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Vers une autre crise économique signée Goldman Sachs

Le secret des Puissances de l’Argent l’est de moins en moins. Beaucoup savent maintenant que les crises économiques mondiales ne sont pas des "tempêtes parfaites" sur lesquelles nous ne pouvons rien, mais plutôt des opérations économiques d’envergure calculées et exécutées par quelques puissantes banques qui vont jusqu’à menacer des États de faillite totale pour arriver à leurs fins. Ces banques privées ultra-puissantes font le genre d’offres qu’on ne peut refuser.
 
La plus connue et la plus controversée d’entre elles est sûrement Goldman Sachs. Le magazine Rolling Stone a publié en juillet dernier un article coup de poing à propos de cette institution financière. Le journaliste Matt Taibbi débute son texte comme suit :
"La première chose que vous devez savoir de Goldman Sachs, c’est qu’elle est partout. La banque d’investissements la plus puissante au monde est une gigantesque pieuvre vampire qui enfonce sans cesse son syphon sanguinaire dans tout ce qui a l’odeur de l’argent."
Cet article du Rolling Stone qui a fait sensation résume ce que bien d’autres ont dit et écrit : certains cerveaux chez Goldman Sachs ont conçu et exécuté toutes les crises financières depuis les années ’20. Elle a de plus toujours utilisé à peu près le même procédé : elle se place d’abord au centre d’une bulle financière en émettant des produits financiers sophistiqués conçus dès le départ pour faillir. Ensuite, elle s’arrange pour que la petite et la moyenne classe (les gens ordinaires et l es PME par exemple) investissent dans ces produits condamnés d’avance avec l’aide complice des dirigeants de plus petites institutions comme la Caisse de dépôt et placements du Québec. Bien sûr, on achète les politiciens nationaux pour que ces derniers ne régulent pas ces nouveaux produits financiers dangereux pour l’économie. Puis c’est encore la "Big banque" qui finit le travail en pètant la bulle elle-même, faisant disparaître du coup un tas de petites banques, un tas de RÉER et consolidant encore une fois davantage son contrôle sur les marchés financiers. Une fois que tout le monde est appauvri et que l’économie est à l’agonie, la Big banque arrive en triomphe, nous offre de sauver l’économie et nous prête à haut taux d’intérêts l’argent qu’elle vient juste de nous siphonner. Et le processus recommence...

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Si on regarde attentivement les médias de masse, on voit bien que ce n’est pas une lente reprise économique qui est devant nous mais une autre crise majeure qui aura comme levier les dettes nationales.

On l’a vu avec Dubai et maintenant avec la Grèce, la dette publique est le prochain prétexte pour faire accepter des politiques draconiennes d’intégration verticale de l’économie au niveau planétaire.

Revenons en novembre 2009, quand la Société générale de France publiait un rapport contenant un scénario alarmiste d’effondrement économique mondiale causé par l’endettement des pays développés. On pouvait lire dans le Figaro sur le sujet que "les récents plans de sauvetage mis en place par les gouvernements mondiaux ont simplement transféré des passifs du secteur privé au secteur public, créant une nouvelle série de problèmes." Le premier problème est la dette publique qui a "pratiquement atteint un point de non-retour", selon le rapport.

Le cas de la Grèce montre bien les mesures draconiennes qui s’annoncent à l’horizon et la mesure la plus grave concernera la souveraineté même des nations développées. Pour pouvoir recevoir l’aide de la zone euro, la Grèce devra se soumettre à la volonté des autres pays membres. Dans un article sur le sujet dans le Wall Street Journal, Patience Wheatcroft écrivait : "Cette crise n’est pas seulement à propos des dettes de pays souverains mais à propos de la souveraineté elle-même".

L’éditorialiste André Pratte de la Presse semble être d’accord avec cette interprétation quand il écrit :
"La semaine dernière, Athènes a dû se prêter à l’exercice humiliant d’ouvrir ses livres aux experts de l’Union européenne qui lui ont fortement suggéré des pistes de solution. La Grèce venait de perdre le contrôle de ses finances publiques, de perdre une partie de sa souveraineté."
Pratte poursuit en disant qu’il faut se dépêcher ici au Québec à se serrer la ceinture et à tout taxer sinon les puissantes banques vont venir nous taper sur les doigts et comme ça on évite que "le Québec se retrouve bientôt, comme la Grèce, le dos au mur." Comme si nous ne l’étions pas déjà.

Sauf qu’avant de mettre le fardeau de la dette sur les épaules des populations, il faut être juste et pointer les véritables responsables de ces dettes surgonflés. Bien sûr, vous avez devinez qui sont les coupables : les cerveaux de Goldman Sachs et autres big banques.

Le 22 février dernier dans un article du Devoir intitulé "La Grèce n’est pas la seule à « maquiller » sa dette", on y apprend de belles choses que nous savions déjà :
"Sous le feu des critiques pour leur responsabilité dans la crise financière, les banques de Wall Street, Goldman Sachs en particulier, sont au coeur d’un nouveau scandale. Cette fois, il ne s’agit plus de subprimes, ces crédits hypothécaires explosifs vendus à des ménages modestes, mais de produits financiers sophistiqués proposés à des États endettés pour enjoliver leurs comptes."

Donc, en plus de créer des bulles financières qu’ils controllent complètement, ces big banques cachent la véritable dette accumulée par les États qui utilisent leurs services ; comme quand on modifie la façon de calculer le taux de chômage pour obtenir le taux qui nous plait à montrer.

L’influence des Goldman Sachs et compagnie n’est plus de l’influence : c’est de la complète domination économique. Obama compte dans son équipe beaucoup de représentants de Goldman Sachs à des postes-clés. Il en était de même pour W. Bush.

Toutefois, nous savons pourquoi cette crise de la dette a été planifiée et exécutée, nous connaissons le calendrier de la gouvernance mondiale que tente d’implanter l’élite oligarchique. Nous savons que l’objectif est de créer une banque mondiale, la bureaucratie ultime d’un éventuel gouvernement mondial.

Il n’y a qu’à lire ce texte paru sur le Monde.fr au titre évocateur : "Dominique Strauss Kahn plaide pour que le Fonds Monétaire devienne la Banque Centrale du monde". Tout y est.

Le FMI est reconnue comme une banque cruelle qui imposent des conditions excessives. Il s’agit d’un prêteur usurier qui bénéficie toutefois de l’absolution complète. Il s’agit d’une institution anti-démocratique qui ne peut pas légitimement faire autorité sur toutes les peuples. Il y a aussi trop de secret qui entoure ce genre d’institutions.

On pouvait d’ailleurs lire dans le Herald Sun qu’une rencontre secrète entre dirigeants des banques centrales du monde avait eu lieu au début février pour discuter des mesures monétaires mondiales à prendre. La réunion était protégée par une sécurité de haut niveau et la presse n’y était pas admise. Allez savoir ce qu’ils ont pris comme décision, de toutes façons il semble que ce ne soit pas de nos affaires.

Pour terminer, selon le Wall Street Journal, Goldman Sachs a dû adopter une nouvelle politique sur le risque financier et pas n’importe laquelle : elle a déterminer que la publicité négative à l’égard de la compagnie est un "facteur de risque" sur les performances de l’entreprise et qu’elle devait la combattre. Ça veut dire tout simplement ceci : on ne peut pas parler en mal de Goldman Sachs, le mieux en fait c’est de ne pas en parler du tout.

Cependant, l’enjeu est trop important, et nous ne devons pas laisser ces pieuvres vampires nous sucer le sang jusqu’à la dernière goutte. La prochaine crise va arriver tôt ou tard, probablement plus tôt que tard, et ce pourrait bien être celle qui sonne le glas pour toutes les nations du monde.

La véritable souveraineté, c’est face à ces big banques que nous la perdons.
 
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Les réactions les plus appréciées

  • Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.110) 13 mars 2010 07:35
    sisyphe

    Que les états nationalisent et saisissent les actifs des banques, y compris des plus grosses (TBTF) ; c’est la seule solution pour faire cesser la dictature financière, économique, politique, et sociale mondiale que la mafia financière impose au monde entier.

    Que leurs responsables soient jugés pour leurs méfaits depuis presque 1 siècle, et condamnés à des peines incompressibles de travail d’intérêt général, pour réparer l’ensemble des dégâts commis.

    HALTE A LA DICTATURE MONDIALE DES MAFIAS !
     :->

  • Par mokhtar h (xxx.xxx.xxx.141) 13 mars 2010 10:31


    Il faut tout simplement les dénoncer publiquement. Goldman et Sachs n’est pas invisible, elle a des bureaux, des sièges, des employés cadres, des adresses e mail et face book et autyres réseaux Internet,des nr de téléphone, de fax.
    Des centaines de millions d’hommes peuevnt étre informés ou alertés par Internet, sur ces gens-là qui craignent par dessus tout la publicité sur leurs méfaits et rapines. Il ne s’agit pas de se limliter à les dénboncer dans AV, mais d’aller plis loin et amp^lifier la dénopnciation poartout, dans tous lesd réseaux, dans les rues, les marchés, les bureaux de vote, dans les lines hoistiles.
    Ses cadres sont des hommes et femmes qui ont des adresses, qui fréquentent des clubs, ou ont des résidences secondaires dont il n’est pas difficile de trouver les adresses, c’est là ou les opprobres populaires doivent le plus se faire sentir à l’égard de ces gens là. Jusqu’à les faire craquer, pacifiquement.

    Et surtout les dénoncer nominativement, dénoncer également tous ceux qui se compromettent avec eux, les Etats et hommes politiques

  • Par pyralene (xxx.xxx.xxx.106) 13 mars 2010 12:20
    Pyrathome

    L’économiste Jean-Pierre Chevallier explique pourquoi la situation de la Société Générale est catastrophique.

    - Total des dettes réelles : 1 000 milliards d’euros.

    - Capitaux propres réels : 23,3 milliards d’euros.

    - Ratio d’endettement µ : 42,9. Le total des dettes représente 42,9 fois le montant des capitaux propres.

    - Pourcentage des capitaux propres par rapport aux dettes : 2,3 %.

    http://www.jpchevallier.com/article-les-meccanos-de-la-generale-ont-encore-sevit-45178466.html

    L’économiste Jean-Pierre Chevallier explique pourquoi la situation de BNP Paribas est catastrophique.

    - Total des dettes réelles : 1 987,6 milliards d’euros.

    - Capitaux propres réels : 70,1 milliards d’euros.

    - Ratio d’endettement µ : 28,4. Le total des dettes représente 28,4 fois le montant des capitaux propres.

    - Pourcentage des capitaux propres par rapport aux dettes : 3,5 %.

    http://www.jpchevallier.com/article-bnpas-de-panique-on-coule-45137851.html

    Les banques Société Générale et BNP Paribas sont deux gigantesques bombes à retardement.

    Quand la Société générale et BNP Paribas s’effondreront, les dégâts seront énormes pour l’économie française.

    (Concernant les soi-disant "actifs" des banques européennes, le directeur du FMI a révélé le pot-aux-roses le 24 novembre 2009 : la moitié des soi-disant "actifs" des banques européennes sont en réalité des actifs pourris.

    Les banques communiquent sur leurs soi-disant "actifs", les banques roulent des mécaniques en montrant qu’elles possèdent des milliards d’euros d’"actifs" ... mais la moitié de ces soi-disant "actifs" ont une valeur réelle égale à zéro.

    « Le Figaro : Quel est aujourd’hui le niveau des pertes non reconnues des banques ?

    Dominique Strauss-Kahn : Il reste d’importantes pertes non dévoilées : 50 % sont peut-être encore cachées dans les bilans. La proportion est plus forte en Europe qu’aux États-Unis. Je le redis : l’histoire des crises bancaires, notamment au Japon, démontre qu’il n’y aura pas de croissance vive et saine sans un nettoyage complet du bilan des banques. »

    http://www.lefigaro.fr/conjoncture/.........

  • Par Daniel Roux (xxx.xxx.xxx.111) 13 mars 2010 14:23
    Daniel Roux

    Les états sont responsables du maintien de l’ordre public.

    Ils doivent prendre acte des dérives des banques qui détournent des produits financiers dérivés prévus à l’origine pour compenser des risques réels, vers une spéculation illégitime.

    Des lois strictes d’encadrement de ses produits financiers doivent être votées et appliquées. Les coupables d’exactions doivent être sanctionnés en fonction de la gravité et des conséquences de leurs actes.

    Tous les "trop gros pour faire faillite" doivent être démantelés car leur capacité de nuisance est tout simplement insupportable pour la collectivité.

    Reste à élire les hommes politiques pour réaliser ces mesures indispensables. Pour l’instant nous n’en avons pas.

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