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Déchets, état des lieux et propositions

 
Depuis plusieurs décennies, la quantité de déchets produite par notre société ne cesse d’augmenter. En cause, notre mode de vie occidental, nos habitudes de consommation et surtout un certain laxisme. Nous manquons de responsabilité envers le devenir de ce que nous mettons à la poubelle. Il est vrai que l’État n’a pas accompli sa part du travail, puisque ce n’est que récemment que le problème a été pris en compte en tant que tel avec le grenelle de l’environnement et les campagnes de sensibilisation faites par l’ADEME i.
  1. État des lieux
En 40 ans, la quantité de déchets produite par les Français a doublé, elle atteint en 2006 354 kg par an et par habitant. Au total, les ménages ont produit 31 millions de tonnes de déchets, dont 11 millions de tonnes d’encombrants et déchets verts et 20 millions de tonnes d’ordures ménagères ii.
 
Du côté de l’eau souillée, le constat n’est pas meilleur : en moyenne 140 litres d’eau usée sont rejetés par jour et par personne en France. Cette eau sera dans le meilleur des cas traitée en station d’épuration, et dans le pire libérée telle quelle dans la nature. Ce sont donc 3,1 milliards de litres d’eau qui sont consommés par an en France, sans compter les rejets industriels et la consommation pour l’agriculture iii.
 
Cette surproduction pose plusieurs problèmes, plus ou moins liés entre eux.
Chaque kilogramme de déchets coûte cher. Leur acheminement jusqu’à un centre de tri ou une décharge et leurs traitements (tri, nettoyage, stockage, …) induit une consommation d’électricité, de pétrole, d’eau et l’utilisation de main d’œuvre. Si l’on déduit les recettes obtenues par la revente de matériaux ou d’énergie issus de déchets, la dépense publique pour le traitement des ordures s’est élevée à 4,5 milliards d’euros en 2004, soit 150 euros par tonne iv. On pourrait également considérer le coût « sanitaire » découlant d’une éventuelle pollution de l’eau, des sols ou de l’air.
Certains déchets ne peuvent pas être recyclés car cela est trop complexe ou que la technologie actuelle ne le permet pas. Ils seront incinérés : autant de matière première réduite à un état non réutilisable. Cette perte de ressources naturelles augmente d’autant notre impact environnemental puisqu’il faut la compenser en extrayant de nouvelles quantités de matière qui doivent être transformées avant utilisation. Le verre, par exemple, est un matériau très facilement réutilisable et sa production à partir de calcin (débris de verre en fin de vie) permet d’économiser environ 460kg d’émission d’équivalent CO² par tonne sortie d’usine par rapport à sa production à partir de sable v.
Enfin, les déchets qui ne peuvent être ni dégradés, ni recyclés, ni incinérés seront rejetés dans la nature en l’état et auront souvent un impact environnemental très important que ce soit par la pollution générée (et son impact sur la bio-diversité) ou par une baisse de la qualité de vie de certaines populations (dans le cas d’habitations à proximité d’une décharge par exemple).
 
Il devient donc important de diminuer drastiquement la quantité de déchets non réutilisés. Pour cela, deux voies peuvent être suivies, parallèlement :
  • réduire la production de déchets.
  • les réutiliser au maximum afin de les réinsérer dans la boucle en tant que matières premières.
Bien entendu, services publics et entreprises ont le devoir d’agir en ce sens, mais certains efforts peuvent être fait par tous et des solutions, souvent simples, peuvent être mises en place. Nous allons d’abord voir comment certaines modifications de nos comportements et de nos habitudes de consommation vont « vider » nos poubelles. Nous poursuivrons en montrant comment réutiliser ce que l’on considère habituellement comme des détritus.
  1. Limiter le volume de nos déchets
 
Notons pour commencer qu’environ 100 kilogrammes d’emballages par personne et par an sont consommés vi (sans compter les emballages industriels qui représentent environ 60 kg/an), cette matière allant directement à la poubelle une fois le produit utilisé.
 
Quelques solutions :
  • Ne pas prendre de sac en plastique pour les courses, utiliser un cabas (ou un sac réutilisable). C’est un geste très simple, qui demande juste d’y penser.
  • Eviter les emballages individuels (gâteaux, …). Pourquoi avoir deux ou trois couches de plastiques là où une simple boîte suffirait. Dans le cas où le produit doit être ensuite emporté en portions deux solutions :
    • Prendre tout le sachet et le stocker sur place (dans un tiroir au bureau par exemple)
    • Emporter la portion dans un contenant réutilisable (Tupperware, bocal).
  • Limiter les plats préparés (boite de conserve entre autres) qui encombrent la poubelle. En remplacement cuisiner soi-même :
    • Si le temps vous manque, préparer plusieurs repas à l’avance peut être une solution ou encore utiliser les restes du repas de la veille, faire des salades, des tartes, des sandwiches...
    • Acheter des produits frais, directement au producteur c’est encore mieux.
    • Acheter des produits à la coupe.
    • Acheter en vrac/en gros.
    • Et emporter ses courses directement dans son sac ou son cabas, si possible.
  • Privilégier au maximum les emballages en verre plutôt qu’en plastique (souvent incinérés en fin de vie) ou les Tetra-Pak (qui sont des mille feuilles de matériaux difficiles à dissocier).
  • Pour le papier :
    • Imprimer sur des feuilles utilisées sur un seul côté (lettre, brouillon, …) ou en recto/verso. Et pourquoi pas deux pages du document sur chaque face de la feuille.
    • N’imprimer que le strict nécessaire.
  • Mettre un autocollant « Stop à la pub » sur votre boite aux lettres.
  • Utiliser des piles rechargeables ou des appareils à batterie ou qui se branchent sur le secteur.
  • Prendre des ampoules à LED ou fluocompactes, elles consomment moins et durent bien plus longtemps (surtout en cycle d’allumage).
  • Privilégier les objets avec une durée de vie longue :
    • Comme cadeau pour enfant, plutôt que le dernier robot TooPlastik made by Children, prendre des jeux de construction Légo/Duplo/Playmobil/Meccano/… ou encore des jouets en bois ou des jeux de société.
    • A la place d’un appareil (de bricolage, d’électroménager) très bas de gamme, investir un petit peu plus permet d’en acquérir un avec une durée de vie plus importante et pourra être re-vendu ou donné.
  • Faire réparer ses objets en panne plutôt que de les jeter. Le faire soi-même peut aussi être une expérience intéressante et pas forcément très compliquée.
  • Limiter sa consommation en eau, en installant des gicleurs aux robinets, en changeant les joints qui fuient, en remplissant entièrement la machine à laver et le lave-vaisselle, en ayant deux modes possibles pour la chasse d’eau, ou tout simplement en ne prenant pas de bain et en limitant le temps sous la douche.
  • Ne pas utiliser de l’eau potable pour arroser les plantes verte ou le jardin ou laver la voiture. Se servir de l’eau de pluie ou des eaux grises vii (eau issue des éviers, lavabos et douches, un filtrage est nécessaire).
  1. Valoriser nos déchets
Le fait de valoriser ses déchets n’est qu’une manière de plus d’en limiter le volume, mais il est intéressant de dissocier les deux afin de mieux se rendre compte de l’effet « seconde vie » (sans arrières pensées virtuelles) de nos rejets.
De manière générale, la réutilisation va consister à changer directement le statut des déchets de fin de vie à matière première. Pour cela, de nombreuses filières alternatives existent :
 
La Réutilisation directe. Beaucoup de déchets peuvent resservir grâce à des modifications très mineures, par exemple des pots en verre pour conserver des aliments (épices, céréales, farines, confitures, …) ou des boite de conserve pour stocker diverses fournitures (clous, vis, piles, stylos, ...). D’autres encore peuvent se transformer en matériau de base pour la fabrication de différents objets comme des meubles en carton (voir viii et ix pour ce qu’il est possible de faire, et x pour apprendre la technique de fabrication).
 
Le Compostage/Lombricompostage consiste à transformer une grande partie de nos détritus organiques en un engrais réutilisable. Le principe est très simple, on place nos rejets (peaux de fruits, de légumes, …) dans le composteur. A partir de là, la nature intervient sous la forme de petits vers qui croquent dans toute cette manne providentielle. Petite période de digestion, et là surprise le compost est arrivé !
Cette technique n’est pas uniquement réservée aux maisons avec jardin mais peut aussi être utilisé en appartement (avec balcon de préférence mais pas uniquement) grâce au lombri-composteur ou composteur d’appartement. Pour ce dernier, toujours le même principe, sauf que nous aidons un peu la nature en apportant nous-même les vers et que le système doit être un peu plus soigneusement contrôlé (notamment pour éviter les mauvaises odeurs)xi.
Et si l’on ne sait pas quoi faire de son compost, un certain nombre de personnes seraient sûrement très heureuses d’en récupérer, des locataires de jardin partagé ou le voisin qui fait pousser de magnifiques massifs de fleurs.
 
Le Don.
Très connu et répandu sous l’égide d’Emmaüs, le don ne se limite pas à cela. Je n’entends pas, ici, détourner une partie des biens donnés à cette association mais plutôt en étendre le périmètre en apportant des solutions complémentaires.
Mis à part le don à des connaissances, une autre solution prend aujourd’hui de l’ampleur : les sites Internet de dons. Ces sites permettent aux utilisateurs de passer une annonce dans laquelle est décrit l’objet. Les personnes intéressées peuvent entrer en contact avec le donateur. En général, l’objet est remis directement en mains propres.
L’idée des sites de dons est excellente. La première raison est éco-matérialiste puisqu’on jette moins quand on donne, solution pertinente pour remplacer la poubelle. Il est aussi très altruiste de satisfaire quelqu’un en transmettant un objet qui n’a plus d’intérêt pour soi.
Trois espaces d’échanges sont principalement connus : les sites www.donnnons.org et recupe.net, et la mailing-list Freecycle.
Certaines associations organisent aussi des « grands dons ». C’est exactement le même principe que les sites nommés plus haut mais sans intermédiaire informatique. Le don est organisé dans la rue (ou un champ, ...) et les objets proposés aux passants. Plus d’informations peuvent être trouvées en tapant « grand don » dans n’importe quel moteur de recherche.
Une autre forme de don est aussi intéressante, bien que plus aléatoire : « le dépôt dans la rue ». Ce don est bénéfique à des personnes qui sont peut-être plus dans le besoin et qui n’ont pas forcément Internet.
 
Les Recycleries/Ressourceries et autres associations de récup’
Les Ressourceries et les Recycleries récupèrent certains types de déchets et les réutilisent dans la fabrication de nouveaux objets. La récupération se fait majoritairement auprès des municipalités mais doit être développée auprès des ménages et des entreprises. Le principe est très intéressant car il illustre parfaitement cette volonté de ne plus considérer le déchet comme une nuisance mais comme un matériau de base. Les produits fabriqués sont revendus et entrent à nouveau dans le cycle de la consommation. Les Ressourceries sont présentes dans beaucoup de grandes villes françaisesxii.
 
En conclusion.
 
Nous avons pu voir quelques chiffres à propos des déchets ménagers, certains font peur et d’autres sont encourageants. L’objectif est d’ouvrir des possibilités quant à la réduction de cette pollution en montrant qu’il est possible d’agir, en faisant des gestes simples, qui en étant répétés deviennent des habitudes. Bien entendu, tout ne peut pas être appliqué par tout le monde, mais j’ose espérer que vous y avez pioché quelques (bonnes) idées.
 
Sources et notes :
i ADEME : Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie
ii Source ADEME 2009, Les déchets en chiffres.
iii Source Centre d’information sur l’eau (C.I. Eau), www.cieau.fr.
iv Source ADEME 2006, Connaissance des coûts et chiffres des déchets. Dépenses gouvernementales liées à la gestion des déchets : 11,1 milliards d’euros ; dépenses pour les déchets municipaux uniquement : 6,5 milliards d’euros (dont 1,2 milliards en investissement) ; recettes générées par la revente de matériau ou d’énergie : 700 million d’euros.
v Source ADEME 2009, Bilan du recyclage 1997-2006.
vi Source Bio Intelligence Service & ADEME, SYNTHESE, Impacts sur l’environnement des produits et services consommés en Europe.
vii Plus d’informations sur le traitement et la réutilisation de l’eau sur http://www.aquae.fr/concept_base.php et http://www.eautarcie.com/Eautarcie/4.Epuration/C.Epuration_eaux_grises.htm.
viii Site de la société Carton Design, section Collections/Mobilier : http://www.carton-design.fr/collection-mobilier.htm
ix Site de l’association La Compagnie BLEUZEN : http://www.compagnie-bleuzen.com/vignette1.htm
x Quelques techniques pour la fabrication de meuble en carton : http://camillecarton.free.fr/index.htm
xi L’expérience très intéressante d’un Lycée : http://starecologie-evaristegalois78.blogspot.com/2009/04/le-lombricompostage.html. Des infos très utiles sur la fabrication et l’entretien d’un lombricomposteur :http://users.swing.be/compost/Main_Lombric.htm et http://denis68.e-monsite.com/rubrique,lombricompostage,1049902.html

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33 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 7 décembre 2009 10:19

    Ben tiens... C’est de la faute du CONsommateur !!!!

    Arrêtez de raconter des conneries, je vais vous les dire, les « vrais » chiffres :

    - une télévision ou un équipement ménager acheté il y a ne serait-ce que 30 ans avait une durée de vie de 10 à 15 ans assurés sans réparation.
    - une voiture : entre 7 et 12 ans.
    - un landeau d’enfant, un lit ou des jouets : 2 générations : soit : 30 ans.
    - un panier de ménagère : idem : 30 ans. (pas besoin de sacs plastiques)(et le poison était trés content de pouvoir lire les articles du journal dans lequel il était emballé)

    Recyclage, maintenant : dans ce que nous trions laborieusement, SEUL 11 % EST RECYCLE !!!
    Et si les industriels CHANGEAIENT DE MENTALITE, CA N’IRAIT PAS MIEUX A VOTRE AVIS.. ????


    • plancherDesVaches 7 décembre 2009 12:49

      J’ai oublié un « détail ». Dont je ne suis pas fier. Mon beauf’

      J’ai hérité d’un beauf’ qui conçoit des emballages haut de gamme pour légumes avec plein de pubs dessus.
      Mince... ils ne sont pas recyclables !!!
      Mais lui, il s’en fout : il gagne une tune d’enfer avec son pétrole transformé.

      Je précise que je gagne plus que lui. Mais ce qui me détruit est que j’ai toujours tenu compte des accords de Montréal pour supprimer tout ce qui pouvait émettre des gaz à effet de serre.
      (Montréal, quelle hypocrisie aussi quand on connait la polution produite par la Canada...)

      Marrant, le beauf’ et moi avons des discussions... tendues.


    • chrac31 chrac31 7 décembre 2009 10:22

      a mon avis accuser le consommateur n’est pas vraiment le bon chemin a prendre, depuis longtemps on accuse les consommateurs des pays developpés de produire des dechets, de trop remplir les vides ordures, mais c’est pas le consommateur qui emballe les produits qu’il achete, la plupart des boites sont remplies aux 3/4 cereales lentilles.... les emballages plastiques doublés pour la plupart des produits... alors a part venir avec mon seau au magasin et vider les tetrapacks dedans ou ouvrir les boites de cereales et les mettre dans un sac coton bio (maxhavlar ou autre tromperie de ce genre), je pense que le probleme devrait etre pris plus au serieux par les entreprises qui emballent et produisent ces produits.
      la taxe sur les emballages demandees a ces entreprses ne les derange pas puisqu’elles la repercute sur ces produits que l’on achete, a part augementer cette taxe= baisse des ventes = prise de conscience du probleme emballage= changement de strategie... (enfin jespere)


      • Mania35 Mania35 7 décembre 2009 10:49

        « la taxe sur les emballages demandees a ces entreprses ne les derange pas puisqu’elles la repercute sur ces produits que l’on achete.. »
        la solution serait peut-être de prélever cette taxe directement sur le salaire des PDG ou les dividendes des actionnaires avec interdiction de la répercuter sur les prix de vente, peut-être cela obligerait les industriels à revoir les emballages.
        Marre de toujours montrer du doigt le consommateur qui lui se préoccupe d’abord des prix.


      • foufouille foufouille 7 décembre 2009 10:41

        article de bobo

        pour info peu de chose se repare


        • TSS 7 décembre 2009 10:55


          exemples :

          dans la region marseillaise les gens se cassaient le train à trier les dechets quand ils se sont

          aperçus que les ramasseurs mettaient tout dans le même camion !!!

          idem pour la RATP avec leurs poubelles à papiers !!

          en Allemagne et en Belgique les industriels paient 100% du recyclage des emballages ,en

          France ils en paient à peine 50% et le reste sur votre taxe d’enlèvement  !!

          ce qui est possible outre rhin ou outre quièvrain n’est pas possible chez nous ? 

          Etonnant ..non... !!


          • curieux curieux 7 décembre 2009 19:23

            Ca, c’est tout a fait vrai. J’ai eu plusieurs rémoignages sur ce problème. Vous triez et eux ils mettent tous les containers dans la même benne. Ca s’appelle se foutre de la gueule du monde.
            Je connais maintenant des gens qui mettent systématiquement tout à la poubelle. Le résultat est identique


          • JoëlP JoëlP 7 décembre 2009 11:22

            Je trouve ces commentaires excessifs. Il est facile de rejeter la faute sur les industriels mais le fabricants fabrique ce que les gens veulent. Le recyclage payé par les industriels est in-fine payé par le consommateur. Les gens ne veulent pas vraiment des choses qui durent. il choisissent les objets les mieux emballés etc...

            Trop facile, TSS, l’argument des ramasseurs qui mettent tout dans le même camion. Sous prétexte qu’il arrive que des gens fassent mal leur boulot on arrête de se casser le cul à trier, trop fatiguant !

            Cet article fait un bon résumé de la situation merdique dans laquelle nous nous sommes mis en adoptant une consommation effrénée. Le traitement des déchets coute et coutera de plus en plus cher et à la fin c’est le consommateur qui payera, n’en doutons pas !

            Quant à l’argument « article bobo ». C’est peut-être vrai mais faites le tour des poubelles des HLM, qui hébergent assez peu de bobos, un lendemain de Noël et vous verrez qu’on y trouve tous les emballages de jouets made in China et un grand nombre de flacon qu’on ne prend même pas la peine de trier alors que le verre est quasi 100% récupérable. L’an dernier je l’ai fait.


            • chrac31 chrac31 7 décembre 2009 11:32

              Trop facile, TSS, l’argument des ramasseurs qui mettent tout dans le même camion : cet argument est vrai et a fait l’objet de plusieurs articles dans le journal « la provence ».

              Les gens ne veulent pas vraiment des choses qui durent. : je ne serait pas si categorique

              il choisissent les objets les mieux emballés  : en effet ca parait probable c’est du marketing, mais l’emballage qui c’est qui le fait ? le consommateur ou l’entreprise ?

              Le traitement des déchets coute et coutera de plus en plus cher et à la fin c’est le consommateur qui payera, n’en doutons pas !  : d’accord avec toi

              un grand nombre de flacon qu’on ne prend même pas la peine de trier alors que le verre est quasi 100% récupérable. : en effet il y a un probleme d’education et de sensibilisation, mais est ce que les moyens sont a la hauteur de l’enjeu dans notre pays ? le sfilieres de recyclage ne sont pas assez developpees en france.


            • TSS 7 décembre 2009 11:37

              il ne faut parler sans savoir !

              ce n’est absolument pas le fait de ramasseurs indelicats mais une magouille organisée sur

              toutes les lignes de ramassage !!triés ou non les dechets partaient tous au même

               incinerateur... !!

              je crois qu’il y a enquète à l’heure actuelle !

              "à la fin c’est le consommateur qui payera, n’en doutons pas !"

              vous n’avez pas bien lu !en France c’est deja le cas... !!


            • JoëlP JoëlP 7 décembre 2009 14:55

              >> durabilité

              C’est vrai que le consommateur choisit parfois des choses durables mais pour se rendre compte de la vraie durée, il faut aller visiter la déchèterie d’un coin riche comme ma région. C’est assez édifiant.

              >>mais l’emballage qui c’est qui le fait ? le consommateur ou l’entreprise ?

              L’entreprise propose des produits que les gens achètent. Ils votent avec leur porte-monnaie.

              >>est ce que les moyens sont a la hauteur de l’enjeu dans notre pays ? le sfilieres de recyclage ne sont pas assez developpees en france.

              Pas tout à fait d’accord. A part deux ou trois pays scandinaves, peu de pays recyclent autant et peu de pays dépensent autant d’argent dans des campagnes de sensibilisation. Je ne serais pas étonné qu’après le Grenelle on se retrouve tout à fait en pointe mais toujours avec des montagnes de déchets... juste un peu moins que les autres. Et on a qu’une planète... Si le monde entier était au rythme des américains on en consommerait 5 ou 6 et à notre rythme entre 2 et 3. Et on jette allègrement. On brule et on enterre des tonnes de déchets. On pollue aussi.

              >> Magouille oorganisée

              OK mais cela n’excuse pas le fait que vous ne triez pas vos déchets en général...

              >>vous n’avez pas bien lu !en France c’est deja le cas... !!

              J’ai lu mais vous n’avez pas compris l’argument. Même quand c’est l’industriel qui paye, au bout de la chaine c’est quand même sur le consommateur que cela retombe et c’est logique puisque c’est pour lui que le produit est fabriqué et c’est lui qui décide d’acheter un produit peu durable ou un produit surembalé. Je ne suis pas vraiment un libéral mais jusqu’à un certain point, je crois que le marché (nos achats) décident de pas mal de choses. 


            • shadok71 shadok71 7 décembre 2009 12:13

              Je suis très surpris de voir des commentaires si négatifs pour un article que je croyais consensuel.
              J’ose espérer que ce n’est pas représentatif de la population et qu’ils sont juste l’oeuvre des aigries de service persuadé de détenir la vérité et incapable de laisser passer un point de vu différent du leur sans intervenir.

              Dire que c’est la faute des autres ne changera rien
              je ne vois que 2 moyens d’agir :
              - en temps que citoyens au moment d’aller voter : assez limité
              - en temps que consommateur : choisir les produits engendrant le moins de déchet possible, peut être un comportement très efficace si il est partager par une part importante de la population. Si l’emballage à outrance fait fuir le consommateur je doute que l’industriel continue dans cette voie. D’où l’intérêt de faire passer ce message


              • plancherDesVaches 7 décembre 2009 12:32

                « choisir les produits engendrant le moins de déchet possible, peut être un comportement très efficace si il est partager par une part importante de la population. Si l’emballage à outrance fait fuir le consommateur je doute que l’industriel continue dans cette voie. »

                Et tu proposes de faire quoi.. ???

                - ne plus acheter .. ?? (ok, mais tu me nourris, m’équipe, me fringue, me donnes mon savon de Marseille, etc...)

                - acheter « bio ».. ?? (PLUS 72% des prix industriels)

                Je suis ouvert à toute proposition. Mais honnêtes, seulement.


              • shadok71 shadok71 7 décembre 2009 12:47

                ben, les solutions proposées dans l’article
                tu l’as pas lu ?


              • plancherDesVaches 7 décembre 2009 12:53

                Et bien.. désolé, mais aucune des « propositions » de cet article ne sont applicables ou réellement utiles pour éviter de devoir acheter ce qu’on nous sert.
                Je pourrais les reprendre une à une et faire une analyse. Mais comme il faudrait que je le refasse A CHAQUE ARTICLE DE PROPAGANDE ECOLO, ça commence à me gonfler.


              • chrac31 chrac31 7 décembre 2009 12:54

                d’accord avec plancherdesvaches dire que si les consommateurs achetaient des produits avec moins d’emballage les industriels se plieraient a leurs exigences est une lapalissade, mais en realité faut arreter de rever, j’ai jamais vu un mouvement de masse des consommateurs vers un meme genre de rpoduit, (sauf s’il y a une promo), pour des raisons ecolo.... le consommateur ne peut que consommer, l’industriel ne peut que vendre, mais vendre moins polluant il peut aussi le faire.


              • plancherDesVaches 7 décembre 2009 13:59

                Encore une super performance des « capacités » d’Agora au niveau informatique...
                Ce doit être une question de caractère. Je rectifie le tir.
                (mais je garde MON caractère, je vous rassure smiley )


              • JoëlP JoëlP 7 décembre 2009 15:01

                >>Et bien.. désolé, mais aucune des « propositions » de cet article ne sont applicables ou réellement utiles pour éviter de devoir acheter ce qu’on nous sert.

                Savez-vous que l’on peut dans un supermarché laisser ses emballages sur place. Que les commerçants sont tenus de les récupérer. Et pas seulement les piles usagées mais tous les emballages. Cela se fait. Oui. Intéressez-vous aux expériences menées par Dany Dietman en Alsace.


              • plancherDesVaches 7 décembre 2009 14:26

                Bon, je vais le faire tout de même car je n’aime pas lancer un truc sans justification sérieuse.

                Quelques solutions :
                • Ne pas prendre de sac en plastique pour les courses, utiliser un cabas (ou un sac réutilisable). C’est un geste très simple, qui demande juste d’y penser.
                C’est le gars Leclerc qui a lancé le sac ré-utilisable et je dois avoir certains sacs de chez lui depuis plus de 10 ans. Quand ils sont sales, je les retourne et les lave.
                Les nouveaux sacs plastiques sont par contre de beaucoup moins bonne qualité mais sont chers. Leur durée de vie sera évidemment plus courte… cherchez le profit…
                Mais ça m’amuse d’aller chez Carouf avec des sacs leclerc… lol.
                (et évitez de prendre des cartes de fidélité : elles ne servent qu’à suivre vos achats et vous envoyer de la pub)


                • Eviter les emballages individuels (gâteaux, …). Pourquoi avoir deux ou trois couches de plastiques là où une simple boîte suffirait. Dans le cas où le produit doit être ensuite emporté en portions deux solutions :
                o Prendre tout le sachet et le stocker sur place (dans un tiroir au bureau par exemple)
                o NUL : cela n’est valable QUE pour les produits de longue conservation et les produits sont de toute façon vendus OBLIGATOIREMENT PAR LOT…
                o Emporter la portion dans un contenant réutilisable (Tupperware, bocal).
                • Limiter les plats préparés (boite de conserve entre autres) qui encombrent la poubelle. En remplacement cuisiner soi-même :
                o Si le temps vous manque, préparer plusieurs repas à l’avance peut être une solution ou encore utiliser les restes du repas de la veille, faire des salades, des tartes, des sandwiches...
                o NUL : il faut congeler (et un congélo coûte cher ET consomme du courant)(et vous ne pouvez pas tout congeler… !!!) ou bouffer trois jours d’affilé la même chose.
                o Acheter des produits frais, directement au producteur c’est encore mieux.
                o NUL : tout le monde n’a pas un producteur à coté de chez lui.
                o Acheter des produits à la coupe.
                o NUL : 2 fois plus cher que conditionnés par mille.
                o Acheter en vrac/en gros.
                o NUL : il faut avoir un congélo énorme ou être certain de pouvoir bouffer un produit pendant des années.
                o Et emporter ses courses directement dans son sac ou son cabas, si possible.
                o Pardon… ??? j’ai une tête à faire un crochet aux sports d’hiver juste après avoir fait mes courses… ???
                • Privilégier au maximum les emballages en verre plutôt qu’en plastique (souvent incinérés en fin de vie) ou les Tetra-Pak (qui sont des mille feuilles de matériaux difficiles à dissocier).
                • NUL : regarde la différence de prix. Et les bouteilles plastiques sont aussi incinérées.
                • Pour le papier :
                o Imprimer sur des feuilles utilisées sur un seul côté (lettre, brouillon, …) ou en recto/verso. Et pourquoi pas deux pages du document sur chaque face de la feuille.
                o NUL : imprimer ses brouillons et se détruire à faire un recto-verso qui est une fonction rarissime en impression .. ???
                o N’imprimer que le strict nécessaire.
                o Ca, j’aurais pu l’écrire en faisant le poirier au sommet d’une tour de Dubaï..
                • Mettre un autocollant « Stop à la pub » sur votre boite aux lettres.
                • NUL : j’ai testé, les livreurs de pubs n’en ont RIEN A BATTRE.
                • Utiliser des piles rechargeables ou des appareils à batterie ou qui se branchent sur le secteur.
                • FAUX : les piles rechargeables coûtent une fortune, une charge qui dure BEAUCOUP moins longtemps et sont tout aussi polluantes que les piles à usage unique.
                • Prendre des ampoules à LED ou fluocompactes, elles consomment moins et durent bien plus longtemps (surtout en cycle d’allumage).
                • PIPEAU : ces ampoules coûtent une fortune sans aucune garantie de durée de vie et de luminosité équivalente.
                • Privilégier les objets avec une durée de vie longue :
                o Comme cadeau pour enfant, plutôt que le dernier robot TooPlastik made by Children, prendre des jeux de construction Légo/Duplo/Playmobil/Meccano/… ou encore des jouets en bois ou des jeux de société.
                o REVE : il faudrait pour cela que les gosses ne regardent plus la télé…
                o A la place d’un appareil (de bricolage, d’électroménager) très bas de gamme, investir un petit peu plus permet d’en acquérir un avec une durée de vie plus importante et pourra être re-vendu ou donné.
                o NUL : Revendu à 10% de son prix d’achat, autant ne pas l’acheter pour le peu de fois que je vais m’en servir.
                • Faire réparer ses objets en panne plutôt que de les jeter. Le faire soi-même peut aussi être une expérience intéressante et pas forcément très compliquée.
                • BLAGUE : une réparation coûte entre la moitié et les ¾ du prix du neuf. Le faire soi-même est accessible pour 10% de la population. (l’électronique, j’en parle même pas.)
                • Limiter sa consommation en eau, en installant des gicleurs aux robinets, en changeant les joints qui fuient, en remplissant entièrement la machine à laver et le lave-vaisselle, en ayant deux modes possibles pour la chasse d’eau, ou tout simplement en ne prenant pas de bain et en limitant le temps sous la douche.
                • N’IMPORTE QUOI : changer un joint nécessite de savoir se servir d’une clef à molette. Le mieux pour éviter que les joints ne fuient est d’éviter de les SERRER COMME UNE BRUTE. Juste mettre en contact suffisamment pour que l’eau ne coule plus.
                • Pour les douches plus courtes, pardon, mais j’aime être propre. Et utiliser un savon plutôt qu’un « gel » permet de rincer plus rapidement.
                • Ne pas utiliser de l’eau potable pour arroser les plantes verte ou le jardin ou laver la voiture. Se servir de l’eau de pluie ou des eaux grises vii (eau issue des éviers, lavabos et douches, un filtrage est nécessaire).
                • TELLEMENT évident que je connais peu de gens n’ayant pas une réserve d’eau de pluie pour le jardin. Et vous voulez faire comment, EN VILLE pour les équipements raccordables.. ?????

                Hé hé.. : comment accorder l’éditeur de word et d’Agora. Suffit de passer par l’éditeur de simple de texte.


                • foufouille foufouille 7 décembre 2009 14:52

                  pas d’accord pour les piles rechargeables
                  ca revient beaucoup mois cher
                  par contre il faut un bon chargeur lent, mettre en charge la nuit
                  il faut aussi en avoir pas mal
                  les piles alcalines font 1.5v et les rechargeables 1.2, d’ou la moins grande duree sur un appareil non adapte


                • curieux curieux 7 décembre 2009 19:32

                  Avant, il y avait les bouteilles consignées. Mais il est beaucoup plus rentable de forcer le consommateur à payer la bouteille(vide) ou tout autre emballage. Puis de le faire payer pour l’enlèvement des ordures en attendant une nouvelle taxe sur ces emballages. En plus tous ces emballages cartons servent à faire de la pub(que vous payez naturellemnt). La peinture n’est pas très écologique. Je suis sûr que la partie emballage coûte autant que le produit. L’Europe a autorisé il y a quelques mois aux fabricants de mettre n’importe quel volume de contenant, n’importe quel poids . Ca m’étonne que la pourriture européenne pensait au réchauffement en votant cette loi. Elle pensait uniquement aux profits que les multi-nationales allaient en tirer.


                  • ObjectifObjectif 7 décembre 2009 21:21

                    Bonjour,

                    « Le Compostage/Lombricompostage consiste à transformer une grande partie de nos détritus organiques en un engrais réutilisable »

                    C’est l’avis officiel actuellement, mais je pense que c’est une mauvaise solution :
                    - parce que la fermentation aérobie crée de la chaleur, qui est perdue,
                    - et des gaz à effet de serre, relâchés dans l’atmosphère.

                    Il vaut beaucoup mieux faire sécher les détritus organiques, ainsi que tous les déchets de jardins, éventuellement les transformer en granulés (toutefois les machines nécessaires ne sont pas encore démocratisées smiley ), puis les stocker, et les bruler pour se chauffer.

                    La biomasse en granulé représente entre 4 et 5KWh/kg, et 2 tonnes chauffent une maison de 100m2 pendant l’année dans des poêles ou chaudières à granulés avec une efficacité énergétique d’au moins 80% (contre moins de 30% pour une cheminée...).

                    Utilisés en complément de capteurs solaires thermique sous vide, qui peuvent apporter facilement 60% du chauffage, on passerait à moins d’1 tonne par foyer, pour 30 millions de foyers : la production de déchets de biomasse en France doit être largement supérieure à 30 millions de tonnes, même si j’ai du mal à trouver des chiffres.

                    Pas de transport, production locale, indépendance énergétique, moins de gaz à effet de serre : que demander de mieux ? Et bien faire de la cogénération électrique au passage smiley


                    • joachim 8 décembre 2009 00:57

                      Bonsoir,
                      J’approuve entièrement la solution que vous proposez, c’est une très bonne manière d’utiliser autrement ses déchets.
                      Par contre, je ne la trouve pas forcément meilleure que le compostage : toutes deux ont leurs avantages et leurs inconvénients.
                      Le compostage à l’avantage d’être très simple à mettre en oeuvre. Utilisé en grosse production, il peut même éliminer les deux inconvénients que vous avez relevé car le méthane et la chaleur produit peuvent être récupérés et réutilisé.
                      L’utilisation du compost pour se chauffer permet peut-être d’éviter la diffusion de gaz à effet de serre au moment de la décomposition, mais ça ne fait que la repousser à la combustion.

                      D’un premier coup d’oeil, je ne peux pas juger quelle technique serait la plus efficace. A étudier !
                      Merci pour l’info.


                    • ObjectifObjectif 13 décembre 2009 14:09

                      Dans le cas du compostage, vous jetez 100% de la masse. Si vous récupérez un peu de gaz, cela va représenter quelques % de la masse totale.

                      Dans le cas des granulés, vous récupérez 100% de la masse, à raison de 4 ou 5KWh/kg (selon l’origine de la biomasse).

                      Il n’y a pas photo.


                    • joachim 8 décembre 2009 00:39

                      Bonsoir,
                      Tout d’abord, merci à tous d’avoir lu mon article, qui ne fait peut-être pas l’unanimité mais qui, à mon grand plaisir, vous fait réagir.
                      Bien que je m’y attendais, je suis assez déçu par le manque de constructivité de certains commentaires.

                      Je voudrais apporter une petite précision à propos de mon article en général. Mon objectif n’était absolument pas de culpabiliser les consommateurs, ni d’encenser les industriels et les politiques. Je pense que tout le monde à sa part de responsabilité dans le problème des déchets, et que chacun peut apporter sa pierre à l’édifice.
                      En effet, très peu d’entreprises font l’effort de trier leurs déchets et d’en limiter le volume, et notamment celles du BTP qui représentent 41% de la production (soit 359 millions de tonnes).
                      En effet, notre gouvernement peine à mettre en place des solutions alternatives à la mise en décharge et à l’incinération alors que des pays comme l’Allemagne arrivent à recycler 45% des déchets et à en composter 20% (le reste est incinéré).
                      Il n’y a pas qu’un seul coupable à ce problème.

                      Cet article s’adresse en priorité aux citoyens avec pour objectif de donner un certain nombre de clés à ceux qui se demandent qu’est-ce qu’ils peuvent faire et de montrer à ceux qui baissent les bras que des solutions existent. Je me rends compte que la manière dont j’ai présenté les solutions peut paraitre hautaine, limite péremptoire. Je m’en excuse.
                      Comme je l’ai dis en conclusion, tout le monde ne peut pas appliquer les solutions, car chacun a ses propres contraintes.

                      Permettez moi de revenir sur un point qui me tiens particulièrement à coeur : le compostage. Une étude de l’ADEME en 2007 (opération « Foyer Témoin » dans le cadre de la campagne « Réduisons vite nos déchets, ça déborde ») a montré que la mise en place du compostage dans les ménages a permis de réduire de 33 kg/hab leur poubelle annuelle. Pensez-vous que tous les ménages ayant un jardin compostent déjà leur déchets ? Je voudrais aussi souligner le fait qu’il suffit d’un balcon en appartement pour avoir un lombri-composteur.

                      Un deuxième point attire mon attention dans les commentaires que j’ai lu. L’autocollant « stop pub » soi-disant inefficace, permettrait (toujours selon l’étude « Foyer Témoin ») une réduction de déchets de 14kg/an/hab. Ce n’est pas uniquement une expérience théorique de l’ADEME. Ayant récemment déménagé, je suis passé d’une boite à lettre avec auto-collant stop pub à ma nouvelle boite sans auto-collant. Je recevais précédemment environ 500 g de pub par mois (tous les distributeurs ne respectent pas notre désir) à au moins 500 g de pub par semaine !

                      Dernière chose, l’eau. Bien entendu, tout le monde n’a pas la place matérielle pour avoir un récupérateur d’eau. Mais si vous faites une rapide enquête parmi vos voisins qui ont un jardin, vous vous rendrez très rapidement compte qu’il n’y en a pas beaucoup qui récupère l’eau. Et combien de personne voit-on en train de laver leur voiture avec de l’eau potable ?

                      Je vous invite à explorer les différents liens que j’ai mis en fin d’article, car ils sont à mon avis très pratiques dans les solutions qu’ils apportent.

                      Bonne soirée à tous.


                      • ObjectifObjectif 8 décembre 2009 00:52

                        Bonjour,

                        Merci pour l’article et la mise au point.

                        Pour l’eau, il faudrait effectivement la nettoyer avant de la rendre, et, point auquel on pense rarement, il faudrait récupérer la chaleur de l’eau chaude, c’est une perte non négligeable.

                        Pour le compostage, il serait beaucoup plus intéressant d’utiliser les déchets organiques, la biomasse, comme combustible que comme compost, comme je vous le disais plus en détail dans un commentaire précédent.

                        Au passage, utiliser des toilettes sèches en y utilisant les déchets organiques séchés, et bruler le fumier obtenu, une fois séché, serait le processus le plus intéressant, car permettant à la fois gain de carburant et économie d’eau. Mais ce n’est pas opérationnel facilement à ce jour smiley


                      • joachim 8 décembre 2009 01:02

                        En effet les toilettes sèches ne sont pas encore très répandu, mais les technologies existent et sont bien moins contraignantes qu’il y a quelques années. Pour ce qui est de la réutilisation des matières fécales, je ne sais pas trop ce qu’il est possible de faire.


                      • ObjectifObjectif 8 décembre 2009 09:11

                        Pour tous les animaux, on dit fumier : c’est de la biomasse, il suffit de sécher à partit du soleil, éventuellement de le transformer en granulés pour le stocker. Le bruler apporte entre 4 et 5Kwh par kg, et règle en même temps :
                        - la principale utilisation de l’eau potable et de son retraitement centralisé ;
                        - les problèmes de santé éventuels ;
                        - fournit de la chaleur qui diminue l’usage de combustibles fossiles ou d’électricité ;
                        - et fournit de bonnes cendres pour le jardin.

                        Reste à démocratiser la solution.

                        Au passage, les boues de stations d’épuration représentent 0,95Mt de matière sèche, selon l’adème. Le fumier bovin représente 24Mt selon ce document. je n’ai pas les chiffres pour les autres élevages, mais cela doit être au moins équivalent : on aurait donc 50Mt de déchets secs à granuler, soit 1,6t par foyer pour 30Millions de foyers, sans compter les déchets de bois largement non utilisés à ce jour.

                        Il faut 2t de granulés pour chauffer 100m2 avec des poêles à granulés à bon rendement (80%) : on est quasiment à l’autonomie, sans compter l’apport du solaire thermique qui peut facilement atteindre 60% des besoins thermiques.

                        Il n’y a pas de problème d’énergie en France, juste un problème de prise de conscience et d’action intelligente.


                      • Tetra Pak France Tetra Pak France 8 décembre 2009 15:55

                        Merci pour ce long article sur les déchets. C’est un sujet extrêmement important.

                        Je souhaiterais revenir sur une confusion régulièrement faite sur les emballages carton pour liquides alimentaires.

                        Les emballages de Tetra Pak sont fabriqués à partir de carton à 75%. Le carton est donc dérivé du bois, qui est une matière renouvelable. Tetra Pak propose des emballages issus de forêts gérées durablement et tracés à 100%. De plus, 33% du carton vient de forêts certifiées FSC, le label internationalement reconnu par les ONG, dont Greenpeace et le WWF, comme étant le plus exigeant à l’heure actuelle.

                        Concernant le recyclage, il faut savoir que la division des matériaux d’une brique usagée est si simple que chacun pourrait le réaliser chez soi. En effet, il suffit de plonger la brique dans un blender rempli d’eau et de mettre en route lentement pour que le carton remonte à la surface et que la matrice PE-Alu aille vers le fond. A échelle industrielle cela se fait grâce à un pulpeur dont le principe est identique à celui décrit précédemment. Il est donc facile d’isoler les différentes matières de la brique, contrairement à ce qui est dit dans l’article proposé.

                        Ce carton des emballages de type Tetra Pak est à l’heure actuelle recyclé à 100% en essuie-tout ou en papier toilette Pour ce qui est des 25% restant, c’est de l’aluminium (5%) et du plastique (20%) qui ont pour fonction d’isoler le contenu de la lumière et d’assurer l’étanchéité et la rigidité de l’emballage. Ces 25% restant sont à l’heure actuelle valorisés à hauteur de 30% environ en piquets de vignes, de cornettes de palettes et de bancs publics. Tetra Pak s’investit considérablement dans la « construction » de la filière de recyclage de cette matière agglomérée de plastique et d’aluminium.

                        Dans le cadre du partenariat entre le WWF France et Tetra Pak France, le WWF a suggéré à Tetra Pak de commander une analyse de cycle de vie de l’emballage alimentaire en carton. Cette étude a été menée par Bio Intelligence Service, un cabinet d’experts spécialisés dans l’analyse de cycle de vie des produits, et a démontré le moindre impact sur l’environnement de la brique alimentaire face aux autres emballages existants (la bouteille en plastique et la bouteille en verre), notamment sur les aspects, utilisation de ressources renouvelables, émissions de gaz à effet de serre et utilisation d’énergies non renouvelables. Cette analyse est disponible ici http://www.tetrapak.com/fr/SiteCollectionDocuments/Analyse_du_Cycle_de_Vie_ ACV/rapport_final.pdf

                         


                        • Tetra Pak France Tetra Pak France 8 décembre 2009 16:05

                          Pour terminer...

                          Une bouteille plastique nécessite près du double d’énergie et de ressources non renouvelables par rapport à la brique alimentaire et ses émissions de CO2 sont supérieures de 49% à celles d’une brique alimentaire. Pour le verre, c’est encore plus important : durant tout son cycle de vie, la bouteille de verre génère des rejets de CO2 quatre fois supérieurs à ceux générés par la brique, du fait de l’énergie nécessaire pour la fondre lors de la production puis la refondre lors du procédé de recyclage. Néanmoins, il est tout à fait certain que le verre est l’emballage le plus écologique, s’il est consigné, car il se réutilise à l’infini. Sauf que ce n’est pas le cas en France et que le recyclage du verre est très polluant.

                          Je suis d’accord avec Shadok71, le consommateur a deux pouvoir : celui de voter, et celui d’acheter des produits vertueux. Il est certain que ce n’est pas facile de s’y retrouver parmi tous les emballages proposés et qu’en outre, le consommateur n’a pas envie de passer sa vie dans son magasin ! On ne peut qu’espérer que la mise en place de l’étiquetage environnemental, engagement du Grenelle de l’Environnement, aide le consommateur à y voir plus clair ! Pour info, si les consommateurs faisaient systématiquement le choix de la brique alimentaire pour des produits tels que le lait et le jus, cela engendrerait, en France, une économie globale annuelle en CO2 de 194 600 tonnes, soit l’équivalent de plus de 1,3 milliards de kilomètre en voiture ! Ca donne à réfléchir… !


                          • décurion 8 décembre 2009 17:39

                            Je suis désolé de constater, encore une fois, un certain nombre de bétises, pour ne pas dire plus.Dés le début de l’article, pointe la 1ère.
                            « En cause, notre mode de vie occidental »
                            Si quelqu’un a mieux comme connerie, je suis preneur.
                            Ce qui est en cause, ce n’est pas notre mode de vie, mais notre mode de consommation, et au dessous d’un niveau de pouvoir d’achat ce mode de consommation est le seul choix possible.
                            « En 40 ans, la quantité de déchets produites par les Français a doublé ............ »
                            En 40 ans, la quantité de produits jetables a été décuplée, sinon plus, à tel point que le réparable a pratiquement disparu du paysage.
                            « Nous consommons 3,1 milliards de litres d’eau par an en france »
                            Nous avons une terre perméable, et du béton imperméable. Le minimum de bon sens, serait que chaque m² construit tienne compte de ce fait et que des bassins de retenue soit aménagé en fonction de la pluviométrie annuelle et des surfaces baties.Le bon sens voudrait que les eaux pluviales ne soient mélangées aux eaux usées, alors que les particuliers y sont astreints, mais seulement eux. Le bon sens sens voudrait, qu’à l’instar de lyon, on crée des lieux de loisirs nautiques, à partir desquels, l’eau pourrait pénétrer les sols et remplir les nappes phréatiques.
                            « Certains déchets ne sont pas pas recyclables....... »
                            Là on rentre directement dans le domaine de l’escroquerie, pour la raison toute simple, qu’au stade actuel de nos connaissances, la seule matière que nous pourrions recycler, c’est l’eau, par évaporation et refroidissement. Pour les autres déchets, le « recyclage » consiste à réutiliser sans transformation, sans aucun effet pour les volumes en augmentation constante.
                            Le principal repproche que l’on puisse faire, à cette bible écologique, est qu’elle est entièrement soumise aux éxigences économiques, et qu’a aucun moment elle ne remet en cause la fabrication d’objets destinés à devenir des déchets dans un temps trés court. La corruption des esprits est telle, que l’on peut sans peine démontrer les économies découlant de la fabrication du verre , à partir du verre, en place de la fabrication du verre à pertir du sable, sans que nul ne songe à objecter, qu’il serait encore plus économique, d’utiliser le verre jusqu’à ce qu’il casse, et de supprimer autant qe plastique que possible.
                            Je trouves regrettable que le consommateur soit stigmatisés, sur des problèmes qui relève de la politique, je trouves scandaleux que sous prétexte d’actes citoyens, on pousse les consommateurs à agir contre leurs intérets et ceux de leurs descendants.
                            Même si quelques conseils volés à nos grands mères relèvent le niveau général, le tout est insipide.
                            Diminuer les déchets, ça se fait en Amont, pas en Aval.


                            • joachim 10 décembre 2009 23:26

                              Bonsoir,

                              Le reproche que je retrouve dans beaucoup de commentaires à propos de la culpabilisation du citoyen et du consommateur m’étonne par sa virulence. J’ai déjà précisé dans mon précédent message que ce n’était mon objectif quand j’ai écris l’article mais je pense que le débat doit être approfondit.

                              Comme la plupart d’entre vous, je pense que les actions lancées par nos dirigeants en faveur d’une réduction globale des déchets ne sont pas suffisantes. Surtout qu’elles consistent pour beaucoup à de grands déballages de communication pour demander aux citoyens de vider leur poubelle, mais sans cesser de consommer ! Il y a de grandes contradictions dans les discours et de la faiblesse dans les actions concrètes. Ça fait râler, bien entendu. Ca ne donne pas non plus envie de changer nos habitudes.
                              Mais il ne faut pas oublier que le plus grand pouvoir du citoyen consiste à agir pour faire bouger les choses autours soi plutôt que de se lamenter. En tant que consommateur, nous avons tous le choix entre, prendre des brioches fourrées au chocolat et délicatement emballées dans des emballages individuels ou préférer un gâteau complet et un pot de pâte à tartiner. Et que les personnes pensant que le consommateur doit se sacrifier pour faire ce geste aillent comparer les prix dans leur supermarché préféré.

                              Je pense qu’il ne faut vraiment pas minimiser le pouvoir que nous avons tous entre les main. Pourquoi pensez-vous que la communication occupe une place aussi importante de nos jours ? Pourquoi les grandes marques investissent autant d’argent dans la publicité, même en période de crise ? Pourquoi la liberté de la presse nous tient-elle autant à coeur ?
                              Cette communication influence largement nos choix.
                              Si, plutôt que de se laisser manipuler, nous reprenions notre consommation en main peut-être nous rendrions nous compte que nous ne sommes pas tant dépendant que ça de notre supermarché qui propose des prix aussi bas.
                              Les entreprises qui fabriquent des produits, celles qui les vendent, celles qui offrent des services sont bien plus dépendantes du consommateur que l’inverse. Si une entreprise propose un produit qui n’atteint pas son marché elle n’a pas d’énormes possibilités de substitutions. Alors qu’un consommateur peut choisir entre acheter le produit d’une marque, le prendre chez un concurrent ou encore ne rien acheter du tout.

                              Je le répète, le but de l’article n’est pas la culpabilisation mais l’ouverture.


                              • Stephanefr 11 décembre 2009 00:09
                                Salut,

                                Pour les Dunkerquois et les Parisiens (en attendant Rouen et Nantes) les sites de http://www.0dechet.com sont à votre disposition pour comprendre comment on utilise Freecycle. 

                                Le site Parisien http://paris.0dechet.com possède aussi son forum.

                                Vous serez toujours les bienvenue !
                                Stéphane
                                FC Paris

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