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Le biogaz, une énergie renouvelable qui pourrait être bénéfique pour le Québec

Depuis la fin du XXe et le début XXIe siècle, le réchauffement climatique est devenu l’une des valeurs les plus prioritaires de notre monde. Les conséquences que celui-ci amène risquent énormément de modifier notre mode de vie si jamais nous ne réagissons pas rapidement. Plusieurs gouvernements tentent de favoriser le développement de nouvelles technologies afin de produire de l’énergie verte et renouvelable pour ces citoyens. Le biogaz, qui est une technologie assez ressente, fait partie des modes de production d’énergies les plus avantageuses pour une société. Cependant, le Québec est une province qui semble fermer les yeux sur cette technologie qui est pourtant simple à développer. Dans ce texte, trois arguments seront amenés afin de convaincre le gouvernement du Québec d’instaurer la production du biogaz. Ensuite, il sera question des avis de deux philosophes importants puis de certains contre-arguments qui sont en lien avec le sujet et qui seront, par la suite, réfutés.

Tout d’abord, il serait nécessaire que la province de Québec développe la technologie du biogaz puisque celle-ci est très avantageuse pour l’environnement. En effet, le biogaz consiste à extraire les gaz (surtout le méthane) des déchets organiques produits par les animaux et les végétaux. La plupart du temps, cette méthode est utilisée dans les fermes puisque celles-ci sont justement très riches en matières organiques et contient l’espace nécessaire pour les mettre en réserve. La méthode est simple, on peu faire, par exemple, la fermentation des matières organiques déféquées par les animaux, puis on en extrait les gaz qui sont ensuite utilisés afin de produit l’énergie électrique nécessaire pour faire fonctionner la ferme en entier. Ce mode de transformation n’est aucunement néfaste pour l’environnement puisqu’il n’émet aucun gaz à effet de serre dans l’atmosphère. En effet, lorsque tout le carbone produit est absorbé par les végétaux dont est issu le biogaz, on ne constate aucune émission de CO2 et de méthane dans l’atmosphère, ce qui est en soi une très belle constatation. De plus, le méthane, qui s’échappe naturellement des matières organiques, est transformé en CO2. C’est très avantageux pour l’environnement puisque le méthane est un gaz 23 fois plus puissant que le CO2. Aussi, l’équipement utilisé dans la production du biogaz n’a aucun impact sur la biosphère, contrairement aux barrages hydroélectriques qui sont un vrai désastre pour la faune et la flore environnante surtout à cause des inondations créées par ceux-ci. Bref, le Québec devrait adopter le biogaz comme mode de production d’énergies électriques puisqu’il n’a très peu, voire même aucun impact sur l’environnement.

En deuxième lieu, l’une des raisons pour laquelle la province de Québec devrait développer le biogaz est que celui-ci a comme avantage d’avoir un rendement énergétique très élevé comparativement aux autres modes de production d’électricité non renouvelable. En effet, les fermes qui transforment le biogaz n’ont besoin que de 25% de l’énergie produite afin de subvenir à leur besoin en électricité. Ils peuvent donc faire fonctionner tous leurs appareils de chauffage, d’éclairage et d’entretien en consommant seulement le quart de leur énergie produite. Les propriétaires des usines peuvent donc faire bon usage de leur 75% d’énergie restant en le distribuant de façon adéquate. Par exemple, l’Allemagne qui compte plus de 4500 fermes transformant le biogaz offre la possibilité à ces citoyens de distribuer l’énergie en trop afin d’alimenter des habitations près de leur emplacement. Une telle industrie ne peut être créée par le Québec puisqu’elle compte seulement sur 3 fermes afin de transformer le biogaz en énergie. Si nous prenions exemple sur certains pays tels que l’Allemagne, il serait possible de créer un marché de développement durable et efficace. Le gouvernement du Québec devrait commencer à envisager des lois concernant le type de production d’énergies électriques, car les statistiques concernant le développement du biogaz en Allemagne sont très encourageantes et consiste une révolution dans le développement durable. Le biogaz fait partie des nouveaux moyens de production d’énergie verte qui sont nettement plus efficaces que la méthode de l’hydroélectricité fortement employée par le Québec. Pour produire de l’électricité, le barrage « La Romaine » coûtera plus de 10¢/KWh comparativement au biogaz qui nécessite seulement des dépenses dans les équipements nécessaires afin de transformer la matière organique, après quoi il devient de plus en plus rentable pour son producteur.

Dans un troisième ordre d’idées, la production du biogaz à des avantages économiques remarquables. En effet, il a été démontré que ce type de production d’énergie est tellement efficace que des surplus énergétiques sont constatés dans la plupart des cas. Ce surplus devient économiquement intéressant pour celui qui le possède puisqu’il peut le vendre aux autres habitants ou aux fournisseurs d’énergie, alors que cette énergie ne lui a presque rien coûté à produire. En d’autres mots, le propriétaire d’une ferme achète les équipements nécessaires à la transformation du biogaz, il peut ensuite utiliser les dépôts organiques de ses animaux et de ses végétaux afin de les transformer en énergie utilisable. Par la suite, il consomme l’énergie nécessaire pour sa ferme et emmagasine les surplus afin de les vendre et de tirer les profits de sa production. On peut donc constater qu’avec le regroupement de plusieurs « industries » de ce genre, les profits générés par la population peuvent être gigantesques et croissants. De plus, si la transformation du biogaz était faite par plusieurs fermes au Québec, on serait beaucoup moins dépendant de la compagnie « Hydro-Québec » puisque ce serait les citoyens qui seraient les plus grands producteurs d’électricité. Ainsi, nous serions protégés contre les hausses soudaines du prix chargé par la compagnie « Hydro-Québec », et ce serait les citoyens qui détiendraient la majorité de la production énergétique sur leur propre terre. Aussi, il serait possible de freiner la destruction de la biosphère par la construction de nouveaux barrages hydro-électriques puisque la demande en hydroélectricité diminuerait de manière considérable. Il faudrait donc favoriser le développement au du biogaz au Québec afin d’avoir une économie plus avantageuse pour chaque citoyen.

 


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4 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 2 décembre 2011 10:51

    Le biogaz est bon pour le Québec et il est bon aussi pour la France.

    Des unités de production d’énergie réparties sur un territoire encore largement agricole et forestier, une récupération du méthane à l’effet de serre 20 fois plus puissant que le CO2.

    Son sous-développement organisé en France au moyen de normes tatillonne et coûteuse et d’autorisations administratives distillées au compte gouttes, est une n ième conséquence négative de la nocivité du lobby nucléaire qui draine pour cette industrie dangereuse la majeure partie des financements publics.

    La corruption des politiques par les lobbys stérilise toute tentative de sortir notre pays des ornières creusées par les multinationales en situation de quasi monopole et largement subventionnées.


    • ARMINIUS ARMINIUS 2 décembre 2011 17:02

      Cela fait plus de vingt ans que cette technologie non seulement existe mais en plus est proposée...j’ai eu en mains dans ces années des catalogues anglais de « digester ». Il y a eu il y a quelques années un reportage télé sur un agriculteur français des Alpes qui n’avait qu’à se louer de son investissement : non seulement il était autonome en fourniture d’énergie mais en plus il pouvait en revendre ! Imaginez ce qu’aurait pu être la Bretagne équipée de ces « digester » pour traiter les lisiers des porcs et autres déchets organiques : on en serait pas là aujourd’hui à ne plus savoir que faire avec les algues vertes et à chercher des alternatives à Lannilis ! Ou étaient nos politiques à l’époque, à la pêche aux moules ?


      • joletaxi 3 décembre 2011 00:19

        "Depuis la fin du XXe et le début XXIe siècle, le réchauffement climatique est devenu l’une des valeurs les plus prioritaires de notre monde. Les conséquences que celui-ci amène risquent énormément de modifier notre mode de vie si jamais nous ne réagissons pas rapidement.« 

        Ce qui pourrait nous arriver de plus grave, c’est de saborder notre économie sur la foi des élucubrations loin d’être innocentes d’une »clique"(c’est la meilleure définition trouvée par Weggman devant le congrès US) aux buts politiques à peine dissimulés.

        Vous avez entendu parler du Climategate 2.0 ?
        Ou bien vous la jouez autiste ?

        Cessez de nous bassiner avec votre daube ,cela devient agaçant


        • Croa Croa 3 décembre 2011 23:20

          Le bio-gaz est une bonne alternative énergétique mais pas comme l’envisage l’auteur.

          Il pourrait remplacer les gaz de schiste dont l’extraction est une catastrophe pour l’environnement. C’est un excellent combustible (comme le gaz naturel dont il ne différe que dans sa physionomie interne) mais un mauvais carburant.

          Il serait dommage d’en faire de l’électricité alors qu’il peut servir directement à la cuisine et au chauffage !

          La production de bio-gaz à base de déchets est un bon moyen de valoriser ceux-ci. Mais cette production là est limitée et en vouloir en produire plus, donc à partir d’autres sources de fermentations, forcément artificielles, pourrait avoir un impact très négatif ! 

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Auteur de l'article

Nicolas Pilote


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