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Accueil du site > Actualités > Europe > 2007 : Angela Merkel veut relancer l’Union européenne

2007 : Angela Merkel veut relancer l’Union européenne

Dans quelques semaines, la présidence finlandaise de l’Union européenne va céder le témoin à l’Allemagne pour une nouvelle période de 6 mois de coordination des activités politiques de l’UE. Mme Merkel a déjà dévoilé à plusieurs reprises les grandes lignes du programme de la présidence allemande. 5 thèmes ont ainsi été identifiés et feront l’objet d’âpres discussions entre les Etats membres jusqu’à la fin du mois de juin 2007.

Parmi les priorités de la présidence allemande figurent les limites géographiques de l’Union européenne. Sur ce sujet ultra sensible qui ne peut se séparer du débat autour de la (des) vision(s) globales de la construction européenne, Angela Merkel souhaite poser la question : les Etats membres sont-ils en mesure aujourd’hui de clarifier les frontières physiques de l’UE ? Le sujet est non seulement complexe, compte tenu des positions divergentes des Etats membres, mais également nécessaire pour que le projet général de construction européenne gagne en visibilité pour des citoyens européens de plus en plus demandeurs. La chancelière allemande  annonce la couleur : « une entité politique sans frontières n’est pas viable (..) » Et elle le sait bien : parler des frontières de l’UE est à haut risque politique à l’heure où les négociations d’adhésion avec la Turquie se cristallisent autour de l’ouverture des frontières turques aux ressortissants de la partie chypriote-grecque de l’île de Chypre. Mme Merkel, qui ne cache pas sa préférence pour une Turquie basculant dans le groupe des Etats « partenaires » de l’UE, plutôt que de la voir progresser sur la voie de l’adhésion, a prévenu : « pour les pays qui ne peuvent pas être accueillis en tant que membres à part entière, l’Allemagne aspire à une politique de voisinage élaborée. »
Autre sujet cher à nos voisins allemands : le travail des seniors. Alors que la France lance une campagne de sensibilisation d’envergure en faveur de l’emploi des seniors, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie de Lisbonne, l’Allemagne, confrontée à une problématique démographique dramatique à cause d’une société vieillissante, tentera de généraliser cette initiative à l’ensemble des Etats et identifier de nouvelles mesures permettant de valoriser et mieux utiliser le savoir-faire des plus anciens sur les lieux de travail.
Troisième priorité de la présidence allemande : la politique énergétique. Dans un contexte de négociations ardues avec la Russie, l’Allemagne saisira cette occasion pour continuer le travail déjà entamé par les 25 depuis plusieurs mois. Elle tentera notamment d’aboutir à un accord avec la Russie sur le volet énergétique et de trouver un compromis avec la Pologne sur les modalités d’approvisionnements du gaz russe.
Mme Merkel y est sensible : la lutte contre le réchauffement climatique sera dans le lot des priorités allemandes pour les 6 prochains mois. Alors que le protocole de Kyoto s’achève en 2012, la présidence allemande tentera de dégager un embryon de position commune des Etats membres sur les orientations stratégiques de l’UE en faveur de l’environnement pour l’après Kyoto à partir de 2013. Pour Mme Merkel, « l’Union européenne doit être pionnière en matière de protection climatique (..) » Saisir et responsabiliser les Etats membres de cette question est selon elle « la seule manière de convaincre d’autres États (tiers) de la nécessité d’agir contre les émissions des gaz à effet de serre qui ont des effets négatifs sur le climat. »
Dernier dossier, et non des moindres : la relance du processus constitutionnel. S’appuyant sur les réflexions des Etats membres depuis l’été 2005 et l’analyse technique de la Commission européenne sur les causes et les conséquences des votes négatifs français et néerlandais aux referenda de la même année, Mme Merkel essayera de « créer des perspectives permettant de donner une nouvelle dynamique au processus d’unification européenne » et « explorer les évolutions futures possibles du processus constitutionnel. » Le dossier est complexe : à ce jour, 16 Etats membres ont ratifié le traité, 2 se sont prononcés contre et 7 Etats ne se sont pas encore officiellement exprimés. La présidence allemande devra négocier un scénario ainsi qu’un nouveau calendrier auprès des Etats membres pour relancer le processus. Accueillant 2 nouveaux Etats membres le 1er janvier 2007, l’UE réclame en effet plus que jamais des adaptations institutionnelles a minima pour continuer à fonctionner normalement. Rendez-vous a donc été fixé par Angela Merkel à Berlin le 25 mars 2007 : devant les chefs d’Etats et de gouvernement des Etats membres, à l’occasion du 50e anniversaire de la signature des traités de Rome, la chancelière allemande devrait faire l’annonce solennelle de nouvelles propositions et perspectives en vue de relancer l’Union européenne.

Source : http://www.bundesregierung.de/


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50 réactions à cet article    


  • T.B. T.B. 11 décembre 2006 14:11

    Vu la façon dont elle veut la relancer, moi je sui lancerais bien une tomate (sur Merkel pas sur l’Europe).


    • T.B. T.B. 11 décembre 2006 14:17

      Pour pas gâcher : Une tomate OGM financée avec les aides européennes pour l’agro-industrie intensive qui pollue ce que nous avons de plus précieux : nos nappes phréatiques. Je conduirais volontiers tous ces messieurs-dames au Tribunal Pénal Internationnal ainsi que tous les lobby pétroliers et nucléaire.


    • seb59 (---.---.180.194) 11 décembre 2006 14:21

      Un article interessant et accessible, comme souvent de votre part mr Neos.

      Souhaitons bon courage à Angela Merkel pour « explorer les évolutions futures possibles du processus constitutionnel ».

      Car il semble que l’europe decoive de plus en plus les citoyens de chaque pays membre et ressemble desormais à une institution en panne.


      • bobby (---.---.53.140) 11 décembre 2006 14:22

        Angela merkel aura bien du mal à faire avancer le débat, car la cour constitutionnelle en a décidé autrement :

        « ... Douche froide pour la chancelière Merkel qui voulait montrer l’exemple. L’Allemagne ne ratifiera pas le projet de Traité établissant une Constitution européenne début 2007 comme prévu. La ratification est reportée sine die après le sursis à statuer rendu par la Cour constitutionnelle allemande qui ne veut pas se prononcer sur un texte rejeté deux fois et par conséquent toujours en débat dans le reste de l’Europe. ... »

        Lien


        • Neos 12 décembre 2006 10:41

          L’Allemagne, ainsi que d’autres Etats membres, a effectivement fait le choix de considérer le vote des citoyens français et néerlandais et de chercher une nouvelle voie. L’une des ambitions ainsi marquée de la présidence allemande va être d’identifier la meilleure voie possible pour relancer le processus, c’est à dire de trouver une voie de sortie acceptable à la fois pour l’UE (une réforme des institutions européennes est réclamée), pour les Etats ainsi que pour les citoyens (l’idée pourrait être de les faire s’exprimer sur un nouveau projet via un (des) referendum(a) en 2009).


        • candide (---.---.124.227) 11 décembre 2006 20:21

          « Le sujet est non seulement complexe, compte tenu des positions divergentes des Etats membres, mais également nécessaire pour que le projet général de construction européenne gagne en visibilité pour des citoyens européens de plus en plus demandeurs. »

          -  Vous transposez des sentiments qui vous sont personnels à 450 millions d’Européens. Si vous êtes personnellement demandeur de plus de « visibilité », grand bien vous en fasse, il faudrait peut-être admettre cependant, qu’une majorité croissante en Europe n’aime tout simplement pas cette Europe ci , tout du moins la manière dont elle se construit. Ce qui revient à ne pas changer ou poser des pansements sur des plaies béantes, en refondant ses institutions par d’aléatoires mesurettes promptes à « enfler » l’européen moyen, mais simplement à remettre à plat de fond en comble tous les traités depuis Rome ! M^me si cela met des milliers de Fonctionnaires inutiles et GRASSEMENT entretenus au Chômage....
          -  Ce qui est tout a fait possible quand on a une conscience politique qui s’articule autour d’un esprit démocratique qui met le projet humain au centre de ses préoccupations. N’est ce pas ?

          « Les négociations d’adhésion avec la Turquie se cristallisent autour de l’ouverture des frontières turques aux ressortissants de la partie chypriote-grecque de l’île de Chypre »

          - Je vous suggère de vérifier vos sources ou le dossier Turc un peu plus sérieusement, car concernant l’ouverture des frontières de Chypres Nord, il est question des BIENS ET DES MARCHANDISES pour l’instant, et non pas des populations. L’UE, c’est le Business pas les hommes ....

          « L’UE réclame en effet plus que jamais des adaptations institutionnelles a minima pour continuer à fonctionner normalement. »

          Français et Néerlandais (2 contributeurs nets, c’est-à-dire 2 pays qui financent à perte et aux frais du contribuable le retard de l’Espagne, du Portugal, des pays Baltes, d’Europe Central, de la Grèce.....) ont dit NON. Eurostat indique que si les Allemands avaient eu à se prononcer au suffrage, le NON l’aurait certainement emporté. Idem pour la GB. .... L’UE réclame, l’UE exige, l’UE discute, l’UE pinaille.... Mais savez vous ce que veulent foncièrement les EUROPEENS ? Et si ils n’apportaient peu ou pas de crédit au monstre technocratique qui n’avance que par sa force d’inertie, le démocrate que vous êtes (sûrement) n’est il pas interpellé par le désaveu LEGITIME que le peuple lui témoigne à juste titre, et de plus en plus ?

          Etre capable de se départir de l’intérêt tout relatif que l’on peut lui trouver en sa position de « Juriste », « Linguiste » ou « traducteur », c’est me semble il une marque de courage plus importante que la sempiternelle allégorie de ses bienfaits toujours scandés, jamais démontrés.

          Merkel peut bien relancer la machine institutionnelle à minima - les Allemands ne suivront pas ou plus. Ils ont compris, eux aussi /


          • Neos 12 décembre 2006 10:50

            C’est la raison pour laquelle, cher Candide, je pense à titre uniquement personnel (car aucune position officielle n’a tranché cette question pour le moment) que les citoyens seront saisis, par referendum(a), sur le prochain acte juridique (probablement un traité) qui décidera de l’organisation de l’UE pour les prochaines décennies. L’UE à 27, de toute façon, ne peut pas fonctionner avec les règles actuelles en vigueur, prévues pour une Communauté européenne à 6, à 12, à 15. Comme les Etats sont demandeurs et les institutions crient à l’urgence, et puisque les referenda français et néerlandais ont clairement réclamés une validation citoyenne, il est bien possible que l’on soit invité à s’exprimer bientôt (en 2009 ?) sur ce nouveau texte sur une organisation européenne (..) qui devra être de toute façon être différente pour séduire l’électorat populaire. Aussi, comme disent nos amis allemands... : « mal sehen » (..)


          • seb59 (---.---.180.194) 12 décembre 2006 11:19

            @ Neos

            Et si , en 2009, les « citoyens europeens » votent encore « non », croyez vous que le parlement europeen en tirera une lecon ?


          • Neos 13 décembre 2006 20:07

            Sans trop prendre de risques, je dirais qu’un nouveau ’non’ signifierait que le projet européen, tel qu’il est organisé actuellement, ne convient pas à une majorité de citoyens européens.

            Les referenda français et néerlandais ont permis de connaitre l’opinion négative de ces 2 peuples, l’Espagne et le Luxembourg ayant pour leur part exprimé un avis favorable. Mais les autres peuples ne se sont pas prononcé à travers un bulletin de vote.

            Nous verrons bien ce qu’il en sera si les Etats s’accordent sur l’idée d’organiser un referendum global. Ou s’ils considèrent cette audace comme trop risquée politiquement.

            Je n’en sais pas + que vous. Mme Merckel nous en dira un peu + au mois de mars 2007.

            A suivre (..)


          • candide (---.---.210.64) 13 décembre 2006 18:48

            « L’UE à 27, de toute façon, ne peut pas fonctionner avec les règles actuelles en vigueur, prévues pour une Communauté européenne à 6, à 12, à 15. »

            Si l’UE ne peut pas fonctionner à 27 comme elle le faisait (assez mal déjà) à 15, pourquoi donc ne s’arreterait elle pas tout simplement ? La vox Populi sera toujours plus importante que vos considerations « scabreuses » sur les institutions ou les aternoiements assez pathétiques de quelques technocrates parachutés et mis au placard à Bruxelles n’est ce pas cher Néo ?

            C’est bien là la pierre angulaire d’une démocratie, rassurez nous, que de laisser au peuple le choix ultime et souverain de refuser un projet auquel il n’adhère point, quand bien m^me vous le jugez, vous personnellement primordial , essentiel ou vital ?

            « il est bien possible que l’on soit invité à s’exprimer bientôt (en 2009 ?) sur ce nouveau texte sur une organisation européenne (..) qui devra être de toute façon être différente pour séduire l’électorat populaire. »

            Le « DE TOUTE FACON » dans votre conclusion est une forme assez démonstrative du FASCISME contenu en germe dans ce projet . Ceà l’instar du projet communiste et des dictatures de Pol pot ou de Pinochet, vraiment sans excès aucun dans la comparaison. l’avoeu est assez cinglant, les électeurs n’ont désormais donc plus qu’à juger sur pièce puisque vous ne leurs laissez pas le choix de dire NON. Et le choix, ils le prendront forcément contre cette imposture, que cela vous plaise ou pas smiley .

            Assez triste dans une démocratie au XXIeme siècle n’est il pas !?


            • Neos 13 décembre 2006 20:12

              Candide, l’UE ne s’arrêtera point car les Etats ont décidé qu’elle leur était utile dans le Monde tel qu’il existe et fonctionne actuellement. L’UE demeure une fabrication des Etats membres.

              Le jour où les Etats ne voudront plus de l’UE, alors cher Candide, votre souhait sera peut-être en voie d’être exaucé.


            • candide (---.---.212.233) 17 décembre 2006 23:21

              Pensez vous donc que l’UE survivra à l’apocalypse de St Jean et au jugement dernier dans ce cas ? Transcende elle à ce point l’Homme pour n’être plus, in fine, que le vulgaire instrument de survi médiatique pour quelques « politicards » en fin de règne ? L’homme était il capable de vivre avant l’UE et sans Bruxelles ? Il semblerait que Oui ....


            • Neos 18 décembre 2006 12:04

              Votre jugement est le vôtre. Je le respecte. Mais jetez un oeil à l’âge moyen des élus du Parlement européen. Pour le reste, les membres de votre gouvernement, siégeant toutes les semaines au Conseil de l’UE... à vous de changer le visage de votre Président de la République en 2007 pour peser sur un véritable changement dans la composition du futur gouvernement français.


            • candide (---.---.212.233) 18 décembre 2006 15:46

              Des membres du gouvernement Français siegeant au siège de l’UE ne m’interessent que très peu. C’est au Parlement à Paris que les Lois Républicaines sont et doivent être votées au nom du peuple et pour le peuple...Français. Bruxelles, les sièges du Conseil, la Comission, c’est de la gnognotte (chère, très chère) pour poser ses varices ... ca suffit.


            • sergelebelge sergelebelge 13 décembre 2006 18:51

              Il est fortement dommage que se soit un pays fondateur de l’europe« LES PAYS -BAS » qui ai voter contre la nouvelle constitution .Les pays-bas faissait partie des trois pays fondateur de l’Europe avec la Belgique et le Grand-Duché du Luxembourg.On parle toujours de l’Allemagne et de la France et l’on oublie ces trois pays.Espérons quand même que Madame Angela MERCKEL puisse faire avancer l’Europe en la remettant sur de bon rails.


              • Neos 13 décembre 2006 20:15

                Dans une démocratie, il est difficile d’aller à l’encontre du choix de la majorité, surtout après un scrutin qui s’est déroulé parfaitement normalement.

                On ne peut que se plier à la volonté de cette majorité et reconnaitre que la volonté du peuple est (était) en l’occurence d’écarter le texte du traité.


              • seb59 (---.---.180.194) 14 décembre 2006 09:28

                « la volonté du peuple est (était) en l’occurence d’écarter le texte du traité. »

                Je suis convaincu qu’elle l’est toujours, voir plus encore !


              • candide (---.---.209.206) 17 décembre 2006 15:21

                Quelle était donc la volonté du peuple ? Eclairez nous donc de vos fulgurences Néos .... Y aurait il un chapitre qui nous aurait échappé dans la formulation de la question, pauvres citoyens mécréants que nous sommes tous sur la magnificence Bruxelloise ? Et Vous souvenez vous sincèrement et honnêtement de la question posée ?


              • Neos 18 décembre 2006 12:07

                Candide, vous réagissez en franco français. Mais le projet européen n’est pas construit sur ce cette logique. Je ne cesserai de le répéter, 16 Etats membres ont déjà ratifié le traité, 2 seulement l’ont écarté. Ayez un peu plus de clairvoyance, la France, comme tous les Etats membres, a une voix de principe dans le concert européen. Celle-ci a été entendue. Mais celles des autres également.


              • (---.---.212.233) 18 décembre 2006 15:35

                Vous posez l’Europe institutionnelle comme importante, omnipotente dans la vie des Français. Or il ne vous aura pas échappé que la désaffection et le désintérêt des Français pour les élections européennes soit dit en passant signe de facto le peu de crédit qu’ils lui témoignent. Sans parler du TCE , des magouilles et des pots de vin averés, du clientélisme Bruxellois etc... Ainsi le crédit que vous lui témoignez vous personnellement est partiellement tronqué par des considérations personnelles qui ne nous interessent pas finalement, mais alors pas du tout. La publicité que vous en faites encore moins.... Si Bruxelles est importante pour vous, il serait temps de vous réveiller ainsi que de considerer qu’elle ne l’est pas pour les Français ou très peu.Les Français , c’est 60 millions d’Individus, leur Constitution, c’est celle de la Vème République (1958) Point final. le but est de se réapproprier en urgence les pouvoirs et l’ARGENT gaspillés à Bruxelles pour des VRAIS réformes dans le pays, avec des politiciens Français et des élus au prise avec les réalités des Français. Ce qui m’amène ainsi à répondre à votre formulation sur les 16 pays qui ont ratifié le texte, et de vous dire qu’ON SE FOUT royalement de savoir que les pays pauvres acceptent d¨’être subventionnés à coup de prélevements obligatoires par les contributeurs Français , Allemands ou Néerlandais. On le serait à moins. Et votre chimère inique de super continent , avec des supers états (pauvres) et un super gouvernement qui légifère sur la taille des cageots et des carottes : on s’en fout aussi ! un peu de courage diantre !


              • candide (---.---.212.233) 18 décembre 2006 15:37

                Vous posez l’Europe institutionnelle comme importante, omnipotente dans la vie des Français. Or il ne vous aura pas échappé que la désaffection et le désintérêt des Français pour les élections européennes soit dit en passant signe de facto le peu de crédit qu’ils lui témoignent. Sans parler du TCE , des magouilles et des pots de vin averés, du clientélisme Bruxellois etc... Ainsi le crédit que vous lui témoignez vous personnellement est partiellement tronqué par des considérations personnelles qui ne nous interessent pas finalement, mais alors pas du tout. La publicité que vous en faites encore moins.... Si Bruxelles est importante pour vous, il serait temps de vous réveiller ainsi que de considerer qu’elle ne l’est pas pour les Français ou très peu.Les Français , c’est 60 millions d’Individus, leur Constitution, c’est celle de la Vème République (1958) Point final. le but est de se réapproprier en urgence les pouvoirs et l’ARGENT gaspillés à Bruxelles pour des VRAIS réformes dans le pays, avec des politiciens Français et des élus au prise avec les réalités des Français. Ce qui m’amène ainsi à répondre à votre formulation sur les 16 pays qui ont ratifié le texte, et de vous dire qu’ON SE FOUT royalement de savoir que les pays pauvres acceptent d¨’être subventionnés à coup de prélevements obligatoires par les contributeurs Français , Allemands ou Néerlandais. On le serait à moins. Et votre chimère inique de super continent , avec des supers états (pauvres) et un super gouvernement qui légifère sur la taille des cageots et des carottes : on s’en fout aussi ! un peu de courage diantre !


              • www.jean-brice.fr (---.---.27.248) 13 décembre 2006 20:12

                C’est très bien de vouloir relancer l’Union européenne, mais il ne faut pas oublier que celle-ci est arrivée au bout de sa course dans sa FORME ACTUELLE : ou nous remettons les choses à plat en tenant compte des NATIONS ou l’Europe actuelle qui n’est qu’une VUE DE L’ESPRIT d’une assemblée de technocrates ne résistera pas aux puissantes pressions anglo-saxonnes. Quant à l’Allemagne qui l’a utilisée pour recouvrer sa SOUVERAINETE, cette dernière n’en a actuellement plus besoin, d’autant plus qu’elle controle plus ou moins la monnaie unique...


                • Neos 13 décembre 2006 20:24

                  Mais la mondialisation n’a que faire des nations (..)

                  C’est la raison pour laquelle les Etats savent parfaitement que l’UE a besoin des ajustements nécessaires pour permettre aux Etats de continuer à fonctionner à l’échelle nationale (dans les compétences qui sont de leur ressort), et de travailler ensemble à l’échelle européenne communautaire (meme à 27, à 30) pour les activités pour lesquelles rester seul n’est plus économiquement viable voire politiquement raisonnable.


                • seb59 (---.---.180.194) 14 décembre 2006 09:30

                  « pour les activités pour lesquelles rester seul n’est plus économiquement viable voire politiquement raisonnable »

                  Pouvez vous nous donner des exemples de ces activités qu’un etat ne pourrait pas gerer seul (par la voie diplomatique) Mr Neos ?

                  Le politiquement raisonnable me fait penser au politiquement correct, qui se resume souvent à ne pas prendre de reelles decisions pour ne pas faire de vagues.


                • Neos 16 décembre 2006 11:45

                  « Pouvez vous nous donner des exemples de ces activités qu’un etat ne pourrait pas gerer seul (par la voie diplomatique) Mr Neos ? »

                  Oui, bien sûr : la lutte contre le réchauffement climatique, la question de l’approvisionnement de l’énergie et celle des ressources énergétiques, la maîtrise des flux migratoires et l’immigration, le développement durable sont des dossiers qui ne connaissent pas les frontières.

                  Dans ces domaines, l’Etat seul n’a pas (plus) les moyens de trouver des solutions efficaces à ces problèmes. Ces thèmes requièrent une coordination transnationale et l’application de mesures identiques à l’échelle supra nationale.

                  Ce que propose de faire l’UE sur le continent européen.


                • seb59 (---.---.180.194) 18 décembre 2006 10:20

                  @ Neos

                  Comme vous dites, ces dossiers ne connaissent pas de frontieres ... « la lutte contre le réchauffement climatique » : vous trouvez que l’europe a fait quelque chose ? Nous sommes toujours aussi dependant des energies fossiles, les usa se moquent du protocole de kyoto. Quel est le pouvoir de l’europe ?

                  Pour l’approvisionnement en energie : l’europe ne peut rien y faire, car cela impliquerait de changer radicalement nos energies et de limiter les autres (les fossiles), mais comme ce sont les grandes compagnies qui decident et que leur lobby « influe » sur nos representants politiques, il ne se passe rien.

                  La maitrise des flux migratoires : Il est plus que temps de s’en occuper , vous ne croyez pas ? Que font donc nos representants europeens de leurs journées ? L’europe etant pour la libre circulation des personnes, et étant trop etendue maintenant, elle ne saura pas bloquer les flux migratoires.

                  Le developpement durable : je deteste ce terme qui ne veut rien dire. Ca n’existe pas. On ne peut pas freiner ou ralentir un developpement, personne n’a d’influence sur sa durée. Ce qui nous interesse c’est de proteger notre economie et notre emploi contre les autres pays.

                  C’est cela qui interesse les francais,et par extension, les europeens. Mais cela, la communauté europeenne en est incapable. Et c’est d’autant plus difficile, que les membres de cette communauté n’ont pas le meme placement geographique. Donc ils n’ont pas les memes interets, problemes etc...

                  Et plus l’europe s’agrandie, plus les differences augmentent.


                • Neos 18 décembre 2006 12:24

                  Le pouvoir de l’UE est de coordonner les orientations politiques de ses Etats membres.

                  Ce que font et décident les USA est parfois très criticable, j’en conviens. Même Al Gore fait ce qui est en son pouvoir pour sensibiliser les citoyens de son pays et du monde entier sur la nécessité de changer de mentalité en matière de préservation des ressources et de comportement écologique. L’administration américaine actuelle n’a que faire du protocole de Kyoto. Seuls les électeurs américains peuvent changer cette situation. Espérons que le futur gouvernement américain souhaitera rentrer dans la logique de préservation environnementale.


                • www.jean-brice.fr (---.---.236.201) 14 décembre 2006 09:10

                  C’est une belle ILLUSION que de croire que l’Europe, telle qu’elle est, va nous protéger des effets pervers de la mondialisation ... Cette dernière est d’ailleurs plus ou moins menacée par une déflation due à des années d’inflation déclanchée le 15/8/71 par l’inconvertibilité d’une monnaie condamnée à être de plus en plus contestée ! Restera les NATIONS, seules forme de sociétés, capables de faire fonctionner à peu près la DEMOCRATIE : ce n’est pas le cas avec votre europe qui la détruit tous les jours . Il n’y a qu’à voir les résultats des référendums !!!


                  • moebius (---.---.56.150) 14 décembre 2006 11:29

                    L’allemagne ne renoncera pas à certaine de ses ambitions régionales vers l’est quand à la France elle comtemplera son magnifique nombril « républicain » ne comprenez vous pas que « l’Europe » est le mode de gestion pacifique donc « commercial » de nos nationalismes belliqueux


                    • www.jean-brice.fr (---.---.44.172) 15 décembre 2006 07:44

                      VUE DE L’ESPRIT : le seul moyen d’une paix véritable en Europe et d’ailleurs dans le Monde est l’équilibre des nations, pratique millénaire !!!


                    • www.jean-brice.fr (---.---.44.172) 15 décembre 2006 07:57

                      Tout cela est bien sympathique, mais irréaliste : comme l’a dit en son temps Jacques RUEFF, « l’Europe se fera par la monnaie ou ne se fera pas ». L’ennui est que l’actuel euro est trop rigide pour des économies diversifiées et surtout est une monnaie SANS CONTRE PARTIE comme le dollar sans en avoir la puissance. LA SEULE SOLUTION RESTE DANS LE RETOUR A L’ETALON/OR : si demain M. TRICHET donnait une contre partie or à l’euro, LA TOTALITE DE L’EPARGNE MONDIALE IRAIT SUR CETTE MONNAIE et toutes les monnaies seraient obligées de suivre y compris le dollar ...


                    • Bertrand de Kermel (---.---.240.4) 14 décembre 2006 23:15

                      Bonjour.

                      Je me permets de vous livrer ci-dessous une proposition susceptible, à mes yeux, de relancer le processus européen, c’est à dire susceptible d’être bien reçue par les 16 pays qui ont voté oui à la constitution, par les 2 pays qui ont voté non, et par ceux qui ne se sont pas encore prononcés.

                      L’idée ? s’appuyer sur le développement durable.

                      Voici comment.

                      Au mois de juin 2006, les chefs d’État ont demandé à l’Allemagne (qui va présider l’Union Européenne au cours du premier semestre 2007) de présenter « une synthèse des solutions possibles » pour relancer le processus de ratification du projet de constitution européenne

                      Ils ont également confié à la France le soin de formuler une proposition concrète lorsqu’elle présidera l’Union, soit au deuxième semestre 2008.

                      Il n’est bien sûr pas possible de présenter le même texte aux peuples qui ont voté non au référendum. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils s’y opposeraient à nouveau. Les Chefs d’Etat européens en sont maintenant convaincus.

                      À l’inverse, il faut tenir compte du fait que 16 pays l’ont adopté. La Finlande, en approuvant le texte le 5 décembre 2006, a précisé qu’elle n’accepterait pas que son vote soit passé par pertes et profits. L’enjeu est donc de proposer un document recevable à la fois pas ces 16 pays, par ceux qui ont voté non, et par ceux qui ne se sont pas encore prononcés !

                      Nous proposons ci-dessous une solution qui n’est certes pas parfaite, mais qui peut peut-être nous aider à sortir de l’impasse actuelle.

                      Comment procéder ?

                      A nos yeux, il faut commencer par identifier les raisons exactes du NON au référendum. La revue « Futuribles » d’avril 2006 contient un très intéressant article expliquant les raisons des non français et néerlandais à la constitution, à partir de sondages, et non pas sur la base de simples conjectures.

                      Selon l’auteur de l’article (Eddy Fougier, politologue) les causes du non français peuvent être classées en quatre grandes catégories :

                      1. la sanction du pouvoir politique en place,

                      2. le refus du chômage et de l’insécurité sociale 3. le rejet de l’ultra libéralisme économique

                      4. l’opposition aux élargissements réalisés ou programmés de l’Union.

                      En ce qui concerne le premier point, le problème sera traité lors des prochaines échéances électorales.. Quant au point 4, le Parlement Européen s’en est saisi récemment. Il souhaite fixer des limites géographies à l’Union Européenne.

                      Restent les points deux et trois : ne serait-il pas prudent d’y apporter une réponse dans le projet de constitution, avant de le présenter à nouveau à l’adoption ?

                      La première chose à faire est de définir clairement un projet consensuel pour l’Europe des 25, en ce début du 21ème siècle. Et un projet simple. Il pourrait se résumer en deux objectifs :

                      -  l’Europe, comme modèle de paix et de respect de l’autre dans sa différence,
                      -  l’Europe, comme modèle économique, social et environnemental, qui doit se faire reconnaître comme l’alternative au modèle libéral américain, dominant sur la planète.

                      Pour cela, il n’y a pas lieu de bouleverser le texte de la constitution. Il suffit de quelques lignes, mais essentielles sur le fond. Plus précisément, il s’agit de compléter quelques dispositions lénifiantes par des engagements fermes, comme pour les chapitres consacrés à l’économie.

                      En effet, le modèle économique, social et environnemental européen est décrit dans les articles 2 (les valeurs) et 3 (les objectifs). Mais ces deux articles sont loin d’être aussi engageants que les dizaines (plus de cent) d’articles concernant l’économie. Il s’agit de dispositions sympathiques, mais vagues, et surtout non contraignantes. Elles ressemblent à du faire valoir. Là est sans doute la ligne de divorce entre l’ambition des français pour l’Europe, et le texte qu’on leur a proposé.

                      Pour corriger cette situation, il suffirait d’introduire une précision ( mais une précision de taille !) aux articles relatifs aux grandes orientations et à la coordination des politiques économiques. (articles 15, 178 et suivants).

                      Il serait indiqué que ces grandes orientations économiques fixées chaque année par le conseil des ministres comprennent des objectifs mesurables en termes :

                      -  de progrès économique,
                      -  de lutte contre la pauvreté, dans le but d’éradiquer la grande pauvreté et de prévenir les précarités,
                      -  d’amélioration de l’environnement,
                      -  et de développement de la recherche.

                      Des critères précis pour chacun de ces objectifs seraient fixés par le conseil des Ministres. Il existent, Il n’y a que l’embarras du choix. Cela ne pose aucun problème.

                      Et pour en garantir le respect, la constitution devrait également prévoir un rapport annuel qui serait présenté par la Commission Européenne devant le Parlement Européen et devant le Conseil Economique et Social Européen, sur les performances et les progrès des Etats dans ces domaines. La presse, les élus et l’opinion publique n’auraient plus qu’à jouer leur rôle, pour faire pression sur les pays les moins performants dans ces domaines.

                      Cette proposition n’est pas une nouveauté. Elle consiste simplement à appliquer aux trois piliers du développement durable (économie, social et environnement) les méthodes qui fonctionnent parfaitement dans le domaine de l’économie (pacte de stabilité monétaire, négociations de l’organisation mondiale du commerce etc...). Il s’agit de s’engager sur des objectifs précis, mesurables et mesurés.

                      Si nous voulons que les citoyens s’approprient l’Europe, sur la base du projet défini ci-dessus (L’Europe modèle de paix, et alternative au libéralisme américain dominant sur la planète), il n’y a pas d’autre solution que de PROUVER que l’article 3, en visant notamment le développement durable, ne se limite pas à de bons sentiments, mais se décline en objectifs bien précis. Il faut surtout cesser de séparer soigneusement l’économie, le social et l’environnement. Ils forment un tout. Là est le grand apport du développement durable.

                      Le problème de la pauvreté, tout comme celui de l’environnement, est majeur. Il concerne tous les pays. On ne peut plus feindre de croire qu’il se réglera par le seule croissance économique. Le concept du développement durable a été conçu pour cette raison. Mettons-le en œuvre. L’Europe doit montrer qu’elle est capable de replacer l’économie au service de l’Homme.

                      C’est à ce prix qu’elle s’imposera comme un acteur incontournable aux côtés de Etats Unis, de la Chine, de l’Inde ou de l’Afrique. C’est à ce prix qu’elle mobilisera les citoyens européens. Ils n’attendent que ça.

                      Bertrand de Kermel Président du Comité Pauvreté et Politique www.pauvrete-politique.com Une note complète sur cette question est disponible sur ce site.


                      • domdi (---.---.118.138) 15 décembre 2006 11:49

                        merci monsieur Kernel pour cet exposé très précis. smiley


                      • Deltarho Deltarho 17 décembre 2006 09:46

                        Malheureusement vous partez de postulats erronnés, le premier, si ce n’est le plus contestable, est que 16 peuples (ou délégations ?) ont voté oui au TCE.


                      • candide (---.---.212.233) 17 décembre 2006 22:44

                        c’est bien je trouve de faire la distinction entre peuples et délégations, car on se souviendra que le Parlement a adopté à 90 % le TCE quand les Français l’ont rejeté à 54 % Assez édifiant n’est il pas ?

                        J’aimerais tant que les Allemands, les Anglais et les Danois puissent se prononcer via un référendum, pas vous ?

                        - Mauvaise surprise guarantie pour les plus Europhiles et les supporters techno-médiocrates !

                        C’est dure l’exercise de la démocratie ne trouvez vous pas ?


                      • Neos 18 décembre 2006 12:36

                        En effet, Candide, le Parlement serait-il bien représentatif de la diversité des tendances politiques dans le pays ? Ne faudrait-il point ainsi repenser le mode de scrutin afin de revenir à des Assemblées plus conformes aux réalités du terrain dans les circonscriptions ?


                      • candide (---.---.212.233) 18 décembre 2006 15:08

                        Evidemment mais le salut se trouve forçément au niveau national avant que d’élargir le cercle institutionnel au niveau européen. Parce que je suis persuadé que les bases, les fondements de l’exercise démocratique sont à repenser pour la Nation avant toute chose. Le reste suivra naturellement...si toutefois il doit suivre au niveau de l’Europe et surtout si les Européens en ont envie. L’Europe doit rester l’outil des Nations Européennes au niveau mondial dans les termes et les strictes LIMITES que lui fixent les citoyens. C’est à dire jamais un état fédéral , un super état impérialiste à l’instar des US ou de la Chine. Ce parce que la nature intrinsèque des états nations fait de la diversité et des différences une force d’inertie mettant en compétition les atouts culturels, artistiques. Uniformiser serait signer la MORT pure et simple de cette richesse millénaire. Shuman et Gasperi sont morts, leur projet valait pour le monde de 1950. Nous sommes au XXIème siècle. Il faut se réveiller !


                      • domdi (---.---.118.138) 15 décembre 2006 11:28

                        L’organisation des votes (soit populaires soit parlementaires) autour de la constitution ne pouvait fonctionner comme celà fut fait. Un vote simultanée sur toute l’Europe aurait dû être organisé et non laisser chaque pays choisir la date de ratification, les pays moins enclins à adopter l’expression de la démocratie directe attendant simplement de voir si un autre pays n’arrêterait pas le processus en votant non, ce qui fut le cas, mais à leur grande surprise l’arrêt fut marqué par les français !

                        Jusqu’à Bush les atlantistes en rigolent encore, notamment parceque il aura suffi de dire aux français qu’ils avaient le pouvoir de tout arrêter. Tout signifiant ET la constitution européenne ET l’europe elle-même ET l’Euro ET les traités précédents (sic)

                        Grossier mensonge, grossière erreur, le « tout » ne signifiait QUE les avancées vers plus de démocratie !

                        Le sentiment très installé que les européens d’aujourd’hui se sentent apparentés et peuvent donc fonctioner dans un ensemble qui respecte les différences de chacun est absoluemnt patent. Le vote négatif français et néerlandais ne représente QUE l’avis de deux pays sur vingt-cinq !

                        Eh oui, cet effort colossal qu’avaient représenté quatre années de travail acharné pour trouver les terrains d’entente entre toutes les parties, des colonnes d’Hercule au cercle polaire, ne pouvait simplement être remis parceque la France et les pays-bas rechignaient tout à coup de doter de plus de pouvoir législatif les citoyens et comme, habilement les atlantistes ont fait fractionner les ratifications, pas étonant qu’on soit dans le marécage depuis.

                        Mais que les français aient effectivement cru que leur vote allait faire cesser l’Europe, voilà qui provenait des atlantistes en France, relayé ensuite par tous leurs copains jusqu’au fin fond de la Finlande dans un grand éclat de rire : « alors donc nous continuerons nos affaires comme avant » puisque seuls subsisteraient les traités antécédants.

                        Il nous manque toujours les ratifications de TOUS les pays pour pouvoir dire si cette constitution serait vraiment enterrée ou non, la démocratie c’est le vote de la majorité, pour l’Europe celà signifie que s’il n’y avait que la France et les Pays-bas pour dire non, elle serait approuvé par la majorité, mais les anglais ont sauté sur l’occasion du non français pour arrêter tout débat chez eux, relancer la peur du terrorisme et signent sans broncher avec une europe qui n’est à ce jour qu’un réservoir de chair à canon pour l’OTAN. Regardez où nous en sommes maintenant ? Que se passe-t-il en Afghanistan ? Avez-vous bien compris que l’Europe a été entraînée dans une guerre qu’elle n’a jamais décidé ? Que le pentagone a réussi à transformer l’OTAN qui avait un caractère purement défensif en armée d’agression servant uniquement leurs propres intérêts ? Si vous ne l’aviez compris et si vous n’êtes pas en phase avec le fait que des dizaines de milliers de soldats européens sont en train de se battre en Afghanistan il est grand temps de vous réveiller ! Que les suivants de Besancenot et Mme Buffet continuent donc à boire de la bière et tenir de grands discours dans leur auto-hypnose très réussie, qu’ils continuent donc à croire qu’ils ont stoppé les ultra-libéraux par leur vote grandiloquent (mais à côté de la plaque) est un choix comme on dit, mais qui frise non-seulement avec de l’auto-satisfaction vraiment mal-placée et du foutage de gueule en se présentant à vos présidentielles.

                        Vous n’aimez pas qu’on parle de la France en tant que non-français ? Peu importe, la France ne se gène pas pour envoyer valser tous les démocrates turcs en les engloutissant dans le multi-pack « ô qu’on en a marre des musulmans ». Mais on s’en fout de vos vues pour les autres pays ! Le vote sur la constitution vous a tellement mal aiguillé que bon nombre d’entre vous continuent à croire que vous décidez pour l’Europe ! C’est grave et d’une prétention infinie. Ah quel long aprentissage qu’est la démocratie ! A plus forte raison la démocratie directe.

                        Espérons qu’un nouveau traité stipulant les nouveaux droits citoyens voie le jour par un vote trans-européen, seule manière à arriver à un choix en l’espace de vingt-quatre heures en tous les pays simultanément. Après-tout l’Europe se cherche et cherche aussi des manières de faire européennes, alors un évènement confisqué une fois va-t-il être torpillé encore par ceux-là même qui souhaitent cet évènement ? Pour l’éviter et faire comprendre un processus où chaque pays représente une région d’Europe il faut aussi qu’elles vivent un évènement commun le même jour, ainsi l’intérêt des votes sort de cette ornière nationaliste désastreuse où est plongée la France depuis et à fortiori tous les pays européens.

                        La guerre de sieur Bush est en cours, elle, avec son lot de haine grandissante vis-à-vis de l’occident si les européens ne cherchent pas à s’affranchir de la tutelle otanesque détournée depuis plusieurs années de son objectif premier qui devait assurer la sécurité aux européens. Cette sécurité n’existe plus depuis le patriot act de Bush, non à cause d’attentats, mais bien à cause des risques démultipliés d’attentats depuis l’invasion de l’Irak et de l’Afghanistan. Heureusement que ce fait est reconnu et avéré aujourd’hui, nous avons donc fait du chemin pour sortir de l’aveuglement obscur où le 11 septembre crapuleux de 2001 a voulu nous maintenir. smiley


                        • candide (---.---.212.233) 17 décembre 2006 23:09

                          commentaire partisan , anti américain assez primaire et quelque peu indigeste au final parce qu’il omet (volontairement ou pas ?) de mentionner que les Américains (au sortir de la guerre) ont largement contribué (Dollars et plan Marshal aidant) à la perénité de la CEE balbutiante .Et que les Américains (et ils ne sont pas tous G Bush) ne pensent pas l’Europe en terme de province lointaine et sous developpée... l’ingratitude voudrait qu’aujourd’hui le petit Poucet retrouve sa place (impérialiste) dans le concert Mondial en s’opposant en tout point à l’oncle Sam comme un contre modèle pour exister. Exister mais pour quoi faire au juste ? Freud ou Lacan en aurait fait une thèse psychanalitique tant le sujet est redondant. A défaut d’en pleurer, autant en rire. Car il n’y a que l’homo europeus pour se penser « modèle » , important ou dépositaire d’un quelconque universalisme au niveau planétaire. On se souviendra du courage ueusien en 1995 lorsque les F16 de l’Otan (US donc)sont venus bombarder les positions Serbes en ex-yougoslavie (dans les Balkans donc en Europe) pour mettre un terme aux massacres (génocide ?) Bosniaque. l’histoire se répete, la bêtise humaine aussi...la lâcheté beaucoup trop ! NoN !


                        • Neos 18 décembre 2006 12:40

                          Domdi : « Un vote simultanée sur toute l’Europe aurait dû être organisé »

                          Oui, c’est juste, ainsi que Michel Barnier l’avait dit, quelques mois avant le referendum de 2005, « cela aurait de la gueule ».

                          Espérons que les Etats membres iront dans ce sens et nous gratifieront d’un nouveau referendum sur un texte meileur, referendum organisé cette fois-ci le même jour dans toutes les circonscriptions européennes.

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