalement quelques vertus insoupçonnées ? Certaines caractéristiques structurelles contribuent à expliquer la relative résilience de l’économie hexagonale. C’est le cas notamment du poids important des mécanismes de redistribution. Ils participent en effet à la stabilisation des emplois et des revenus en ces temps difficiles. Heureusement que Nicolas Sarkozy n’avait pas encore eu le temps de mettre véritablement en oeuvre son programme libéral quand la crise est survenue ! Mais cette résistance tient aussi pour une bonne part à la structure des finances des ménages. Ils épargnent beaucoup et sont plutôt moins endettés qu’ailleurs. Limitant ainsi les effets négatifs pour l’activité économique du puissant mouvement de désendettement à l’oeuvre dans les pays qui avaient suivi à l’excès la voie de l’argent facile tracée par le modèle anglo-saxon. Enfin, cette résistance relative résulte aussi du poids limité de l’activité industrielle et du caractère faiblement exportateur de l’économie française. Il n’y a pas vraiment toutefois gdde quoi s’en vanter..." Des explications plus détaillées sont fournies par la plume du rédacteur en chef de la revue, Guillaume Duval : "L’ensemble des dépenses publiques devrait représenter 55,6% du PIB français cette année, selon les chiffres de la Commission européenne. Soit le niveau le plus élevé de l’Union à vingt-sept (la moyenne européenne est de 50,1) hormis la Suède, où ces dépenses représentent 56,6% du PIB. L’essentiel de ces dépenses n’est cependant pas consommé par des administrations publiques, mais redistribué aux citoyens par le biais notamment de prestations sociales, qui représentent en France 34,6% du PIB (dont 18,9% sous forme de paiements directs d’allocations diverses). Ces mécanismes concourent puissamment à la stabilisation des revenus des ménages en temps de crise." Voilà donc qu’alors que tous nos politiques de droite, du centre et de la fausse gauche crient haro sur la dépense publique - et souhaitent la baisse des prestations sociales (ouh le vilain assistanat !) -, il apparaît que c’est justement elle qui nous préserve. D’où l’immense hypocrisie du président : "malgré l’image de volontarisme que Nicolas Sarkozy souhaite volontiers donner de son action, la France a pour l’instant été un des grands pays développés qui a le moins mobilisé l’intervention publique pour combattre la crise au-delà de l’effet mécanique des stabilisateurs automatiques préexistants." Abordons à présent la question des fonctionnaires, qui seraient affreusement trop nombreux et dont le chef de l’Etat a entrepris de ne pas remplacer un retraité sur deux : "L’emploi public joue également un rôle de stabilisation important car il ne suit pas les cycles économiques. Avec 13,2% du PIB consacré en 2009 à la rémunération des salariés du secteur public, la France se situe, sur ce terrain, au-dessus d’une moyenne européenne qui est de 11%." La diminution du nombre de fonctionnaires imposée par l’Elysée est donc un facteur aggravant de la crise. Tordons ensuite le cou à l’idée que le plan de relance de la France serait massif : "Par ailleurs, nous avons souligné précédemment le recul – important, mais plus faible qu’ailleurs – de l’investissement en France. Mais ce n’est pas grâce au dynamisme de l’investissement public que les dégâts ont été limités jusqu’ici. Alors que son poids s’est accru de 1,8 point entre 2007 et 2009 dans le PIB des Etats-Unis, de 0,9 point au Royaume-Uni et de 0,5 point en moyenne dans l’Union, il ne devrait progresser que de 0,2 point en France, selon la Commission. (...) Si on cumule les effets des stabilisateurs automatiques et des mesures discrétionnaires prises par les gouvernements des différents pays depuis deux ans, la France est, avec l’équivalent de 3,9 points de PIB injectés dans le circuit économique, un des grands pays où les pouvoirs publics ont le moins soutenu l’activité entre 2007 et 2009. Un peu plus toutefois qu’en Allemagne (3,7 points de PIB) ou qu’en Italie (3 points seulement), mais beaucoup moins qu’aux Etats-Unis (9,4 points) et qu’au Royaume-Uni (8,8 points). Nettement moins également que dans les pays scandinaves, plus proches de la France en termes de niveau des dépenses publiques : en Suède, les pouvoirs publics ont injecté 6,4 points de PIB dans l’économie et quasiment autant au Danemark et en Finlande. Bref, si l’activité recule en France un petit peu moins qu’ailleurs, ce n’est pas vraiment grâce à l’action décidée des pouvoirs publics depuis deux ans, mais plutôt malgré l’ampleur très limitée de celle-ci..."

Droit dans le mur en klaxonnant

Ajoutons enfin, en guise de coup de grâce, les questions liées de l’endettement des ménages et de la bulle immobilière : "Partout dans le monde, aux Etats-Unis bien sûr, mais aussi au Royaume-Uni, en Irlande et en Espagne, c’est l’éclatement de la bulle immobilière qui a déclenché la crise actuelle. Et qui explique aussi largement sa gravité. Contrairement au Japon ou à l’Allemagne, où les prix ont baissé depuis dix ans, la France n’a pas été épargnée, loin de là, par la spéculation immobilière : selon les chiffres de l’OCDE, les prix réels de l’immobilier (une fois l’inflation déduite) ont doublé en France entre 1995 et 2007. L’envolée était certes moins forte qu’en Irlande ou au Royaume-Uni, mais les niveaux espagnols ont presque été atteints et l’immobilier a nettement plus augmenté en France qu’aux Etats-Unis. Cette évolution a posé de graves problèmes à la société hexagonale : impossibilité d’accéder à la propriété pour des couches sociales de plus en plus larges, pouvoir d’achat amputé par les hausses de loyers et des remboursements de crédits, disparition du logement social de fait qui palliait le manque de logements sociaux officiels... Elle n’a toutefois pas débouché sur un surendettement massif des ménages comme cela a été le cas dans les pays les plus touchés par la crise. En 2007, l’endettement des ménages français représentait 99% de leur revenu disponible, selon les chiffres de l’OCDE. C’est certes significativement plus que les 66% de 1996, mais on reste loin des 186% du Royaume-Uni ou des 142% des Etats-Unis. Et malgré l’absence totale de bulle immobilière dans ces pays, les Allemands et les Japonais sont eux aussi plus endettés que les Français..." Or quel était le programme défendu par Sarkozy : une France de propriétaires. Comment acquérir son logement sans s’endetter ? Du reste, pour l’incompétent de l’Elysée, l’endettement est une bonne chose, comme nous le relevions dans un billet de mai 2007 : "L’Etat est trop endetté et les ménages pas assez. D’ailleurs, il faut tordre le coup à cette idée : s’endetter, pour un ménage, ce n’est pas mal, c’est une confiance dans l’avenir", a-t-il déclaré. Voilà ainsi comment, s’il avait réussi à "réformer" aussi loin qu’il le souhaitait, les ménages français se seraient endettés devantage, pour acheter un logement qu’ils n’auraient ensuite plus pu assumer, et les conséquences de la crise seraient encore infiniment plus graves qu’elles ne le sont déjà, avec la diminution de la dépense publique et du nombre de fonctionnaires. Et que dit aujourd’hui l’indécrottable ? Qu’il faut continuer les réformes ! Ou comment, avec Sarkozy, aller tout droit dans le mur en klaxonnant bien fort.

 

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154 réactions à cet article    


  • JL JL 28 août 2009 11:31

    « Et que dit aujourd’hui l’indécrottable ? Qu’il faut continuer les réformes ! Ou comment, avec Sarkozy, aller tout droit dans le mur en klaxonnant bien fort. »

    Quelqu’un a dit : « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis ». En revenant sur ses dogmes, notamment le bouclier fiscal, le « travailler plus pour gagner plus » et la réduction du nombre de fonctionnaires, ce gouvernement prouverait qu’il n’est pas imbécile.

    Je lis : « Enfin, cette résistance relative résulte aussi du poids limité de l’activité industrielle et du caractère faiblement exportateur de l’économie française ».

     J’invite tous les lecteurs à chercher de fruits et légumes d’origine France dans les supermarchés. C’est un exercicie assez frustrant.

     


    • furio furio 28 août 2009 18:48

      « indécrottable » bon qualificatif pour désigner Talonetto. Ce type, BARNAC s’il en est n’a qu’une préocupation « massacrer la France » et tout ce qui faisait son originalité pour faire triompher l’individualisme le plus sordide, l’utra libéralisme madoffien. Songez que ce BARNAC a lors de la campagne présidentielle déclaré « j’aime la France » !!! il ne se considère donc pas comme français !
      ps : Barnac bon à rien nul à chier
      A+ 


    • babz 29 août 2009 09:35

      hé bien arretez d’aller dans les supermarchés......


    • wesson wesson 28 août 2009 11:33

      Bonjour l’auteur, merci pour votre article qui rapporte des faits indiscutables.

      C’est parfaitement exact que M. Sarkozy voulait avant la crise créer une copie conforme du modèle d’emprunt américain, à savoir garantir les prêts immobiliers par la maison achetée, et donner la possibilité d’utiliser sa maison comme un distributeur de billet automatique (en permettant de remonter des prêts sur le différentiel de la valeur estimative de la maison, un truc formidable qui ne peut se terminer que par une faillite personnelle)

      De toute manière, la doxa officielle est toute trouvée : Si on est en crise, c’est parce que les « réformes » n’ont pas été assez loin ou assez vite. ça marche pas donc on va reessayer la même chose jusqu’a ce que ça marche.

      On l’oublie trop souvent, le libéralisme non régulé a presque 2 siècles d’existence. Il nous aura donné 2 crises majeures qui ont débouchés sur 2 guerres mondiales. Et, des fois qu’on ai pas compris, on en est à la 3ème crise majeure. Ne serait-il pas temps d’arrêter les frais avec ces conneries là dont on sait parfaitement la nocivité !


      • cathy30 cathy30 28 août 2009 12:09

        Wesson
        d’ailleurs en 1939, beaucoup de français ne se sont pas du tout sentis concernés par la crise économique comme l’était le reste de l’europe. L’histoire se repéte, mais cette fois ci, le mur va être très dur.


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 28 août 2009 17:49

        On l’oublie trop souvent, le socialisme, mort en 1989 avec la Chute du Mur, nous aura donné 2 crises majeures qui ont débouchés sur 2 guerres mondiales Rappel : Nazi = national socialiste. Idem pour fascio en Italie. La seconde guerre mondiale est née de la confrontation regimes autoritaires / democraties


      • wesson wesson 28 août 2009 22:38

        @eulesis

        Bonsoir eulesis

        « La seconde guerre mondiale est née de la confrontation regimes autoritaires / democraties »

        mort de rire.

        J’aime bien rappeler ça aussi aux libéraux qui en chient encore des clous. Vous pouvez remercier Staline pour votre très grande liberté car le véritable vainqueur sur l’Allemagne, c’est lui. Sans l’armée rouge qui a détruit à peu près 90% de l’armé Allemande, il aurait été impossible aux USA de vaincre.

        Même, les Américains initialement plutôt favorables à Hitler n’ont décidé de s’engager dans la bataille que lorsqu’il ont compris que si ils ne le fesaient pas, toute l’Europe serait devenue soviétique. Avant cela, c’était beaucoup plus rentable économiquement de vendre des armes à tous les belligérants ...

        D’ailleurs, l’excellente série de Morice sur cette époque bien trouble a permis de remettre un peu les choses au clair chez les pousse-au-jouir du libéralisme shootés à la modernité des siècles passés.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 août 2009 23:00

        @ Wesson, on seulement indiscutables, mais PERTINENTS. « ... L’essentiel de ces dépenses n’est cependant pas consommé par des administrations publiques, mais redistribué aux citoyens par le biais notamment de prestations sociales, qui représentent en France 34,6% du PIB » 


        C’est cette fonction de « péréquation », mieux assumé en France, venant équilibrer la concentration de la richesse indissociable d’un régime entrepreneurial - au demeurant plus efficace - qui est sans doute la clef de la « moins mauvaise » performance de l’économie française. Une BONNE performance exigerait un travail-revenu garanti pour tous. Peut-être que cette crise nous en convaincra.


        Pierre JC Allard


      • Julius Julius 28 août 2009 11:45

        Oui, le peuple en France est sans doute le plus productif du monde. Eh bien, ceux qui travaillent. La productivité est liée au chômage. Les travailleurs les moins productifs ne sont pas employés. Les travailleurs les plus productifs sont employés. Ainsi, la productivité moyenne des travailleurs employés est élevé. Si on effacer le chômage, la productivité moyenne va sûrement descendre.

        L’effet connexe : Les personnes qui ont un travail devrait soutenir les chômeurs (par leur haute productivité). La partie de cette productivité est effectivement confisqués pour payer ceux qui ne peuvent pas être aussi productives.

        Le paramètre connexe est le niveau d’imposition : Il doit être élevé (pour soutenir les personnes qui ne travaillent pas). Mais parce qu’elle est forte, seuls les gens très productifs pouvez trouver un travail (et être rentables). Ce qui en fait le taux de chômage plus élevé. Etc etc etc


        • Le péripate Le péripate 28 août 2009 11:50

          On ne saurait mieux dire : la productivité du travailleur français est l’exact reflet des pas assez productifs qui sont écartés pour cause de salaire minimum trop élévé, de charges sociales abusives, bref le reflet du coût du travail.


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 13:20

          @ Julius qui écrit : "Les travailleurs les moins productifs ne sont pas employés. Les travailleurs les plus productifs sont employés". Je récuse cette interprétation à l’emporte-pièce, qui signifierait que les chômeurs sont incompétents, bref qu’ils méritent leur sort. Allez raconter ça à l’ouvrier qui bosse depuis 15 ans dans une usine délocalisée et qui ne retrouvera plus jamais de travail.


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 13:23

          @ Péripate : vous illustrez à merveille l’aveuglement libéral. Quoi qu’il arrive, vous vous accrochez à vos minables exhortations favorables au patronat. Vous serez tondu à la libération. smiley


        • Julius Julius 28 août 2009 13:34

          > Je récuse cette interprétation à l’emporte-pièce, qui signifierait que les chômeurs sont incompétents, bref qu’ils méritent leur sort.

          Je n’ai jamais dit ça ! En fait, je l’ai dit à peu près exactement le contraire. Il s’agit d’un problème de « modèle économique » que les gens moins productifs ne trouvent pas d’emploi.


        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 13:40

          Visiblement, je ne comprends pas ce que vous dites, cher Julius. D’où sortez-vous que les moins productifs ne trouvent pas de travail ? Trouver un travail s’apparente de plus en plus à une loterie où la productivité n’a rien à voir.


        • sisyphe sisyphe 28 août 2009 14:32

          Par Julius (xxx.xxx.xxx.148) 28 août 11:45

          "Oui, le peuple en France est sans doute le plus productif du monde. Eh bien, ceux qui travaillent. La productivité est liée au chômage. Les travailleurs les moins productifs ne sont pas employés. Les travailleurs les plus productifs sont employés. Ainsi, la productivité moyenne des travailleurs employés est élevé. Si on effacer le chômage, la productivité moyenne va sûrement descendre."

          Ben voyons !

          C’est bien connu : les chômeurs et les jeunes ; que des feignasses qui nous feraient baisser la moyenne !

          Et, en plus, qui coûtent cher quand ils sont au chômage !

          Que propose notre bon Julius, pour résoudre définitivement ce problème ; les supprimer ? 

          Voila une bonne solution libérale, n’est-ce pas, mon bon Julius ?


        • Julius Julius 28 août 2009 14:50

          > C’est bien connu : les chômeurs et les jeunes ; que des feignasses qui nous feraient baisser la moyenne !

          Je n’ai jamais dit ça ! C’est votre interprétation, pas la mienne.

          > Que propose ... pour résoudre définitivement ce problème ... ?

          Modifier le système afin que même les gens moins productifs peuvent trouver l’emploi. Même un neocommunist comme vous pouvaient comprendre cela.


        • sisyphe sisyphe 28 août 2009 15:14

          Par Julius (xxx.xxx.xxx.148) 28 août 14:50


          "> Que propose Julius pour résoudre définitivement ce problème ... ?

          Modifier le système afin que même les gens moins productifs peuvent trouver l’emploi. Même un neocommunist comme vous pouvaient comprendre cela.« 

          Certes mieux que les libéraux comme vous !!!
          Allez donc l’expliquer à vos amis les patrons des grands groupes privés ; je suis sûr d’une franche rigolade !!

          De plus, mon brave, un magnifique point Pavlov, pour me considérer comme un »néocommuniste" ; comme tout bon néolibéral vous voyez des communistes partout !

          Décidément, vous auriez dû vous empêcher d’intervenir sur ce sujet ; ça vous aurait évité d’empiler conneries sur conneries...


        • Julius Julius 28 août 2009 15:47

          > pour me considérer comme un »néocommuniste" ; comme tout bon néolibéral vous voyez des communistes partout !

          Je ne vois pas les communistes partout. Et je ne vous traite pas communiste, mais néo-communits. Vos contributions sont révélateurs. Aussi votre agressivité en utilisant des insultes quand vous ne pouvez pas trouver des arguments.


        • sisyphe sisyphe 28 août 2009 16:08

          Allez, Julius ; c’est un mauvais jour, mon vieux ; autant au niveau des arguments sur le sujet de l’article (totalement foireux, comme démontré par de nombreux participants), que pour le reste ; l’appellation « néocommuniste » signe définitivement votre esprit binaire et formaté.

          Evitez de continuer ; vous vous enfoncez, mon vieux...


        • Julius Julius 28 août 2009 12:03

          Oui, la forte implication de l’Etat dans l’économie fonctionne comme stabilisant (feedback négative). Elle contribue à annuler les perturbations grand. Mais elle travaille aussi bien dans un sens négatif que positif. Notre crise est moins profond (et dure plus longtemps), mais nous n’avons pas de Google, Microsoft, etc.


          • arturh 28 août 2009 14:23

            La forte implication de l’Etat permet surtout de s’assurer que ce sont bien toujours les mêmes qui profitent de la reprise et sont protégés des effets de la crise.

            En d’autres termes, l’Etat est là pour s’assurer que ce sont toujours les mêmes qui payent les frais des cycles économiques inéluctables.

            D’où le célèbre dicton : « Il vallait mieux reconstruire le Communisme dans un pays capitaliste, car le climat économique y est plus sain ».


          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 14:37

            @ Arthurh : invraisemblable d’être à ce point caricatural !
            "La forte implication de l’Etat permet surtout de s’assurer que ce sont bien toujours les mêmes qui profitent de la reprise et sont protégés des effets de la crise", écrivez-vous. Vous rendez-vous compte que ceux que vous décrivez sont tout simplement les classes privilégiées, que l’Etat ne devrait pas protéger mais que c’est ce qu’il fait par exemple avec le bouclier fiscal ? Qui d’autre gagne à tous les coups et demeure riche de génération en génération ? Les fonctionnaires peut-être ? Foutaise !


          • arturh 28 août 2009 15:23

            Foutaise ?

            Passons sur la caricature : quand on est riche, on l’est de génration en génération, automatiquement. Passons sur la caricature de l’argent qu’on gagne en dormant.

            Et regardons les choses en face : qui va payer la crise ?

            On sait une chose : on connaît parfaitement la catégorie sociale qui en sera, statutairement, protégée.


          • Pendragon 28 août 2009 12:18

            Heureusement qu’on a Bonnet pour nous dire ce qu’est le modèle français. Article bavard pour rien comme d’hab’.


            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 13:25

              @ Pendragon : essayez avec des arguments pour voir ! Après vous allez encore vous plaindre qu’on vous traite de troll pollueur...


            • manusan 28 août 2009 13:04

              et dire que pendant 10 ans on nous traitaient de gros faignants qui trainaient derrière la charrette ....


              • sisyphe sisyphe 28 août 2009 13:09

                Merci pour cet article, qui remet les pendules à l’heure, et tord le cou aux antiennes des libéraux et atres chantres droitistes de l’assistanat, gnagnagna, du trop de fonctionnaires, gnagnagna, dujtrop de dépenses sociales, gnagnagna gnagnagna...

                La seule vraie réforme à entrepreendre est, maintenant, la construction de logements sociaux en nombre suffisant pour empêcher la spéculation immobilière.

                Plus d’état  ; oui, plus que jamais : seule façon d’échapper à la rapacité des vautours du privé.

                Une vraie gauche se doit de revendiquer cette orientation, et de porter à la connaissance des citoyens, ces différents aspects et chiffres indiscutables : c’est sur cette voie que l’incompétent de l’Elysée et sa clique de dépeceurs doivent être battus, pour empêcher la continuation de l’entreprise de démolition du pays à l’oeuvre.


                • nortydal 28 août 2009 14:29

                  « Plus d’état  ; oui, plus que jamais : seule façon d’échapper à la rapacité des vautours du privé. »

                  Quel plaidoyé pour l’etat européen ! à croire que certain n’en n’ont jamais assez... fatiguant.


                • sisyphe sisyphe 28 août 2009 14:33

                  mais keskidi ??


                • 1984 28 août 2009 15:01

                  Ce n’est pas plus d’état qu’il nous faut Sisyphe mais des citoyens concernés, informés et prés à en découdre !
                  L’état comme tu peux le constater est depuis toujours au service de l’oligarchie.


                • sisyphe sisyphe 28 août 2009 15:25

                  Ca dépend du fonctionnement de l’état !

                  Les libéraux le dévoient au profit, effectivement, des ploutocrates !

                  Mais rien ne fait plus peur à un libéral qu’une démocratie forte, avec des lois qui encadrent et limitent les possibilités de dépecer les citoyens.

                  Il faut aux états une véritable démocratie, où le pouvoir appartient réellement aux citoyens ; contre-pouvoirs, référendums d’initiative citoyenne, associations et syndicats puissants, possibilités de plaintes et d’actions en nom collectif, pouvoir démultiplié (instances régionales, locales, avec pouvoir effectif, etc...)

                  Et, surtout, une fois de plus, des lois  ; tant au niveaux nationaux qu’international, pour organiser la juste redistribution des richesses, et la maîtrise de leurs ressources par les citoyens du monde.

                  Ca passe, forcément, par des états démocratiques forts et représentatifs, et des instances internationales de même ordre, qui peuvent organiser un contrôle sur l’économie réelle, la monnaie, etc...


                • sisyphe sisyphe 28 août 2009 15:37

                  Je veux donc parler d’un état réellement démocratique au service de ses citoyens, et avec un système social et des services sociaux pérennes : au mieux inscrits dans la constitution ! (cf l’initiative de référendum d’initiative citoyenne de Michel Vauzelle, entre autres...)


                • Le péripate Le péripate 28 août 2009 15:41

                  Mais oui. Et Sisyphe qui croit encore que le collectivisme ne mène que par hasard au génocide.


                • Le péripate Le péripate 28 août 2009 15:43

                  La démocratie pour Sisyphe, c’est la démocratie autoritaire : Russie, Vénézuéla. Sauf qu’il n’y a ni pétrole ni gaz pour acheter les clients, je veux dire les électeurs.


                • sisyphe sisyphe 28 août 2009 16:14

                  Mais arrête de te ridiculiser, mon pauvre Peripate ; après la Corée du Nord, la Russie, puis le Venezuela ; tu ne sais plus quelle manne invoquer, pour pallier ton manque total d’arguments sur le sujet ?

                  Tu as déjà enfoncé le mur des points Pavlov ; collectivisme, gnagnagna ; tu vires au libéral gâteux, mon pauvre.

                  Je comprends bien que, pour toi, néolibéral pinochetiste, les temps sont difficiles, et que les faits avérés et chiffrés dans cet article, te restent en travers de la gorge ; mais dispense toi d’intervenir, plutôt que d’accumuler cliché sur cliché, totalement hors sujet ; en plus de la colère, épargne toi au moins la honte...


                • Le péripate Le péripate 28 août 2009 21:13

                  Putain, j’en chialerais... de rire.... les faits chiffrés... bon, alors puisque c’est chiffré ô combien les français sont tellement plus intelligents que le reste du monde, rien que de regarder les mains dans les poches, le travail se fait... Disneyland.. Bouffon, va !


                • Jean-paul 29 août 2009 01:10

                  @le peripate
                  N’oublie pas que sysiphe est un admirateur De Fidel Castro .


                • manusan 28 août 2009 13:17

                  je viens de lire attentivement le classement et je tombe sur US infrastructure 100 point.

                  désolé, mais cette étude est nulle. Réseau de transport uniquement routier et aérien, quasi inexistant pour le rail, même dans les grandes mégalopoles de l’est. Réseau électrique en retard voir quasi à l’abandon dans certain état (rapellez vous la panne Canadienne due aux problème de câbles très haute tension. Quand on compare au Japon (50) et à la Corée (56) qui sont depuis longtemps à la fibre optique chez l’habitant dans les grandes villes, là ca devient vraiment pas crédible.

                  Il y a encore 7 ans, je me souviens qu’en Californie (chez google et intel donc), on payait avec sa carte de crédit grâce à un « sabot » (le truc qui te raye ta bande magnétique et ta carte au passage).


                  • Le péripate Le péripate 28 août 2009 13:26

                    Bon, ce n’est pas mal. Mais il est possible de faire beaucoup mieux. Un petit tour sur le site officiel de la Corée du Nord convaincra aisément que là bas, la crise n’existe pas. Ils n’ont rien vu, tout continue comme avant, même mieux, je cite :

                    L’usine de tricots de Songyo relevant de la Direction de l’industrie de tricots a accompli son plan mensuel, achevant avant terme le plan de production de tricots pour le premier semestre grâce à la bataille de 150 jours.

                    Les fabriques de tricots de Kanggye, Aeguk et l’usine de chaussure de Pyongyang ont dépassé leur plan respectivement de 28%, de 19 % et 6% grâce à leur esprit de confiance en elles et à des innovations collectives.


                    Encore un effort pour rejoindre les glorieux camarades au pays du paradis socialiste.


                    • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 13:29

                      @ Péripate : répondez sur le fond bordel, espèce de troll pollueur à la con qui sévit systématiquement sur tous les articles qui remettent en question son minable leader et commence à me les brouter sévèrement  !

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