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Accueil du site > Actualités > Environnement > Nucléaire, explosion des prix !

Nucléaire, explosion des prix !

A la lumière du rapport de la Cour des Comptes qui vient de paraître, on découvre l’étendue de la facture nucléaire, rapport encore bien éloigné de la réalité.

227,8 milliards d’euros, c’est le chiffre annoncé par la Cour des Comptes dans un rapport accablant concernant les investissements dans l’électricité nucléaire en France, ajoutant qu’il reste de grosses zones d’incertitude. lien

Les dépenses passées se montent à 188 milliards d’euros, 121 milliards c’est le cout du parc actuel des 58 réacteurs, 12 milliards c’est ce qu’a coûté « Superphénix  », 19 milliards, c’est le coût du cycle du combustible, et 55 milliards correspondent aux investissements en matière de recherche et de développement (lien) sauf que pour « super » phénix, il manque une donnée essentielle, le cout du démantèlement

Rappelons que cette installation qui se voulait révolutionnaire n’a fonctionné que 176 jours en dix ans et qu’elle est en cours de démantèlement.

Sa construction a coûté 12 milliards d’euros, et sa déconstruction, estimée à l’époque à 900 millions d’euros, coutera en fin de compte entre 9 et 18 milliards d’euros, comme l’avait écrit Isabelle Barré dans un article récent du « Canard Enchaîné », soit beaucoup plus que prévu. lien

Or, constatant l’écart entre la prévision et la réalité, si on applique une simple règle de trois aux 19 centrales nucléaires françaises, leur démantèlement coutera autant que leur construction, c'est-à-dire au moins 121 milliards d’euros.

La Cour des Comptes avoue d’ailleurs avoir eu de la peine a estimer ce chiffre faute d’expérience, et s’en est tenu modestement à 31,9 milliards.

De plus, les dépenses de maintenance sont estimées de 1,7 milliard à 3,7 par an, et là aussi, avec les demandes récentes de l’ASN, on peut facilement déduire que ces chiffres sont encore très optimistes (lien), car c’est sans compter avec l’évolution des dépenses de maintenance des installations qui va plus que doubler entre 2011 et 2025. lien

Les exigences de l’ASN (autorité de sûreté nucléaire) entraineront en effet au moins un surcoût de 10 milliards au delà des investissements déjà programmés. lien

Devant la publication de ces chiffres, Gérard Mestrallet, PDG de GDF Suez en a profité pour critiquer les tarifs pratiqués par EDF. lien

Le ministre de l’industrie, Eric Besson, a été d’ailleurs pris en flagrant délit de mensonge au sujet du prix de l’électricité, lors d’un débat avec Eva Joly en novembre dernier. lien

Ne parlons pas du stockage des déchets et de l’éventuel traitement lorsqu’une solution acceptable sera trouvée.

L’enfouissement des déchets, prévu à Bure est inacceptable, si l’on veut respecter les générations futures, puisque ces déchets seront dangereux pendant au moins 100 000 ans, et lorsqu’ils seront mis en container de béton, il parait difficile de garantir leur étanchéité si longtemps. lien

Ceux qui imagineraient envoyer les 672 000 tonnes de déchets dangereux dans l’espace devraient rapidement déchanter, car sachant qu’une fusée Ariane 5 ne peut envoyer plus de 10 tonnes en orbite, et que chaque vol coute  160 millions d’euros, l’addition des 67 000 vols se monterait à plus de 10 000 milliards d’euros. lien

Il faut aussi s’étonner de ne pas voir figurer dans ce rapport de la Cour des Comptes des coûts induits, relatifs à la santé.

Sachant que la moitié des cancers sont imputables à l’industrie nucléaire, et que ceux-ci coutent mensuellement entre 3000 et 6000 euros, soit pour la totalité des dépenses liées au cancer un cout annuel de 30 milliards d’euros en France, (lien) pour quelles raisons n’en tiendrions-nous pas compte dans le prix du nucléaire ?

En conclusion, le rapport de la Cour des Comptes, même s’il est déjà inquiétant, reste donc assez éloigné de la réalité, vu la faible estimation du démantèlement et de la maintenance, sans oublier les conséquences en matière de santé, (leucémie et cancers), ni le financement du traitement des déchets, difficile à estimer, dont on sait déjà que le contestable projet d’enfouissement à Bure est passé de 15 milliards d’euros à plus de 35 milliards en quelques années. lien

D’ailleurs dans un rapport de 1999, Jean Michel Charpin, Benjamin Dessus et René Pellat avaient chiffré le dossier nucléaire (recherche, développement, exploitation) dans une fourchette entre 418 et 446 milliards d’euros. lien

Si l’on prend comme référence la centrale EPR en Finlande chiffré à l’origine à 3,3 milliard, et qui a plus que doublé aujourd’hui, on devine les écarts considérables qu’il peut y avoir entre les prévisions et la réalité.

Mais le plus grave, c’est le possible accident surtout si l’on songe que la catastrophe d’AZF a coûté 2 milliards d’euros, et que celle de Fukushima coutera, selon Michèle Rivasi, de 100 à 500 milliards d’euros. lien

Or EDF est assuré pour tout accident à hauteur de seulement 91 millions d’euros.

Et puis il ne faut jamais perdre de vue que les 58 réacteurs français couvrent un territoire de 500 000 km2, en n’oubliant pas qu’en cas d’accident majeur, il y aurait au moins un territoire perdu pendant un bon siècle, dans un rayon d’au moins 30 km autour de la centrale.

C’est l’occasion pour chacun d’entre nous de voir qui serait menacé en cas d’accident majeur nucléaire en France. lien

Or Bernard Laponche a beau démontrer qu’il y a une forte probabilité d’accident nucléaire majeur en France, rares sont les élus qui en admettent la possibilité, sur le modèle de l’autocrate présidentiel français, droit dans ses bottes, qui se refuse à cette éventualité. lien

Pourtant, comme l’explique Benjamin Dessus, on peut sortir du nucléaire sans plonger dans le chaos.

Démontrant toute la désinformation maniée par le lobby pro-nucléaire, qui a coup d’annonces spectaculaires mensongères : 1 million d’emplois perdus, perte de l’indépendance énergétique du pays, tente d’affoler le public, Benjamin Dessus fait une critique constructive mettant en évidence les contradictions des tenants du nucléaire. lien

Comme chacun sait, même si par les temps passés, on utilisait de l’uranium extrait en France, celui qui alimente aujourd’hui les réacteurs nucléaires ne nous assure aucune indépendance. lien

Du coté de Fukushima, malgré le silence complice des grands médias, rien ne s’arrange et au fil des mois, les promesses de TEPCO s’envolent, et les difficultés s’accumulent.

Une nouvelle complication pointe son vilain museau, puisque on apprend aujourd’hui qu’à part les réacteurs détruits, il existe un autre lieu à haut risque : une piscine commune aux 6 réacteurs de Fukushima Daiichi qui se situe à une cinquantaine de mètres à l’ouest de l’unité 4.

D’un volume de 3828 m3, large de 12 mètres et longue de 29 mètres, elle ne possède pas d’enceinte de confinement et elle sert au stockage du combustible usagé, le gardant immergé pendant une période variant de 10 à 20 ans, afin de lui faire perdre une partie de sa radioactivité, ce combustible usagé ayant d’abord effectué un court séjour d’environ 19 mois dans les piscines attenantes aux réacteurs.

Or, Lors du tremblement de terre du 11 mars 2011, la bordure ouest de la piscine a été abimée, et il est indispensable que cette piscine reste totalement étanche, car si Tepco n’est pas très bavard sur son contenu, on sait quand même qu’il y aurait stocké là près de 1000 tonnes de combustible usagé, ce qui correspond à 6375 assemblages, rassemblant plus de 400 000 barres qui ne doivent surtout pas s’entrechoquer. lien

Au-delà de cette situation préoccupante, on apprend qu’une nouvelle fuite de 8500 litres d’eau radioactive s’est produite (lien) et n’aurait, d’après TEPCO, pas atteint l’Océan, obligeant l’exploitant à suspendre les opérations de refroidissement. lien

D’autres difficultés surgissent, puisqu’on a appris le 1 février, que des fuites d’eau concernant le réacteur n°4 s’étaient produites, confirmant les dires de Ryusaki Tanaka, journaliste indépendant, lequel a rapporté, après une réunion avec la NISA (agence de sécurité nucléaire et industrielle) : « l’accident nucléaire n’est pas fini  ». lien

Quant aux réacteurs détruits, après avoir percé un trou dans la cuve de confinement du réacteur 2, TEPCO a constaté la disparition du combustible fondu, et le professeur Tadahiro Katsuta, à déclaré «  il y a la possibilité que le combustible fondu tombé au fond de la cuve ne soit pas correctement recouvert par l’eau ». lien

Une caméra endoscopique à pu être introduite dans la cuve de ce réacteur. lien.

On s’interroge aussi sur la disparition de 840 travailleurs pour lesquels TEPCO n’a pas d’explication à fournir, affirmant être à leur recherche (lien) mais on est sur qu’à terme la catastrophe nucléaire japonaise aura des conséquences graves sur la santé de milliers de japonais, et d’ailleurs. lien

Le décompte macabre des premiers morts est sur ce lien.

Comme dit un vieil ami musicien et africain : « je suis aveugle, mais on trouve toujours plus malheureux que soi : j’aurais pu être noir ».

L’image illustrant l’article provient de « decroissanceoubarbarie.blogspot.com »

Merci à Corinne Py, Mick, Orion, gaijin pour leur aide efficace.

Olivier Cabanel

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358 réactions à cet article    


  • Marco07 3 février 2012 09:26

    Bonjour

    « Sachant que la moitié des cancers sont imputables à l’industrie nucléaire[...] »

    Vous avez des sources sérieuses pour étayer vos affirmations ? Dans le lien cité après, il n’est en aucun cas mentionné « nucléaire » ou « radioactivité »...



    • Marco07 3 février 2012 09:46

      Aux moinsseurs compulsifs, si au lieu de vous évertuer à moinsser, vous pouviez aider votre gourou dans ses affirmations bancales, ça serait pas mal.

      Agoravox est censé être un site d’information, non d’affirmations non étayées.


    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 février 2012 10:19

      Marco,

      ouvres donc les liens et lis l’article au lieu de réagir en bloc ou lis ceci jusqu’au bout : http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/quels-liens-etroits-entre-le-42664 2008
      http://www.agoravox.fr/actualites/sante/article/mieux-que-les-bonnes-reponses-les-48871 2009
      http://archives-lepost.huffingtonpost.fr/article/2009/03/17/1459637_selon-michel-drucker-cancer-considerable-enjeu-economique.html&nbsp ; 2009
      si tu ouvres tous les liens dans les articles et commentaires, t’en as pour une semaine et on en recose a+ et bon courage.L.S.


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:23

      marco sancho 7

      le douteur professionnel que vous êtes ne pouvait manquer de poser cette question.
      sinon, selon un rapport du CERR, qui réunit des scientifiques de tous les pays européesn, l’énergie nucléaire est la cause, depuis 1645 du déces de 65 millions de personnes et des cancers de 123 millions de personnes encore en vie.
      je vous conseille la lecture du livre de Marc Atteia : « le technoscientisme, totalitarisme contemporain » (éditions Yves Michel.)

    • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:25

      marco sancho7

      j’ajoute qu’en fin d’article, le lecteur est renvoyé à d’autres articles, dans lesquels, il y a beaucoup d’informations avec liens sur le sujet, émanant de sources scientifiques.
      mais vous avez peut-être un poil dans la main,
      c’est pas gentil pour la précaution que je prends toujours à donner une multitude de liens.
       smiley

    • Croa Croa 3 février 2012 10:57

      « depuis 1645 du déces de 65 millions de personnes »

      Ce chiffre est sûrement exagéré. (En plus maladroit : pourquoi remonter aussi loin ?)

      Bon admettons, mais les cancers constituant aujourd’hui la plus importante famille de maladies mortelles c’est bien plus de 130 millions de personnes qui sont globalement concernées.

      Bref, Olivier exagère, probablement à dessein, ce qui ne remets pas en cause l’article dans son ensemble.

      De plus, après Fukushima, il pourrait bien finir par avoir totalement raison. smiley 


    • Marco07 3 février 2012 14:12

      Une simple source officielle est la bienvenue dans le cas de votre affirmation....
      Vous tournez autour du pot, vous n’avez jamais donné de source crédible concernant ces croyances qui vous sont propres.

      Je réitère.
      Avez-vous une source comme quoi plus de la moitié des cancers seraient imputable a l’industrie du nucléaire ?! (svp, autre qu’un blog ou site orienté, une vraie source).


    • epapel epapel 3 février 2012 17:36

      Ça doit être la même source que pour les 1000.000 de prétendus morts de Tchernobyl : un vague calcul statistique en interpolant linéairement la mortalité des fortes doses sur les très faibles doses.


    • epapel epapel 3 février 2012 17:39

      Au passage, le calcul statistique des morts de Tchernobyl a été effectué sur la base d’une population d’ 1 milliard de personnes exposées aux très faibles doses.


    • ThierryCH 3 février 2012 17:45

      Oui, moi aussi j’aimerais bien connaître cette étude scientifique qui impute la moitié des cancers à l’industrie nucléaire ...
      Existe-t-elle seulement ?
      A ma connaissance, les seules études épidémiologiques réalisées sur le sujet sont celles concernant l’incidence des leucémies autour des sites nucléaires, et les conclusions de ces études précisent qu’il n’y a pas de lien de cause à effet prouvé entre leucémie et les rayonnements émis par les centrales ...


    • sto sto 3 février 2012 18:46

      Alors que nous sommes grosso modo 7 miliards a etre exposés aux faibles doses provenant de Tchernobyl.


    • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 18:55

      marco sancho 7

      espérant que vous considérerez que le professeur dominique Belpomme, président de l’associatiion française pour la recherche thérapeutique anti-cancéreuse, comme une source sérieuse ?
      D’après cet éminent spécialiste, acteur majeur du Plan Cancer lancé par le président Chirac, 80 % des 150 000 morts par cancer chaque année en France pourraient être imputables à des causes environnementales. 
      à mon humble avis, une fois enlevés les pesticides et autres joyeusetés toxiques, il doit bien rester 50% pour la radioactivité.
       smiley.


    • epapel epapel 3 février 2012 21:28

      Faire du conditionnel sur du conditionnel relève de la fiction.


    • Marco07 3 février 2012 22:04


      à mon humble avis, une fois enlevés les pesticides et autres joyeusetés toxiques, il doit bien rester 50% pour la radioactivité.
      Je ne suis ni pour, ni contre les drogues (bien que je trouve qu’elles devraient être taxées et encadrées -je n’en consomme pas-)

      Cependant, Olivier, c’est comme tout, il ne faut pas en abuser.
      Causes environnementales... Vous arrivez à lire industrie nucléaire ?!
      Tabagisme, rejets d’échappement nocif, pollutions extérieure, pollution intérieure, pesticides, radon (plus de 10% des cancers du poumon)... Vous en voulez des causes environnementales ?

      Je vous décerne le nez rouge d’or.


    • Marco07 3 février 2012 22:10

      Au fait, vous me filez un document imbuvable...
      C’est une blague ? Vous l’avez lu ? Je l’ai parcouru en diagonale... Marrant, vous me citez une étude qui va à l’encontre de vos affirmations.

      (extrait de la synthèse p24)
      [...]Nous n’avons constaté aucune augmentation générale de la mortalité due au cancer dans les comtés des Etats-Unis où étaient implantées des centrales électriques, ni dans les comtés avoisinants. Contrairement à ce qu’indiquent certaines études britanniques4"8, aucune augmentation de l’incidence de la leucémie n’a été observée parmi la population enfantine vivant à proximité des usines de retraitement et desusines d’armement nucléaire.[...]

      (extrait de la conclusion -fin du document-)
      [...]En revanche, nous pouvons conclure que, si ces installations nucléaires comportent un risque pour les populations avoisinantes, celui-ci est trop faible pour être détecté par une enquête comme celle que nous avons faite.[...]

      Et encore, je n’ai pas choisi les meilleures phrases.
      J’attends pour vos 50% de cancers.


    • Murphy 3 février 2012 23:47

      LE CERR est un comité créé de toutes pièces par les partis écologiques européens pour se donner une facade pseudo-scientifique, de manière à pouvoir publier des études qui « démontrent » leurs thèses lorsque celles-ci ne sont pas étayées dans la véritable littérature scientifique. Bref, un groupe à la solde de partis politiques, rien de très objectif.


    • Aldous Aldous 3 février 2012 09:35

      Merci Olivier d’attirer l’attention sur un des tours de passe-passe de l’industrie nucléaire : l’escamotage des coûts de démantèlement (et de stockage des déchets puisqu’on ne sait pas les détruire).

      Ce fardeau a tout simplement été « oublié » dans les comptes qui permettent d’afficher un bilan qui écrase toutes les autres sources d’énergie. C’est ballot non ?

      Maintenant qu’on est dans le nucléaire jusqu’au cou (coût ?) on peu bien dévoiler l’arnaque, le tribuable payera de toutes façons.

      Mais attention ! Une arnaque peut en cacher une autre !

      Je parlait de celle des déchets nucléaires qu’on ne peut que stocker indéfiniment (rentable ça aussi !) mais il y en a une autre qui est un pépite dans l’art de l’enfumage : La prétendue indépendance énergétique que nous assurerait le nucléaire.

      Et oui, grâce à l’atome on n’a plus besoin ni de pétrole ni de charbon... mais c’est ballot... on a besoin d’atomes !

      Et plus précisément d’atomes d’Uranium 235.

      Et ce qu’ont oublié de dire les propmoteur de l’atome c’est qu’on n’en a pas plus que de pétrole.

      Les pays producteurs sont  :
      le Kazakhstan (28 %),
      le Canada (20 %),
      l’Australie (16 %),
      la Namibie (9 %),
      la Russie (7 %),
      le Niger (6 %)
      l’Ouzbékistan (5 %)

      Et puis il y a la cerise sur le gâteau : Ceux qui nous explique,nt qu’avec le nucléaire on règle le problème des ressources fossiles.

      Sauf que l’Uranium n’est pas pondu par les poules !
      C’est aussi une ressource fossile.
      Au rythme actuel, les réserves exploitables seront à sec dans moins d’un siècle.

      Concentrer tous l’U235 de la terre pour le transformer en déchets nucléaires en 100 ans voilà en résumé le projet des nucléairophiles.


      • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:28

        Aldous

        il y a longtemps que le lobby nucléaire tente de faire croire que notre indépendance énergétique nous est acquise grace au nucléaire,
        s’il est vrai que la transformation de l’uranium en combustible pour les centrales se fait en France, si on prend leur argumentation, on pourrait affirmer que grace au pétrole, nous sommes indépendants énergétiquement, vu que nous le transformons en France.
        sinon, je partage totalement votre commentaire, et remercie.
         smiley


      • Croa Croa 3 février 2012 11:06

        « on pourrait affirmer que grace au pétrole, nous sommes indépendants énergétiquement, vu que nous le transformons en France. »

        C’est aussi un schéma qui date des années 70, celle où nous avions des mines d’uranium métropolitaines ! Les dernières raffineries françaises sont en train de fermer et il y a longtemps que nous importons essentiellement des produits finis.


      • soi meme 5 février 2012 02:30

        Vous oublier dans cette liste,

        La plus grosse mine d’uranium du monde" aurait été découverte en Inde.

        http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2011/07/19/la-plus-grosse-mine-d-uranium-du-monde-aurait-ete-decouverte-en-inde_1550296_3216.html


        Mongolie : les minières canadiennes placent leurs pionshttp://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/economie/energie-et-ressources/201005/12/01-4279542-mongolie-les-minieres-canadiennes-placent-leurs-pions.php

        Le cauchemar nucléaire est loin d’être épuisé.


      • Hermes Hermes 8 février 2012 11:37

        Je rejoins Aldous pour remercier Olivier.

        Il y a aussi un certain nombre d’effets collatéraux liés aux extractions : guerres pour accéder aux ressources, destruction de villages et d’écosystèmes , pollution....

        En matière de recylclage, comme le problème est insoluble, des lois ont été votées pour autoriser un pourcentage de matériaux radioactifs dans l’industrie sidérurgique.

        Bonne journée à tous.


      • Marco07 3 février 2012 09:45

        Rappelons que cette installation qui se voulait révolutionnaire n’a fonctionné que 176 jours en dix ans et qu’elle est en cours de démantèlement.

        Prototype...

        Qui a nécessité 25 mois de réparation, et 54 mois d’arrêt « politique »... et fonctionné 53 mois.

        1 mois = 30 jours (grosso modo).

        176 jours = combien de mois ?

        Vous qui êtes spécialiste de la règle de trois, je vous laisse les calculs.

        hop un petit lien.

        Les périodes d’exploitation sont en conclusion les suivantes : de janvier 1986 à mai 1987 (17 mois), d’avril 1989 à juillet 1990 (15 mois), d’août à décembre 1994 (5 mois) et de septembre 1995 à décembre 1996 (16 mois), soit, au total 53 mois,

        http://www.assemblee-nationale.fr/rap-enq/r1018-1.asp

        ça fait une erreur d’un facteur de quoi... presque 10. Et pourtant on en avait déjà parlé.


        • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:36

          marco sancho 7

          prototype ?
          erreur.
          le prototype était a marcoule et s’appelait phénix, je crois
          et c’est quand les choses ont commencé à mal tourner que le lobby nucléaire a tenté de faire croire qu’il s’agissait d’un prototype.
          dans le meme ordre d’idée, diriez vous que l’epr finlandais est aussi un prototype ?
           smiley
          quant a votre argumentaire, les 53 mois que vous évoquez étaient des périodes ou le « super »phénix était a faible puissance, voire au ralenti.
          dans le meme ordre d’idée, vu qu’il continue de tourner aujourd’hui, pour maintenir le sodium liquide, oseriez vous affirmer que la centrale est toujours en activité ?
          z’êtes un marrant marco !
           smiley

          En 11 ans la centrale a connu les situations suivantes :

          • 53 mois de fonctionnement normal, mais, la plupart du temps à faible niveau de puissance.

          Jusqu’au mois de Décembre 1994 le réacteur aura été couplé au réseau EDF pendant 10 mois et produit 4.3 Twh, correspondant à des recettes (en Francs 1995) d’environ 1 milliard de francs. En 1996 le réacteur a été couplé pendant environ 8 mois et aura produit 3.4 Twh pour 850 millions de francs.

          • 25 mois d’indisponibilité due aux travaux nécessités par les incidents techniques décrits plus haut
          • 66 mois d’arrêt en attente de décisions politiques ou administratives.

          • http://lpsc.in2p3.fr/gpr/sfp/superphenix.html
          reconnaissez que cette installation était une énorme erreur technologique, tout comme va l’etre l’epr et iter.
          mais vous connaissant, ça m’étonnerait.
           smiley


        • Marco07 3 février 2012 13:56

          Attendez, vous plaisantez ?
          Le temps de fonctionnement est le temps de fonctionnement, que ce soit à puissance nominale ou non. Après que vous vouliez parler de temps de fonctionnement équivalent est une autre histoire (1/hors c’est pas ce que vous dites 2/quel taux de disponibilité prenez vous pour vos approximations...).

          Votre affirmation (dans l’article) est fausse, vous tordez le coup à la réalité.
          (on en reparle puisque vous aviez déjà commis cette bourde que je vous avais signalé)

          Quand à « l’erreur technologique », je vous laisse à vos conclusions de spécialiste en la matière.
          Du point de vue du simple citoyen lambda que je représente, je ne pense pas qu’il existe un complot d’ingénieurs (et plus) s’acharnant à vouloir la mort de tous les Français... Du coup, j’ai tendance à faire confiance à ceux qui savent... (d’ailleurs, au vu du nombre de bourdes écrites, j’ai tendance à penser qu’au final dans ce sujet, vous ne valez pas plus que moi)
          Le monde actuel est ce qu’il est grâce à ces spécialistes de tous horizons.
          Que ce soit pour le TGV, pour le téléphone, la voiture, les ordinateurs etc... Un lot d’inconvénients mineurs face à toutes les avancées que ça représente.

          Et à ajouter à ça, qu’on gagne en espérance de vie chaque année (diantre, vous qui prévoyez la fin de l’humanité à chaque catastrophe, la nature est taquine).


        • Marco07 3 février 2012 14:03
          le prototype était a marcoule et s’appelait phénix, je crois

          Entre les croyances et la vérité, il existe un écart.
          Superphénix est un décrit comme une tête de série ou prototype.
          Après si vous voulez rectifier le tir, vous pouvez toujours vous inscrire sur wikipédia pour modifier l’article.

          Pour wikipédia.

          Par contre, pour modifier le rapport d’enquête de l’assemblée nationale, je pense que ça sera nettement plus compliqué. (peut-être qu’une fois qu’un gouvernement vert sera élu, vous pourrez créer un ministère de la vérité histoire de rectifier les anciens documents qui ne vous plaisent pas)


        • eric 3 février 2012 09:45

          « L’industrie nucleaire serait a l’origine de la moitie des cancerts »......Compte tenu du tabac, de l’alcool, des micro particules, de l’esperance de vie elevee dont nous beneficions, et du fait que la France est le second pays d’europe pour la survie au cancert apres la suede, tout en etant le plus nuclearise, la conclusion evidente si on s’en tient a la logique de l’article, c’est que la presence d’une forte industrie nucleaire en france est sans doute a l’origine d’une moindre mortalite par cancert que dans d’autre pays toutes choses egales par ailleurs.....Surement, que sur le plan ecologique nous sommes tres en avance sur l’ensemble du monde puisqu’a incidence du cancert comparable avec des pays non nucleaire, nous avons donc moitie moins de cancert lies a toutes les autres causes, notamment environnementales.....
          On peut aussi noter le proces a charge de superphoenix, arrete par le PS pour acheter les voix ecolos et auquel il est reproche d’avoir peu fonctionne....
          Pas de doute que quand on aura arrete la moitie des centrales existantes, vous reprocherez au nucleaire de ne pas chauffer la France.... Comme le nombre de mort de froid en Europe a ete ce mois ci de 120 personnes au dernieres nouvelles, celui de morts nucleaires de zero, cela ouvre toutes sortes de perspectives interessantes.
          Sur la question serieuse de la securite nucleaire en particulier et environnementale en general, il ne serait pas necessairement mauvais d’etre serieux.....


          • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:37

            eric

            vous devriez arrêter de fumer des produits illicites, 
            ça vous fait écrire de grosse bétises.
            tout comme lorsque vous vous réjouissez du bilan de sarközi.
             smiley

          • eric 3 février 2012 12:05

            Enfin une contribution serieuse et des arguments etayes...On progresse. ...


          • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 13:34

            eric

            merci de l’avoir remarqué.
            vous voyez, j’avais tort d’avoir des doutes sur votre consommation d’hallucinogènes.
             smiley

          • Gabriel Gabriel 3 février 2012 09:49

            Ce qui est triste dans cette affaire, c’est que non seulement cette énergie est dangereuse, qu’elle va coûté de plus en plus chère et que les intérêts publics ou privés qui ont la main dessus feront des économies sur la sécurité et le personnel mais, surtout aucune vision d’avenir quand à la sortie en douceur du nucléaire et aucun programme sur les nouvelles énergies. Encore un fois l’intérêt public est sacrifié pour engraisser un lobbying ! Actuellement ce choix est prit délibérément et en tout état cause par ce gouvernement. C’est de la  bêtise à l’état pure, un racket financier mais surtout, un crime impardonnable.


            • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 10:38

              Gabriel

              je partage totalement et remercie


            • Croa Croa 3 février 2012 11:13

              « surtout aucune vision d’avenir quand à la sortie en douceur »

              Il y a encore moins de vision pour une sortie dure ! Tout au plus saura-t-on procéder à des coupures : priorité garantie en ce qui concerne les hôpitaux par exemple.

              Une sortie obligée peut se produire, en cas d’accident majeur métropolitain par exemple.


            • olivier cabanel olivier cabanel 3 février 2012 13:33

              Croa

              une sortie dure est effectivement envisageable,
              il suffit de se rappeler du 11 mars 2011.
              le Japon, l’un des champion du nucléaire est en train aujourd’hui de fermer ses dernières centrales, 
              dommage qu’ils en aient pris conscience si tard,
              la France attend donc son tour.
              merci de votre commentaire.
               smiley

            • epapel epapel 3 février 2012 17:33

              En combien de temps vous la voyez la sortie dure du nucléaire en France O Cabanel ?

              Parce que compenser une division par 4 de la production nucléaire en moins de 10 ans par exemple, c’est totalement irréaliste et irresponsable.


            • Croa Croa 3 février 2012 18:02

              à Epapel,

              Une sortie dure ce n’est pas en 10 ans  smiley mais immédiatement !

              Diviser la consommation par 4 ce ne serait que supprimer les gaspillages
               : couper les chauffages électriques des maisons et limiter le TGV à 180, ça donne à peut près ça ! Tard la nuit, c’est à dire au moment où seul le nucléaire produit (plutôt trop) couper l’éclairage public serait complémentaire. 

              L’utile c’est justement 25% de l’énergie électrique, le reste est luxes inutiles (ou idioties par exemple le chauffage qui normalement suppose d’autres énergies.) 


            • sto sto 3 février 2012 18:50

              "compenser une division par 4 de la production nucléaire en moins de 10 ans par exemple, c’est totalement irréaliste et irresponsable."

              Ca n’est ni irréaliste ni irresponsable. C’est faisable, mais il faut mettre les moyens. D’autres y arrivent.


            • Lorelei Lorelei 3 février 2012 19:52

              en effet non seulement c’est un crime impardonnable mais en plus ils nous rackettent comme d’autres institutions à une autre echelle


            • epapel epapel 3 février 2012 21:30

              Avec des délirants aussi grave, le monde n’est pas prêt de changer.


            • anarcococo 3 février 2012 10:19

              Les socialistes nous roulent dans la farine :

              Il y a 30 ans : « L’approvisionnement énergétique du pays sera diversifié. Le programme nucléaire sera limité aux centrales en cours de construction, en attendant que le pays, réellement informé, puisse se prononcer par référendum ... »
              (proposition n°38 du Parti Socialiste http://www.lours.org/default.asp?pid=307)
              Avec ça, Mitterrand, le PS et les organisations complices, ont réussi à faire avaler à la France, la pilule du tout-nucléaire quasiment à perpète ... La contestation anti-nucléaire a très fortement baissée à partir de 1981, alors que le pire était à venir !

              Pourquoi le même scénario ne va pas se répéter avec Hollande et les (nouveaux ?) socialistes alors que même le mot référendum n’est pas dans son programme ?

              On peut craindre, et je suis malheureusement prêt à prendre les paris, que après nous avoir fait avaler la pilule du tout-nucléaire, les socialistes nous fasse avaler la pilule du tout EPR !

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