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Accueil du site > Actualités > Economie > SMIC : « de solides constatations empiriques convergent » pour ne justifier (...)

SMIC : « de solides constatations empiriques convergent » pour ne justifier que ... 11 centimes de l’heure d’augmentation !

Le ministre du Travail a expliqué que la hausse du SMIC « garantit le maintien du pouvoir d’achat alors que l’on est dans une inflation nulle ou quasiment négative ». En clair : C’est déjà pas mal et n’y revenez-pas !!!

Les français ne se font plus aucune illusion sur le train de vie de nos élites et leur vision de l’équité. Nous avons évoqué très récemment les travaux de René Dosières sur le train de vie de l’Elysée et le coût exorbitant du congrès de Versailles.

Le "faites ce que je dis mais pas de que je fais" est bien illustré par les propos de Rober Badinter : "Si le discours de Nicolas Sarkozy dure 50 minutes", cela "coûtera près de 5 000 euros la minute" "C’est certainement l’éloquence la plus chère que je connaisse..."

Les annonces du Chef de l’Etat, dont, l’emprunt national que Xavier Bertrand, était incapable de donner les modalités, chiffrer et même de donner une date de lancement ce matin sur Europe1 n’ont pu occulter l’annonce de la très faible hausse du SMIC.

Et pourtant cette annonce est fondamentale puisqu’elle concerne environ 3,4 millions personnes qui représentent à elles seules 14% des salariés.

Le Smic sera augmenté de 1,3 % le 1er juillet, ce qui représente une augmentation de 11 centimes de l’heure (8,82 euros, contre 8,71 actuellement). Le montant du Smic mensuel en Brut est donc fixé à 1321,02 euros à temps plein.
 
Pour déterminer le niveau de cette hausse, Brice Hortefeux a expliqué que le gouvernement s’était appuyé sur un rapport d’experts indépendants qui mettait en garde contre "les conséquences graves sur l’emploi" qu’aurait pu avoir un effort supplémentaire. Le groupe de cinq économistes, choisis par le gouvernement pour quatre ans, estime que "les hausses du Smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d’années", avec "des conséquences incontestablement défavorables".

Mais qui sont ces économistes choisis par le gouvernement ?

Liste complète des membres :

Paul Champsaur, ancien directeur général de l’Insee, président de l’Autorité de la statistique publique, est nommé président du groupe d’experts, et les économistes Gilbert Cette, MartineDurand (OCDE), Francis Kramarz, Etienne Wasmer sont nommés membres du groupe d’experts sur le salaire minimum de croissance, sur proposition de la ministre de l’Economie, de l’industrie et de l’emploi et du ministre du Travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville. Ce groupe devra chaque année se prononcer sur l’évolution du Smic.- Arrêté du Premier ministre en date du 23 mai 2009, paru au JORF n° 0119 du 24 mai 2009.

Il est à noter que Gilbert Cette, est coauteur avec Pierre Cahuc et André Zylberbergen 2008 d’un autre rapport critiquant le niveau "élevé" du Smic et son application "uniforme" quel que soit la branche d’activité, l’âge ou la région du salarié.

Il est aussi à noter que la décision prise en 2009 par le groupe d’experts est absolument conforme ... au rapport de 2008 rédigé par MM Cette, Cahuc et Zylberbergen. Preuve que le groupe d’expert applique une stratégie de "liquidation " du SMIC dans sa forme actuelle en nous faisant croire que le résultat de sa décision est lié à la période de crise économique !!

Explications du gouvernement :

Dans un contexte de fort accroissement du taux de chômage, qui a atteint 8,7% au premier trimestre de 2009, le gouvernement estime qu’une hausse exceptionnelle du smic risquait d’avoir un "effet boomerang" sur l’emploi dans les PME. - Le Point

Quelle est la situation des salariés aux SMIC dans les PME ?

Les salariés payés au minimum légal travaillent majoritairement dans des petites entreprises : dans les sociétés de moins de 10 salariés, la part des salariés au Smic atteint 30%, et près de 60% des "smicards" travaillent dans une entreprise de moins de 50 salariés, selon le ministère de l’Emploi. Ils sont nombreux dans les hôtels, cafés et restaurants, secteur dont près de la moitié des 517.000 salariés (46,1%) sont payés le minimum légal. Mais la palme revient à la restauration rapide et aux entreprises de propreté, où respectivement 66,5% et 60,9% des employés sont au Smic horaire (8,71 euros brut), et pour la plupart à temps partiel.- Europe1

La CGPME est d’ailleurs particulièrement sensible sur le sujet et pousse des hauts cris dès que le mot SMIC est évoqué. C’est elle notamment qui est censée représenter le mieux les TPE/PME et qui ne cesse de clamer sa représentativité et le manque de moyens financiers de ses adhérents.

La CGPME de Jean-François Roubaud a publié ses comptes 2008 sur Internet. Le document, très court, ne présente qu’un bilan et un compte de résultat simplifiés, non consolidés.

Les cotisations des adhérents progressent de 2,3 %, à 1,5 million d’euros. Mais elles ne représentent que 17 % des recettes (sur un total de 9 millions), contre 62 % au Medef. Le plus gros des ressources de la CGPME (80 %, contre 32 % au Medef) provient du financement du paritarisme par les fonds de la formation professionnelle (Agefos et Fongefor) et du 1 % logement. Les actifs de la CGPME sont constitués, pour l’essentiel, du siège de la Défense, évalué à 1,4 million d’euros, et d’un portefeuille financier valorisé à 0,9 million d’euros.- Les Echos

En réaffectant certaines sommes de la formation professionnelle et du 1% logement perçus pour le fonctionnement de la CGPME, on pourrait probablement donner un coup de pouce aux petits salaires Monsieur Roubaud ! Surtout que la TVA à 5,5% devrait permettre de mieux payer les salariés des adhérents restaurateurs et hotelliers de la CGPME ...

Du côté du MEDEF, Madame Parisot continue de clamer que l’augmentation des bas salaires en France fait fuir les entreprises et qu’un SMIC par branches ou pas de SMIC du tout serait favorable à l’emploi ! Mais on affiche toujours le plus grand silence sur l’échéance de : l’affaire UIMM qui mettait à jour les quelques 19 millions d’euros en liquide ont été retirés des caisses de l’UIMM entre 2000 et 2007. Car depuis mars 2009, on sait que la présidente du Medef, Laurence Parisot, a été déboutée de ses poursuites en diffamation contre Daniel Dewavrin, un ancien président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM affirmait que ). Ce-dernierLaurence Parisot était au courant « depuis longtemps » de l’existence de retraits de fonds suspects au sein du patronat de la métallurgie. - Rue89

Et si on retrouvait les 19 millions d’Euro "égarés, ça pourrait être un bon début pour financer quelques augmentations de salaires, Madame Parisot !!!

Deux bonnes pistes pour améliorer les relations sociales et le pouvoir d’achat qui n’ont pourtant pas été étudiées par le gouvernement.

Par contre, les experts nommés par le gouvernement ont tranché : Ils jugent également que "le coût du travail au niveau du Smic est aujourd’hui l’un des plus élevés des pays de l’OCDE" et que "de solides constatations empiriques convergent pour affirmer qu’un coût du Smic élevé évince du marché du travail les travailleurs les plus fragiles". En outre, les politiques de soutien au revenu du travail à travers la PPE (Prime pour l’emploi) et le RSA (Revenu de solidarité active) leur "apparaissent plus appropriées pour réduire les inégalités des revenus du travail (...)".

Il est à noter que MM Champsaur, Cette, Wasmer et Mme Martine Durand n’ont jamais essayé de vivre avec 1321,02 euros mensuel brut. Mais puisqu’ils recommandent la piste du RSA, c’est qu’ils considèrent que le SMIC est encore un "avantage scandaleux" réservé à des privilégiés qui refusent le changement et les règles incontournables de la mondialisation ...

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13 réactions à cet article    


  • Serge Serge 23 juin 2009 16:11

    à l’auteur...
    Très bon article sur les réalités incontournables ( mais occultées par tout le staff médiatico-politique de la pensée unique ultra libérale... ) du système économique capitaliste ( ou économie de marché,libéral...) et ses conséquences sur la vie de millions d’humains.
    Dans un autre de mes commentaires de ce jour je l’ai déjà citée mais je recommence car l’interview de Parisot au « Dauphiné Libéré » d’aujourd’hui est incommensurable de cynisme et d’hypocrisie...

    LE SOCIAL ( elle exprime sans détour la vision qu’en a le Medef !!! ) pour cette dame qui ne connaît pas les fins de mois angoissantes ( Coluche disait...pour certains la fin du mois commence le 2 !!! ) et les huissiers...c’est...

     « UN FARDEAU QUI PESE SUR NOS ENTREPRISES » et...« QUI EST LE PLUS LOURD DU MONDE. »

    Puis elle annonce la « couleur » de l’avenir qui attend « la France d’en bas »...

    « IL FAUT ABSOLUMENT L’ALLEGER. »

    Sans commentaire !!!


    • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 23 juin 2009 17:33

      @ Serge

      Merci du compliment et merci de signaler que le MEDEF par la voix de sa présidente continue à ânonner son discours tout en étant à l’affut de tout ce qui pourrait regonfler les marges des entreprises.

      Le sommet social qui se tient depuis lundi n’est pas plus encourageant :

      "... / ... Le patronat et les syndicats entament lundi un cycle de discussions sur « le dialogue social » au champ encore indéfini mais qui inclura la représentation du personnel dans les très petites entreprises (TPE), voire l’association des salariés à la gouvernance des entreprises.

      Plusieurs dizaines de milliers de salariés travaillant dans les entreprises de moins de dix salariés (TPE) sont privés de toute représentation de leurs intérêts auprès des employeurs, de sorte qu’une loi d’août 2008 avait rendu obligatoire une négociation sur ce sujet.

      Les délais sont d’ores et déjà dépassés puisque le législateur avait fixé la date limite du 30 juin 2009 pour aboutir. Si l’Union professionnelle artisanale (UPA) avait tenu une première réunion sur le sujet avec les syndicats au mois d’avril, le Medef et la CGPME ont attendu le 27 mai pour consentir à aborder ce thème avec les syndicats.

      Encore le patronat s’est-il refusé à engager une négociation en bonne et due forme sur ce sujet, ne concédant qu’« une délibération sociale », sans engagement d’accord à la clé ... / ...

      Suite sur GOOGLE Actualité


    • jaguar jaguar 23 juin 2009 17:33

      Quel honte, cette augmentation ne représente que 0,183 centimes la minutes, je suis outré.


      • plancherDesVaches 23 juin 2009 18:27

        Le Notre Président a bien fait de s’octroyer 140% d’augmentation...


        • plancherDesVaches 23 juin 2009 22:07

          NE REVONS PAS.

          Le Notre Roi Président doit bien protéger ses intérêts et, pour cela, il a besoin de faire plaisir à ses potes du CAC40.

          Ainsi, il devra, (votre mission, si vous l’acceptez) impérativement supprimer le smic.
          Les libéraux sont là pour vous dire qu’il faut accepter le risque.... La différence est que pour eux, un salarié est une paillasse sur laquelle ils s’essuient les pieds.
          Ainsi, il faut travailler plus pour essayer de garder son emploi........ Arg, rentier est le meilleur métier. La formation à ce métier est faite dans la meilleure école de salopards du monde : Better Scholl of Frustés and Déviant People.
          Traduction française : école de commerce. Les « gagneurs ». Les nanas sont de bonnes gagneuses, noterez-vous. Piqure d’estime de soi faite tous les matins.

          J’oubliai. Les aides aux plus corvéables. Pardon employables. Pardon licenciables.
          http://www.lemonde.fr/politique/article/2009/06/23/licencies-economiques-vers-une-extension-du-contrat-de-transition-professionnelle_1210290_823448.html
          "de garder un revenu de remplacement de 80 % du salaire brut (près de 100 % du net) pendant douze mois maximum, avec des mesures d’accompagnement renforcé (formation, aide à la recherche d’emploi...). Lundi 22 juin, Nicolas Sarkozy a demandé aux partenaires sociaux « d’étendre encore le contrat de transition professionnelle ». Selon lui, « tout licencié économique doit pouvoir garder son salaire et recevoir une formation pendant un an »« 
          De quoi augmenter les différences entre chômeurs conjoncturels et chômeurs par manque de chance...
          Diviser pour mieux régner.... ???? : Comme d’hab. Vous lécherez l’arrière train de qui vous savez. Les gueux ne sont là que pour ça.

          Pendant ce temps-là, le social se fait détruire car il coûte trop cher à ce Notre Président. Même la cour des comptes le dit.
          http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20090623trib000391390/la -cour-des-comptes-met-en-garde-contre-une-future-hausse-des-impots.html
           »il souligne que la crise n’explique que la moitié du déficit public colossal prévu cette année et qu’une hausse des prélèvements obligatoires est inévitable si la France ne réduit pas considérablement ses dépenses.« 
          (l’autre moitié est dû au fait des versements fait à ses copains du CAC40 et à ses dépenses princières)
           »qui comprend aussi bien d’anciens déficits cumulés de la Sécu transformés en dette et transférés à la Cades (Caisse d’amortissement de la dette sociale) que les déficits actuels de la Sécu, des hôpitaux ou de l’Unedic, atteignait en 2008 près de 130 milliards d’euros."
          Si les taxes sur l’alcool et le tabac avaient été versées à la sécu, elle serait bénéficiaire....

          Si le Notre Prin... Président pensait à son pays, cela se saurait, évidemment.


        • Pourquoi ??? 24 juin 2009 07:16

          Et CA jure ses grands dieux que CA veut réhabiliter la valeur travail !!!!!

          Vu il y a quelques mois l’annonce suivante : « Cherche secrétaire trilingue Français-Italien-Polonais (Faut déjà la trouver !!!) salaire : le SMIC »

          Quel mépris !


          • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 24 juin 2009 11:34

            « Les français ne se font plus aucune illusion sur le train de vie de nos élites et leur vision de l’équité... »

            Au contraire,les français ce bercent d’illusions sur l’impossibilité d’empêcher nos élites de s’en mettre plein la panse.Je dirait même plus, les journalistes français bercent d’illusions les citoyens sur le train de vie de nos élites et leurs vision de l’équité.Pas de scandale des frais de ce coté ci de la manche.

            « Et CA jure ses grands dieux que CA veut réhabiliter la valeur travail !!!!! »

            Ils n’ont jamais affirmé rahabiliter la valeur du travail pour le travailleurs et la a valeur du travail du XiXeme est bien en train d’etre rehabilité.


            • Stalker 24 juin 2009 11:47

              Cet article reprend une information de départ connue, mais l’étude des personnes ayant rédigé le rapport et de leurs écrits est bien menée et très instructive, je ne connaissais pas ces informations.


              • finael finael 24 juin 2009 14:10

                La France vient en 5ème position (en parité de pouvoir d’achat) parmi les 20 sur 27 pays de l’Europe ayant un salaire minimum.

                 Derrière le Luxembourg, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Belgique, et juste avant l’Irlande.
                 
                Les cancres étant la Roumanie, la Bulgarie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie ; il ne me semble pas que l’économie de ces pays soit au « top niveau ».

                Par contre elle est en 1ère place en pourcentage de smicards par rapport à l’ensemble des pays européens (16,8%).

                http://www.journaldunet.com/management/repere/smic.shtml

                Merci M. Sarkozy !


                • Mmarvinbear mmarvin 26 juin 2009 12:45

                  Cela pose la question.

                  Faut-il un système de rémunération des bas salaires qui permet à un maximum d’avoir l’assurance d’avoir un minimum, ou bien faut-il un système plus « libéral » qui permet à certains de gagner plus mais à d’autre de gagner moins ?

                  Le SMIC est très critiqué du MEDEF (mais de toute façon, le fait même de payer les salariés est critiquable selon certains...) qui profite de l’idiotie des électeurs pour obtenir des allègements de charges sur les bas salaires, un système qui encourage les entreprises à ne pas trop augmenter leurs employés...

                  Mais il est un point sur lequel tout le monde est d’accord, même si certains intervenants se gardent de le dire trop fort, de peur de perdre ses électeurs.

                  Une hausse trop rapide ou trop importante du SMIC a un effet pervers : en renchérissant le cout du travail, il exclut de ce marché les plus fragiles : les jeunes et les moins qualifiés, qui ont plus de mal à trouver un poste car les employeurs privilégient alors les employés expérimentés au nom de la rentabilité.

                  On peut être d’accord ou pas avec ce comportement. Mais de fait, il existe. Et les tenants de la hausse massive du SMIC doivent bien se dire que pour amélirer leur ordinaire, ils devront pourrir celui d’autres qui en ont peut-être un peu plus besoin.

                  A voir si vous arriverez à bien dormir ensuite, en sachant cela...

                  Ah oui...
                  La caisse noire de l’ UIMM de 19 millions envolés en liquide...

                  Sachant qu’il y a 2 millions de SMICards purs, cela fait un peu plus de 9 euros par personnes.

                  Pas de quoi révolutionner le panier des courses...


                  • Marianne Marianne 28 juin 2009 11:32

                    « Une hausse trop rapide ou trop importante du SMIC a un effet pervers : en renchérissant le cout du travail, il exclut de ce marché les plus fragiles : les jeunes et les moins qualifiés, qui ont plus de mal à trouver un poste car les employeurs privilégient alors les employés expérimentés au nom de la rentabilité. »

                    Outre que je ne vois pas pourquoi le fait d’augmenter le SMIC excluerait les jeunes et les moins qualifiés du marché du travail, vous semblez vouloir dire que pour l’heure, les bas salaires des jeunes et des moins qualifiés sont une valeur d’ajustement des taux de rentabilité. C’est exact, mais tous les salaires ne jouent-ils pas ce rôle pour le patronat ?

                    Par définition, le patronat a intérêt à baisser ou contenir les salaires pour augmenter ses ses bénéfices. D’autre part, si le SMIC augmente, tous les salaires doivent suivre y compris ceux des salariés les plus qualifiés, donc pourquoi les employeurs privilégieraient-ils plutôt ceux-là au nom de la rentabilité ? Je ne vois pas...

                    "Ah oui...
                    La caisse noire de l’ UIMM de 19 millions envolés en liquide...

                    Sachant qu’il y a 2 millions de SMICards purs, cela fait un peu plus de 9 euros par personnes.

                    Pas de quoi révolutionner le panier des courses...« 

                    Des millions, on peut aussi en glaner ailleurs que dans les caisses de l’UIMM. 
                    Les exonérations d’impôts et les aides de l’Etat dont bénéficient de grands groupes industriels et financiers quand ces derniers ne s’engagent en échange à aucun maintien ou créations d’emplois mais au contraire licencient, ne sont-ils pas des millions envolés dans les poches des actionnaires qui ne profitent ni à la collectivité, ni au développement d’un pays ?

                    Et tous ces emplois sacrifiés sur l’autel de la rentabilité actionnariale n’auraient-ils pas permis de renflouer les caisses de l’Etat par le biais de l’impôt sur le revenu et des économies faîtes par l’assurance chômage ainsi par les cotisations ainsi versées aux caisses d’assurance maladie et de retraite ?

                    Aussi, je ne suis absolument pas d’accord lorsque vous affirmez :

                     »les tenants de la hausse massive du SMIC doivent bien se dire que pour amélirer leur ordinaire, ils devront pourrir celui d’autres qui en ont peut-être un peu plus besoin."

                    Au contraire, comme j’ai essayé de le montrer plus haut les ressources pour augmenter le SMIC de manière substantielle - à 1.500 €. nets mensuels par exemple - existent.

                    Encore faut-il vouloir répartir les richesses de manière équitable...

                    Augmenter les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat serait tout simplement une mesure de bon sens et de relance face à la situation de crise que nous connaissons.

                    Elle serait aussi, évidemment, une mesure de justice sociale 


                    • Marianne Marianne 28 juin 2009 11:34

                      Le post ci-dessus répond à celui de mmarvin...


                    • Mmarvinbear mmarvin 28 juin 2009 14:41

                      « Outre que je ne vois pas pourquoi le fait d’augmenter le SMIC excluerait les jeunes et les moins qualifiés du marché du travail » : C’est simple. Le système fait que lorsque un employeur verse en salaire 100 euros à un employé, il doit débourser EN PLUS à peu près 40 euros en charges patronales à l’Etat et au système social (sécu, retraite et autres). Donc pour l’employeur, le cout réel du salarié n’est pas 100 mais 140 euros. Comme les charges patronales sont calculées sur la base de ce que touche le salarié, plus ce dernier aura une grosse paye, plus il aura un cout élevé pour son employeur.

                      Une façon pour l’employeur de se refaire, c’est de jouer sur la rentabilité attendue d’un nouvel employé. Donc quand un poste est crée, il aura tendance à privilégier les candidatures de personnes ayant deja une certaine expérience et dont il saura qu’il est capable d’un bon rendement. Ce qui écarte les jeunes inexpérimentés et ceux qui ont échoué à leur poste précédent.

                      « C’est exact, mais tous les salaires ne jouent-ils pas ce rôle pour le patronat ? » : En tout cas, les salaires qui ne sont pas le SMIC mais dont la rémunération est basée sur le SMIC.

                      "D’autre part, si le SMIC augmente, tous les salaires doivent suivre y compris ceux des salariés les plus qualifiés, donc pourquoi les employeurs privilégieraient-ils plutôt ceux-là au nom de la rentabilité ?«  : Toute l’astuce est là ! L’employeur limite les couts en multipliant les postes payés au SMIC ou juste au dessus, même pour les postes un pue plus qualifiés. En période de chomage de masse, tel que nous le connaissons depuis les années 70, personne n’ose faire la fine bouche...

                       »ne sont-ils pas des millions envolés dans les poches des actionnaires qui ne profitent ni à la collectivité, ni au développement d’un pays ?« Hélas oui. Mais il serait plus judicieux d’utiliser la somme récupérée pour désendetter l’Etat dans un premier temps. Cela permettrait de remettre le système publique (éducation, hopital, police, justice) d’aplomb. Cela bénéficierait à TOUTE la population.

                       »Et tous ces emplois sacrifiés sur l’autel de la rentabilité actionnariale n’auraient-ils pas permis de renflouer les caisses de l’Etat«  : Bien sur que oui. Mais le gouvernement actuel privilégie les poches de ses amis plutot que les notres. Il ne faut aps oublier que sous ses airs sociaux, NS a un but ultime : privatiser tout ce qui peut l’être. Santé, Poste, Education. Même la Police s’il pouvait le faire...

                       » Encore faut-il vouloir répartir les richesses de manière équitable...«  : C’est tout le problème. La situation actuelle étant ce qu’elle est, il vaut mieux éviter de fragiliser les catégories les plus défavorisées.

                       »Augmenter les salaires pour augmenter le pouvoir d’achat serait tout simplement une mesure de bon sens et de relance face à la situation de crise que nous connaissons." : L’expérience montre que malheureusement, cela ne marche pas. Chaque fois, le gain supplémentaire pour les salariés est pargné et très peu est dépensé dans le commerce. La consommation n’est pas relancée et les entreprises perdent de la rentabilité, ce qui pousse les plus fragiles à licencier par la suite.

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