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Accueil du site > Actualités > Economie > Sarkozy et les bonus : omerta sur la promesse envolée

Sarkozy et les bonus : omerta sur la promesse envolée

L’économiste Frédéric Lordon dénonce brillamment le caractère parasitaire de la finance.

À l’issue de la septième convocation en moins d’un an des banquiers par l’Elysée, ces derniers ont accepté d’encadrer les bonus versés aux traders suivant des modalités détaillées par exemple par Le Figaro, auquel nous nous renvoyons. Et Nicolas Sarkozy de s’auto-congratuler, à son habitude, à grand renfort de mouvements virils du menton : "Les choses ne peuvent pas, ne doivent pas continuer comme avant. C’est un engagement que j’ai pris devant les Français. C’est un engagement qui sera tenu. C’est une question de morale." Il a bien du toupet ! A quoi s’était-il justement engagé en mars dernier, ce que nous rappelions dans notre billet du 10 août ? " Visiblement, ce qu’on a dit, certains ont du mal à le comprendre. Il ne doit plus y avoir de bonus, de distribution d’actions gratuites ou de stock options dans une entreprise qui reçoit une aide de l’État. Quand il y a des aides publiques, les bonus ne sont pas admissibles. Et je suis sûr que les responsables vont comprendre ce que je dis." Nous titrions alors Sarkozy et les bonus des traders : on va voir ce qu’on va voir !, avec l’idée que c’était tout vu d’avance. Les faits viennent évidemment de nous donner raison. BNP-Paribas, qui avait dans un premier temps provisionné pour un milliard d’euros en vue d’otroyer des bonus à ses traders, a annoncé hier avoir réduit la somme de moitié. La banque a reçu cinq milliards d’euros d’aide publique : ces 500 000 euros de bonus, suivant la parole présidentielle de mars, même diminués par rapport à l’intention préalable, " ne sont pas admissibles". " Ce n’est pas au contribuable de payer", a-t-il encore déclaré hier. Or là, les bonus que va distribuer BNP-Paribas sortent de sa poche, via l’aide publique reçue par la banque. L’accepter, pour le président, c’est renier sa parole avec éclat. Et ce qui nous désespère véritablement, c’est que personne ne le rappelle. Il avait dit : " pas de bonus". Mais finalement, si. Il peut donc promettre n’importe quoi sans être ensuite confronté par nos médias au droit de suite. Est-ce si difficile de se reporter aux déclarations d’il y a seulement six mois ?

Par ailleurs, l’État avait subordonné l’octroi de son aide au secteur bancaire à l’engagement de réouvrir le robinet du crédit. Or que s’est-il passé ? "En octobre 2008, les banques s’étaient en effet engagées à faire progresser de 3 à 4% le volume de crédits en contre-partie de l’aide publique dont elles ont bénéficié au plus fort de la crise financière, rappelle Le Monde. Quelques mois plus tard, les banques reconnaissent elles-mêmes qu’elles ne tiendront pas leurs promesses et tablent désormais sur une hausse comprise entre 1 et 2%. Une nouvelle projection d’ores et déjà mise à mal par les derniers chiffres de la Banque de France : les prêts aux entreprises sont en effet passés de 313 milliards d’euros en juin 2008 à 259 milliards en juin 2009. Les banques se défendent en arguant du fait que les demandes de crédits des entreprises sont en baisse, une affirmation là encore démentie par le médiateur du crédit, René Ricol, qui affirme avoir reçu plus de 15 000 dossiers de sociétés à la recherche d’un crédit." Qu’a dit hier Sarkozy à ce propos ? "S’agissant du respect par les banques de leurs engagements de financement de l’économie, avec Christine Lagarde et le Premier ministre François Fillon, nous avons demandé aux banques de respecter les engagements qu’elles ont pris d’augmenter les encours de crédits à l’économie". Énorme ! En gros, les banques se sont assises sur leur promesse et le président se contente de la leur rappeler, sans annoncer la moindre mesure concrète, misant par conséquent sur leur seule bonne volonté, tactique ayant pourtant en la matière fait la preuve de son échec. Pourquoi ne pas avoir, au moment d’attribuer une aide colossale aux banques, s’être assuré d’être en mesure de peser véritablement sur leurs décisions en exerçant un pouvoir effectif smsur leur Conseil d’administration ? Cette mesure-là aurait prouvé la réelle volonté politique d’agir. En son absence, il s’agit de poudre aux yeux et d’incantations. Ce qui fait dire à Serge Maître, président de l’Association française des usagers de banques cité dans le même article du Monde : "Nous sommes consternés. Le thème de cette réunion était ’Bonus et crédits’. Nous craignions que les bonus servent de boucs émissaires et que les crédits passent à la trappe. C’est exactement ce qui s’est passé. (...) on en est resté au stade de la déclaration de principe. Les banques ont réalisé d’énormes bénéfices au premier semestre, BNP-Paribas a par exemple dégagé trois milliards d’euros, en grande partie grâce à des produits comparables aux subprimes. Il était donc possible de leur demander d’orienter une partie de ces profits vers l’économie réelle". Et Jean-Eudes du Mesnil, secrétaire général de la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, de surenchérir : "Le président s’est contenté de répéter que les banques devaient jouer leur rôle dans l’économie réelle, mais aucune sanction n’a été annoncée". Finalement, malgré ses rodomontades, Sarkozy n’empêche donc pas les banquiers de faire ce qu’ils veulent, à savoir continuer de spéculer comme des petits fous sans financer l’économie réelle, au risque de produire une nouvelle bulle qui ne manquera pas d’alimenter la crise dont nous sommes loin d’être sortis.

Le chef de l’État renvoie enfin au prochain sommet du G20 de Pittsburgh, où il entend convaincre les autres pays d’adopter des réglementations en matière de bonus équivalentes à celles désormais acceptées par les banques françaises, sans quoi nos meilleurs traders ne manqueraient pas d’aller exercer leurs talents ailleurs. Nous qui pensions que le dernier G20 avait été une réussite exemplaire en ce qui concerne la "moralisation du flcapitalisme" - c’est ce que répétaient en boucle nos médias... Il apparaît aujourd’hui qu’il fut largement insuffisant, voire dérisoire. C’est donc finalement Frédéric Lordon, économiste directeur de recherche au CNRS et chercheur au Centre de sociologie européenne, qui avait raison, se gaussant sur son blog des "cris d’admiration poussés derechef par la presse française convaincue absolument, et du simple fait de la parole présidentielle, que le monde avait changé d’époque, et peut-être même de base. On cherche en vain les hypothèses adéquates (...) qui permettraient de comprendre que, là où la presse financière anglo-saxonne faisait méthodiquement le décompte des forfanteries, des approximations et des contre-vérités flagrantes du discours de Gordon Brown, la presse française s’abandonnait à l’extase-réflexe, comme le rappelle Bakchich [2] avec une délicieuse cruauté, à propos d’« Un G20 pas vain » (Libération, 3 avril 2009), de « L’incroyable succès du sommet du G20 » (Le Parisien), de « La symphonie du nouveau monde » (Le Figaro), de « ce nouveau monde qui émerge à Londres sous nos yeux » (Le Monde), et de ce que « cette fois on ne pourra pas dire que la montagne a accouché d’une souris » (Sud Ouest)." S’il faut au prochain G20 se saisir à nouveau du problème, c’est bien, comme le synthétise ironiquement l’économiste, que "les engagements (pris lors du précédent) sont en toc, les engagements sonnent le creux, et ça n’a pas coûté grand-chose à tous ces comédiens des engagements de s’engager solennellement à des engagements qui n’engagent à rien." Ce qu’il démontre ensuite de façon implacable, dans ce brillant article dont nous vous engageons à lire l’intégralité. Quelques extraits choisis, néanmoins, pour la bonne bouche : "Parmi toutes les raisons de reconnaître enfin à la finance de marché son caractère fondamentalement parasitaire – son utilité sociale est nulle ou presque, sa contribution aux inégalités est avérée, les risques qu’elle fait courir à l’économie tout entière sont insensés, sa légèreté à faire payer ses errements par la société stupéfiante, sa responsabilité directement engagée dans tous les épisodes de ralentissement et de chômage des deux dernières décennies –, à toutes ces raisons, donc, il faudrait encore ajouter les terribles distorsions qu’elle fait subir à l’allocation générale du « capital humain », dit autrement : au processus d’orientation des compétences, formées aux frais de la collectivité, faut-il le rappeler, entre les divers emplois en attente d’être occupés au sein de la division du travail." Parce que c’est dans ce secteur qu’on peut le plus facilement gagner des sommes indécentes, tout simplement : "C’est pourquoi encadrer, ou même supprimer les bonus n’a pas seulement pour effet de limiter les prises de risque et de réduire de honteuses inégalités, mais également de rectifier l’allocation d’ensemble du capital humain au profit d’activités socialement moins nuisibles, et de fournir de manière moins déséquilibrante la division du travail".

ppReste la thèse défendue dans Les Echos d’aujourd’hui par Patrice Poncet, professeur de finance à l’Essec et La Sorbonne et consultant pour la Société générale : "il faut aussi pouvoir rémunérer l’innovation, et la création. Les bonus ont encouragé l’innovation financière, qui a contribué, au cours des dix dernières années, à soutenir la croissance. On a ainsi pu mettre en place des financements de projets dans les pays émergents avec des mécanismes de prêts sécurisés qui n’étaient pas envisageables par le passé. En créant des véhicules destinés aux investisseurs qui souhaitaient prendre des risques, l’innovation financière a permis de « compléter » un marché dans lequel les investisseurs ou les entreprises ne pouvaient pas se couvrir correctement. C’est tout à fait fondamental." Lordon lui avait répondu par avance dans sa conclusion : "l’innovation proprement financière a pour double tare, d’une part, que l’extrême sophistication s’accompagne presque toujours d’un défaut de compréhension et de maîtrise des opérateurs (comme l’aura spectaculairement montré le cas des produits structurés et des dérivés de crédit) et d’autre part que, par delà ses propriétés techniques, l’« innovation » est vouée à fonctionner comme une croyance collective, conduisant les agents à s’imaginer dans un monde entièrement nouveau, dans lequel ils seraient libérés des « anciennes » contraintes pesant sur les couples rendement-risque. Nulle bulle n’aura illustré plus canoniquement cet effet de croyance que celle des subprimes ; il faudrait plutôt dire : celle des dérivés de crédit structurés, dont l’agencement et la promesse mêmes consistaient à offrir pour des classes de risque données des rendements supérieurs à ceux qui leur étaient jadis attachés. Risquer moins à rendement donné et – surtout – gagner plus à risque donné était une promesse qui ne pouvait qu’aller droit au cœur de la finance dont la seule obsession est de maintenir, et même de pousser, des rentabilités de ses capitaux propres à des niveaux qui défient toute raison macroéconomique. Il faut rappeler, une fois encore, que là où la rémunération du capital est normalement le taux d’intérêt, dont ladite « règle d’or » des économistes néoclassiques eux-mêmes énonce que dans le long terme il doit rejoindre le taux de croissance de l’économie, soit quelques pourcents en termes réels, que là où les entreprises les plus profitables du CAC 40 affichent des ROE (Return On Equity) déjà déraisonnables de 15% à 20%, ceux de la banque d’investissement gravitaient avant crise autour des 40%, parfois même au-delà… Qu’on ne se fasse aucune illusion : c’est cet écart abyssal que la finance défendra au couteau s’il le faut. Et c’est lui qui est régulièrement reproduit par les vagues successives d’« innovations »… toutes vouées à mal finir. C’est cette intime connexion du « privilège de profitabilité », de l’« innovation financière » et du risque in fine couvhors de contrôle qu’il faut impérativement défaire. Envisager la fermeture du privilège et le retour forcé au rudimentaire, c’est donc tout un. Voilà pourquoi l’objectif intermédiaire d’une transformation des structures de la finance consiste en sa désophistication. Il est temps d’envisager une sérieuse désescalade en matière de complexification financière, dont il apparaît au travers de maintenant trop nombreux épisodes, qu’elle n’a jamais tenu ses promesses les plus idéologiquement affichées (« l’innovation financière stimule la croissance »), que les services rendus sont d’une minceur extrême rapportée à l’inflation spéculative pure qu’elle nourrit en fait (comme le montre le cas des dérivés supposés offrir des techniques de couverture aux agents de l’économie réelle mais sur des marchés dont les volumes sont absolument dominés par les liquidités spéculatives), et qu’elle a au total beaucoup moins d’avantages que d’inconvénients – pollution spéculative, instabilité chronique, complète perte de contrôle des risques, violents accidents récurrents, déstabilisations consécutives de l’économie réelle, etc. Dans cette perspective de la désophistication de la finance, le départ des traders virtuoses privés de bonus n’est plus du tout un problème : il est une partie de la solution." Merci Monsieur Lordon !


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120 réactions à cet article    


  • Serge Serge 27 août 2009 10:35

    à l’auteur...
    « A l’issue de la septième convocation en moins d’un an... » j’aurais écrit...
    « A l’issue de la septième garden-partie entre copains... »
    Ce n’est qu’une petite remarque ( mais importante tout de même car Sarkozy ne convoque pas ses copains banquiers...il est leur serviteur fidèle et dévoué ! ) par rapport à votre excellente analyse de la réalité de cette mascarade élyséenne.
    Merci pour votre article.


    • Michel DROUET Michel DROUET 27 août 2009 10:57

      On a une impression de déjà vu : des banquiers sympas qui viennent faire un tour à l’Elysée et un Président de la République qui nous dit, d’un air martial, que rien ne sera plus comme avant, qu’on va voir ce qu’on va voir...
      A un moment j’ai même cru que je ne regardai pas les infos, mais une énième rediffusion estivale d’une mauvaise série française. 


      • Fergus fergus 27 août 2009 11:01

        Ne nous faisons pas d’illusions : les timides mesures annoncées par Sarkozy risquent de passer à la moulinette au G20 de Pittsburgh ou, du moins, d ’être fortement édulcorées. Ce qui entraînera ipso facto leur retrait des engagements bancaires en France ou l’alignement sur le service minimum anglo-saxon.

        Et Sarkozy, qui sait tout cela parfaitement, n’aura plus qu’à se faire passer pour un moralisateur incompris et injustement récompensé de ses prodigieux efforts.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 27 août 2009 23:00

          @ Fergus : Eh oui ! Votre commentaire - qui souligne l"évidence de ce qui va se passer - complète l’excellent article de l’auteur qui souligne le mensonge flagrant qui nie impudemment tout le passé. Profitons-en pour tirer une derniére satisfaction de ce déboulonnage des actes du Pouvoir, avant que ne vienne le moment imminent où il sera interdit d’en parler. Je ne pense pas que le type d’échanges que nous avons ici sera toléré en 2010.




          Pierre JC Allard



        • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 28 août 2009 10:03

          @ M. Allard : j’ose espérer votre pessimisme excessif. Las, je n’en suis pas sûr...


        • Dominique TONIN dume 27 août 2009 11:15

          Merci également pour votre article qui éclaire, conséquemment le côté obscur qu’est pour moi l’économie et ses acteurs. Economie qui en fait est au coeur du système et qu’il nous faut absolument moraliser au risque d’avoir à subir une crise comme celle là tous les 10 ans....Mais voilà, SARKOZY n’est pas le bon « gendarme » si je fais réference à l’adage qui dit « on a tendance à ressembler aux gens que l’on fréquente tous les jours ! »
          Momentanément, cela me donne du grain à moudre pour la campagne 2012, lorsque je serai devant lui sur les plateaux de télé.
          En attendant, merci Mr BONNET pour votre éclairage.
          Accessoirement prenez connaissance de ceci : www.peuplefrancais.fr et de même, j’aurais besoin de contacts avec les médias pour faire connaître ce nouveau mouvement, si vous avez des entrées, je prends. Merci


          • jykkid 27 août 2009 11:19

            OK pour toutes ces critiques ; mais qu’ont fait LES AUTRES avant lui ? en particulier Mitterrand et consorts sous le règne desquels les banquiers et traders n’ont jamais fait autant de profits ?


            • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 27 août 2009 11:28

              On ne va pas vivre dans le passé ! Par contre, si l’alternative à Sarkozy devait être DSK, soyez sûr qu’effectivement, rien ne changerait. Voilà bien pourquoi, selon moi, DSK n’est pas de gauche.


            • Superyoyo 27 août 2009 12:51

              Et 1 point momie-terrand pour jykkid


            • Pierre Crépeau 27 août 2009 15:24

              « Hier Natixis s’envolait de 39% alors que la banque pourrait renouer avec les bénéfices au troisième trimestre après cinq trimestres dans le rouge. [b]Ce retour à une meilleure fortune est rendue possible par la garantie accordée par sa maison-mère, Banque populaire caisses d’épargne, sur son portefeuille d’actifs toxiques de 35 milliards d’euros. »[/b](boursorama)
              François Pérol, président de la banque, vous savez, celui qui a dérégulé le système avec son patron DSK en 1999, formé chez Rothchild, conseillé du « ministre des finances bac B » Sarkosy, puis du prince, est en train de me faire les poches chez l’écureuil, et de sonder les chaussettes populaires…. Il en veut à mes noisettes le bougre ! Une sorte d’emprunt national à l’insu de mon plein grès dans nos économies prolétaires.
              Maintenant pour s’enfiler, c’est sans filets. SGDG
              Mieux que tous les casses-noisettes du siècle !!!
              Et si on les récupérait nos noisettes dans nos filets à provisions ?
              Ils seraient marron monsieur Vincent et ses amis.C’est bientôt le temps des vendanges.
              Mettre fin à la fiction serait pourtant si simple. Dans un monde « libre » toutes fois…
              Chacun sa prime à la casse. C’est ça l’égalité mon frère.
              Merci à vous, de ne pas oublier cette facette du dernier oublie présidentiel face à nos banquier. C’est entre autre le RMI des rien-de-riens qui garanti les fonds toxiques de Pérol !!! Si j’ai bien compris ? Et ça plait à la bourse !
              Un démenti de Monsieur le président ? Je l’aime beaucoup quand il dément ? Vous avez dit dément..A vos Marx, prêt, partez ! Il va nous réinventer le Glass-steagall act que Pérol a foutu par terre sous ses applaudissements il y a juste dix ans... Alzeimer, une cause nationale, il a raison notre président. Vivement DSK, le retour... Révisons les premiers épisodes.


            • François51 François51 27 août 2009 19:57

              DSK est un bilderberg ! yes !


            • JL JL 27 août 2009 11:21

              Que cet argent soit distribué sous forme de bonus ou d’une autre manière, je crois que c’est secondaire par rapport au principe même de l’aide accordée aux banques.

              Que la plèbe s’époumonne après les bonus, et elle oubliera plus vite la nature du véritable scandale : tous ces milliards détournés ! La plus grande escroquerie de tous les temps.

              Les boursicoteurs ont une jolie expression pour désigner une opération particulière : la prise de bénéfices. Cela désigne la transformation de gains potentiels en gains réels. Ces milliards accordés aux banques sont pour elles, l’équivalent d’une prise de bénéfice colossale.

              Comment l’Etat va-t-il s’y prendre pour tenir ses engagements vis-à-vis des banquiers ? Par un grand emprunt, c’est-à dire, en gros en se faisant prêter l’argent qu’il vient de donner, ce qui revient à nous faire payer à tempérament cet argent que par un tour de passe passe magique, sorte de jeu d’écriture scélérat, il vient de faire changer de poches.


              • Rage Rage 27 août 2009 11:23

                Bonjour,

                Effectivement, à ce jour, rien n’a changé.
                Pire : vu que rien n’a changé, les traders ont continué de plus belle avec l’argent public, le tout sous la bénédiction d’établissements bancaires satisfaits d’avoir plumé les Etats pour couvrir leurs erreurs.

                Il semble donc évident que tout peut se reproduire. Sauf que cette fois-ci, l’incurie politique risque de se payer très cher.
                Ayant démontré leur incapacité à affronter le monde de l’argent, celui-ci jouant sur les faillites et les citoyens à la rue, les poltiiques n’ont absolument pas pris la mesure des dispositions vitales à mettre en oeuvre au niveau international faute de bis repetita :
                1. Casser les mécaniques spéculatives par plus de contrôle, moins de variabilité, et il faut aussi le dire, sans doute moins de gogos-traders
                2. Dissocier clairement activités de spéculation et activités traditionnelles des banques : ce qui aurait la vertu de ne plus faire planner le risque sur le commun des mortels, mais au moins un peu sur ceux qui jouent avec l’argent des autres.
                3. Casser les mécaniques d’immédiateté et de « mouton », comme l’achat-vente instantané, la vente à découvert et autres joyeuseté
                4. Imposer la transparance en ne permettant plus les montages à « plusieurs étages » de dérivés que plus personne ne comprend, donc ne peut contrôler.

                Bref, contrairement à ce que l’on fait, il est urgent d’agir.


                • wesson wesson 27 août 2009 11:28

                  Bonjour l’auteur et merci de parler de M. Lordon, qui franchement mérite à être connu. Non seulement il dit des choses très interessantes, mais en plus il les dit avec humour !

                  Il est à ma connaissance l’une des seules personnes qui ont un avis réellement argumenté sur la crise et qui refusent de se fabriquer une gloire facile dans les médias.

                  Voilà trois court extraits de ses interventions sur les médias :

                  Proposition sur les chroniqueurs (jouissif)

                  Réaction des médias à des critiques (hilarant)

                  Le rapport aux médias


                  • sheeldon 27 août 2009 13:29

                    bonjour

                    les propositions sur les chroniqueurs de lordon sur acrimed sont excellentes :)

                    cordialement


                  • fonzibrain fonzibrain 27 août 2009 11:31

                    En ce moment on nous gave avec ces fameuses règles encandrant les bonus,le Figaro dans sa doite ligne abrutissante annonce même “Sarkozy fait plier les banquiers”,quand on se souvient du G20,et de ses piètres résultats,permettez moi de douter de ces nouvelles mesures.

                    Il y a un angle d’analyse que l’on entend jamais ,c’est à dire la responsablité personnelle.

                    Personne ne s’opposera à l’idée(surtout en ce moment ou ces fameux bonus proviennent d’argent public transféré aux banques) que ces rémunérations sont du vol pure et simple.

                    Ensuite ,il faut rappeler que nous jouissons tous du libre arbitre,en notre âme et conscience ,nous sommes donc responsables de nos actes.

                    Ces traders sont libres,ils savent très bien d’ou vient cet argent,ils sont donc responsables.

                    Quand on profite de quelque chose de mal acquis,la Justice et son code pénal utilise le mot RECEL.

                    Article 321-1

                    “Le recel est le fait de dissimuler, de détenir ou de transmettre une chose, ou de faire office d’intermédiaire afin de la transmettre, en sachant que cette chose provient d’un crime ou d’un délit.
                    Constitue également un recel le fait, en connaissance de cause, de bénéficier, par tout moyen, du produit d’un crime ou d’un délit.
                    Le recel est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 375000 euros d’amende”.texte de loi

                    Nous avons donc des personnes qui profitent consciemment d’une profonde injustice,ils profitent de l’argent qui a été VOLÉ au peuple,dès lors,ils sont responsables,en acceptant cet argent,ils tombent sous le coup d’accusation de recel.

                    En acceptant cet argent,ces traders sont coupables,nous pouvons faire un parallèle avec un soldat qui exécute des ordres illégitimes,le procès de Nuremberg a clairement expliqué que l’on ne peut se cacher derrière le caractère obligatoire de l’obéissance,ceux qui exécutent ces ordres sont responsables de leurs actes et ne peuvent se décharger de toutes responsabilités.

                    Pour les bonus extravagants,provenant du VOL des contribuables,c’est pareil,ces traders se rendent donc coupables du recel de ce vol,en acceptant cet argent,ils se compromettent,et en voulant se cacher derrière la censé légalité d’une telle action,ils pensent être dans leurs bons droits, mais c’est un artifice,ils sont en réalité profondément fautifs,et sont donc à la merci d’une condamnation.

                    Donc le sytème qui autorise ces méfaits est illégitime et ceux qui acceptent cette injustice et en profitent sont CONDAMNABLES.Les deux sont coupables,le système et ses tenanciers sont des criminels,et ils se risquent donc à des conséquences.

                    Et plus l’écart entre le manque de JUSTICE et ces méfaits visibles au grand jour est grand,plus nous nous devons nous mêmes de faire respecter la loi,quand la moralité la plus basique est bafouée,il est alors nécessaire,il est même OBLIGATOIRE pour le peuple de montrer sa détermination.

                    Depuis quand les voleurs ne sont pas punis,allez faire un tour en prison,vous verrez que la clémence n’est en rien un ressort évident pour les larcins de certaines populations.

                    Enfin bref tout ça pour dire que ces traders,ces profiteurs,ces pillleurs,ces bandits sont COUPABLES,ils sont également résponsables de leurs actes,et si l’état ne les punis pas,c’est à nous de se substituer à la justice et de faire son travail.

                    D’après vous comment réagirait la population si ces traders-voleurs étaient assassinés,avec comme revendication l’exercice de la JUSTICE,la volonté d’égalité entre les faibles et les forts,La Fontaine,il y a déja longtemps expliquait ” Selon que vous soyez puissant ou misérable,
                    Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir”,les gens,j’en suis sûre ne condamneraient pas ces assassinats,bien sûre les médias crieraient au “terrorisme”,mais au café,au bar,les gens,le peuple seraient très heureux et diraient “bien fait pour leurs gueules,ils n’avaient qu’à pas nous voler”.

                    Si on ne nous respecte pas ,pourquoi devrions nous respecter la loi ?

                    Nous devons punir nous mêmes les coupables,il n’y a aucune autre alternative.
                    La faillite morale de notre système nous place devant nos responsablités,n’ayons pas peur,la JUSTICE est de notre coté.

                    http://fonzibrain.wordpress.com/


                    • ninou ninou 27 août 2009 12:15

                      Fonzi,
                      Pire que les trucider, faisons-les souffrir : qu’ils vivent avec juste le RSA jusqu’à la fin de leurs jours !


                    • Pierre Crépeau 27 août 2009 13:31

                      L’homme et sa personne « moral » se cherche une place dans sa « société anonyme à responsabilité limité »...
                      Les maux ont un sens. Nous n’en avons pas le choix. La révolution passe par cette prise de conscience. Tous en habit verts... !!! Réaproprions nous les mots !!!


                    • Pierre Crépeau 27 août 2009 15:18

                      « Quand les hommes ne peuvent changer les choses, ils changent les mots » (Jean Jaurès)

                      Cela nous mène à un exemple particulièrement important de novlangue qui existe à notre époque. Je vous soumets ces quelques termes qui lorsque utilisés par des sionistes tendent à changer de signification. Cela pourra peut-être aider à mieux décoder le langage qu’ils utilisent dans les médias pour décrire leurs agissements.
                       source : http://les7duquebec.wordpress.com/2009/07/07/le-novlangue-sioniste/

                      Terme incorrect ……………………………………….………..…..Terme correct

                      Paix ………………………………………………………………..Permanente pré-hostilité

                      Attaque provoquée par les É-U ou Israël ………..….Attaque préventive

                      Guerre d’agression ………………………………………….…..………Conflit ou dispute

                      Guerre d’agression permanente ……………………….…….……….Conflit prolongé

                      Guerre d’agression globale ……………………………….…Répandre la démocratie

                      Résistance individuelle à une guerre d’agression ………….…..…….Terrorisme

                      Résistance de groupe à une guerre d’agression ……………….…..…Insurrection

                      Résistance nationale à une guerre d’agression ….État terroriste / État voyou

                      Résistance multinationale à une guerre d’agression ………….…..….Axe du mal

                      Chef politique de la résistance à une guerre d’agression…….Dictateur / Tyran

                      Chef militaire de la résistance à une guerre d’agression ..Seigneur de la guerre

                      Tout musulman qui questionne une guerre d’agression ………………….Al-Qaïda

                      Toute autre personne qui questionne une guerre d’agression …………..Militant

                      Département qui promeut une guerre d’agression … Département de la défense

                      Invasion pour promouvoir une guerre d’agression …………….………… Incursion

                      Victime d’une guerre d’agression ………………………..….….……Combattant illégal

                      Victime d’une guerre d’agression (population de Gaza) ……..…..Entité ennemie

                      Armes d’une guerre d’agression ………………………………..Instruments politiques

                      Financement massif de riches fabricants d’armement ….. Supporter les troupes

                      Génocide ………………………………………………Traitements dégradants de l’ennemi

                      Soldats américains morts ……………………………………..Personnel non-opératoire

                      Commettre un meurtre ………………………………………………………………Neutraliser

                      Attaquer …………………………………………………………………………………..Se défendre

                      Faits / évidence / réalité objective ……………………………….Propagande ennemie

                      Vol de ressources naturelles ………………………………………………………..Libération

                      Violence dans le but de voler…………………………………………….Sécurité nationale

                      Censure militaire …………………….….Journalistes intégrés (Embedded reporters)

                      Détruire l’infrastructure civile ……………………………………….Guerre asymétrique

                      Détruire les civils eux-mêmes ……………………………………Dommages collatéraux

                      Mercenaires psychopathes / escadrons de la mort ……………..Forces de sécurité

                      Emprisonnement …………………………………………………………………..……. Détention

                      Prisonnier ………………………………………………………………………………………..Détenu

                      Torture …………………………………………………………………………………..Interrogation

                      Espionnage illégal contre les Américains ………………….….Surveillance terroriste

                      Questionner la guerre ……………………………………………………………Antipatriotisme

                      Questionner les meurtres ……………………………………………………………….Se défiler

                      Questionner le gouvernement ………………………………….…Manque de patriotisme

                      Questionnement de masse du gouvernement ………………….……..Terrorisme local

                      Ignorance de la masse ………………………………….…Confiance des consommateurs

                      Dette ……………………………………………………………………………………………..Finances

                      Constitution U.S. / Conventions de Genève ……………………….Documents désuets

                      Attaque nucléaire contre quiconque ……….…Toutes les options sont sur la table

                      Corps humains ………………………………………………………………….Cibles vulnérables

                      Distraction pendant qu’on prépare la prochaine attaque ………Processus de paix

                      Un enfant qui a été tué en étant au mauvais endroit …………………Bouclier humain

                      Mur d’apartheid ………………………………………………………………..Clôture de sécurité

                      Musulman …………………………………………………………….Islamiste ou Islamofasciste

                      Islam ………………………………………………………………Anti-américanisme radical

                      Questionner le comportement d’Israël ……………………………….……Antisémitisme

                      Questionner le financement américain d’Israël ……………………..…Antisémitisme

                      Questionner l’espionnage de l’AIPAC contre les É-U …………………Antisémitisme

                      Demander qu’Israël respecte les lois internationales …………….….Antisémitisme

                      Parler de l’existence des armes nucléaires d’Israël ……………………Antisémitisme

                      Racisme inhérent à l’idée d’être un peuple élu de Dieu………………Antisémitisme


                    • jako jako 27 août 2009 16:00

                      Pierre , ce n’est pas faux, cela participe au storytelling, on appel bien un plan de licenciement massif un « plan social ».............


                    • JL JL 27 août 2009 17:53

                      @ Pierre Crépeau, merci pour ce lexique.

                      A ajouter :

                      « « communauté internationale » (qui selon Chomsky) »est classiquement utilisée pour désigner Washington et tous ceux qui en viennent à s’aligner avec elle (...) d’une manière assez générale".


                    • JL JL 27 août 2009 18:16

                      Et aussi :

                      incorrect : pas de gouvernements du tout

                      Correct : gouvernement mondial

                      « Les partisans de la mondialisation économique, qui n’ont rien tant en horreur que le politique, ont parfaitement compris qu’en appeler au gouvernement mondial était le plus sûr moyen d’avoir la paix — entendre : pas de gouvernement du tout » (par Frédéric Lordon, )


                    • Traroth Traroth 27 août 2009 19:16

                      @jako : maintenant, pour des licenciements massifs, il y a un terme encore meilleur que « plan social ». Croustillant à l’extérieur, fondant à l’intérieur, c’est le : « Plan de sauvegarde de l’emploi » !


                    • lucien bomberger lucien bomberger 28 août 2009 10:01

                      Le détournement du langage fait parti du plan de la grande illusion des « non-terriens ». Mais pourrions-nous dire qu’ils sont extraterrestres ? smiley 


                    • Pepe de Bienvenida (alternatif) 31 août 2009 01:43

                      fonzibrain,
                      je ne vois pas ce que tu reproches au titre du Figaro ?
                      « Sarkozy fait plier les banquiers » ... moi aussi à leur place je serais plié smiley


                    • Serge Serge 27 août 2009 11:43

                      Et pendant que la presse aux ordres relaie en UNE et GROS TITRES la mascarade élyséenne...Sarkozy le « chevalier blanc ( ou le Zoro,comme vous voulez ! ) pourfendeur des banquiers,traders et autres spéculateurs... » Lagarde et « la sortie de crise... » ou « l’embellie économique ... » Novelli et « le miracle de la TVA à 5,5 dans la restauration... » Chatel et « une rentrée scolaire moins chère pour les familles... » etc...pas de UNE ( à la différence de Juillet où cette presse claironnait sur la« baisse surprise » du chômage en Juin ! ) sur le fait que LE CHÔMAGE REPART A LA HAUSSE !!! Officiellement ( et ce terme a son importance ! ) PLUS 10 000 en Juillet...plus 20% sur un an !!! et les contrats précaires en très forte augmentation !!!


                      • Serge Serge 27 août 2009 11:50

                        Pardon...j’ai oublié une des constantes des médias aux ordres pendant tout l’été...
                        Le H1N1 !!!


                      • Pendragon 27 août 2009 12:35

                        La prétendue liberté de parole sur le journalisme citoyen est un leurre et un mensonge dans les pratiques qu’on constate chaque jour.


                        • tvargentine.com lerma 27 août 2009 12:47

                          Une fois l’auteur de l’article,Olivier BONNET écrit en fonction de ses idées politiques sympathisantes d’extème gauche.

                          C’est son choix,nous le respectons car nous sommes en démocratie mais je constate une fois encore un article du TSS ,dont AGORAVOX c’est fait une spécialisation en indexant ces articles sur des pages de publicité dans l’objectif de gagner de l’argent.

                          Nous avons donc ici,un article « validé » par le « comité de rédaction » qui indexe du populisme sur de la publicité

                          Bien sur,il existe un contenu (content) dans cet article populiste mais il est identique à celui de l’extrème gauche qui n’arrive toujours pas à accepter le suffrage universel et l’élection comme Président de la France de Nicolas Sarkozy

                          C’est triste de tomber dans le sectarisme !

                          http://www.tvargentine.com/

                           

                           

                           


                          • ZEN ZEN 27 août 2009 13:12

                            « C’est triste de tomber dans le sectarisme ! »

                            C’est triste de tomber dans le légitimisme et l’ultraconformisme !
                            Lisez Lordon !
                            Il rend plus intelligent
                            Si, si !...


                          • LE CHAT LE CHAT 27 août 2009 13:18

                            C’est triste de tomber dans le sectarisme !

                            c’est toi qui dit ça ? mdr !


                          • Olivier Bonnet Olivier Bonnet 27 août 2009 13:21

                            @ Lerma : Sarkozy a-t-il dit ou pas qu’il n’y aurait plus de bonus pour les entreprises ayant bénéficié d’aides publiques ? Hein ?


                          • Gabriel Gabriel 27 août 2009 13:29

                            Lerma,

                            Je suis toujours étonné de la somme de mauvaise foi dont vous faites usage. De plus, vous êtes l’incarnation même du syndrome de Stockholm. Plus votre super président de mes deux vous enfile et plus vous en redemandez. Est-ce le fait que vous soyez informaticien qui génère en vous des raisonnements aussi binaires ?


                          • mrdawson 27 août 2009 13:49

                            Moi ce qui m’étonnes c’est que plus de 2 ans après l’élection présidentielle, le terme TSS est encore employé. Vous êtes au courant que ce terme n’avait de sens qu’en opposition à la possibilité de S d’accéder au pouvoir ?


                          • Redj Redj 27 août 2009 14:53

                            Lerma ne commente pas, Lerma s’amuse au bingo des mots. Ainsi, à chaque intervention, il se doit de placer toujours les mêmes mots pour avoir des points. Donc voyons, qu’avons-nous aujourd’hui : extrême gauche, démocratie, TSS, populisme, sectarisme, suffrage universel.
                            Il manque encore : obscurantisme, anti-républicain, gauchiste, anti quelquechose primaire et bien d’autre. Je vous laisse le soin de compléter la liste.


                          • fwed fwed 27 août 2009 16:45

                            @ redj

                            LOL, trop bien vu !!


                          • herve33 27 août 2009 19:18

                            Toujours aussi comique et grotesque ce Lerma .

                            Frédéric Lordon est directeur de recherche en économie au CNRS , il est normalement indépendant et ose dire tout au haut ce que tout le monde pense tout bas . Et évidemment cela ne plait pas aux politiques et financiers qui vivent encore sur des idées complètement obsolètes . Sa cible préférée , au niveau politique , c’est bien plus les socialistes que l’UMP qui elle affiche la couleur , elle est de droite . En revanche , pour le PS , qui est l’artisan de la mise en place des structures de la mondialisation néolibérale en Europe , il ne leur fait pas de cadeau .

                             


                          • Traroth Traroth 27 août 2009 19:21

                            Terme incorrect : Rappel des promesses

                            Terme correct  : TSS


                          • Traroth Traroth 27 août 2009 19:23

                            Terme incorrect : opinion personnelle ne convenant pas au pouvoir

                            Terme correct : sectarisme

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