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Réussir la réforme des retraites : 5 conditions à respecter, et une proposition

Le président de la république a donné rendez-vous aux "partenaires sociaux" le 15 février pour fixer la feuille de route d’une éventuelle réforme des retraites. Il est vrai que rarement réforme n’aura paru aussi urgente.

En effet, les déficits projetés par le conseil d’orientation des retraites, venant s’ajouter à la dette publique, font courir un risque à la fois très proche et particulièrement dramatique sur la capacité de la France à faire face à ses engagements financiers. Réformer les retraites n’est donc pas seulement une question technique, mais une question de survie.

Le problème

Rappelons les données du problème : notre régime de retraites court à la faillite certaine, faute d’un rapport actifs/retraités défavorable et de retraites trop "généreuses" par rapport aux cotisations qui rentrent (ce qui ne veut pas dire qu’elles soient toutes généreuses dans l’absolu, loin s’en faut). Il faut donc le réformer. Mais jusqu’ici, toute tentative de réforme met la France dans la rue, ce qui oblige les gouvernements à s’en tenir a des réformettes sans rapport avec les enjeux.

La perspective d’une réforme concertée entre "gouvernement" et "partenaires sociaux" me fait craindre le pire, à savoir un compromis de façade gentillet donnant à notre régime de retraite une dizaine d’années de répit, en admettant que nous évitions une crise financière 2.0, ce que je ne crois guère possible. Lesdits partenaires syndicaux, qui ne représentent plus que 8% de la population avec une surpondération de corporations privilégiées (fonctionnaires et salariés de droit privé d’entreprises publiques type SNCF), auront à coeur de maintenir coûte que coûte l’essentiel des privilèges de leurs adhérents, alors que le petit salarié du régime général ne pourra compter pour le défendre que sur... le gouvernement et les députés, eux mêmes hyper-privilégiés du régime actuel ! Je ne donne pas cher de ses intérêts dans un tel contexte.

Le problème est qu’une réforme ambitieuse doit absolument être acceptée par l’opinion pour avoir une chance d’être conduite. Voici donc, librement tirées de mon "dossier retraites", les pistes que je suggère pour réussir la réforme des retraites.

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Les conditions de la réussite de la réforme

1. De la pédagogie sans langue de bois et sans prendre les français pour des benêts :

Il convient que le gouvernement mouille la chemise pour expliquer simplement les enjeux, mais sans raccourci hâtif, et sans exclure a priori du débat une solution en particulier. Il serait désastreux qu’une telle réforme soit limitée à des discussions de salon entre gouvernements et syndicats. 

Malgré l’urgence, une discussion en deux phases, un diagnostic à faire partager puis l’élaboration d’une réforme complète, doivent faire l’objet d’une explication quasi quotidienne de la part du gouvernement, et tous les moyens actuels doivent être utilisés pour générer du feedback et répondre sans rien cacher, travestir ou enjoliver, aux questions les plus fréquemment posées. 

Je suis assez pessimiste, quand je vois comment aujourd’hui, le gouvernement achète la paix sociale en adossant en catimini le régime spécial de certaines entreprises publiques (EDF, RATP, SNCF) au régime général tout en maintenant les avantages exorbitants dont ces salariés jouissent. Mais ce pessimisme ne doit pas nous empêcher de proposer des voies de réforme plus respectueuses de la majorité silencieuse de ceux qui se font plumer par le lobby des syndicats de défense des privilèges de la noblesse d’état.

2. Pas une réformette paramétrique de plus :

Allonger la durée de cotisations de "n trimestres" ou porter l’âge de la retraite à "X années" ne fait que repousser le temps de la "vraie réforme". En ce sens, tant la "réforme Fillon" de 2003, présentée à tort comme un acte politique majeur, que les ballons d’essai lancés par tel ou tel ministre, comme la retraite à 67 ans, ne sont que des changements de paramètres qui ne règleraient rien du problème structurel de nos retraites. C’est le paradigme qu’il faut changer, pas les paramètres.

Nous avons besoin d’une réforme "big bang" des retraites, pas d’un nouveau rafistolage conçu pour tenir 10 ans au mieux.

3. Ne pas se tromper de problème :

Inutile de crisper l’opinion sur la question de la retraite par capitalisation, invendable dans le contexte de crise financière, et de manipulation de la valeur de la monnaie et de l’épargne par des banques centrales devenues folles, alors que le principe de répartition n’est pas le problème numéro un de nos retraites aujourd’hui. Je sens quelques cheveux de lecteurs habitués du blog se dresser sur leur tête, mais c’est ainsi.

Le problème numéro un réside dans l’opposition entre, d’une part, les systèmes à "prestations définies", ou l’on promet de servir "X%" du dernier salaire plus de 40 ans à l’avance, ce qui est voué à l’échec, et les systèmes à "cotisations définies", d’autre part, où l’on ne s’engage pas sur ce que le système pourra produire dans X années, mais sur un pourcentage de cotisation qui opère un bon compromis entre niveau de vie des personnes âgées et conservation d’un revenu du travail motivant pour les actifs.

Un système à cotisations définies a un ENORME avantage sur la construction actuelle : il ne peut pas se trouver en faillite, puisque seule la cotisation est définie, le système ne pouvant redistribuer plus que ce qui est entré.

D’ailleurs, nombre de systèmes de retraites à prestations définies, qu’ils soient par répartition ou par capitalisation, sont en difficulté, voire ont effectivement fait faillite. Ainsi, les systèmes de retraite par capitalisation mais à prestations définies adoptés par les constructeurs automobiles américains dans les années 60 sont ils la source majeure de la non compétitivité de ces mêmes constructeurs aujourd’hui : obligé de les renflouer parce que les projections à 40 ans faites à l’époque se sont, bien évidemment, révélées erronées, les big three se retrouvent financièrement à genoux et contraints de réclamer l’assistance du contribuable...

Prétendre définir des décennies à l’avance les conditions de calcul d’une retraite est le plus sûr chemin vers la banqueroute. Quel que soit la solution retenue, la transition d’un système à prestations définies vers un autre à cotisations définies doit être la priorité numéro un de la réforme.

Ajoutons qu’une transition de la répartition à la capitalisation coûte cher, car, de quelque façon que l’on prenne le problème, il faut payer les retraites deux fois durant la période de transition. Or, contrairement aux rares pays qui ont réussi une transition de la répartition à la capitalisation, la France d’aujourd’hui cumule les handicaps : 

  • Le différentiel massif entre âge moyen du départ en retraite actuel et espérance de vie rend le coût du financement de la transition insupportable, supérieur à 10% du PIB annuel, avec des projections à la hausse.
  • Une pression fiscale élevée rend difficile le financement de la transition par l’impôt
  • Un endettement excessif rend impossible le financement de la transition par l’emprunt
  • Il n’y a pas assez d’actifs comptables vendables par l’état pour financer la transition par un plan de privatisations.

En outre, la perspective possible d’un retour à des inflations fortes du fait des politiques de monétisation rampante des dettes publiques stratosphériques accumulées par des états irresponsables dans tous les sens du terme ne rend pas très sécurisante une formule de retraite basée sur de l’épargne longue. Tous ceux qui ont connu la Russie des années 90, où toutes les économies libellées en roubles, accumulées on ne sait comment par le peuple en cachette des gouvernements communistes ont été balayées en dix années d’inflation forte lors d’une transition vers l’économie de marché dont nous dirons par euphémisme qu’elle n’a pas été maîtrisée, comprendront de quoi je veux parler. Or notre système monétaire actuel ne peut en aucun cas prétendre nous immuniser contre une telle résurgence de l’hyper-inflation (cf. cette analyse très détaillée de Pierre Leconte).

Les économistes Georges Lane et Jacques Garello, grands défenseurs d’une transition vers la capitalisation, ont estimé que cette transition pourrait être financée sur des périodes comprises entre 25 et 71 ans, selon que l’on soit plus ou moins volontariste dans la réforme. Mais la dégradation de nos finances publiques ne nous donne pas un tel délai de grâce pour nous éviter la faillite : une étape intermédiaire, impliquant le passage à un système par répartition toujours, mais à cotisations définies, dans les deux ans, est absolument indispensable pour que l’état français puisse espérer faire face aux obligations qui seront les siennes dans les toutes prochaines années.

4. En finir avec les passe droits, pour une retraite universelle :

Le régime proposé devra en finir avec les iniquités actuelles : on ne peut les citer toutes tant elles sont nombreuses, mais relevons :

  • Le calcul avantageux pour certaines corporations, au détriment des retraités du régime général,
  • Les systèmes de décote/surcote qui sont désavantageux pour ceux qui s’écartent de la norme prévue par le législateur,
  • La mauvaise prise en compte des années de grossesse ou d’aide "gratuite" au mari commerçant pour les femmes dans certaines branches professionnelles,
  • Etc...

Même si quelques unes de ces iniquités ont été récemment partiellement corrigées par la réforme Fillon, elles restent trop nombreuses pour pouvoir être abolies dans le cadre de la conservation du régime actuel. Les ouvrages de l’économiste Jacques Bichot sont à lire absolument pour comprendre toutes les perversions du système actuel.

Il faut une retraite à mode de calcul et conditions d’accès unique pour tous, de l’ouvrier au président de la république en passant par l’agriculteur, le fonctionnaire, le cadre supérieur et le député. Certes, les fonctionnaires et les politiciens commenceront par y perdre beaucoup, mais une fois le premier ajustement douloureux fait, tout le monde avancera ensemble. Les salariés du régime général, et notamment les non-cadres, ne doivent pas une fois de plus être les cocus du système.

5. En finir avec un "âge de la retraite" défini par l’état

Lorsque la Suède a réformé ses retraites dans les années 90, à partir d’un système dont l’état était aussi déplorable que chez nous, les suédois ont abandonné l’âge de la retraite légal pour une retraite à la carte avec âge du départ libre entre 61 et 71 ans, calculée en fonction des "points" accumulés par les cotisations des salariés au cours de leur carrière, et de l’âge de l’entrée dans la retraite. Ainsi, deux personnes ayant cotisé le même nombre de points ne touchent pas la même somme si l’une liquide sa pension à 60 ans et l’autre à 65, car celle qui liquide sa pension à 65 ans touchera sa retraite moins longtemps : en contrepartie, elle touchera plus. C’est ce que les assureurs appellent un calcul "actuariel".

Les suédois ont donc choisi, juste après leur quasi faillite de 1993, un système de retraite à la carte à cotisations définies (environ 15% du coût total employeur), avec calcul actuariel. Dès sa promulgation, les suédois ont massivement choisi d’augmenter leur durée d’activité pour améliorer leur pension. L’effet économique en a été particulièrement bénéfique, puisque rapidement, la pension moyenne a augmenté plus vite que l’inflation, avec en outre une incidence collatérale positive : la suppression d’un "âge de référence unique" pour la retraite a débloqué les freins psychologiques à l’embauche des 55-63 ans par les entreprises et a permis une baisse importante du chômage des séniors.

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La réponse proposée : une retraite "à points" et à "cotisations définies"

Il est possible de répondre à toutes les questions posées ci avant. Un économiste français propose depuis plusieurs années de transposer, en l’améliorant encore, le système nordique réformé en France, par le biais d’une retraite "à points", "à cotisations définies", "à régime unique universel", et "à âge de retraite libre, avec pondération de la retraite en fonction de l’âge de départ".

Il s’agit de Jacques Bichot, auteur de plusieurs ouvrages sur la question. Les avantages de sa proposition sur le système actuel sont innombrables :

  • Système financièrement insubmersible, redonnant confiance dans la solidité de la signature publique,
  • Système juste puisque la base de calcul et les conditions d’accès sont identiques pour tous,
  • Système assez prévisible, avec des formules de calcul de la retraite "actuarielles" qui font qu’une personne qui choisit de partir tard n’est pas pénalisée par celles qui choisissent de partir tôt.


Seul problème : la proposition de Jacques Bichot, pour intéressante qu’elle soit, n’a reçu jusqu’ici que le soutien public de... Alain Madelin. Et dès que l’on évoque l’une des rares figures du libéralisme en France, les visages se ferment, et le projet est balayé sans examen d’un revers de manche, au nom du fantasme anti-libéral nourri de l’ignorance et des préjugés. En politique, se déclarer viscéralement anti-libéral dispense, semble-t-il, d’être intelligent.

Faute d’ouverture d’esprit, la proposition de Jacques Bichot n’a reçu que peu d’échos médiatiques, et de soutiens politiques.

Même certains libéraux parmi les plus engagés l’ont dénigrée au motif qu’il dédaignait la retraite par capitalisation — ce qui est faux, mais M. Bichot ne considère la capitalisation que comme une possibilité de retraite complémentaire : pour les raisons que j’ai exposées, et quelques autres, il n’est pas envisageable d’instaurer un basculement rapide vers une retraite par capitalisation intégrale. M. Bichot, et je partage son avis, estime qu’en contrepartie, la possibilité doit être offerte aux actifs, en franchise d’impôts, de cotiser à des retraites complémentaires qui elles seront basées sur la capitalisation. Ainsi, il sera possible aux individus les plus prévoyants d’améliorer leur pension une fois le temps de la liquidation venue, ou de partir plus tôt en retraite avec plus de moyens pour vivre.

Réforme complémentaire quasi-indispensable : le "salaire complet"

Les conservatismes susceptibles de s’opposer à de telles réformes pour sauver le système actuel auront beau jeu de proposer de faux remèdes, parce qu’il les avantage : "yaka" faire payer les riches, "yaka" augmenter les cotisations patronales, "yaka" instaurer la TVA sociale...

Comme l’ont expliqué les économistes peu suspect d’ultra libéralisme débridé Cahuc et Zylberberg, "faire payer les riches" ne paie pas, parce que les "riches" sont insuffisamment nombreux pour financer tous les trous de notre protection sociale, et qu’à compter d’un certain niveau de ponction, les riches tendent à devenir à la fois moins riches et moins nombreux, du moins chez nous, donc rapportent moins d’argent au trésor public. J’ai déjà évoqué comment l’ISF coûtait chaque année au trésor de 12 à 25 milliards en recettes non encaissées faute de richesse produite, alors que son produit fiscal était d’environ 3 Milliards d’Euros avant bouclier fiscal. 

Pour ce qui est de la TVA sociale, augmenter les cotisations en inventant de nouvelles bases taxables ad infinitum tout en maintenant les rigidités du système actuel ne fera qu’appauvrir d’une façon ou d’une autre, la société active, ce qui dans un second temps, se fera aussi au détriment des inactifs qu’une telle "solution" serait censée favoriser.

Enfin, l’augmentation des "cotisations patronales" se fait in fine contre les salariés eux mêmes, puisqu’elle augmente ce que l’employeur verse POUR s’attacher les services d’un salarié sans que la part qui revient AU salarié n’augmente. La distinction entre cotisations salariales et patronales n’est qu’une fiction.

La retraite est en quelque sorte un salaire différé, une part de rémunération que le salarié accepte de ne pas toucher immédiatement pour avoir un revenu une fois l’âge de la retraite arrivé. Il est donc parfaitement honnête et lisible d’affirmer que la retraite du salarié doit être calculée à partir de l’effort qu’il fait en tant qu’actif pour préparer cette retraite.

Afin que cet effort soit parfaitement établi, il convient donc d’abolir la distinction artificielle entre cotisations patronales et salariales, et d’appeler "salaire complet" l’ensemble du "coût total employeur" figurant sur les feuilles de paie, et de déterminer une fois pour toutes le pourcentage prélevé sur ce salaire complet pour financer les retraites, ce que l’on appelle une "cotisation définie". Au delà des pensions, une telle réforme améliorerait considérablement la lisibilité du coût de nos différents pans de protection sociale, et permettrait d’engager un débat sur de meilleures bases cognitives pour les réformes à suivre sur le système de santé, de la fiscalité, etc.

Conclusion

La proposition de M. Bichot d’un régime général universel de retraite à points à cotisations définies, en ce sens qu’elle réinstaure l’égalité de traitement entre cotisants, mais qu’elle permet d’individualiser le choix du moment du départ, réalise le meilleur compromis entre l’aspiration sociale d’une couverture vieillesse garantie, et celle, plus libérale, d’un arbitrage laissé aux individus quant au rapport "âge de départ/montant de la retraite".

Le gouvernement et les partenaires sociaux auraient tort de ne pas la considérer au nom de leur grand fantasme anti-libéral collectif. Et les libéraux auraient tort de la rejeter au nom du dogme totalement illusoire de la capitalisation intégrale.

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Pour en savoir plus : articles parus sur Objectif liberté,


A lire ailleurs :

 

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50 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 19 janvier 2010 11:32

    article de lili-bobo qui a un travail
    un « vieux » est pas embauche car il a de l’experience et est plus cher qu’un stagiaire ou un smicard


    • Romain Desbois 20 janvier 2010 13:39

      Excellent article dont je ne partage pas toutes les analyses mais a qui a au moins l’intérêt de poser des pistes sérieuses.

      « Mais jusqu’ici, toute tentative de réforme met la France dans la rue, ce qui oblige les gouvernements à s’en tenir a des réformettes sans rapport avec les enjeux. »
      Je n’ai pas cette impression, à part en 95 en encore seuls mes cheminots se sont bougés à l’époque ! C’est loin d’être toute le France dans la rue.

      « Lesdits partenaires syndicaux, qui ne représentent plus que 8% de la population avec une surpondération de corporations privilégiées »

      La aussi c’est faux ! C’est comme si vous disiez que M. Sarkozy ne représente que 0, 00001 % de la population sous prétexte que l’UMP n’a que 150 000 adhérents au maximum.

      « Inutile de crisper l’opinion sur la question de la retraite par capitalisation, invendable dans le contexte de crise financière »

      Bah oui c’est bête, ils auraient dû le faire avant la crise. Maintenant que les craintes de ce système se sont avérées, il va falloir attendre que les mémoires oublient.

      « un pourcentage de cotisation qui opère un bon compromis entre niveau de vie des personnes âgées et conservation d’un revenu du travail motivant pour les actifs. »
      Le question est : le pourcentage doit -il être fixe ou progressif ? Dans un système de répartition, il n’est pas absurde que les plus gros salaires soient plus prélevés proportionnellement.

      « . Une pression fiscale élevée rend difficile le financement de la transition par l’impôt
      . Un endettement excessif rend impossible le financement de la transition par l’emprunt
      . Il n’y a pas assez d’actifs comptables vendables par l’état pour financer la transition par un plan de privatisations. »

      Pour les deux premiers points, il conviendrait déjà de supprimer les exonérations de charges (compensées par l’Etat) et d’élargir l’assiette à d’autres revenus que celui du travail (pourquoi pas en fusionnant avec l’IRPP).
      Pour le troisième point il est évident qu’il faut partager le travail et réduire l’écart des salaires, en nivelant plutôt vers le haut. Ainsi en réduisant drastiquement le chômage, on pourrait provisoirement transférer les cotisations chômage aux caisses de retraites dont il faudrait auparavant faire l’audit (certaines finances des sondages, des pubs et des manifestations sportives).

      « Mais la dégradation de nos finances publiques ne nous donne pas un tel délai de grâce pour nous éviter la faillite »

      il faudrait d’abord demander des comptes à la Nation qui a spéculé en bourse avec le fonds de transition mis en place il y a une dizaine d’année, fonds qui a fondu au soleil des subprimes.

      « Le calcul avantageux pour certaines corporations, au détriment des retraités du régime général »

      Rappelons qu’il était prévu par la loi que le régime général s’aligne sur ces régimes avantageux et pas le contraire.

      « Ainsi, deux personnes ayant cotisé le même nombre de points ne touchent pas la même somme si l’une liquide sa pension à 60 ans et l’autre à 65, car celle qui liquide sa pension à 65 ans touchera sa retraite moins longtemps : en contrepartie, elle touchera plus. C’est ce que les assureurs appellent un calcul »actuariel« 

      Pourquoi celle de 65 ans n’a pas plus de points, ce qui justifierait qu’elle touche plus. Si les deux ont le même système de points mais que les points n’ont pas la même valeur, ce n’est plus un système à points.

       »La proposition de M. Bichot d’un régime général universel de retraite à points à cotisations définies, en ce sens qu’elle réinstaure l’égalité de traitement entre cotisants« 
      Le problème est plus un problème d’équité que d’égalité. Que fait-on de la différence de dureté entre les métiers ? Que fait-on des années chômées pour des raisons de parentalité ou de recherche d’emploi ? Quid du minimum vieillesse ? Pourquoi instituer des complémentaires, privilégiant d’office ceux qui auront le souci d’économiser mais surtout ceux qui en auront les moyens ?

      De plus actuellement l’on cotise pour obtenir un droit à la retraite mais les cotisations servent à payer les retraites actuelles.
      Changer pour un système de capitalisation oblige une génération à cotiser deux fois, une fois pour sa propre retraite, une fois pour les retraites actuelles. Mais vous l’avez évoqué.

      Facteur qui n’est pas évoqué par contre c’est le facteur »choix de société". Si l’on ne se contente d’une démarche purement mathématique, on risque de passer à côté de ce qui est l’essentiel d’une société, la notion de société même.


    • xa 20 janvier 2010 14:39

      "Pourquoi celle de 65 ans n’a pas plus de points, ce qui justifierait qu’elle touche plus. Si les deux ont le même système de points mais que les points n’ont pas la même valeur, ce n’est plus un système à points.« 

      Vous n’avez pas compris le mécanisme.

      Si deux personnes ont le même nombre de points, c’est qu’elles ont cotisé le même nombre de points, qui représente une certaine somme, en gros, de retraite à répartir sur un nombre d’années dépendant de l’age de prise de retraite.

      Le système à points des suéois fonctionne, si vous préférez, un peu comme une rente viagère (c’est très schématique, mais ca permet de se faire une idée du principe) : un estimation d’un capital est faite au moment de la prise de retraite, la pension est définie par un rapport entre ce capital et le nombre de mois prévu des versements (selon une grille d’espérance de vie). Donc celui qui a une espérance de vie de 7 ans touche mensuellement plus que celui qui a une espérance de vie de 15 ans ... si les deux personnes avaient le même nombre de points.

      Le nombre de points est dépendant du nombre de mensualité de cotisation, donc rien n’empeche une personne de 65 ans d’avoir plus de points qu’une personne de 60 ans.

       »Le problème est plus un problème d’équité que d’égalité. Que fait-on de la différence de dureté entre les métiers ? "

      Il me semble que les grilles suédoises tiennent compte de la pénibilité via l’espérance de vie plus faible, ce qui favorise le niveau des pensions des métiers pénibles (moins d’années devant eux, donc des pensions plus élevées). A vérifier auprès des suédois.


    • Romain Desbois 20 janvier 2010 16:00

      @xa
      Merci pour ces précisions

      Cependant il me semble que si avec le même nombre de points, l’on touche plus si on part plus vieux (exemple 65 ans), il vaut mieux commencer à travailler tardivement pour bénéficier un maximum quitte à partir plus tard. C’est pas mal remarquez, j’ai toujours pensé qu’il fallait en profiter quand on était jeune.
      Sérieusement. Pour les personnes donc qui commencent à travailler jeune, si elles veulent partir à 60 ans (voir avant), elles toucheront moins malgré un nombre supérieur de points ?


    • xa 20 janvier 2010 16:45

      Elles partent effectivement avec une retraite moindre que des personnes ayant travaillé la même durée mais pris leur retraite 5 ans plus tard. Cela dit, ceux qui ont bossé 5 ans de moins ont, de fait, eu leur part de problème avant.

      Quand à « il vaut mieux partir plus vieux », c’est un peu plus complexe que ca, il me semble, mais c’est un peu le fonctionnement, effectivement. Aucun système n’est parfait.

      Celui-ci permet de prendre en compte la pénibilité via l’espérance de vie. Uun ouvrier bénéficie de sa retraite moins longtemps qu’un agent de bureau, est-il anormal que le premier, dans le système suédois, bénéficie d’une retraite un peu plus élevé puisqu’il en profitera moins longtemps ?

      Il permet aussi de s’affranchir du couperet de l’age légal de retraite.

      Or, contrairement à ce que pense foufouille, le prix d’un vieux n’est pas le seul critère limitant l’embauche des seniors. Le risque de voir un sénior couteux partir au bout de 2 ans parce que la loi le lui permet est un risque pour un employeur, qui cherche une visibilité à plus long terme.

      C’est curieux, mais dans des pays aussi peu sociaux que la Suède, la Finlande et le Danemark, l’age de départ automatique en retraite n’existe pas, les salaires des séniors sont tout aussi élevé qu’en France, et pourtant les taux d’emploi des plus de 50 ans est largement au dessus du notre. Peut être que cela est dû à cette frontière absolue : le salarié peut exiger sa retraite à 60 ans.


    • Romain Desbois 20 janvier 2010 19:06

      @XA
      Merci pour ces précisions. De bonnes pistes à explorer et à adapter à la mode française ;o)


    • citoyen 19 janvier 2010 12:30

      deja , le début m’insupportait un peu par son parti pris et sa suffisance digne d’un memebre de la dictature bruxelloiose , mais quand j’ai lu fonctionnaires= privilégiés , j’ai eu une nausee et j’ai arrété  ; Je ne suis pas fonctionnaire , mais je ne supporte plus ce langage de beauf digne d’un comptoir de bistrot ; l’auteur n’a même plus la politesse de mettre les formes pour dire des choses désagréables aux gens


      • Yena-Marre Yena-Marre 19 janvier 2010 12:36

        C’est ce gouvernement qu’on va mettre à la retraite ! smiley


        • Croa Croa 19 janvier 2010 23:05

          Yena-Marre, t’es trop gentil !


        • citoyen 19 janvier 2010 12:45

          Talleyrand a t’on dit , était « de la merde dans un bas de soie », Mr Benard , semble t’il , ne s’encombre plus du bas de soie....


          • ELCHETORIX 19 janvier 2010 12:47

            pour garantir une retraite décente à tous , il faut tout remettre à plat , entre-autre , diminuer celles des hauts-fonctionnaires étatiques , et des des fonctionnaires de l’ENTITE Européenne , puis celles des ministres , du « président et celles du parlement aussi bien des sénateurs que des députés qui » n’existent pas « face à ce gouvernement , que dis-je ce »despote « de NAGY DE BÖSCA qui décide ,seul , de tout et de rien !
            Et bien sûr il faudrait stopper » les régimes spéciaux " , afin que la majorité ait une retraite équitable .
            Cordialement .
            RA.


            • Croa Croa 19 janvier 2010 23:15

              «  il faut tout remettre à plat » tout à fait ! Ce qui suppose aussi de revoir la distribution des revenus et donc de ne pas se contenter de l’aval des cotisations retraites !

              Seul le travail vivant cotise aujourd’hui et dans des proportions moindres qu’autrefois. Pendant ce temps les profits (dividendes et autres) explosent ! Une réforme des formes de cotisations s’impose !


            • citoyen 19 janvier 2010 13:12

              @ elchetorix : et diminuer le nombre des « élus » . quand on avait 500 députés , il n’y en avait pas assez , peut étre ? 
              200 seraient bien assez : quand on voit le spectacle qu’ils donnent lors des sessions de l’Assemblée , mon dieu , mon dieu : je dirais bien comme l’Empereur Tibére , personnellement.


              • ASINUS 19 janvier 2010 14:48

                ou j ai mis mon flingue moi ?


                • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 19 janvier 2010 15:14

                  Commencez par abroger Art 205 du Code Civil.

                  Les retraités font vivre 2.7 millions de salaries et vont représenter 40% du corp électoral. !!! A+


                  • bugsy 19 janvier 2010 16:18

                    Sarkozy et son gouvernement annonce une nouvelle attaque contre les retraites. Leurs arguments, sans fondement, visent uniquement à satisfaire le patronat et les plus riches. 

                    La retraite à 67 ans

                    À peine les élections européennes terminées et prenant prétexte du déficit de la sécurité sociale, le gouvernement prépare l’opinion à une attaque sans précédent : reculer l’âge légal de la retraite à 67 ans. C’est Brice Hortefeux, qui n’avait pas encore changé de ministère, qui a ouvert les hostilités en prenant exemple sur l’Allemagne, « idée » reprise ensuite par Fillon, qui considère que reculer l’âge de la retraite « n’est pas une question taboue », ce qui n’est pas très étonnant de la part de celui qui, en 2003, avait mené l’attaque contre les retraites de la fonction publique en allongeant le nombre d’annuités nécessaires à 40 ans. Mais, pour nous rassurer, on nous dit également que rien n’est décidé et que le débat sera ouvert début 2010, au moment où le Conseil d’orientation des retraites (COR) rendra public son rapport annuel. Difficilement croyable ! Quoi qu’il en soit, le pavé est lancé est c’est une première. Depuis 1982, l’âge légal de départ à la retraite est fixé à 60 ans. Les contre-réformes successives, celles de 1993, 2003 et 2007, avaient privilégié l’augmentation de la durée de cotisation, de 37,5 à 40 annuités, puis à 41 annuités d’ici à 2012. Toucher à l’âge légal était toujours considéré comme un sujet tabou. C’est ce verrou que le gouvernement tente de faire sauter. Le gouvernement va ainsi dans le sens du Medef, qui considère depuis longtemps que pour « rééquilibrer » les retraites, il faut « ajouter » aux 41 années de cotisation un report de l’âge légal, préconisant ainsi le passage de 60 à 63,5 ans dès 2012. 

                    Des années d’attaques

                    La prochaine contre-réforme des retraites s’inscrit dans une attaque globale commencée il y a plus de quinze ans. C’est en 1993 que les « réformes » Balladur s’attaquent au privé, dans l’indifférence la plus totale, en particulier de la part des directions syndicales, en augmentant le nombre d’annuités de 37,5 à 40 ans. Mais aussi en modifiant le calcul de la pension, en l’indexant sur les prix et non plus sur le salaire moyen d’activité (soit environ 20 % de pension en moins en 10 ans) et en prenant, comme base les salaires des 25 meilleures années (et plus des 10). Même chose en 2003, avec la contre-réforme Fillon pour les salariés de la fonction publique, mais en ajoutant des décotes, soit des baisses de pension supplémentaires (5% par trimestre manquant), pour les salariés en-dessous des annuités requises, mais ayant l’âge légal de départ, c’est-à-dire 60 ans. Pour terminer, la dernière contre-réforme, en 2007, s’est attaquée aux salariés des régimes spéciaux (SNCF, RATP, EDF…) qui, par « équité », ont vu également l’augmentation de la durée de leurs cotisations à 40 ans. Pour nous faire avaler la pilule, les arguments avancés par les gouvernements et le patronat sont toujours les mêmes : déficit, problème démographique, équité… 

                    Le « trou » de la Sécu : vieille rengaine

                    Le déficit de la Sécurité sociale et des caisses de retraite serait tellement énorme (24 milliards d’euros) que le gouvernement se déclare impuissant et que le seul moyen de « sauver nos retraites » serait de travailler jusqu’à 67ans. En revanche, le gouvernement, trouve tout à fait normal d’aider les plus riches via le bouclier fiscal, de venir en aide à coup de centaines de milliards aux banquiers et d’exonérer le patronat de toute une partie de ses cotisations en puisant dans les caisses de l’État ou de la Sécurité sociale. C’est donc une question de choix. Les richesses existent . C’est d’autant plus inacceptable que, si le déficit de la Sécurité sociale augmente, ce n’est pas parce que les salariés se soignent mieux, mais parce qu’il y a de plus en plus de chômeurs et de moins en moins de cotisations qui rentrent. La seule «  piste » possible pour les salariés ne consiste pas à accepter de travailler plus longtemps ou de partir avec une retraite de plus en plus maigre, mais à imposer l’interdiction des licenciements et la réduction du temps de travail jusqu’à ce que tout le monde ait un emploi. En un mot, travailler moins pour travailler toutes et tous. 

                    On vit trop longtemps ?

                    Depuis le temps, on connaît la musique : le problème serait démographique. On vit plus longtemps, il faut donc travailler plus longtemps. C’est présenté comme du bon sens. Comme si un progrès social (l’allongement de la durée de la vie) devait être vécu comme une calamité ! Comme si la progression des dépenses sociales ne servait pas le bien-être de la population, mais le contraire ! Travailler plus longtemps ? A l’âge de toucher leurs droits à la retraite, six salariés sur dix ne travaillent plus. Ils sont soit au chômage, en plans divers et variés de «  cessation progressive d’activité » et autres « dispense de recherche d’emploi » après licenciements, virés par des patrons qui trouvent les vieux « pas assez productifs et trop chers », soit au RSA (le nouveau RMI)… De fait, l’âge réel de fin d’activité, aussi bien dans le public que dans le privé, se situe autour de 58 ans. Tout le discours sur la nécessité de travailler plus longtemps est donc faux : le véritable objectif est de nous faire partir avec des pensions de plus en plus faibles (aujourd’hui, 50 % des retraités vivent avec une pension inférieure au Smic). 

                    La retraite, c’est la continuation du salaire

                    Les moyens pour financer les retraites existent. Ce sont les richesses produites dans l’activité salariale. Il faut beaucoup de culot et de cynisme pour affirmer qu’il ne serait plus possible de financer les retraites sans allonger la durée de cotisation. L’argument ne tient pas. Il faut prendre sur les profits, augmenter les cotisations patronales, pour financer les retraites qui sont un salaire collectif, une partie de la richesse née du travail et immédiatement reversée (comme pour l’assurance maladie) aux pensionnés. La retraite est la continuation du salaire, c’est-à-dire un droit social à ne plus travailler pour le compte d’un patron, tout en étant payé quand même, et à diversifier ses activités librement. La retraite prouve que le salaire, défini comme un salaire social et non individuel, peut être un moyen puissant, s’il est défendu, augmenté et élargi à toute la population (y compris aux jeunes en formation dès 18 ans), d’échapper en partie au marché du travail. Un autre mode de relations sociales, non concurrentielles, est possible. D’abord, bien sûr, pour satisfaire des besoins urgents (se soigner, faire et éduquer des enfants dans les meilleures conditions sociales et médicales, réparer les dégâts du travail par la retraite en bonne santé) que les patrons ne voulaient pas reconnaître, ou qu’ils ont essayé de contrôler en proposant des systèmes sociaux « maison », où les salariés restent dans la soumission. Le salaire social est donc un moyen de gagner du temps libre payé, sans être sous la domination du patron et de son système de temps réquisitionné exclusivement pour la valorisation. 

                    L’argent existe

                    Plus le salaire social général diminue, plus la part qui revient aux classes possédantes augmente. Ainsi, depuis les vingt dernières années, la part de richesse revenant aux salariés a diminué de plus de 10 points, au profit de celle qu’accaparent les possédants. En même temps, la productivité du travail n’a cessé de croître (plus de 50%). Entre 1960 et 2006, le produit intérieur brut (PIB), en euros constants, a progressé de 328 %, quand l’augmentation des besoins du financement des retraites, sur la même période, est estimée à 104 %. Ce qui veut dire que même si la part du PIB servant au financement des retraites augmente, il reste en réalité une large marge de manœuvre, à condition que les revenus du capital n’accaparent pas l’essentiel des gains de productivité. Cela veut dire partager le travail entre tous, en finir avec le chômage. 100000 chômeurs de moins représentent un gain de 1,5 milliard d’euros par an. Une hausse de 1 % des salaires suffirait à dégager, chaque année, 1 milliard d’euros pour les retraites. La fin des exonérations des cotisations patronales rapporterait 30 milliards d’euros. L’argent est bien là. Il faut changer le rapport de forces afin d’imposer une autre répartition des richesses.


                    • Croa Croa 19 janvier 2010 23:21

                      à tous,

                      Lisez Bugsy, vous allez le « plusser » !

                       smiley Il est long, je sais ! smiley


                    • Reinette Reinette 19 janvier 2010 23:27


                      croâ ! croâ ! smiley

                      tout à fait d’accord - ça vaut un bon article !




                    • pragma 19 janvier 2010 17:07

                      Argumentaire recevable, à défaut d’être acceptable sur toute la ligne.

                      Commentaires pour la plupart déprimants : comment négocier quoi que ce soit si on nie le problème, et si on refuse par avance toute idée de réforme ?
                      Depuis 30 ans, on sait que le problème est posé, qu’il est mathématique, et comme le dérèglement climatique, qu’il s’aggrave.
                      Mais le monde politico-syndical ne veut pas porter le chapeau, au nom des avantages acquis de ses personnels ou assimilés, ainsi que des scrutins à venir.
                      Couardise générale qui génère déjà un endettement massif, s’ajoutant à celui de l’Etat, et qui débouchera tôt ou tard sur un blocage des niveaux de retraites, puis une augmentation comptable des cotisations pour équilibrer les recettes...
                      Mais, à côté des pleureuses d’AV, il doit bien y avoir aussi des positifs, fussent-ils roses, qui pourraient voir les choses en face et proposer leurs solutions ?


                      • Le péripate Le péripate 19 janvier 2010 17:53

                        Article remarquable en tout point, et une présentation claire d’une très bonne solution.

                        Ca me réconcilie presque avec la répartition.


                        • ASINUS 19 janvier 2010 19:15

                          yep pourquoi je suis pas étonné de vous voir rapliquer ?
                          un ptit bol d oxigene liberal hein ?


                        • sisyphe sisyphe 19 janvier 2010 18:20

                          En effet, les déficits projetés par le conseil d’orientation des retraites, venant s’ajouter à la dette publique, font courir un risque à la fois très proche et particulièrement dramatique sur la capacité de la France à faire face à ses engagements financiers. Réformer les retraites n’est donc pas seulement une question technique, mais une question de survie.

                          Houla !
                          Les libéraux agitent tous les épouvantails pour justifier une nouvelle mesure qui va pénaliser l’ensemble des citoyens, comme de bien entendu...

                          Que pèse le déficit de la Caisse des retraites, face à la dette contractée auprès des banksters et financiers ?
                          Que pèse ce déficit face aux centaines de milliards versés aux banques, pour continuer de plus belle leur jeu de casino ?
                          Que pèse ce déficit, face aux bonus distribués, CETTE ANNEE, par les banquiers à leurs traders et employés (un record jamais atteint ?)
                          Une idée de grandeur, peut-être ?

                          Et c’est ce déficit qui serait « un risque particulièrement dramatique » !!!

                          Il y aurait vraiment de quoi s’esclaffer, si ce n’était aussi cyniquement dramatique, effectivement.

                          La solution est, pour la caisse des retraites, d’y faire participer non seulement les salariés, mais tous les gains du travail ; bénéfices des sociétés, stock options, hedge funds, etc.. qui ne sont rendus possibles que par ceux qui produisent les richesses ; à savoir ceux qui travaillent.

                          Simple comme bonjour.

                          Sinon, pendant ce temps, il y en a qui se préparent des retraites tranquilles , sans déficit...

                          Henri Proglio, le nouveau patron d’EDF cumule deux rémunérations, contrairement aux promesses faites par le gouvernement lors de sa nomination. Outre son salaire chez EDF, il touche 450.000 euros d’indemnités annuelles de la part de Veolia, en tant que président du conseil d’administration.

                          Ancien patron du groupe Veolia, Henri Proglio a quitté son poste fin 2009, mais a conservé sa fonction de président du conseil d’administration, une instance qui chapeaute l’entreprise. C’est en tant que président de ce conseil d’administration qu’il va continuer à toucher des indemnités, et non plus un salaire.

                          "Le conseil d’administration a fixé l’indemnité annuelle du Président du conseil d’administration à 450.000 euros, à compter du 27 novembre 2009, date de prise d’effet de sa nomination", peut-on lire sur le site de Veolia. Le même communiqué précise : "Le Président du conseil d’administration a renoncé à ses jetons de présence et il ne bénéficiera pas de rémunération variable".

                          Devenu Pdg d’EDF le 25 novembre 2009, Henri Proglio a demandé à conserver le niveau de revenus qui était le sien en tant que patron de Veolia, à savoir 1,6 million d’euros. Après avoir obtenu une augmentation de 45% de sa rémunération chez EDF, et grâce à ses indemnités versées par Veolia, le dirigeant gagne donc globalement ce qu’il demandait, deux millions d’euros annuels.

                          Le principe fixé par le gouvernement était pourtant simple  : Henri Proglio peut cumuler deux emploi, mais pas deux rémunérations. La ministre de l’Economie Christine Lagarde avait défendu le 20 novembre 2009 la double casquette d’Henri Proglio, en assurant lors de sa nomination : "En matière de rémunérations, ce n’est pas quelqu’un qui va jouer les doublons".

                          Les réactions se multiplient. Bien que soutenu par le Premier ministre François Fillon et le ministre de l’Industrie Christian Estrosi, d’autres membres du gouvernement ont critiqué cette annonce. Le secrétaire d’Etat à la Justice Jean-Marie Bockel et le haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch regrettent une telle décision. La gauche est très critique sur ce dossier, fustigeant qu’Henri Proglio se comporte à la tête d’une entreprise publique comme un dirigeant d’entreprise privée.


                          • bonnes idees 19 janvier 2010 19:06

                            J’ai du mal à suivre mais le problème des retraites n’est pas sorti de l’oeuf aujourd’hui. C’est quoi ce delire que nous mettons encore sur la table. Il ne faut pas punir ceux qui ne font rien aujourd’hui mais pénaliser ceux qui n’ont rien fait hier. Encore une fois il n’y a pas de responsables. Nos élus d’hier se devaient de reformer en profondeur la France. Cela n’a pas était fait . Cela ne m’étonne pas. Polititiens, économistes et j’en passe, partez à la retraite et fichez nous la paix car il est plus que temps de moderniser le pays qui en a tant besoin. Le contribuable vous offres vos retraites confortables mais de grâce partez !!!


                            • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 20:34

                              @ Philippe Renève :

                              « Lobbyisme scandaleux, une fois de plus. Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente aux officines ultralibérales payées pour publier de la propagande ? »

                              Vos insinuations quant à mon intégrité commencent sérieusement à me les gonfler. Ce que vous faites s’appelle de la diffamation et est passible de poursuites. Tâchez de vous en souvenir.

                              Remarquez, ce serait drôle de voir votre tête lorsqu’un juge vous demanderait de fournir les éléments de preuve de vos affirmations smiley

                              Je le répète, comme je l’ai déjà expliqué dans des commentaires antérieurs, pour ceux que ça intéresse, qu’il y a aussi des libéraux animés par de sincères convictions, capables de prendre sur leur temps pour diffuser leur message, pardon, leur venin satanique. Et donc, non, je ne suis pas lobbyste, et pas stipendié pour diffuser mes idées, qui, soit dit en passant, reposent sur un minimum d’arguments et de réflexion, que j’ai du mal à trouver dans vos commentaires. Mais je suis surement biaisé. Quant à l’institut Hayek, dont le budget annuel est tout juste suffisant pour faire tourner son site web et organiser deux ou trois conférences, il refuse catégoriquement tout don d’origine corporate. L’indépendance d’esprit a un prix...

                              J’accepte toutes les critiques, mêmes les plus dures, mais les attaques ad hominem de cette façon, il y en a plus que marre.

                              « Et V. Benard n’a même plus le courage de répondre aux commentateurs »

                              C’est sûr que pour ce qui est des vôtres, je n’ai pas que ça à faire.

                              « Jusqu’à quand Agoravox va-t-il donner une tribune permanente... »

                              Je suggère que vous proposiez à Agoravox de créer un comité de censure dont vous seriez président. Certes, je doute que vous osiez publier la réponse qu’ils ne manqueraient pas de vous faire.
                              -----------

                              @ Léon (qui part contraste reste correct quoi que très dur sur le fond) :

                              Vous aimiez jusqu’à présent me dépeindre comme une sorte d’idéologue sectaire, non sans parfois sombrer dans une certaine facilité que le format « commentaire web » favorise. C’est votre droit, je pense avoir amplement démontré aux lecteurs qui prennent le temps de lire calmement que j’essayais d’apporter des arguments de fond pour défendre ce que je crois juste et bon. Je puis me tromper parfois (enfin, rarement, tout de même, faut pas déconner), il est parfaitement possible de ne pas être d’accord, mais finalement, vous pourriez peut être admettre que ma démarche est motivée par la recherche de solutions qui répondent aux problèmes de notre temps. Vous seriez alors vous aussi sur la bonne voie, quand bien même je doute que nous militions un jour sur les bancs du même parti politique. Chiche, Monsieur Léon ?

                              "Déjà, il ne remet plus en question le principe de la répartition, bien obligé de constater l’inanité des retraites par capitalisation dans un contexte de crises financières endémiques.« 

                               »ne remet plus«  : je vous mets au défi de trouver un écrit de moi ou je défends une capitalisation intégrale.

                              Depuis 2003, je défends le système évoqué ci dessus (Bichot a fait forte impression sur moi, il faut dire). Je me suis toujours méfié des gens qui me disaient qu’il n’y aurait plus jamais d’inflation. Des gens de mes connaissances dans d’autre pays ont tout perdu dans les années 90. Ceci dit, un étage optionnel par capitalisation ne me gêne pas.

                               »Il est favorable à un système unifié«  

                              Oui - pas de passe droit - libéral, quoi !

                               »On espère simplement qu’il est aussi favorable à la suppression de la dégressivité des cotisations de retraites en fonction du revenu."

                              Stricte proportionnalité - (comme en matière de fiscalité... Il faut bien que je dise un truc qui vous hérisse de temps en temps).

                              "On espère qu’il reconnaîtra aussi les pénibilités différentes et les longévités différentes suivant la CSP."

                              Bichot-Madelin ont des propositions très concrètes sur la question, mais les articles que je publie sur mon blog doivent rester courts - pour ma part, je pense que lorsque les employeurs imposent une pénibilité particulière, c’est à eux d’abonder le troisième étage de capitalisation du salarié, de par la loi. (vous avez bien lu)

                              On notera que s’il est favorable aux cotisations définies mais pas aux prestations définies, il n’envisage nullement qu’un dispositif quelconque puisse sinon garantir au moins sécuriser les prestations en question« 

                              Je pense que c’est rigoureusement impossible. les »prestations définies« , du point de vue financier, sont de faux droits, des »droits mensonge" du législateur qui sait pertinemment qu’il n’a pas les moyens de les provisionner.

                              On fera observer également à Monsieur Benard que dans les faits les prestations on déjà largement cessé d’être définies à cause notamment du chômage des seniors combinée avec l’augmentation de la durée de cotisations. 

                              Si, d’un point de vue « de principe », elles sont bel et bien définies, mais mal. Quant au chômage des séniors, la réforme Suédoise y a apporté une réponse intéressante.

                              On se demande aussi si M. Benard reconnaîtra le travail des femmes au foyer , notamment lorsqu’elles s’arrêtent pour élever des enfants comme un véritable travail ouvrant droit à des points.

                              Tout est une question du degré de « dilution » des points acquis par les actifs que l’on accepte pour le payer, mais pour des durées raisonnables, oui, les retraités futurs, dans ce système, ont intérêt à payer pour que les mères puissent avoir le temps d’élever leurs enfants. Accessoirement, en cas de divorce, la mère, par une gestion patrimoniale des points acquis, peut ne pas se retrouver le bec dans l’eau, alors qu’aujourd’hui... Idem pour la femme de commerçant qui a aidé son mari gratos et se retrouve au fond du trou après un divorce autour de la cinquantaine... Là encore, lire Bichot. Je sais, je radote.

                              Bref, Monsieur Benard est sur la bonne voie. Lorsqu’il aura admis tout cela, eh, bien nous aurons le même système qu’aujourd’hui mais un peu plus juste et moins inégalitaire. Chiche, Monsieur Benard ?

                              Je crois que pour une fois, nous avons moins de désaccords que de coutume. mais le passage aux cotisations définies par rapport aux prestations définies constitue un changement paradigmatique majeur par rapport au système actuel. 

                              ---------------

                              @ Elchetorix : j’abonde. Lorsqu’un « avantage acquis » ne peut être étendu à toute la population et est payé par elle, alors c’est un privilège.

                              Mais il est vrai qu’il sera très difficile d’obtenir des super-profiteurs du système actuel qu’ils se sabordent.

                              ---------------

                              @ Le péripate : tout n’est pas blanc ou noir. Lorsque les gens qui devaient mettre en place un système au sortir de la guerre qui avait massacré tous les liens de solidarité antérieurs, ont eu à choisir, ils avaient le choix entre la capitalisation qui aurait produit ses résultats au bout de 20 à 40 ans, et la répartition qui permettait de financer tout de suite la vieillesse. Certes, ils se sont plantés sur la pérennité du système, mais enfin, en 1946, prévoir l’essor de la contraception...

                              Bref, ils ont fait ce qu’ils ont cru bon à un moment donné. La répartition n’est pas un truc abominable. C’est l’abus de répartition par des prestations définies non provisionnables et des inégalités flagrantes entre régimes qui l’est.

                              ---------


                              • Le péripate Le péripate 19 janvier 2010 20:57

                                 smiley

                                L’hiver est frais, mieux vaut être bien habillé.

                                C’est juste, la répartition n’est pas en soi une chose abominable. Mais je persiste à penser que sa mise en place a aussi participé à minorer le rôle de l’épargne, et l’esprit économe et responsable qui va avec.


                              • Gorg Gorg 21 janvier 2010 18:09

                                @Benard
                                C’est vous qui nous gonflez Benard. Renève a raison. Il y a un moment que je lis vos articles et que vous me gonflez vraiment très fort. A part essayer de nous convaincre du bien fondé du libéralisme ( à mots couverts et avec force pirouette, j’en conviens) je ne vois pas d’autre but à ceux-ci. Si vous prenez la peine de lire (et de comprendre) certains commentaires de votre article, vous verrez qu’il y a d’autre solutions. Mais elles ne conviennent sans doute pas à votre idéologie. A part faire des phrases, que savez vous faire ...... peut-être cirer des pompes à l’UMP. Lerma serait un de vos afidés .... ou l’inverse.....


                              • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 22:49

                                @ Renève : 

                                Je ne revendique l’appartenance a aucun Lobby, et vous allez vous la prendre dans les gencives, la poursuite en correctionnelle, si vous continuez vos insinuations grotesques.

                                J’ai d’autre part abondamment répondu à la plupart des commentaires de mes articles sauf les plus récents. désolé, mais contrairement à d’autres, j’ai un temps limité pour cela.

                                Enfin, je ne vois pas pourquoi je poursuivrai AV, et je ne lis nulle part avoir évoqué cette possibilité. Je suis fort aise de voir qu’il existe des gens qui soutiennent la pluralité des opinions.

                                Dernière chose, que la rédac d’AV se fera un plaisir de confirmer : je publie mes articles sur mon blog, et c’est AV qui choisit d’en reprendre certains (avec mon autorisation, telle que je l’ai donnée il y a quelques années à l’ouverture . Donc, ne publiant pas moi même sur AV, vous comprendrez que je ne me sente pas obligé de répondre à tous bout de champ au petit groupe de pleureuses paléo-marxistes qui prennent plaisir à me traiter de tous les noms possibles et imaginables.

                                Quant à mes manières... Surveillez les votres.


                                • ZEN ZEN 20 janvier 2010 09:37

                                  Un beau procès en perspective...
                                  Nous serons tous là !, Carlo en tête (? ?) smiley
                                  Sacré Benard !


                                • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 22:55

                                  @ Leon : Non, il ne m’a rien proposé. Il faut dire que je n’ai rien demandé non plus (c’est donc ça ?).

                                  Etes vous payé pour soutenir vos propres opinions, camarade Léon ? je suppose que non. Quand bien même je ne les partage pas, je respecte le fait que vous puissiez ne pas avoir les mêmes idées que moi.

                                  L’engagement ne pourrait il être sincère que chez les gentils camarades gauchistes ? les méchants libéraux ne seraient ils tous que grassement payés par tous les lobbys les plus malfaisants ?

                                  Si telle est votre vision du monde, je ne peux rien pour vous.


                                  • Vincent Benard Vincent Benard 19 janvier 2010 23:35

                                    @ le furtif :

                                    Mais lobbyste de qui, furtif ? Preuves (bien du plaisir) ?


                                    • lala 20 janvier 2010 08:03

                                      Pourquoi intégrer les années d’études supérieures déjà une inégalité.
                                      Justement la seule équité est le nombre de trimestres travaillé et non l’age.
                                      Les enfants des classes supérieures et moyennes commencent souvent à travailler avec des bacs + 7 voir plus et des salaires de départ de 2000 à 3000 euros alors pourquoi travailleraient ils moins qu’ un fils d’ouvrier commencant à 17 ans avec des salaires inférieurs au SMIC et surtout une espérance de vie inférieure de 7 ans . Résultat vous demander aux pauvres de cotiser votre retraite ?
                                      Vous préchez une fausse égalité.
                                      Maintenant pourquoi le régime général est il en faillite alors qu’ un ex président Giscar avait mis la vignette automobile pour alimenter les caisses de retraites afin de pallier à ce manque de financement.
                                      L’incompétence des politiques ayant spoliés et détournés ce pactole financier.

                                      Et oui comme toujours l’incompétence des élus amène directement le peuple dans le mur.


                                      • citoyen 20 janvier 2010 14:54

                                        lala : les études supérieures sont un VRAI travail utile à la collectivité . vous croyez que c’est drole de passer ses spoirees sur des théorémes et de n’avoir que trés peu de sous , pendant que les autres ont deja voitures et copines ? donc , oui , les études doivent compter comme années cotisées ( au même titre qu’avant le service militaire ) , à condition qu’elles soient menées dans une filiére sérieuse , et avec assiduité et résultat ; ce ne doit pas être une garderie pour dilettantes , ni un droit accordé à ceux qui n’ont pas le niveau : ceux la , oui , qu’ils cotisent à leurs frais.
                                        doctorat à bac plus 8 = 26 ans minimum ( sans redoublement , bien sur ) , plus 40 ans de cotisations ou 41 ans , . Les 67 ans , on y est déja , alors foutez nous la paix , parce que la moutarde commence sérieusement à nous monter au nez ;
                                        quand vous aurez emmerdé suffisamment ceux qui ont suivis des cursus longs , et bien , vous n’aurez qu’a vous soigner tout seuls quand vous aurez besoin d’un dermatro , d’un cardiologue ou d’un dentiste , et vous confierez la conception des centrales nucléaires à des titulaires du CAP , peut étre ... Mais quelle injustice , quelle envie , quelle jalousie de mal baisés... Pauvre France , va !


                                      • lala 20 janvier 2010 17:03

                                        déjà citoyen la grossiereté n’est pas de mise . Je n’agresse personne alors le droit d’expression est un droit fondamental et les pauvres cons irrespectueux n’ont pas leur place dans ce forum.

                                        deuxiement penses tu au jeune qui bosse depuis l’age de 15 ans because ses parents sont smicard eux cotisent déjà à ta retraite et ceux la creveront 10 ans avant toi qui a essuyé son cul sur un banc d’école because parent classe sup.

                                        moi aussi j’ai un bac + x mes gosses aussi c’est un choix et ce n’est en aucun cas à la société de payer les choix. Meme si tu n’a pas tous tes trimestres tu partiras avec le double ou le triple du smicard. Et lui aussi aura rendu service si pas de masson ta grosse baraque tu te la fou ou je penses.

                                        Et oui je peu etre grossier alors accepte le débat ou casse toi


                                      • citoyen 21 janvier 2010 11:52

                                        @lala , je ne doute pas que tu puisses etre grossier ; Ce n’est pas une compétence si rare à notre époque , ni un style si difficile à acquérir ;
                                        Si tu veux , revenons tous deux à des modes plus civils de débat . Ok ? essayons d’etre constructifs. 
                                        1ou2 remarques liminaires : - 1tu ne sais pas ce qu’etaient mers parents , tu pré-juges la de quelque chose ( sans savoir ) , et de toutes façon , ce n’est pas le sujet
                                        -2 tu caricatures , excuse moi , et deformes ma position , personne n’a dit que le macon n’etait pas utile , s’il recoit deux ou trois fois moins de retraite , c’est uniquement parce que le montant passé de ses cotisations à été deux ou trois fois moins élevé chaque mois ;; le contraire serait injuste. (Par ailleurs certains artisans s’en tirent tres tres bien financiérement , nous ne parlons la que des salariés, bien sur )
                                        3- la divergence maitresse qu’il y a entre nous , je pense , c’est que tu considéres les études comme un temps non travaillé, agréable , et utile surtout à celui qui les suit , non à la société . Je pense à l’inverse que les études sont quelque chose pour lequel la société mandaté ceux d’entre ses jeunes qui sont les plus à même de .... , et qu’elle espére légitimement en retirer quelque chose lorsque ces jeunes auront terminé leur cursus, ce qui se révéle exact par la suite le plus souvent ;
                                        A CONDITION , je dis bien à condition que : assiduité , sérieux et choix de filiéres non pas par commodité ou par agrément , mais en vue d’un métier , et ceci dans une branche ou les projets du jeune sont crédibles . Je ne peux pas demander à la société d’assumer financiérement mon choix de faire sociologie en fac , par exemple , alors que je sais tres bien qu’il n’y a pas de debouches crédibles..Si je veux faire cela , en effet , je suis libre de le faire , mais la société n’a pas à me le payer.. Par contre , celui entreprend par exemple le cursus « medecin urgentiste » ,gynecologue medical ou egalement d’assez nombreux cursus d’ingénieurs , c’est tres dur , selectif , et la société est en grand manque de personnel sur ces créneaux ; Et elle en souffre . Quand le jeune étudie pendant des années ces sujets ardus , il fait un TRAVAIL qui doit etre reconnu comme tel par la société . il n’est pas en repos ou en attente ; Il est donc injuste que ce travail ne soit pas reconnu en ce qui concerne les annuités cotisées et qu’il soit ensuite discriminé et doive partir plus tard que ceux qui ont préféré suivre d’autres voies . Certains joueront déja aux boules , alors que d’autres seront encore à la chaine....( je caricature un peu , la , mais pas quand meme à 100 pour cent )
                                        Je parle , tu le vois , d’études à filiéres sélectives , difficiles , à visée professionnelles claires , encadrées, à présence obligatoire , etc... . Pour ce genre d’etudes , des « fils à papa » , ( il semblent t’énerver et moi aussi ils m’enervent ) , sont en général mal armés ; ils ont souvent le bagout naturel et le vernis , mais - ayant été élevés dans la facilité - pas assez de réelles capacités de travail ou d’approfondissement du sujet . Jean Sarkozy n’est pas entré en médecine ou en grande école d’ingénieurs , car la-bas , les concours y dépistent les fumistes.....
                                        Voila , je ne dis ici rien de plus , mais rien de moins non plus .

                                        A mon sens , a mon sens , le plus irritant dans ton post précédent , c’est le fait que les arguments qu’on y trouve sont hyper rebattus partout , et souvent dans une approche assez poujadiste ( attention , je ne parle pas de toi comme personne , mais je parle pônctuellement , de ces arguments la, c’esst tout ) ; On a beau s’en expliquer , il vient toujours quelqu’un pour les remettre sur la table . C’est un peu , ne le prends pas mal , des propos que j’entends au bar tabac lorsque je vais acheter mon programme télé .
                                        Une société , c’est une variété de gens et il faut de tout , mais il y en a un peu marre de cet ouvriérisme verbal à tout crin qu’on subit en France. Pratiquement , il faudrait avoir honte d’étre autre chose qu’OS et s’en cacher .... Et bien , non , « la classe ouvriére n’ira pas au paradis ». Pas moins , mais pas plus qu’une autre . J’ai rencontré tout autant ( et la je reviens au langage cru ) de salauds parmi les populos que parmi les CSP+ , plus d’individus vraiment vulgaires dans le comportement, de types sans hygiéne , sans tenue d’alcoolos , de types qui frappent leur femmme , leurs gosses , etc.. ; , mais moins de « merde en bas de soie » ( cela , je peux le dire sans être vraiement vulgaire , je reprends simplement un mot historique concernant Talleyrand. ). C’est plus une question de forme que de fond.
                                         tout autant de failles de type « moral » ou « aveuglement volontaire » dans l’une que dans l’autre . c’est plus une question de personne que de classe sociale . Mais non , encore une fois, la classe populaire n’est pas sainte , ni intouchable , ni incritiquable ... que l’on tire un trait enfin sur ces fantasmes archéo-marxistes. Et oui , sa « résistance » de principe assez répandue aux études est un défaut .
                                        si je t’ai « étrillé » dans le post précédent , c’est pour cela , à cause de cet agacement , mais surtout parce que , moi aussi , j’ai pré-jugé de ta personne . Les propos laissaient à penser que tu étais un genre de , je ne trouve pas le mot ... avatar de Georges Marchais ou plutôt de son « noyau dur sociologique en beaufitude » . Ces gens là prennent pour de la faiblesse le refus de descendre à leur niveau dans la discussion. Avec eux , l’expérience m’a montré que la complaisance n’était pas de mise , mais plutôt le recadrage . ce n’est pas parce que nous savons aligner deux chiffres et trois syntagmes que nous sommes des carpettes , et ceux d’entre eux qui le croient s’exposent à des déconvenues.(tout au moijns en ce qui me concerne )..
                                        Tel ne semblant pas être le cas en ce qui te concerne , basta avec cela , si un debat sensé est possible , alors tant mieux


                                      • Inquiet 20 janvier 2010 08:14

                                        Oups pardon, désolé, j’avais préparé quelque chose à dire, mais vu les tournures et les menaces en sus de l’auteur, je serais fort aise de me raviser.

                                        A ma décharge j’ai une famille et un revenu plus que modeste, il me serait fort désagréable de supporter de fortes dépenses liées à des amendes conséquentes suites à des poursuites pénales.

                                        Oui, oui, ce genre d’intimidation a prise sur moi comme sur des millions de gens.
                                        Un peu comme le chantage sur les retraites.

                                        A moins bien sûr qu’on soit persuadé d’être bien défendu sans avocat face à des gens hyper-décomplexés smiley

                                        J’aurais d’ailleurs tendance à penser que lorsqu’un individu commence à utiliser la menace de poursuites judiciaires pour diffamation, qu’en réalité son détracteur ........................ à fait mouche smiley


                                        • jako jako 20 janvier 2010 08:23

                                          Problème des retraites... Admettons mais pas à cause de l’écart entre l’agde départ 60 ans
                                          et celui du vrai départ 83 ans, plutot à mon avis à cause de deux phénomènes :
                                          Départ prochain des gens de ma classe (1955) avec des salaires moyens élevés par rapport aux salaires des cotisants actuels ( pour ma retraite il faudra 3 cotisants )
                                          et additionné au fait que le salaire pratiqué est de plus en plus bas à l’embauche et ce pour de plus en plus de gens, là oui il y a problème.
                                          Donc une autre solutions c’est un travail décent pour tous avec salaire mini 1.500


                                          • lala 20 janvier 2010 08:30

                                            Ce serait bien de comparer le salaire de Mr B à la retraite et d’un fonctionnaire categorie C avec 15 ans de fonction publique et le reste de privée. Ce sont souvent ces personnes qui montent les francais les uns contre les autres et qui contribuent à l’appauvrissement de la France.


                                            • pas perdus pas perdus 20 janvier 2010 09:52

                                              Exactement lala... Je serai curieux de comparer également... Ras-le-bol que de vrais privilégiés comme le rédacteur de cet article donne des leçons en ne prenant qu’une seule variable : le rapport actifs-retraités...

                                              C’est étonnant que ce Monsieur ne demande pas le retour au plein emploi, n’essaie pas de demander une meilleure répartition des richesses pour financer les retraites ; de nouvelles formes de financement...

                                              Bref, c’est toujours les mêmes qui doivent casquer !

                                              C’est sûr que le pdg d’EDF et Veolia avec ces deux salaires et ses deux millions d’euros pourra doit être favorable à la retraite dite à la carte !

                                              Et ils font comment le smicard et le fonctionnaire de catégorie C ? Ils prennent une retraite à la carte de misère ?


                                            • Philippe D Philippe D 20 janvier 2010 09:47

                                              Pas du tout spécialiste de ces choses là, qui sont d’une complexité extrême, donc sans rentrer dans les détails, je vais faire une proposition certainement ridicule aux yeux de ceux-là.
                                              Si toutefois ils pouvaient m’expliquer à quels seraient les impossibilité d’une telle méthode, je leur en serais reconnaissant.

                                              - Une retraite de base (plus d’indexation sur les salaires) unique, générale, la même pour tous, permettant de vivre (chichement certes, mais de vivre) : par exemple 1 smic ou qq chose d’approchant.
                                              - Ou une retraite très rapidement plafonnée (écart de 1 à 2 par exemple)
                                              - Une retraite complémentaire obligatoire avec possibilité individuelle d’en fixer les taux, montants et modalités.
                                              - Un encouragement à l’épargne individuelle dans différentes formules, qui pourraient constituer une complémentaire bis. Soit épargne totalement libre, soit dans des formules du genre SCPI (spéciales, contrôlées et garanties) qui pourraient permettre de nouvelles constructions de logement (social ou non), d’infrastructures générant des loyers ou des droits d’utilisation (parkings - voies ferrées - nouveaux réseaux cables ou autres ...), ...

                                              L’économie réalisée, par la suppression par écrêtement de toutes les retraites très importantes pourrait permettre (à calculer) un abaissement des cotisations obligatoires, favorisant le coût du travail et les possibilités d’épargne.
                                              Chacun serait responsable du niveau de revenus dont il souhaite disposer une fois la retraite atteinte, et donc par exemple devenir propriétaire et/ou constituer des épargnes nécessaires pour lui garantir son complément.

                                              Période transitoire : Là je ne suis pas assez compétent pour me permettre de l’aborder.


                                              • Philippe D Philippe D 20 janvier 2010 09:50

                                                Si toutefois ils pouvaient m’expliquer quelles seraient les impossibilités ou difficultés d’une telle méthode, je leur en serais reconnaissant.

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