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Accueil du site > Actualités > Europe > Il n’a donc rien vu venir

Il n’a donc rien vu venir

Mais comment expliquer un tel décalage entre le message de celui qui aurait pu être amené à diriger le pays et sa population ? Car, au fond, ces requêtes n’avaient-elles pas été exprimées par les deux millions huit cent mille personnes qui ont participé, physiquement et via le net, à la manifestation de ras-le-bol organisée par Beppe Grillo à Turin en 2008 ? N’était-ce pas, déjà, les conclusions des débats programmatiques citoyens menés par le Mouvement Cinq Etoiles six mois plus tôt ?

La détresse mêlée d’incrédulité affichée par Pier Luigi Bersani lors de sa conférence de presse de ce mardi 26 février 2013, lendemain de vote, est terriblement inquiétante. A l’entendre exprimer son désarroi, on pourrait finir par se demander si, comme le Léon XIII des Caves du Vatican d’André Gide, le vrai leader du Parti démocratique n’a pas été enlevé par un groupe de comploteurs du camp adverse et remplacé par un figurant. Car il est difficilement crédible que celui qui se considérait hier encore comme le Premier Ministre in pectore du pays n’ait rien vu venir. Ou, plutôt, qu’il n’ait vu partir aucun des trois millions et demi d’électeurs qui ont quitté son parti depuis 2008. Et ce, malgré la crise dite libérale, l’effondrement du centre-droit, les scandales berlusconiens, la faillite montienne et le prétendu folklore grillien. Mais si la personne à la mine défaite aperçue hier par les journalistes, les mains anxieusement agrippées au pupitre de bois, était bel et bien de Pier Luigi Bersani, cela signifierait alors que l’autocélébration des dernières semaines, le dédain vis-à-vis des propositions rocambolesques mais ô combien efficaces de Silvio Berlusconi, voire la condescendance amusée pour les millions de jeunes enivrés par la rhétorique du tribun du net n’avaient rien de feint. Que toutes ces attitudes étaient sincères.

Cette déconnexion de la réalité expliquerait dès lors le caractère absurde des leçons que tire l’ancien futur premier ministre italien du désastre électoral. « Il nous faut écouter le message des urnes », nous dit-il. Puis il ajoute sans rire : « Pour sortir le pays de l’ornière, nous devons mener des réformes institutionnelles fortes, prendre des mesures en matière de moralité publique, défendre les catégories les plus touchées par la crise, mener une politique visant à favoriser le travail, payer la dette de l’Etat vis-à-vis des entreprises, supprimer la hausse de la TVA. » Mais comment expliquer un tel décalage entre le message de celui qui aurait pu être amené à diriger le pays et sa population ? Car, au fond, ces requêtes n’avaient-elles pas été exprimées par les deux millions huit cent mille personnes qui ont participé, physiquement et via le net, à la manifestation de ras-le-bol organisée par Beppe Grillo à Turin en 2008 ? N’était-ce pas, déjà, les conclusions des débats programmatiques citoyens menés par le Mouvement Cinq Etoiles six mois plus tôt ?

Au lieu de diaboliser le comique génois, de le comparer, comme l’on fait plusieurs ténors du Parti démocrate, à Mussolini, Hitler ou Goebbels, n’eut-il pas été préférable d’ouvrir bien grandes les écoutilles et de répondre à la souffrance des Italiens par des actions concrètes ? Et plutôt que de concourir à la confiscation du débat public pour voter sans sourciller, comme un étudiant craignant la réprimande, l’ensemble des mesures rigoristes du gouvernement Monti, non adéquatement compensées pour les catégories plus faibles, n’eut-il pas été préférable de rendre la parole au peuple en novembre 2011, par la voie des urnes, comme beaucoup d’analystes, dont j’étais, le préconisait ? La BCE venait pourtant d’acheter cent milliards de bons d’état italiens pour calmer les marchés. Ces derniers n’auraient-ils pas été à même de patienter deux mois, le temps du scrutin, pour doter le pays d’une majorité politiquement stable qui, à n’en pas douter, aurait alors été de centre-gauche ? Et pourquoi, en tant que parti de gauche, ne pas s’être opposé aux mesures inflationnistes comme la hausse de la TVA sur l’énergie et les produits alimentaires qui ont dramatiquement mis à mal le pouvoir d’achat des Italiens ? Pourquoi ne pas l’avoir fait lorsque huit cent cinquante mille familles italiennes ont introduit une demande d’étalement du paiement des factures d’énergie ?

Pourquoi ne pas avoir exigé la réforme d’une architecture institutionnelle et politique au coût exorbitant, dont on sait par ailleurs l’inefficience et la collusion affairiste dans plusieurs régions géographiques du pays ? Pourquoi ne pas avoir réclamé, quitte à se démettre tout en expliquant les raisons de la démission comme le fera (fallacieusement) Silvio Berlusconi quelques mois plus tard, des mesures compensatoires en termes de croissance pour relancer le marché de l’emploi ? C’est en grande partie pour ces raison (et bien d’autres encore, mais là n’est pas le propos) que le Mouvement Cinq Etoiles a réalisé des scores exceptionnels dans les régions les plus touchées par la crise économique, les Pouilles, la Basilicate, la Calabre, les Abruzzes, qu’il a doublé son score en Sicile et dans les villes où il est aux commandes. Et tout cela sans même que le principal artisan de ce triomphe ne s’en soit rendu compte. A écouter M. Bersani, et à travers lui tout le centre-gauche, il nous vient l’envie de paraphraser La Boétie : Ils échouent si bien et si volontiers qu’ils ne semblent pas avoir perdu la bataille mais gagné leur défaite.


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37 réactions à cet article    


  • bernard29 bernard29 4 mars 2013 10:24

    Lire le reportage formidable de médiapart sur le mouvement de Beppe Grillo. http://www.mediapart.fr/journal/international/040313/les-grillini-coup-de-jeune-sur-la-politique-italienne

    Les partis socialistes sont partout pareils, ils ne veulent pas voir le besoin urgent de refondation démocratique radicale. Et nous , ce n’est pas avec un président, qui a été 10 ans premier secrétaire d’un parti, qu’on avancera. Il faut une audace et une cionviction démocrate chevillée au corps qu’un « apparatchik » ne peut avoir. (synthèse et conciliabules, apaisement généralisé, bruits de couloirs, anguille des antichambres, discours dilatoires, techniques d’évitement, voilà les qualités d’un homme d’appareil qui sont incompatibles avec l’audace politique.. 


    • maturin.j 4 mars 2013 16:30

      salut Bernard,

      il faut payer pour lire ton lien ?...
      t’a pas cent balles ?...


    • bigglop bigglop 4 mars 2013 19:51

      Bonsoir à tous,

      Merci à l’auteur pour cet article.
      Par contre @Bernard29, vous avez oublié ce ’’merveilleux’’ article de Médiapart : ’’Beppe Grillo, ce clown inquiétant’’
      Enfin il faut garder à l’esprit, que l’abstention a été de 45 % et qu’un autre vrai ’’populiste’’ est revenu sur le devant de la scène, soutenu par des électeurs sans complexe.


    • lsga lsga 5 mars 2013 22:54

      quand je vois le score de Beppe Grillo, ça me rappelle un peu le 28 octobre 1922


      Un clown réac, avec un programme incohérent qui est un bric à brac de tout et n’importe quoi pour tenter de plaire à n’importe qui, qui est incapable de dire ce qu’il veut quand on lui demande, et qui se déclare ’pas anti-fasciste’...

      Rien à dire : Beppe Grillo, fasciste inside. 


      enfin, rien d’étonnant de la part des italiens

      Bref, quand on pense que les progressistes se décarcassent pour argumenter et rédiger des programmes crédibles... monde de crétins. 



    • Fergus Fergus 4 mars 2013 10:44

      Bonjour, Giuseppe.

      Bien vu. Le personnel des partis de gouvernement italiens est, à l’image de Bersani, désespérément autiste. Tout comme l’est le pouvoir exécutif français, comme l’ont montré, de manière ahurissante, les ministres qui se sont exprimés ce week-end.

      Les élections autrichiennes ont vu émerger dimanche un Grillo local à 11 %. Gageons que si, dans les pays européens, d’urgentes réformes contre l’austérité et pour une réelle prise en compte de la volonté des peuples ne sont pas prises, les mouvements comme le M5S vont se multiplier.


      • julius 1ER 4 mars 2013 11:34

        @fergus 


        je pense que tu veux parler des élections « italiennes » et non pas autrichiennes ?????????????

      • Fergus Fergus 4 mars 2013 17:14

        Bonjour, Julius.

        Non, je parlais bien de l’Autriche. Mais en l’occurence, j’aurais plutôt dû écrire Carinthie où s’est déroulé un scrutin dans le fief régional tenu par le parti du défunt Jörg Haider.

        Ce sont les sociaux-démocrates qui l’ont emporté, mais si la défaite du parti de Haider éclipse le reste, il est significatif qu’un marginal milliardaire novice en politique et eurosceptique de... 80 ans ait réussi une étonnante percée à 11,3 % des suffrages. Preuve que là aussi, un nombre croissant d’électeurs veut donner un coup de pied dans la fourmilière.

        Cela n’a évidemment pas la même signification ni la même portée que le vote M5S en Italie, mais cela mérite quand même d’être pris en compte comme un coup de semonce.


      • Yvance77 4 mars 2013 11:02

        Salut,

        Mais cela se joue sur un ressort tout simple. Les dirigeants de diverses pseudos démocraties en fait des dictatures softs ont mis en place divers outils à leurs avantages, et ils ne pensent pas que la situation puissent leur échapper.

        Un de ces outils, est un droit de vote minimaliste, et cela c’est retourné contre ceux qui l’ont mis en place.

        En général, il faut deux gros partis - un peu des frères siamois - mais il faut entretenir l’illusion qu’ils s’opposent (in fine ce n’est que poudre au yeux).

        A ceci on ajoute deux ou trois partis extrêmes, pour soupapes sociales, et c’est reparti comme en 14. Ils s’alternent comme d’autres s’enfilent - enfin surtout nous - et ni vu ni connu j’t’enbrouille.

        Il y a eu des précédents - Coluche chez nous - pour sonner l’alerte, mais cela c’est toujours bien terminé pour nos têtes d’œuf.

        Là, avec Beppe Grillo, la machine s’est grippée - le caillou dans la godasse. Ils - nos directeurs de prisons dorées ultra-libérales - sortent de leur torpeur. Quoi, qui, qu’est-ce qui arrive... ils sont perdus.

        Il faut rattraper la mayonnaise, promesses, sourires, appels au bon peuple etc... tout va y passer. En espérant, qu’il ne tiendra pas plus de deux semaines, car faut laisser la politique aux notables et aux gens sérieux hein.

        On en est là désormais ! L’espoir du camp des salauds est de griller Grillo (facile celle là) C’est à dire, court-circuiter son électorat en lui promettront la lune et plus. En espérant que cela fonctionne comme à l’ancienne, car des idées neuves, nos politiques s’ils en avaient cela se saurait. Un peu comme les flics toujours poster au même endroit pour te verbaliser !

        On va voir le moment de vérité va arrivé vite, et si la mayo prend bien en Italie, m’est avis que cela va devenir sportif en Europe d’en pas longtemps !


        • julius 1ER 4 mars 2013 11:31

          Mais comment expliquer un tel décalage entre le message de celui qui aurait pu être amené à diriger le pays et sa population ? Car, au fond, ces requêtes n’avaient-elles pas été exprimées par les deux millions huit cent mille personnes qui ont participé, physiquement et via le net, à la .....


          personnellement je dirai la réponse est dans la question, car ceux qui sont au pouvoir sont souvent tétanisés par l’ampleur des tâches à accomplir, et souvent ne font que le plus facile cad s’attaquer aux pauvres, il faut vraiment sortir d’une guerre ou d’un état de guerre pour que les gouvernants aient un peu de courage pour s’attaquer aux vrais problèmes, ce qui forcément avantage les populistes et les démagos de tout crin, car pour eux tout cela est pain- béni !!!!!!!!!!!

          • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2013 12:41

            le Portugal était dans la rue , des manifs monstres , du jamais vu contre l’austérité imposée par Bruxelles ! on risque là bas aussi de voir surgir un beppe Grillo ..................


            • Yvance77 4 mars 2013 12:58

              Salut minou,

              Étonnant ton commentaire.

              On ne trouve rien de cela dans les merdias en place. Sur iTéle, ils sont trop occupés à en faire des tonnes, pour savoir qui va porter la robe de mariée à la sortie de la boite de nuit spéciale drag queen au Vatican !


            • mortelune mortelune 4 mars 2013 14:52

              Merci le chat pour la video. J’aime bien le truc d’euronews qui projette le film en ’no comment’. Ils se mouillent pas trop nos merdias. 

              Ils sont quand même sympas les portugais, certains jouent encore de la musique alors que leur frigo doit être presque vide. Ils le savent que la meilleur arme c’est le nombre. Bravo à eux !
              On en est pas encore là en France puisque les français préfèrent user leurs semelles sur le thème du mariage homosexuel. 

            • LE CHAT LE CHAT 4 mars 2013 15:05

              @mortelune

              500 000 à Lisbonne 400 000 à Porto sans parler de Coimbra etc etc etc , T’imagine des manifs comme ça en France si c’était proportionnel au nombre d’habitants ?
              les merdias ont fait l’impasse , il préfèrent nous parler de faits divers dont tout le monde se fout ou des derniers films et spectacles ....


            • Tall 4 mars 2013 16:01

              Exact, ça bouge au Portugal. L’info est confirmée par un média de l’Etat belge, ce qui explique qu’elle est loin d’avoir fait la Une, mais elle y est quand même.


            • Fergus Fergus 4 mars 2013 17:18

              Salut, Le Chat.

              Concernant le nombre des manifestants portugais, c’est la réflexion que je me suis faite hier soir : rapporté à la France, cela signifierait... 6 millions de personnes dans la rue. Du jamais vu !

              Je pense que, du côté de Bruxelles et de Berlin, ont doit commencer à sacrément serrer les fesses !

              Bonne journée.


            • Pelletier Jean Pelletier Jean 4 mars 2013 13:46

              @L’auteur,

              Brillante analyse qui accumule les pourquoi ? et l’on voit très bien pourquoi...
              En France on se demande parfois si nos ministres ne sont pas vicitime d’un handicap... atnt ils araissent « hors du coup ».

              http://jmpelletier52.over-blog.com/


              • mortelune mortelune 4 mars 2013 14:41

                A l’instar de notre Louis XVI national qui en a perdu la tête, les aristos qui ont pris le pouvoir (en le partageant avec l’ancienne noblesse) depuis des décennies s’étonnent toujours quand le peuple dit « NON ! STOP ! »

                Ils n’en reviennent pas « incroyable ! c’est pas possible ! qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu pour mériter ça ? Mais pourquoi ? ». C’est normal puisqu’ils vivent en total décalage avec le peuple. Ils sont dans un autre monde où la réalité est leur réalité. 
                A chaque élection le peuple devrait offrir un sonotone au nouvel élu puisque apparemment l’élection rend sourd.

                NB. Merci pour l’article

                • null 4 mars 2013 15:30

                  Bersani se préparait à se gaver avec son parti de corrompus. Les italiens lui ont dit « niente ». Même chose qu’en France, un succès du aux « ultras », la clientèle et les fonctionnaires. Mêmes causes, mêmes effets, mêmes incapables.


                  • goc goc 4 mars 2013 15:39

                    Bonjour

                    @ l’auteur

                    merci pour l’article très édifiant de la situation actuelle

                    pour ma part, je serais plutôt pessimiste, car ma plus grande crainte vient plus du fait que j’ai l’impression que l’autisme qu’affichent nos dirigeants et nos médias est totalement bidon et qu’en fait ils sont en train d’attendre quelque chose.

                    et ce quelque chose sera forcement une confiscation de la démocratie, par ces individus sous couvert de l’apparition d’un mouvement fascisant ou tout simplement par la mise en place de mesures dites d’exception tel que le « patriote act » à la puissance 10

                    maintenant il se pourrait bien qu’a ce jeux, ces apprentis sorciers , à force d’attendre, se détruisent entre eux, comme on peut le voir en Syrie, ou la prétendue libération se fait attendre, voir même n’aboutisse qu’a un chaos dont personne n’aura la maitrise.


                    • goc goc 4 mars 2013 15:47

                      il est un des signes les plus inquiétants, c’est que malgré les restrictions budgétaires forcées américaines qui doivent forcement amené les USA vers la récession, les bourses mondiales ne réagissent pas.
                      Comme aux meilleurs moments du Titanic, on est en train de couler, et pendant ce temps là l’orchestre continue à jouer

                      concernant les élections locales autrichiennes, ce qui m’énerve, c’est que des gens puissent voter pour un type qui leur explique que seuls les bons doivent réussir, et les autres seront au bas de l’échelle, voir au fond du caniveau.

                      Bref on arrive à voir un chômeur qui va voter pour ce type de discours alors que c’est justement ce genre de politique du plus fort, qui les a conduit au chômage

                      il est surtout là le danger du populisme.


                    • BA 4 mars 2013 16:30

                      Vous avez aimé la mort de l’URSS en 1991 ?


                      Alors vous adorerez la mort de l’Union Européenne.

                      • Jean-Louis CHARPAL 4 mars 2013 18:20

                        Ce qui se passe en Italie n’a rien d’extraordinaire.

                        Malgré le lavage de cerveau médiatique intensif qui s’est abattu sur les italiens (un peu plus hard que dans les autres démocraties, mais pas tant que ça) ils ont fini par comprendre que les alternances bidons, droite dure/gauche molle, ne menaient strictement à rien.

                        Si on veut que l’Europe qui va s’enfoncer dans une misère noire sans précédent dans les mois qui viennent, ne bascule pas dans le populisme réactionnaire, voire dans le fascisme, il va falloir enfin prendre en considération les programmes et propositions des vraies gauches, dites radicales, alors qu’elles sont simplement normales et progressistes.

                        Ces propositions constituent une véritable alternative aux politiques ultra libérales imbéciles qui ont échoué partout et ne réussiront jamais nulle part.

                        Seuls les pays qui désobéissent au dogme (l’Islande et certains pays d’amérique du Sud) s’en sortent.

                        L’austérité est suicidaire. 


                        • Irina leroyer Irina leroyer 4 mars 2013 23:01

                          e me demande pour qui je vais voter ?


                          • lsga lsga 5 mars 2013 22:57

                            c marrant cette manie des gros skins alcooliques de choisir des pouf en guise d’avatar....


                            montre nous tes gougoutes, tes gros bras, tes abdos kro et ton tatouage de la croix celtique sur la queue Irina !


                          • Irina leroyer Irina leroyer 7 mars 2013 23:32

                            Isga,


                            le bonnet phrygien dont tu oses t’affubler est une imposture et tu ferais mieux de montrer ton vrai visage a l’enseigne de la faucille et du marteau...

                            le minable macho refoulé que tu es ne supporte pas qu’une femme lui tienne tête !

                            pauvre type

                            Irina

                          • Irina leroyer Irina leroyer 7 mars 2013 23:33

                            @ saint just,


                            c’st bien mon intention

                            Irina

                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 5 mars 2013 01:23

                            Tant que les politiques parfumés ne comprendront pas que les peuples rejettent le néolibéralisme, la dérégulation, le marché « libre et sans entraves », les banksters, l’entrée du renard dans le poulailler, les lobbyistes et l’Europe a-démocratique, ils seront battus à plate couture. Ils sont hachés menus.

                            Et s’ils s’acharnent à nous faire passer du bœuf français pour du cheval roumain au prix du caviar russe, ils se prendront un cataclysme de l’histoire pur porc dans la gueule.

                            Il y a des nuages noirs dans le ciel.


                            • Irina leroyer Irina leroyer 7 mars 2013 23:37

                              Peachy,


                              pour info : le cheval est bien meilleur pour la santé que le boeuf ou le mouton. 
                              moins de cholestérol !

                              de plus, ne vous ridiculisez pas en tenant des propos d’antiliberal primaire 

                              Irina

                            • Fifi Brind_acier Pilou Camomille 5 mars 2013 11:54

                              On le voit en Grèce, manifester depuis 4 ans contre l’austérité, sans vouloir sortir de l’UE et de l’euro, leur en touche l’une sans faire bouger l’autre.... La Grèce est en liquidation, tout est à vendre.

                               Les Espagnols, les Portugais manifestent massivement. Pour quel résultat ? Vous avez vu le moindre changement dans les politiques d’austérité ? Quand on préconise une méthode, encore faut-il qu’elle ait quelque efficacité....

                              Pourquoi nos banksters tiennent-ils tant à conserver l’euro ? Parce que la dette est libellée en euro. Si les peuples sortent de l’euro, c’est pour demander un audit de la dette... et on connaît la suite, ... pour ne pas la rembourser, ou pas tout, et pas tout de suite.

                              Demander à sortir de l’UE et de l’euro, c’est menacer tout l’édifice de la dette.

                              Il a suffit que Grillo parle de sortir de l’UE et de l’euro, et de liquider les Partis chargés de faire tourner la boutique de la Troïka, pour que l’affolement soit général.

                              On voit donc bien que les méthodes préconisées jusqu’ici ne marchent pas. Il ne suffit pas de descendre dans la rue, encore faut-il que ce soit dans un objectif DANGEREUX pour le système....


                              • tesla_droid84 6 mars 2013 11:52

                                Les guignols comme Isda sont bien embêtés quand meme leur chef explique que si le grand marché transatlantique se fait (et il se fera) il demandera a sortir de l’EU... (voir mélanchon chez bourdin dernierement) Alors que d’autre comme l’UPR ont le meme discours depuis 2007, le même programme tiré du CNR qui n’a pas bougé d’un iota et que meme le FrdG ne s’amuse pas à critiquer (personne ne veut prendre le risque de débattre , les derniers qui ont essayés on même demandé leur auto-censure pour ne pas etre ridiculisé... cf doyen de la fac de droit de Renne). Si Mr Asselineau avait la bouille et le meme don pour arranguer les foules que Grillo, ça pourrait vraiment changer les choses. On a un honneur à respecter, on va pas être les derniers en Europe à demander de sortir de l’EU. Serait on passé du peuple révolutionnaire au peuple servile ?


                              • HELIOS HELIOS 10 mars 2013 15:08

                                ... vous avez raison Tesla..., il nous faut un Chavez, viiiiite !
                                et ce n’est pas une blague.


                              • Yérémiah Yérémiah 5 mars 2013 12:32

                                pourquoi, pourquoi, pourquoi vous demandez vous... mais parce que tout est prévu pour qu’il ne puisse en être autrement...https://bit.ly/Iofjbw


                                • ETTORE ETTORE 5 mars 2013 15:50

                                  Tout le système tournait comme un bon vieux disque vinyl sur sa platine

                                  les partis suivaient le sillon gondolant et savaient bien comment faire pour remettre la musique encore et encore, même si la mélodie n’était plus aussi claire que ce que pouvait en entendre le peuple.
                                  Un jour, un comique à mis un grand coup de coude sur le bras de lecture et, là , le beau disque de musique relaxante « EUROPEetHAINES » c’est fendu d’une belle rayure transversale.
                                  Ma come ? il y aurait à l’extérieur quelqu’un qui n’aurait pas été calmé par notre belle sonorité d’ambiance ? un agité ?
                                  Et voilà que le beau disque hoquette depuis, sur les mêmes mots « populiste » « Mussolinnien » « comique ».... seulement voilà, le peuple croyant à un nouveau tube, répète à tue tête des mots qu’enfin il comprend.

                                  • BA 10 mars 2013 13:59
                                    Vendredi 8 mars 2013 :

                                    Allemagne : Rainer Brüderle, un allié de Merkel, évoque une sortie de l’Italie de la zone euro.

                                    L’un des principaux dirigeants des libéraux allemands, partenaires de gouvernement d’Angela Merkel, a déclaré jeudi soir que l’Italie devait choisir entre un abandon de l’euro ou la poursuite d’une cure d’austérité drastique.

                                    Les élections législatives des 24 et 25 février en Italie n’ont pas dégagé de majorité en raison notamment de la percée du « Mouvement 5 Etoiles » de Beppe Grillo, virulent détracteur de la politique de rigueur mise en oeuvre depuis novembre 2011, à l’incitation de ses partenaires européens, par Mario Monti. Ce dernier a en revanche essuyé un échec électoral.

                                    « La décision de s’ajuster à la monnaie unique est une décision que l’Italie doit prendre pour elle-même, ce n’est pas à nous de la prendre. Si l’Italie ne veut pas le faire, elle doit en tirer les conséquences », a déclaré Rainer Brüderle, chef du groupe parlementaire du Parti libéral (FDP) au Bundestag, à l’antenne de la ZDF.


                                    Compte tenu de la situation politique incertaine en Italie, un député CDU au Bundestag, Klaus-Peter Willsch, a appelé au retrait du pays de l’union monétaire. 

                                    « Si vous ne réussissez pas à convaincre la majorité de la population d’un pays à respecter les engagements relatifs au fonctionnement de la monnaie unique, vous ne pouvez pas appeler de l’extérieur à de nouvelles élections dans ce pays, mais il doit quitter l’union pour retourner à sa propre monnaie » a déclaré Klaus-Peter Willsch au journal Handelsblatt en ligne.



                                    • HELIOS HELIOS 10 mars 2013 15:15

                                      ... il a tout a fait raison, le teuton, mais pour que son raisonnement ne soit pas celui d’un clown, il faut qu’il ajuste lui aussi sa politique !

                                      Il faut qu’il laisse partir de l’euro :
                                      - La gréce (et au passage qu’il paye cfe qu’il lui doit encore)
                                      - l’espagne
                                      - le portugal
                                      - l’italie bien sûr
                                      - probablement l’irlande
                                      - et si je lis bien les petites lignes que les journaux n’osent pas ecrire en gros, ce devrait etre vrai aussi pour la France et d’autres pays « bien sous tout rapport » plus au nord.

                                      il restera alors tout seul avec la Finlande (qui l’avait si bien accueilli en 40) et je propose immediatement qu’il renomme l’Euro, dont le nom ne convient plus, en « Mark » par exemple, pour se rappeler de l’histoire.


                                    • baldis30 10 mars 2013 22:14

                                      Il y a dans l’Espresso de cette semaine ( page 25) un très bon rappel de ce qui s’est passé entre le Pd et B.Grillo depuis quatre ans : le titre résume tout !
                                      « D’abord le Pd a repoussé Grillo puis l’a démonisé. Maintenant que il a pris les voix a commencé la cour . Tout à fait comme cela advient en 1995 quand la Ligue qui avait abbandonné Berlusconi fu subitement réhabilitée. » parfaitement clair !
                                      Autre point : c’est que le Pd ayant soutenu Monti, lequel fut aussi largement mis en place par Berlusconi, certains électeurs du Pd se sont tournés vers Grillo..... logique.... on paye pour ce qu’on a fait et surtout couvert au nom d’un gouvernement technique. Quand on voit le score de Monti on saisit le sens de la sanction .

                                      baldis30

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