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Accueil du site > Actualités > Economie > Règle d’or, finances de plomb

Règle d’or, finances de plomb

“Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse”

Si la règle d’or pour les religions constitue un principe éthique de réciprocité, pour les apôtres de l’économisme elle préfigure une gestion ultra-orthodoxe qui exerce une pression sur le corps social. N. Sarkozy, bien meilleur dans le costume du maton que dans celui du gestionnaire, en appelle pourtant à un précepte d’équilibre des comptes publics, à inscrire dans la constitution. Coup politique, dédouanement quant à sa propre incurie ? Alors que la crise de la dette souveraine frappe les pays occidentaux, avec la désinvolture qu’on lui connaît, il s’en remet aux vertus budgétaires totalement bafouées depuis depuis le début de sa mandature. Dans ce contexte qui n’est pas anodin, cette règle sous l’apparence du bon sens et de la neutralité constitutionnalise l’austérité.

L’enfer est pavé de bonnes intentions, et constitutionnaliser l’équilibre budgétaire sonne effectivement comme une vertu. En utilisant le parallèle familial de la bonne gestion (patriarcale) et “la vie à crédit”, la sarabande médiatico-politique adhère largement au concept de la règle d’or. De F. Bayrou à J. M. Aphatie, il n’est pas une intervention sur quelque sujet que ce soit, sans que le fardeau de la dette ne soit évoqué pour asseoir un argument de pondération, pour taper sur les doigts de récalcitrants. Or derrière les discours on découvre une réalité. Dans un monde où la tendance de fond depuis trente ans consiste à désengager l’État et la puissance publique au profit des acteurs privés, la règle d’or n’a d’autre signification que de graver dans le marbre la RGPP, constitutionnaliser les privatisations. On peut rétorquer que les gouvernements n’ont aucun besoin de règle d’or pour sabrer, l’hégémonie culturelle du néo conservatisme a suffi largement à inculquer le sacrifice. Mais il ne faut jamais être à court de symboles. Regrouper dans un même corpus la Déclaration universelle des droits de l’Homme et l’orthodoxie budgétaire relève alors du coup de maitre.

D’une apparente neutralité, la règle d’or, compte tenu des rapports de force ne peut qu’aboutir à l’austérité pour les classes moyennes et inférieures. Il y a deux leviers pour équilibrer les comptes. Augmenter les recettes et baisser les dépenses. La tendance lourde depuis de nombreuses décennies consiste à présumer que les dépenses de l’État s’apparentent à une gabegie. En l’occurrence que l’on dépense trop pour un résultat médiocre ; ce qu’affirment en substance L. M. Châtel, L. Wauquiez, et autres portes voix de la réforme inéluctable. De façon significative ce type d’emballement peut trouver un écho chez nombre de socialistes (D. Migaud, M. Valls et bien d’autres). De façon quasi automatique, on aboutit à l’expression incessamment ressassée « faire mieux avec moins », comme par exemple accueillir plus d’élèves avec moins de professeurs. Et donc y entendre allouer moins de subsides aux services publics et par la magie de protocoles de management, qualifiés de modernisations, obtenir le même service. C’est évidemment une vaste escroquerie pour transférer une partie des services publics sous gestion privée. Ou les abandonner à la décrépitude. E. Todd en marge d’une conférence de presse sur la démondialisation, expliquait qu’on ne peut mesurer la baisse du pouvoir d’achat sans tenir compte de la dégradation des services publics.

Le levier recette finalement, n’est que très peu activé. La diatribe sur les niches fiscales qui ravit tout le landerneau, n’est finalement qu’une facette du problème. Elle permet de faire croire que le système de contribution n’est inefficace que parce qu’une partie de la population bénéficie de dérogations spécifiques. Or la question des recettes s’avère bien plus cruciale et globale. Elle englobe par exemple le nombre de tranches d’imposition (qui n’ont cessé de diminuer, rendant l’impôt moins progressif), et leur taux marginal. Mais bien au-delà la façon de lever l’impôt a une immense portée politique et conditionne le type de société dans laquelle on vit. Aujourd’hui, on a largement intégré la nécessité de choyer une classe oligarchique très opulente. Qu’il ne faut pas trop ennuyer sous peine de la voir fuir.

Dans cette optique, et compte tenu de l’air du temps, quand N. Sarkozy veut ériger la bonne gestion des deniers publics en principe constitutionnel, il ne peut oblitérer les conséquences que cela implique. Les commentateurs de tous bords non plus. Annoncer à la classe moyenne que l’on va rationaliser les comptes publics, c’est escamoter qu’elle va en payer les conséquences directement. En terme de santé, de services, d’éducation, de culture, etc.… Un choix de société, un profond sens politique. Dissocier causes et conséquences reste le meilleur moyen de brouiller les cartes. La règle d’or version N. Sarkozy loin des préceptes religieux initiaux d’impératif de réciprocité, ne sert qu’à confirmer le caractère univoque des efforts à consentir.


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54 réactions à cet article    


  • JL JL 1er août 2011 13:12

    Bonjour Vogelsong,

    bravo, il n’y a rien à retirer, ni à ajouter.

    Nocolas Sarkozy nous l’avait dit qu’il serait le président du pouvoir d’achat, mais aucun de ses zélateurs ne nous avait dit dans quel sens il fallait l’entendre. Sarkozy aurait fait un bon collaborateur de la Pravda !

    L’endettement est un poison.


    • platon613 1er août 2011 13:46

      Important !

      Faillite US : Reportée mais pas annulée

      Les marchés et les médias célèbrent l’accord à propos du litige sur la dette américaine. Cet « accord » est vendu comme une « solution » mais le problème de la dette n’est pas résolu . Bien au contraire. Le jour du règlement final est proche...

      http://www.news-26.net/econmie/872-faillite-us-reportee-mais-pas-annulee.html


    • Fergus Fergus 1er août 2011 16:46

      Bonjour, Platon.

      Et contrairement à ce que les médias ont voulu nous faire avaler dans les journaux de la mi-journée, même les bourses n’y croient pas !


    • Jimmy 1er août 2011 13:37

      Bien expliqué !
      je ne pense pas que les français soient dupes


      • Fergus Fergus 1er août 2011 13:38

        Bonjour, Vogelsong.

        Excellente et implacable démonstration du danger qui guette les Français si cette règle, introduite avec beaucoup d’arrières-pensées par le plus prodigue de nos présidents, est adoptée et interdit à l’avenir toute souplesse dans la gestion économique du pays.

        Effectivement, la règle d’or est porteuse d’une accélération de la casse du modèle français, et notamment d’un risque de privatisation du tissu des services publics.


        • Mor Aucon Mor Aucon 1er août 2011 13:48

          L’équilibre budgétaire obligatoire serait un carcan insupportable pour un état un tant soit peu social. Il y a une confusion, entretenue soigneusement, entre le besoin d’éliminer la tendance systémique qu’on les états de s’endetter dans le système actuel et la nécessité de périodes d’endettement limitées dans le temps. L’histoire économique montre bien que s’endetter est la seule manière sociale de sortir des trous périodiques ( crises ) que supportent les économies ainsi que de pouvoir financer de grands projets à moyen et long terme. Mais ces endettements périodiques doivent être compensés par une discipline budgétaire stricte quand les choses vont bien. C’est justement tout le contraire qui s’est produit. Quand les recettes étaient bonnes, les gouvernements ont gaspillé pour ne pas voir maigrir leur base électorale, puis quand les crises arrivèrent, ils en remirent une couche de dettes pour les mêmes raisons. Résultat : la position intenable d’aujourd’hui. Keynes le disait déjà il y a plus de 50 ans : quand l’économie va bien, on réduit la charge de la dette, quand elle va mal on s’endette.

          Cette sacralisation de l’équilibre budgétaire que l’on veut vendre à la population est une manœuvre de plus du libéralisme économique pour ne pas perdre la place qu’il a usurpé.


          • Fergus Fergus 1er août 2011 16:50

            Bonjour, Mor Aucon.

            Entièrement d’accord. S’il est nécessaire de réduire l’endettement, les Etats doivent pouvoir garder une certaine souplesse pour faire face ponctuellement à des difficultés conjoncturelles. C’est pourquoi cette idée de « règle d’or » est le type même de la fausse bonne idée, de surcroît émise par Sarkozy pour des motifs peu avouables alors que lui-même a toujours manifesté la plus grande incurie sur le sujet.


          • Mor Aucon Mor Aucon 1er août 2011 18:01

            Il n’y a qu’à voir la concession qu’à dû faire Obama à l’extrême-droite américaine ( Tea Party ) pour pouvoir arriver à un compromis avec les républicains : accepter de présenter la règle d’or budgétaire au Sénat. Heureusement pour les classes basses et moyennes que ce projet n’aboutira pas vue la majorité démocrate, quoique personne ne sache ce que réserve le futur et mieux vaut être prudent. Le capitalisme financier est entrain d’alimenter ses propres ennemis dans son obsession de s’accrocher au milieu de la tempête qu’il a lui-même déchaîné.
            Je ne comprends cette immense connerie de proposition de Sarkozy que comme une manœuvre démagogique et politique de racolage de l’électorat d’extrême-droite, sinon que l’on veuille bien m’expliquer.


          • joelim joelim 1er août 2011 20:14

            Mor Aucon : « Je soutiens etc. »

            Jolie contrefaçon, vous viendrez me voir à la récré.

          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er août 2011 13:49

            Pas mieux. +1


            • barbapapa barbapapa 1er août 2011 14:35

              Mais alors pourquoi un simple benchmark de services publics, avec les autres pays montrent que l’on a de meilleurs résultats pour moins cher ?

              La vaste escroquerie c’est de faire croire que les services régaliens sont menacés. 
              Par le diable, l’entreprise privée. 
              Et là il faut diaboliser. 
              Faire croire que l’entreprise privée est un monstre assoiffé de profits, inhumaine et malfaisante. 
              Ce texte est encore une caricature du lobby le plus puissant de France ;Le lobby des « protégés » de l’état. Avec 25% de la population en secteur protégé, le lobby des « protégés dépendants de l’état » est de loin plus puissant que les autres.



              • Mor Aucon Mor Aucon 1er août 2011 16:22

                je ne vois pas en quoi l’article diaboliserait le secteur privé. Para contre votre commentaire le fait très évidemment avec le secteur public. Est-il nécessaire de toujours vouloir pousser les caricatures jusqu’aux extrêmes ? La très grave situation actuelle requiert tout le contraire : plus de finesse et de bonne foi et moins de grossière manipulation du discours et de mauvaise foi.


              • Fergus Fergus 1er août 2011 16:55

                Bonjour, Barbapapa.

                Eternelle illusion libérale avancée par les gouvernements de droite : le benchmark auquel vous faites allusion ne prend en compte que les dépenses publiques. Or, et n’importe qui est capable de comprendre cela s’il se pose la question de manière objective, la seule comparaison valable doit porter sur les dépenses contraintes, qu’elles soient publiques ou privées !


              • Fergus Fergus 1er août 2011 17:00

                @ Barbapapa.

                Si vous faites allusion à des benchmarks comporant les performances d’entreprises publiques et privées d’un même secteur, vous faites là aussi fausse route car si les entreprises privées réussissent ici et là à diminuer leurs coûts relativement à leurs homologues publiques, c’est le plus souvent dû à des économies sur les éléments de sécurité ou à des mission de service public allégées.


              • barbapapa barbapapa 1er août 2011 19:30

                Ben voyons.
                Tout va bien. Le bordel à tous les étages, gabegie, coruption clientélisme.
                Exemples :
                L’éducation premier budget de la france. Trop cher :
                http://www.ifrap.org/Education-l-enseignement-public-beaucoup-plus-cher-que-le-prive,12169.html

                SNCF, RATP, entreprise publiques trop cher, absentéisme, clientélisme :
                http://www.ifrap.org/Trains-Express-Regionaux,12134.html

                ANPE inefficace
                http://www.ifrap.org/Combien-coute-le-reclassement-durable-d-un-chomeur-par-Pole-emploi,12221.html

                Hopital, gestion hasardeuse
                http://www.ifrap.org/Hopital-Public-Pourquoi-l-AP-HP-est-si-difficile-a-reformer,12230.html

                Outremer abus et privilèges. Dénoncés jamais réformés :
                http://www.ifrap.org/La-Cour-des-comptes-pointe-la-sur-administration-des-DOM,12240.html

                Charges sociales : démesurées
                http://www.irefeurope.org/content/charges-publiques-les-deux-tiers-contre-un-quart

                Destruction de la croissance
                http://www.irefeurope.org/sites/default/files/DEPENSE%20PUBLIQUE%20ET%20CROISSANCE_0.pdf

                Corruption, impunité :
                http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=715

                Différenciation de retraite par infiltration du lobby
                http://www.sauvegarde-retraites.org/article-retraite.php?n=716

                La fonctionarisation de la société a engedré un lobby de protégés qui détruit tout ce qu’il touche. Qui veut tout régenter, et surtout ne pas perdre sa dépendance de l’état.
                Une allégence à un système qui en fin compte privilégie ses ouailles plus que les autres.
                Un sens critique acheté par des privilèges sur le privé anormaux.


              • Mor Aucon Mor Aucon 1er août 2011 20:16

                Essayez d’être honnête et apportez les chiffres des systèmes privés, par exemple des USA, en éducation, santé, retraite, etc, ou des systèmes publics scandinaves et comparez les résultats. S’il est évident que la gestion de la fonction publique en France laisse à désirer, il n’en est pas moins vrai que son existence est indispensable à une société démocratique. L’effort est donc à faire pour l’améliorer et non pas pour la détruire. A moins de vouloir une société élitiste et cloisonnée, bien sûr.


              • interlibre 2 août 2011 00:17

                « La fonctionarisation de la société a engedré un lobby de protégés qui détruit tout ce qu’il touche. »

                Le privée lui ne détruit que notre environnement, notre santé et nos démocraties.
                Rien de bien grave en somme.


              • spartacus spartacus 2 août 2011 00:51

                Environnement ? Plombé par l’impossibilité de sortir du nucléaire par le lobby EDF.

                Rhone pollué par des transfos EDF. 
                C’est pas privé.
                Santé ? Augmentation permanente des charges sociales. Même en Angleterre les médicaments sont gratuits au delà de 60ans. Médiator, garanti sans dommages par l’état contrôleur.
                Démocratie : Plus de 60% des élus sont issus du monde protégé dépendant de l’état.
                Parachutages de fonctionnaires prenant la place de personnes issues de la société civile. Premier parti de France (PS) composé de personnes issues du monde protégé. Pratiquement tous ou les partis politiques avec une représentation du monde dépendant de l’état plus importante.
                Syndicats ne défendant que les salariés protégés. 80% des effectifs.

                Le lobby des dépendants de l’état détruisent tout pour leurs intérêts. C’est une réalité.


                 

              • interlibre 2 août 2011 09:03

                EDF est déjà gangréné par le privée et ces avantages comme vous le dites si bien. Les réductions de cout ds le nucléaire c’est magique, cf Fukushima.
                Maintenant vous allez me faire croire que le lobbying PRIVEE et les bakshich ca n’existe pas en France ?
                Mediator (entre autre) ce n’est pas a cause d’un fonctionnaire feignant ms bien a cause d’intérêt financier qui en ont rien a foutre de la vie humaine et qui ont les moyens d’influencer nos « élus ».
                Je ne dit pas qu’il n’y a pas d’abus ds le public ms faire abstraction des catastrophes que le tout privée provoque c’est bien pire que d’être « un feignant de fonctionnaire » a mon sens.


              • barbapapa barbapapa 2 août 2011 10:29

                Salarié de EDF ?

                Si vous étiez un salarié de droit commun (privé), nos factures coûteraient 20% moins chère. 
                Sur la facture existe la taxe d’acheminement (environ 20%) elle sert à payer la différence sociale supplémentaire de votre corporation.
                Sur votre feuille de paye, vous ne payez pas les Assédic...curieuse idée de la solidarité dans la fonction publique.
                1% du chiffre d’affaire (pas de la masse salariale) alimente votre comité d’entreprise vous fournissant en avantages en nature par des « bons d’achat » ou « avantages en nature » de plusieurs milliers d’euros sans impôts. 
                Vous payez l’électricité en dessous du prix d’achat. Vous ne payez pas sur cet avantage en nature les taxes réelles de CSG et RDS comme le ferait un simple salarié qui dispose d’un avantage en nature dans une entreprise privée.
                Votre retraite est calculée sur la base du dernier mois de travail, pour les salariés classique sur la moyenne des 25 meilleures années...
                Dans votre entreprise se côtoient vos collègues et des sous traitants, ne bénéficiant pas de vos avantages. L’exemple d’une société à deux vitesses...

              • serge42 serge42 1er août 2011 16:37

                La dictature, c’est ferme ta gueule et la démocratie, c’est cause toujours !!
                Un tyran en remplace un autre et les moyens d’arriver au pouvoir sont divers.
                Les uns remplaçants les autres et vice versa.
                Aucun régime démocratique n’est pragmatique et au risque de me répéter, la démocratie est un moyen comme un autre d’accéder au pouvoir et de l’exercer au profit d’un groupe et au détriment d’un autre !!
                En d’autre termes, y a t il quelqu’un ou un groupe de confiance, qui une fois aux rênes de l’état puisse opérer dans le sens de l’intérêt général ?
                Je vous laisse le soin de répondre à la question.

                Serge Guarneri


                • Fergus Fergus 1er août 2011 16:57

                  Bonjour, Serge.

                  Plus on monte vers le nord de l’Europe et plus on a l’impression que l’on peut tendre vers l’intérêt général, ou du moins ne pas trop s’en éloigner dans le cadre d’une démocratie pas trop dévoyée.


                • Clojea Clojea 1er août 2011 17:44

                  Bonjour. Le problème est que cela a commencé bien avant Sarkozy de choyer toujours plus une oligarchie. Ce n’est pas nouveau et cela empire. Bon article


                  • Néo-Résistant Néo-Résistant 1er août 2011 18:07

                    Les financiers eux-même ne sont pas restés optimistes longtemps après l’accord sur la dette US, le mauvais indice (ISM Manufacturier) a fait plonger les marchés et l’or a remonté... à mon avis la grande tempête approche !

                    Même l’économiste Paul Jorion est assez pessimiste :
                    http://www.pauljorion.com/blog/?p=26899

                    http://twitter.com/NeoResistant


                    • Antoine Diederick 1er août 2011 18:30

                      Bonsoir,

                      je viens de lire rapidement votre texte (rem : le lien tout à la fin est invalide).

                      les marchés ont bien réagi a l’annonce du plan Obama mais ont été plombé suite au mauvais chiffres de l’activité économique....

                      va falloir ne pas attraper la trouille.... smiley


                      • Antoine Diederick 1er août 2011 18:37

                        " ....quand N. Sarkozy veut ériger la bonne gestion des deniers publics en principe constitutionnel, il ne peut oblitérer les conséquences que cela implique. Les commentateurs de tous bords non plus."

                        C’est très délicat comme projet avec de possibles conséquences indésirables ....

                        Votre remarque est juste...

                        C’est comme s’il fallait constitutionnaliser la bonne gouvernance (cela tombe sous le sens)....

                        C’est un plutôt un objectif à préciser dans les lois de financement....(mais il y a sans doute des éléments que j’ignore à ce sujet).


                        • Fergus Fergus 1er août 2011 19:01

                          A propos de gouvernance et de Constitution, peut-être faudrait-il rappeler à Sarkozy qui veut graver dans ladite Constitution la « règle d’or » que l’article 20, alinéa 1 de la Constitution française dit : « Le Premier ministre détermine et conduit la politique de la France ».

                          En bonne logique, et s’il y avait une instance pour cela, Sarkozy devrait être poursuivi pour viol de la Constitution française, Un viol aggravé car attentatoire aux textes votés par le peuple français souverain.


                        • Antoine Diederick 1er août 2011 19:43

                          Bonsoir Fergus,

                          J’ai l’impression que cette idée est « cosmétique » pour plaire au projet européen, une sorte de déclaration d’intention, un message envoyé  :« Vous voyez nous avons à coeur la bonne gestion, nous avons à coeur les équilibres des finances publiques » . Message qui s’adresse aussi à l’Allemagne ...

                          Mais faut-il faire un chamboulement pour appliquer une politique à partir du moment où la volonté existe  ?

                          A moins que se soit un message envoyé à l’opposition de gauche ....


                        • velosolex velosolex 1er août 2011 19:42

                          Cette règle d’or a été établi après que les puissants et les banques se soient goinfrés au dépend des états.
                          Ils laissent aux pauvres le bon soin de faire la vaisselle, eux qui n’ont même pas mangé les miettes.
                          On remonte derrière soi l’échelle sur laquelle on a grimpé pour attraper la lune.
                          Retour au libéralisme le plus sauvage, sous un vernis de fausse honnéteté comptable.
                           _______________________

                          « Certains étaient égaux, mais d’autres plus que les autres ! » Orwells


                        • Antoine Diederick 1er août 2011 19:47

                          Come on ! The United States has to lose weight before the entire collapse , try to sell these supplements to Mister Obama or to the tea parties...

                           smiley smiley smiley smiley


                        • Antoine Diederick 1er août 2011 19:48

                          peux pas m’empêcher smiley


                        • AN221 AN219 1er août 2011 20:39

                          A l’auteur:Est ce un devoir de vacances ou une rédaction personnelle ?


                          PS:moinssez moi moinssez moi.


                          • vogelsong vogelsong 1er août 2011 21:18

                            Je plussoie ;)




                          • AN221 AN219 1er août 2011 21:23

                            Alors,belle et bonne démonstration.


                          • LE CHAT LE CHAT 1er août 2011 21:13

                            si cette règle d’or est aussi peu respectée que les critères de Maastricht par nos gouvernants , tout cela n’est qu’enfumage !


                            • LE CHAT LE CHAT 1er août 2011 23:27

                              les irresponsables , ce sont nos gouvernants !
                              le peuple , on lui demande de voter une fois tous les 5 ans , mais jamais il a son mot à dire !
                              qui fait des cadeaux fiscaux et des exonérations de charges exhorbitantes au patronat ? Qui dépense à tort et à travers dans des constructions pharaoniques ?


                            • hacheii 1er août 2011 22:13

                              Je suis sûr que c’est un gauchiste qui nous a ponde cet article, d’ailleurs tous les gaufchistes applaudissent.
                               Le problème ce n’est pas les impôts, bla bla bla, le capitalisme, le libéralisme, le problème c’est la gauche, comme l’a si bien rappelé ABB imitant son maître Unabomber, le problème c’est la gauche collabo du grand capital, la gauche qui fait semblant de se plaindre du système alors qu’elle en profite à 200 % .
                              7 MILLIONS DE FONCTIONNAIRES à 2300 euros NET, il faut bien des impôts pour les payer, le problèmes ce n’est pas les impôts, c’est le nombre de fonctionnaires, c’est le coût de l’immigration voulue et imposée par la göche, c’est le chômage que les gauchistes ne subissent pas ou peu car ils sont fonctionnaires, c’est la collaboration de la gauche avec le grand patronat apatride, pour duper les ouvriers, c’est ça la honte du pays.


                              • hacheii 1er août 2011 22:22

                                Voilà Barbapapa, je n’avais pas lu la file avant de poster, il faut quand même rappeler les vérités.
                                .
                                Ils sont tous fonctionnaires, ou fils, ou mère, de fonctionnaires, ils défendent leurs privilèges acquis aux dépends de la majorité.
                                .
                                Les fonctionnaires, les gauchistes, c’est exactement la noblesse de robe d’avant 1789, des gens qui bénéficient de privilèges et qui donnent des leçons à tout le monde, des Tartuffes de Molière.
                                .
                                C’est une honte aussi pour un gauchiste, mais on a l’habitude aveec les sous hommes, de se réclamer des principes chrétiens.


                                • hacheii 1er août 2011 22:37

                                  Il faut arrêter le délire, il y a des fonctionnaires qui travaillent beaucoup pendant leurs heures de travail, mais ce sont surtout ceux qui se voient, les infirmières par exemple, mais je connais une femme qui travaille aux impots et qui dit qu’elle est obligée de faire semblant de travailler parce que son chef lui a dit qu’elle devait « justifier son salaire »
                                  .
                                  Il y a aussi la fille qui a écrit « boujour paresse » c’est une ex fonctionnaire qui raconte la dure vie de fonctionnaire. La fonction publique c’est la planque avec plein d’avantages, c’est d’ailleur pour cette raison que tous les gauchistes s’y trouvent.
                                  .
                                  Le gauchiste veut bien travailleur mais a condition que son travail ne serve à rien, bibliothécaire, restaurateur d’oeuvre d’art, relieur de livres anciens, archéologue, et à condition que son travail ne profite a personne, sinon il fait une crise d’urticaire.


                                  • tinga 2 août 2011 00:42

                                    C’est vrai, à la teneur de vos propos on comprends que vous n’avez pas du perdre trop de temps dans les bibliothèques...
                                     

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