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Accueil du site > Actualités > Europe > Crise de l’euro : la solution existe !

Crise de l’euro : la solution existe !

Les 16 et 17 décembre 2010 se tient un Conseil européen à Bruxelles (le septième de l’année) pour institutionnaliser la solidarité européenne face aux attaques des marchés contre les États.

Tous les voyageurs vous le confirmeront : l’euro est une monnaie extraordinaire lorsqu’on se déplace aujourd’hui et lorsqu’on s’était déplacé avant 1999. L’absence de change, de formalité, de frais donne à la monnaie unique européenne une exceptionnelle facilité des échanges dans le monde. Que ce soit à Chypre, en Crète, en Allemagne ou en Espagne, on garde la même unité monétaire qu’en France. Même en Russie, l’euro concurrence suffisamment le dollar pour permettre son utilisation dans certains magasins.

Pourtant, c’est une longue histoire, celle de l’euro. Le premier acte de stabilité monétaire fut, à l’initiative du Président Valéry Giscard d’Estaing (qui aura été l’un des hommes d’État français qui a réalisé le plus d’avancées dans la construction européenne, on ne le dit pas assez !) et du Chancelier allemand Helmut Schmidt, la mise en place du SME, serpent monétaire européen, qui contenait les monnaies européennes dans une certaine fourchette de fluctuation.

Après beaucoup d’hésitation, la décision du Président François Mitterrand de maintenir le franc dans le SME en mars 1983 a été, également, un acte européen majeur. Puis l’accord concomitant de François Mitterrand et de Helmut Kohl fut déterminant pour mener à bien la création de l’euro voulu avant tout par le Président de la Commission européenne Jacques Delors au travers du Traité de Maastricht (ratifié par les Français au cours du référendum du 20 septembre 1992).

Sur l’historique de la création de l’euro, je vous recommande de regarder le très bon documentaire du journaliste Jean Quatremer qui a été diffusé sur Arte le 7 décembre 2010 et qui sera rediffusé le samedi 25 décembre 2010 à 22h35.


L’euro en crise par la solvabilité différenciée

Il est clair que la crise actuelle de l’euro provient d’une véritable dichotomie entre une monnaie commune (unique) et des politiques budgétaires parfois divergentes (car laissant filer des déficits publics gigantesques). Le problème n’est pas un trop d’Europe mais au contraire un trop peu d’Europe puisqu’il serait plutôt nécessaire désormais que les pays de la zone euro puissent se concerter pour "gouverner" la monnaie de façon convergente.

"La Lettre du CEPII" de juin 2010 l’exprime clairement : « Les racines du mal se trouvent dans l’organisation même de la zone euro : une union monétaire sans fédéralisme budgétaire et avec une faible coordination gouvernementale. ».

C’est donc la configuration de l’euro, monnaie sans solidarité budgétaire, qui le rend très instable face au yen non convertible et au dollar, monnaie de référence. Jean-Michel Lamy, du "Nouvel Économiste", l’affirme aussi assez clairement : « Parce que les frêles digues communes du Pacte de stabilité budgétaire, symbolisé par le célèbre 3% maximum de déficits, viennent d’être emportées par un transfert massif des dettes privées sur les comptes publics. Du coup, les marchés passent les dettes souveraines des seize États de la zone euro au crible de la solvabilité différenciée. ».

Et comme l’explique bien le second documentaire de Jean Quatremer sur la crise actuelle en Grèce, les marchés rendent la vie des États endettés très difficile si la confiance s’effondre : la Grèce hier, l’Irlande aujourd’hui, l’Espagne et le Portugal demain, et pourquoi pas l’Italie et la France après-demain…


Négocier les taux

Tout le problème des déficits chroniques des États, c’est de trouver des liquidités sur les marchés internationaux aux meilleures conditions… et de pouvoir les rembourser aux échéances convenues.

Celui qui a fait une acquisition immobilière le sait un peu s’il a dû emprunter. Il y a deux sortes de méthode. La première méthode : il fait le tour des banques et il compare les différentes offres qu’elles lui proposent. Les différences sont ténues : peu de différences sur le taux (le marché lisse), sans doute les frais annexes et les assurances feront la différence. Mais il y a une autre méthode. Celle de faire appel à un courtier en prêts, et ce dernier, qui négocie des centaines de prêts pour ses clients, réussit à lui trouver, parfois avec la même banque, des conditions nettement plus avantageuses en raison du volume de transaction.

C’est un peu ce principe que le Président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, Premier Ministre luxembourgeois, et Giulio Tremonti, le Ministre italien des Finances, souhaiteraient faire adopter par le Conseil européen, celui-ci ou le prochain.


Les euro-obligations

L’idée serait de mutualiser les emprunts des États de la zone euro pour éviter qu’un État soit pointé par les marchés. Les conditions doivent évidemment être discutées. On peut imaginer par exemple que la moitié des déficits des États soit compensée par ces euro-obligations. Et l’autre moitié resterait des emprunts purement nationaux. Ou alors que ces euro-obligations puissent constituer une nouvelle réserve pour venir à la rescousse des États en danger.

Ainsi, en cas d’alerte comme avec la Grèce ou l’Irlande, une partie des emprunts resteraient encore "saine" (avec un taux raisonnable), ce qui limiterait les dégâts.

Le principal promoteur des euro-obligations, Jean-Claude Juncker, considère « que ce dispositif apporterait une réponse forte, crédible et au bon moment, à la crise actuelle des dettes souveraines ».

Il est soutenu très vivement par l’ancien Premier Ministre belge, Guy Verhofstadt, président de l’ADLE (les libéraux du Parlement européen auxquels sont rattachés les élus du MoDem de François Bayrou), qui voit ce dispositif comme un outil pour fluidifier le marché obligataire et encourager la baisse des taux d’intérêt : « Il faut créer un marché des obligations européenne le plus vite possible. ».


Les responsables européens très partagés sur cette idée

Les sociaux-démocrates et les écologistes sont également partisans de cette solution qui a le mérite d’être originale et efficace.

Le Premier Ministre portugais, José Socrates, est évidemment favorable à ce système : « Les euro-obligations sont une bonne idée. Je défends les euro-obligations depuis longtemps. ».

Si cette idée paraît judicieuse, soutenue également par des personnalités comme Daniel Cohn-Bendit qui y voit comme un mécanisme à la fois de stabilité, de solidarité et de responsabilité, la Chancelière allemande Angela Merkel y est fermement opposée car elle remettrait en cause une certaine marge de manœuvre financière du gouvernement allemand.

Elle a même déclaré le 16 décembre 2010 au journal "Bild" : « Avec ces euro-bonds, les faiblesses en Europe ne disparaîtraient pas, mais se propageraient au contraire à tout le monde. Et plus aucune pression ne s’exercerait sur les États endettés pour qu’ils remettent leurs budgets en ordre. ».

Un pronostic réfuté par Daniel Cohn-Bendit lors de son interview par Célyne Bayt-Darcourt sur France Info le 16 décembre 2010 : « On a le droit de dire n’importe quoi quand on est chef d’État. Tous les grands spécialistes économiques disent que ça va freiner. Elle, elle répond à quelque chose que personne n’a proposé. Personne ne propose de remplacer toutes les dettes par des euro-obligations. ».

Jean-Claude Juncker a voulu mieux préciser sa proposition le 16 décembre 2010 : « Nous ne proposons pas de mutualiser toutes les dettes de tous les États membres de la zone euro, mais de déterminer un pourcentage [de la dette qui sera financée par ces obligations communautaires]. (…) Autrement dit, les États lourdement endettés continueront à se financer en majorité avec des obligations nationales dont le taux d’intérêt restera dès lors plus élevé. ».

Juncker voudrait avec sa proposition aussi stopper la fuite des capitaux : « Il est quand même incroyable de voir aujourd’hui le capital européen émigrer vers les États-Unis, dont les fondamentaux sont pourtant pires que les nôtres, parce qu’il existe un grand marché américain des obligations hautement liquides. ».

Mais l’Allemagne a une autre raison de s’opposer aux euro-obligations : le taux d’intérêt de sa dette souveraine est plus faible que la moyenne européenne et ce nouveau dispositif pourrait faire augmenter son coût de dix-sept milliards d’euros par an (voir cet article).

La France est sur ce point malheureusement en complet accord avec l’Allemagne. Lors du sommet franco-allemand à Freiburg, le 10 décembre 2010, Nicolas Sarkozy estimait en effet à propos des euro-obligations : « Cela aurait un effet déresponsabilisant pour les États. (…) La position de la France est exactement la même que la position de l’Allemagne. ».

Le refus allemand est approuvé non seulement par la France mais également par la République tchèque et la Suède. Karel Scharzenberg, le Ministre tchèque des Affaires étrangères, a lâché : « Il est trop tôt pour en parler. » tout comme Frederik Reinfeldt, le Premier Ministre suédois : « Ce n’est pas vraiment le moment de prendre une décision là-dessus. ».

Didier Reynders, le Ministre belge des Finances (la Belgique préside l’Union Européenne), en convient également : « C’est le début de la discussion. ».

Même Jean-Claude Juncker reconnaît que les euro-obligations ne sont pas à l’ordre du jour : « Je suis suffisamment réaliste pour savoir que (…) cette question n’occupera pas le devant de la scène et qu’aucune décision dans un sens ou dans un autre ne pourra être prise [cette semaine]. ».

En effet, l’ordre du jour, c’est la pérennisation du Fonds européen de stabilité financière, doté de quatre cent quarante milliards d’euros jusqu’en 2013 en l’incluant dans le Traité de Lisbonne.


L’Europe doit renforcer sa gouvernance…

C’est donc un sommet européen très important qui se déroule actuellement à Bruxelles ces 16 et 17 décembre 2010. Des résultats qui en ressortiront dépend le signe clair que les marchés ne pourront plus impunément jouer avec la vie des États… et de leur population.

C’est avec plus l’Europe que nous serons sauvés, pas l’inverse.

C’est que ce disait aussi Dominique Strauss-Kahn, en tant que directeur général du FMI, le 7 décembre 2010 à Athènes : « Oui, l’Europe a besoin de quelque chose de plus dynamique, une solution globale et pas une solution pays par pays. ».

Le 8 décembre 2010 à Genève, il répétait : « Le retard apporté à l’amélioration de la supervision et à la création de mécanismes efficaces de résolution des crises pourrait bien être la cause principale du prochain embrasement, comme l’actualité récente nous le montre. ».


avec l’appui de ses peuples

Mais Nicolas Sarkozy rappelle aussi que le problème n’est pas seulement d’inventer techniquement de nouveaux mécanismes de gouvernance, en affirmant à Bruxelles le 29 octobre 2010 : « Nous, nous sommes responsables devant nos citoyens ». Son opposition aux euro-obligations se dicte-t-elle par libéralisme, par harmonie voulue sans faille avec l’Allemagne… ou simplement par électoralisme ?

L’électeur paraît être un danger de plus en plus important, plus grand que le spéculateur, dans la recherche de solution pour l’euro. Le repli sur soi (défendu par les soi-disant "souverainistes") est plus facile à prôner que la construction d’une véritable solidarité budgétaire…

Reste à savoir lui rappeler, à l’électeur, que l’euro lui a déjà apporté bien plus que son ancienne monnaie nationale, notamment sur le taux d’intérêt de ses dettes souveraines (lire cet excellent article).


Aussi sur le blog.

Sylvain Rakotoarison (17 décembre 2010)
http://www.rakotoarison.eu


Pour aller plus loin :

Vous avez dit Europe ?
Documentaires de Jean Quatremer sur l’euro.

Pour comprendre les différences des taux d’intérêt des dettes souveraines.

Les propositions de l’Institut Montaigne sur les euro-obligations.

Jean-Claude Juncker.

Revue de presse sur les euro-obligations.



 

Documents joints à cet article

Crise de l'euro : la solution existe ! Crise de l'euro : la solution existe !

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70 réactions à cet article    


  • kiouty 17 décembre 2010 11:41

    L’électeur paraît être un danger de plus en plus important

    Voila, on y est : l’électeur (donc la démocratie) est une nuisance pour l’Euro (donc l’Europe), les souverainistes sont dangereux, il faut absolument donner tous les rênes à Bruxelles, de façon à ce que les peuples aient de moins en moins leurs mot à dire.

    Et c’est avec ce genre de discours que vous comptez rendre la confiance des gens dans l’Europe ?

    Franchement...


    • Kalki Kalki 17 décembre 2010 15:55

      A l’auteur

      BOnjour le chien

      A part l’économie qui reprend, et c’est cool sauf pour toute la population car le travail ne reviendra

      qu’avez vous a annoncer, il neige ?

      On va faire un g20 du travail , et en claquant des doigt on retira les millions qu’on ne saurez voir, ( en les rejetant )

      au revoir chien, quelque soit votre travail vous aussi vous serez remplacé et mis a la poubelle

      Ca au moins ca fait plaisir :)


    • Unghmar Gunnarson Unghmar Gunnarson 17 décembre 2010 15:58

      Et joyeux Noël à tous de la part de Nigel Farage.


    • JahRaph JahRaph 17 décembre 2010 18:34

      Je suis consterné par cet article. Voici le premier argument invoqué pour défendre l’euro :

      « Tous les voyageurs vous le confirmeront : l’euro est une monnaie extraordinaire lorsqu’on se déplace aujourd’hui et lorsqu’on s’était déplacé avant 1999. L’absence de change, de formalité, de frais donne à la monnaie unique européenne une exceptionnelle facilité des échanges dans le monde » (sic)

      Cela me fait penser à l’intervention de Michael Youn pendant l’interview de Dupont Aignantsur l’Euro :
      http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/nda-l-europe-sert-ses-maitres-les-28557
      (8min54)

      Michael Youn  : euh, ben, sur l’Euro, non, enfin, innocemment, je pense que l’euro, comme Schengen, moi je suis content de pouvoir voyager librement, de pas avoir de douane, de pouvoir payer avec la même monnaie...
      Thierry Ardisson  : par rapport à la ruine de pays entiers, c’est quand-même pas énorme !
      Nicolas Dupont Aignan  : parce que vous faites partie de la petite minorité qui a la chance de voyager (ndr : ou de faire des affaires à l’international)
      TA  : prends ça dans ta gueule
      NDA  : mais regardez les millions de chômeurs...


    • plancherDesVaches 17 décembre 2010 19:42

      La vidéo qui dérange...
      http://www.dailymotion.com/video/xfa8ah_economistes-atterres-frederic-lordo_news

      Certes, Lordon dit des vérités.
      Qu’il vaut mieux cacher...


    • LE CHAT LE CHAT 17 décembre 2010 12:03

      Reste à savoir lui rappeler, à l’électeur, que l’euro lui a déjà apporté bien plus que son ancienne monnaie nationale

      là , je suis mort de rire , plié en deux ! Lucilio , sors de ce corps !


      • perlseb 17 décembre 2010 12:10

        l’euro lui a déjà apporté bien plus que [...] notamment sur le taux d’intérêt de ses dettes souveraines

        Faut-il rappeler qu’avant 1973, on ne payait pas d’intérêts sur la dette et que donc, on doit notre dette à cause de Pompidou (ancien de la banque Rotshchild) et à cause de son ministre des finances (ce traître de Giscard d’Estaing que vous encensez) : ils ont imposé l’état français à s’adresser à des banques privées pour ses nouveaux découverts (avec intérêts) alors qu’il avait la possibilité de s’adresser à l’époque directement à la banque centrale (à l’époque, la banque de France). Il ne s’agit nullement de création monétaire (l’état remboursait la Banque de France) mais d’absence de soumission aux banques : les états n’ont pas à être soumis aux banques, ce ne sont pas des ménages et ils sont au-dessus des banques privées.

        Giscard a effectivement beaucoup participé à la rédactions des traités européens pour sceller cette arnaque à laquelle tout le peuple est maintenant soumis (cure d’austérité car dette soit-disant importante).

        Pour faire simple, nous avons payé plus d’intérêts depuis 1973 que la somme totale de la dette, ce qui veut dire, que sans intérêts, notre dette serait actuellement nulle. Merci Pompidou et Giscard. Rien que cette année, au lieu d’être en déficit de 8%, en consacrant 10% du budget aux intérêts de la dette (taux d’intérêts actuellement très bas pour la France mais ça va pas durer), nous serions en bénéfice de 2% (et pourrions rembourser un peu de capital). Au lieu de cela, la dette va s’envoler encore un peu plus et on nous impose une cure d’austérité pour arroser les banquiers et leurs riches clients qui se nourrissent de notre dette (et que, par ailleurs, nous taxons de moins en moins).

        Donc ce n’est pas un problème d’Europe ou de France, c’est un problème de démocratie et de décisions prises contre l’intérêt du peuple. Quant à ceux qui disent qu’il ne fallait pas voter pour eux, je rappelle que cela fait maintenant un moment que les futurs élus racontent, pendant leur campagne, le contraire de ce qu’ils font une fois élu (voir en France avec les retraites, aux Etats-Unis avec Bush, en Angletterre actuellement avec les frais de scolarité,...). C’est un problème de démocratie, point.


        • Mich K Mich K 17 décembre 2010 12:14

          Toujours les mêmes fondamentaux chez ces sociauxx-démocrates et autres pragmatiques en économie... Comment faire en sorte que ces fameux marchés nous imposent des taux pas trop élevés pour lleur emprunter !???

          Mais jamais les questions de fond qui sont :
          - Pourquoi devons-nous emprunter avec intérêts aux financiers privés ???
          - Pourquoi les Etats ne peuvent-ils pas se financer directement auprès des banques centrales ???
          - Et surtout, pourquoi payer des intérets sur de l’argent créé « à partir de rien » ???

          Quand on s’est posé ces questions, et qu’on s’est rendu compte que la monnaie a été privatisée alors qu’elle devrait être un bien public au service des peuples (et non de leur asservissement), on ne raisonne plus comme vous le faites...

          On réclame que les Etats (ou l’Europe) reprennent avant tout une souveraineté monétaire aux financiers !
          On réclame qu’on arrête de laisser notre avenir entre les mains de ces saloperies d’agences de notations !
          Voilà le vrai combat à mener !!!

          Essayer simplement de « calmer les marchés » pour limiter les intérêts illégitimes qu’on paye, c’est juste retarder le problème sans le régler !!!


          • verdan 17 décembre 2010 14:12

            Bonjour +1 ! :)


          • sisyphe sisyphe 17 décembre 2010 16:10

            @ Mich K 


            Oui ; problème clairement posé. 

            Quant à l’auteur, je relèverai juste ceci : 
            L’électeur paraît être un danger de plus en plus important, plus grand que le spéculateur, dans la recherche de solution pour l’euro.

            Ben voyons ; il n’y a qu’à supprimer les élections, de toutes façons, pour ce qu’elles sont utiles ; le pouvoir est déjà dans les mains des spéculateurs...

            Mais il faut quand même être un sacré salopard pour oser dire des choses comme ça..

          • Raymond 17 décembre 2010 21:19

            La solution :
            Une seule et unique monnaie mondiale :
            Comme l’euro fut l’amalgame des diverses monnaies européennes , pourquoi ne pas en faire autant avec : le dollar , l’euro , le yen , la livre , le rouble et le yuan .
            Qu’en pensez-vous ? C’est idiot ? , ou c’est du bon sens ? 


          • Echo Echo 17 décembre 2010 23:13

            Mich K,

            Vous posez parfaitement les vrais problèmes.

            Nous pouvons, hélas, déjà être certains que pas un seul candidat bien placé pour 2012 n’abordera sérieusement ces questions.

            Même Marine Le Pen a une attitude ambigüe. Elle souhaite que la France restaure sa souveraineté monétaire, tout en votant « oui » à la mise en place d’un conseil économique transatlantique. Comprenne qui pourra...

            Certains candidats, aux extrêmes, utilisent la problématique monétaire comme un chiffon rouge racoleur, mais n’ont aucune volonté réelle de révolutionner le système.

            On en parlera probablement durant la campagne présidentielle, mais nos chers journalistes auront pour mission première de ridiculiser les « populo-souverainistes qui veulent abandonner l’euro ».

            J’espère me tromper, mais... smiley smiley


          • rastapopulo rastapopulo 19 décembre 2010 13:00

            ou comment appliquer des théories économiques impérialistes (anti-nation) sur une monnaie qui est en plus dématérialisé !

            Quand à l’auteur de cette daube, qui a séparé les banques par activités de dépôts et d"investissement (Glass Steagall) dont tout le monde reparle malgré le verroux médiatique ? LES NATIONS.

            ...et qui a annulé la règlementation financière qui empêchait les to big to fail en premier en forcç les USA à nous suivre dans ce délire anti-citoyen ? l’UE.

            Alors ne parlons même pas de l’abandon du crédit publique trop favorable à la citoyenneté en 84 avec l’UE et dont l’€ voudrait maintenant bénéficié !!!!!

            INVERSION TOTALE DE l’HISTOIRE.


          • Augustule Augustule 17 décembre 2010 12:26

            Encore un adepte du théorème de Guetta

            "Toute réussite s’explique par l’Europe ; tout échec est imputable au manque d’Europe ; toute réussite et tout échec appellent davantage d’Europe."


            • Cocasse cocasse 17 décembre 2010 12:32

              Mais c’est complètement dingue !
              Qu’est ce que c’est que ce blablabla inconsistant ?!
              Un vrai moulin à excréments.
              Même à la télé, on arrive pas à un tel degré de propagande et d’imbécilité.

              « L’Europe doit renforcer sa gouvernance…
               »

              L’EUROPE EST ILLEGALE.
              Les Français ont votés NON.

              Concernant Dettes et Monnaies, voir réaction de perlseb


              • Defrance Defrance 17 décembre 2010 20:05

                 LES FRANCAIS ET les IRLANDAIS ont dit non, le microcosme politique EUROPÉEN est à foutre en l’air, même de manière légale puisqu’il a réussi a transformer le NON en OUI !

                 Il y a d’ailleurs une modification du traité scélérat a venir bientôt, il va donc falloir revoter, si non , c’est trop facile, on fait passer des titres de chapitres et on met le teste APRÈS le vote ?

                 


              • airlane 17 décembre 2010 12:42

                Tant que les politiques n’auront pas compris l’urgence qu’il y a à créer des conditions permettant de bloquer les attaques des agences de notation le mal continuera d’empirer. Ce n’est pas en prenant des dispositions qui seront effectives en 2013 que la fièvre tombera...

                C’est bien ce que DSK a laissé entendre dans sa dernière intervention.

                Il faut créer un fonds obligataire européen et une/des agence de notation européenne IDEPENDANTE/S. Donner la possibilité aux Etats d’emprunter directemment auprès des BC.
                Est ce si difficile de modifier les Traités européens ? Pourtant Sarko n’a pas mis 3 ans pour s’asseoir sur le référendum français et faire accepter son traité de Lisbonne par les parlementaires... 
                 
                Tout de suite, pas dans 3 ans !


                • BA 17 décembre 2010 12:44

                  Jeudi 16 décembre 2010 :

                  Angela Merkel est contre les « euro-bonds » (des obligations qui seraient émises par l’ensemble de la zone euro).

                  La chancelière Angela Merkel s’est ainsi montrée particulièrement sévère dans une interview au Bild parue jeudi 16 décembre :

                  « Avec ces ’euro-bonds’, les faiblesses en Europe ne disparaîtraient pas, mais se propageraient au contraire à tout le monde. Et plus aucune pression ne s’exercerait sur les Etats endettés pour qu’ils remettent leurs budgets en ordre. »

                  Cette position tranchée s’explique sans doute par une montée de l’euroscepticisme outre-Rhin.

                  Selon un sondage réalisé la semaine dernière, quatre Allemands sur dix réclament le retour au deutsch mark.

                   

                  http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Quatre-Allemands-sur-dix-pour-le-retour-du-mark-241621/


                  • Defrance Defrance 17 décembre 2010 20:09

                     Je confirme ce que dit BA, je travaillais en Allemagne au moment du passage à l’Euro et avec 2 Mark pour 1 Euro les commerçants n’ont pratiquement pas changé les étiquettes !

                     Le chômage chiffré semble bas mais il y a un nombre croissant de gens sortis des statistiques qui n’arrivent plus a vivre !

                     


                  • pastori 17 décembre 2010 12:58

                    pour le citoyen lambda, tout ça c’est du chinois. 

                    soyons concrets :
                    -je travaille, je gagne 1500€.            -je travaille, je gagne 10.000frs
                    -j’ai un loyer de 300€                                   - j’ai un loyer de 2000 frs
                    -j’ai 300€ de charges mensuelles            -j’ai 2000 fs de charges mensuelles
                    -j’ai 600€ de bouffe                                       -j’ai 4000 frs de bouffe

                    quelle différence ?

                    si mon loyer augmente de 100€ ,      j’aurai 100€ de moins à dépenser
                    si mon salaire augmente de 100€,     j’aurai 100€ de plus à dépenser si les prix n’augmentent pas.       etc..............

                    c’est ainsi que raisonnent 80% des gens.





                    • perlseb 17 décembre 2010 13:36

                      Pour les nuls :

                      Avant loi de 1973, l’état avait besoin d’emprunter 10 milliards, la banque de France lui faisait une avance de 10 milliards. L’état remboursait alors les 10 milliards l’année suivante.

                      Après loi de 1973, exemple de l’emprunt Giscard : l’état a fait un emprunt de 7,5 milliards, l’état avec intérêts aura remboursé en tout 90 milliards pour ces modestes 7,5 milliards initiaux (étalement du remboursement volontairement sur longue période de 15 ans pour laisser courir les intérêts). Les bénéficiaires ? Les banquiers et leurs riches clients. Les perdants ? Les contribuables modestes, c’est-à-dire la majorité des français.

                      Merci qui ? Merci Giscard. Ce que l’on peut dire, c’est qu’ayant participé à la mise en place de la loi de 1973, il a tout fait pour couler l’état et initier une dette colossable pour être bien certain qu’elle ne ferait que grossir par la suite grâce aux intérêts. Un traître, rien de plus.


                    • perlseb 17 décembre 2010 14:42

                      Pour les nuls, version 2.

                      Vous n’êtes pas imposable, alors vous vous dites, la dette, ça n’est pas mon problème... C’est faux. Vous payez la TVA sur chacun de vos achats.

                      Exemple concret : vous achetez une table à 100 €. Sur ces 100 €, il y a 19,6 % de TVA soit 19,6 € qui vont à l’état. Oui mais dans le budget de l’état, 10% sont consacrés aux intérêts de la dette (en plus c’est relativement peu cette année, en 2006, les intérêts représentaient 14,6% du budget, on profite encore de notre AAA et des taux d’intérêts historiquement bas). Donc au final, sur votre achat de 100€, il y a 1,96€ qui va à des banquiers privés qui ne vous donnent absolument rien en retour : ce ne sont pas eux qui éduquent vos enfants ou qui assurent votre sécurité. C’est une taxe sans contrepartie, la taxe loi 1973.

                      Avant 1973 (dette nulle et aucun intérêt à payer) quand vous achetiez une table à 100 francs, il y avait exactement 0 franc pour les banquiers dans la transaction.


                    • asterix asterix 17 décembre 2010 13:19

                      Et pour rappel, Bruxelles privée de sa périphérie par un mur de la honte, est une enclave dans un territoire unilingue flamand. Comme ces messieurs muscles de la Marine marchande n’y sont que cinq pour cent et ont le culot d’occuper légalement la moitié des emplois que ma, votre, notre chère capitale à tous génère, il nous sera facile de trouver assez de miliciens convaincus pour attendre Sarko à tous les coins de rue.
                      Question budget, on s’arrangera après.


                      • Defrance Defrance 17 décembre 2010 20:15

                         Merci asterix pour ton soutien aux pauvres Francais qui ne sont pas de Neuilly !

                         Par contre qui sont les messieurs muscles de la Marine marchande ?


                      • Daniel Roux Daniel Roux 17 décembre 2010 13:41

                        Le sujet des obligations européennes est bien difficile à traiter.

                        Etre pour signifie, être pour l’euro, l’intégration européenne, l’harmonisation des politiques fiscales, sociales, économiques, pour le traité de Lisbonne, pour que la continuité dans l’anti démocratie, etc.. mais aussi pour que les spéculateurs soient punis de leur arrogance, car leurs positions perdraient jusqu’à 30% de leur valeur.

                        Etre contre, signifie en gros, ne pas accepter l’Union Européenne telle qu’elle s’est créée, contre les peuples et pour les financiers et les gros actionnaires des multinationales, contre le coup de force de Sarkozy et Merkel, etc..

                        A tout les coups, le peuple perd mais qu’il se rassure, il paraît que ce serait pire sans l’euro. Qui sait ?

                        A autre chose pour finir, le secret bien garder sur le renflouement des banques américaines est percé. Qui en parle ?

                        Selon The Nation, "le document confirme que les 700 milliards de dollars du département du Trésor consacrés au sauvetage des banques... et votés dans une loi sous l’ère du président George W. Bush en 2008, n’étaient en fait qu’un petit acompte d’un ‘sauvetage déguisé’ secret qui a vu la Fed fournir environ 3 300 milliards de dollars en disponibilités de trésorerie et plus de 9 000 milliards de dollars en prêts à court terme et autres arrangements financiers".


                        • pallas 17 décembre 2010 13:50

                           


                          • sonearlia sonearlia 18 décembre 2010 02:02

                            Mais encore ?


                          • epapel epapel 17 décembre 2010 13:53

                            Le titre est très alléchant, mais dans le contenu on ne trouve pas la solution pratique au problème actuel.

                            C’est sûr que si on avait mis en place une véritable gouvernance dès la création de l’euro, bien des problèmes auraient été évités. Mais nous n’en sommes plus là et la mise en place d’une gouvernance de la zone euro ne règlera pas le passif tout simplement parce que niveau des dettes publiques est tel dans beaucoup de pays qu’elle sont irremboursables même avec les plans de rigueur les plus sévères.

                            Il n’y a qu’une solution pour sortir du marasme actuel et elle s’appelle restructuration des dettes publiques qui veut dire pudiquement qu’une partie seulement sera remboursée. Pour ce faire il y a deux méthodes : répudiation d’une partie de la dette (ex crise argentine) ou faire tourner la planche à billets (ex USA actuellement).

                            Les euros-obligations c’est très bien à condition de pouvoir les convertir avec les dettes nationales avec une décote. Pour y arriver il faut que la souscription d’euro-obligations garanties par la zone euro ne puisse se faire que par un échange de titres, les quotas autorisés, le niveau de décote et les taux d’intérêt étant fixés pour chaque pays en fonction de sa situation du moment.

                            Comment inciter fortement les investisseurs à faire cette conversion ? Tout simplement en supprimant la garantie de la zone euro sur les obligations nationales dès que la possibilité de conversion en euro-obligations est opérationnelle.

                            Pour les situations de blocage (crise de liquidité se traduisant par une insolvabilité), il suffit de créer un fond de réserve pour soutenir l’Etat en difficulté (ses émissions ultérieures étant consacrées prioritairement à rembourser ce prêt)

                            En cas d’attaque spéculative des marchés mettant en danger un pays en difficulté, une conversion forcée de titres nationaux en euro-obligations serait effectuée aux conditions pour les échanges volontaires avec une pénalité (partagée avec l’Etat faili).

                            Avec cette méthode :
                            - chaque pays continue d’émettre ses titres au niveau d’intérêt correspondant à sa crédibilité de ses finances publiques (et les allemands seraient contents)
                            - les euro-obligations deviennent l’outil de la gouvernance par excellence de la zone euro grâce à la détermination des taux et des quotas qui peuvent évoluer en fonction des efforts consentis (budgétaire, convergence fiscale,...)
                            - les investisseurs (pour la première fois) et les nations émettrices sont responsabilisés (le taux de conversion et d’intérêt des euro-obligations les concernant leur servant d’alerte bien mieux que la note des agences de notation américaines, et le risque de sanction les amenant à la prudence)
                            - il n’y a plus de crise aigüe provoquée par des attaques spéculatives des marchés

                            S’il n’est pas mis en place quelque chose qui ressemble de près ou de loin à ça, la zone euro éclatera que ça plaise ou non, tout simplement parce que les conditions de fonctionnement actuelles ne sont pas viable mise en place ou non d’une gouvernance.


                            • pallas 17 décembre 2010 14:10

                              C’est la fin , nous sommes en phase terminal, maintenant c’est un fait !!!!


                              • epapel epapel 17 décembre 2010 14:18

                                Pour compléter la réflexion, la solution que je propose revient implicitement à créer une monnaie nationale pour chaque pays de la zone euro, cette monnaie étant constituée des titres obligataires des dettes publiques. En effet les principales conditions de la souveraineté monétaires seraient de nouveau réunies :
                                - émission de titres en tant que de besoin avec pour seule limite la crédibilité de l’émetteur
                                - titres négociables sur les marchés de titres et échangeables contre n’importe quel effet sur ces marchés
                                - dévaluation possible (et négociée avec les membres de la zone euro) par le mécanisme de conversion en euro-obligations avec cours forcé en cas de nécessité absolue
                                - moyen d’intervention fort contre les marchés financiers

                                Notez qu’actuellement c’est exactement l’inverse, les titre obligataires de dette publique sont de fait un outil d’asservissement des États aux marchés financiers.


                                • Yvance77 17 décembre 2010 14:25

                                  Salut Sylvain,

                                  Tu permets que je t’apostrophe par ton prénom hein ?

                                  Donc approche et écoute, cela restera entre nous promis, juré, craché.

                                  T’as pas en magasin un ch’tite critique envers certains membres de feu UDF (donc ta famille de pensée) type Pompidou, Giscard, etc... qui ont vendu le droit régalien de fabriquer la monnaie et de se l’emprunter à taux zéro, à des intérêts privés de qui tu sais ?

                                  Non vraiment rien ? Dommage

                                  À peluche


                                  • Defrance Defrance 17 décembre 2010 19:53

                                     Bravo Yvance77,
                                     paf , dans le mille , encore ce matin j’ai pu lire que l’Espagne endettée aller encore payer plus cher son crédit !
                                     Logique financière n’est pas logique humaine ?

                                     Un état qui n’a pas la maitrise de sa monnaie n’est pas viable a moyen terme , dans le cas de l’Europe, assemblage d’état parfois très déséquilibrés, c’est encore pire, on en est arrivé a laisser la parole a des éléments qui ne sont pas parti prenante dans la monnaie, ouvrant la porte à toutes les combines ?
                                     Ex la Grande Bretagne « pilote » la politique étrangère alors qu’elle a sa propre monnaie éventuellement concurrente a l’EURO ???????


                                  • millesime 17 décembre 2010 14:40

                                    c’est extraordinaire de constater comment la propagande médiatique anglo-saxonne fonctionne admirablement sur les lecteurs d’agoravox (je me doute que je vais être moinssé)
                                    Le « Financial Times » fait deux à trois articles quotidiens sur l’euro, un tink tank anglais vient de diagnostiquer 1 chance sur 5 pour que l’euro existe..bref La soi-disant « crise de l’euro » et la manipulation des infos par les médias anglo-saxons est à son comble,
                                     (et comme les médias français ne font que répliquer les articles des anglo-saxons)
                                    tout est en défaveur de l’euro.
                                    La presse économique et financière est essentiellement dans les pays de la zone $/£ elle a réussi à focaliser l’attention mondiale sur un nouvel épisode fantaisiste : « la fin de l’euro »...ou le remake (monétaire cette fois de la grippe H1N1) Là c’était les intérêts des labos pharmaceutiques, et ses conséquences sociaux-économiques, à présent c’est l« intérêt des spéculateurs financiers qui gagnent des sommes colossales en spéculant sur les dettes publiques des pays concernés (Grèce,Irlande..)
                                    cela permet de masquer et détourner l’attention de la situation des Etats-Unis et du Royaume Uni bien plus défavorable que celle de l’Europe en général.
                                    Tout cela se réglera en son temps par le biais des euro-obligations lorsque de nouveaux élus apparaîtront en Europe (donc après 2012) l’addition sera alors »lourde" pour les grandes banques (y compris européennes) ces nouveaux dirigeants étant plus indépendants du lobby bancaire.
                                    http://millesime.over-blog.com


                                    • sisyphe sisyphe 17 décembre 2010 16:28

                                      Le problème n’est pas d’avoir une « gouvernance » ou un gouvernement européen ou mondial ; c’est d’avoir des LOIS internationales, et des organes pour les faire appliquer, contre la spéculation, et le pouvoir des banques, après l’indispensable réforme monétaire. 


                                      Que les institutions internationales actuelles ; OMC, Banque Mondiale, Banques Centrales, FMI, ne soient plus les bras armés des « marchés », mais soient entièrement au service des citoyens et des états, en verrouillant le pouvoir des banques, et de la spéculation. 

                                      Que la spéculation soit entièrement contrôlée (interdiction sur tous les produits de première nécessité, lourdes taxations sur les bénéfices), que les banques ne puissent plus créer d’argent, mais utilisent celui qu’elles ont en dépôt, ou l’empruntent aux banques centrales avec des intérêts importants, que celles qui sont en faillite, leurs biens et leurs avoirs soient saisis, que les banques de dépôt soient nationalisées, rattachées aux banques centrales publiques, que les banques soient notées par des agences de cotation internationales autonomes, contrôlées par les états et les citoyens, et que les intérêts auxquels elles empruntent soient augmentés selon leurs notes, etc... 

                                      Bref, il s’agit d’inverser totalement les mécanismes de la création, des prêts, de l’argent ; de refaire passer tout le secteur financier du privé au secteur public (au sens large ; les états, les citoyens), dans un contrôle strict, et d’imposer, à l’échelle internationale, des LOIS contre la spéculation, avec des organismes pour les faire respecter. 

                                      • millesime 17 décembre 2010 17:45

                                        en accord avec vous mais, pour cela il faut de nouveaux dirigeants ou leaders politiques plus indépendants des lobby bancaire, de sorte qu’il faut attendre que 2012 VOIT ARRIVER DE NOUVEAUX DIRIGEANTS POLITIQUES ;


                                      • Defrance Defrance 17 décembre 2010 19:41

                                        Les DIRIGEANTS POLITIQUES ne doivent pas être confondus avec le Beaujolais, ils sont tous fils de leur père, déjà politique ou fils de crapules ! ( allez fouiller aux archives du ministère des affaires étrangère, en 1780 vous y trouverez déjà des de Robien et bien d’autres ! et pour la prochaine couvée, les d’Estaing, jean le .. Juppé fils Bachelot ... sont soit déjà en piste ou dans les starting block !

                                         Je sais que Noël approche, mais a partir d’un certain age les plaisanteries ne prennent plus !

                                         Faut être payé par quelqu’un pour écrire de telle âneries et ne pas voir que si on continue dans ce sens ce ne sera pas un e révolution Française, mais au minimum Européenne !
                                         Apres, qui sait si on arrivera pas a quelque chose de vivable ?


                                      • millesime 20 décembre 2010 10:10

                                        il est difficile toutefois par exemple de revenir sur la loi de 1973, car il y a des créanciers internationaux,, tels la Chine ; la Russie les pays du golf ...
                                        on voit bien que les euro-obligations font partie de la solution, car il faudra pour ces créanciers convertir les emprunts existants, et offrir des garanties, l’Europe peut le réaliser c’est une décision « politique » qu’il faudra prendre avec de nouveaux leaders, plus indépendants du lobby bancaire, (qui dans cette affaire sera le grand perdant , y compris les banques européennes).
                                        à suivre...

                                        http://millesime.over-blog.com


                                      • Céphale Céphale 17 décembre 2010 16:36

                                        Il est légitime que les Etats soutiennent les banques européennes pour tâcher de sauver l’Euro, mais il ne faut pas oublier qu’il y a deux types de banques : les banques de dépôt et des banques dites d’investissement (qu’il serait plus juste de nommer : banques spéculatrices). Reagan, dès son arrivée, a autorisé la fusion de ces deux activités, interdite jusque là par une loi datant de Roosevelt. La spéculation s’est encore amplifiée avec l’invention du Credit Default Swap (CDS) qui est une escroquerie légale. C’est pourquoi en aidant les banques européennes on favorise la spéculation internationale. Faut-il sauver le système en favorisant la spéculation, ou empêcher la spéculation en laissant le système européen s’écrouler ? cruel dilemme. 


                                        • epapel epapel 19 décembre 2010 20:10

                                          La réponse est contenue dans votre question : vous êtes pour la spéculation.


                                        • Le péripate Le péripate 17 décembre 2010 16:38

                                          La belle affaire que cet euro presque gratuit en effet. Il aura permit une dette de plus de 1 500 milliards (pour la France) sans trop d’inflation visible sur les prix. Et c’est une maigre consolation que les intérêts soient faibles.
                                          Pour que ça marche, vous proposez d’accroitre la « gouvernance » économique. C’est quoi ça ? Aux Italiens la chaussure de luxe, aux Allemands la machine-outil, aux Polonais la plomberie ?

                                          Toujours la même présomption fatale, l’illusion constructiviste. Ca ne marchera pas, et l’ Union Européenne deviendra une énorme Bureaucratie.

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