Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Environnement > Canulars du Réchauffement Climatique : la fonte des glaces polaires et la « (...)

Canulars du Réchauffement Climatique : la fonte des glaces polaires et la « hausse catastrophique » du niveau des mers

Comme vous le savez, la presse classique a été plus que réticente à rapporter les nouvelles du Climategate (cf. ClimateGate 1, 2, 3, 4). Mais en matière de réchauffement climatique, certains journalistes restent intarissables dès qu’il s’agit de réveiller les peurs du grand public par des articles de pseudo-science très alarmistes dont certains sont des chefs d’oeuvre de désinformation.

Il est impossible d’être exhaustif, mais analysons, en termes aussi pédagogiques que possible, quelques biais mis en oeuvre par nombre d’articles de presse alarmistes, à travers l’exemple concret de la fonte des glaces polaires et du niveau des mers, dont bien des gens croient aujourd’hui de bonne foi qu’il pourrait augmenter de façon catastrophique.

I - Le raisonnement général du réchauffement et sa simplification abusive
La théorie du GIEC n’est valide que si chacun des axiomes de l’enchaînement logique ci après, est vérifié :

"Raisonnement Complet" 
  1. - La Terre se réchauffe ET
  2. - Ce Réchauffement est inhabituel ET
  3. - Ce Réchauffement inhabituel est dû essentiellement à nos rejets de CO2 ET
  4. - Ce Réchauffement inhabituel et anthropogénique a des conséquences catastrophiques pour l’avenir ET
  5. - La meilleure politique pour lutter contre ces catastrophes futures est de lutter contre les rejets de CO2 dès à présent

La totalité du processus mis en oeuvre à Copenhague n’a de validité que si chacune de ces cinq propositions est validée. Or, de nombreux scientifiques climato-réalistes de très haut niveau ont très abondamment argumenté les points 2 à 5 (voir ici 450 papiers scientifiques sur le sujet, non exhaustifs - Ah non, 500, la page vient d’être mise à jour !).

Cet enchainement logique et la nécessité qu’il soit intégralement validé pour que les thèses alarmistes le soient, devraient être constamment rappelés, car trop souvent de nombreux articles de presse nous servent des pseudo-raisonnements de ce type :

"Dé-raisonnement" :
  1. Exemple : "les pôles fondent" (variante : les glaciers reculent)
    DONC
  2. C’est bien la preuve qu’il y a réchauffement
    DONC
  3. "Il faut limiter les émissions de CO2"

Les raisonnements de ce type, courants de la part des organes de presse qui accréditent les thèses "réchauffistes", sont erronés : outre que leur prémisse (1) est souvent contestable (voir plus loin : la Fusion des Glaces polaires n’est pas pour demain), ils font l’impasse sur les questions 2, 3, 4 et 5 du "Raisonnement complet", et notamment son point n°3 :

==> Une CONSEQUENCE, réelle ou hypothétique, d’un réchauffement, ne peut pas être considérée comme une PREUVE que ce réchauffement est provoqué par nos rejets de CO2.
Cette faute logique, confondre "conséquence et causalité", est omniprésente dans le débat.


Ce préalable étant posé, ce simple rappel à la raison et à la logique ne suffira pas à calmer les grandes peurs instillées par les "climato-alarmistes". Il faut donc souvent répondre aussi sur le fond des grandes peurs qui nous sont servies en étape 1 du pseudo-raisonnement exposé ci-dessus.

Cet article se propose de le faire en prenant pour exemple la fonte des glaces polaires et leur relation avec le niveau des mers. Que faut il en penser ? Quelles qu’en seraient les bien hypothétiques causes  ? Y a-t-il danger ou pas ?



II - Le mythe de la fonte des glaces polaires et du niveau des mers


Ah, la fonte des glaces... Les catastrophistes nous abreuvent de métaphores effrayantes à ce sujet : New York sous 6 mètres d’eau, les images choc du film d’Al Gore, la submersion des iles Maldives, et tous les articles alarmistes des Huet et Foucart de notre presse de révérence qui veulent nous faire croire que "l’ouverture estivale régulière de la route maritime du nord sera une réalité" et que, bien sûr, c’est une catastrophe.

Il est temps de tordre le cou à ces superstitions dénuées du moindre fondement scientifique.

La fonte des glaces : ne pas confondre banquises et calottes polaires

Tout d’abord, rappelons que les glaces polaires se divisent en "banquise", composée d’eau de mer gelée, qui flotte, et en glaces terrestre, généralement appelées "calotte". Des cassures de la banquise ou de ces glaciers terrestres sous l’effet de leur poids, tendent à rejeter dans la mer de grands blocs, les Icebergs.

Questions subsidiaires - Nous négligerons ici les volumes des glaciers terrestres montagnards non polaires, qui représentent des volumes très inférieurs aux glaces polaires, même s’ils font beaucoup parler les journalistes. Leur fonte, si tant est que les problèmes qu’elle engendre soient supérieurs aux bénéfices de leur recul constaté en certains endroits (et pas en d’autres, mais ne compliquons pas), est une question distincte de celle qui nous occupe par rapport au niveau des mers.

La question de la très hypothétique fonte du permafrost sibérien, et des hydrates de méthane, a également fait couler beaucoup d’encre de presse ces dernières années : elle sera étudiée ultérieurement, afin de conserver le présent article dans des dimensions... Pas trop déraisonnables.

Comme vous le savez, la densité de la glace est moindre que celle de l’eau et encore moins que celle de l’eau de mer : la densité de la glace est de l’ordre de 917kg/m3, celle de l’eau douce est de 1000kg/m3, quant à l’eau de mer, elle culmine a environ 1025kg/m3* (variable selon la salinité).

Il résulte de cela que la partie immergée de l’Iceberg occupe le même volume que la totalité de l’eau dudit Iceberg une fois la glace intégralement fondue. Cela peut également se déduire par l’application du théorème d’Archimède, que tout élève de terminale scientifique normalement constitué doit maîtriser. Par conséquent, et ceux qui auraient de la peine à me croire pourront le lire sur le site de l’Ifremer, "La fonte de la banquise n’a aucune incidence sur le niveau de la mer."

Autrement dit, la fonte de la banquise n’est pas un problème en terme de niveau côtier des mers, et si les "routes du nord", au dessus des côtes russes ou canadiennes, venaient à être circulables de façon récurrente en été, cela n’aurait sans doute que des avantages et aucun inconvénient en matière de niveau des eaux.

Seule serait potentiellement gênante une fonte significative des glaces de la calotte glaciaire terrestre des pôles. Toujours selon l’Ifremer, une fonte intégrale pourrait augmenter le niveau des eaux de l’ordre de 70 mètres, plus précisément 67 selon les chiffres fournis par cet institut. Il n’y a aucune raison de douter des ordres de grandeur, la glace représentant 24 millions de km3, et l’océan 361 millions de km2. Une fonte de seulement 10% de cette calotte pourrait donc augmenter le niveau des mers de 6,7 mètres, et de 1% de 67 centimètres (valeurs surestimées ne tenant pas compte de ce que les côtes ne sont pas verticales...).

Mais quelle est la probabilité pour qu’une fusion si importante se produise dans un avenir discernable ?

Pour se faire une idée, revenons à la banquise : la plupart des terres émergées de l’antarctique et de l’arctique sont situées à une altitude significativement supérieure à celle du niveau de la mer. La température s’abaissant d’à peu près 6°C tous les 1000m, il apparait qu’une fonte significative des glaces terrestres serait précédée d’une réduction considérable de la banquise marine.

Donc, même si la fonte de la banquise n’a pas d’incidence directe sur le niveau des mers, ce peut être un bon "indicateur de danger".

Or, la presse nous le dit, "à ce train là, la banquise arctique aura bientôt disparu en été !" - Qu’en penser ?

Est-ce une hypothèse bien raisonnable ?

L’université d’Illinois maintient un graphe des variations mesurées de la surface arctique depuis 1978.

 

On s’aperçoit d’une part que la variation de la surface de glace pendant l’année est très importante, l’amplitude entre le point haut de l’hiver et le point bas de l’été, variant de 9 à 10 millions de km2, soit approximativement 16 à 18 fois la superficie de la France, ou la superficie du Canada. La surface des banquises est à peu près 3 fois plus importante en hiver qu’en été.

D’autre part, on aperçoit effectivement une baisse du point bas de l’été, de 5.5M km2 en 1978, à 3M en 2007. On peut également voir une reprise de ce point bas depuis 2008 et 2009, qui a regagné 500 000 km2. Mais pour une fois, j’abonderai dans le sens des alarmistes en observant qu’une reprise sur un intervalle de temps aussi faible ne peut pas être interprétée comme une certitude de retournement de tendance, ce peut aussi être une simple "oscillation" météorologique d’un phénomène climatique baissier. Ou peut-être pas. La lecture de la littérature sur le sujet montre que personne n’a de réelle certitude sur la question.

Toutefois, ce retournement, au minimum ponctuel, et en tout cas bien réel, nous indique clairement que les messages catastrophistes de ces derniers mois sur la fonte des glaces sont au minimum exagérés : la tendance n’est pas à une accélération de la fonte de la banquise.

La photo ci dessous, juxtaposant deux photos satellites de date à date (source des photos), montre que depuis 2 ans, à la même date (point bas du 15 septembre 2007 et 2009), la surface des glaces arctiques a commencé à ré-augmenter, notamment en direction du détroit de Bering, et ce même si, pour la première fois depuis longtemps, un étroit corridor de mer semble avoir été ouvert pour quelques jours à l’extrême Nord de la Sibérie. L’ouverture de cette route ne doit donc en aucun cas être considérée comme un signe "alarmant" de fonte anormale des glaces, mais comme une fluctuation normale de la forme générale prise par la banquise au cours de l’année, du fait de phénomènes météorologiques* par nature très peu prévisibles. En jouant avec les dates dans cette page, vous verrez qu’à date identique, la forme de la banquise peut varier de façon assez importante d’une année sur l’autre.


Ice-northpole-september2009

 

Mais au fait, la terre comporte deux pôles, et le maximum de la banquise arctique correspond peu ou prou au minimum de la banquise antarctique, et vice versa. Comment se comporte la banquise antarctique depuis la même période ?



Là encore, on constate que la déviation de la surface de la glace marine par rapport à sa moyenne observée entre 1979 et 2000 se situe dans un fuseau à peu près constant de +/- 1M km2, avec une période "chaude" (moins de glace) au début des années 80, et une période visiblement plus "froide" (plus de glace) ces dernières années, sans que cela ne trahisse autre chose, pour l’instant, que des aléas météorologiques. Bref, la banquise antarctique est remarquablement stable dans le temps depuis que l’on la mesure, c’est à dire, en fait, depuis très peu de temps.

Et que donne la somme des deux ? (cliquez pour agrandir l’image)






On voit qu’il y a au niveau de la planète un cycle assez régulier de la banquise, dont la surface varie chaque année entre 15 et 23 M de km2 (soit environ 19 en moyenne), bref,équivalente à la surface de la Russie (mini) et l’ex URSS (maxi), et ce, sans que la moindre variation saisonnière significative du niveau des mers sous les latitudes vivables ne soit observable, ni observée, Archimède oblige.

Les années récentes montrent une légère baisse d’environ -1M km2 de la valeur moyenne de la somme des banquises des pôles nord et sud. Comparé à la taille totale de la banquise N+S, représente une fluctuation de l’ordre de +/- 5% autour de la valeur moyenne qui ne saurait nous alarmer outre mesure. Ajoutons que les années récentes ont marqué une très nette pause dans le réchauffement global de la terre (et même une légère baisse si l’on tient compte de "l’accident" el Nino en 1998). L’anomalie négative observée est donc probablement liée à des phénomènes météo, voire au volcanisme sous-marin et sous glaciaire sur la petite péninsule de l’antarctique qui se réchauffe - et qui de se fait attire toutes les caméras alarmistes du monde entier - alors que tout le reste du continent blanc se refroidit.

Bref, la surface globale des glaces depuis que l’on sait la mesurer (années 70) est d’une remarquable stabilité, et rien ne permet d’affirmer que les variations de surface totale observées sortent d’une épure normale. Selon plusieurs historiens, le nom de "Groenland" vient de ce que la "terre verte" avait été colonisée par des vikings lors de l’optimum des températures médiéval : un tel phénomène n’est plus observé aujourd’hui.

"Oui, mais l’épaisseur de la glace ? "on dit" qu’elle serait plus fine" ?

Il est extrêmement difficile d’avoir des mesures continues d’épaisseur de la glace, car les satellites ne savent pas l’évaluer, et il n’est pas possible de maintenir des moyens d’observation terrestres en permanence sur l’Arctique avec un bon niveau de couverture. Toutefois, un certain nombre d’observations, notamment conduites par des sondes embarquées par un avion affrété par le Wegener Institute d’Allemagne, semble montrer que les craintes sur l’épaisseur des glaces arctiques ne sont pas fondées, et que par endroits, on mesurerait plutôt une augmentation. Ceci dit, il ne semble pas possible de tirer une tendance nette de mesures aussi difficiles à réaliser, et donnant comme résultat des variations aussi faibles.

Oui, mais plusieurs journaux viennent d’affirmer que la qualité de la glace se délitait, que "la glace devenait pourrie" ?

Dans la même veine, quelques scientifiques alarmistes tirent la sonnette d’alarme dans les journaux, et un certain D. Barber est actuellement souvent cité, car il affirme que la glace serait plus fine, employant le terme de "pourrie" (rotten). Selon lui, les satellites, du fait de leur incapacité à mesurer l’épaisseur de la glace (ce qui est vrai), ne seraient pas fiables.

Outre les recherches du Wegener Institute plus haut exposées, notons, comme le fait Anthony Watts, qu’aucun des grands organismes de surveillance de la banquise et de la calotte glaciaire ne reporte le même phénomène : ni l’université d’Illinois, ni celle d’Alaska, ni les organismes japonais d’observation des glaces, ni aucun autre organisme de référence en matière de mesures glaciaires. Cela ne constitue pas une preuve d’erreur de M. Barber, mais là encore, les journaux qui répercutent ce genre d’affirmation sans la moindre pondération ne rendent pas grâce à la méthode scientifique.

Et puis rappelons le une dernière fois : vis-à-vis du niveau des mers, l’épaisseur de la banquise n’a aucune importance. Seule une diminution significative du niveau des glaces des calottes terrestres aurait une incidence sur le niveau des mers.

"Certes, mais même si la fonte de la banquise est très minime, cela ne peut-il pas se traduire par une fonte légère mais suffisante des calottes pour submerger des côtes ?"

Mais la question principale demeure : de telles variations des volumes totaux de banquise sont elles susceptibles de nous alerter sur une fonte significative des glaces polaires terrestres, qui est la seule à pouvoir faire monter le niveau des océans de façon significative ? Après tout, une fonte de 1% du volume des glaces des calottes terrestres polaires pourrait augmenter le niveau des eaux de 67 cm. A 2%, nous atteindrions 1,30m (ces valeurs sont surévaluées, toutefois, du fait de la non prise en compte de l’effet "vase d’expansion" qui vient de ce que les côtes ne sont pas constituées de falaise dans la plupart des cas : la hausse du niveau de la mer s’accompagne d’une augmentation de sa surface). Et 2%, est-ce la mer à boire, si l’on peut dire ?

Les images de "glaciers terrestres qui se détachent dans la mer", pour spectaculaires qu’elles soient, et qui servent à effrayer le bon public, ne sont que la manifestation d’un phénomène tout à fait normal et récurrent : entrainés par leur poids, des blocs de glace se détachent des langues glaciaires du Groenland et de l’antarctique. Ce phénomène fut observé par les premiers navigateurs de l’ère post-renaissance qui réussirent à s’approcher des pôles.

Ce volume de glace perdu est plus ou moins compensé par les apports de précipitations sur les terres polaires.

L’Antarctique recèle 70% des glaces d’eau douce mondiales. L’épaisseur moyenne des glaces du continent antarctique est de 1600 mètres (source Wikipedia), d’autres sources citent 1800. L’essentiel de l’antarctique est donc situé à plus de 3000m d’altitude. La station Vostok, à 3480m, a enregistré des records de froid à -89°C et des records de "chaleur" à -12°C. A ces températures, aucune "fusion" de glace n’est possible. La température ne devient positive lors de l’été indien que près des côtes ou à faible altitude, ce qui constitue une part négligeable du continent blanc.

Par contre, une langue de 1600 mètres d’épaisseur moyenne de glace pèse très lourd. En présence de pente, il est normal que des blocs de glace, entrainés par leur poids, subissent d’énormes contraintes physiques, aux passages d’aspérités ou de changements de pente : ces blocs vont donc se fissurer, se crevasser, et ultimement, se casser.

Toutefois, tous ne se casseront pas dans la mer. Ni le Groenland ni l’antarctique ne sont des cônes parfaits. Il existe des vallées glaciaires pouvant accumuler la glace. Les zones de déversement glaciaires dans l’océan sont donc limitées. L’une de ces zones, le glacier de Wilkin, connaît un réchauffement localisé spectaculaire que l’on pense lié à un phénomène de volcanisme sub-glaciaire.

Le professeur Cliff Ollier, un des plus éminents connaisseur des glaciers polaires et montagnards, avec plus de 500 articles et 10 livres à son actif, explique que les 1600 mètres d’épaisseur de l’antarctique ont été alimentés par des précipitations faibles quelques mm/an). Le temps d’accumulation des glaces a donc été énorme. (cf.ce PDF)

Cette glace est formée en strates dont l’épaisseur et la compacité dépendent donc de précipitations dont certaines ont été gouvernées par le climat d’il y a des centaines de milliers d’années, qu’il est très difficile de reconstituer avec précision, malgré les progrès récents de la "glaciologie".

Or, C. Ollier explique que le glissement des glaces se produit d’une part par la partie en contact avec la roche de substrat, car la chaleur d’origine géothermique y réchauffe la glace, et d’autre part aux limites de couches de glace de compacité variables dépendant du régime de précipitations à une période donnée. La vitesse de glissement est très variable mais semble croitre avec la compacité de la glace. Par conséquent, la vitesse de chute de blocs de glace dans l’eau n’est pas gouvernée par les micro-variations des températures actuelles mais par les conditions climatiques qui présidaient à la formation des glaciers il y a plusieurs centaines de milliers d’années, à la surface du sol rocheux ou dans les épaisseurs intermédiaires.

Recherches historiques citées à l’appui, Cliff Ollier nous apprend que le détachement de blocs de glace a été observé par tous les navigateurs depuis que l’homme a su se rapprocher des pôles et décrire ce qu’il y voyait. Ces détachements de blocs ne sont donc en rien un phénomène inhabituel et lié au mini réchauffement observé** depuis 1850.

Ajoutons que ni le Groenland ni l’antarctique ne sont des cônes parfaits, et que le relief des roches sous la calotte glaciaire ne soit pas connu avec précision partout. Il y a donc dans les terres polaires des zones d’accumulation de glaces qui n’atteindront pas la mer de sitôt !

Ce document de vulgarisation du professeur Ollier (PDF) décrit tous les mouvements qui affectent la calotte glaciaire en plus ou en moins, et constate l’état de "quasi équilibre" des calottes glaciaires. Ce graphique obtenu a partir de mesures satellitaires, montre que la vitesse de progression des glaces est extrêmement faible sauf en de très rares points côtiers, ou elle peut atteindre 250m/an.

Ajoutons que des mesures satellitaires montrent que la glace antarctique, dans une période récente, aurait plutôt été en augmentation. Selon Davis & al., le volume de glaces antarctiques a augmenté entre 1992 et 2003 (partie Est, hors péninsule sus-mentionnée), pour une masse ajoutée d’environ 45 milliards de tonnes, du fait d’une hausse temporaire des précipitations neigeuses, alors que la température moyenne terrestre était en augmentation durant cette décennie.

45 milliards de tonnes (+/- 15%), cela peut paraitre énorme, mais rappelons que le volume total des glaces polaires (nord et sud), selon l’Ifremer, est de 24 millions de km3, soit 24 millions de milliards de m3, soit 22 millions de milliards de tonnes (masse volumique de 0.917T/m3). La variation mesurée correspond donc à un pourcentage de 45/22 000 000, soit un quatre-cent-quatre-vingt-huit millième, ou encore 0,0002%, ou, 2 pour un million.

Il est donc bel et bien exact de parler d’une très grande stabilité de la calotte glaciaire dans le temps, au moins aux échelles de temps historiquement concevables. On est donc très loin de variations de l’ordre de grandeur du 1% évoqué en début d’article, qui pourraient engendrer une hausse de 67cm des eaux ! L’inertie des calottes glaciaires, et l’absence de relation directe entre chute des blocs glaciaires et température, font que ce ne sont pas 1 ou même 5 degrés en plus ou en moins dans l’atmosphère qui peuvent en modifier considérablement le volume dans un laps de temps "humainement concevable" de plusieurs générations, toutes choses égales par ailleurs.

Un peu de physique : Les affirmations d’Al Gore ne résistent pas à un examen sérieux

Sans être climatologue, avoir quelques notions de physique et de chimie peut aider à comprendre pourquoi l’inertie des glaces polaires est si importante, et pourquoi, même si la terre venait à se réchauffer de, disons, 5°C, ce qui paraît hautement improbable au vu des plus récentes découvertes, (scientifiques ou relevant du fait divers !), la fonte des calottes glaciaires serait sans doute négligeable.

Vous n’êtes pas sans avoir remarqué que lorsque vous mettez un gros glaçon à fondre à l’air libre dans une pièce à température ambiante, il met, comme l’aurait dit Fernand Raynaud, "un certain temps" pour fondre. Ce certain temps correspond à ce qu’on appelle la "chaleur latente de fusion" : lorsqu’un glaçon est amené de -12°C à 0°C (par exemple), il faut lui amener une certaine quantité d’énergie. Mais pour que ce glaçon passe de l’état solide à l’état liquide, il reste strictement à 0°C, et pour le seul changement d’état solide vers l’état liquide, il faut alors lui amener une quantité d’énergie supplémentaire, appelée "chaleur latente de fusion". Pour faire fondre 1g de glace, 334 joules sont nécessaires (ou encore 334kJ/kg).

Al Gore et James Hansen affirment qu’une hausse de 5°C des températures terrestres conduirait à une augmentation du niveau des mers par fonte des glaces de 20 pieds, soit approximativement 6 mètres. Un calcul très simple permet de se rendre compte que la quantité d’énergie permettant de faire augmenter la température de toute l’atmosphère de 5°C est 28 fois inférieure à celle permettant de faire fondre le volume de glace nécessaire pour forcer une telle augmentation du niveau de la mer.

Energie nécessaire pour augmenter la température de 5°C (les valeurs obtenues sont arrondies pour plus de simplicité)

  • Masse de l’atmosphère (selon Kevin Trenberth, un pilier du GIEC - source officielle)
5,137 x 1018 kg
  • Energie spécifique de l’atmosphère
1.005 kJ/kg-°C
  • Energie nécessaire pour augmenter la température de toute l’atmosphère de 1°C :
 5,2 x 1018 kJ
  • Energie nécessaire pour augmenter la température de toute l’atmosphère de 5° C :
 2.6 x 1019 kJ

Energie nécessaire pour faire fondre suffisamment de glace pour faire monter la mer de 6m :

  • Surface des océans : 361 000 000 km2 soit 361.1012 m2
  • Quantité d’eau nécessaire pour augmenter le niveau moyen des mers de 6m :
    #2,2.1015 m3 (soit presque 1/10ème du volume de la calotte glaciaire, comme calculé plus haut)

Naturellement, ce calcul néglige totalement le fait que les côtes n’étant pas verticales, une hausse des eaux de 6m demanderait bien plus d’eau que la valeur calculée car cela augmenterait la surface des océans. Le calcul est donc encore "favorable" aux thèses du GIEC...

  • Masse d’eau nécessaire : #2,2*10E15*1000 soit 2,2.1018 kg
  • Chaleur latente de fusion de l’eau : 334 kj/kg.
  • Energie nécessaire pour faire fondre la masse de glace calculée ci-avant :
    7,4.1020 kJ.

     
  • Rapport entre les deux valeurs : 7,4.10^20 / 2,6.10^19 # 28.

Et encore le calcul est il une seconde fois exagérément "pro GIEC-optimiste", puisqu’il ne prend en compte que la chaleur latente de fusion, et pas l’énergie nécessaire pour amener une surface de glace sous une atmosphère oscillant entre -89 et -12°C à son point de fusion... En fait, seules les glaces du Groenland et de l’Antarctique près des zones côtières peuvent fondre un peu pendant l’été, et les mesures précédemment évoquées montrent que les précipitations sur l’antarctique, qui représente 70% du total, compensent à peu près les pertes.

Voilà pourquoi les variations de masse de la calotte glaciaire sont très faibles par rapport à sa masse globale malgré un ensoleillement continu de plusieurs mois en été des zones côtières et des températures au dessus de zéro près des côtes.

Dit autrement : si on amenait à la terre suffisamment d’énergie pour lui permettre de réchauffer son atmosphère de 5°C, cette énergie ne représenterait que 1/30ème (en étant "GIEC-optimiste", de surcroît) de celle nécessaire à la fusion des glaces polaires aux niveaux annoncés par Al Gore.

Les affirmations d’Al Gore et de James Hansen selon lesquelles une hausse de températures de 5°C permettrait une hausse du niveau des mers de 6m sont donc de pures absurdités.

 


Glaciations et phases chaudes

Pourtant, dans le passé, de très fortes variations de la calotte glaciaire ont eu lieu. Les responsables de ces variations sont aujourd’hui connus avec un bon degré de confiance. Il s’agit des variations d’excentricité de l’orbite terrestre et de l’inclinaison de l’axe de la planète. Ces variations sont connues sous le nom de Cycles de Milankovich, du nom du savant serbe qui les a modélisés, de façon incomplète.

La terre voit l’inclinaison de son axe de rotation varier d’environ 1°3 selon une période de 41 000 ans (source : Normale Sup Lyon). Cette variation d’inclinaison n’a que très peu d’incidence sur l’ensoleillement des zones équatoriales mais est tout à fait importante pour l’ensoleillement des pôles.

En outre, se produisent également des variations de l’excentricité de l’orbite terrestre (complexes), d’une période comprise entre 100 000 et 400 000 ans. Tous ces phénomènes sont liés aux interactions entre les planètes entre elles, qui introduisent de minuscules interférences avec l’interaction entre le soleil et chaque planète.

Plusieurs études, dont celle ci (Naish & Al., 22 co-signataires) montrent que des phénomènes de très forte évolution des volumes de glaces polaires, et donc des glaciations, ont été induites par ces variations il y a plusieurs millions d’années. Les cycles de Milankovich n’expliquent pas tous les phénomènes climatiques mais semblent avoir joué un rôle majeur dans toutes les grandes ruptures climatiques (passages d’ères chaudes aux époques glaciaires) qu’a connues le globe terrestre.

"Et à court terme, pourquoi le niveau des mers évolue-t-il ?"

La triste vérité est qu’aucun modèle ne sait prendre en compte l’ensemble des paramètres qui font varier le niveau des mers à un endroit donné. Les mesures satellitaires récentes font apparaître une légère hausse du niveau des mers, mais le mouvement général observé est celui d’un ralentissement de la hausse. Les trois quarts de la hausse récente, qui serait de l’ordre de 2.5mm/an (25cm/ siècle, pas de quoi faire lever les yeux au ciel !), proviendrait d’une fonte des glaces, le reste proviendrait de la dilatation de l’océan. D’autre part, le rythme de cette montée serait en train de se ralentir (source), et rien ne prouve qu’il n’existe pas là de phénomène cyclique qui occasionnerait une inversion de tendance. Mais rien ne prouve le contraire non plus.

En outre, le niveau de la mer ne suit en rien la courbure de la planète, des différences allant jusqu’à 100m entre l’ellipsoïde de référence et le niveau réel des océans. De plus, les observations satellites montrent qu’à certains endroits, le niveau monte, à d’autres, il baisse.



Les mesures satellitaires ont montré des différences de variations de hausse moyenne des eaux ces dernières années (moyennes 1982-2003, source C. Ollier) :

Chesapeake Bay, Virginia, at 6.05 ±1.14 mm/yr. Soit 60cm en 100 ans, pas de quoi paniquer.

Reykjavik, Iceland 2.34 mm/yr ;
Bermuda 2.04 mm/yr ;
Murmansk, Russia 3.92 mm/yr.

Il y a aussi des zones où le niveau baisse :

Goteborg, Sweden -1.3 mm/yr ;
Oslo, Norway -4.53 mm/yr.

Cette carte interactive montre toutes les tendances des principales côtes dans le monde. Les variations de niveau sont pour la plupart contenues entre 0 et +3mm/an, avec quelques mesures au dessus et quelques-unes en dessous.

Les dernières recherches semblent montrer que les variations de champ atmosphérique autour de certains points particuliers de l’océan, appelés "Gyres", jouent un rôle dans les variations relatives de niveau de la mer entre différentes aires géographiques. D’autres chercheurs voient une relation avec les oscillations décadales océaniques en certains points.

En tout état de cause, carl Wunsch, océanologue du MIT, estime dans ce papier (PDF) que les incertitudes des modèles sont tellement importantes qu’il est impossible à ce jour ni de décrire ni de prévoir les tendances longues.

Maldives et îles du pacifique sud

Certaines îles qui ne dépassent guère le niveau des mers pourraient être submergées même si le niveau de la mer montait très peu. Toutefois, là encore, il n’y a pas consensus : A. Watts synthétise ici une controverse entre un sceptique qui a étudié sur place des signes géologiques de la variation des niveaux marins passés, Niels Axl Mörner, et une étude basée sur des données informatisées... Parfois très ajustées, signée Church & Al.

Je ne prends pas parti ici, parce que c’est étude contre étude, et que le sujet me semble insuffisamment couvert pour permettre un jugement définitif. La précision des marégraphes arrimés aux installations portuaires me semble toutefois assez douteuse pour certifier des variations moyennes comprises entre 0 et 3mm...

Signalons simplement que la surveillance mise en place par le gouvernement australien des petites îles du pacifique sud (pdf, page 9) ne montre aucune tendance alarmante : 0,67 mm/an en moyenne ! et 0,8mm/an pour les données supérieures à 25 ans.

Conclusion

Bref, tous les fantasmes sur la submersion des côtes par fonte des glaces semblent totalement hors de propos dans un avenir prévisible sur plusieurs générations. On respire !

De telles fadaises véhiculées par des politiciens, tels Al Gore, ou des scientifiques politisés tels que James Hansen ou Stefan Rahmstorf, hors de tout réalisme scientifique, contribuent à polluer le débat sur le "réchauffement" climatique, en transformant une question purement scientifique sans conséquence pratique, en grande peur millénariste. De telles affirmations sont également faites par les alarmistes sur des sujets aussi divers que les ouragans, les ours polaires, les sécheresses, la malaria, l’acidification des océans (traitée ici), etc, etc, etc... A chaque fois, il apparaît que la terre et ses écosystèmes se montrent bien plus équilibrés, stables dans le temps, et résilients, que les alarmistes voudraient nous le faire croire.


* La météo désigne les variations à court terme du temps qu’il fait, et par convention, le climat désigne les caractères récurrents de la météorologie observables sur des périodes supérieures à 30 ans. Une des erreurs les plus répandues des deux camps, sceptiques et réchauffistes, est de faire passer des fluctuations purement météorologiques pour des manifestations de changement ou stabilité climatique.

** Plus les révélations sur les méthodes de correction des données "non conformes" par le CRU nous parviennent, et plus l’ampleur du réchauffement observé depuis 1850, tel qu’il est publié par ce même CRU, peut être remise en question...


Pour en savoir plus

Retrouvez le dossier "Réchauffement Climatique" d’Ob’Lib’

L’inévitable Papy Jako a également du très bon matériel pédagogique sur la question :

Arctique | Antarctique | Conclusion

Et le non moins indispensable Jean Martin



Moyenne des avis sur cet article :  3.27/5   (102 votes)




Réagissez à l'article

200 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 18 décembre 2009 11:08

    c’est à cause de l’ours qui se défoule sexuellement sur le glaçon que la glace fond ! smiley


    • kitamissa kitamissa 18 décembre 2009 12:57

      salut le Chat ...

      c’est le même ours de l’autre fois .....

      il a du mal à bander apparemment ,normal avec ce froid et dans cette position,ça fait courant d’air avec le trou de balle et la bouche ouverte !


    • LE CHAT LE CHAT 18 décembre 2009 14:25

      ou peut être avait il les burnes après avoir voulu niquer une méduse ? 


    • Reinette Reinette 18 décembre 2009 17:25



      pioché sur le site de l’auteur :

      Achetez ce livre, empruntez le, volez le à un ami si nécessaire ... débrouillez vous, mais lisez le. Merci Monsieur Bélouve "



      c’est beau le libéralisme-libértarien !


    • geo63 18 décembre 2009 11:40

      Absolument d’accord avec la nécessité de mettre de l’ordre scientifiquement dans cette comédie climatique avec des effets de manche.
      Une simple remarque très anodine, dans la molécule CO2, le 2 est normalement en indice, C’est la nomenclature scientifique, ceci a disparu partout pour des raisons de claviers je suppose. Mais c’est agaçant.


      • Halman Halman 18 décembre 2009 11:53

        Balaise Vincent Benard, beaucoup plus fort que nos physiciens et climatologues qui ont eux de vrais formations en physique.

        Si les pecheurs Inuit me disent que ce n’était plus pareil qu’il y a 10 ans, je les crois un tantinet mieux qu’un technocrate qui se mêle de science.

        Vous appliquez exactement le même principe que les écolos à sensations fortes, mais dans l’autre sens.


        • pavlov 18 décembre 2009 15:00

          Ben Santer rédacteur du rapport du GIEC en 1995 (qui est à la base du mouvement réchauffiste actuel) a reconnu lors d’une émission télé aux US avoir supprimé dans son rapport final les conclusions qui remettaient en cause la responsabilité de l’homme par le CO2 dans les mouvements climatiques actuels.

          De plus Jouzel, vice-président du GIEC a aussi reconnu en direct dans l’émission C dans l’air sur la 5 qu’il y avait une « pause » dans le réchauffement de la planète depuis 10 ans...
          Alors un peu de doute cartésien ne peut faire qu’avancer le véritable problème qu’est la pollution de la terre, de l’air et de l’eau. 
          Rien que le fait que ce soit principalement les dirigeants des pays occidentaux (donc les responsables de la pollution - n’oublions pas que ce sont les usines des multinationales qui tournent en Chine) devrait rendre un minimum méfiant.

        • Pierre 18 décembre 2009 16:58

          Alors Wald, toujours dans les attaques « ad hominem » ? On n’a plus rien d’autre ?

          Vous avez oublié des trucs : Il ne serait pas créationniste aussi ? Ou encore un fan des OVNIS ?

          Mais si, je l’ai lu sur Contre-info, le site qui se vante d’avoir pour auteurs James Lovelock (Gaia), James Hansen (et.. Rocard l’homme qui fait des trous dans la couche d’ozone avec le CO2... !) et qui puise ses sources chez des sites américains spécialisés dans les attaques personnelles.

          Vous ne croyez pas qu’il doit y avoir aussi quelques lobbyistes chez Greenpeace, WWF and Co ?

          Lisez l’enquête de Pierre Kohler « Le vrai visage des guerriers verts »
          (http://www.amazon.fr/Greenpeace-vrai-visage-guerriers-verts/dp/2258073545/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=books&qid=1261151661&sr=1-1
          et vous serez surpris. C’est carrément du racket : Aboulez le fric sinon on vous emm..de !

          Ah ! les réchauffistes ne sont plus ce qu’ils étaient. Plus d’arguments scientifiques, rien que des attaques personnelles...
          Pouah !


        • chrac31 chrac31 18 décembre 2009 13:14

          tout a fait d’accord , il y a ici un nombre impressionnant de gens qui nous démontrent par A+B que ce que les scientifiques disent depuis des annees c’est des conneries... Franchement s’ils sont capable de faire mieux que les chercheurs je me demande vraiment ce qu’ils foutent là a poster leurs commentaires.... donc :

          - ou ces sgens là sont les vrais scientifiques, bâillonnés par la conspiration mondiale organisée (selon tout un tas de paranoiaques)

          -ou alors y a une desinformation impresionnate au cm2 sur ce theme dans les commentaires de ce site


        • abdelkader17 18 décembre 2009 16:19

          @Léon
          C’est ce qu’on appelle mettre ses compétences au service de sa foi,en l’occurrence le monothéisme du marché.


        • Le péripate Le péripate 18 décembre 2009 17:30

          Que ne croirait pas un économiste collectiviste pour imposer un gouvernement mondial. Par quel miracle un enseignant retraité est-il devenu climatologue ?

          Le stupide argument ad hominem est un boomerang. Paf, dans le nez.... smiley


        • Gizmal 18 décembre 2009 18:43

          voilà une remarque que je partage entièrement !


        • jcm jcm 18 décembre 2009 21:19

          Ah vraiment Léon je vous sais grâce de reconnaître les immenses qualités de ce M. Bénard qui sait nous régaler de (fa)bulleux articles truffés de références et de mm/yr (ce qui est très savant) et dont le mérite n’est pas justement reconnu.

          J’aimerais qu’il soit un jour proposé pour recevoir le Grand Pris de la Voiture Balai, lui qui balaye en quelques lignes les travaux de nombreux, et éminents, scientifiques !

          Quel tas lent !

          Jusqu’à me faire douter de mon orthographe....

          Plus encore il pourrait être candidat au Prix Bordel de Laper (laper la raie des ultra-l..., en fidèle disciple de Fred Singer) !

          Et nous devrions tous le soutenir !

          Non... je suis ému...


        • sisyphe sisyphe 19 décembre 2009 08:43

          Par Le péripate (xxx.xxx.xxx.61) 18 décembre 17:30

          Que ne croirait pas un économiste collectiviste pour imposer un gouvernement mondial. Par quel miracle un enseignant retraité est-il devenu climatologue ?

          Le stupide argument ad hominem est un boomerang. Paf, dans le nez.... 

          Sauf que le boomerang, c’est à toi qu’il revient en plein nez, parce que ni Léon, ni personne d’autre ici, à part l’auteur bidon, ne se permet de publier une cohorte d’ articles pseudo-scientifiques, affirmant une thèse, dans un domaine où il ne connait rien ;les autres s’en tiennent aux VRAIS scientifiques, qui y travaillent depuis des années, et qui ont largement apporté les preuves concrètes du réchauffement.

          Contrairement au membre éminent de l’Institut Hayek, qui s’est brusquement transformé en climatologue, avec ses pétards mouillés (pschitttt.. le pseudo « climategate »...) et ses articles à rallonge, avec un tas de données tronquées et bidon...

          Encore un sophisme raté ; ça fait mal le boomerang ?


        • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 20 décembre 2009 12:26

          même pas drôle vos conn.... remarques !


        • JL JL 18 décembre 2009 11:58

          Cet article très technique est assez bien construit.

          J’ai relevé un passage qui ne me paraît pas rigoureux : « Après tout, une fonte de 1% du volume des glaces des calottes terrestres polaires pourrait augmenter le niveau des eaux de 67 cm. A 2%, nous atteindrions 1,30m (...). Et 2%, est-ce la mer à boire, si l’on peut dire ? » Un mélange des genres ?

          A part cela, je suis moi aussi sceptique sur le discours officiel. Néanmoins, je suis également sceptique quant à l’optimisme affiché par l’auteur.

          J’ai remarqué sur les images vues à la télé que la banquise et les calottes glaciaires étaient noircies par endroits. Je pose la question : est-ce que la pollution pourrait être responsable d’un changement de teinte des glaces et par conséquent, de leur absorption inhabituelle de chaleur conduisant à une fonte anormalement accélérée ?


          • pépé 18 décembre 2009 12:06

            trouvé ça sur le net à propos des glaciers du Groenland
            http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gTbh17zztvULt7R2oGXHv13N RfUw


            • Mohammed MADJOUR Mohammed 18 décembre 2009 12:07

              Je renvoi ici la suite de mon article qui ne veut pas passer sur l’autre article suite à une méchante obstruction...


              Un petit degré de plus sur le thermomètre, un pas de trop dans le réchauffement des esprits… Colonisons le Cosmos ! Autant l’OTAN emporte au loin ou vend ses gadgets au généreux effet de souffle capable et coupable de disperser constamment les efforts et même les peuples des contrées barbares, la Paix des braves est encore loin


              • Marc.M Marc.M 18 décembre 2009 12:12

                Après la « Grande Menace Communiste » et la « Grande Menace Terroriste » ayant une fâcheuse tendance à s’essouffler, la « Grande Menace Climatique » vient prendre le relais pour psychoser le peuple et lui faire accepter de gré ou de force - le plus généralement de force - toutes les lois liberticides et répressives les plus scélérates possibles et attentatoires aux Droits de l’Homme que les deux précédentes « Grandes Menaces » n’auraient pas justifié.

                Et en attendant la prochaine « Grande Menace ».


                • leypanou 18 décembre 2009 16:01

                  Elle est déjà présente l’autre Grande Menace : la grippe A/H1N1. Cela étant, l’auteur est du « Hayek », donc ce n’est pas exactement ma conviction. Mais, chacun prêche pour sa paroisse.Il y a aussi des « catastrophistes » qui ont intérêt à ce que des mesures soient prises pour améliorer leurs « affaires », toujours bien sûr derrière de « vérités scientifiques ».


                • Mohammed MADJOUR Mohammed 18 décembre 2009 12:18

                  Suite et fin sans véritable fin de mon article que j’ai du hâcher en quotas quanitiques pour le faire passer dans les tuyauteries bien gardées mais aussi pour vous faciliter l’indigestion !

                  Pour rassembler les bribes et en faire un plat de Noël avec ou sans foie gras, allez sur l’article « Quelque chose de pourri à Kopenhague » publié aujourd’hui et qui j’espère tiendra toute la journée pour une ample consultation !

                  En attendant...

                  Pleure Ö Zeus la colère de Celui ;
                  Plus Grand et plus Sage...
                  Colère fatale qui ferait fondre les glaciers...

                  Mohammed. Chômeur des temps ultra-modernes !


                  • ZEN ZEN 18 décembre 2009 12:25

                    L’offensive continue...
                    A fond le lobbying !
                    Totalement désintéressé, on vous dit..
                    Un exemple !

                    International Policy Network, une organisation lobbyiste britannique, reprend la thématique des mythes environnementaux, si chère à Fred Singer et publie « Environment & Health : Myths & Realities » (Environnement et Santé : Mythes et Réalités). Notons au passage que IPN est un nom de marque. La raison sociale réelle de cette organisation est Atlas Economic Research Foundation UK, identique au think tank de Fairfax qui a généreusement hébergé gratuitement le SEPP en 1995. IPN est financé à 75% par les entreprises, avec 450 000 livres sur les 600 000 livres de son budget total 2001. .Entre 1998 et 2005, IPN a reçu du pétrolier ExxonMobil 295 000 dollars, dont 45 000 en 2004 spécifiquement destinés à soutenir son action sur les « questions du changement climatique et de l’énergie  ».En 2005, la contribution d’ExxonMobil représentait de l’ordre de 30% du budget total de l’IPN. Le communiqué de presse d’IPN énumère les thèmes abordés : Les pesticides sont bénéfiques pour l’homme___La dangerosité des produits chimiques perturbateurs endocriniens (qui modifient l’équilibre hormonal et les fonctions reproductives) n’est pas établie. (Sur l’état des connaissances scientifiques en la matière, voir Wikipedia Modulateur Endocrinien)___Les nitrates ne sont pas dangereux pour la santé humaine__Les efforts visant à prévenir les irradiations à bas niveau sont inutiles.Les craintes sur la toxicité de la dioxine sont totalement injustifiées.__Le réchauffement climatique aura des effets bénéfiques et l’on ne doit pas s’inquiéter d’éventuelles surmortalités dues aux canicules.."


                    • ZEN ZEN 18 décembre 2009 12:41

                      @ Chanteclerc
                      Exactement !
                      Rien n’est simple...chacun tire la couverture à soi

                      « McDonald’s et ses partenaires s’engagent dans la lutte contre le réchauffement climatique. A l’occasion de la conférence de l’Onu à Copenhague, nous pensons que c’est notre responsabilité de chefs d’entreprise et de citoyens de prendre position clairement contre le réchauffement climatique. »La chaîne de fast-food, qui réfléchit déjà à comment réduire les rots des vaches pour polluer moins, rappelle son « bilan depuis 1992 » et annonce ses propres objectifs de réduction pour 2020, en précisant :« Réduire de 60% nos émissions de gaz à effet dans nos restaurants et de 20% sur le périmètre global de nos activités »... on découvre la pub de Renault pour sa nouvelle voiture électrique (Z.E.) annoncée pour 2012, un sujet qui fait polémique parmi les écolos. On tourne encore la page, et EDF Suez nous parle de Cofely, son système de chauffage par le sol qui nous promet 30% d’économies d’énergie..."


                    • JL JL 18 décembre 2009 12:37

                      La montagne est en train d’accoucher d’une souris : A Copenhague on va se quitter sur l’engagement de limiter le réchauffement climatique à 2°C ! Voilà ! C’est pas beau ça ? Merci les réchauffistes !

                      C’est une incantation. Peut-être dieu fera-t-il le nécéssaire !


                      • Radix Radix 18 décembre 2009 19:37

                        Bonsoir JL

                        Soit le réchauffement est du au CO2 et la limitation annoncée à 2° est une arnaque car il est impossible d’être certain de l’arrêter pile poil sur le bon chiffre avec l’inertie du réchauffement.

                        Soit tout cela est un gros mensonge pour que les pauvres arrêtent de vouloir vivre comme les riches car il n’y a pas assez de ressources pour tout le monde !

                        J’aurais une furieuse tendance a pencher pour la seconde solution !

                        Radix


                      • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 20 décembre 2009 12:29

                        Et vous n’avez pas tort !


                      • JL JL 20 décembre 2009 12:33

                        Jean-Michel Bélouve, que pensez-vous de mon post précédent là  ?


                      • jefounet 18 décembre 2009 12:44

                        @ vincent benard
                        que répondez-vous à cet article de vincent moron :
                        "Il y a quelques jours, Le Monde avait mis en ligne un sondage sur la question du changement climatique, notamment sur l’exagération ou pas par les scientifiques sur cette question. Sans surprises, approximativement un tiers des personnes sondées répondaient qu’effectivement les scientifiques exagéraient sur cette question. Par ailleurs, il suffit de visiter les blogs et les forums consacrés au sommet de Copenhague pour faire l’hypothèse que cette proportion semble être une limite basse de la fraction de l’opinion publique qui pense que, d’une façon ou d’une autre, le changement climatique est un faux problème, ou bien que si on admet que la température moyenne de la Terre augmente, cette variation n’est pas principalement le fait des activités anthropiques. Si on posait ce genre de questions à la communauté des climatologues, le consensus serait d’au moins 95 % pour dire que

                        (1) la température moyenne a augmenté au cours du XXe siècle et que le niveau désormais atteint est sans doute sans commune mesure depuis au moins mille ans ;

                        (2) que cette hausse, au moins depuis les années 70, est induite majoritairement par la hausse de la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre associée avec les activités humaines, et ne peut pas être imputée à des éléments naturels comme la variation de l’énergie que nous recevons du Soleil ou les éruptions volcaniques ;

                        (3) la température moyenne de la Terre va augmenter au cours des prochains siècles. Quels éléments peuvent expliquer cette inconsistance entre opinion publique et expertise scientifique ?"

                        http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/12/16/le-changement-climatique-pourquoi-l-information-est-elle-aussi-brouillee-dans-l-opinion-publique-par-vincent-moron_1281607_3232.html

                        merci


                        • Freebird 18 décembre 2009 13:00

                          Ce que dit Moron est invérifiable : comment peut-il affirmer que 95% des climatologues sont d’accord sur ces trois points ? Ces « sondages » au doigt levé ne prouvent rien, ils servent simplement à faire passer un fantasme pour une réalité. Si je vous dis que 95% des climatologues pensent le contraire, qu’est-ce que qui vous permettrait de me contredire ? Rien. Et pourtant je n’en sais absolument rien, je parle sans savoir et j’ai probablement tord.

                          Deuxième point : quand bien même 95% des climatologues seraient d’accord sur ces trois points, cela ne signifie pas pour autant qu’ils auraient raison. Ce genre d’argument est d’ailleurs totalement anti-scientifique, car il suggère que toutes les recherches des 5% ne valent rien et que face à un tel consensus, il devient même inutile de continuer à chercher. Or les plus grandes avancées scientifiques de l’histoire sont pour la plupart le fait des 5% de « marginaux », pas des 95% restants. Continuer à remettre en cause ce pseudo-consensus est donc essentiel, ne serait-ce que d’un point de vue d’hygiène intellectuelle.


                        • PapyJako PapyJako 18 décembre 2009 15:51

                          @jefounet
                          Un sondage fameux de la grande époque de Charlie Hebdo avait établi que :

                            99 % des lapins sont contre la chasse

                          Pourquoi Monsier Moron ne fait-il pas son sondage ?

                          Il se heuterait immédiatement à la question :

                          C’est quoi exactement un CLIMATOLOGUE ?

                          Si quelqu’un connaît la réponse, elle m’intéresse !


                        • jean-michel Bélouve jean-michel Bélouve 20 décembre 2009 12:48

                          Vincent étant probablement trop occupé pour vous réponde, souffrez que je le fasse, moi :

                          1 - Les températures du Moyen Age, il y a moins de 1000 ans, étaient AU MOINS AUSSI ELEVEES QU’AUJOURD ’HUI.

                          2 - Les hausses de température du XXème siècle : RIEN NE PROUVE QU’ELLES SOIENT DUES AU CO2 OU A UN QUELCONQUE GAZ, ET ENCORE MOINS A L’ACTION DES HOMMES. Et le récent « climategate » vient confirmer le tripatouillages scientifiques que je subodorais déjà dans mon livre « la Servitude Climatique ».

                          3 - Expertise scientifique ???? Lisez donc les mails échangés entre Phil Jones, Michael Mann, Briffa, Whitley et consorts. Lisez les ânneries de James Hansen sur la hausse des niveaux des océans. Pauvre climatologie !!!!

                          D’où sortez vous votre consensus de 95 % ? 31000 scientifiques diplômés dénoncent les conclusions pseudo-scientifiques du GIEC dans la pétition de l’Orégon. Contre combien de scientifiques (pas Hulot, Al Gore et tutti quanti, de véritables scientifiques) qui approuvent explicitement, en saturant des médias complaisants ?

                          Ouvrez les yeux. A moins que vous même n’ayez des intérêts dans la manipulation dont l’humanité fait l’objet !


                        • Annie 18 décembre 2009 12:48

                          Où est le commentaire de Sisyphe ?


                          • PhilVite PhilVite 18 décembre 2009 13:10

                            Hier c’est un article complet qui a disparu après quelques heures. Il s’appelait « Si la connerie était cotée en bourse... »
                            Il se passe des trucs bizarres sur AV... smiley


                          • Annie 18 décembre 2009 13:34

                            Si en fait j’ai peur parce que je suis rarement régulièrement les fils et je ne m’aperçois pas toujours de la disparition des commentaires. Mais deux commentaires au moins faisaient référence au commentaire de Sisyphe, c’est pour cela que je posais la question et maintenant ces références ont à leur tour disparues. Que se passe-t-il ?


                          • Annie 18 décembre 2009 14:17

                            Le Furtif,
                            Puisque vous abordez le sujet, je ne suis jamais venue en protection de qui que ce soit. J’ai uniquement marqué ma désapprobation concernant le traitement collectif d’un intervenant, en l’occurence de Gül, non pas parce que c’était Gül, mais à cause du phénomène de meute auquel j’ai assisté en direct. Je ne connais pas tous les tenants et les aboutissants d’AV, je ne sais pas ce qui se passe en modération et je suis perdue avec tous les changements d’avatar. Cela dit, il y a des choses qui me choquent quel que soit le contexte, et cela a été le cas ce jour là.


                          • Annie 18 décembre 2009 14:42

                            Non, non, non le Furtif. J’ai fait un commentaire trois jours après en disant que le traitement était « innommable » (faute de trouver un autre qualificatif). Je ne suis pas intervenue sur le fil en question, et je ne me suis pas interposée.
                            Maintenant je viens de recevoir un courriel de la modération d’AV m’expliquant que le commentaire de Sysiphe avait été supprimé et les raisons pour cela. Puisque vous faites partie de la modération, puis-je faire une suggestion ? pourquoi ne pas réclamer à ce qu’on laisse l’intervention avec le nom et l’heure et la mention « commentaire supprimé pour telle ou telle raison » à une fin de transparence ? Il serait ainsi possible de connaître le degré d’intervention de la modération et peut-être aussi de dissiper les allégations que certains commentateurs sont plus visés que d’autres.


                          • Annie 18 décembre 2009 14:55

                            Osons !
                            Cela fait peut-être deux ans, mais je ne suis pas régulièrement AV et en général (pas toujours) j’aime mieux les fils consensuels, ce qui fait que je ne remarque pas toujours les fils supprimés. Sinon, comme aujourd’hui je pose la question.
                            Mais de recevoir un courriel comme cela de la modération juste après avoir posé la question, cela fait un peu et même beaucoup Big Brother.


                          • JL JL 18 décembre 2009 15:00

                            @ Annie, j’interviens parce que j’étais l’un des auteurs des deux commentaires sous Sisyphe. Je dois dire que je ne me formalise pas, bien que je regrette mon intervention. Je me souviens bien du propos de Sisyphe et de l’autre commentaire qui était insultant.

                            Je pense que Sisyphe lui-même a approuvé cette censure, mais aussi l’auteur de l’article. Il n’y a pas de quoi fouetter un chat.


                          • JL JL 18 décembre 2009 15:04

                            @ Annie, quand je dis que je regrette mon intervention, je veux dire « la disparition de mon intervention ». Mais c’est une goutte d’eau dans l’océan de tout ce qu’il se dit sur ce sujet.


                          • JL JL 18 décembre 2009 15:21

                            furtif, pauvre con !  smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès