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Accueil du site > Actualités > Environnement > Du paradoxe de l’attitude climato-sceptique

Du paradoxe de l’attitude climato-sceptique

Certains que l’on dénomme climato-sceptiques et qui se réclament du droit de douter comme une condition pour produire la vérité scientifique toujours relative, prétendent tirer du doute la certitude qu’il convient de ne rien faire pour limiter la production de CO2 dans l’atmosphère et refuse radicalement la programme du sommet de Copenhague, au nom de leur doute. Ce qui est un paradoxe logique et pratique pour le moins étonnant.

Démonstration :

- Admettons avec eux qu’il y ait des doutes sur l’origine humaine du réchauffement climatique.

- Admettons que ces doutes puissent être plus tard justifiés ; ce que nous ne pouvons encore savoir avec certitude aujourd’hui.

Cela ne veut pas dire qu’il n’ y ait pas des indications tellement sérieuses du fait mesuré du réchauffement climatique que même les quasi totalité des sceptiques est obligée de l’admettre. Toute la question est donc de savoir si la production humaine de CO2 doit être totalement écartée comme condition parmi d’autres, de ce fait.

Or même Claude Allègre est contraint de répondre par la négative à cette question, au nom du doute scientifique et au regard de la controverse entre spécialistes en cours.

Dans ces conditions rien ne peut et ne doit pratiquement nous empêcher, au nom du principe de précaution, de prendre au sérieux une thèse encore douteuse, comme toute thèse scientifique, mais relativement consensuelle parmi les experts dont la plupart d’entre nous ne sommes pas, afin de préserver nos conditions de vie actuelles et réduire les risques signalée par la majorité des experts, en limitant la production humaine de CO2 dans l’atmosphère.

Le doute, en effet, doit générer la prudence, à savoir la limite dans l’affirmation de la toute puissance du désir, toujours aveugle, et doit obliger à refuser l’imprudence de l’excès, car tout l’excès est potentiellement catastrophique. La limitation du développement aveugle au profit du développement durable et conscient des risques possibles sinon certains, ne peut être nuisible, car elle sera nécessairement bénéfique aux humains et aux espèces non-humaines dont nous avons besoin pour bien vivre. Le "rien de trop" est toujours une bonne chose, ce que savaient déjà les anciens qui en avaient fait une règle fondamentale de sagesse.

Que ceux donc qui prétendent douter, fasse aussi du doute un règle de sagesse. Les adversaires de Copenhague devraient faire un meilleur usage de leur doute en ne le convertissant en contre-certitude, toute aussi fallacieuse, sinon plus, que celle qu’il refuse.

Les soi-disant sceptiques, au nom de leur scepticisme, devraient savoir que, sur le plan pratique et non seulement théorique, ils pourraient être démentis plus tard, ce qui est un argument suffisant à ne pas prendre le risque de l’être, car il serait alors trop tard !

 


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60 réactions à cet article    


  • jondegre jondegre 10 décembre 2009 11:22

    Bonjour,

    Le climato-scepticisme est surtout une attitude sceptique face à l’arnaque de la propagande ecolo actuelle :

    Les états sont aux mains des lobbies agro-chimiques, petroliers, agricoles, miniers,... qui par leur intérêts économiques détruisent l’ecosysteme (un simple exemple : les forêts primaires sont sous pression du soja ogm, de l’huile de palme, prospection pétrolière, commerce du bois... ), évidemment aucune réforme de fond n’est entreprise pour changer le système (qq lois cadres au sein l’UE suffiraient !!), juste un énorme écran de fumée pour culpabiliser (et ponctionner) le gogo d’un système qu’il n’a ni choisi ni cautionné, suivi du marketing green-washing habituel.


    • LeGus LeGus 10 décembre 2009 12:02

      @l’auteur,

      Merci pour votre bon sens dans une affaire où les tropismes consuméristes font prendre les vessies pour des lanternes.

      Un citoyen à vélo.


      • Eloi Eloi 10 décembre 2009 21:06

        pour compléter, je n’aime pas trop copier/coller d’un autre article, mais comme les thématiques sont proches :

        ******

        Pour ce qui est du principe de précaution, il faut savoir l’appliquer correctement, c’est-à-dire être réellement capable d’expliquer l’origine du réchauffement : naturel ou anthropique

        Je m’explique :
        * S’il est anthropique, on adoptera des mesures de prévention, c’est-à-dire limiter nos rejets de CO2
        * s’il est naturel, changer nos rejets ne changera rien : on adoptera alors des mesures de mitigation : il faudra préparer le renforcement des digues, le déplacement des sources de production de nourriture, le relogement et l’intégration des réfugiés climatique.

        Et c’est cela tout le débat : qui n’a pas lieu. Et c’est terriblement regrettable. Nous nous devons de réfléchir et de comprendre, afin d’être réellement efficace dans nos mesures de solidarité et de dépenses d’argent, qui représente tout de même la « sueur » quotidienne de milliards d’êtres humains...

        Tant qu’à taxer les efforts des citoyens, le moindre du respect serait de les taxer pour quelque chose d’utile et efficace !

        *******

        Le principe de précaution à mauvais essient, c’est le risque de se tromper ’d’ennemi" et finalement de tout perdre !
        Je suis sûr que nous ne sommes pas si pressés de faire un choix, contrairement à ce qui serinent jusqu’à l’indigestion l’idéologie dominante


      • gommette 10 décembre 2009 12:33

        Courtillot et Allègre sont juste des scientifiques sans scrupules prêts à frauder pour attirer l’attention médiatique, qui seule peut encore les faire jouir...


        • Rounga l’ahurissant Roungalashinga 10 décembre 2009 12:38

          Sur le plan logique, vous avez raison, mais vous ne tenez pas compte de certaines choses. Tout d’abord, tous les climatosceptiques ne sont pas à mettre dans le même panier. Ensuite, l’attitude de certains « climatosceptiques » ne consiste pas à faire valoir leur droit au doute pour ne rien faire, mais plutôt à dénoncer l’attitude dogmatique de certains écologistes, qui, on le voit venir gros comme une maison, s’approprient la protection de l’environnement sans se rendre compte du poids qu’ils feront peser sur les épaules du peuple. Plutôt que de proposer un système alternatif, non pas basé sur la consommation et la satisfaction immédiate des désirs, ils proposent d’instaurer toutes sortes de taxes et de mesures qui se révèleront, j’en ai peur, bien peu efficaces pour l’environnement.


          • Bridgetten 10 décembre 2009 13:50

             « l’attitude dogmatique de certains écologistes, qui, on le voit venir gros comme une maison, s’approprient la protection de l’environnement sans se rendre compte du poids qu’ils feront peser sur les épaules du peuple »

            Personnellement je ne subis ni le dogmatisme des écolos, ou alors c’est vraiment très récent, il me semble qu’avant on passait plus de temps à les faire passer pour des simplets qu’à les prendre au sérieux, et en tant que mère, le poids de l’avenir de notre environnement me pèse mille fois plus que celui que les écolos voudraient soit disant nous faire porter !


          • Rounga l’ahurissant Roungalashinga 10 décembre 2009 13:53

            Lisez la fin de mon message s’il-vous-plaît.


          • Bridgetten 10 décembre 2009 14:09

            J’en sais rien pour les taxes, franchement ces histoires de fric par rapport aux vrais problèmes, la santé, nos gosses, leur avenir... moi JE M’EN FOUS.


          • Rounga l’ahurissant Roungalashinga 10 décembre 2009 14:54

            Franchement il faut arrêter avec ce discours « nos gosses, leur avenir, quelle planète allons-nous leur laisser ? ». Si on veut promettre un avenir correct à nos enfants, alors redressons notre économie, créons des emplois et augmentons les salaires, parce que de toutes manières s’il y a des catastrophes écologiques elles toucheront sûrement les plus pauvres, et nos gosses s’en fouteront, comme tout le monde se fout totalement de la misère et de la fin dans le monde.
            Mais si malgré cela vous voulez vraiment « sauver la planète », alors dites-vous bien que les écologistes ne feront rien d’efficace, car ils savent très bien que les vrais changements à adopter pour réduire l’impact de l’homme sur la planète, même pas 1% n’en veut vraiment, car ils signifient un changement drastique de notre mode de vie, un abandon de notre société d’abondance. Un obèse ne maigrira pas s’il arrête de mettre du sucre dans son café alors qu’il continue à bouffer des pâtisseries toute la journée.


          • Bridgetten 10 décembre 2009 15:05

            Cher Roungalashinga... je n’ai jamais avancé, dit, formulé, supposé ou discouru, il n’y a pas de DISCOURS.. je n’ai jamais émis l’hypothèse selon laquelle les émissions de CO2 seraient l’unique ou le vrai problème de notre société, je pense seulement que vouloir écarter de nos préoccupations en matière d’environnement le problème des émissions de CO2 n’est pas une solution pour notre avenir. 
            Je suis donc tout à fait d’accord avec vous (sur le reste) !


          • clostra 10 décembre 2009 13:00

            Le doute scientifique voudrait que vous doutiez de vos propos :
            Etre climato-sceptique ne signifie pas qu’on soit sceptique sur les changements/boulversements climato-magnéto-géologiques (dans un sens ou dans l’autre) et encore moins, disposés à ne rien faire.
            Une idée juste pour une action juste.
            La terre/mer par endroits est une poubelle et des molécules beaucoup plus dangereuses que le CO2 circulent dans l’air et dans les sols/eau.
            Et justement, parce que les gens sont désinformés, mal informés ou simplement raisonnent avec leurs tripes, pour ma part, je dirais : tant mieux s’ils pensent ça, parce qu’il y a quelque chose à faire de beaucoup moins agréable et surtout de beaucoup moins facile à comprendre que de compter les molécules de CO2 dont on sait à peu près faire le bilan.
            (une petite question : qui dit CO2 dit O2 consommé : pourquoi ne pas s’attaquer à cette redoutable molécule qui devrait diminuer chaque fois que le CO2 augmente !)
            Donc, voilà : c’est plus simple comme ça pour agir contre toutes les nuisances associées et vraiment dangereuses que sont toutes ces molécules produites.


            • pissefroid pissefroid 10 décembre 2009 13:22

              Quand la science aura démontré que des couches de CO2, à basse température peuvent réchauffer la terre, je pense qu’une nouvelle loi de thermodynamique aura vu le jour.
              Soyons sérieux, la principale cause de l’effet de serre est la couche nuageuse qui confine l’atmosphère et peut réfléchir le rayonnement infrarouge de la terre.
              Dans le midi, où je suis, je remarque que chaque fois que le ciel est dégagé je me gèle les mains en promenant ma chienne le matin (comme ce matin).
              Le projet CLOUD du CERN va explorer l’interaction du rayonnement cosmique avec l’atmosphère.
              Dans un ou deux ans les premiers résultats vont apparaître.
              Ce projet voit le jour après que d’autres scientifiques aient vu une corrélation entre la température en haute atmosphère et le flux du rayonnement cosmique traversant la terre.
              voir :expérience CLOUD


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 décembre 2009 13:26

                Bonjour Sylvain,

                Le mot de doute me semble embrouiller le débat par ses connotations philosophiques

                Le fait est qu’il y a de l’incertain dans les calculs de l’incidence climatique occasionnée par les GES et qu’en admettant qu’il fasse plus chaud d’ici 20 ans et qu’on ne fasse rien, il n’y a aucun moyen pour déterminer que c’est à cause de l’inaction des gouvernants que la température s’est un peu élevée

                Je me dis, étonnant, un philosophe qui vire à la superstition

                A dire vrai, il y a eu des précédents. Bodin, éminent penseur politique du 16ème siècle, n’en a pas moins écrit un traité de démonologie


                • Bridgetten 10 décembre 2009 13:44

                  Sceptique ou pas, il y a des vérités scientifiques que l’on ne peut ni nier ni mépriser, l’atmosphère n’est pas un jouet, on ne fait pas n’importe quoi avec :

                  « L’excès de CO2, dit hypercapnie, n’a dans un premier temps pratiquement pas d’effet sur l’organisme. A partir d’une teneur d’environ 3% dans l’air inspiré l’hypercapnie entraîne des troubles sous forme de maux de tète, des nausées des bouffées de chaleur et autres manifestations. Au dessus de 5%, les troubles deviennent très gênants avec étourdissement et troubles visuels. Entre 8 et 10% les troubles sont très importants et le Temps de Conscience Utile réduit à environ 2 minutes. L’effet le plus important de l’hypercapnie et l’accélération de la ventilation pulmonaire qu’il déclenche à partir de 4% de teneur en CO2 de l’air. L’organisme cherche par ce moyen à accroître son apport en oxygène réduit par l’excès de CO2 dans l’air inspiré. Cette accélération réflexe accélère l’intoxication si d’autres produits toxiques sont présents dans l’air inspiré comme c’est souvent le cas lors d’un incendie. Par exemple, la combustion lente de la mousse d’un siège, va produire du CO et du CO2 et également d’autres gaz très toxiques qui vont ainsi par l’effet de la présence en excès de CO2 être inspirés plus rapidement. Règlementairement, en aviation comme en milieu confiné, la teneur en CO2 de l’air respiré ne doit pas dépasser 0,7% en mode normal et 2% en mode dégradé. »


                  • clostra 10 décembre 2009 19:13

                    Pi quoi encore !

                    On va tous crever ?

                    Dugué au secours, il nous terrorise !

                    (NB le CO2 est le meilleur remède contre les crises dites de spasmophilie : prenez un sac, respirez deux ou trois ou plus fois en bouchant le plus possible pour que le CO2 ne s’échappe pas : vous provoquerez une hypercapnie salutaire)


                  • Bridgetten 10 décembre 2009 23:22

                    Klostra et Konfi, ce commentaire ne parle que de l’ Excès de CO2 dans l’organisme que l’on appelle hypercapnie (en raison de la pollution de l’air par ex).

                    L’hypercapnie arrive quand la dose de CO2 dans l’organisme devient intolérable.

                    Tout ça pour dire que les émissions de dioxyde de carbone doivent être contrôlées, menace climatique ou pas.


                  • clostra 11 décembre 2009 09:50

                    Il faut que vous arrêtiez avec ça ! j’insiste !

                    Par contre, votre raisonnement qui va au bout des choses (dans l’absolu mais pas dans la situation réelle où, pour faire peur on fustige le CO2 en tant que gaz à effet de serre), me plaît et devrait être utilisé dans les démonstrations actuelles à Copenhague, pour poser la bonne question :

                    Non seulement c’est un gaz à effet de serre mais en plus : on va tous crever si on extrapole la courbe actuelle (quelle courbe ?) : une augmentation de CO2 allant de pair avec une diminution d’O2, nous allons être contraints à nous transformer (une pousse de carapace ?) voire à muter !

                    Bridgetten, si vous avez une petite heure devant vous, visionnez la conférence de Mr Courtillot.

                    Et puis, juste un petit exemple de genre de transformation qui nous attend : on a étudié des sortes de langoustines dans des milieux de différentes salinités et on s’est aperçu que lorsque la salinité était très forte, par gradient, on obtenait progressivement des langoustines avec deux yeux très rapprochés, jusqu’à n’en avoir qu’un seul ! Relisez Homère...


                  • clostra 11 décembre 2009 09:54

                    NB il est possible que j’inverse : en fouillant dans ma mémoire : ce pourrait être des yeux de plus en plus écartés lorsque la salinité augmente...après tout : ça pourrait faire lamême chose mais en passant par derrière la tête...

                    Connaissez-vous le 3ème oeil ?


                  • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 décembre 2009 13:54

                    Un peu agressif cet article et à côté de la plaque, désolé.

                    Allègre et son collègue courtillot n’ont jamais dit qu’il ne fallait pas réduire les émissions de C02. Avant de critiquer ces gens, vous devriez commencer par écouter ce qu’ils disent plutôt que d’écouter des propos rapportés et volontairement tronqués.

                    Voici en résumé leur position :

                    1°) L’hypothèse anthropique est très incertaine (les 90% de certitude du GIEC sont faux) et ils lui préfèrent l’hypothèse solaire.

                    2°) La focalisation actuelle sur le C02 se fait au détriment d’autres pbs plus urgents dont voici les principaux :

                    -L’eau douce
                    -La démographie (éducation des femmes)
                    -Le traitement des déchets dans les villes.
                    -Pollutions agricoles
                    -La pauvreté , l’accès à l’énergie

                    3°) Le C02 acidifie l’océan se qui rend utile de réduire les émissions de C02

                    4°) Copenhague prend le même chemin que Kyoto : quotas et interdictions et aboutira au même résultat : rien. Les émissions ont augmenté de 50% depuis Kyoto : c’est la plus forte hausse de l’histoire, kyoto est donc un échec.

                    5°) (Pour Allegre) Les solutions ne sont pas les taxes et les interdictions mais l’inovation :

                    -Energies renouvellables
                    -Nucléaire
                    -Séquestration du C02
                    -Voiture électrique
                    -OGM

                    Voilà en gros leur position histoire de clarifier les choses.
                    Cela ne veut pas dire que je sois à titre personnel en accord avec tout leur discours mais je n’apprécie pas cette habitude de toujours vouloir travestir les discours pour les discréditer.

                    Cordialement,

                    _Ulysse_


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 décembre 2009 14:26

                      Vous semblez ne pas avoir bien lu : je dis explicitement que même Allègre ne nie pas le réchauffement climatique et l’incidence possible de l’excès de CO2 dans l’atmosphère, mais il nie que l’on ait démontré que que ce soit la cause principale.

                      Ce qui lui fait conclure qu’on doit en effet réduire cette production de CO2, dès lors que cette cause dépend de nous et que nous avons rien à perdre et sans doute tout à gagner à limiter cette pollution quelle que soit l’incidence de l’effet de serre sur le réchauffement climatique.


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 décembre 2009 15:18

                      Vous semblez croire que la cause anthropique est prouvée.

                      Cela m’intéresse au plus haut point car je n’ai pas connaissance des preuves en questions et ce même après les avoir demandé à mainte reprise à des climatologues.

                      Si c’est prouvé, dites moi quelles sont les preuves ?


                    • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 décembre 2009 15:20

                      Sinon cette phrase fait un bel amalgame je trouve :

                      "... prétendent tirer du doute la certitude qu’il convient de ne rien faire pour limiter la production de CO2"

                      C’est la raison de mon message plus haut ;)


                    • LE CHAT LE CHAT 10 décembre 2009 14:06

                      En plus des doutes émis ci dessus , l’augmentation du CO2 provient en partie du volcanisme , mais quand est il des autres gaz , comme le méthane , le SO2 etc etc

                      pourquoi ne remet on pas plus en cause la production de viande bovine , les ruminants étant grands producteurs de méthane , 23 x plus nocif que le CO2 pour le réchauffement ?


                      • Bridgetten 10 décembre 2009 14:07

                        Je ne vois pas comment le nucléaire et les OGM peuvent régler les problèmes de notre environnement !

                        C’est sans doute ses connaissances scientifiques pointues qui lui permettent de nous recommander ces solutions miracles...


                        • Bridgetten 10 décembre 2009 14:55

                          Ce comm est une réponse à Ulysse et aux solutions avancées par Allègre.


                        • _Ulysse_ _Ulysse_ 10 décembre 2009 15:23

                          Ce n’est pas à moi qu’il faut demander cela, je n’ai fait que résumé la position des personnes en question. Je l’ai d’ailleurs bien précisé dans mon message.


                        • chria chria 10 décembre 2009 14:28

                          Vous prenez le doute scientifique pour étayer une théorie de la sagesse et donc de la prise de position via le principe de précaution. Mauvais calcul, car les climato-sceptiques doutent d’abords sur les aspects scientifique. 
                          Ils disent : « attention on va trop vite on ne peut pas encore conclure à la vue des incertitudes scientifiques et des processus politiques qui animent le giec. Les interprétations qui sont faites peuvent être fausses, et une bonne majorité le sont d’ailleurs. »
                          C’est pourquoi aujourd’hui la « bataille » n’est plus vraiment scientifique et les pro-RCA disent « que cela n’a pas d’importance parce qu’on ne peut pas rester là sans rien faire, il faut lutter contre les possibles. Si jamais on ne fait rien et que la catastrophe s’abat, gare à nous ! A partir de là pourquoi certains s’échignent à remettre en cause cette évidence ? Ils sont cons ou quoi ? »

                          Effectivement, face au principe de précaution, face à une bande de trouillard qui réagit à l’émotion et non à la raison, et bien le sceptique n’a pas grand chose à dire de rationnel à part qu’il vaut mieux bien réfléchir avant de faire n’importe quoi.

                          Vous faites la leçon comme quoi les sceptiques devraient douter de leur certitude. C’est quand même fort puisque c’est justement ce que les sceptiques demandent depuis longtemps aux pro-RCA et alarmistes écolos, qui ressortent sans arrêt des arguments d’autorité sans valeur.

                          Le jour où on sortira une vraie preuve que le CO2 anthropique est bien le moteur actuel du climat, alors les sceptiques arrêteront de douter. C’est normal, c’est comme cela que ça marche dans la science. En attendant, si vous êtes satisfait parce que tous ces processus politiques sont en marche, et que bientôt on pourra sauver la planète grâce à Copenhague, là c’est sûr, on est déjà mal barré, parce que je peux vous annoncer que si les pires prédictions du Giec s’avèrent vrai (on ne pourra de toute façon jamais le vérifier, alors votre dernier argument, pfff, il est nul), et bien ce que l’on fait actuellement c’est des broutilles qui ne serviront à rien.
                          Il y a parfois de la culpabilité mal placée...

                          En fait, on ne peut plus rien critiquer dans ce monde, si quelque chose est mal fait, c’est pas grave, c’est déjà bien qu’il soit fait. Ce positivisme nous emmènera vraiment vers la catastrophe !

                          En comparant le doute scientifique des climato-sceptiques à un doute sur la politique à suivre et la négation des enjeux futurs, on est en droit de se demander si vous connaissez bien le sujet. Paralogisme ou sophisme ?

                          En réalité, loin d’être une affaire de philosophie, le RCA politique est avant-tout une affaire psychologique qui opposent plusieurs styles de pensée sur un sujet complexe et incertain.

                          Les sceptiques ont perdu, parce qu’une certitude a gagné, le principe de précaution.


                          • Bridgetten 10 décembre 2009 14:56

                            Belle conclusion, pourvu qu’elle soit certaine.


                          • chria chria 10 décembre 2009 15:33

                            Malheureusement ou heureusement, rien n’est certain.


                          • finael finael 10 décembre 2009 14:38


                            Je suis un « climato-sceptique ».

                            Cela ne veut pas dire que je nie le réchauffement en Europe, les mesures sont des mesures.

                            Mais cela ne fait qu’une petite vingtaine d’années que l’on peut mesurer la température à peu près partout sur le globe (il aura fallu attendre les satellites météo) ... c’est très court en regard d’un climat !

                            Et pourquoi ne nous dit-on pas, dans les média « grand public », qu’en Antarctique elles baissent !

                            Je viens de lire un article expliquant que non, le groenland n’était pas une « terre verte » en l’an 1000 ... très bien, sauf que c’est contredit par les données archéologiques.

                            Et là où je pense qu’il y a une immense supercherie c’est que le climat terrestre n’est pas à la portée de l’intervention humaine à l’échelle de quelques années (ce que les partisans de l’origine anthropique du réchauffement climatique oublient de dire, c’est que ce serait le produit de plusieurs siècles d’activité humaine ... si c’est prouvé, et ça ne l’est pas). Et ce n’est certainement pas avec des taxes et de belles paroles qu’on fera quelque chose.

                            Et surtout, surtout, celà permet de détourner l’attention du fait que, comme l’ont fait remarqué plusieurs commentateurs, nous empoisonnons la planère de nos déchets et émanations toxiques. Or là c’est bien nous, nos civilisations et on pourrait y faire quelque chose de concret.

                            Voilà pourquoi, pour moi, la conférence de Copenhague n’est qu’un cirque de plus.


                            • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 décembre 2009 14:39

                              J’ajoute que je n’ai pas parlé de taxe carbone, ni du nucléaire, pour réduire l’effet de serre ; mais de la réduction de notre propention à surconsommer des ressources polluantes, à commencer par les plus aisés d’entre nous, les industries, les transports de marchandises le chauffgage etc...et les voitures individuelles pour se déplacer tout seul au volant de sa petite maison ambulante survitaminée en pétrole...

                              Pour ma part je ne pense pas que la taxe carbonne soit un bon moyen de convaincre la majorité de nos concitoyens de lutter contre l’effet de serre : elle est socialement injuste et donc contre performante.
                              Quant au nucléaire, tant que le problème des déchets ne sera pas réglé, la prudence s’impose.

                               Mon texte visait ceux qui aux USA et ailleurs veulent continuer la politique du tout carbone et/ou du tout pétrole sous le fallacieux prétexte que nous serions dans l’incertitude quant aux causes du réchauffement climatique


                              • finael finael 10 décembre 2009 16:55

                                Que l’on soit dans l’incertitude quant aux rôles de différentes causes dans le réchauffement climatique me semble exact.

                                Que l’on soit dans l’incertitude sur l’ampleur de ce réchauffement dans l’avenir me semble encore plus exact.

                                Que ces incertitudes servent de prétexte pour continuer à polluer me paraît malhonnête.


                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 10 décembre 2009 17:18

                                C’’est tout à fait le sens de mon propos


                              • Eloi Eloi 10 décembre 2009 23:00

                                Quant au nucléaire, tant que le problème des déchets ne sera pas réglé, la prudence s’impose.

                                Concernant le problème des déchets, que fait-on ?
                                * 95% des déchets sont constitués d’uranium238 (l’uranium appauvri, moins radioactif que l’uranium naturel). Actuellement, on le sépare des « déchets » et on le stocke parce qu’on sait exactement quoi en faire à long terme : c’est une ressource gigantesque dans un surgénérateur (les russes le savent très bien).
                                * 90% de la radioactivité à long terme est due au plutonium. C’est-à-dire que si les déchets, dont la radioactivité diminue en permanence, mettent 100.000 ans à rejoindre la radioactivité naturelle de l’uranium naturel, c’est à cause du plutonium. Qu’en fait-on ? On le recycle dans le MOX pour s’en servir comme combustible et produire de l’énergie.

                                Dans ce qu’il reste, actinides mineurs et produits de fission, les déchets mettent encore plusieurs milliers d’années avant que leur radioactivité rejoigne celle de l’uranium naturel.
                                Que peut-on faire de ce qu’il reste ?

                                * une majeure partie de la radioactivité restante est due aux actinides mineurs. Dans les surgénérateurs, ils peuvent être utilisés comme combustible (comme le plutonium). C’est ce que des expériences internationales ont démontré dans le réacteur Phénix. C’est ce qui était prévu dans Superphénix, que les « écolos » (qui aiment voir traîner les déchets, à ce qu’il semble) ont fait arrêté par un chantage électoral non démocratique en 1997.

                                Les actinides mineurs incinérés, la radioactivité diminue jusqu’à rejoindre celle de l’uranium naturel en quelques siècle. On passe de centaines de milliers d’années à quelques siècles ! Excusez-moi du rien !

                                * dans ce qu’il reste, quelques siècles de radioactivité chaque année décroissante, il reste les produits de fission, qui peuvent être encore (eux aussi) incinérés. Là c’était les américains qui dominaient le sujet il y a quelques décennies.

                                On le voit : le problème des déchets est déjà en grande partie résolu et l’ont fait des choses. Comme on le voit, nous avions il y a dix ans la capacité en France, d’en faire encore plus pour résoudre complètement le « problème » des déchets.

                                Et tout cela, contrairement à ce que disent ces petites phrases, presque des proverbes, que l’on projette de ci de là, comme une véritable... pollution de la pensée.


                              • décurion 10 décembre 2009 15:23

                                L’ abus de certains termes dévoient le sens de ces termes. Le scepticisme, de nos jours, ne signifie plus que l’on doute d’une affirmation, ou d’une vérité. Si l’on accole l’Europe et le scepticisme, le climat et le scepticisme, on crée un terme qui va au dela de la notion du simple doute, et s’apparente a une sédition amorale. Un euro sceptique, ne doute plus, il est contre l’Europe. Un climato sceptique, ne doute pas, il est contre la foi. Ces sceptiques ont franchis la ligne jaune, transgressés un tabou. Peu importe qu’un point soit litigieux, qu’ils posent la bonne question, leur opinion n’est pas recevable, puisqu’ils refusent d’etre inities.
                                Dans ces conditions, créer une nouvelle secte dite des : Enculo-reboul-tique, conjonction de l’enculé, de la tique et du gonfleur de boulles , me semble relevé d’un droit de réponse élémentaire, et le terme d’enculé, pas plus insultant que raciste, terme pourtant trés largement utilisé dans l’univers Voxien. Dans ces conditions, je trouve particulièrement injuste et même insultant, d’etre censuré sans la moindre explication.
                                Qui plus est, aucune censure n’est jamais neutre, ce qui apparaissait en filigrane de mon premier commentaire, que je vais tenter de reconstruire


                                • finael finael 10 décembre 2009 16:50

                                  Désolé, mais je me considère comme sceptique, et non négationniste !

                                  Je ne nie pas que les activités humaines aient un rôle dans les changements climatiques, je doute simplement que l’on sache lequel et dans quelle mesure.


                                • décurion 10 décembre 2009 16:55

                                  Finael,

                                  Quel rapport entre moi, le négationnisme et vous ?
                                  Ou , quand et comment vous aurais je traité de négationniste ?
                                  Je ne comprends pas.


                                • finael finael 10 décembre 2009 22:45

                                  C’est vrai, mais ...

                                  Le « glissement de sens » des mots est une pratique des plus courantes, et je m’en méfie.


                                • amipb amipb 10 décembre 2009 18:25

                                  Etonnant commentaire. On aimerait connaître vos sources, car toutes vos affirmations ne tiennent pas l’ombre d’une seconde face aux découvertes scientifiques, récentes ou passées.

                                  A commencer par LA race humaine, qui n’est plus qu’une depuis que les australopithèques ont disparus.


                                • amipb amipb 13 décembre 2009 18:42

                                  Je pense que c’est vous qui êtes dans l’erreur. Vous parlez de polymorphismes génétiques, au sein d’une même espèce, et donc certainement pas de races.

                                  Pour en savoir plus : http://fr.wikipedia.org/wiki/Race_humaine

                                  Autrement, pourquoi ne pas parler de races blondes, races brunes, etc... ? Ou de race grandes et de races petites ? Facile de trouver des différences génétiques pouvant tomber dans cette appellation.

                                  Il n’y a donc qu’une race, homo sapien, à laquelle nous appartenons tous, sans exception.

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