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Accueil du site > Actualités > Environnement > Une pollution méconnue, les zones mortes...

Une pollution méconnue, les zones mortes...

Nous connaissons tous maintenant les causes du réchauffement climatique, du trou dans la couche d’ozone, l’impact de notre société industrielle et de consommation sur notre environnement, mais connaissez-vous les Zones mortes ?

Ces zones sont en augmentation constante depuis les années 70 et plus encore depuis les années 90. Elles possèdent trop peu d’oxygène pour que la faune puisse survivre, celle ci meurt par asphyxie. On parle alors de zones anoxiques. Elles se constituent pendant une période allant de quelques heures à quelques mois, principalement pendant l’été. Elles existent aussi de manière naturelle dans les grands fonds marins, là ou il n’y a pas de mouvement, mais c’est avant tout l’homme qui est responsable de leur augmentation et de leur prolifération.

L’onu identifie dans un rapport de 2004 environ 150 de ces zones, mais un rapport de 2008 en recense près de 450 ! Leur taille est variable mais certaines de ces zones peuvent atteindre 70 000 km² !

Une nouvelle fois l’agriculture intensive est montrée du doigt, ainsi que l’usage immodéré des fertilisants, des pesticides et les apports organiques. Une trop grande accumulation de nutriments, le phosphore et l’azote en particulier serait un des grands responsables, mais le problème est plus vaste et mal maitrisé, en effet bon nombre de déchets se sont accumulés au fil du temps dans nos mers, océans et dans certains grand lacs. Les déchets industriels, les métaux lourd, la pollution automobile, les hydrocarbures, les déchets radioactifs et les nombreux dépôts sauvages de munitions que nous avons hérités des deux guerres mondiales.

Des décharges sous-marines contenant des millions de munitions ont été constituées depuis la première guerre mondiale et la carte des principales zones mortes (zones d’eutrophisations) se superpose avec elles. Celles-ci se déplacent aussi du fait des phénomènes climatiques. De nombreux toxiques non dégradables comme le plomb, le mercure, l’arsenic sont ainsi libérés par la corrosion qui attaque l’enveloppe des divers projectiles présents dans ces décharges. Le phénomène devrait s’accentuer car pour l’instant cette pollution serait le seul fait des munitions de la première guerre mondiale.

Selon l’OSPAR (Convention pour la protection du milieu marin de l’Atlantique du Nord-Est), il existerait 148 sites officiellement reconnus notamment dans la baltique, la manche et dans le golf du Mexique. 30 de ces sites contiennent des armes chimiques ! Ce rapport fait aussi état de 3 zones au contenu "inconnu" !

Cette poudrière sous marine pourrait bien constituer un des problèmes écologique majeur des prochaines décennies. Le coût de traitement de ces déchets est exorbitant et personne ne semble prêt à mettre la main à la poche que ce soit les gouvernements ou les responsables du complexe militaro industriel des différents pays impliqués qui se sont considérablement enrichis pendants ces périodes.

Ceci affecte les écosystèmes aquatiques, et des espèces meurent en masse dans ces zones, aggravant encore le phénomène. Par voie de conséquences, la faune terrestre n’est pas épargnée. Certaines de ces zones d’immersion se situent près de hauts lieu touristiques, de zones de pêche et constituent une réelle menace pour notre environnement, notre alimentation et notre santé. Signalons également un autre phénomène induis par cette pollution, la prolifération de certaines bactéries et toxines particulièrement dangereuses (toxine botulique). De plus, certains experts rapportent que le réchauffement climatique amplifierait lui aussi ce phénomène.

La France comme de nombreux pays européens est bien évidement concernée par le problème, des lacs, des anciennes mines et de nombreuses régions côtières sont concernées par ce problème majeur. On peut ainsi citer entre autres, le gouffre de jardel, Avrillé, Gérardmer, Cancale, Quiberon, le lagon de Nouméa. Certains de ces sites se trouveraient aussi a proximité de centrales nucléaires et a l’entrée de certains ports. Le lourd tribu payé par l’humanité pendant les guerres n’a donc pas fini de croître. Des risques inconsidérés on été pris par certains gouvernements comme par exemple l’Angleterre qui a immergé de grandes quantités de déchets radioactifs à l’endroit même ou avait déjà été déversé des munitions, des déchets toxiques et des pesticides comme dans la "fosse des casquets" située a 15 km des côtes Françaises.

S’ajoute a cela les "zones rouges" présentes en France, Belgique, Allemagne sur les lieux même des combats ou l’accumulation dans la terre de polluant rend impossible certaines activités qui ont été provisoirement ou définitivement interdites par la loi (11 départements en France).

Nous avons tous des droits et des devoirs vis a vis de la communauté mais les politiques libérales de nos gouvernements semblent plus préoccupés par l’économie, les droits de nos industriels que par leurs devoirs vis a vis de nous. A quoi servira l’argent quand nous n’aurons plus de planète ? Le profit et l’économie doivent ils être encore les priorités de nos gouvernements ?

Ce problème environnemental en devenir n’est pas récent, pourtant en Europe ce n’est qu’a partir de 2005 qu’ont été établie les premières cartes référençant de manière peu précise les sites marins officiels.

Les crédits qui sont alloués a la défense par nos pays sont considérables et on est en droit de se demander pourquoi une part de cet argent n’est pas plutôt destinée au traitement de ce problème grave. Les responsables sont connus... L’humain préférerait il développer des moyens de s’entre-tuer plutôt que d’étudier des solutions pour vivre ?Je ne le pense pas mais pour certains ceci constitue un commerce très lucratif, cependant, pour ce qui est des conséquences... laissons la prochaine génération s’en débrouiller !?

Nous nous sommes doté d’outils pour instruire et juger les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité mais ceci n’en constitue t’il pas un, certes plus sournois mais bien réel, on pourrait même parler de crime contre la planète.

sources :

http://www.ospar.org/html_documents/ospar/html/ospar_convention_f_actualisee_en_2007s.pdf

http://www.sfgate.com/cgi-bin/article.cgi?f=/c/a/2008/08/15/MNLD12ADSN.DTL

http://www.unep.org/gc/gcss-viii/french/PressRelease_F2.asp

http://www.unep.org/geo/yearbook/

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article14067

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_morte

http://fr.wikipedia.org/wiki/Munition_immerg%C3%A9e

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pollution_induite_par_les_munitions

http://fr.wikipedia.org/wiki/Zone_rouge_%28s%C3%A9quelles_de_guerre%29

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24 réactions à cet article    


  • Asp Explorer Asp Explorer 10 août 2010 11:30

    C’est sans doute par oubi que vous omettez de préciser que ces zones mortes se situent... sous l’eau, et n’emmerdent que les poissons.

    Ou alors c’est pour ameuter la ménagère qui aura peur de faire gambader ses gamins dans les champs de peur qu’ils ne s’asphyxient entre les épis de maïs.


    • radiopirate radiopirate 10 août 2010 11:59

      la pertinence de votre commentaire me laisse sans voix !


    • joelim joelim 10 août 2010 14:56

      C’est pourtant vrai. Pas très grave, mais ne justifiant pas votre remarque.

      C’est quand même vous qui ne vous êtes pas relu !

    • radiopirate radiopirate 10 août 2010 15:19

      avez vous lu mon article ? permettez moi de douter. je précise dans le deuxième paragraphe que cette pollution se trouve dans les mers, océans, et grand lacs...


    • Gaïa Gaïa 10 août 2010 15:51

      « N’emmerdent que les poissons » ET la ménagère, vu que c’est elle qui fait cuire ce poisson....

      Votre réaction Asp Explorer est ridicule.
      Cet article me semble pourtant très clair. Je suis atterrée de voir à quel point la destruction de la nature (humain compris) ne heurte pas plus l’opinion que ça. C’est vrai qu’il vaut mieux ne rien savoir... même Coluche admettait que le manque de culture était un fléau pour l’humanité.


    • rastapopulo rastapopulo 10 août 2010 17:54

      Bah si vous n’aviez pas tous accouru quand le cirque du réchauffement « le plus exponentiel jamais vu » était martelé, il y aurait de la place à la réflexion et aux priorités.

      C’est devenu la soupe indigeste pleine de scientisme et de prechi-precha. 

      Alors qu’à la base le plus urgent sont nos déchets de tous les jours et le dumping environnementale.


    • Coopain des bois Coopain des bois 10 août 2010 20:14

      "C’est sans doute par oubi que vous omettez de préciser que ces zones mortes se situent... sous l’eau, et n’emmerdent que les poissons.

      Ou alors c’est pour ameuter la ménagère qui aura peur de faire gambader ses gamins dans les champs de peur qu’ils ne s’asphyxient entre les épis de maïs.« 

      Triste inconscience que de penser que cet »emmerdement" pour les poissons ... Ne touche pas la ménagère !



    • joletaxi 10 août 2010 14:46

      « Nous connaissons tous maintenant les causes du réchauffement climatique, du trou dans la couche d’ozone... »


      On est tenté de lire la suite, car justement, on ne sait pas vraiment répondre à ces 2 questions,et tout récemment encore des études montrent que la problématique du trou de la couche d’ozone ,que l’on croyait pourtant bien établie, est beaucoup plus complexe que l’on avait cru.
      Mais si l’auteur le dit....
      Tout le reste est à l’avenant...

      « que ce soit les gouvernements ou les responsables du complexe militaro industriel des différents pays impliqués qui se sont considérablement enrichis pendants ces périodes. »

      vous avez une vue très particulière de l’histoire, mais vous en avez déjà une sur les questions qui nous préoccupent actuellement.

      Je vous signale que si ces zones sont interdites, c’est parce que les pêcheurs y posaient leurs filets .j’ai souvenir des pêcheurs de crevettes de la côte qui se chauffaient,et alimentaient les chaudrons pour préparer leur pêche, rien qu’avec le charbon recueilli sur ces zones.
      Plus préoccupant sans doute est le problème de nombreux sous marins,russes pour la plupart qui ont coulé, notamment dans la baltique sans que l’on sache ce qui se passe avec leur réacteurs.
      L’autre jour, un antinuc souvent de service sur ce site, avait fait un article où il exposait( on n’a jamais très bien compris où il voulait en venir) que dans la zone interdite , la faune et la flore se portaient à merveille,et que les quelques populations présentes semblaient en bonne santé,comme quoi....
      Vous courrez plus de risque à faire du vélo en ville à « bouffer » des micro particules répandues à l’envi par nos bus, et autres voitures roulant au gasoil,qu’à patauger sur une plage près d’une de ces zones
        


      • radiopirate radiopirate 10 août 2010 15:30

        vous faites référence a quelles études ?

        vous avez probablement du survoler mon article qui est plus qu’étayer par des études sérieuses des nations unis et de diverses ong.

        ma vision de l’histoire est loin d’être brouillée comme elle semble l’être a vos yeux. Allez vous jusqu’à nier le fait que des gens tirent profit des guerres ?
        si c’est la cas je ne peux rien faire pour vous ! je ne fait qu’énoncer des faits avérer et peu connus.

        merci de me signaler je ne sais quoi ! car ces zones ne sont pas interdites comme vous l’affirmer d’autant qu’elles se déplacent pour certaines du fait des courants et autres. lisez donc les différents liens fournis avec mon article et les conclusions des experts. a moins, et je m’incline que vous n’en soyez un vous même.


      • joletaxi 10 août 2010 18:50

        Concernant le réchauffement(changement,bouleversement,dérèglement......)climatique,à moins de vous limiter à la presse prêchi-prêcha,faites un tour de sites diaboliques, et participez aux débats, cela vous permettra de sortir du dogme..


        Concernant les guerres, conflits, révoltes ,si certains comme vous dites en tirent profit,après chaque conflagration,le monde en est sorti laminé,et a mis des décennies à s’en remettre.La doxa qui voudrait que les grands méchants capitalistes soient les fauteurs de guerre a la vie dure mais ne résiste pas à l’analyse des faits.Qu’ils accompagnent en se servant au passage un mouvement nationaliste ou autre est certain, mais même pour le conflit en Irak, ou en Afganistan,on chercherait en vain un « complot » de banquiers à WallStreet
        Concernant les zones interdites de pêche, il y en a une toute récente en plein milieu de l’Adriatique,car les chasseurs qui allaient bombarder Belgrade, lorsqu’ils n’avaient pu le faire, larguaient leurs bombes à cet endroit,pour éviter de devoir atterrir armés.Un conflit qui que je sache n’a pas pour origine une multinationale qui voulait s’en mettre plein les poches.
        Cette « technique » a été abandonnée au grand dam des pilotes US, obligés de revenir apponter avec leur armement lors du conflit en Irak(un « accident » pour le coup aurait envoyé un arsenal complet et deux réacteurs nucléaires au fond)

        Mais chacun voit midi à sa porte bien entendu....

        • radiopirate radiopirate 10 août 2010 20:23

          oui chacun voit midi a sa porte c’est certain, mais ce sont des faits vérifiés que j’ai relaté.
          ils font état d’une pollution avérée et préoccupante à plus ou moins long terme.

          je n’ai pas la prétention de détenir la vérité et encore moins de tout connaitre, cependant j’effectue des recherches et je cite mes sources, pas vous. des sites « diaboliques ? »

          je ne sais pas ou vous trouvez une trace de complot dans mon texte. il a probablement jailli de votre esprit. je n’ai d’ailleurs pas tout a fait compris votre commentaire.
          un problème de copier coller ? vous me parler de nationalisme ? moi je vous parle de pollution et de responsabilités dans mon article.


        • Coopain des bois Coopain des bois 11 août 2010 07:54

          Une dette supplémentaire sur l’ardoise que les générations futures auront à éponger.

          Chaque génération transmet le patrimoine vivant acquis des générations parentes, l’enrichissant et l’appauvrissant par des faits de son histoire, améliorant ou détériorant les conditions existentielles jusqu’au risque d’être le dernier maillon de la chaine ou bien d’avoir le bonheur de transmettre à ses enfants un patrimoine vivant amélioré.

          L’exemple de l’île de Pâques et de la disparition de ses habitants pour raison de saccage du patrimoine environnemental est un signe de ce qui pourrait arriver à l’espèce humaine sur cette île dans l’univers qu’est la planète terre.

          La tromperie est de faire croire que notre système économique est un système de croissance. S’il est un système de croissance des activités humaines, et de l’exploitation de notre environnement, il est en réalité un système de décroissance du patrimoine environnemental, et même humain dans le sens où l’individualisme galopant que génère cette croissance économique délabre le tissu social.

          Qui dit délabrement du tissu social, et environnemental dit accroissement des risques de conflits guerriers.

          L’article de radiopirate est instructif, car il montre que les effets de décroissance du patrimoine vivant généré par une guerre moderne atteignent des proportions démesurées, quasi ingérables susceptibles de générer des nids de poisons mortels se diluant progressivement par les eaux dans tout l’écosystème. 

          D’autre part, comble de l’immoralité nous apprenons que nous accroissons de manière démesuré jusqu’à la suralimentation des pays occidentaux nos capacités productives agricoles en empoisonnant de manière incontrôlable toutes les eaux de l’écosystème, et donc en endettant les générations futures.

          L’endettement public ( 1500 milliards € pour la France) n’est donc que le signal de la faillite socio économique et environnemental de notre société, la partie émergée d’un iceberg d’endettement global de notre génération et si les citoyens ne réagissent pas en toute urgence à ce signal ... nous risquons tous ensemble l’effet île de Pâques !

          La concentration des capitaux, des richesses, du pouvoir de manière totalement démesurée entre les mains d’une caste proportionnellement de plus en plus réduite de l’humanité donne à cette classe dirigeante du devenir de notre planète une lourde responsabilité de notre déroute actuelle.

          La devise de notre République est aujourd’hui en vérité : « Enrichissement personnel, Inégalité, Concurrence »
           
          Notre responsabilité personnelle est lourdement engagée dans la mesure où nous sommes consentants à cette légalisation et institutionnalisation de l’égoïsme, du hold up et du détournement de nos richesses et de notre pouvoir par quelques uns, avec les conséquences de décroissance morbide qu’elle engendre


          • radiopirate radiopirate 11 août 2010 09:19

            merci pour votre commentaire plein de bon sens


          • Godevin 15 août 2010 11:17

            Nous connaissons tous maintenant les causes du réchauffement climatique, du trou dans la couche d’ozone...

            Heu non, on ne connait toujours les causes d’un hypothétique réchauffement climatique (qui est foutrement loin d’être prouvé) et on n’entend plus parler de la couche d’ozone... Tiens, au fait, dans les années 70, les Cassandres nous prédisaient un nouvel ère glacaire dans les 30 ans à venir.

            L’article commence mal, ca donne pas envie d’aller plus loin smiley


            • radiopirate radiopirate 15 août 2010 12:39

              citez vos sources que je puisse les confronter aux miennes et je vous invite a rédiger un article sur le sujet.


            • joletaxi 15 août 2010 14:27

              Vous vous fichez de nous ?
              Il y a un très bon, excellent article sur le sujet dans la même rubrique juste sous le vôtre.
              Je n’ai pas remarqué que vous avez confronté vos arguments avec cet auteur, cela aurait été très intéressant.


              • radiopirate radiopirate 15 août 2010 16:07

                tiens un revenant ! vous faites référence à quel article ? soyez précis ! Sinon je n’ai toujours pas l’ombre d’une seule de vos sources ! la critique est facile mais lorsqu’il s’agit d’apporter des éléments pour l’étayer vos propos vous êtes absent, c’est regrettable pour votre crédibilité.


                • Yoann Yoann 15 août 2010 16:28

                  Certains commentaires sont affligeants, l’article est pourtant clair ...
                  @l’auteur : merci pour l’info, je ne connaissais pas les zones mortes ...

                  Pour ce qui est du réchauffement climatique, l’homme a sa part de responsabilité, c’est certain, le tout est de savoir dans quelles proportions, car les cycles solaires expliquent beaucoup plus de choses à mon sens ... Attention à l’écolo-business smiley


                  • radiopirate radiopirate 15 août 2010 18:19

                    merci pour votre commentaire.

                    et vous prenez garde au pétrole-business !

                    amicalement


                  • joletaxi 15 août 2010 17:00

                    C’est bien ce que je pensais, comme tous les « investis » dans une cause, vous faites preuve d’autisme,d’aveuglement quand il s’agit de prendre en compte des arguments dérangeants

                    http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/climat-que-ne-savons-nous-pas-78903

                    il ne fallait pas chercher loin non ?

                    je pourrais vous joindre une liste de sites où l’on confronte des points de vue divergents sur la problématique climatique,à des années lumières du « consensus » des soi-disant ,milliers,pourquoi pas millions, de scientifiques tous acquis à ce nouveau dogme.

                    Un truc très amusant par exemple.Il y a pour le moment un débat très « chaud » sur le site de Spencer, sur le problème des énergies radiatives.Ce qui a donné lieu sur d’autres sites, à des réponses théoriques, très argumentées allant dans tous les sens.
                    J’avoue que ces développements m’ont ébranlé sur les conceptions théoriques de ces phénomènes, que je gardais comme acquises de ce que j’ai retenu de mes études.
                    Mais ce qui me sidère,littéralement, c’est de constater qu’il n’y a pas unanimité sur l’explication d’un phénomène à la base même de toute la théorie dont découle le rapport du GIEC.
                    De voir des « pointures » se livrer à des expériences de geo-trouve-tout dans leur jardin pour trouver une justification à une théorie est proprement hallucinant.
                    Vous avez peut-être raison, dans ce domaine comme d’autres, il vaut mieux croire que se poser des questions


                    • radiopirate radiopirate 15 août 2010 18:17

                      C’est rigolo mais votre lien de fonctionne pas !

                      Je suis bien sur intéressé par ces liens dont vous faites allusion sans jamais les produire.

                      Vous pouvez penser ce que vous voulez mais à vous lire j’ai pour ma part le sentiment que c’est vous qui vous sentez investi d’une mission (vous avez des actions chez exxon, total ou autre ?).

                      Mon article traite des zones mortes. il ne traite pas du réchauffement climatique qui semble être votre cheval de bataille.

                      Bataille que je vous saurais gré de bien vouloir mener sous d’autres latitudes.

                      Je ne suis pas un expert du réchauffement climatique et n’ai pas la prétention de le devenir.
                      Si des arguments probant sont apportés je suis à même de les prendre en considération mais tout ce que j’ai pu lire de ces scientifiques rejetant les conclusions « officielles » me parait un peu léger dans l’état de mes connaissances. Cependant j’imagine mal que l’activité humaine n’est aucune incidence sur ce probleme climatique car elle en a d’autres dans bien des domaines.

                      Et tiens pour conclure je m’approprie votre conclusion qui me parait aussi tout indiquée dans votre cas.

                      "Vous avez peut-être raison, dans ce domaine comme d’autres, il vaut mieux croire que se poser des questions".


                    • joletaxi 15 août 2010 18:54

                      C’est ballot non ?

                      l’article en question est juste 6 positions sous le vôtre dans la rubrique environnement et vous ne le trouvez pas.
                      Si vous ne vouliez pas que l’on aborde ce sujet, pourquoi en avoir fait l’entête de votre article ,sous forme de profession de foi ?

                      Pourquoi vous faire le mentor d’une théorie qui est de plus en plus contestée pour donner du poids à votre démonstration sur le genre,:tout va mal, on va tous cuire dans la poele à frire, mais en plus,tout est contaminé, tout est « foutu » ?
                      C’est un concours à qui fera le plus peur aux petits enfants ?


                    • tinga 15 août 2010 17:45

                      C’est vrai que l’intro de l’article aurait mérité plus de nuances, beaucoup mieux pour la suite, le problème est réel, et ça va couter très cher car bon nombre de ces « bombes à retardement » devront être impérativement traitées quand ce sera possible.

                      Et ne pas oublier d’autres zones mortes, celle contaminées par l’uranium appauvri (Irak, Afghanistan, Kosovo) , le Vietnam, pays sur lequel il a été déversé plus de bombes que pendant toute la deuxième guerre mondiale (7 millions de tonnes), les sols et toutes la chaine biologique contaminés par l’ agent rose, l’agent vert, et surtout l’agent orange.
                       

                      • easy easy 15 août 2010 20:58

                        J’ai fait un peu d’études de géologie et de médecine, à Jussieu souvent, vers 1972. Et j’ai passé une partie de ma vie à équiper des mobiliers de laboratoire. Le milieu scientifique, je connais donc un peu.
                        Jamais je n’écris d’articles scientifiques. Et si j’en écrivais un jour, ce ne sera pas pour lancer une alerte de plus.

                        Dans les années 70, j’étudiais donc un peu les cancers, l’amiante et les volcans. Un prof de géologie nous disait, dans des locaux de Jussieu, que le problème de l’amiante n’était pas quantitatif, qu’il suffisait théoriquement d’une seule fibre pour développer un cancer, à terme de parfois 30 ans. Mes collègues et moi en avions respiré des milliers de ces fibres et pour l’instant, je claviote encore. (il est clair que les personnes ayant travaillé dans les poussières d’amiante à dose visible à l’oeil nu, comparable à la quantité de poussière que les mineurs du charbon absorbaient, ont développé des cancers)

                        On apprenait aussi la radioactivité. Et pendant mon service militaire, comme j’étais infirmier, j’en apprenais encore dessus. Je pensais donc qu’il n’était pas possible de revivre à Nagasaki et Hiroshima. Erreur.
                        Sur ce thème, il y a eu Tchernobyl où l’on a évacué toute la population, où les malheureux qui ont bossé au sarcophage sont morts parfois très vite et où des gens aux alentours ont eu beaucoup d’enfants malformés. Mais il s’avère que les bestioles qui y vivent aujourd’hui (qui ont un taux de reproduction souvent plus rapide que nous) y gambadent avec le même nombre d’yeux et de pattes que d’autres vivant en Limousin.

                        Il y avait eu aussi l’épisode de la Soufrière de Guadeloupe où Brousse et Claude Allègre considéraient qu’elle allait exploser alors que Tazieff pensait le contraire «  »« 17 août 1976 : Robert BROUSSE parle pour la première fois des gaz magmatiques et de la force de l’explosion. Il émet une hypothèse sur l’issue du phénomène : « Nous allons atteindre un paroxysme cataclysmal d’une exceptionnelle activité sismique qui a préparé la montée du magma. [...] La force de l’explosion finale pourrait atteindre la puissance de 30 mégatonnes, soit 1000 fois la bombe d’Hiroshima. »«  »«  

                        Maman ! 1000 fois Hiroshima !

                          »«  »«  »«  29 août 1976 : Arrivée d’Haroun TAZIEFF en Guadeloupe. Il explique que « la volcanologie est une science comme la médecine : il faut du doigté, du sang froid, de l’énergie, de l’habitude et l’expérience du terrain. Les études de laboratoire ne suffisent pas. [...] Il n’y a pas de danger immédiat. [...] Le phénomène est complexe, à travers de nombreux paramètres on se fait une idée mais on se trompe très souvent. » À propos de l’évolution irréversible, il commente : « J’ai lu cela dans la presse et je n’ai pas compris ce que cela signifiait. C’est une crise exceptionnelle dans les Caraïbes mais il ne faut pas s’affoler. » »«  »«  ».
                        Finalement Tazief a eu raison, la Soufrière n’a pas explosé.

                        Il y a eu l’Amoco Cadiz. Dégueulasse, déprimant. On nous disait qu’il y en aurait pour 30 ans à s’en remettre. Erreur.

                        L’eutrophisation, je l’avais étudiée. Causes parfois naturelles, parfois humaines, parfois mixtes. Il y a un moment triste, mortifère. Comme pour la mort d’un chien ou d’un ami. Mais c’est l’eutrophisation qui permet que des lacs et marais deviennent des terres fermes.

                        Il y a eu le SIDA valant à Luc Montagnier un Nobel pour avoir découvert son virus. Sauf qu’on ne l’a encore jamais vu ce virus et que son découvreur lui-même nous dit maintenant que euh...en fait il y aurait des facteurs associés, que se laver les mains et manger sain serait le meilleur moyen de ne pas choper la maladie. Et ça pendant qu’un professeur rebelle à la thèse virale s’est injecté le sang d’un malade sans le devenir. Et pendant que la séropositivité est calculée différemment selon les pays. On peut être séropo en France mais pas en Australie. 

                        Ohhh et puis il y avait eu l’épisode de l’homme sous la mer avec l’architecte Rougerie. On a pas mal rêvé mais rien... Et aussi les nodules polymétalliques qu’il suffisait de récolter sur le fond des mers pour s’enrichir mais là encore, rien...

                        Et encore les pluies acides qui nous envoyaient en enfer et les avions renifleurs qui allaient nous permettre de trouver du pétrole depuis les nuages.


                        Et tant et tant d’autres chose de cet acabit.


                        Alors comprenez que je ne me lancerais jamais à écrire un article scientifique, qu’il soit à sauce de Bernard Dugué ou à celle de Radio pirate.

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