« Tous ruinés dans dix ans ? », essai de Jacques Attali sur la dette publique
Je viens de lire le livre de Jacques Attali (un des trois récemment paru), intitulé « Tous ruinés dans dix ans ? ». Le titre est accrocheur et alarmiste mais pas vraiment approprié au contenu. Il traite en fait de la dette publique, remontant d’abord aux tréfonds de l’histoire pour en tirer des leçons, avec une vision quasi-philosophique, par des exemples variés. Il décrit ensuite la situation inédite dans laquelle se trouvent les nations occidentales suite à la crise financière, qui a en fait transféré aux Etats, sous forme de dette publique, des dettes privées générées par l’éclatement de la bulle des crédits immobiliers américains subprime, nécessitant nationalisation ou soutien des banques et plans de relance de l’économie, donc accroissement des dépenses publiques, en même temps que les recettes fiscales rétrécissaient par l’effet de la récession économique.
Jacques Attali argumente d’une manière très pédagogique et chiffrée, extrêmement bien documentée, compréhensible par un non expert de la finance, sur la composition de la dette publique, sur l’engrenage infernal et la réaction presque thermonucléaire d’une dette devenue trop importante et quasi-irréversible, de surcroît très sensible au marché, à une hausse inattendue des taux d’intérêt. Il compare la situation de la France aux autres pays. Il ose faire des projections alarmistes mais je pense très réalistes, ce que peu d’économistes et de politiques se permettent de faire car alarmer, c’est risquer d’entamer encore plus la confiance, donc le crédit, ce qui n’est pas bon pour la dette ni pour le moral …
Enfin, il fait des propositions très intéressantes et constructives pour enrayer ce fléau.
Je ne veux pas déflorer le sujet pour vous inciter à lire ce livre. Je partage à la fois l’analyse et les pistes de solution. Ses propositions d’orientation, de principes, sont constructives, concrètes (même si elles auraient dû être plus chiffrées). Outre la manière de renflouer le trou abyssal, qui nécessitera des efforts très importants et précaution pour ne pas trop entamer la croissance nécessaire au remboursement de la dette, il propose d’assainir les finances publiques en regroupant les recettes et les dépenses selon trois catégories à gérer différemment, à financer la l’impôt pour l’une (dépenses de fonctionnement de l’Etat et de santé), éventuellement par la dette ou des impôts affectés pour l’autre (investissements d’avenir qui profiteront aux générations futures) et un fonds de réparation pour traiter en dix ans le solde actuel de dettes engendré par des dépenses actuelles pesant sur les générations futures (retraites et dommage sur l’environnement notamment).
Autrement dit il ne faut pas mélanger « la « bonne dette », qui finance des investissements qui profiteront aux générations futures (éducation, infrastructures, hôpitaux, universités, recherche, …) et la « mauvaise dette », qui finance à crédit les besoins de fonctionnement de la génération actuelle (déficit de santé, coût de fonctionnement des administrations, de la défense, de la police,…). C’est ce que disait déjà François Bayrou pendant sa campagne présidentielle de 2007 !
Je rappellerai quelques chiffres clés :
- en 2010 le déficit public dépassera 8% du PIB et la dette publique atteindra 1500 milliards d’euros, dépassant 83% du PIB,
- entre 1996 et 2008, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 35%, celles de la sécurité sociale de 61% et celles des collectivités locales de 78%,
- les dépenses réparties en % du PIB :
- 17% en dépenses de l’Etat,
- 26,5% en protection sociale,
- 10% pour les collectivités territoriales,
- 18% en investissement public,
- les recettes fiscales et sociales (prélèvements obligatoires) représentent 45% du PIB, alors que les dépenses de l’Etat et sociales représentent 55% du PIB,
- le service de la dette (amortissement et charges financières) s’élève à 5% du PIB,
- le déficit primaire (avant prise en compte de la charge financière des intérêts de la dette) représente 6% du PIB,
- la charge financière (intérêts) de la dette représente 3% du PIB (45 milliards), sur un déficit total de 173 milliards d’euros en 2009 (9% du PIB),
- le déficit public s’élève à 55% des recettes fiscales. Pour un euro dépensé par l’Etat, un euro est emprunté. LE déficit représente l’équivalent de 20% des prélèvements obligatoires,
- les emprunts annuels s’élèvent à 130% de la recette fiscale et à 160% des dépenses souveraines,
- depuis 1980, la dette publique a été multipliée par 5, passant de 40% du PIB à 80% du PIB. Elle s’élève à 5 fois les revenus fiscaux !
- l’Etat français est le 1er emprunteur d’Europe (avec 454 milliards d’euros), avant l’Italie et le Royaume Uni,
- si chaque Français devait rembourser cette dette, il devrait prendre 9 mois de ses revenus, 3 ans s’il s’agit d’un père de famille de 4 personnes seul à gagner un revenu !
J’aurais aussi pour ma part développé trois points évoqués trop rapidement dans l’essai :
1- la dette de l’Etat face au patrimoine de l’Etat
Le patrimoine propre à l’Etat est de 700 milliards d’euros, donc théoriquement face à une dette de 1500 il est en faillite. Mais si on regarde l’ensemble des actifs des administrations publiques, le chiffre est de 2 273 milliards euros.
La dette publique peut être mise en regard avec les actifs des administrations publiques, d’une valeur comptable, selon la banque de France, de 2 273 milliards d’euros fin 2007 (dont 847 milliards d’euros pour les actifs financiers soit 45 % du PIB) et 1 362 milliards d’euros pour les actifs non financiers, dont la valorisation comptable est difficile (bâtiments et terrains, infrastructures, etc.). Le patrimoine total des administrations publiques est positif d’environ 700 milliards d’euros.
Idée originale à soumettre : peut-être pourrait-on proposer que les citoyens français achètent des parts du patrimoine public, un bout de château de Versailles par exemple, ... avec éventuellement un versement de dividende et la garantie de rachat par l’Etat en cas de vente. Une cotation pourrait être faite sur ces actifs. En quelque sorte titriser le patrimoine de l’Etat en partie en faveur des citoyens eux-mêmes, en émettant des actions gagées sur ce patrimoine.
2- Détenteurs de la dette publique : privilégier la dette interne
Comme Jacques Attali l’a esquissé avec l’exemple du Japon, la détention "interne" de la dette publique, par les citoyens ou institutions du pays (95% pour le Japon), protège contre la volatilité du cours des titres publics, des taux d’intérêt, des CDS souverains, donc de la dépendance aux marchés, aux agences de notation. Elle garantit une stabilité dont la limite est la capacité d’épargne des créanciers. Elle correspond à une avance sur impôts futurs ...
Le site de l’AFT (Agence France Trésor) indique que 2/3 de la dette publique française (2009) est détenue par des créanciers étrangers. Sans avoir la répartition entre les acteurs européens et hors Europe. Il semble que le chiffre indiqué dans le livre (50%) provienne d’une autre source (FMI je pense) peut-être sur un périmètre différent.
Comme je l’ai suggéré dans un article précédent « L’épargne privée au secours de la dette publique ? », nous pourrions proposer que les citoyens fassent acte de soutien patriotique en souscrivant des OAT, bons du trésor, ou OPCVM en contenant, plutôt que d’autres actifs, pendant cette période difficile.
3- Engagements sur les retraites des fonctionnaires
Comme l’avait dit le rapport Pébereau et comme le rappelle Jacques Attali mais très furtivement, la dette publique française ne comprend pas l’engagement sur les retraites des fonctionnaires, payées sur le budget de l’ETat. Contrairement à d’autres pays, surtout ceux qui fonctionnent sur un système de retraites par capitalisation (Etats-Unis, Royaume Uni). Ce qui rend la comparaison des taux dette/PIB non incohérente. Par exemple j’avais calculé que sur les chiffres basés sur 2007, la dette publique US qui était de l’ordre de 60% comparable à la France, était de 39% si on retirait la valeur du fonds investit pour payer les retraites des fonctionnaires. En France, il fallait ajouter 1000 milliards d’euros aux 1250 milliards de dette en 2007, ce qui faisait passer le taux à 120% du PIB !
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Le 24 janvier 2008, Jacques Attali remet à Nicolas Sarkozy un rapport intitulé « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française ».
Dès la page 8, Jacques Attali s’en prend à l’Etat. Jacques Attali reproche à l’Etat de trop règlementer :
« N’ayant pas abandonné un modèle hérité de l’après-guerre, alors efficace mais devenu inadapté, la France reste très largement une société de connivence et de privilèges. L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son contenu, entravant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance. Alors que notre époque requiert du travail en réseau, de l’initiative et de la confiance, tout se décide encore d’en haut, tout est contrôlé dans un climat de méfiance générale. Les dépenses publiques françaises sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE et augmentent encore plus vite que la production. »
Jacques Attali demande à Nicolas Sarkozy :
- de transférer encore plus de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales,
- de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite (je dis bien : non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 !).
DECISION 251 :
Les transferts de compétences de l’État vers les collectivités territoriales doivent être accompagnés d’un abandon effectif de la mission correspondante par les services de l’État, et du redéploiement de l’intégralité des agents de l’État concernés, pour éviter les doublons entre les actions de l’État et des collectivités territoriales.
DÉCISION 252 :
Utiliser les gains de productivité définis plus haut pour mettre en oeuvre de manière systématique le principe du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite, sans nuire à la qualité des services.
L’idée générale du rapport Attali, c’était : « Moins d’Etat. Toujours moins d’Etat. C’est comme ça que nous nous en sortirons. »
En septembre 2008, patatra ! En septembre 2008, le système financier mondial s’effondre !
Que fait alors Jacques Attali ?
Jacques Attali écrit un livre « LA CRISE, ET APRES ? », puis il fait la promo de son livre en répétant : « Plus d’Etat ! Bien sûr qu’il faut plus d’Etat ! Je l’ai toujours dit ! »
Attali est un humeur de l’air du temps ; en 2007 il était libéral à tout va, il fallait tout privatiser, on allait vers l’ultra libéralisme, la spéculation et la Bourse allaient diriger le Monde.....puis les subprime arrivent et Attali vire à 180°, l’occasion de publier un nouveau livre.......comme dirait Coluche : tant qu’il trouvent des connards pour acheter........
"Enfin, il fait des propositions très intéressantes et constructives pour enrayer ce fléau." Depuis combien de temps qu’il est sur la scène politique ? Suffisamment pour constater les dégâts, et vous continuez de boire ces mensonges !!!
Pourquoi il y a de la dette ? Car l’Etat emprunte de l’argent à des opérateurs privés. Pourquoi l’Etat fait appel a des opérateurs privés ? Car depuis 1973, l’Etat n’a plus sa souveraineté monétaire, elle est "obligée" d’emprunter aux préteurs privés que sont essentiellement les banques commerciales Pourquoi la faillite des banques inquiètes l’Etat ? Car le métier de la banque de détail et d’investissement sont pratiqués par les mêmes opérateurs, car il n’y a plus de séparation entre les 2 métiers. Conséquence les banques de dépôts (saine car dépendant du peuple) sont prises en otage par les banques d’investissements (les spéaculateurs en faillite). Que cherche Attali ? A imposer le NOM, en créant aussi suffisamment de chaos afin de tout faire accepter aux peuples ...
Les remèdes applicables : - Retrouver la souveraineté monétaire, très facile à faire, même pas besoin de loi, il suffit que l’Etat le veuille, car la Nation est souveraine, le peuple suivra sans broncher. - Séparer les banques de détails des banques d’investissements, et ainsi laisser couler toutes les spéculateurs, ça n’aura aucune incidence structurante sur l’économie. - Relancer la notion de crédit pour tout investissement (la bonne dette comme vous dites, très marrant la désinformation quand même ...), et ce sans intérêt ou 1% max. au bénéfice seul de la puissance publique et donc du peuple - Interdire tout impôt sur les citoyens, la création monétaire financera, et les besoins de fonctionnement de l’Etat (fonctionnaire etc...), et les besoins sociaux (CAF etc ...), sauf en cas de conflit, nécessité dans ce cas de ponctionner directement le peuple - Le seul impôt que financera le peuple sera l’inflation eventuellement engendrée par la création de sur-monnaie Vous voyez, c’est du concret, et contrairement à Attali, je suis pour la prospérité pour tous et l’intérêt général.
Maintenant pourquoi le peuple est aussi aveugle : C’est simple, le peuple est superficiel, je reprends les mots de Mr Hillare qui commence à être lassé par la léthargie ambiante ...
Attali est un humeur de l’air du temps ; en 2007 il était libéral à tout va, il fallait tout privatiser, on allait vers l’ultra libéralisme, la spéculation et la Bourse allaient diriger le Monde.....puis les subprime arrivent et Attali vire à 180°, l’occasion de publier un nouveau livre.......comme dirait Coluche : tant qu’il trouvent des connards pour acheter........
Un Vrai Leader de la Génération Mai 68, interdit d’interdire, mondialisation, les jeunes générations sont des esclaves, la France doit disparaitre au nom du dieu fric et du pognon, le consumérisme et la corruption.
Il est beau le Grand Attali, je suis triste pour vous mon Cher tout petit monsieur, mais vous n’etes pas encore tout a fait compris.
Les états sur ultra endetté, nos banques sont ultra endetté et au bord du dépôt de bilan, les politiques et les économistes se gardent bien de le dire.
Le multiculturalisme a crée des ghettos et d’enorme conflit ethnique dans toute l’Europe.
Les eaux des fleuves, les lacs, les sols, sont tous pollué et détruit sur notre continent.
L’europe est Moquer et humilié sur la scene international, la Chine rie, elle rigole a un point que vous n’imaginez pas, nous sommes pris pour des débiles mentaux, meme la Turquie nous tourne le dos.
Le monde entier tourne le dos a l’Occident, qui se meurt en guerre et en tiers mondisation.
Beau Travail Monsieur Attali, avoir participer a détruite notre civilisation Ethniquement, Culturellement, Économiquement, en 40 années, cela est un """""""""exploit"""""".
Mille fois bravo, a cette génération de Mai 68, de donner que """""""""""cendre"""""" a ses enfants, je suis tellement heureux.
Monsieur Attali, beau travail de destruction et de suicide, vous avez été un Leader de la génération Mai 68, et je comprend pourquoi, vous avez toute mon estime, mon héritage n’est que cendre et de """"Non Avenir"""", c’est un merveilleux héritage.
L’Occident est ruiné, pollué, détruit, ça n’est pas dans 10 ans, c’est tout de suite et maintenant.
Mai 68, ce n’est absolument pas ce que vous racontez au fil des articles.
Vous faites comme Attali, vous affirmez tout et son contraire, Attali, même s’il a l’age, n’est pas une emanation de l’esprit de Mai 68, mais de ceux qui en profitent.
--- Mai 68, c’etait un esprit de partage ou la marchandisation a marche forcée que propose Sarkozy devait etre banie. Si tout a un coup, il y a des choses qui n’ont pas de prix, c’est ca L’esprit Mai 68 --- Mai 68, c’est le respect des autres y compris et surtout ceux qui ne sont pas de votre avis. Pourquoi Sarkozy est-il obligé de sortir de l’Elysée avec une garnison de gendarme comme un vulgaire dictateur sud americain ? Parce qu’il pratique la violence, et le mepris des autres. --- Mai 68, c’etait le respect de la nature et de l’environnement. Pas l’ecologie mâtinée de greenwashing comme aujourd’hui. Mais 68 ne voulait pas de multinationale des semences, Mai 68 voulait que tout les agriculteurs puissent semer leur propres varietés, rustique et adaptées naturellement au climat.. ce qui minimisait l’usage de produits chimiques etc...
Apparement vous avez beaucoup a apprendre sur Mai 68 dont vous ne connaissez rien, mais vous vous permettez de critiquer. Evidement si votre objectif de civilisation, c’est la Burqua, alors oui, la génération Mai 68 est votre ennemi. Mais n’attribuez pas Attali a Mai 68, car ce mec la, parcequ’il passe a la télévision comme un feuilleton pour raconter des co...eries. n’en fait pas partie, par contre il sait tres bien en utiliser et en detourner les preceptes.
Mai 68 a laissé un monde plus libre, plus ouvert a ses enfants. Il est trop tot pour dire ce qu’ils en ont fait, mais justement, les enfants de Mai 68 n’ont pas exercé (suffisament) ce pouvoir qu’ils voulaient etre transparent et respectueux et leur naïveté a permit aux requins et autres malfaisants de s’en emparer et de nous mener la ou nous sommes maintenant.
L’esprit de Mai 68, c’est comme la démocratie, cela suppose que tout le monde joue le jeu et ait un objectif commun. Sinon, ce qui est clair, c’est au nom de cette liberté et de cette democratie, que de l’interieur on la detruit.
ça serait interressant de savoir qui se cache derriere le moinnsage.. Agoravox devrait, par exemple, ajouter une toute petite fonction qui donne la liste des pseudos "plusseurs" et moinsseurs"....
Les enfants des soixante-huitard ne peuvent pas exercer leur pouvoir.
Pour la simple raison qu’ils sont minoritaires. Ils ont voté, en majorité, contre Sarkosy. Il a été élu, par les vieux. Ceux là même qui étaient jeune en 68.
La génération de 68 prônait le partage ? Peut être, alors qu’elle n’avait rien à partager, et tout à recevoir. Mais partage elle maintenant ? Le seul "partage" qu’elle réclame de ses vœu, c’est les retraites, un partage des jeunes vers les vieux. Alors que pourtant, les vieux sont justement la classe d’âge la moins touchée par la pauvreté en France...
Les acquis sociaux de 68 auraient été une bonne chose, s’ils avaient effectivement été payé par les riches. Mais rien à été fait, en 68, pour que les impôts soient augmentés. On a simplement utilisé l’argent de la croissance de l’époque pour les frais de fonctionnement, et les riches ont continué à s’enrichir. C’est pendant que la génération 68 était au pouvoir que le capital a fructifié, dépassant les salaires. Si vraiment les soixante-huitards s’étaient battus pour réduire les inégalités, le résultat serait tout autre.
En temps qu’enfant de soixante-huitard, je n’ai voté qu’à deux législative. A chaque fois, ce n’est pas ma génération qui a déterminée l’issue du scrutin.
En 68, il y avait un régime, qui avait certaines limite, certes, mais basé, justement, sur un certain refus des inégalité, et de la liberté absolue. C’était le Gaulisme et son "opposant", le PCF. Aucun des deux n’a été soutenue en 68. Et ils sont morts tous les deux.
Avant la chute du mur, vous aviez les moyen de contraindre les entrepreneurs de se montrer raisonnables, de ne pas la ramener. Vous avez laissé s’échapper cette occasion en or. En vous laissant acheter par des simples libertés supplémentaires, et une hausse des salaires. Alors que ce n’est pas ce qu’il fallait, il fallait bien une baisse de la puissance du capital, il fallait une hausse des impôts, non pas pour être dépensé en cour terme, mais pour être investie, en recherche et en infrastructure.
Vous êtes vous opposé à l’arrivée de Pompidou ? De Giscard ? De mitterand ? Avez vous fait tout votre possible pour empécher la mort du PCF ?
Il est facile de dire que les problèmes viennent de vos enfants. Mais vos enfants commencent à peine à voter, et ont commencer quand la situation était déja bien plus problématique qu’en 68.
Frederic Lordon propose une autre perspective sur son billet : La dette publique, ou la reconquista des possédants. De quoi élargir la vision du sujet et d’éviter le cantonnement aux positions de Monsieur Attali.
Le 24 janvier 2008, Jacques Attali remet à Nicolas Sarkozy un rapport intitulé « Rapport de la Commission pour la libération de la croissance française ».
Dès la page 8, Jacques Attali s’en prend à l’Etat. Jacques Attali reproche à l’Etat de trop règlementer :
« N’ayant pas abandonné un modèle hérité de l’après-guerre, alors efficace mais devenu inadapté, la France reste très largement une société de connivence et de privilèges. L’État réglemente toujours dans les moindres détails l’ensemble des domaines de la société civile, vidant ainsi le dialogue social de son contenu, entravant la concurrence, favorisant le corporatisme et la défiance. Alors que notre époque requiert du travail en réseau, de l’initiative et de la confiance, tout se décide encore d’en haut, tout est contrôlé dans un climat de méfiance générale. Les dépenses publiques françaises sont les plus élevées de tous les pays de l’OCDE et augmentent encore plus vite que la production. »
Jacques Attali demande à Nicolas Sarkozy :
- de transférer encore plus de compétences de l’Etat vers les collectivités territoriales,
- de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite (je dis bien : non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 !).
DECISION 251 :
Les transferts de compétences de l’État vers les collectivités territoriales doivent être accompagnés d’un abandon effectif de la mission correspondante par les services de l’État, et du redéploiement de l’intégralité des agents de l’État concernés, pour éviter les doublons entre les actions de l’État et des collectivités territoriales.
DÉCISION 252 :
Utiliser les gains de productivité définis plus haut pour mettre en oeuvre de manière systématique le principe du non-remplacement de deux fonctionnaires sur trois partant à la retraite, sans nuire à la qualité des services.
L’idée générale du rapport Attali, c’était : « Moins d’Etat. Toujours moins d’Etat. C’est comme ça que nous nous en sortirons. »
En septembre 2008, patatra ! En septembre 2008, le système financier mondial s’effondre !
Que fait alors Jacques Attali ?
Jacques Attali écrit un livre « LA CRISE, ET APRES ? », puis il fait la promo de son livre en répétant : « Plus d’Etat ! Bien sûr qu’il faut plus d’Etat ! Je l’ai toujours dit ! »
"- de ne pas remplacer deux fonctionnaires sur trois qui partent à la retraite (je dis bien : non-remplacement de 2 fonctionnaires sur 3 !)."
Les métiers vieillissent vite, il en est de même des postes de fonctionnaires. Donc, il est plus judicieux de supprimer certains postes lors du départ à la retraite, afin de mieux répondre aux besoins communs des français.
Chère Marianne, vous ne semblez pas avoir compris qui est exactement M. Attali....
Attali, comme le souligne fort bien l’un des commentateurs du présent forum, épouse l’air du temps et généralement avec un train de retard. Par ailleurs, Attali est ce monsieur qui a très bien compris comment faire "star" télévisuelle et de l’écrit : il fait bosser les autres cerveaux plus aiguisés que le sien, puis réunit leurs travaux et les publie sous son nom... c’est juste du pompage et non de la vraie prospective !
Quant à son dernier ouvrage qui semble vous avoir séduite, sachez que M. Attali fait partie de ces "z’élites" qui portent partout où on leur ouvre un micro le message unique actuel : la dette, la dette, la dette.... Ce faisant, ils contribuent sciemment à culpabiliser le peuple, le rendant indirectement responsable de "la dette" afin de : 1/ réussir à la longue à nous faire payer les conneries faites par d’autres 2/ imposer le Nouvel Ordre Mondial... dont il est l’un des zélateurs discrets.
Attali fait partie des adhérents au NOM et toutes ses analyses, pensées par ceux qui nous concoctent ce NOM, n’ont qu’un seul objectif : le mettre en place partout où en Europe ça résiste encore un peu aux entournures.
Alors Marianne, s’il vous plaît, lisez ou relisez N. Chomsky ou les petits ouvrages du "comité invisible" ou même les "exorcismes spirituels" de Ph. Muray et vous comprendrez comment, en "démocratie de la comm", on culpabilise les peuples, au nom de leur bien-être (!), pour les aliéner toujours davantage...
Jacques Attali ferait bien de soulever le voile où plutôt évoquer le projet de loi n° 2165 intitulé "régulation bancaire et financière" projet de loi autorisant la titrisation des crédits immobiliers accordés aux particuliers pour en faire des véhicules spéculatifs sur les marchés financiers, mettant fin à l’obligation faite aux banques de respecter un ratio de fonds propres à garantir les crédits. cette loi conduirait donc à la lise en place du modèle qui a conduit à l’explosion de la bulle immobilière qu’elle avait généré aux Etats-Unis appelé système des subprimes, avec la crise que l’on sait... ! http://millesime.over-blog.com
Lévy rappelle ces phrases effectivement prononcées avec grande
éloquence par notre avocat d’affaires de Président, lors de l’émission Face
à la crise de février 2009 : « Je veux qu’on tranche la
question angoissante du hors bilan. A quoi ça sert de fixer aux banques
des ratios de solvabilité sur leur bilan si on les autorise à avoir à
côté un hors bilan ? (…) C’est ce qu’on appelle la titrisation. C’est-à-dire que
chaque jour, les banques consentaient un prêt à 10h00 du matin, le
revendaient à 17h00 le soir, prenaient la commission, le
déstockaient, le mettaient dans ce qu’on appelle un SPV et mutualisaient
ce mauvais risque. »
Il s’agit des « obligations foncières » auxquelles seuls le Crédit
foncier et le Crédit immobilier étaient autorisés auparavant ; avec
cependant cette différence de taille, que les banques françaises qui
s’aventuraient dans la titrisation, avaient été jusque là obligées de
garder ces créances dans leurs bilans, contrairement à leur consœurs
américaines qui pouvaient les extraire de leurs bilans et continuer
ainsi à accroître, sans aucune retenue, la masse de crédits
hypothécaires accordés à leurs clients ! C’est la raison pour laquelle
les banques françaises n’avaient jusqu’ici pas beaucoup donné dans la
titrisation.
Ah non pas Attali. C’est l’archétype du tout dans la tronche mais quand il s’agit d’appliquer, alors là.... Au secours. Il a fait plonger Air France entre autre, il est incapable de gérer quoi que ce soit, et en plus on lui offre des ponts d’or. Enfer et damnation
"Enfin, il fait des propositions très intéressantes et constructives pour enrayer ce fléau." Depuis combien de temps qu’il est sur la scène politique ? Suffisamment pour constater les dégâts, et vous continuez de boire ces mensonges !!!
Pourquoi il y a de la dette ? Car l’Etat emprunte de l’argent à des opérateurs privés. Pourquoi l’Etat fait appel a des opérateurs privés ? Car depuis 1973, l’Etat n’a plus sa souveraineté monétaire, elle est "obligée" d’emprunter aux préteurs privés que sont essentiellement les banques commerciales Pourquoi la faillite des banques inquiètes l’Etat ? Car le métier de la banque de détail et d’investissement sont pratiqués par les mêmes opérateurs, car il n’y a plus de séparation entre les 2 métiers. Conséquence les banques de dépôts (saine car dépendant du peuple) sont prises en otage par les banques d’investissements (les spéaculateurs en faillite). Que cherche Attali ? A imposer le NOM, en créant aussi suffisamment de chaos afin de tout faire accepter aux peuples ...
Les remèdes applicables : - Retrouver la souveraineté monétaire, très facile à faire, même pas besoin de loi, il suffit que l’Etat le veuille, car la Nation est souveraine, le peuple suivra sans broncher. - Séparer les banques de détails des banques d’investissements, et ainsi laisser couler toutes les spéculateurs, ça n’aura aucune incidence structurante sur l’économie. - Relancer la notion de crédit pour tout investissement (la bonne dette comme vous dites, très marrant la désinformation quand même ...), et ce sans intérêt ou 1% max. au bénéfice seul de la puissance publique et donc du peuple - Interdire tout impôt sur les citoyens, la création monétaire financera, et les besoins de fonctionnement de l’Etat (fonctionnaire etc...), et les besoins sociaux (CAF etc ...), sauf en cas de conflit, nécessité dans ce cas de ponctionner directement le peuple - Le seul impôt que financera le peuple sera l’inflation eventuellement engendrée par la création de sur-monnaie Vous voyez, c’est du concret, et contrairement à Attali, je suis pour la prospérité pour tous et l’intérêt général.
Maintenant pourquoi le peuple est aussi aveugle : C’est simple, le peuple est superficiel, je reprends les mots de Mr Hillare qui commence à être lassé par la léthargie ambiante ...
Le rapport de la Cour des comptes souligne que le budget 2009 était rempli de ces coquetteries : 70 milliards d’euros de « dépenses fiscales ». Il ne serait sans doute pas honnête de les déclarer a priori toutes confondues dans la même inutilité, mais elles font tout de même 3,6 points de PIB et devraient normalement attirer le regard. La Cour qui aime à fouiller dans les coins mentionne également que les Projets de loi de finance (PLF) de 2009 et 2010 manquent à mentionner des « dépenses (fiscales) occultées » (antérieures à 2006) dont le total est de… 145 milliards d’euros – 7,5 points de PIB, et l’équilibre budgétaire est rétabli haut la main ! Mais non, il est bien préférable de réduire le nombre de fonctionnaires, de dégrader un peu plus les services publics, de vandaliser les retraites et de dérembourser à tour de bras (et si ces derniers items sont à la charge directe non du budget de l’État mais des caisses paritaires de la protection sociale, des transferts étatiques leurs sont consacrés, qu’il sera possible de réduire
L’etat n’emprunte pas aux banques Il emet des emprunts souscrit par les epargnants. Les epargants n’ayant plus beaucoup d’argent vu les impots, ce sont surtiout les etrangers(voir source agence france trésor) qui en prennent une petite moitié, et les assureeur vie et caisse de retraite qui prennent le reste , la part des banques est MARGINALE (allez de nouveau voir l’agence france trésor, qui place les emprunts d’etats).
Emprunter a l’institut d’emission si on rembourse donne le meme resultat.
Si on ne rembourse pas, ce qui arrive SYSTEMATIQUEMENT si on a l’institut d’emission a sa botte, ca conduit a l inflation.
Regardez, si les etats n’avaient pas peur de ne plus trouver de sous comme c’est le cas de la grece, croyez vous qu’ils arreteraient d’emprunter pour rembourser, comme un Madoff gigantesque ?
Grace aux marches financiers qui disent qu’ils ne vont plus preter, l’etat va arreter de siphoner l’epargne public pour construire des ronds points ou sur-salarier des Ministres, et cette epargne pourra peut etre enfin financer les entreprise et donc la croissance !
Attali comme Bayrou sont inféodé mentalement et physiquement à la finance anglosaxonne. Il y a un fond de vrai mais il manque toujours l’essentiel. comme dans les dogmes qu’il défendent
1° l’économie, ils veulent que nous poursuivons le mirage d’une société post-industrielle qui n’existe pas et affaibli notre indépendance. Il y a privatisation, délocalisation, financiarisation, dérégulation et immigration de main d’œuvre bon marché comme du temps de l’empire britannique mais malgré l’illusion de la composante anti-industrie dans l’écologie anglosaxonne (bien pratique pour affaiblir), nous consommons toujours plus de produits industrielles. Nous sommes le 1° marché du monde, et nous acceptons de nourrir comme des vaches à lait ceux qui profite de notre abrutissement technique. Les ingénieur sont une chose mais les ouvriers spécialisés sont tout aussi important. Où est le protectionisme social pour l’industrie et environnemental contre les vrais polluants (et pas le CO2) avec ce système qui nivelle par le bas ?
2° Ce genre de type considère aussi ’état comme un privé ! Ils divisent seulement maintenant les dettes par affectation !!!!!! pourquoi ? Parce que l’état ne devrait pas payer d’intérêts sur les dépenses d’investissements, ce sont des dépenses noninflationnistes (enrichissement réel et à long terme en plus !) . L’intérêt est sensé découragé le recours au crédits pour les dépenses inflationniste (frais de fonctionnement) PAS POUR DÉCOURAGER L’INVESTISSEMENT en technologie et infrastructure.
D’où problème l’énorme problème pour tous les mondialiste, l’état redeviendrait fort et entrepreneur voir même capable de partager sa technologie entre nations souveraine et créer une dynamique anti-mondialiste !!!
Vous imaginez l’horreur d’un état qui finance ses crédits d’investissement sans intérêts donc dégagerait plus de capacité de frais de fonctionnement et reprendrait une place de premier plan dans l’économie politique (place qui lui revient de droit avec la naissance des nations et le droit au bonheur dont il a la charge). Non vraiment !
3° pourquoi ne pas pratiquement annuler les intérêts de la dette actuelle en remboursant les dettes avec des bon du trésor sans intérêts (la masse monétaire reste exactement la même mais les intérêts ont disparu) ? Parce que vous voulez la mort des nations fortes.
Merci pour le résumé du livre, je n’en suis que plus satisfait de la vision réel de l’économie politique (List, Hamilton,...) défendu par Solidaritré&Progrès, bien plus solide et historiquement fondé que les sirènes du mondialisme anglosaxon de la finance et de la délocalisation au lieu du partage de technologies à long terme entre nations souveraines.
Le système américain qui avait battu en 1870 tout les dogmes actuel du libre-échange (esclavagiste de naissance) ne c’était pas du tout replié sur lui même comme le disent les opposants au protectionisme. Lincoln a partagé la technologie (la locomotive) entre nations souveraine (Chine,...) grâce aux expos universelles. Ce à quoi répondit les tenants du libre-échange (donc de la mort des nations) que c’était inacceptable et les convois maritimes avec les locomotives furent coulé et les USA corrompu de l’intérieur pour avoir eu l’audace de s’opposer au contrôle mondial par la financiarisation et la délocalisation.
Roosevelt enfant du sérail, a surprit l’oligarchie et est le dernier vrai représentant de l’économie politique au USA. Ses lois ont empêché pendant 60 ans un nouveau crash et 10 ans après leur abrogation par Clinton des plans de sauvetages équivalents à 10x ceux des guerres mondiales actualisé sont mit en œuvre.
Où est le Roosevelt qui mettra des commissions en place et se réjouira d’être hait par les banques ?
Ah et les pensions par capitalisations ça donne quoi avec une finance volatile ? RIEN et va promouvoir ce système après les américains qui devait arrêter de travailler à 64 ans mais maintenant travaillerons jusqu’à leur mort grâce à ce genre de fonds !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
C’est bien beau tous ça mais un des principes de base quand aux recettes de l’Etat c’est la non affectation des recettes à une ressource c’est à dire qu’aucune taxe n’est censé être levée pour être affectée à une dépenses spéciale (contrairement à la redevance télé), que tous les recettes de l’Etat vont dans un pot commun. Alors Parlé de bonne ou mauvaise dettes je vois comment on peut vu ce principe, ce qui est important c’est le budget de l’ETAT si il est déficitaire alors il faudra faire de la dette mais comment savoir si elle est bonne ou mauvaise ? Qui pourra dire si le buget dépasse à cause de l’arme nucléaire, de l’éducation ,de la santé, suivant vos opinions celà changera... Alors parlé de mauvaise ou de bonnes dettes c’est de la foutaise ! Celà n’étonne personne qu’un Etat doivent s’endetter pour faire des investissement d’avenir ( cette affirmation relève plus du dogme qu’autre chose) ? On peut aussi le faire sur des ressources propres... Il y a par exemples pas mal de grande entreprises qui investissent en autofinancement.
La dette vous prive de vote indépendance, qu’elle soit "bonne" ou "mauvaise"...
Ce que vous dites est vrai pour... une republique !
La belgique, l’angleterre, l’espagne (même si elle est une monarchie parlementaire), pas mal de pays du nord de l’europe ne sont pas des républiques et donc n’ont pas cette notion.
En république, l’etat dispose comme ressource de toutes les rentrées d’argent et dispose d’un parlement qui doit repartir les ressources en fonction des besoins, des politiques diverses sous le controle du peuple a travers ses representants.
Helas, il y a de plus en plus de ressources qui sont detournées du pot commun avant affectation (comme la redevance).
Mais il y a aussi un autre probleme de fond qui vient de la representation parlementaire qui ne correspond pas ----- d’une part a la repartition des sensibilités politiques en France puisque plus de 30% d’entre eux d’extreme droite ou d’extreme gauche n’ont pas de representant, et ---- qui, deuxièmement, prends ses ordres aupres de partis plutot qu’aupres des electeurs.
Parfois même, les députés (par exemple) sont "contraints" de respecter les regles du parti alors même qu’il souhaiteraient aller contre cette contrainte. Il faut par exemple que TOUS les votes des representants du peuple NE SOIENT PAS DELEGABLE et soient strictement ANONYME. (quand on voit ce que propose le débuté débile sur l’anonymat d’internet, on comprend tout de suite...).
On parle de reforme, oui, il faudrait une gigantesque contre-reforme, qui ramene la republique dans un etat plus sain, et qui remette en place les fondamentaux qui faisaient de la France une exemple de democratie, un peut trop jacobine, certe, mais de bonne qualité.
Merci à tous pour vos commentaires. Je les trouve dans l’ensemble très acides à l’égard de J.Attali et même à mon égard, laissant entendre que je suis une grande naïve aveugle qui me laisse facilement embarquer. En revanche, pratiquement pas de commentaire sur le fond du problème de la dette, de ses solutions etc, ce que je regrette beaucoup car j’aime bien le débat d’idées et les forum sont faits pour cela. Je voudrais vous dire à tous que ne n’aime ni me laisser convaincre par des a priori des autres, ni participer à des effets de meutes, j’aime me faire ma propre idées des choses et étudier les sujets avant de me faire une opinion. Concernant Jacques Attali, j’ai déjà fait deux billets critiques sur ces colonnes, l’un sur son livre "Brève histoire de l’avenir", l’autre sur son "rapport de la Commission pour la libéralisation de la croissance en France", que je vous invite à lire. Vous y verrez que ce qui m’intéresse, c’est le fond, et que lorsque je fais une critique, je la justifie et j’essaie toujours de suggérer une proposition alternative. J’ai constaté que Monsieur Attali voyait souvent juste, même si je déplore son trop grand pessimisme. Il a été le premier à prédire la crise financière, annonçant en 2007 une crise aussi importante que celle de 1929. Lorsqu’il préconise un nouvel ordre mondial, une monnaie mondiale, je trouve qu’il a raison. SImplement il faut dire comme cela pourrait fonctionner pour garantir une vraie démocratie et non la prise de pouvoir par une oligarchie, une élite que vous soupçonnez (théorie du complot, trilatérale etc.). Jacques Attali est certes un brillant intellectuel, on dit un même un des plus brillants, surdoué dans de multiples domaines, d’une extraordinaire mémoire et doté d’une capacité de travail hors du commun (je connais des personnes qui ont travaillé avec lui et peuvent en témoigner). Il a conseillé des hommes de pouvoir mais n’est pas lui-même un homme politique, un homme de pouvoir. Contrairement à Alain Minc, qui conseille les hommes de pouvoir en utilisant ses relations pour les monnayer et faire du business, dans une complète collusion entre la sphère publique et la sphère privée, il prodigue des conseils qui me paraissent désintéressés et non au service d’une élite qui complote. Quoiqu’il en soit, vous devriez plutôt lire le livre (ceux qui ne veulent pas l’acheter le trouveront en bibliothèque et peut-être même gratuitement sur le Web, comme J.Attali a commencé à le faire). L’important c’est d’étudier ce sujet de la dette publique, de comparer les solutions préconisées par les uns et les autres et se faire une idée.
La dette on devrait pas en avoir car plus de 90 % de tout ce qu’on a payer sur la dette depuis les années 70 et composé d’interêts puisque c’est les banques qui ont le pouvoir de création monetaire et que depuis 1973 en France l’Etat ne peut plus emprunter de l’argent à sa banque centrale mais doit le faire que par les banques privés et donc payé des interêts alors qu’avant il se financer sans interêts, tous ça pour dire que si l’Etat avait continuer à emprunté à sa banque centrale sans interêts la dette aujourd’hui ne serait que de quelques milliards à peine ! Ensuite personellement je ne crois pas que les monnaies en elle même ai grand chose à voir avec les problèmes de dettes par contre un politique monétaire oui. Quand à une monnaie mondiale c’est évident que c’est pour instauré un gouvernement mondial comme ce qui est entrain de se passer avec l’euro, " oh mon dieu on a une monnaie commune mais pas de politique budgetaire commune !!! rhoolala" ça veut dire quoi qu’on doit se taper un gouvernement dictatorial à la Von Rompuy qui va nous pondre des taxes européennes ? , enfin bon moi personnelement je vois pas en quoi une monnaie commune oblige une politique budgetaire commune ... une politique monétaire commune oui plus certainement ! L’UE n’a pas d’independance car nous ne sommes au final que des vassaux des Etats-unis avec L’Otan, l’europe est en grande partie pas crédible car elle n’a pas d’armée et pas de politique étrangère. je dirais en plus que cette monnaie mondiale existe déjà et qu’elle s’appelle le dollar et que le fait qu’elle soit une monnaie mondiale lui permet de se maintenir envers et contre toute raison !
Pourquoi on entends tout le temps parlé de Jacques Attali et jamais de Maurice Allais ? le seul prix Nobel d’économie Français ?
@ Marianne : C’est vrai que plusieurs d’entre nous sont très acides avec Attali. Mais je pense sincèrement que tous ces soi disants philoso/économico/socialo/intello font beaucoup d’esbroufs mais rien dans le concret. Mais la ou ça m’énerve est que l’on offre des ponts d’or à ces gens, juste pour blablater. Vous et moi, si on gérait nos portes monnaies comme ces gens gère quelquefois les finances publiques, donc dettes, on serait en prison. Mais revenons à la dette publique. C’est je pense aussi de l’esbrouf, car sur le papier, c’est sur on est endetté comme d’autres pays, mais on ne remboursera jamais (si l’Etat a emprunté) ou bien on ne soldera jamais l’ardoise. Et oui, nous au moindre découvert, paf agios, et si ça empire, paf faillite, et puis paf à la rue. Eux jamais.
Jacques Attali aurait pu suggérer à Mitterand de revenir sur la loi de 1973 relative à l’interdiction faite à la BdF de faire des prêts à l’Etat... ! c’est peut-être un bosseur certes, mais pour quelle efficacité ? Il connait fort bien les dérives du système tout de même. quant à la crise, LEAP2020 en parlait déjà en 2007 désolé, mais je ne suis pas pour le N.O.M (qui ne réussira pas dans sa tentative d’imposer une monnaie mondiale.. ; !) http://millesime.over-blog.com
Dans les années 80, il y avait deux blagues plus ou moins drôles qui circulaient dans les couloirs de l’Elysée sur Attali, quand il était un jeune conseiller piaffant de Mitterand, plaisanteries railleuses de sa propension immodérée à confondre assimilation d’une pensée et lecture accélérée de quatrièmes de couverture des livres à la mode ou le pillage des idées des autres lors de lectures hâtives.
La première était que dans son bureau, on entendait plus le bruit des ciseaux que celui du stylo, et la deuxième, qui faisait beaucoup rire le président ; pourquoi Attali travaille-t-il la nuit ? Pour faire des économies de courant sur sa photocopieuse.
"Lorsqu’il préconise un nouvel ordre mondial, une monnaie mondiale, je trouve qu’il a raison. SImplement il faut dire comme cela pourrait fonctionner pour garantir une vraie démocratie"
Une gouvernance mondiale démocratique, c’est un oxymore, chère madame, cela n’a aucun sens et je pensais, à l’échelle d’un continent, que l’expérience Européenne vous aurait au moins ouvert les yeux sur ce point.
Il faudra faire un choix..clairement et arrêter de tourner autour du pot à vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Cela s’ apparente à vouloir moins de dépenses de santé et de meilleurs soins, moins d ’immigration clandestine et une meilleure défense des sans papiers, moins de policiers et une meilleure sécurité, moins de profs et une meilleure éducation...etc.
A un moment, il faut se positionner clairement, et pas vouloir tout et son contraire, concilier le conciliable et l’inconciliable tout comme Bayrou défendant à cor et à cri un état Républicain tout en disant "oui" au traité de Lisbonne et aux instances Européennes.
La soude néttoie, l’ acide dissout, Bayrou mélange les 2 et on obtient une solution neutre, PH7, qui ne sert à rien !
Alors oui, une monnaie mondiale implique une gouvernance mondiale mais elle rejette de fait les souverainetés et donc les démocraties qui y sont liées.
J’ai beaucoup apprécié votre commentaire : cela correspond parfaitement à ce que je considère comme la grande "escroquerie intellectuelle" de cette soi-disant recherche des bons éléments de tous les bords. Il y a un déficit public que l’on considère comme insupportable ; pourtant, on propose d’exonérer de charges tout emploi créé etc, etc -la fameuse proposition de Bayrou. Et tout est comme çà. Si l’auteure partage plus ou moins les positions de J. Attali, cela situe probablement les limites idéologiques du Modem. Et ce qui se passe actuellement au Royaume-Uni avec les Lib-Dem de Nick Clegg, grosso-modo le Modem local, donne une idée plus précise de ce grand-écart politique !
Ah, Ah, Ah... l’Euro, a 16, se plante parce que les pays n’arrivent pas se donner des objectifs budgetaires convergeants... Alors imaginez une seconde TOUS les pays reunis !
Si on creait une monnaie unique mondiale, ce serait la monnaie de quelques-uns qui preleverait la richesse de l’ensemble des autres comme le dollar l’a fait en son temps. Cette banque internationale qui controlerait ça, s’appellerait par exemple "Banque mondiale" ou mieux, "Goldman & Sachs" et son organisme de credit "FMI" Mon dieu mon dieu, on serait pas sorti de l’auberge....
Non, une monnaie mondiale ne signifie aucunement une monnaie unique dans le monde ! Mais une monnaie en plus qui permettrait d’émettre des dettes souveraines et de s’échanger des biens et services mieux immuniser contre la volatilité des taux de change. Le DTS du FMI est déjà une monnaie mondiale mais très limitée dans son émission et dans son utilisation.
Il y a un moyen, faire un etalon monétaire basé sur une valeur commune du mètre cube d’eau potable, c’est la seule chose dont l’humain ne pourra jamais se passer ?
Sur l’eau ??????????? Et en quelque jours les gosse qui dans certains pays mangent de la terre,n’auront meme plus de flotte pour digerer leur festin...
Effectivement je préfère débattre du fonds et des idées que de qualifier les personnes.
Ce qui n’empêche d’avoir des jugements sur les actes et le contenu des interventions de chacun.
Je suis en train de lire le livre de Jacques ATTALI et parallèlement j’entends ses interventions dans les médias ... qui sont fort nombreuses sans que les voix différentes (ALLAIS, LORDON, A-J HOLBECQ et Ph. Derruder : "La dette publique, une affaire rentable ; A qui profite le système ?) aient elles la possibilité d’accéder aux canaux de diffusion dominants.
Pour l’heure donc j’en conclue que fondamentalement la thèse d’ATTALi verse en faveur des détenteurs de la dette et qu’il écarte toute tentation de refuser de la payer sans faire référence par exemple effectivement à l’Argentine qui est sortie de la crise et a renoué avec la croissance précisément parce qu’elle a exigé de ses créditeurs une restructuration de ladite et donc qu’elle ne s’est pas laissé intimider par ses créanciers.
Bien que comme de nombreux économistes pourtant ardents partisans du système il reconnaisse que les plans de rigueur risquent de déboucher sur une déflation générale il préconise une politique de rigueur pour peu qu’elle soit perçue comme juste à défaut de l’être réellement.
Traduction perso : pour que les peuples acceptent la potion amère il faut des mesurettes s’en prenant à la marge à des personnes ou à des corporations afin que l’injustice fondamentale, la caractère prédateur du système ne soit pas perçu (dernier exemple, la publicité faite au cas Christine BOUTIN).
De la même manière que les caméras se braquent sur le cas KERVIEL pour tenter d’éviter le débat sur le fonctionnement du système lui-même.
Et où le peuple pourrait s’apercevoir qu’effectivement la dette est apparue et s’est creusée non en raison de la croissance irraisonnée de la dépense publique (qui entre parenthèse sert entre autre à financer les hôpitaux, l’école, la poste ...) MAIS à partir du moment (1073) où l’état (sous POMPIDOU/GISCARD) s’est vu interdire la possibilité d’emprunter comme à l’habitude auprès de la Banque de France. Orientation confortée/cablée dans le traité de Maastricht et le Traité de Lisbonne montrant de ce fait la collusion profonde entre les "élites" politiques et économiques européennes face aux peuples au-delà des désaccords d’intérêts nationaux qui peuvent les opposer.
Livrant ainsi aux intérêts privés, et aux banques la capacité régalienne de battre monnaie ; plaçant ce faisant les états sous tutelle des marchés financiers.
Alors oui, la question du refus de reconnaître cette dette fabriquée, d’affaiblir les marchés financiers en vue de briser leur domination sur les états et les peuples est bien à l’ordre du jour.
Et c’est sans doute, ce qui à mon avis tracasse les gens comme Jacques ATTALI comme ce qui explique la large publicité faite à ses "recommandations".
A un moment j’ai cru que c’était un article sur Paul Jorion mais je peux vous garantir que si Attali avait vu quoi que soit il le répèterait tout le temps vu sa personnalité.
Jusqu’au 3 janvier 1973, l’Etat empruntait des milliards de francs à la Banque de France.
Problème : les banques privées voyaient ces emprunts leur échapper.
Après le départ de Charles de Gaulle, les banques privées ont fait ce qu’elles n’auraient jamais osé lui demander. Elles ont demandé aux hommes politiques français de leur accorder un privilège :
les banques privées ont demandé le privilège de financer l’Etat.
Pendant les années 1970, 1971, 1972, elles ont exercé des pressions sur les hommes politiques français.
Le 3 janvier 1973, les banques privées ont réussi à obtenir ce privilège. Les hommes politiques français ont cédé à leur demande.
Le président Georges Pompidou (déjà très malade) et surtout son ministre des Finances Valéry Giscard d’Estaing font voter la loi du 3 janvier 1973, et notamment l’article 25 :
« Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. »
En clair : l’Etat n’a plus le droit de demander un prêt à la Banque de France.
Conséquence : l’Etat doit emprunter sur les marchés internationaux. L’Etat doit emprunter à des banques privées, à des prêteurs privés, à des investisseurs privés.
Aujourd’hui, avec le recul, nous pouvons constater que cette décision du couple Pompidou-Valéry Giscard d’Estaing était un suicide.
Cette décision a eu pour conséquence de livrer l’Etat aux bons vouloirs des marchés internationaux.
Ensuite, ce système suicidaire a été étendu à toute l’Europe.
Les dirigeants politiques européens ont choisi le suicide collectif.
Les seuls gagnants ont été les banques privées et les investisseurs privés.
Jacques Attali est devenu conseiller spécial de François Mitterrand en 1981 : il n’a strictement rien fait pour revenir sur ce système.
Jacques Attali n’a strictement rien fait pour faire abroger la loi du 3 janvier 1973.
Quant à nous, simples citoyens, nous sommes entraînés dans ce suicide collectif.
Le meilleur moyen de rétablir les finances
publiques c’est de se mettre au travail et de créer des richesses. Bref, faire
de la croissance.
Malheureusement, c’est devenu presque impossible
dans une économie totalement ouverte au 4 vents du marché mondial (voir mon
article sur "les mauvaises raisons de la supériorité chinoise".). La libéralisation
sans contrôle des échanges a produit la croissance molle d’hier et
entraine l’absence de croissance d’aujourd’hui. Sans une dose significative de
protectionnisme de l’UE vis-à-vis des pays émergeants comme la Chine, il n’y a pas d’issue
heureuse au problème de l’endettement public.
Quand quelqu’un évoque le protectionisme pour mettre en place une compétition qui nivelle enfin vers le haut (pas de taxe à l’import pour les pays avec un système de santé ou des égouts,....) j’en pleurerais tellement cette évidence est bafouer.
C’est ce que propose Maurice Allais avec des Zones de libres échanges à même niveau de vie et de devellopement industriel et des barrières douanières, un proctectionisme entre ses zones à différent niveaux
Je vous donne le lien d’un passage récent de Jacques Attali , avec P.Jorion, Marini , T. Breton à l’émission " bibliothèque Médicis ", sur Public Sénat , intéressant à plus d’un titre...
La nation française est aucunement endetté, il faut vous sortir
ça de la TETE. Les français ne doivent rien. les prétendues
dettes ne sont pas des dettes au sens ou elles émaneraient d’un
contrat.
il n’y a pas de contrat entre un créancier et débiteur valide
au yeux d’un tribunal, car le contrat suppose la liberté de
contracter entre les partie. or celle-ci, est imposé par la loi ;
l’Etat ne peut pas ne pas contracter. L"etat pourrait très bien se passer des marché pour fonctionner car les RECETTES SONT GARANTIES PAR LA LOI DE FINANCE : elles existes déjà par anticipation. il est donc stupides l’aller emprunter cette somme, en l’achetant (payer l’intérêt). or c’est la loi qui oblige a acheter les recettes sur les marchés, et non la nécessité économique. l’ETAT NE PEUT PAS AVOIR DE COMPTE DEBITEUR AU PRES DE LA BANQUE DE FRANCE alors même que la loi de finance garantie les recettes ; il faut le faire !! c’est pire que pour un particulier qui peut être débiteur, à la liberté d’emprunter ou non, alors qu’il n’a aucune garantie de revenu. Il y a donc
irréfutablement un vice de consentement (puisqu’il ne peut éviter de contracter), qui est une cause
d’annulation du contrat. s’il refuse de contracter, ses comptes ne sont pas approvisionnés, alors même que la loi de finance garantie le provisionnement. bref, on est dans la situation ou on interdirait a un boulanger de consommer son propre pain, et ou l’obligerait a acheter celui des autres.
De plus, s’il est dit que la « dette » procède de
la loi par l’entremise d’un contrat valide, bien qu’il fusse
obligatoire, alors il faut admettre que la « dette » est
une subvention, puisque le contrat n’est qu’un acte intermédiaire
entre le bénéficiaire et la loi.
Enfin, il n’existe aucun lien direct débiteur-créancier entre
un citoyen et les « marchés ». Soit que cela viendrait
de loi-subvention et donc que les « marchés » n’ont
rien a exiger, et qu’au contraire c’est eux qui nous sont
redevables. Soit, qu’il pourrait être dit que ce lien existe par
acceptation implicite de ces règles, lesquelles ont cependant été
formellement rejeté par le referendum de 2005 sur le TCE, et donc
qu’il n’y a plus de lien implicite.Sauf a prétendre qu’il
existe un contrat entre les citoyens et l’Etat, se plaçant comme
mandataire et représentant du peuple, et cela sans contrat formelle,
a moins de considéré la déclaration d’impôt comme un contrat,
ce qui laisserait supposer qu’on puisse ne pas y souscrire. en
l’absence de lien directe les marchés ne peuvent pas prétendre a
« saisir » quoique ce soit sur les français (et pour
touts les citoyens des autres etats soumis au même règles).
les règles du jeux ont été dénoncées par le réfendum de 2005
qui a une valeur légale supérieure à la ratification
parlementaire. en claire, le mandataire continue de jouer sans
l’ordre du mandant. A partir de la ratification par le
« parlement », l’essentiel des dettes sont nuls et
non-avenues, en raison de l’incompétence du gouvernement, car le
parlement dont il émane, s’est placé contre l’ordre
constitutionnel de l’Etat et de la Nation. les dettes
antérieures, et après 1973, tombent pour vice de consentement
(nullité du contrat).
c’est quasi officiel, les bugets seront soumis a l’approbation de la commission : vous n’étes plus obligé de payer quoi que se soit, puisque que le budget n’est plus décidé par le parlement (veto de la commission, sanction...) .