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Tous les emplois n’ont pas la même valeur

Il est très important de dire que c'est l'économie de travail et une monnaie égalitaire qui permettraient la suppression de l'esclavagisme. Créer des emplois inutiles en aidant les entreprises de logiciels propriétaires est une hérésie, car il y a trop de services et pas assez d'industries.

L’économie de travail nous permettrait de faire de plus en plus de choses avec un travail industriel moins difficile. Ainsi le fait que chacun ait une vision vers le futur nous permettrait d’abolir les emplois inutiles et démotivant pour recréer les emplois les plus utiles parce que produisant des denrées et des biens. Les emplois des services devraient servir à optimiser les industries et à aider leurs salariés. On m’a toujours dit que les salariés des industries avaient une meilleure démarche que ceux des services, qui eux se sentent quelquefois inutiles parce qu’ils ne servent plus les industries.

Seul le Glass-Steagall permettrait de recréer les industries. Ce Glass-Steagall permettrait de détruire l’argent de la spéculation agissant au court terme pour en recréer pour la production agissant sur le long terme.

On connaît actuellement le problème du directeur cupide et jaloux, agissant en fonction des autres par la théorie des jeux, orientant son entreprise vers des effets de mode souvent destructeurs. On peut par exemple citer l’assouvissement à WINDOWS avec DOT NET alors que cet environnement est le pire de tous techniquement : 4 fois plus lent en copie pour WINDOWS 8, avec 400 virus WINDOWS créés par jour alors que LINUX et BSD peuvent les oublier par les mises à jour.

Voici comment fonctionne l’historique d’un logiciel propriétaire. Le logiciel propriétaire est suffisamment efficace pour être vendu. On embauche alors des développeurs pour l’améliorer. Il conquiert de nouveaux marchés. Il arrive cependant un moment où le logiciel devient complet.

Deux choix sont possibles. Les développeurs deviennent des administrateurs installant le logiciel ou des ingénieurs améliorant le cœur du logiciel afin d’étendre son influence. Si c’est possible d’améliorer le cœur du logiciel celui-ci devient incontournable et est présent sur l’ensemble des machines.

Seulement il arrive que beaucoup d’entreprises ne puissent ou ne veulent améliorer le cœur de leur logiciel afin qu’il soit présent partout. Elles vont alors améliorer le logiciel sans revoir le moteur. Le logiciel devient lourd. Les clients s’en rendent compte et passent alors à un autre logiciel, plus petit et donc plus efficace, souvent libre ou avec une meilleure technologie.

En 2013 la ville de Rennes finance très fortement les services. En plus elle dit qu’il faut créer des emplois. Seulement les emplois industriels et agricoles ont beaucoup plus de valeur que les emplois de services. Ces emplois servent à nourrir et à vivre correctement. Elle ne prend pas du tout ça en compte, car elle ne veut pour l’instant pas lutter contre la spéculation. En effet la spéculation du court terme détruit les emplois industriels sur le long terme.

La Bretagne a perdu beaucoup de ses emplois industriels. La Chine est en train d’implanter une laiterie en Bretagne parce qu’ils disent qu’on va s’appauvrir. Or c’est le manque d’industries qui est effectivement la raison actuelle de notre pauvreté, car notre économie est devenue très dépendante d’importations surfavorisées par la dette et le libre-échange voulu par l’économie monétaire d’Adam Smith, promue par les médias et les films. Ces importations font fortement augmenter le coût de la vie.

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Friederich est le principal contradicteur de la théorie monétaire d’Adam Smith

En voulant créer des emplois dans les services la ville de Rennes ne veut financer les logiciels que s’ils créent des emplois. Leurs incitations sont les mêmes qu’au niveau national. Quand j’ai demandé à un conseiller général quelle était réellement l’utilité d’aider à l’emploi, il m’a répondu que les entreprises ne prenaient pas du tout en compte cet aspect d’aides fiscales. En effet les entreprises essayent d’être indépendantes.

Les logiciels libres sont des logiciels partagés réutilisables commercialement ou pas, que l’on peut étudier et améliorer parce qu’ils sont partagés, On peut les exécuter et les copier. Cela incite à diffuser massivement le logiciel, sans forcément rémunérer ceux qui l’ont créé. Celui qui a créé le logiciel libre peut en général être rémunéré par une offre commerciale autour du logiciel.

Les entreprises de logiciels libres créent très peu d’emploi. Ce sont des PME internationales ou des intégrateurs locaux qui ont à disposition un savoir-faire qui leur appartient parce qu’elles l’utilisent et l’installent, mais il n’est même pas créé par elles. En effet ce savoir-faire est libre et disponible sur le web grâce à des licences libres ou Open Source.

De la même manière les éditeurs, qui peuvent vendre idéalement de l’installation de logiciels libres gratuits pour elles, créent très peu d’emploi, car il dupliquent leur logiciel à un ensemble d’entreprises. Ces éditeurs ne tombent que s’ils ont une mauvaise stratégie, venant alors probablement de spéculateurs ne voulant pas regarder sur le long terme, ou de directeurs croyant en la théorie des jeux, une théorie qui consiste à agir en fonction des autres.

La ville de Rennes finance en masse les SSII locales qui créent un logiciel pour une seule entreprise. En plus beaucoup veulent être entièrement propriétaires de ce qu’elles modifient, afin de le revendre. Alors elles essayent au maximum de ne pas s’approprier un savoir-faire demandant à partager la recette de son logiciel, faisant alors très fortement jouer la concurrence. La plupart des savoir-faire libres demandent à partager le logiciel qui utilise ce savoir-faire. Les SSII vont donc allouer des développeurs pour recréer ce qui existe déjà, souvent vite. En effet le travail au forfait vertueux leur demande de créer vite parce qu’elles veulent recréer ce qui existe déjà. Pire elles peuvent refuser toute aide à un savoir-faire libre. C’est le cas de CAP GEMINI. Ainsi cette entreprise refuse toute participation extérieure vers d’autres logiciels.

Les SSII peu vertueuses vont donc bénéficier d’aides considérables et demander un budget immense comparé à une solution d’un simple intégrateur. En effet l’intégrateur a à disposition une masse considérable de logiciels non seulement libres, surtout partagés mais aussi gratuit pour celui qui le met en place. L’intégrateur indépendant, s’il est suffisamment ambitieux devient une PME de logiciels libres. Il essaie d’aller dans un réseau si possible éthique, car l’économie de travail est éthique, contrairement à ce qui est cru.

Les politiciens apprennent l’économie monétaire avec le rapport qualité prix à l’université. Or cette théorie indique que c’est la pression sur les industries et l’agriculture qui permet de vendre cher, de commercer n’importe quoi selon le libre-échange et la suppression des taxes douanières, comme le dit Friederich List. Il est temps pour les élus de se désintoxiquer de cette course à l’emploi de services et de recréer des emplois agricoles, car un département français a commencé à importer plus de nourriture que d’en exporter en 2012 en France.

Sources

 



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