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Accueil du site > Actualités > Environnement > CO2 ?... La langouste en raffole !

CO2 ?... La langouste en raffole !

Les conséquences de l’augmentation du CO2 sur la vie marine auraient-elles été exagérées ?

 
 
Une étude scientifique du "Woods Hole Oceanographic Institution" - Cette institution n’est pas spécialement rangée parmi les "sceptiques") - apporte, dans le débat sur les conséquences du CO2, des éléments nouveaux assez inattendus.
 
Un petit mot personnel d’abord sur le contexte, sans insister sur trop de détails que le lecteur intéressé trouvera par ailleurs
 
1) L’augmentation du CO2 augmente l’acidité des océans
 
Etant donné qu’il y a un équilibre entre les concentrations de CO2 dans l’air et celles de l’eau, si les concentrations dans l’air augmentent, une (grande) partie du CO2 va se retrouver dissoute dans l’eau. Dissous dans l’eau, le CO2 devient de l’acide carbonique (H2O+CO2->H2CO3), ce qui augmente l’acidité de l’eau de mer .
 
Ce fait incontestable de la physique de base a été largement surexploité par les alarmistes toujours à la recherche d’images effrayantes. Vous avez envie, vous, de vous baigner dans une eau acide ?... et puis, le squelette des coraux étant à base de calcaire va être dissous dans l’acidité, et aussi tous les animaux marins à exosquelette ...
 
Des images de fin du monde, quoi, c’est exactement ce qu’il nous faut pour compléter la fable des ours qui se noient et autres fables calamiteuses qu’on nous sert quotidiennement "au poste" en guise de punition.
 
Mais, le PH (mesure de l’acidité) de l’eau de mer est en moyenne de 8,2. Un PH neutre est aux alentours de 7. C’est seulement en dessous de 7 que l’eau est "acide". L’eau de mer est donc "basique". Lorsqu’on y ajoute des quantités croissantes de CO2, l’eau devient "moins basique".
 
Le problème est que si on vous dit que l’eau deviendra "moins basique" cela va-t-il vous faire peur ?... non ?..., le terme ne convient donc pas. Il vaut donc mieux dire "plus acide", ce qui n’est pas inexact scientifiquement, et beaucoup plus efficace en fonction du but recherché.
 
 
Si on veut apprécier les conséquences de l’augmentation du CO2 sur la vie marine, il faut bien sûr quantifier. Y a-t-il un physicien dans la salle qui pourra me dire combien de CO2 faudrait-il pour rendre réellement "acide" (PH < 7) les 1 340 000 000 km3 d’eau de mer ?
 
Pour déterminer l’influence réelle du CO2 sur la vie marine, les scientifiques du WHOI ont suivi une méthodologie plus expérimentale.
 
 
2) L’étude du WHOI
 
Les chercheurs ont soumis des organismes marins (algues, crustacés, coraux ...) à des eaux contenant des concentrations croissantes de CO2, parfois jusqu’à 7 fois les concentrations normales, afin d’en observer directement les effets sur la vie marine.
 
Les résultats obtenus sont décoiffant, et de plus parfaitement incongrus à une semaine de Copenhague !...
 
Quelques échantillons des résultats (le copyright interdit la simple traduction, et même celles des illustrations). Allez les voir sur l’adresse donnée au début, vous aurez des surprises.
 
A) Jusqu’à trois fois les concentrations actuelles, le corail, le clam, la moule, la langouste et bien d’autres s’en fichent royalement.
 
B) Au-delà de trois fois, la langouste est toujours très contente (je préfère le homard, surtout Breton, mais les gens du WHOI ne doivent pas le savoir).
 
Il faut noter, qu’au rythme moyen auquel les concentrations de CO2 augmentent (1,4 ppm/an), il faudra 438 ans - soit 17 générations - pour parvenir à 1000 ppm, et on n’aura pas encore atteint le triplement
 
C) Certains organismes marins - algues, berniques, certains oursins ont l’air de raffoler, on ne sait pas très bien pourquoi, du CO2. Sur 18 espèces de coquillages étudiés, 7 ont augmenté leur production de coquille  !
 
D) Il a fallu aller jusqu’à plus de 7 fois les taux actuels pour observer un effet néfaste sur les coraux, les palourdes, les bigorneaux, les bulots et les oursins tropicaux.
 
E) Mais certains ont résisté, sans montrer aucun signe d’essoufflement, jusqu’à des seuils effarants de 2800 ppm
 
La conclusion des auteurs :
 
"we can’t assume that elevated CO2 causes a proportionate decline in calcification of all calcifying organisms."
 
Traduit en Français, cela pourrait donner :
 
"Nous ne pouvons supposer que l’augmentation du CO2 a pour conséquence une réduction proportionnelle de la calcification des organismes "calcifiants""
 
Ma conclusion :
 
La nature est-elle vraiment cette petite chose fragile qu’on nous présente ?
 
Note : C’est une reprise de mon article sur "LePost"
 
 

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44 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 3 décembre 2009 11:49

    Et comme j’adore la langouste....

     smiley


    • JL JL 3 décembre 2009 11:57

      Excellente nouvelle. Moi aussi j’adore la langouste, et plus généralement tous les crustacés.


      • LE CHAT LE CHAT 3 décembre 2009 11:59

        y’a aussi du bon dans ce réchauffement , comme mes prédecesseurs , j’adore la langouste ! et avec les températures actuelles , on se ruine moins aussi en chauffage , source de C02 supplémentaire !


        • JL JL 3 décembre 2009 12:05

          Rigolez pas avec ça, Le chat, ça va pas durer : quand le Gulf Stream va se détourner de nos côtes, on va se les geler, comme les Canadiens aujourd’hui. Peut-être qu’eux vont se réchauffer, qui sait, avec ce bouleversement catastrophique pour les uns, bénéfique pour les autres.


        • LE CHAT LE CHAT 3 décembre 2009 12:35

          @JL

          ce jour là , on se reportera sur les morues !  smiley en ce moment , les pêcheurs trouvent de plus en plus de poulpes en manche et jusqu’en mer d’Irlande !


        • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 13:37

          @JL qui dit

          « ... quand le Gulf Stream va se détourner de nos côtes, on va se les geler ... »

          Ce qu’il y a de frappant avec les théories réchauffistes, c’est que tout est tellement « bien » goupillé que l’on peut prouver aussi bien n’importe quoi ... que son contraire.

          Il y a un site intitulé « A complete list of things caused by global warming » (soufflé par Evoweb - merci - dans les commentaires d’un post de Vincent Benard)
          où on trouve une liste de toutes les études « scientifiques » qui évoquent les conséquences du réchauffement.

          On y trouve, bien entendur, tout et son contraire (ou l’inverse si vous préférez), comme par exemple (a propos des océans) : « salinity reduction », « salinity increase » ... par souci de complétude, on aurait pu aussi ajouter « salinity unchanged ».

          De mon temps, il y avait le froid, qui était froid, et le chaud, qui était ... chaud. Pour être bien certain que personne ne puisse jamais rien contester, on a inventé une nouvelle catégorie : le chaud qui produit du froid.

          C’est comme la magie : quand ça marche c’est magique, quand ça ne marche pas c’est magique aussi.

          Vous avez vu combien de fois « Le jour d’après » JL ?
           


        • JL JL 3 décembre 2009 18:45

          Je n’ai pas vu ce film. Ni aucun autre sur le climat. Je ne sais pas ce que vous imaginez, et apparemment, vous ne savez pas ce que je pense. Je vais vous le dire : la prise de conscience d’un pseudo réchauffement c’est comme les élections : si ça permettait de changer quelque chose dans le monde, ça se saurait !

          J’ajoute que les gens prennent ça comme une bonne nouvelle. Ils se disent : bon, si on a trop chaud, on n’aura qu’à climatiser ! Voyez ce qu’en dit Le Chat

          Et les industriels ont plein de projets pour climatiser !

          Mais pendant ce temps, the show must go on : la pollution se porte bien, et a de l’avenir.

          Demain on ne saura plus de quoi on crêvera , vu que tout le monde se renverra la balle.


        • Antoine Diederick 3 décembre 2009 18:56

          ah Le Chat, que j’aime bien quand vous parlez des hardis navigateurs du Nord.

          Pour le moment, il n’y en plus bcp, et pour l’instant, ce jour, je pensais à ceux qui se les gèlent sur le pont, avec l’eau bien froide qui tombe en cette saison....

          Ah, les bateaux , ah la mer, ah, l’écume.... !

          Chaque fois que je vais sur les contours maritimes, je vais dans les chapelles des marins de la mer.

          Cela me manque, je crois que je vais un de ces quatres, aller quelque part dans un arsenal, humer le goudron du calfatage.

          Las, les coques sont de fer ou de contreplaqués, las, les coques sont de matières composite ou de ferro-ciment !

          Chouette, réchauffement climatique, que d’eau, que d’eau en plus....et vive l’eau pour les pontons !

          Que d’eau, que d’eau....pour celui qui regarde la courbure de l’horizon maritime.


        • Bridgetten 3 décembre 2009 13:11

          SUPER, voilà qui va faire plaisir à nos industriels !

          Il ne leur reste plus qu’à multiplier par 6 les émissions de CO 2 pour avoir des langoustes géantes capable de nourrir une région entière !


          • 5A3N5D 3 décembre 2009 13:37

            A l’auteur, bonjour,

            Je me demande si votre démonstration ne se retournera pas finalement contre vous.
            Il est possible que certaines espèces marines « profitent » de la situation et s’en tirent mieux que d’autres et même voient leur croissance facilitée. Cela prouve tout simplement qu’il existe bien un déséquilibre dans la chimie du calcium de nos océans. Donc, non, la nouvelle que vous annoncez n’en est pas une « bonne ».


            Je pense que vous avez commis l’erreur de vous en tenir à des variations de pH des mers alors qu’il aurait été plus judicieux de parler en terme de concentration en calcium (magnésium éventuellement), c’est à dire en Titre Alcalimétrique Complet (T.AC.) ou Dureté Carbonatée (KH.) L’eau de mer est en effet naturellement basique et une variation de cette basicité n’est pas sans conséquences. Son pH, dans la nature est d’ailleurs très stable, ce qui est loin d’être le cas dans certains aquariums.
            Tout aquariophile marin et récifal vous montrera que, pour augmenter la concentration de son eau marine en calcium, pour nourrir ses coraux, il lui faudra en dissoudre dans un RAC (réacteur à calcium.)http://jmsnat.free.fr/site/rac+++.html

            Comme indiqué sur le lien, pour dissoudre du calcium, il faut du... CO2. Donc, toute augmentation de la teneur en calcium de l’eau de mer (même si elle ne profite qu’à certaines espèces) doit faire soupçonner une trop grande concentration en CO2 de cette eau.

            Pour ce qui est du pH de l’eau de mer, il se situe dans la zone idéale de 8,2 - 8,3, ce qui correspond à l’équilibre calco-carbonique de l’eau (8,275 très exactement.) Vous ne pouvez donc pas affirmer que l’eau de mer est « acide » à des valeurs inférieures à pH=7. Elle l’est à des pH bien supérieurs : un pH de 8, pour une eau marine, n’est pas encore catastrophique, en dessous, il faut quand même être vigilant pour certaines espèces animales.

            Une étude sur les variations de concentration de l’eau de mer en calcium serait beaucoup plus significative.

            Sans vouloir faire du catastrophisme, je ne pense pas qu’il faille se réjouir de la croissance accélérée de certains organismes (algues calcaires, crustacés ou coquillages.) C’est même assez préoccupant, car leur croissance ne dépend que de la faculté de l’eau à dissoudre du calcium (roches ou squelettes de coraux) donc de sa teneur en « acide carbonique »

            Bien à vous.


            • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 13:42

              @5A3N5D

              Je répondrai plus tard sur le fond, mais sur la forme, il ne s’agit pas de MA démonstration. Je rapporte, en la commentant une étude de la très sérieuse WHOI, à laquelle personne à ce jour n’avait pensé à accrocher la pancarte « SCEPTIQUE ».

              Faites vos réclamations à « qui de droit » ... zut ! ... il vient de démissionner, va falloir attendre !


            • worf worf 3 décembre 2009 13:57

              De plus, le brassage de l’eau de mer étant très lent entre les couches de surface et les fonds marins, il risque d’avoir un déséquilibre entre ces couches et une concentration plus importantes de co2 dans les eaux de surface.
              Comme 5a3n5d le rappelle, c’est l’équilibre calco-carbonique de l’eau qui faut suivre mais l’augmentation des émissions de co2 atmosphérique par l’homme sont elles suffisantes pour provoquer un déséquilibre ?
              D’autres facteurs n’entrent pas en jeu ?


            • 5A3N5D 3 décembre 2009 13:59

              @ L’auteur,

              Je suis absolument désolé, mais votre article étant quand même très orienté « anti-réchauffiste », je pense qu’une opinion contraire à la vôtre était nécessaire smiley


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2009 14:05

              Cela me rappelle d’une réaction de l’équipe de Cousteau.
              Ils en avaient assez de bouffer de la langouste à la cuillère le matin, à l’américaine le midi, à la louche, le soir. 


            • LE CHAT LE CHAT 3 décembre 2009 14:26

              @enfoiré

              salut Guy , faudra des tomates castardes pour faire les tomates crevettes à Knokke Heist , Oostende ou De panne avec des bestiaux pareils !

              les recherches progressent  !  smiley


            • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2009 15:50

              Salut Le Chat,
               Des tomates crevettes ?
               Oui, j’aime parfois.
               Des crevettes grises, aussi. C’est au prix des langoustes, ou à peu près, non ?
               L’homme est un omnivore. Il a des tendances et des goûts très variés, si pas avariés.
               Je ne sais si, à l’époque de Cousteau, ils avaient prit assez de tomates à bord.
               Aucun équipier n’en avait parlé.


            • vergobret 3 décembre 2009 16:27

              5A,
              ma réponse à votre :
              « j’attends toujours vos explications sur le »scénario ukrainien« cher à tous les complotistes avoxiens. »
              est accolée à cette question, et vous attend, je ne le fait pas ici par respect du fil en cours.
               Si cette réponse vous fait ciller, j’en ai une autre prête à vous servir.
              Désolé pour l’interférence, gents bloggueurs..


            • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 23:59

              @5A3N5D, Bonjour

              Bon, cette fois, sur le fond

              Votre argumentation sur les TAC et les KH commencera à m’intéresser lorsqu’elle sera quantifiée.

              Une observation scientifique sans quantification est absolument sans aucun intérêt comme guide pour l’action.

              A quoi peut, par exemple, me servir de savoir que l’Arsenic est mortel si je ne sais pas à quelle dose ?

              Je ne pourrai me servir de cette connaissance de principe ni pour me prémunir, ni pour me débarrasser de quelqu’un, à supposer que ce soit mon souhait.

              Philippus Theophrastus Aureolus Bombastus von Hohenheim (1493-1531), dont l’histoire a retenu le surnom plus court Paracelse - inventeur de la toxicologie - disait :

              « Tout est poison, rien n’est poison, ce qui fait le poison c’est la dose »

              Pour ce qui nous concerne : à supposer que vous donniez la réponse aux deux questions :

              1) Quelles sont les valeurs auxquelles le « TAC » ou le « KH » commenceraient à avoir une influence discernable (i.e. différenciable des influences naturelles) et « néfaste » (toutes les influences ne le sont pas) sur la vie marine ?

              2) Combien de CO2 faudrait-il émettre, sachant que le volume des eaux de mer est évalué à 1 340 000 000 000 000 000 m3 d’eau, pour atteindre les limites déterminées en 1
               
              Là, vous me verriez soulever, en guise d’intérêt, une première oreille. Là ,en tant que citoyen, je demanderai qu’on me réexplique le TAC et le KH

              Ma deuxième oreille se soulèverait lorsque vous m’apporteriez des éléments qui établiraient que les évaluations ci-dessus ont été obtenues par des processus de création du savoir scientifique qui élimineraient les manipulations partisanes de type CRU.

              Mais cela, c’est une autre histoire !

              Quand à dire qu’il faut continuer à chercher, parce qu’on ne sait pas encore grand chose, je suis en plein accord.


            • PapyJako PapyJako 4 décembre 2009 00:26

              @worf
              Je ne suis ni pour, ni contre ... bien au contraire.

              Quand vous aurez des chiffres, on peut en discuter ?


            • 5A3N5D 4 décembre 2009 11:19

              « Votre argumentation sur les TAC et les KH commencera à m’intéresser lorsqu’elle sera quantifiée. »

              C’est malheureusement ce que je craignais : la mauvaise foi.

              Permettez-moi de vous signaler que vous partez de la notion de pH et que vous la quantifiez pour servir (faussement) à votre démonstration. Donc, là, non seulement vous vous « plantez », mais vous refusez de l’admettre.

              Une observation scientifique sans quantification est absolument sans aucun intérêt comme guide pour l’action.

              Je ne suis pas l’auteur de l’étude débile que vous rapportez dans votre article. Dans le cas contraire, j’aurais évidemment inclu dans la protocole expérimental les mesures des KH, taux de calcium dissous, pH, etc...
               
              Enfin, pour clore le débat (avec moi en tout cas), j’espère que vous serez en capacité d’admettre que nous vivons sur une terre qui a ses limites et dont les ressources sont finies. Si donc une espèce pompe du calcium plus que ce qu’il lui convient dans le milieu marin, elle ne peut le faire qu’au détriment d’autres espèces. Nous revenons donc à mon, propos, à savoir que nous sommes dans un milieu dont l’équilibre entre les espèces est rompu en raison d’une rupture de son équilibre physico-chimique.

              1) Quelles sont les valeurs auxquelles le « TAC » ou le « KH » commenceraient à avoir une influence discernable (i.e. différenciable des influences naturelles) et « néfaste » (toutes les influences ne le sont pas) sur la vie marine ?
               
              Il n’y a pas d’influences naturelles néfastes. Les espèces vivent toutes dans une « plage optimale » (la sélection naturelle, vous en avez entendu parler ?) Si vous voulez en avoir la preuve, essayez de maintenir des espèces marines dans un aquarium (milieu instable). Vous verrez que vous ne tarderez pas à avoir des surprises et vous comprendrez (j’en doute) que les animaux ont des exigences pour se maintenir en vie.

              Là, vous me verriez soulever, en guise d’intérêt, une première oreille. Là ,en tant que citoyen, je demanderai qu’on me réexplique le TAC et le KH

              Ma deuxième oreille se soulèverait lorsque vous m’apporteriez des éléments qui établiraient que les évaluations ci-dessus ont été obtenues par des processus de création du savoir scientifique qui élimineraient les manipulations partisanes de type CRU.

              Je constate que vous n’avez pas la moindre connaissance du milieu marin (ni même du milieu aquatique) et je ne peux que vous conseiller de vous renseigner auprès d’un club d’aquariophilie marine, dont tous les membres possèdent quelques notions élémentaires de chimie aquatique. Vous auriez d’ailleurs dû commencer par m’indiquer que vous n’aviez aucune compétence pour traiter de ce sujet, cela m’aurait épargné une perte de temps.

              Car vous ne semblez pas vous rendre compte du ridicule de vos affirmations : ce serait donc le CRU (Climat Research Unit) qui aurait la faculté, le pouvoir magique de changer les lois de la chimie minérale, et, en publiant des chiffres faux, d’augmenter la solubilité du calcium dans l’eau. Nous vivons une époque formidable ! C’est la négation pure et simple de toute découverte scientifique, de toute loi scientifique, reproductible à l’infini.
              Il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.


            • Bridgetten 3 décembre 2009 13:56

              Et puis plus besoin du citron dans l’assiette de crevettes, un filet d’eau de mer, et hop !


              • Robert Biloute Robert Biloute 3 décembre 2009 15:17

                « La nature est-elle vraiment cette petite chose fragile qu’on nous présente ? »

                Justement non, c’est une chose énorme et très robuste. 
                Tellement énorme qu’une modification minime pour « elle » correspond à un bouleversement profond pour nous.
                Regardez donc la panique des insectes lors d’une pluie légère et rafraichissante...

                • L'enfoiré L’enfoiré 3 décembre 2009 15:56

                  Robert,
                   Parfaitement.
                   La nature n’en a rien à cirer des conneries des hommes.
                   Elle se régénère avec le temps. Il faut seulement lui en laisser le temps.
                   Pour la Terre, je n’ai aucun doute sur sa longévité. Pour l’homme, cet être si fragile, sans carapace, c’est pas gagné d’avance.
                   Les insectes, les homards ont beaucoup de chance.
                   Je viens de revoir le film de Jacques Perrin « Microcosmos », le peuple de l’herbe.
                   Il y a de quoi être envieux.
                   Alea jacta est


                • ramonjimenez ramonjimenez 3 décembre 2009 15:48

                  A voir absolument :

                  la conférence du Pr Vincent Courtillot ( académie des sciences) , un peu long mais indispensable avant de se faire une opinion sur les causes du réchauffement climatique.


                  • claude claude 3 décembre 2009 17:20

                    bonjour,

                    que la planète se réchauffe ou non, que le niveau des océans varie de manière moins importante que prévue, n’empêche pas que nous devons quand même en prendre soin, ne serait-ce pour ne pas laisser une planète pourrie et polluée à nos enfants et petits enfants.


                    • PapyJako PapyJako 4 décembre 2009 00:03


                      @claude

                      Je suis en accord, sans réserve, sur une telle affirmation de principe.

                      Merci de m’avoir donné l’occasion de le préciser.

                      C’est même la principale raison pour laquelle la chasse au Dahut CO2 m’horripile, du fait des gaspillages qu’elle génère.


                    • Johnnysmith 3 décembre 2009 18:55

                      hallucinant


                      • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 22:59

                        @Johnnysmith

                        Réaction remarquable de concision ! Mais encore ?


                      • Redrogers 3 décembre 2009 19:06

                        Il faut se méfier de l’interprétation d’un résumé de l’article. En effet, les chercheurs se sont intéressés à des macro-organismes mais pas encore au début de la chaîne trophique que sont les espèces phytoplanctoniques qui peuvent secrèter des coquilles calcaires telles que les coccolithophoridés qui sont, certes, moins médiatiques que les huîtres que l’on mange à noël ou les jolis récifs coralliens.

                        De plus, il est peu vraisemblable que ces expériences aussi intéressantes soient-elles puissent reproduire (pour l’instant) l’ensemble des composantes des écosystèmes marins si complexes (chaînes trophiques, disponibilité en éléments nutritifs, incidences des courants ou des upwellings, ...) et diversifiés !

                        D’ailleurs les auteurs le disent dans l’article :

                         “I wouldn’t make any predictions based on these results. What these results indicate to us is that the organism response to elevated CO2 levels is complex and we now need to go back and study each organism in detail.”

                         Et ils concluent par ces mots :

                         “It’s hard to predict the overall net effect on benthic marine ecosystems," he says. “In the short term, I would guess that the net effect will be negative. In the long term, ecosystems could re-stabilize at a new steady state.

                         “The bottom line is that we really need to bring down CO2 levels in the atmosphere.”


                        • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 22:19

                          @Redrogers

                          Ce que j’aime par dessus tout, c’est discuter avec des contradicteurs (autrement, si on est d’accord, il n’est même pas nécessaire de discuter), qui ont fait l’effort de s’informer du sujet. Et il est clar que vous avez lu l’article !

                          Vous commencez par faire remarquer que le champ des espèces concernées devrait être plus ouvert pour que les conclusions puissent être généralisées.

                          Si je résume bien, il y aurait encore beaucoup de questions à soulever, et beaucoup de réponses à trouver, c’est en substance ce que disent les auteurs dans la première partie de leurs conclusions.

                          Si c’est cela, je signe sans réserve, nous sommes en entier accord.

                          La « bottom line » qui termine votre commentaire, et qui est en effet la fin de la conclusion de l’article, est par contre assez troublante.

                          Après que l’ensemble des expériences ait - à la surprise déclarée des auteurs - largement démontré - pour les espèces concernées - l’innocuité du CO2 dans les processus de vie marine, les auteurs se sentent obligés - pourquoi ? - d’affirmer un principe qui ne s’est pas invité dans les expériences, ni bien sûr dans les résultats de celles-ci.

                          Ce principe : « Nous devons réellement abaisser les taux de CO2 dans l’atmosphère » ne découle pas de l’expérience. Il serait donc d’ordre supérieur ?... et de quel ordre ?...

                          Quel est donc cet ordre qui serait supérieur à celui de la raison, de l’expérience ?

                          Dans le contexte de contrôle idéologique mis à jour par le scandale CRU, il n’est pas difficile de décoder cette déclaration : il s’agit bien sûr d’une déclaration de foi, sans laquelle la contribution aurait pu courir un grand danger de ne pas être publiée.

                          Cela m’évoque un peu trop, à moi, des invocations du genre « Dieu est grand, et Mahomet est son prophète’ ». Affirmation qui est peut-être vraie, ou peut-être fausse ... je n’en personnellement rien ... mais qui n’est pas du domaine de la Science.

                           Je vous remercie de m’avoir donné l’occasion de préciser ce point.


                        • Redrogers 4 décembre 2009 10:20

                          Attention à ne pas tomber dans le travers que vous dénoncez à savoir la « déclaration de foi » (le rejet de la théorie AGW en ce qui vous concerne et des effets qui pourraient en découler).

                          Par cette phrase, les auteurs voulaient peut être simplement éviter que leurs résultats (sur une étude au périmètre limité comme dit plus haut...) ne soient utilisés par certains pour rejeter en bloc des milliers d’autres études sur autant de domaines particuliers qui pourraient aller dans le sens d’impacts préoccupants du réchauffement global et du taux de CO2 atmosphérique croissant pour les écosystèmes et les sociétés.


                        • Redrogers 4 décembre 2009 10:25

                          "Après que l’ensemble des expériences ait - à la surprise déclarée des auteurs - largement démontré - pour les espèces concernées - l’innocuité du CO2 dans les processus de vie marine..."

                          Vous allez un peu vite, non ?
                          L’innocuité du CO2 dans les processus de vie marine. Vous le dites juste avant : il ne s’agit que des espèces utilisées dans les expériences et sur le seul critère de la hausse du taux de CO2, isolé de tout autre paramètre ! Et la vie marine dépend de beaucoup de paramètres et, qui plus est, d’interactions tout aussi nombreuses entre ces différents paramètres...


                        • PapyJako PapyJako 4 décembre 2009 11:35

                          @Redrogers (10:20)
                          Le scepticisme est un principe philosophique.

                          Il faut de sérieuses contorsions intellectuelles pour le qualifier de « foi ».

                          Sinon, le paragraphe « Par cette phrase ... » n’enlève ni ne rajoute rien à ce que je dis : la phrase incriminée ne découle en rien des expériences relatées. Elle vient « de l’extérieur », sans autre raison que d’affirmer une allégeance.

                          @Redrogers(10:25)
                          « ... vous allez un peu vite ... »

                          Je prêterais effectivement le flan à cette critique si je n’avais pas écrit « ... pour les espèces concernées ... ». Vous me faites donc un mauvais procès.

                          Nous avons cependant, semble-t-il un point d’accord majeur, exprimé dans votre dernière phrase « ... Et la vie marine ... ».

                          On ne sait effectivement pas grand chose des phénomènes d’une extraordinaire complexité qui se déroulent dans la masse océanique.

                          On ne sait même pas, à un rapport 10 près, combien le fond des océans recèle de cônes volcaniques (200 000 connus, peut-être jusqu’à 3 millions).

                          Je constate simplement que la preuve de l’influence néfaste du CO2 sur la vie marine reste à apporter.


                        • Johnnysmith 3 décembre 2009 19:15

                          Merci c’est ce que je voulais souligner mais la validation du message me renvoyais vers un sujet de 2008 lol


                          • Johnnysmith 3 décembre 2009 19:20

                            IL faudrait une contre étude car est-ce que l’alimentation a-t-elle été soumise au même stress. Possible que toute la chaine alimentaire soit impactée comme si elle n’avait pas suffisamment à faire avec tout les déchets, pollution, surconsommation….
                            Mais Admettons que ça soit vrai. Combien d’espèces profitent des changements climatiques, environnementaux en comparaison de celles qui en souffrent ?
                            La vérité c’est que même après le pire le monde continue. Est-ce une raison pour souhaité le pire.
                            Permettons de nouveau les viols car des enfants pourraient voir le jour. Etre contre le viol c’est de l’eugénisme. Car cette chaire tendre de cette femme inaccessible, que tout homme à fond de lui, vaut toute les langoustes du monde. Alors Vive le viol !!!!
                            Doit-on adorer Hitler car il a redistribué les gênes de l’histoire européenne. Sans Hitler personne ici ou presque ne serait là. Nous nous comportons comme les dignes héritiers de ce monstre du point de vue du non humain qui ne peut porter plainte contre l’humanité qui ne peut porter plainte contre elle même car trop égoïste. Vive le cynisme !!! Hein Hitler !
                            Au sortir de la seconde guerre mondiale nous avons dit plus jamais ça. Plus jamais quoi au fait ? La mort industrielle ? oups ! le culte de l’individu ? oups La guerre ? oups La pauvreté ? oups Qu’importe nous l’avons tellement voulu à un point débilitant (luxe, loisirs, circumnavigation...) que nous sommes tombés dans l’extrême inverse ou dans la reproduction dissimulée. Tous EGO ! Tous Eco-Fasco ! C’est le Fiasco ! Dans un monde arrivé au terminus de la saturation nous sommes arrivés à la croisée des chemins. Nous devons signer un armistice avec la Terre et la vie qui la peuple, avec nous-mêmes et entre nous. Halte à la surconsommation ! Halte à la sur-pollution !
                            Selon moi nous sommes tentés d’être contre l’idée du RC car elle nous oblige à revoir notre place dans le monde nos actes et notre liberté ceci derrière un vernis de preuve (climatgate). En l’état actuel ça nous profite et on veut rester fort comme le nazi face au monde, comme le male face à la femelle. Le criminel ne reconnait que rarement ses actes jusqu’au jugement où il devient faible - une grosse tafiole qui est encore dans l’ego ! Et rarement dans le égaux et la compassion ! Quand il est en meute c’est encore plus difficile de voir la vérité n’est-ce pas ?!
                            Les lois protègent le faible ! et celles envisagées ne seront pas tant là pour protéger les espèces menacées mais le faible c’est l’homme au terminus avant que l’équilibre ne soit rompu !
                             Il n’y a pas de liberté sans contrainte. Le petit homme apprend à ces dépends que sa liberté s’arrête là où celle d’autrui commence et où la prospérité du monde s’arrêt. Certains n’y arrive pas ils finissent en prison ou un cercueil. Aujourd’hui le super prédateur humain est confronté à une nouvelle limite qui est la finitude des ressources et de la capacité de régénération de celle-ci. Donc de nouvelle loi viendront. Soit elles seront imposées par la main invisible et maladroite du marché (raréfaction de es ressources donc inflation donc famine fin de l’OMC) soit par compassion et courage pour trouver un équilibre.
                            Pour chaque espèce qui tirera bénéfices du RC bcp en souffrirons ! donc étant donné la raréfaction globale on va morfler ! 20% de malnutrition en plus en 3ans alors continué les blaireaux ! voilà où l’éco fascisme conduit ! Vos calculs ne valent pas deux balles !


                            • PapyJako PapyJako 3 décembre 2009 23:07

                              @Johnnysmith

                              Bon ... vous régurgitez tout sur une grande table, vous classez, vous réorganisez ...

                              Ensuite, vous vérifiez et sélectionnez soigneusement ceux de vos propos qui ont un rapport, même lointain, avec le sujet de l’article.

                              Les autres, ceux qui sont sans rapport, vous recherchez sur le web. Il y a tout sur le web, vous y trouverez forcément une terre d’asile pour celles de vos idées qui n’ont rien à faire ici.

                              En cas de difficulté quelconque à mettre en œuvre ces recommandations, merci de vous adresser à une assistance psychologique.


                            • Johnnysmith 4 décembre 2009 01:37

                              As-tu lu la conclusion de l’article ?

                              mon texte est long et pas bien aéré soit... alors juste une remarque 16 306 espèces marines sont menacées d’extinction.

                              notre société est dans le déni le plus total ! si la vie était si balèze alors le système solaire serait plein de vie et le SETI serait saturé.


                              • PapyJako PapyJako 4 décembre 2009 08:55

                                @Johnnysmith
                                Tu dis « ... 16 306 espèces marines sont menacées d’extinction ... »

                                16 306 seulement ?... je suis un peu déçu de la faiblesse de ce nombre, alors même que la grand messe de Copenhague, qui doit décider de la vie et de la mort, de la Terre, va commencer dans quelques jours !...

                                Tout le monde le sait aujourd’hui ; c’est la totalité des espèces marines, terrestres et aériennes, qui est menacée par la transformation de la terre en poêle à frire !...

                                D’ailleurs, à en croire les illustres prédécesseurs de ceux qui donnent ces évaluations, tout est déjà fini, terminé, plié ... La terre n’est déjà qu’un astre mort.

                                Norman Myers, en 1979 (« The Sinking Ark ») écrivait que 40 000 esèpces disparaissaient chaque année. On en aurait donc déjà éliminé 1 200 000.

                                Il est étonnant qu’A£b€rt Gor€, qui n’est pourtant jamais en retard d’une exagération, ait repris tel quel le chiffre de Myers dans « Earth in the balance » en 1992, peut-être en jugeant que c’était bien assez d’avoir déjà éliminé 520 000 espèces en 13 ans, sans pouvoir - bien sûr - en citer quelques unes.

                                Forcément, la tarte à la crème c’est que nous éliminons les espèces sans même les connaître, ce qui évite d’avoir à soumettre son assertion à la contradiction et autorise les surenchères les plus folles ... car, des surenchères, on en a compté !... Enfoncé l’Euro-Million.

                                La palme revient à E.O. Wilson (inventeur du terme « biodiversité ») qui, lui, a annoncé en 1981 que le rythme de disparition était de 250 000 par an, soit à ce jour 7 000 000 d’espèces disparues ... Il avait annoncé la disparition de la moitié des espèces avant l’an 2000, et la totalité entre 2010 (dans moins d’un mois) et 2025.

                                Bon alors, avec tes 16 306 (ce ne serait pas plutôt 16 307 ?), tu joues « petit-bras » Johnnysmith.

                                Et, à quelques jours de Copenhague, ce n’est pas bien !



                              • Fourmi Agile Evrard 4 décembre 2009 09:18

                                Arrêtez avec cette diminution de la biodiversité.
                                Il y a toujours eu des espèces animales et végétales qui disparaissent et de nouvelles qui apparaissent. 
                                Et il n’y a jamais eu autant de diversité qu’aujourd’hui vu que les conditions de vie sur la Terre sont beaucoup plus clémentes que dans les temps passé.

                                Merci PapyJacko pour ton article.
                                On dirait que les réchauffistes font moins les mal

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