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Accueil du site > Actualités > Environnement > Grand Toulouse : un 2ème aéroport à 8 km du Capitole

Grand Toulouse : un 2ème aéroport à 8 km du Capitole

L’ancienne base aérienne de Francazal va être reconvertie en aéroport d’affaires, malgré la mobilisation citoyenne.

Dans le cadre du plan de restructuration des armées, le gouvernement a décidé, en juillet 2008, que la base aérienne 101, plus connue sous le nom de Francazal, serait définitivement fermée le 31 août 2010.
 
Cette fermeture permettait d’envisager un aménagement harmonieux d’une zone de 290 hectares aux portes de Toulouse, grâce à la suppression de ce que tout le monde s’accordait à considérer comme la principale nuisance du secteur.
 
Mais la procédure de reconversion, dirigée par le préfet, s’est déroulée dans la plus grande opacité.
Les rapports des études qui ont été commandées pour éclairer les décideurs n’ont jamais été publiés.
 
Les lobbies aéronautiques et industriels, appuyés par un directeur local de la Direction générale de l’aviation civiles, ont réussi à imposer, contre toute raison - y compris économique, la création d’un 2ème aéroport dédié à l’aviation d’affaires, en bipôle avec Toulouse-Blagnac.
 
Les élus : le Président du Grand Toulouse, le Président du Conseil Général, le Président du Conseil Régional, les Députés et la plupart des Maires des Communes riveraines se taisent.
 
La perspective de nuisances nouvelles, sans commune mesure avec celles qu’occasionnaient la présence des vols militaires, qui concernent une population de 100 000 habitants, ne les émeut pas.
 
Ils n’entendent pas la colère des riverains.
 
Comme l’Etat, ils faillissent à leur mission.
 
L’association Collectif Francazal (http://collectif-francazal.org), qui compte 1125 adhérents et a recueilli 4750 signatures, n’a pas pour le moment réussi à ouvrir les yeux des décideurs, qui se montrent préoccupés par les seuls intérêts économiques et ne voient pas que leur choix est sans avenir.
 

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14 réactions à cet article    


  • jymb 29 novembre 2010 13:13

    L’auteur semble oublier que Montaudran a déjà été exécuté et que la disparition d’un nouveau terrain aéronautique ravalerait Toulouse au rang de n’importe quelle ville moyenne : un aéroport commercial et un aéroclub.

    Autant se reconvertir tout de suite dans les chaussettes ou les presses-purée


    • Asp Explorer Asp Explorer 29 novembre 2010 19:53

      Bah, c’est pas grave, c’est pas comme si Toulouse avait un passé aéronautique.


    • TSS 30 novembre 2010 00:52

      Bah, c’est pas grave, c’est pas comme si Toulouse avait un passé aéronautique

       vous avez du oublier les Mermoz,Guillaumet ,St Ex et l’aeropostale... !!


    • Halman Halman 29 novembre 2010 13:52

      Le trafic civil étant surchargé, une désserte à Francazal soulagerait beaucoup le trafic aérien.

      Quand l’auteur insinue que le trafic militaire "La perspective de nuisances nouvelles, sans commune mesure avec celles qu’occasionnaient la présence des vols militaires, qui concernent une population de 100 000 habitants, ne les émeut pas" serait moins bruyant que le trafic civil c’est faux.

      Les moteurs double voir triple flux des avions civils sont considérablement plus silencieux que les réacteurs d’avions supersoniques

      Pour le lobby du bétonnage on supprime déjà tant qu’on veux les aéro clubs. Transformer une ancienne base militaire en aérodrome civil est une excellente chose pour l’avenir de l’aéronautique en France.

      Si on supprime les aéro clubs, les aéroports civils et militaires, mais où va t’on voler en France ?


      • groy 29 novembre 2010 19:05

        Des avions supersoniques décollaient-ils de Francazal ?

        J’ai habité 3 ans à Cugnaux, j’ai vu quelques avions à hélice (cargos) mais je n’ai jamais entendu de « BANG »...

        En outre, la différence se jouera peut-être sur la quantité d’avions, et non pas sur le bruit de chacun.


      • Go Better 3 décembre 2010 20:45

        La france est doté de 4 aéroports par départements, plus que les Etats Unis au km2. Toulouse en particulier dispose de Blagnac, Lasbordes, Lherm, si on enlève Francazal. Blagnac est loin d’être saturé, comme le démontre London Gatwick avec un trafic plus important et moins d’installations. Déplacer l’aviation d’affaire à Francazal c’est alléger le trafic de Blagnac de...10% ! Soit quelques dizaines de secondes de plus seulement entre 2 mouvements. Et ce serait des surcouts très durs en temps de crise pour les contribuables pour refaire une aérogare utilisable à la place des baraquements en tôle non chauffés et sans eau, alors qu’une aérogare d’affaire a été aménagée récemment à Blagnac, à 500m de l’aérogare principale. Ce serait des pertes de temps pour les usagers qui devraient rallier un aéroport sans accès autoroutier direct.
        Ce serait des nuisances nouvelles et non convenues pour des dizaines de milliers de riverains-contribuables, avec des risques augmentés de crash en pleine ville comme on voit ailleurs.
        Ce serait fermer la possibilité d’un ré-aménagement utile pour la communauté-contribuable, pour les industriels, les artisans, et pour les élus.


      • Halman Halman 29 novembre 2010 13:54

        Et je signale à l’auteur que personne n’oblige les gens à acheter des pavillons dans les axes des pistes d’aérodromes existants...

        Comme cela se fait en région parisienne, comme certains l’ont fait à Chartres et de porter plainte ensuite.

        Léger foutage de gueule inside.


        • groy 29 novembre 2010 19:06

          Certes, mais quid des gens ayant acheté avant ?


        • Asp Explorer Asp Explorer 29 novembre 2010 19:50

          C’est mieux que ça. Roissy a été construit au milieu des champs de patate, précisément parce que ça ne faisait chier personne à part les vaches et les cerfs. Puis on a construit une autoroute et une ligne de RER pour desservir l’aéroport, et du coup, plein de connards ont rappliqué en se disant que c’était un bon plan de s’installer ici, avec une super qualité de vie à 30mn de Paris, d’autant que le terrain n’était pas cher (et pour cause, c’était sous les couloirs aériens). Et là, voici que ces braves gens, l’âge venant, décident que les bruits d’avions sont intolérables et s’organisent pour, tout simplement, faire fermer l’aéroport. Ce n’est pas tant leur tranquillité qui est en jeu, que le prix du mètre carré, qui pourrait tripler en cas de départ des boeings et des airbus. Belle affaire non ? Et ça ne coûterait rien à personne. Personne, à part au con-tribuable qui a payé pour construire Roissy et qui paiera pour le démolir et en construire un autre plus loin. Personne, à part les gens qui seront obligés de faire cent bornes pour aller prendre l’avion.

          Mais bon, « la tranquillité des résidents » n’a pas de prix.


        • TSS 30 novembre 2010 00:49

          il n’y a pas d’aeroport à Chartres ! tout juste un modeste aérodrome qui n’ennuie personne !!

          la seule qui fait ch..z c’est catherine Maunoury quand elle s’entraine... !!

           un ancien chartrain.


        • Go Better 3 décembre 2010 20:31

          Reconvertir un aéroport, c’est synomyme (faut il le rappeler) de modification potentielle des nuisances, en incohérence avec l’environnement du bien immobilier au moment où il a été vendu. De plus, est ce raisonnable d’exposer 100000 riverains, soit plusieurs milliards d’investissement immobilier, par un aéroport de plus en pleine agglomération ?


        • Halman Halman 29 novembre 2010 13:58

          En Angleterre on ne pratique pas cette politique de la destruction des activités aéronautiques systématique comme en France.

          Le sud de l’Angleterre possède une densité d’aéro clubs, bases aériennes et aérodromes civils comme on en rencontre nulle part en France.

          Les vieilles bases militaires anglaises sont converties en aéro clubs. Pas détruites pour être bétonnées et pavillonnées de gens qui vont se plaindre ensuite que le bruit des planeurs les dérange comme cela se passe en France.


          • Asp Explorer Asp Explorer 29 novembre 2010 19:51

            Oui, mais en Angleterre, ils ont plus de place qu’en France...

            Ah non ? Ah bon...


          • Bernard Gineste Bernard Gineste 29 novembre 2010 23:32

            De vives réactions, une espèce de pilonnage - un commentateur qui multiplie ses ripostes à quelques minutes d’intervalle, des propos à la limite de la haine, à tout le moins éloignés du respect qu’on est en droit d’attendre.

            Je ne « replierai » pourtant pas ces messages : ils sont révélateurs des méthodes que nous avons dû subir de la part des lobbies et de nos contradicteurs.

            La plupart des arguments produits dans ces commentaires sont régulièrement assénés par des internautes lors de la parution dans la presse d’un article sur la reconversion de Francazal.
            Nous les avons réfutés sur notre site auquel je vous renvoie.
            Mais je prendrai tout de même le temps de répondre à certaines assertions, car à première vue on pourrait les trouver pertinentes, et je souhaite proposer aux lecteurs une réflexion plus approfondie.

            Jymb écrit : "L’auteur semble oublier que Montaudran a déjà été exécuté et que la disparition d’un nouveau terrain aéronautique ravalerait Toulouse au rang de n’importe quelle ville moyenne : un aéroport commercial et un aéroclub. « 
            La réalité, c’est que la piste historique de Montaudran, complètement enclavée dans la ville et traversée par une route, était utilisée pour la maintenance d’Air France.
            Les ateliers d’Air France se sont déplacés à Blagnac en 2003, dans un grand centre industriel dont la compagnie est très fière (http://corporate.airfrance.com/uploads/media/airfrance_inaugure__son_nouvea u_centre_industriel_blagnac_01.pdf)
            Et par conséquent, Toulouse reste un pôle européen, voire mondial, de l’aéronautique, et le resterait quand bien même on fermerait la piste de Francazal. La puissance aéronautique de Toulouse s’appuie sur le développement de la ZAC Aéroconstellation et non sur des aérodromes obsolètes, dont le glorieux passé reste dans les mémoires.

            Halman prétend que je trompe les lecteurs en disant que les nuisances sonores vont augmenter, mais c’est lui qui se trompe car la base de Francazal abritait seulement des Transall, avions à hélices, et non des avions à réaction »supersoniques« . Les avions d’affaires promis dans un premier temps, puis les avions de fret et les low cost, nous feront regretter le gros ronronnement des Transall.

            Avec une grande élégance, Halman fait remarquer que »personne n’oblige les gens à acheter des pavillons dans les axes des pistes d’aérodromes existants...« 
            Soit, mais ce n’est pas cela la problématique. Les »gens« , propriétaires ou locataires, habitaient là, à côté d’une base aérienne militaire, qu’ils supportaient d’autant mieux que son activité s’amenuisait au fil des ans, si bien que le ministre de la défense a décidé de la fermer.
            Alors les »gens« , ce qu’ils refusent, c’est qu’on reconvertisse le site sans tenir compte du fait qu’ils sont là. Est-ce exagéré ?
            Et dire qu’on peut mettre à cet endroit une activité bruyante sous prétexte qu’il y a déjà eu du bruit par le passé, n’est-ce pas un peu cynique et désespérant ? Les pauvres »connards« , comme dit Asp Explorer !

            Enfin Halman semble assimiler notre combat pour la qualité de vie à »une politique de destruction des activités aéronautiques".
            Là encore, c’est nous faire un mauvais procès : ce que nous voulons c’est qu’on étudie sérieusement la reconversion du site libéré par l’armée. Que la question du maintien d’une activité aéronautique soit posée, nous le trouvons normal. Mais que la réponse à cette question s’appuie sur les seuls arguments économiques des lobbies, nous ne l’acceptons pas, d’autant qu’en la circonstance les arguments économiques sont plus que contestables et de ce fait n’ont pas été rendus publics.

            Vous pouvez le constater, nous ne sommes ni dans la négation du passé glorieux de Toulouse, ni dans le refus du développement du pôle aéronautique de la région, mais nous pensons que créer un deuxième aéroport au sein du Grand Toulouse n’est pas une réponse pertinente aux problèmes que rencontrera peut-être l’aéroport de Toulouse-Blagnac à l’horizon de 2038.

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